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Euro trop fort : la BCE ne sait pas quoi faire

Euro trop fort : la BCE ne sait pas quoi faire

Confrontée à l’essoufflement de la croissance et à une inflation faible, la Banque centrale européenne (BCE) cherche à asseoir la récente baisse de l’euro mais cette ambition à double tranchant se heurte à la faiblesse de ses marges de manœuvre et à l’excédent extérieur de la zone euro. Depuis la dernière réunion de politique monétaire de la BCE, le 8 mai, et la préoccupation exprimée par son président Mario Draghi à propos de la vigueur de l’euro, celui-ci a perdu jusqu’à 2,5% de sa valeur pour revenir sous 1,3650 dollar à ses plus bas. Mais il peine depuis à se maintenir sous 1,37 dollar. « Si c’était simple de faire baisser le taux de change, on l’aurait déjà fait », relève un responsable monétaire de la zone euro.  La vigueur de la devise européenne contribue à la faiblesse jugée préoccupante de l’inflation en zone euro en déprimant les prix à l’importation. L’inflation ayant reculé plus vite que les taux d’intérêt nominaux, les taux réels augmentent, ce qui correspond à un durcissement de fait des conditions monétaires qui fragilise la reprise de la zone euro.  Signe de l’inquiétude ambiante, même la très orthodoxe Bundesbank, peu encline à commenter les mouvements de l’euro, a fait savoir cette semaine par la voix de son président Jens Weidmann que la BCE surveillait de près son niveau. « En plaidant pour une baisse de l’euro, Mario Draghi cherche à sauver la reprise européenne qui donne des signes inquiétants d’essoufflement et ce faisant l’euro, qui ne résisterait pas à une rechute de l’activité », prévient François Chevallier, économiste de la banque Leonardo.  Pour la BCE, il ne s’agit pas de soutenir la compétitivité de la zone euro ou de certains de ses pays par une dépréciation du change comme l’a réclamé le nouveau Premier ministre français Manuel Valls lors de son discours de politique générale puis lors de la présentation de son plan d’économies.

 

Montebourg découvre que les banques ne prêtent plus aux PME

Montebourg découvre que les banques ne prêtent plus aux PME

 

Il y a déjà plusieurs années que les banques ne font plus leur métier se contentant d’une part de récolter les dépôts , d’ autre part spéculer sur les marchés financiers. Les grandes entreprises, elles, s’adressent directement aux marchés sans passer par es banques quant aux PME, elles souffrent surtout de difficultés de trésorerie ; d’autant que la période de crise accentue les délais de paiement. Du coup Montebourg découvre la lune et il a appelé lundi les banques françaises à favoriser l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises, en souhaitant que cette activité soit prise en compte pour fixer les rémunérations des dirigeants du secteur. A l’issue d’une réunion avec le comité exécutif de la Fédération bancaire française (FBF), le ministre « a demandé qu’un travail soit conduit entre ses services et la FBF pour aboutir à un engagement des établissements bancaires pour l’accès au crédit des PME et TPE et en particulier au crédit de trésorerie », explique un communiqué du ministère. Parmi les dirigeants reçus à Bercy lundi figuraient le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, le président du directoire du groupe BPCE, François Pérol, et Rémy Weber, président du directoire de la Banque postale. Arnaud Montebourg « a rappelé à ses interlocuteurs l’insatisfaction exprimée par de nombreuses entreprises qui témoignent d’un accès beaucoup trop difficile au crédit », dit le communiqué, en citant une enquête de la Banque de France selon laquelle seules 60% environ des très petites entreprises ayant sollicité un crédit bancaire au premier trimestre l’ont obtenu. Le ministre « a enfin souhaité que les objectifs de développement du crédit aux PME ou TPE tiennent une place importante dans les plans stratégiques reflétant l’activité des banques, qui eux-mêmes déterminent les rémunérations variables des dirigeants d’établissements bancaires ». Le mois dernier, Arnaud Montebourg avait annoncé vouloir demander des explications aux dirigeants des banques sur l’augmentation de leurs rémunérations dans un contexte de crédit difficile pour les PME, évoquant des hausses « indécentes ».

Sondage- Réduction dimpôts ; les Français ne croient pas Valls

Sondage- Réduction dimpôts ; les Français ne croient pas Valls

 

 

Les formules très alambiquées de Valls sur les futurs  bénéficiaires des réductions d’impôts ne rassurent pas les français ; D’autant qu’il s’agit d’une grosse ficelle avant les européennes et que les vraies mesures ne sont pas encore connues. Seulement 40% des Français pensent que le gouvernement tiendra ses engagements en matière de réduction de la fiscalité, selon un sondage* IFOP à paraître dans Dimanche Ouest-France réalisé pour partie avant les nouvelles mesures annoncées vendredi par le premier ministre Manuel Valls. Selon ce sondage « 40% (des sondés) pensent que le gouvernement tiendra cet engagement » de réduction fiscale mais avec une grande disparité, à la fois selon les sympathies politiques ou le niveau de revenu. Chez les sympathisants socialistes, le niveau de crédibilité accordé à la parole gouvernementale est de 81%. Il est de 67% chez les sympathisants EELV, 51% au Front de Gauche, mais seulement de 24% chez les sympathisants de l’UMP et 18% chez ceux du FN. Si cette crédibilité « est très légèrement majoritaire parmi les plus hauts revenus (51% parmi les ménages gagnant plus de 4.000 euros par mois) », ce sont les foyers aux revenus plus modestes qui doutent davantage. Ils ne sont ainsi que 36% à y croire dans les foyers gagnant entre 1.200 et 2.000 euros, « et 38% pour ceux dont le foyer gagne entre 2.000 et 3.000 euros, soit précisément la tranche des personnes gagnant entre 1,2 et 1,3 fois le Smic ciblée par le premier ministre », relève l’institut de sondage. »Ainsi, cette annonce peine à convaincre les principaux concernés et pourrait alimenter le discours +anti-assistanat+ dans les tranches de revenus moyennes et supérieures qui constateraient que le gouvernement, après les avoir fortement mis à contribution, décide de faire un geste en direction d’une autre catégorie de la population », commente l’IFOP. Le scepticisme le plus important est atteint chez les jeunes de 18 à 24 ans qui sont seulement 27% à faire confiance au gouvernement pour tenir ses engagements, contre 48% des plus de 65 ans. L’IFOP relève cependant « une crédibilité nettement plus importante de la parole gouvernementale sur la question fiscale qu’à l’été 2012″ où 84% des personnes interrogées ne croyaient pas aux annonces fiscales du gouvernement Ayrault.

 

BCE : malgré la hausse de l’euro, on ne bouge pas !

BCE : malgré la hausse de l’euro, on ne bouge pas !

 Malgré la hausse de l’euro, la croissance atone et le chômage, la BCE décide encore d’attendre (sans doute les élections européennes ?). En effet la Banque centrale européenne (BCE) est prête à agir dès le mois prochain pour soutenir l’économie de la zone euro, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de la BCE, tout en jugeant que les appels extérieurs exhortant l’institut d’émission à prendre des mesures risquaient de saper sa crédibilité. La perspective d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la zone euro s’est traduite par une nette hausse des Bourses européennes et un repli marqué de l’euro. La monnaie unique, qui s’était rapprochée du seuil symbolique de 1,40 dollar juste avant la conférence de presse du président de la BCE, évoluait vers 16h30 GMT autour de 1,3860 . De leur côté, les places européennes ont terminé en nette hausse, la place de Paris affichant un plus haut de clôture de près de six ans. « A l’issue des débats (d’aujourd’hui), je dirais que le conseil des gouverneurs ne voit pas de difficulté à agir la prochaine fois mais avant cela, nous devons disposer des projections de nos équipes, qui sortiront début juin », a dit Mario Draghi lors d’une conférence de presse. La BCE avait annoncé peu avant le maintien de ses taux d’intérêt, dont le principal, le taux de refinancement, reste fixé à 0,25%. Mario Draghi n’est pas entré dans le détail des mesures que la BCE pourrait prendre, se contentant de réaffirmer que la BCE était résolue à utiliser « tous les instruments non-conventionnels rentrant dans le champ de son mandat pour faire face efficacement aux risques d’une période trop prolongée de basse inflation. » Un assouplissement de la politique de la BCE pourrait passer par une baisse des taux directeurs, la fourniture de liquidités bon marché voir un recours à l’ »assouplissement quantitatif », en clair la planche à billets. Contrairement à la BCE, la Réserve fédérale américain, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon ont toutes les trois eu largement recours à ce procédé depuis la crise financière de 2007-2009.

Hollande: « c’était plus grave que je ne pensais » !!

Hollande:  « c’était plus grave que je ne pensais » !!

 

 

Un aveu significatif de l’incompétence de Hollande : « Je n’ai pas suffisamment dit que la situation était grave » en arrivant à l’Elysée, a reconnu François Hollande sur BFMTV et RMC ce 6 mai. « Un point n’a pas été suffisamment souligné, c’est la dégradation de la compétitivité », a ajouté le chef de l’Etat. « La France a failli déposer son bilan », a-t-il lancé.  Sur le chômage, il a concédé que sa promesse d’inverser la courbe du chômage était une erreur.  » Ce n’est pas encore le cas, nous avons réussi à le stabiliser, mais pas l’inverser ». « La baisse du chômage est mon obsession, mon combat ».  Le chef de l’Etat a ensuite refusé de considérer qu’il a changé de politique économique avec le pacte de responsabilité en janvier dernier.  » J’ai accéléré » a-t-il dit en réponse.  « Les Français se disent, ‘pourquoi fait-on tant d’effort?’. On va aller encore plus vite », a-t-il répondu. « Dès 2014, nous allons prendre une mesure supplémentaire pour les salariés modestes ». « Dès septembre, il y aura une amélioration du barème de l’impôt » pour que les salariés modestes ne paient pas plus d’impôt comme ce fut le cas l’an dernier, a affirmé le Président.  Il est revenu sur les mesures fiscales votées l’an dernier.  » Les catégories moyennes ont le sentiment de payer pour tous. C’est pour cette catégorie là que nous devons faire des efforts maintenant ».

 

La France ne tiendra pas ses objectifs de déficits (Bruxelles)

La France ne tiendra pas ses objectifs de déficits (Bruxelles)

 

Le fameux « retournement »t de Hollande n’a pas convaincu Bruxelles. D’après la commission européenne, la France ne devrait ramener son déficit public qu’à 3,4% du produit intérieur brut en 2015, sensiblement plus que les 3,0% promis à ses partenaires européens, ce qui l’expose à des sanctions, selon les prévisions de la Commission européenne. Les économistes de Bruxelles ont revu lundi en baisse dans le même temps leur prévision de croissance du PIB 2015 à 1,5%, faisant peser des doutes sur la vigueur du « retournement » en cours entrevu par le président François Hollande.  Elle était de 1,7% auparavant, niveau sur lequel Paris a calé le programme de stabilité 2014-2017 qu’il vient de transmettre à la Commission. Celle-ci est en revanche très proche des prévisions du gouvernement français pour 2014 avec un PIB en hausse de 1,0% et un déficit public à 3,9% (contre respectivement 1,0% et 3,8% prévu par le programme de stabilité). A Paris, le ministre des Finances Michel Sapin a confirmé l’objectif d’un déficit public de 3,0% du PIB en 2015 sur la base des 50 milliards d’euros d’économies prévues dans le programme de stabilité voté la semaine passée. « Le gouvernement réaffirme sa détermination à mettre en œuvre le Pacte de responsabilité et de solidarité et à réaliser les 50 milliards d’euros d’efforts d’économies nécessaires pour ramener le déficit à 3% du PIB en 2015″, dit-il dans un communiqué. Il explique l’écart avec les prévisions de la Commission européenne par des anticipations de croissance un peu plus faibles et surtout « une prise en compte seulement partielle à ce stade » des économies programmées pour 2015.

Bruxelles : face au risque de déflation on ne bouge pas !

Bruxelles : face au risque de déflation on ne bouge pas !  

Face aux risques la commission choisit l’immobilisme, cela en dépit de la très faible croissance, de l’évolution des prix et du niveau du chômage. Les prix à la consommation ne devraient augmenter que de 0,8% cette année et de 1,2% en 2015 après une hausse de 1,3% en 2013, restant ainsi bien en dessous de l’objectif affiché par la Banque centrale européenne (BCE) de taux d’inflation « inférieurs à, mais proches de 2% ». Les nouvelles prévisions sont inférieures à celles de 1,0% pour 2014 et 1,3% pour 2015 publiées en février par l’exécutif communautaire. Les prix à la consommation dans les 18 pays utilisant la monnaie unique n’augmentent que très lentement en raison, entre autres, d’un chômage toujours historiquement élevé, des coupes effectuées par les Etats dans leurs dépenses et de la faiblesse persistante du crédit bancaire. « L’inflation pourrait se révéler plus basse qu’envisagé dans le scénario central si la situation du marché du travail et les prix des matières premières se révèlent plus faibles qu’attendu », ajoute la CE dans ses prévisions de printemps. « Cependant, la possibilité d’une véritable déflation, définie comme une baisse généralisée et auto-entretenue des prix dans la zone euro dans son ensemble, reste très faible. » Les économistes interrogés par Reuters ne prévoient aucune modification à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) à l’issue de la réunion de jeudi.  La moitié d’entre eux environ s’attendent à voir l’institution de Francfort prendre ultérieurement de nouvelles initiatives, soit en réduisant les taux, soit en achetant des actifs financiers sur les marchés, pour soutenir le crédit et une croissance économique qui reste inférieure à celle des autres grandes régions du monde.

Face à la crise, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

Face à la crise e, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

 

 

Pas d’illusion à avoir la BCE ne va rien décider en mai ce qui constitue un risque important pour l’euro. En effet Drahi s’est surtout satisfait de mots pour engager une politique plus accommandante (à ‘limage de des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, du Japon ou de la Chine). Du coup s’il ne fait rien en mai mécaniquement l’euro va remonter et donc risque de fragiliser la petite reprise constatée en Europe (sauf en France ou la croissance est déjà plombée par le manque de confiance) ; La Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas prendre de mesures monétaires lors de sa prochaine réunion jeudi 8 mai, selon les analystes, malgré des appels à agir contre le risque de déflation en zone euro.  Selon Michael Schubert, économiste chez Commerzbank, l’institution monétaire de Francfort, qui tiendra sa réunion mensuelle délocalisée à Bruxelles, devrait s’en tenir à des propos rassurants et économiser ses forces avant l’actualisation en juin de ses prévisions de croissance et d’inflation. Le mois dernier, son président Mario Draghi avait fermement insisté sur sa détermination à agir si la stabilité des prix venait à vaciller et à menacer la reprise en zone euro, sans pour autant dégainer de nouvelles mesures en ce sens.   »Nous attendons un ton très accommodant de M. Draghi (jeudi) laissant présager de nouvelles décisions en juin », souligne Jennifer McKeown, du cabinet Capital Economics. Ces décisions pourraient prendre la forme d’une baisse de taux, voire de mesures non-conventionnelles comme des rachats d’actifs. Mais « nous doutons que les derniers événements et indicateurs publiés aient été suffisamment significatifs pour garantir plus d’action de la part de la BCE lors de sa réunion de mai », ajoute cette analyste. Selon un chiffre provisoire, l’inflation en zone euro a légèrement rebondi en avril, atteignant 0,7%, renouant ainsi avec son niveau de février après avoir reculé à 0,5% en mars, son plus bas niveau en plus de quatre ans. Ce résultat a toutefois été jugé décevant par les analystes, qui tablaient sur un rebond plus marqué, et reste nettement inférieur à l’objectif de la BCE d’une hausse des prix légèrement en dessous de 2%. « L’inflation d’avril relâche un peu la pression immédiate sur la BCE, mais elle n’altère pas le tableau général d’un risque croissant de déflation en zone euro », synonyme de baisse générale des prix et des salaires, estime-t-on chez Capital Economics. « Le fait de rester inactive dans ce contexte pourrait affecter sa crédibilité », relève Marco Valli, analyste chez UniCredit.  Pour l’heure, son principal taux d’intérêt directeur, baromètre du crédit en zone euro, est à son niveau le plus bas historiquement, 0,25%, et l’institution alimente les banques en liquidités illimités et très bon marché avec l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et ainsi soutiennent la croissance. La Banque centrale a justifié ces dernières semaines l’absence de nouvelles mesures en répétant ne pas voir se concrétiser le risque de déflation et espère toujours que la croissance en zone euro va continuer de s’affermir dans les mois à venir, ce que plusieurs indicateurs récemment publiés tendent à confirmer, comme la croissance de l’activité privée.  La demande de prêts, dont la faiblesse est considérée comme un obstacles à l’efficacité de la politique monétaire, s’est quant à elle redressée au premier trimestre et devrait progresser très nettement au deuxième, selon l’étude trimestriel du crédit publiée par la BCE.  Si la BCE venait à renforcer son action, « il est très probable que cela inclurait des mesures sur la liquidité », souligne Howard Archer, chef économiste Europe chez IHS, évoquant notamment l’arrêt possible de la stérilisation de ses achats de dette publique. Pour Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis Asset Management, la question sera également de connaître les pensées de Mario Draghi concernant le cours de la monnaie unique européenne, après que l’Italien a laissé entendre ce mois-ci que la BCE était également prête à agir pour lutter contre un euro trop fort. « Ça va commencer à être compliqué pour M. Draghi car il a été très accommodant le mois dernier et si sa communication parait plus fermée que prévu ce mois-ci, il y a un risque attendu sur le taux de change », ajoute Gilles Moec, économiste chez Deutsche Bank.

 

Alstom : il ne faut pas barder l’entreprise aux américains (Loïk le-Floch Prigent),

Alstom : il ne faut pas barder l’entreprise aux américains  (Loïk le-Floch Prigent),

Loïk le-Floch Prigent, ancien président de Rhône-Poulenc, Elf, Gaz de France et de la SNCF pousse un cri de colère et d’alerte sur la gestion du dossier Alstom. Celui qui a été « dégommé » d’ELF parce qu’il n’appartenait pas à la mafia des polytechniciens et des énarques,  préconise un audit de la situation économique, financière, commerciale et sociale de l’entreprise et souhaite mobiliser les grands industriels et les pouvoirs publics français pour préserver l’indépendance énergétique et l’intérêt supérieur de la France.

Tribune (Altlantico)

Comment, en pleine campagne électorale européenne vient-on démontrer l’impossibilité d’une entente franco-allemande ! On ne pouvait trouver pire moment pour qu’un industriel français découvre ainsi « l’Amérique salvatrice ». Et, face à ce paradoxe, comment expliquer l’attitude des différents protagonistes du « dossier Alstom  » ? A commencer par les chefs d’entreprises. Pourquoi les « capitaines d’industries à la française » ne s’expriment-ils pas sur le cas Alstom ? Par manque d’intérêt ? Par peur ? Dans tous les cas, leur silence est assourdissant ! Pourquoi laissent-ils la place à tout ce que compte la France de commentateurs qui s’y donnent à cœur joie -  avec leur haute compétence autoproclamée – pour expliquer au peuple français ébahi que l’avenir d’un fleuron industriel de 93 000 salariés doit passer en un week-end au prédateur américain ou bien à l’ogre allemand ! Dans « Tintin au pays de l’or noir », les Dupont et Dupond sont perdus dans le désert et tournent en rond. Soudain, les deux personnages découvrent la trace de leurs propres pneus et se croient sauvés. Pire ! A mesure qu’ils tournent, ils découvrent toujours davantage de traces de pneus. De la même façon, les commentateurs du dossier Alstom découvrent depuis quelques jours l’écho de leurs propres propos et, faute de démentis, se prennent à penser qu’ils sont sauvés. Autre attitude pour le moins étrange, celle du PDG d’Alstom Patrick Kron. La gestion despotique est parfaitement acceptable pour autant qu’elle n’est pas synonyme d’absence d’écoute et de décisions non expliquées. Une entreprise industrielle, ce sont des hommes et des femmes compétents et motivés, cadres, ouvriers et employés, au service d’une stratégie. Cette stratégie permet de vendre les produits adaptés aux marchés, des points de vue technique, industriel et économique : la meilleure qualité au meilleur prix, en conservant les marges permettant d’investir sur l’avenir. Par conséquent, le rôle du chef d’entreprise est d’une part de faire adhérer au diagnostic de la situation de l’entreprise et d’autre part de faire comprendre sa vision de l’avenir.  En prenant ces principes qui sont ceux de toutes les entreprises qui ont réussi, on peut dire que ce qui est arrivé ces derniers jours à Alstom est une horreur ! En ce qui concerne le diagnostic émis par le PDG – et qui est le détonateur de son action – il y a la pression sur le marché européen de l’énergie, « plusieurs grands électriciens européens ont ainsi déprécié des milliards d’euros d’actifs …équipements que nous avons livrés », la montée en puissance des concurrents asiatiques et enfin l’accompagnement financier demandé par les clients, une « stratégie autonome est devenue risquée et dangereuse » ! Et voilà ! La messe est dite. Patrick Kron explique qu’il a rencontré  le président de General Electric le 23 avril et qu’ils ont ensemble « trouvé une solution à des sujets fondamentaux » en vendant  plus de 70% de d’Alstom à GE. Pourtant, dans le même temps Patrick Kron reconnait « qu’il n’y a pas le feu à la maison Alstom » et que son avenir à court terme n’est pas menacé.

 

Taxis contre VTC : un rapport qui ne règle rien

Taxis contre VTC : un rapport qui ne règle rien

Finalement un rapport qui contient beaucoup de gadgets et ne règle pas les conditions de concurrence entre taxis et VTC. Un rapport concernant les taxis sera remis ce jeudi 24 avril au gouvernement. Rédigé par le député socialiste Thomas Thévenoud, ce document contient trente propositions pour tenter de mettre fin à la guerre qui oppose les VTC et les taxis.  Il propose notamment d’instaurer une couleur unique pour tous les taxis de la ville, comme cela se fait à New York ou Londres, par exemple, de renforcer les contrôles des VTC concernant leurs assurances, leurs chauffeurs et leur respect des règles aux abords des aéroports, où seuls les taxis sont autorisés. Thomas Thévenoud propose également d’obliger les taxis à accepter la carte bleue comme moyen de paiement et veut les voir adopter des moyens modernes de réservation tels que la commande par smartphone, par exemple.

Commissariat général à l’investissement : un énarque à la place d’un autre énarque dans un machin qui ne sert à rien

Commissariat  général à l’investissement : un énarque à la place d’un autre énarque dans un machin qui ne sert à rien

 

 

 

Schweitzer (qui qui a enfoncé Renault) remplace Gallois (sympa mais qui n’a pas fait de miracle à la SNCF) à la tête de l’inutile commissariat général à l’investissement. C’est la loi du genre surtout avec Hollande. «  Un industriel remplace un autre industriel », tu parles, des fonctionnaires qui n’ont du leur place dans des entreprisse qu’à leur passage dans les cabinets ministériels. De toute manière ce «  machin à l’investissement », très « Montebougrien » ne sert à rien ; L’investissement sera réellement encouragé que lorsque les charges baisseront, que demande et confiance suivront.   »Le ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique a décidé de proposer la nomination de Louis Schweitzer comme commissaire général à l’investissement », indique le ministère dans un communiqué.  M. Schweitzer, président d’honneur de Renault, qui aura 72 ans en juillet, va ainsi remplacer Louis Gallois, récemment désigné président du conseil de surveillance du constructeur PSA Peugeot Citroën.   »Avec Louis Schweitzer, un grand industriel succède à un autre grand industriel », souligne le communiqué.  Il « mettra une nouvelle fois au service de l’intérêt général, sa connaissance du tissu économique français et des nécessités du redressement durable de la France », poursuit le communiqué.  Le commissaire général à l’investissement est chargé de veiller à la cohérence de la politique d’investissement de l’Etat.  De son côté, en tant que président du conseil de surveillance du constructeur, M. Gallois aura pour tâche de superviser l’arrivée de deux nouveaux actionnaires, l’Etat et le chinois Dongfeng, aux côtés de la famille Peugeot.  Enarque comme Louis Gallois, Louis Schweitzer, patron et haut commis de l’Etat classé à gauche, a été directeur de cabinet de Laurent Fabius, alors ministre délégué chargé du budget en 1981. Il le suivra ensuite au ministère de l’Industrie en 1983, puis à Matignon de 1984 à 1986.  Après l’échec de la gauche lors des élections législatives de 1986, M. Schweitzer a rejoint Renault dont il a été le président-directeur général de 1992 à 2005.  De 2005 à 2010, il a présidé la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE).  M. Schweitzer est membre du conseil d’administration de différentes sociétés et préside divers organismes d’intérêt général, dont Initiative France depuis 2011, un réseau associatif de financement des créateurs d’entreprise.  Son prédécesseur Louis Gallois, également considéré comme proche du PS, a passé dix ans à la tête de la SNCF avant de diriger dès 2007 le groupe européen aéronautique EADS (rebaptisé depuis Airbus Group) pour quatre ans.  En juillet 2012, il a reçu du gouvernement Ayrault la mission de faire des propositions pour restaurer la compétitivité des entreprises.  Cinq mois plus tard, le commissaire général à l’investissement présentait un rapport baptisé « Pacte pour la compétitivité de l’industrie française », qui a convaincu le chef de l’Etat de mettre en place une politique favorable à l’investissement et à l’innovation, avec comme mesure phare la création du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

 

Valls : les écolos ne lui voteront pas la confiance

Valls : les écolos ne lui  voteront pas la confiance

Mardi dernier, les écologistes ont officiellement refusé de participer au gouvernement de Manuel Valls. « J’ai passionnément aimé être ministre« , a déclaré Cécile Duflot samedi, ajoutant « si j’avais [eu] la sensation qu’il était possible d’agir avec la même utilité dans ce gouvernement [Valls], j’aurais continué« , qualifiant l’appel du nouveau Premier ministre d’ »appât alléchant« . Cette décision de ne pas participer au gouvernement Valls divise le parti, mais les responsables écologistes rassemblés à Paris samedi y étaient en majorité favorables. « Le choix de Cécile c’est un peu le choix des Français, ce n’est pas évident de refuser d’être numéro deux d’un gouvernement« , a notamment déclaré Jean-Vincent Placé, président des sénateurs écologistes.  Les députés eux n’ont toujours pas digéré cette décision. « A l’Assemblée on va gueuler ou va hurler, on ne va plus travailler ça sert à rien, sauf que là on les menace de quoi si on n’obtient rien ? Ben rien on est déjà sorti« , a expliqué par exemple la co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale Barbara Pompili. Les chefs de groupes parlementaires écologistes ont rendez-vous à Matignon lundi à 16h, « à l’initiative du Premier ministre ». Ils indiquent qu’ils prendront ensuite leur décision concernant le vote de confiance au gouvernement prévu mardi. « Il est certain qu’on ne votera pas contre« , a déjà assuré samedi Jean-Vincent Placé. Une responsable EELV confie hors micro que sauf si Manuel Valls annonce la fermeture de 24 réacteurs nucléaires, la mise en place de la proportionnelle et l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, les écologistes ne voteront pas la confiance. Ce qui paraît clairement impossible. Mais comme ils se considèrent toujours dans la majorité, les parlementaires d’EELV devraient en fait s’abstenir.

 

Déficits publics : ils ne seront pas tenus (Sapin)

Déficits publics : ils ne seront pas tenus (Sapin)

Sapin veut renégocier le rythme de réduction des déficits ; en clair autant dire qu’on abandonne les objectifs. Ce qui n’est pas nécessairement une erreur à condition que les dépenses permises par ces déficits servent réellement à la croissance et qu’on ne pratique pas la fuite en avant.  Le nouveau ministre des Finances a donc assuré qu’il était « dans l’intérêt commun de l’Europe de trouver le bon rythme » de réduction des déficits.  Michel Sapin, le nouveau ministre des Finances et des comptes publics, a assuré ce jeudi 3 avril sur France Inter que le « rythme » de réduction du déficit public serait « discuté » à Bruxelles. Pour sa première déclaration publique depuis sa nomination mercredi 2 avril, il a expliqué qu’il discuterait avec la commission européenne « pour trouver le chemin de l’intérêt commun ». « Ce n’est pas un pays qui implore les autres » mais « l’Europe se portera mieux quand la France se portera mieux », a-t-il expliqué. Michel Sapin a précisé que le « cap » de réduction des déficits n’était pas abandonné. La France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à passer sous la barre des 3% du produit intérieur brut. En 2013, le déficit a atteint 4,3% du PIB.  »Les objectifs sont des objectifs que nous tiendrons », a-t-il répété, sans donner de calendrier.  La passation de pouvoir avec son prédécesseur à Bercy, Pierre Moscovici, est prévue dans la matinée.

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Croissance atone, chômage de masse, risques de déflation, surévaluation de l’euro et pourtant la BCE va décider de ne rien décider ou pas grand-chose. Sûrement des promesses mas en fait le statu quo. Alors on verra sans doute après les européennes. Encore des mois de perdus ! « L’impression générale que donnent les commentaires des responsables de la BCE est qu’ils ne croient pas que la situation nécessite une action à ce stade », écrit-il dans une note.  Jonathan Loynes, de Capital Economics, juge également qu’ »il semble plus probable que la BCE veuille garder les munitions qu’il lui reste » pour plus tard, dans un contexte où la situation économique s’améliore comme elle le prévoyait.  Les prix ont baissé en Espagne en mars, pour la première fois depuis 2009, tandis que l’inflation a encore ralenti en Allemagne à 1%. Une première estimation pour la zone euro est attendue lundi alors qu’en février, la hausse des prix n’a été que de 0,7%, loin de l’objectif de la BCE de la maintenir proche de 2%.  Pour autant, « ce n’est pas la déflation qui arrive », estiment les économistes d’UBS qui s’attendent, comme la BCE, à ce que la croissance des prix se rapproche progressivement de la cible visée d’ici fin 2016.  Cette semaine, les membres de la BCE ont toutefois légèrement adouci leur discours, laissant entrevoir que l’institution monétaire pourrait en faire plus pour contrer tout risque d’apparition d’une baisse générale des prix néfaste pour l’activité économique.   »Il y a un risque de déflation » en zone euro et même s’ »il n’est pas élevé », la BCE « doit prendre des mesures pour anticiper cette possibilité, avec une politique monétaire encore plus accommodante », a déclaré Luis Maria Linde, gouverneur de la Banque d’Espagne et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.  Son homologue slovaque Josef Makuch a aussi expliqué que « plusieurs responsables (de la BCE) sont prêts à adopter des mesures non conventionnelles pour éviter de glisser dans un environnement déflationniste ».  Quant au président de la BCE, Mario Draghi, il a réaffirmé que la BCE ferait « ce qui est nécessaire pour maintenir la stabilité des prix » et se tenait « prête à prendre des mesures supplémentaires » si l’inflation ne remontait pas.  Il persiste toutefois à juger le risque de déflation « limité » tandis que le patron de la banque centrale allemande Jens Weidmann l’a considéré lui « très limité », estimant que « le cours actuel des choses ne nécessite pas de changement de politique monétaire ».  Le principal taux d’intérêt directeur de la BCE, baromètre du crédit en zone euro, est déjà à son niveau le plus faible historiquement, 0,25%, tandis que l’institution alimente les banques en liquidités illimitées et très bon marché dans l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et soutiennent ainsi la croissance.  Les analystes d’UBS n’attendent en conséquence ni baisse de taux, ni rachats d’actifs ou injection de liquidités supplémentaires pour l’heure.  Pour Nikolaus Keis, économiste chez UniCredit, la question est désormais de savoir si la BCE va s’exprimer davantage sur le niveau élevé de l’euro, qui risque de pénaliser les exportations et de peser sur les prix.  Après une offensive mi-mars qui avait contribué à contenir la flambée de la monnaie unique, M. Draghi a répété mardi qu’il ne s’agissait « pas d’un objectif » de la politique monétaire de la BCE mais qu’ »il est très important pour la stabilité des prix et pour la croissance ».

 

Pacte responsabilité : Nouveau revers pour Hollande, la CGC ne signe plus

Pacte responsabilité : Nouveau revers pour Hollande, la CGC ne signe plus

 

La CFE-CGC ne signera finalement pas pour deux raisons d’abord pour exprimer son mécontentement sur les négociations de l’assurance chômage ; ensuite parce cette concertation syndicats –patronat sur le pacte de responsabilité est très formelle. Il ne s’agit que d’un relevé de conclusion qui devra faire l’objet d’un examen par le parlement. Ulcérée par l’accord conclu la semaine dernière par la CFDT, la CFTC, FO et le patronat sur l’assurance chômage, elle a décidé de ne pas signer celui sur le pacte de responsabilité, contrairement à ce qu’elle avait annoncé, selon Reuters. La décision a été prise lors d’une réunion extraordinaire du comité directeur de la CFE-CGC et sera officialisée mardi lors d’une conférence de presse de sa présidente, Carole Couvert, a-t-on précisé de même source. « On se moque de nous avec cet accord sur l’assurance chômage. Nous avons donc décidé de revenir sur notre décision de signer l’accord sur le pacte de responsabilité », a expliqué une source à Reuters. « C’était pour nous une expression de confiance dans l’avenir et 15 jours plus tard, on nous fait un enfant dans le dos », ajoute-t-on. « Il va falloir que le patronat arrête de nous considérer comme des supplétifs. »  Le relevé de conclusions sur lequel se sont accordés la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 5 mars prévoit des négociations au niveau des branches professionnelles sur les contreparties, notamment en termes d’emploi, aux baisses de charges promises aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.  Le retrait de la CFE-CGC n’empêchera pas cet accord d’entrer en vigueur car il ne s’agit que d’un relevé de conclusions qui n’a pas le même statut qu’un accord national interprofessionnel, comme ceux sur la sécurisation de l’emploi ou la formation, lesquels nécessitent la signature d’au moins trois syndicats. Mais il s’agit d’un revers pour François Hollande et le gouvernement, qui comptent sur le dialogue social pour la mise en œuvre de ce pacte et son acceptation par la majorité et des électeurs qui viennent de leur infliger un camouflet au premier tour des élections municipales.

 

« On ne peut forcer une entreprise à embaucher » (Mailly)

« On  ne peut forcer une entreprise à embaucher » (Mailly)

Une journée de manifestation est prévue mardi 18 mars, à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires. Salariés, chômeurs et retraités sont appelés à y participer. Ces organisations syndicales veulent dénoncer le pacte de responsabilité annoncé par le président Hollande en janvier. Mais pas seulement, indique Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, invité sur BFM Business ce 17 mars. « Cette manifestation avait à l’origine quatre thèmes: les salaires et l’emploi –les deux préoccupations principales des salariés aujourd’hui- l’avenir du service public et celui de la sécurité sociale. Le pacte de responsabilité est venu se greffer là-dessus », explique-t-il. Un « pacte de complaisance » pour Jean-Claude Mailly: « il n’y a rien dedans. Je ne tamponne pas une feuille sur laquelle il n’y a rien ». Les 10 milliards d’allègements de charges supplémentaires par rapport au CICE, « on ne sait toujours pas comment on va les trouver. C’est le grand flou. Ce sera financé comment? Dans le cadre des 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques », économies dont les mécanismes ne seront pas détaillés avant le 15 avril. Sur l’emploi, les rémunérations, les contreparties au Pacte de responsabilité, « on en rediscutera, nous a-t-on dit. « . La méthode du gouvernement le dérange par ailleurs. « Quand on veut faire du dialogue social, on fait discuter les partenaires sociaux. On ne dit pas ‘j’ai décidé ça, maintenant débrouillez-vous pour le reste’. Il ne faut pas sortir de polytechnique ou de l’Ena pour savoir que personne ne peut forcer une entreprise à embaucher ou à augmenter les salaires

 

Suisse: les grandes banques ne paient pas d’impôt

Suisse: les grandes banques ne paient pas  d’impôt

 

Pas étonnant que les banques suisses soient attrayantes pour les capitaux «  nomades », elles sont dispensées de d’impôts. UBS et Credit Suisse, les deux principales banques helvétiques, ne paieraient plus d’impôts sur les bénéfices depuis cinq ans, et ce grâce à leurs réserves de crédits fiscaux, selon le journal suisse Le Matin Dimanche de ce 9 mars. »Paradoxe: UBS est parvenue à faire gonfler ses gigantesques réserves de crédit d’impôts en 2013, alors qu’elle engrangeait pourtant des profits », écrit le journal. Contactées par l’AFP, UBS et Credit Suisse n’ont pas pu être jointes pour commenter ces affirmations. Un député vert, Luc Recordon, va en tout cas demander prochainement des « explications précises sur ces mécanismes comptables » au parlement, selon le Journal. En 2008, la Confédération helvétique avait été contrainte de soutenir UBS, mise en difficulté par la crise des « subprimes » sur le marché hypothécaire américain. Un fonds destiné à regrouper ses actifs toxiques, confié à la banque centrale helvétique, avait été mis en place. L’an passé, UBS a cependant racheté ce fonds de sauvetage, générant un gain de 3,4 milliards de francs suisses (soit 2,7 milliards d’euros) pour la Banque Nationale Suisse (BNS).

Pacte de responsabilité : ne pas oublier les petites entreprises

Pacte de responsabilité : ne pas oublier les petites entreprises

Roubaud, président de la CGPME demande que le pacte de responsabilité concerne aussi les petites entreprises et les indépendants. Il a raison mais comme dans le même temps, il souhaite que le CICE et les allégements Fillon soit maintenus, le pacte se réduira à peu de chose. Surtout qu’il faudra discuter des contreparties et que pour l’instant Ayrault (pour faire plaisir à la gauche) a déclaré aujourd’hui qu’il fallait les imposer. Les partenaires sociaux s’apprêtent à discuteront  des baisses de charges et des modalités du pacte de responsabilité, vendredi 27 février, avant de transmettre leurs propositions à Jean-Marc Ayrault.  La CFDT et le Medef ont déjà fait connaître leurs positions concernant l’articulation du CICE (crédit impôt compétitivité et emploi) avec la baisse des charges. Invité de BFM Business ce lundi 24 février, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a indiqué que son organisation fera connaître la sienne « dans les jours qui viennent ». « Je dois rencontrer le ministre des Finances et le ministre du Budget, mais sur le principe nous sommes à peu près d’accord » avec le Medef, qui souhaite que les allègements Fillon et le CICE soit maintenu et couplé à 10 milliards d’euros de baisses de charges supplémentaires.   »Le CICE est quelque chose qui commence et dont les chefs d’entreprise se rendent compte que c’est une bonne chose, donc il faut le maintenir », a-t-il fait valoir.  Pour Jean-François Roubaud, ce dispositif global « n’est pas si compliqué, mais il faut faire attention à ce qu’il n’y ait pas de population qui soit oubliée ». Il a indiqué penser notamment aux entreprises indépendantes « qui ne peuvent pas bénéficier du CICE » et « qui doivent avoir aussi une baisse de charges. Il a ensuite évoqué les contreparties du pacte. « Pour moi, elles sont très simples: le gouvernement a enfin une vraie stratégie qui permettra aux entreprises de s’en sortir. Mais nous sommes incapables de dire combien d’emplois cela créera ».  « Nous allons augmenter les marges des entreprises ce qui nous permettra d’avoir un peu plus d’argent et donc de faire des investissements en hommes ou en matériel, mais la création d’emploi n’est pas liée directement [à ce mécanisme, ndlr] c’est l’affaire de trois, quatre ou cinq ans », a-t-il détaillé.

 

Le vote blanc officiellement reconnu, mais ça ne changera rien !

Le vote blanc officiellement reconnu, mais ça ne changera rien !

Le vote blanc est reconnu mais ça ne changera rien aux résultats, la démocratie avance… au pas d’escargot.  Trente textes parlementaires déposés en vingt ans : c’est peu dire que la reconnaissance du vote blanc est un serpent de mer politique. Et pourtant… Cette fois semble la bonne : les sénateurs ont voté cet après-midi le même texte que celui adopté, en deuxième lecture, par les députés. La proposition de loi est donc définitivement adoptée. Le rapporteur du texte au Sénat, François Zocchetto (UDI), parle d’une « avancée dans la transparence de la vie démocratique, et qui répond aux attentes de nombreux Français depuis de nombreuses années ». Et de poursuivre : « Cette absence de reconnaissance de la voix de l’électeur qui se déplace pour accomplir son devoir civique était choquante en démocratie. Car voter blanc n’est pas nul. » Que dit-elle, cette loi ? A partir du 1er avril 2014, les bulletins nuls seront décomptés séparément des bulletins blancs. Mais les « blancs » ne seront pas pour autant comptabilisés dans les suffrages exprimés… ce qui enlève une grande portée au texte. Le 1er avril, ça marche donc pour les européennes, mais pas pour les municipales. Et ce n’est pas tout : le vote blanc ne sera reconnu ni aux élections présidentielles ni aux référendums locaux, parce qu’il faudrait une loi organique. Une loi qu’appelle de ses voeux François Zocchetto, avant la prochaine présidentielle.

La Grèce ne veut pas d’un troisième plan d’aide

La Grèce ne veut pas d’un troisième plan d’aide

 

. La Grèce a été le premier pays européen aidé en 2010 par la Troïka UE-BCE-FMI. Deux programmes de prêts d’un montant total de 240 milliards d’euros lui ont été accordés pour éviter la faillite, en échange de mesures drastiques qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population. Face à un électorat majoritairement très remonté, le gouvernement grec répète ne pas avoir besoin d’une nouvelle aide. Athènes rejette ainsi tout nouveau « memorandum » sur un soutien financier mais demande l’allègement du poids de sa dette, en vertu d’engagements pris par ses partenaires européens en 2012. C’est ce qu’a rappelé Antonis Samaras dans l’interview à Bild. « Il y a un accord avec l’UE qui prévoit que si nous atteignons nos objectifs parmi lesquels un excédent budgétaire primaire, nous pouvons compter sur un allègement de notre dette, par exemple sous la forme de maturités plus longues et de taux plus bas », a-t-il indiqué. Athènes table sur un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) pour 2013, qui sera « significatif », a insisté le premier ministre grec. « Avec nos progrès, nous dépassons dès maintenant toutes les attentes », a-t-il estimé. « Il n’y a pas encore de chiffres fiables sur le déficit et le niveau de la dette pour 2013″, a toutefois souligné ce week-end dans la presse allemande le directeur général d’Eurostat, Walter Radermacher. En attendant que l’office européen des statistiques livre ces données fin mars, « tous les autres chiffres qui sont annoncés ne sont que pure spéculation », a-t-il mis en garde. La question de l’allongement de la maturité des emprunts grecs et d’une éventuelle baisse de leur taux « devra être abordée dans le détail en milieu d’année », a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de la télévision publique allemande ARD. Le ministre a salué les « gros progrès » faits par la Grèce, tout en estimant qu’elle n’était pas tirée d’affaires. Avant de poursuivre: « Concernant les réformes structurelles, la Grèce n’a pas encore fait tout ce que le Troïka estime nécessaire ».

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