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La nationalisation de l’assurance chômage : pas forcément une bonne idée

La nationalisation de l’assurance chômage : pas forcément une  bonne idée

 

 

Après le code du travail,  le prochain gros chantier du gouvernement sera la réforme de l’assurance chômage. L’idée du gouvernement est de retirer la gestion de cette assurance-chômage aux partenaires sociaux et de nationaliser l’Unedic, l’organisme qui gère. Pas sûr cependant que cela soit une bonne idée. Certes il est impératif d’engager une réforme puisque ce régime se caractérise par un déficit annuel de la de 3 milliards avec une dette d’environ 35 milliards. Le gouvernement envisage de faire bénéficier de l’assurance chômage tous les travailleurs y compris les indépendants, ils souhaitent aussi que les salariés qui quittent volontairement une entreprise puissent aussi en bénéficier. Autant de réformes dont le coût supplémentaire se situerait entre deux et demis et 5 milliards par an. En fait,  cette nationalisation de fait de l’Unedic n’est pas forcément la meilleure idée sociale du siècle. En général tout ce qui est géré directement par l’État se traduit par des gestions approximatives, bureaucratiques et coûteuses. En outre puisque l’État sera désormais le patron de l’Unedic il portera forcément la responsabilité d’un réajustement des prestations vers le bas. Une tendance incontournable en l’état actuel des finances du régime d’assurance chômage. Pour l’instant, ce sont les patrons et les syndicats qui décident et sont responsables de ces réajustements. Le nouveau gouvernement compte par ailleurs réaliser dix milliards d’économies sur l’assurance chômage à l’horizon de cinq ans, via notamment un meilleur contrôle de la réalité de la recherche d’emploi par les chômeurs indemnisés, un durcissement des règles d’indemnisation pour les seniors… et surtout, en tablant sur un abaissement du taux de chômage à 7% en 2022 contre 9,5% actuellement. La critique la plus importante qu’on pourrait faire aux intentions de réformes du gouvernement concerne le mode de financement de l’Unedic qui jusqu’à maintenant fonctionne sur le mode d’une assurance et dans les dépenses doivent normalement être ajusté en fonction des cotisations. L’idée du gouvernement l’intention du gouvernement et de faire glisser ce financement vers l’impôt notamment la CSG qui affecterait donc tous les revenus. Les partenaires sociaux contestent la future nationalisation de l’Unedic et déclare : « L’assurance chômage est aujourd’hui, de fait, un régime assurantiel versant au demandeur d’emploi une indemnisation, calculée en fonction des cotisations versées, au regard de la survenance d’un risque – en l’occurrence la perte involontaire de son emploi. Le financement du régime est en conséquence aujourd’hui basé sur des contributions sociales. Si les débats à venir doivent permettre de discuter de l’ensemble des sujets relatifs à une évolution du régime, il convient pour cela de n’en préempter aucune conclusion, en particulier sur les modalités de financement de l’assurance chômage. »

Nationalisation STX France :une vraie menace ?

    • Nationalisation STX France :une vraie menace ?
    • C’est une menace que fait planer la France après le refus du gouvernement italien de partager le pouvoir dans cette entreprise. Une menace cependant qui a peut-être peu de chances d’être entendue parler l’Italie dans la mesure où actuellement nombre d’entreprises françaises s’approprient  des entreprises italiennes par exemple dans les télécoms. Du coup on pourrait aboutir à un accord pour une participation de l’État français dans STX qui lui confère un réel pouvoir de blocage. L’enjeu est en effet de se protéger des risques de délocalisation d’une entreprise techniquement très performante et financièrement rentable. La crainte porte sur le risque de transfert à l’étranger du savoir-faire français dans des domaines où le pays fait preuve à la fois d’une grande technicité et d’une bonne compétitivité. La France a lancé mercredi un ultimatum à l’Italie dans le dossier STX France, menaçant de nationaliser les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) si Rome n’accepte pas un partage à 50-50 de son capital avec des intérêts publics hexagonaux. « Les Italiens ont jusqu’à jeudi pour se décider sur le sujet », a dit le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur Franceinfo ce mercredi matin. « Si jamais nos amis italiens nous disent ‘cette proposition ne nous va pas’, l’Etat français exercera son droit de préemption sur STX France pour que nous puissions rouvrir le dossier », a-t-il indiqué. En Italie, l’administrateur délégué du groupe Fincantieri, qui souhaite conserver la majorité de STX depuis qu’il en a racheté les deux tiers - le dernier tiers étant dans les mains de l’Etat français – auprès de sa maison mère sud-coréenne en difficulté au printemps, a réagi en déclarant qu’il n’avait pas un « besoin à tout prix » des chantiers de Saint-Nazaire. « Nous sommes Européens et, sur STX (France), nous ne pouvons accepter d’être moins bien traités que des Coréens », a dit Giuseppe Bono, patron de Fincantieri, lors d’une conférence téléphonique. Une source proche du Trésor italien avait rejeté mardi soir la proposition française d’un partage à 50-50 des chantiers de Saint-Nazaire, déclarant : « La ligne rouge c’est, au minimum, une participation légèrement majoritaire et un contrôle du conseil. »La France dispose jusqu’à vendredi d’un droit se préemption sur la totalité du capital. Elle avait déjà brandi la menace d’une nationalisation temporaire lors des discussions qui ont abouti en avril à un accord prévoyant le rachat de 55% STX France de Saint-Nazaire par le groupe public italien (pour 48%) associé à une fondation transalpine (7%). « L’accord négocié par le précédent gouvernement ne nous satisfait pas », a souligné Bruno Le Maire, se faisant l’écho des propos tenus fin mai par Emmanuel Macron. « Nous ne voulons prendre aucun risque (…) dans un site industriel aussi stratégique de Saint-Nazaire », spécialisé dans la construction de paquebots mais aussi de très grandes coques comme celle d’un porte-avions, a-t-il encore dit. « Parce que c’est un site stratégique, nous refuserons de laisser une majorité à un investisseur étranger. » Les dernières propositions françaises, dévoilées mardi par le ministre de l’Economie, laisseraient à Fincantieri 50% du capital, le reste étant détenu par des intérêts publics français (l’Etat, Naval Group, Bpifrance) et le personnel. Paris y a ajouté une offre de coopération renforcée entre la France et l’Italie dans le naval militaire. Pour Bruno Le Maire, qui a évoqué un montant de « dizaines de millions d’euros » nécessaire à l’opération, une nationalisation temporaire permettrait de donner du temps « pour renégocier un nouveau pacte d’actionnaires dans des conditions très sereines ».

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Dans le JDD le ministre de l’économie relativise la menace de nationalisation de STX.

« Nous ne sommes pas en 1981, et je ne suis dans les traces de personne », dit-il au JDD, installé dans son bureau de Bercy. « Il faut sortir de ces réflexes idéologiques. Ce n’est ni une décision de droite ni une décision de gauche. C’est une décision pour la France. »  L’homme de droite veille quand même à ne jamais utiliser le mot ‘nationalisation’. Avant de tenir sa conférence de presse, jeudi, le ministre a appelé son homologue italien pour l’avertir. « Il ne s’agit pas de faire un bras d’honneur à qui que ce soit, jure-t-il. Nous voulions nous donner du temps pour repartir avec nos amis italiens sur une bonne base. » Mais le ministre de l’Economie et des Finances Pier Carlo Padoan et celui du Développement économique Carlo Calenda l’attendent de pied ferme, mardi à Rome. Il n’arrivera pas les mains vides : Macron l’a chargé de leur proposer d’élargir les négociations à une coopération militaire. « Nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne. »

 

STX : une nationalisation hypothétique

STX : une nationalisation hypothétique

Pour peser sur le repreneur italien afin qu’il accepte une meilleure répartition du capital ; la France menace de nationaliser l’entreprise.  Certes STX est une entreprise en bonne santé financière bien que sa rentabilité soit faible (ce qui explique le prix d’acquisition limitée à 80 millions). En outre le carnet de commandes est bien rempli et l’entreprise possède un savoir-faire technique indiscutable au plan international. Pour autant les Italiens ne sont pas sans arguments car actuellement la France se montre très offensive pour multiplier les acquisitions dans tous les domaines en Italie, de l’agroalimentaire aux infrastructures en passant par les lunettes, le luxe, la finance ou les télécommunications. Pour beaucoup, il s’agit d’entreprises considérées comme des fleurons du Made in Italy. Ces dix dernières années, les entreprises françaises ont déboursé environ 50 milliards d’euros pour acquérir des sociétés italiennes, selon KPMG. Régulièrement l’offensive des Français est vivement critiquée par les milieux économiques et la presse du pays. Tour d’horizon des récentes opérations d’envergure. Premier actionnaire de Telecom Italia avec 23,94 % de son capital, Vivendi détient depuis mai dernier les deux tiers des sièges au conseil d’administration de l’opérateur. En janvier dernier Essilor, géant mondial des verres, et Luxottica, celui des montures (propriétaire de Ray Ban) ont annoncé leur intention de se marier. Le nouvel ensemble pèsera 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires et environ 15% du marché mondial de l’optique. Coté à Paris, le futur Essilor Luxxottica y aura aussi son siège. Ce qui a plongé l’Italie dans le doute. Le patron de Luxottica, Leonardo Del Vecchio, a d’ailleurs dû intervenir pour rassurer ses salariés: sa holding sera «à long terme l’actionnaire principal du nouveau groupe et si lui-même venait à se retirer avant trois ans, des clauses contractuelles prévoient que son poste de PDG «revienne à un homme de Luxottica». Amundi, le géant français de la gestion d’actifs, filiale du Crédit agricole, a mis la main sur Pioneer Investments, filiale de la banque italienne UniCredit. Annoncé en décembre, ce rachat, pour plus de 3,5 milliards d’euros doit permettre au groupe français de se hisser au huitième rang mondial du secteur, avec un total d’environ 1300 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Le secteur bancaire est aussi actif. BNP Paribas a racheté BNL en 2006 et, l’année suivante, Cariparma devenait une filiale du Crédit agricole. L’influence française est aussi présente dans le monde des assurances: en 2007, AXA a repris MPS Assicurazioni Vita. Par ailleurs, le Français Philippe Donnet a pris la tête l’an dernier de Generali après avoir dirigé depuis 2013 les activités italiennes du premier assureur transalpin. Et Jean-Paul Mustier, ancien dirigeant de la Société générale, a pris les rênes d’Unicredit. Les sociétés de luxe ne sont pas en reste. En 2011, LVHM a déboursé 4,3 milliards d’euros pour finaliser l’acquisition de Bulgari, maison fondée en 1884 et basée à Rome. Le groupe de luxe détient aussi notamment les marques Fendi, Berluti, Acqua di Parma, Bulgari et Emilio Pucci. Quand au groupe Kering, il détient Gucci, Bottega Veneta et Balenciaga. En 2011, Lactalis a pris le contrôle de l’italien Parmalat (ayant alors un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros et 14.000 salariés) pour 3,4 milliards d’euros. Cette opération a propulsé le français au rang de numéro un mondial du lait et du fromage, devant Danone et Nestlé. L’hiver dernier le géant laitier a lancé une OPA sur les 12% du capital de Parmalat qu’il ne détenait pas encore. Il n’est cependant pas parvenu à atteindre les 90% de sa filiale italienne et n’a pas pu la retirer de la Bourse. . Quatre ans après, le groupe français a décidé de passer à l’offensive en Italie. Edison représente 15,6 % du chiffre d’affaires d’EDF (11,3 milliards d’euros en 2015) et 7,6 % de son résultat brut d’exploitation (1,3 milliard d’Ebitda). En parallèle, Engie anciennement GDF Suez, s’est emparé de nombreuses entreprises locales. L’Italie possède donc des arguments sérieux pour contester la position protectionniste de la France. Au final tout cela devrait se terminer par un compromis permettant quand même d’assurer une position de blocage de la France dans le capital de STX.

STX France : nationalisation ?

STX France : nationalisation ?

 

C’est une menace que fait planer la France après le refus du gouvernement italien de partager le pouvoir dans cette entreprise. Une menace cependant qui a peut-être peu de chances d’être entendue parler l’Italie dans la mesure où actuellement nombre d’entreprises françaises s’approprient  des entreprises italiennes par exemple dans les télécoms. Du coup on pourrait aboutir à un accord pour une participation de l’État français dans STX qui lui confère un réel pouvoir de blocage. L’enjeu est en effet de se protéger des risques de délocalisation d’une entreprise techniquement très performante et financièrement rentable. La crainte porte sur le risque de transfert à l’étranger du savoir-faire français dans des domaines où le pays fait preuve à la fois d’une grande technicité et d’une bonne compétitivité. La France a lancé mercredi un ultimatum à l’Italie dans le dossier STX France, menaçant de nationaliser les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) si Rome n’accepte pas un partage à 50-50 de son capital avec des intérêts publics hexagonaux. « Les Italiens ont jusqu’à jeudi pour se décider sur le sujet », a dit le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur Franceinfo ce mercredi matin. « Si jamais nos amis italiens nous disent ‘cette proposition ne nous va pas’, l’Etat français exercera son droit de préemption sur STX France pour que nous puissions rouvrir le dossier », a-t-il indiqué. En Italie, l’administrateur délégué du groupe Fincantieri, qui souhaite conserver la majorité de STX depuis qu’il en a racheté les deux tiers - le dernier tiers étant dans les mains de l’Etat français – auprès de sa maison mère sud-coréenne en difficulté au printemps, a réagi en déclarant qu’il n’avait pas un « besoin à tout prix » des chantiers de Saint-Nazaire. « Nous sommes Européens et, sur STX (France), nous ne pouvons accepter d’être moins bien traités que des Coréens », a dit Giuseppe Bono, patron de Fincantieri, lors d’une conférence téléphonique. Une source proche du Trésor italien avait rejeté mardi soir la proposition française d’un partage à 50-50 des chantiers de Saint-Nazaire, déclarant : « La ligne rouge c’est, au minimum, une participation légèrement majoritaire et un contrôle du conseil. » La France dispose jusqu’à vendredi d’un droit se préemption sur la totalité du capital. Elle avait déjà brandi la menace d’une nationalisation temporaire lors des discussions qui ont abouti en avril à un accord prévoyant le rachat de 55% STX France de Saint-Nazaire par le groupe public italien (pour 48%) associé à une fondation transalpine (7%). « L’accord négocié par le précédent gouvernement ne nous satisfait pas », a souligné Bruno Le Maire, se faisant l’écho des propos tenus fin mai par Emmanuel Macron. « Nous ne voulons prendre aucun risque (…) dans un site industriel aussi stratégique de Saint-Nazaire », spécialisé dans la construction de paquebots mais aussi de très grandes coques comme celle d’un porte-avions, a-t-il encore dit. « Parce que c’est un site stratégique, nous refuserons de laisser une majorité à un investisseur étranger. » Les dernières propositions françaises, dévoilées mardi par le ministre de l’Economie, laisseraient à Fincantieri 50% du capital, le reste étant détenu par des intérêts publics français (l’Etat, Naval Group, Bpifrance) et le personnel. Paris y a ajouté une offre de coopération renforcée entre la France et l’Italie dans le naval militaire. Pour Bruno Le Maire, qui a évoqué un montant de « dizaines de millions d’euros » nécessaire à l’opération, une nationalisation temporaire permettrait de donner du temps « pour renégocier un nouveau pacte d’actionnaires dans des conditions très sereines ».

 

Le Pen : pour une nationalisation de la dette !!!!

Le Pen : pour  une nationalisation de la dette !!!!

 

On sait que l’économie n’a jamais été le point fort du Front national qui considère que le politique doit avoir raison sur le reste. On sait aussi que les Français en général font preuve d’une grande inculture économique puisque notamment une étude du groupe Allianz a démontré que dans ce domaine ils occupaient la dernière place en Europe. Ce qui autorise évidemment l’annonce de mesures complètement surréalistes comme celle de la nationalisation de la dette faite par Marine Le Pen. On sait que cette dette représente de l’ordre de 2100 milliards soit environ 33 000 € par Français. Les deux tiers de cette dette sont détenus par des étrangers. La renationalisation de la dette impliquerait donc que la France rachète immédiatement 1400 milliards. Comment ? Marine Le Pen a plaidé jeudi pour une prise de contrôle de certaines banques par l’Etat « en cas de crise grave » et pour une nationalisation de la dette publique, qu’elle présente comme une condition de l’indépendance de la France. Le problème c’est que les banques françaises même nationalisées ne disent poseraient pas des moyens financiers nécessaires pour racheter cet ; il faudrait donc que ces banques  empreintent  notamment sur le marché étranger pour recueillir un tel montant et sans doute à des taux exorbitants compte tenu de la politique économique et financière prônée par Marine Le Pen. Marine Le Pen  qui propose aussi de rétablir l’équilibre de la balance des paiements mais qui ne dit pas un mot sur la manière d’y procéder car cette balance des paiements découle elle-même de l’équilibre des échanges de biens et de services. Autrement dit de la compétitivité française qui serait fortement affectée par le renchérissement des intrants ( matières premières) sans parler du coût des promesses démagogiques qu’il faudrait bien faire supporter par la fiscalité. Bref des orientations qui ressemblent à des propos de bistrot après5 ou 10 tournées d’apéritif. La politique économique du front national dans ce domaine, mais aussi au plan budgétaire et monétaire constitue un tissu d’âneries qui conduirait rapidement le pays à la faillite. Discours complètement surréalistes à moins de mettre des murs financiers tout autour du pays et de se retrouver dans la situation de la Grèce voire de la Corée du Nord. Au cours de son discours, Marine le Pen  également insisté sur la « nécessité de refaire un Etat expert, un Etat garant, qui soit aussi un Etat présent ». Si cet Etat est aussi expert que le Front national il ne faudra pas six mois à Marine Le Pen  pour provoquer une ruine du pays.

Poutine : nationalisation des données informatisées personnelles

Poutine : nationalisation des données informatisées personnelles

 

La nationalisation des données personnelles n’est pas nécessairement une mauvaise chose pour éviter le détournement par certaines multi nationales et la centralisation extrême de l’information. Pour  autant Poutine, lui souhaite nationaliser ces données afin de mieux suivre les activités des entreprises et des personnes. Une sorte de contrôle informatique des libertés. Le 1er septembre prochain, toutes les entreprises qui stockent des données personnelles de citoyens russes -qu’elles opèrent ou non dans le pays- devront les héberger sur des serveurs installés physiquement sur le territoire national russe. Cette loi, baptisée 242-FZ et promulguée au début de l’année, concerne toutes les sociétés de e-commerce, de réservation de voyages, les banques, les assurances, les opérateurs télécoms, les fournisseurs d’accès, les prestataires de réseaux sociaux, etc.  Ce texte législatif se révèle particulièrement exigeant surtout pour les sociétés étrangères. D’une façon globale, le gouvernement russe participe à cette tendance de fond de fragmentation du web qui vise un découpage du réseau sur des bases nationales. Une renationalisation en quelque sorte. Avec sa loi 242-FZ, il souhaite surtout maîtriser davantage les données personnelles de ses concitoyens qui circulent dans le monde.  Sont visés les membres des Facebook, Amazon et consorts mais également les clients russes de petits hôtels situés dans les Alpes ou sur la Côte d’Azur. Ces derniers seront aussi censés stocker les données personnelles de leurs clients russes sur des serveurs soviets ! 

Alstom : pour une nationalisation temporaire (Henri Guaino)

Alstom : pour une nationalisation temporaire (Henri Guaino)

 

Il a raison Guaino, seule une nationalisation temporaire pourrait donner le temps de faire un véritable audit d’Alstom et surtout de définir une politique européenne tant dans le domaine de l’énergie que des transports. Il est clair que cette réflexion et cette décsion ne peut être prise en quelques jours comme le veut le président d’Alstom ( sans doute très pressé de toucher sa part de a transaction grâce à ses stocks options) ; Guaino, député UMP des Yvelines s’est dit favorable à une nationalisation temporaire du géant industriel Alstom, convoité par l’américain General Electric et l’allemand Siemens. « Je dis que l’État doit prendre ses responsabilités et ne pas laisser les choses se passer dans une telle précipitation », a-t-il expliqué ce jeudi 8 mai sur France Info. « Je suis assez favorable à ce que l’État prenne le contrôle temporairement d’Alstom. » Selon l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, « on ne peut pas laisser les choses aller de cette façon, on ne peut pas trouver scandaleux que l’Etat se pose des questions et agisse ». « Je ne comprends pas l’attitude du président de la République qui a signé l’autre jour (mardi lors de son interview sur BFM TV et RMC) le lâchage complet d’Alstom », a-t-il fustigé.

Alstom : Hollande refuse la nationalisation

Alstom : Hollande refuse la nationalisation

 

En signifiant à GE que leur offre était insuffisante en fait Hollande s’apprête à l’accepter. D’autant qu’il refuse une nationalisation temporaire qui aurait permis prendre le temps de définir une stratégie européenne tant en matière de transport que d’énergie. Bref du Hollande qui tergiverse, comme d’habitude. L’offre actuelle de General Electric pour la reprise des activités d’énergie d’Alstom est insuffisante et pas acceptable en l’état, a déclaré mardi François Hollande. Invité de RMC et BFM TV, le chef de l’Etat a précisé qu’il préférait améliorer les offres de General Electric et Siemens plutôt que d’envisager une entrée de l’Etat au capital d’Alstom. Prié de dire si l’offre de General Electric était acceptable, il a répondu : « Non, je l’ai moi-même fait dire par Arnaud Montebourg, elle n’est pas suffisante donc elle n’est pas acceptable ». Le ministre de l’Economie a adressé lundi une lettre au président de GE, Jeff Immelt, pour lui signifier que l’Etat français ne pouvait « malheureusement pas souscrire aux propositions » formulées par le groupe, « reposant sur la seule acquisition des activités d’Alstom dans le domaine de l’énergie ».  François Hollande a souligné que son rôle, après avoir obtenu un délai d’un mois, était de « faire en sorte que les offres puissent être enrichies pour l’emploi ». « Il y a une autre offre (celle de Siemens-NDLR) : on va essayer de la faire apparaître si elle est meilleure », a-t-il expliqué. « Moi je pense aux salariés d’Alstom. Ceux qui sont dans la division Transports, ils ne seraient pas repris par General Electric. Ils disent, ‘Mais qu’est-ce qu’on va devenir?’. Et les autres, qui peuvent se dire ‘Mais est-ce qu’il n’y aura pas des doublons, peut-être même avec une offre qui viendrait de Siemens?’ Ils ont raison », a poursuivi le président. « Le rôle de l’Etat, c’est de pouvoir obtenir toutes les réponses à toutes les questions et de faire en sorte que l’intérêt national puisse être préservé ».Bla, bla…..

 

Sondage -Nationalisation d’Alstom: une majorité pour

Sondage -Nationalisation d’Alstom: une majorité pour

55% sont pour une nationalisation temporaire d’Alstom ; ils ont raison car la précipitation d’Alstom à se vendre à l’ américain GE est plus que suspecte. Elle va notamment permettre aux actionnaires d’encaisser de substantiels profits (y compris son parton qui a accumulé des millions alors que son entreprise est en difficulté ; cela bien entendu sans jamais mettre un sous personnel dans sa société ). Cette nationalisation temporaire permettrait en premier lieu de faire un vrai diagnostic d’  Alstom de sa situation financière, commerciale technologique. Ensuite de réfléchir à la mise en place d’une véritable politique énergétique et de matériel de transport en Europe. Une sorte de consortium type Airbus. Toutes les assurances que peut donner américain GE (ou d’autres) sont illusoires. A chaque reprise on promet de maintenir la localisation de l’emploi, les centres de décisions  et quelques années après les entreprises sont dépecées. L’enjeu c’est de récupérer  la clientèle, la technologie, les actifs s’il y en a. Evidemment le gouvernement ne comprend rien à ce dossier pas plus qu’il ne comprend quelque chose à l’économie. Pourtant les enjeux sont stratégiques tant pour l’énergie que pour les transports. C’est sans doute pourquoi Une majorité de Français souhaite une « nationalisation temporaire » de l’entreprise Alstom, selon un sondage publié ce samedi 3 mai. L’idée, notamment avancée par le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, séduit 55% des Français (70% à gauche), selon cette enquête réalisée par l’institut BVA pour iTélé. « Six Français sur dix », selon ce même sondage, se disent « mécontents » de la gestion du dossier Alstom par le gouvernement.

 

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

Réclamée à plusieurs reprises par des syndicats et certains partis politiques algériens, la nationalisation d’El Hadjar privatisé en 2001, n’est plus qu’une « affaire de jours », a annoncé samedi à l’AFP l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smain Kouadria.  Un pré-contrat a été signé cette semaine entre Arcelor, qui détient 70% des parts du complexe d’Annaba et Sider, son partenaire public algérien, a assuré M. Kouadria, qui a participé à l’élaboration de la feuille de route.   »Douze ans après sa privatisation, le complexe sidérurgique d’El Hadjar fait toujours face aux conséquences du sous-investissement, de la dégradation des installations et équipements, de la fermeture des sites de production essentiels », constate Abdelatif Rebah, économiste.  M. Kouadria renchérit : « C’est l’échec de la privatisation : aucun investissement, la réduction des effectifs et pas d’amélioration des conditions de travail ».  Le complexe, propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en 2001 par l’indien Ispat, qui appartient au groupe Mittal.   »Lors de la signature de la privatisation le 18 octobre 2001, les effectifs étaient de 11.200, ils ne sont plus que 5.600 travailleurs », rappelle le syndicaliste devenu député.  La feuille de route, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait être bientôt présentée au Conseil de participation de l’Etat (CPE), prévoit que Sider injecte 100 millions de dollars au capital et ArcelorMittal 56 millions de dollars.  Un plan de développement sera financé par l’apport de 700 millions de dollars d’une banque publique sur la base d’un échéancier et en fonction de la réalisation du plan 2014/2017, selon cette feuille de route.  Il y est précisé que le complexe devrait atteindre sa pleine capacité de production, 2,2 millions de tonnes d’acier, en 2017.   »Cette semaine, les deux parties ont renégocié pour porter la participation de Sider à 120 millions de dollars et celle d’Arcelor à 100 millions de dollars et arriver ainsi à 51/49 % avec la majorité pour la partie algérienne », a affirmé M. Kouadria.  Il a précisé que la somme prévue initialement dans la feuille de route a déjà été versée.  Pour l’économiste Abderrahmane Mebtoul, « à l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2014 et avec les tensions sociales actuelles, le gouvernement n’est pas préoccupé par la rentabilité économique ».   »La reprise éventuelle par l’Etat algérien d’une fraction des parts d’Arcelor Mittal entre dans ce cadre d’apaisement social », a ajouté M. Mebtoul dans un entretien publié dans la presse algérienne.   »Arcelor Mittal, qui a empoché de substantiels profits du marché algérien des produits sidérurgiques, a exigé de l’argent frais des banques algériennes pour réaliser ce qui relève de ses affaires d’industriel », analyse M. Rebah, estimant que le groupe faisait « le chantage de l’enfant gâté qui menace de +rompre+ en cas de refus ».  L’Algérie importe pour 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques chaque année, l’équivalent de 80% de ses besoins en acier.  Le complexe n’a produit que 600.000 tonnes d’acier en 2012, loin de l’objectif de 700.000 tonnes fixé initialement par le groupe.  En 2012, ArcelorMittal Annaba a essuyé des pertes de 33 millions de dollars et ses perspectives de redressement sont limitées, selon la feuille de route.  Cette contreperformance est d’autant plus dommageable qu’elle s’inscrit dans un contexte économique porteur et une demande très dynamique d’acier sur le marché algérien, lit-on dans ce document.  M. Rebah conclut que « le bilan (de cette privatisation) devrait être rendu public afin que tout le monde puisse juger de la nécessité salutaire de renationaliser ce qui fut jadis le fleuron de l’industrie algérienne ».

La nationalisation de Florange toujours possible ? Du pipeau !

La nationalisation de Florange  toujours possible ? Du pipeau !

Montebourg tente de se racheter sur les médias en affirmant que la nationalisation est toujours possible pour Florange, c’est évidemment du pipeau. Ayrault a tranché sous la pression de l’administration de Bercy qui ne voulait pas payer, sous la pression du Medef qui craignait un phénomène de contagion. ? Ayrault a tranché aussi parce que Hollande comme d’habitude s’est montré incapable de décider entre deux solutions, soit celle d’un repreneur, soit celle d’une nationalisation temporaire. Du coup, on s’en remet à Mittal qui n’a jamais tenu aucune promesse. Le président François Hollande, qui a reçu « longuement » M. Montebourg samedi matin, lui « a déclaré que la question de la nationalisation temporaire restait sur la table car c’est une arme dissuasive. Si M. Mittal ne tient pas ses engagements, l’Etat prendra ses responsabilités », a déclaré M. Montebourg sur TF1.  Arnaud Montebourg, dont c’était la première intervention médiatique depuis l’annonce du compromis passé entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le géant mondial de l’acier, a déclaré ne pas se sentir désavoué par le fait que sa proposition de nationalisation n’a pas été retenue.   »Si j’avais dû me sentir désavoué je n’aurais pas été seul car plus de 63% des Français soutenaient cette proposition qui est une forme d’arme pour la puissance publique pour se faire respecter », a-t-il déclaré. « J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat », a déclaré M. Montebourg en réfutant toute idée de démission.  M. Montebourg s’était beaucoup engagé dans le bras de fer entre le gouvernement et ArcelorMittal, plaidant pour une nationalisation temporaire du site avant sa revente à un investisseur privé. Sa proposition a suscité de l’adhésion bien au-delà de sa famille politique et l’espoir de certains syndicalistes.  Cette option n’a pas finalement été retenue et les services du Premier ministre ont eu des mots peu amènes pour le travail de M. Montebourg, affirmant que ce n’était « pas solide » et « pas bordé ». Le Premier ministre s’est fendu samedi d’un communiqué d’hommage à M. Montebourg, mais il avait auparavant estimé que le repreneur présenté par le bouillant ministre n’était pas « crédible ». Un repreneur peut-être pas crédible mais pas davantage que le projet ULcos sur lequel compte Ayrault.  D’ailleurs  Sur le dossier Ulcos, possible point d’achoppement entre le gouvernement et le groupe, M. Montebourg a renvoyé la balle à Jean-Marc Ayrault.  Ulcos est un projet européen destiné à produire de l’acier en émettant beaucoup moins de CO2, et pour lequel un des haut-fourneaux de Florange pourrait être utilisé.  Selon Jean-Marc Ayrault, ArcelorMittal s’est engagé vendredi dans cette voie, mais le groupe s’est bien gardé samedi de confirmer cette partie de l’accord.

 

Montebourg  » plus de Mittal en France », la nationalisation à l’étude

Montebourg  » plus de Mittal en France », la nationalisation à l’étude

Montebourg ne peut pas perdre sur ArcelorMittal à Florange ; deux solutions ou Mittal accepte de vendre Florange (en tout cas un périmètre plus important que prévu) ou bien la nationalisation ; problème c’est alors toute la filière qu’il faudrait nationaliser en France car les représailles de Mittal en France seraient certaines. Un vrai dilemme pur le gouvernement Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg ne veut plus de Mittal en France, a-t-il déclaré aux Echos, selon un article publié dimanche sur le site internet du quotidien économique, et il chercherait un partenaire industriel pour en prendre le contrôle temporaire.   »Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu’ils n’ont pas respecté la France », explique Arnaud Montebourg, qui avait déjà déclaré jeudi devant le Sénat que « le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n’est pas les hauts-fourneaux de Florange, c’est Mittal ».   »Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants », ajoute-t-il aux Echos soulignant qu’il « n’a jamais tenu ses engagements » vis-à-vis de l’Etat français.  Le ministre a confirmé aux Echos travailler à un projet de « nationalisation transitoire » de Florange. Selon le quotidien, « l’idée serait une association avec un opérateur industriel, minoritaire dans le capital le temps de stabiliser l’activité ».  Le géant mondial de l’acier a annoncé le 1er octobre l’arrêt définitif des hauts-fourneaux et avait accepté de donner deux mois à l’Etat pour trouver un repreneur.  A moins d’une semaine de la fin du délai, samedi 1er décembre, le ton est monté entre le ministre et Mittal, car l’Etat aurait deux offres de reprises mais sur un périmètre plus large que celui mis en vente par Mittal.  Au refus de Mittal de céder l’intégralité du site, M. Montebourg a brandi jeudi la menace d’un contrôle public temporaire.  Ce à quoi Mittal a répondu que la vente de la totalité du site de Florange « mettrait en péril la viabilité du reste des activités d’ArcelorMittal en France, où le groupe emploie 20.000 salariés ».

 

ArcelorMittal Florange: possible « nationalisation  » temporaire

ArcelorMittal Florange: possible « nationalisation  » temporaire

« Nous pouvons aujourd’hui considérer que la question de l’éventualité d’un contrôle public, même temporaire, doit faire l’objet d’une étude sérieuse par le gouvernement, et c’est (…) ce à quoi nous nous sommes attelés depuis plusieurs mois », a déclaré M. Montebourg en réponse à une question du sénateur socialiste Jean-Marc Todeschini. Ce dernier avait demandé au ministre s’il « n’était pas temps (…) de se donner les moyens législatifs face à la famille Mittal de pérenniser la production d’acier français et les hauts fourneaux de Florange et pourquoi pas, s’il le fallait, d’aller vers une prise de contrôle publique de l’usine de Florange ». Le ministre a aussi indiqué que le groupe sidérurgique était « redevable aux yeux de l’administration fiscale française d’une dette fiscale que nous considérons comme astronomique ». « Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n’est pas la défaillance des hauts fourneaux de Florange, c’est la défaillance de Mittal », a affirmé Arnaud Montebourg. Le ministre a rappelé que le groupe sidérurgique avait décidé de fermer 9 de ses 25 hauts fourneaux en Europe. « Les gouvernements européens que j’ai (…) rencontrés, le Luxembourg, la Belgique, en ont assez d’être menés par le bout du nez par ArcelorMittal », a dit le ministre français. « Tous les engagements » pris par Mittal vis-à-vis de la France à l’époque de l’OPA hostile en 2006 « n’ont jamais été respectés », a affirmé M. Montebourg. Le ministre a ajouté que le groupe ArcelorMittal « fait un usage assez immodéré, aux yeux du gouvernement français mais aussi du gouvernement luxembourgeois, des quotas de CO2 et notamment d’un certain nombre d’aides publiques ».

 




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