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Terrorisme, crise économique : deux raisons pour l’union nationale

Terrorisme, crise économique : deux raisons pour l’union nationale

 

La cohésion est doublement menacée par la crise économique d’abord qui fragilise de plus en plus la cohésion sociale, d’autre part maintenant par le développement d’acte terrorisme qui risque de renforcer les risques d’éclatement de la société. Plusieurs responsables face à la situation économique ont déjà appelé à cette union nationale afin de concentrer  tous les efforts sur le redressement de la croissance et l’amélioration du chômage. La France ne peut en effet sans doute plus se permettre le luxe de divergences obsolètes et de discours irresponsables et démagogiques. Une exigence qui vient d’être renforcée par les attentats qui constituent  une véritable déclaration de  guerre de la part   de la mouvance islamique radicale. Toute exploitation politique des attentats donneraient raisons à ceux qui en sont les auteurs ou les instigateurs. Aux risques d’explosion sociale viendraient alors s’ajouter les risques d’éclatements de la société. Sans doute en l’état des rapports entre les forces républicaines, ce rassemblement peut paraître aujourd’hui utopique d’autant que les candidats potentiels pour 2017 sont pour la plupart prisonniers de logiques d’appareil. Pour autant le sursaut national devrait s’imposer face au double défi  évoqué. Les responsables politiques se grandiraient s’ils parvenaient à prendre une position à la hauteur des enjeux évoqués. On ne gagne pas une guerre économique et maintenant une guerre contre le terrorisme avec des troupes non seulement dispersées et opposées.

Loi Macron : Lefebvre (UMP) pour une union nationale

Loi Macron : Lefebvre (UMP) pour une union nationale

Frédéric Lefebvre s’étonne que son parti l’UMP ne soutienne pas un texte qui correspond à certaines des propositions de son parti. Il votera donc la loi Macron. En réalité ce n’est pas la loi Macron qui est l’acte fondateur de la modernisation de l’économie, loin s’en faut. Pour Lefebvre c’est l’occasion de plaider pour une union nationale de droite et de gauche de responsables  raisonnables. Frédéric Lefèvre a cependant peu de chances d’être entendu car il est sans doute sur ce point en avance de plusieurs années. Dommage !  Le député UMP Frédéric Lefebvre votera la loi Macron, un texte à ses yeux « bon pour le pays » et espère que les élus de son camp sur la même ligne seront « nombreux ».  Dans une tribune de ce mercredi 31 décembre publiée par L’Opinion, celui qui fut secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy écrit que le projet de loi préparé par le ministre de l’Economie va « dans le bon sens. D’autant que sur nombre de points, ce sont nos propres propositions ».Quand un texte proposé par la gauche me semble bon pour le pays, je le vote.  « Quand un texte proposé par la gauche me semble bon pour le pays, je le vote. C’est du bon sens, même s’il faudrait aller plus loin pour être pleinement efficace« , insiste l’élu des Français d’Amérique du Nord. Nous serons nombreux, j’espère, malgré les pressions, à aller au bout de cette logique de la sincérité.  « Je constate avec satisfaction que sur la loi Macron, cette fois, je ne serai pas seul. Hervé Mariton a annoncé son intention de la voter, Olivier Carré aussi. Nous serons nombreux, j’espère, malgré les pressions, à aller au bout de cette logique de la sincérité », poursuit Frédéric Lefebvre. Plus généralement, il exprime sa « certitude que la France rêve d’être gouvernée par un bloc central de responsables politiques raisonnables, de droite comme de gauche, capables de s’unir sur l’essentiel ».

 

Loi Macron : l’assemblée nationale contre

Loi Macron : l’assemblée nationale contre

 

 

 

Pour résumer personne ou presque ne soutient la loi Macron sauf Mariton et les radicaux de gauche. Comme c’était prévu,  cette loi fourre-tout sera donc détricotée et au final, il ne restera pas grand-chose. Le gouvernement va être contraint  de lâcher sur de nombreux peints y compris vis-à-vis de sa majorité mais le compromis final risque de tordre le coup à la volonté réformatrice de Macron. Au nom  des soixante-dix membres de la commission spéciale formée pour examiner la loi Macron le  rapporteur général, Richard Ferrand, a proposé que l’ouverture du travail le dimanche – dont la compensation reste à définir par des accords de branche – soit tout de même encadrée par un « plancher » fixé par la loi. Emmanuel Macron a retoqué cette idée en précisant que la fixation nationale d’un plancher de compensation risquait de mettre en difficulté de petites entreprises pour qui, par exemple, le doublement du salaire le dimanche est impossible. Il estime que le principe selon lequel il n’y aura pas d’ouverture le dimanche sans accord de branche est en soi suffisamment protecteur et souple. À l’UMP, Hervé Mariton, favorable au texte, reste isolé à ce jour. Le groupe UMP s’est exprimé contre ce texte, dont l’ampleur est minimisée. Au mieux, le groupe UMP apportera un soutien ponctuel sur quelques mesures utiles. Le groupe UDI se dit quant à lui « perplexe », s’agissant des dispositions touchant les professions réglementées, et souhaite faire des propositions.  Le groupe écologiste a égrainé de multiples craintes, notamment du fait que le texte ne s’inscrivait pas dans une philosophie de croissance verte, ne serait-ce qu’en raison de la promotion des lignes d’autocar. Le recours à de nombreuses ordonnances n’a pas non plus été du goût du groupe écologiste. Le groupe communiste a, lui, dénoncé une entreprise libérale, un « recul social » pris sous la dictée de Bruxelles. Ce qu’Emmanuel Macron a nié : « L’idée qu’il puisse y avoir un accord pétrole contre nourriture avec Bruxelles ne correspond pas aux traités européens que vous avez ratifiés », a rétorqué le ministre. Avant de moquer gentiment les communistes, qui prennent soudainement la défense des professions réglementées, selon le ministre, comme celle d’ »une nouvelle forme de prolétariat ». Il n’y a guère qu’Alain Tourret, au nom du groupe des radicaux de gauche, qui se soit montré véritablement enthousiaste vis-à-vis de la loi Macron. Le député du Calvados a provoqué des brouhahas de mécontentements chez les députés UMP en soulignant que la « valeur travail est une valeur de gauche » à propos de laquelle « Nicolas Sarkozy a fait un hold up ». Tourret a tout de même marqué une réserve à propos du statut de l’avocat d’entreprise que la loi Macron veut instaurer. Le député radical souligne que la profession d’avocat est attachée à la liberté de plaider, ce qui ne sera pas le cas des avocats d’entreprise. Emmanuel Macron ne fait pas de cette disposition « un point dur » de sa loi et se dit prêt à des concessions.

 

UMP : la secrétaire nationale d’extrême droite virée

 

UMP : la secrétaire nationale d’extrême droite virée

 

Fatima Allaoui, récente secrétaire nationale de l’UMP,  a  admis avoir adhéré il y a un mois, à un parti d’extrême droite. L’information avait déjà été confirmée, dans le courant de la journée, par le président du Siel, Karim Ouchikh, qui a d’ailleurs indiqué avoir entamé «une procédure d’exclusion» de l’élue UMP. La principale intéressée a elle-même décrit à «Libération» son passage au micro-parti allié au FN via le Rassemblement bleu marine comme «une crise d’adolescence politique».  Dans son communiqué de ce lundi, NKM, partisane d’une ligne modérée, revient sur les raisons de cette nomination, désormais caduque. Elle rappelle que Fatima Allaoui, conseillère régionale UMP dans le Languedoc-Roussillon, avait été «nommée secrétaire nationale de l’UMP pour son parcours, ses compétences et son engagement politique». Mais surtout qu’elle «n’avait jamais laissé transparaître la moindre ambiguïté à l’égard du Front National et des partis d’extrême droite».  La députée de l’Essonne, qui avait proposé son nom, estime sa «confiance trahie». Et tient à rappeler qu’«aucun rapprochement avec l’extrême droite ne sera toléré».

 

UMP: à la place de Morano, Sarkozy nomme une secrétaire nationale d’extrême droite

 

UMP: à la place de Morano, Sarkozy nomme une secrétaire nationale d’extrême droite

 

Au moins une qui ne cache ses ambitions  « elle veut être élue ». C’est pour cela qu’elle avait rejoint le FN (via un micro parti extrême droite affilié au rassemblement bleu marine de Marine Lepen). Du coup elle revient au bercail à la place que Morano a refusée.  Nicolas Sarkozy avait promis à sa famille politique le rassemblement, il avait visiblement vu très large. Dans son équipe, le nouveau président de l’UMP a ainsi nommé vendredi Fatima Allaoui, une conseillère régionale du Languedoc-Roussillon transfuge… d’un micro-parti d’extrême droite, révèle Libération. L’élue a hérité du poste de secrétaire nationale à la formation professionnelle, raconte le quotidien ce dimanche. A l’origine, ce poste devait revenir à Nadine Morano, à qui Nicolas Sarkozy l’avait proposé. Devant le refus de l’ancienne ministre, l’ancien chef de l’Etat s’est tourné vers Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lui a suggéré un nom: celui de Fatima Allaoui, jusqu’alors membre du Siel (Souveraineté, indépendance et liberté), affilié au Rassemblement Bleu Marine, une sous-formation politique liée au Front national. Ancienne de l’UMP, Allaoui avait claqué la porte du parti il y a quelques mois, déçue de ne pas obtenir l’investiture aux élections départementales. Après avoir rejoint le Siel, elle s’était alors tournée vers Robert Ménard, le maire de Béziers, pour qu’il la soutienne. En vain. Interrogée par Libération, la nouvelle sarkozyste explique avoir «fait une crise d’adolescence politique» et avoir sollicité l’extrême droite «par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue». Proche de NKM, elle assure qu’elle a quitté le Siel et qu’elle a repris sa carte à l’UMP.

 

Le climat « grande cause nationale » Pour quoi faire ?

Le climat «  grande cause nationale »   Pour quoi faire ?

 

A quoi va vraiment servir de décaler le climat grande cause nationale «  en 2015 ? Sans doute pas à grand-chose sinon qu’à tenter pour le P¨S de séduire des écolos aujourd’hui en situation d’opposants. Pour le reste, i ne faut guère s’attendre à des mesures très significatives concernant les émions polluantes affectant notamment le climat. Pour 2015, la seule décsion concrète se limitera sans doute à l’augmentation du prix du gasoil. Alors que des études mettent en exergue les risques pour la santé que font courir les particules fines émises par les véhicules diesel, le Premier ministre a annoncé des mesures pour réduire la consommation de ce carburant.   »Ce moteur diesel longtemps privilégié, cela fut une erreur, il faut progressivement revenir dessus avec intelligence et pragmatisme », a-t-il dit, ajoutant que la fiscalité continuerait d’être revue en faveur de choix plus écologistes.   »Pour soutenir les initiatives de la société, pour mobiliser tous les acteurs publics, nous avons décidé que la lutte contre le dérèglement climatique serait déclarée grande cause nationale de l’année 2015″, a dit le Premier ministre lors de son discours de clôture de la conférence environnementale.  François Hollande, qui a fait du succès de la conférence de Paris un enjeu majeur pour la diplomatie française, a réaffirmé la veille devant les associations sa volonté d’arracher un accord « historique » pour freiner le réchauffement climatique. Cette conférence s’annonce sous des auspices plutôt favorables après que les Etats-Unis et la Chine ont annoncé leur intention de mener ensemble un projet de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et que les Européens sont déjà parvenus à un accord en ce sens en octobre.  Pour l’heure, le Premier ministre a profité de son passage à la conférence environnementale pour donner des gages sur l’engagement écologiste de son gouvernement, décrié notamment pour avoir abandonné l’écotaxe poids lourds en raison de la fronde des routiers et des Bretons. Manuel Valls a promis que les régions comme l’Alsace, qui souffrent de l’afflux de camions étranger sur leurs routes, pourraient avoir leur propre dispositif d’écotaxe.

 

 

Hollande va dissoudre l’assemblée nationale (Mélenchon)

Hollande va dissoudre l’assemblée nationale (Mélenchon)

 

Mélenchon a peut-être raison car Hollande n’a plus guère d’autres solutions ; D’une part il n’est pas certain de conserver une majorité au parlement et dans ce cas la dissolution est incontournable ; Surtout, s’il n’abandonne pas l’idée de se représenter, il voudra alors diviser et discréditer la droite qui nécessairement devra accepter l’alternance. Il comptera ainsi se resolvabiliser politiquement. Bref la manœuvre politicienne qui avait réussi à Mitterrand.   Jean-Luc Mélenchon en est sûr : François Hollande n’a pas beaucoup d’options pour sortir de l’impasse. L’ancien président du Parti de gauche prédit donc dans L’Opinion de vendredi une dissolution de l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat  »va dissoudre! Peut-être même avant les cantonales de mars prochain. Il ne croit en rien, il n’a rien à défendre. Comment faire pire à notre pauvre pays que ce qu’il lui a déjà infligé? », explique ainsi Jean-Luc Mélenchon, selon qui le chef de l’Etat « va tenter une astuce politicienne ». « La dissolution lui offrira la liquidation de ses adversaires au PS et chez les Verts. Et il divisera la droite avec le choix du Premier ministre », explique l’ancien sénateur socialiste, qui se « félicite de voir le PS se disloquer de l’intérieur ». « Le système va se défendre. Il est très puissant. François Hollande ne se laissera pas couler sans réagir », affirme-t-il encore. Jean-Luc Mélenchon se dit en revanche rassuré par les critiques de Martine Aubry, qui a éreinté la politique économique du couple exécutif dans le JDD, dimanche dernier. « Je suis content de voir que d’autres rejoignent les critiques que j’ai formulées. Encore faut-il qu’elle aille au bout de ce qu’elle dit », soutient-il ainsi.

 

Assemblé nationale : le discours de Valls

Assemblé nationale : le discours de Valls

Comme il fallait s’y attendre et comme d’habitude Valls a commencé son allocution en dramatisant la situation infranationale évoquant en vrac, la Russie, l’Ukraine, Gaza, l’Afrique de l’ouest, le virus Ebola, la Syrie et l’Irak. Situation qui réclame, d’après lui, l’union nationale. Il a ensuite traité de la politique budgétaire : une «  politique calibrée ». En clair qui ne peut tenir se objectifs de déficits. Adieu donc les 1% de croissance, on se contentera de 0.4% et l’inflation sera  limitée à 0.5% en 2014, ce qui  viendra affaiblir les rentrées fiscales. Du coup le déficit sera de 4.4% en 2014 et  peu près autant en 2015. Il a à nouveau évoqué les fameux 50 milliards d’économies en trois ans dont 21 en 2015 assurant qu’il était préférable de faire des économies que d’augmenter les impôts. Le pacte de responsabilité a été confirmé (40 milliards d’allégement fiscaux) mais le Premier ministre a en quelque sorte mis en demeure le branches d’engager enfin  les discussions. Il a insisté pour que ces 40 milliards ne servent pas à augmenter les dividendes ou les hauts salaires des patrons. Puis il a mis en valeur les efforts engagés pour la redorme de l’Etat avec pour exemple la SNCF ou encore la réforme territoriale. Une réforme SNCF qui par parenthèse a oublié de traiter les conditions d’apurement de sa dette abyssale. En matière de réforme territoriale il s’est bien abstenu d’évoquer la suppression des départements. Pour Valls le projet de loi de croissance, en fait projet de loi traitant notamment des professions réglementés,   devrait soutenir l’activité, en pêle-mêle  il a évoqué l’apprentissage, l’ouverture des magasins le dimanche, la formation. Sans doute pour convaincre ses frondeurs le Premier ministre  opposé aux nouvelles demandes patronales concernant les 35 heures, le SMIC ou la modification des CDI. Pour gauchir son discours Valls a lâché une prime exceptionnelle aux retraites de moins de 1200 euros mensuels et la revalorisation du minimum vieillesse. Il a terminé avec un long couplet sur les valeurs républicaines su lesquelles s’appuyer pour résoudre une grande partie du mal être et du sentiment d’abandon de certains citoyens. En conclusion, un discours assez convenu marqué par une tonalité d’autorité  mais globalement dans la continuité de la politique de Hollande et finalemenet assez confus.

Régions : le bricolage territorial adopté par l’Assemblée nationale

Régions : le bricolage  territorial adopté par l’Assemblée nationale

 

Les députés ont terminé leur bricolage qui leur permettra d’être réélus dans leur territoire en 2015. La cohérence des intérêts électoraux a pris le pas sur la préoccupation démocratique et surtout sur la cohérence économique. 13 régions c’es encore trop, il en en aurait fallu 9 tout au plus et avec suppression concomitante des départements. La France ne comptera bientôt plus 22 régions, mais seulement 13, après les fusions programmées notamment du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, mais aussi des Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine. L’Assemblée nationale a adopté vendredi 18 juillet, après une nuit de débats, la nouvelle carte des régions proposée par les socialistes. Cette carte, qui découle d’amendements identiques du rapporteur (PS) Carlos Da Silva et du groupe socialiste au projet de loi de réforme territoriale, prévoit également que la Champagne-Ardenne soit rattachée à l’Alsace et la Lorraine. Cet article 1er sur la carte réduit ainsi le nombre de régions en métropole de 22 à 13 (Corse comprise), et non 14 comme le prévoyait le projet initial du gouvernement. Il a été adopté par 52 voix, dont certaines à droite, contre 23. Les autres fusions programmées sont: Auvergne et Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, Haute-Normandie et Basse-Normandie. Six régions demeurent inchangées: Bretagne, Corse, Ile-de-France, Centre, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Pour le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, « il n’existe pas de carte idéale » mais « nous avons eu l’audace de faire (une carte) tout en étant ouverts à ce qu’on la modifie ».D’après M. Da Silva, proche du Premier ministre Manuel Valls, « cette carte est un point d’équilibre » et elle sera « peut-être amenée à évoluer », du fait notamment du droit d’option qui devrait être ouvert pour les départements afin de changer de région de rattachement à partir de 2016. L’Assemblée reprendra dans l’après-midi ses travaux sur ce projet de loi, dont l’examen doit s’achever dans la soirée, avant son vote solennel global en première lecture mercredi prochain. Les parlementaires doivent encore discuter de l’autre mesure phare du texte, le report des élections régionales et départementales de mars à décembre 2015. Ils n’étaient entrés dans le vif des débats sur les articles que jeudi soir, après une douzaine d’heures de propos liminaires depuis mercredi, où chacun avait souvent évoqué sa propre région. Mais l’examen de l’article 1er avait été longuement entrecoupé de rappels au règlement et suspensions de séance à la demande de différents groupes politiques, en raison de divergences sur la manière de débattre et voter la carte. L’opposition avait demandé qu’il y ait bien des votes sur tous les amendements, criant au « déni de démocratie » sans cela (Laurent Wauquiez, UMP) ou aux « droits élémentaires du Parlement bafoués » (Philippe Vigier, UDI). Le centriste Maurice Leroy s’était demandé si le gouvernement ne cherchait pas à « régler les problèmes du groupe socialiste », où certains souhaiteraient modifier la carte proposée. A l’issue de plusieurs heures de présentation des amendements, les élus sont finalement passés à leurs votes peu avant 6H00, rejetant notamment l’un porté par 17 députés PS ou apparentés, dont 8 du département du Nord, qui visait à empêcher le rapprochement du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, qualifié d’ »aberration économique et sociale », dans la lignée de l’appel lancé mardi avec la maire de Lille Martine Aubry et des hauts responsables socialistes du Nord. La position de ces nordistes a fait bondir la coprésidente du groupe écolo, Barbara Pompili, élue de la Somme, y voyant une « insulte » et « un manque total d’esprit de solidarité entre les territoires ». François Lamy, ex-ministre de la Ville et proche de Martine Aubry, a au contraire rejeté l’idée d’un mariage qui ne serait pas « réussi ». Ont été repoussées également des propositions du breton Marc Le Fur (UMP) et de l’élu écologiste de la Loire-Atlantique François de Rugy, prévoyant que ce dernier département se fonde dans la région Bretagne. « On voit bien que l’Elysée a eu du mal à trancher, le gouvernement a du mal à trancher, c’est le rôle du Parlement de le faire » sur cette question d’une « unification » de la Bretagne, avait aussi lancé Jean-Patrick Gille (PS), élu d’Indre-et-Loire, partisan en parallèle de la création d’une région Val de Loire avec le Centre, option qui n’a pas été retenue non plus. Un amendement de députés alsaciens UMP et UDI, réclamant le maintien de la région Alsace telle quelle, n’a pas eu davantage de succès. Parmi les autres amendements retoqués, pour la plupart révisant le puzzle régional, figure celui de Jean-Christophe Fromantin (UDI) qui souhaitait construire les régions autour des métropoles. Peu avant le terme de « la nuit la plus longue de la réforme territoriale », selon le mot de Denis Baupin (EELV), certains élus tweetaient « Libérez les députés », en comptant plus de vingt heures de travail depuis jeudi matin.

 

Maïs transgénique interdit par l’assemblée nationale

Maïs transgénique interdit par l’assemblée nationale

Les députés français ont adopté mardi une proposition de loi socialiste qui prévoit d’interdire la culture du maïs transgénique en France. Les groupes de gauche ont voté ce texte présenté par le groupe PS. Le groupe UDI avait laissé la liberté de vote à ses membres. Seul le groupe UMP a voté contre. « C’est un texte anticonstitutionnel et contraire au droit européen. C’est un texte pour faire plaisir aux Verts. On se moque du monde », a expliqué Christian Jacob, le président du principal groupe de l’opposition. « Il est nécessaire que la représentation nationale légifère sur ce sujet », a répondu Jean-Marie Le Guen, le nouveau secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement. Cette proposition de loi reprend dans son intégralité une proposition de loi du sénateur PS Alain Fauconnier, que la haute assemblée avait rejetée le 17 février par 171 voix contre 169. Le groupe socialiste de l’Assemblée avait alors décidé de déposer immédiatement une nouvelle proposition de loi, le but de ce texte étant d’interdire le maïs transgénique avant la période des semis, notamment le MON810 de Monsanto et le Pioneer TC1507 de DuPont et Dow Chemical. Le texte dispose que la mise en culture de variétés de maïs génétiquement modifié est interdite et précise qu’en cas de non-respect de cette interdiction, l’autorité administrative peut ordonner la destruction des cultures concernées. Un amendement du groupe écologiste a été repoussé qui proposait d’interdire la culture de toutes les plantes génétiquement modifiées. Dans un arrêté du 15 mars, Paris a interdit l’utilisation du maïs MON 810 de Monsanto en attendant l’adoption définitive de cette proposition de loi.

Assemblée nationale statut des travailleurs détachés

Assemblée nationale  statut des travailleurs détachés

Combattre un dumping social généralisé dans différents secteurs d’activité (, comme le bâtiment ou encore les transports) .., environ 350 000 salariés). C’est l’objectif des députés qui vont débattre ce mardi d’une proposition de loi PS visant à anticiper et durcir l’application d’un accord européen sur le contrôle des travailleurs détachés. « Il s’agit de protéger nos travailleurs, nos entreprises. Il s’agit aussi de protéger le financement de notre sécurité sociale« , explique le député socialiste de Gironde Gilles Savary, rapporteur du texte. La proposition de loi soutenue par le PS prévoit aussi de « permettre aux organisations professionnelles et syndicales françaises de faire des recours en pénal pour protéger leurs intérêts ou les intérêts généraux du droits du travail« , poursuit-il.  Des dispositions accompagnées d’un renforcement des peines et des amendes encourues par les entreprises qui contournent la loi pour faire de « l’optimisation sociale ».    La proposition de loi propose aussi de ficher celles ayant eu recours au « travail illégal » et qui auront été condamnées à une amende de plus de 15.000 euros. Elles apparaîtront alors sur une liste noire visible sur internet et ce pendant un an. Ce texte, qui sera voté le 25 février et qui vise à transposer en droit français un récent accord européen, devrait recevoir une large majorité de votes des députés. Il faut dire que la France est particulièrement concernée par cette problématique du travail détaché illégal ou frauduleux. En 2012, environ 160.000 Européens sont venus travailler dans l’Hexagone alors qu’environ autant de Français étaient détachés dans l’UE. Dans la réalité, ils sont au moins deux fois plus nombreux, les chiffres mentionnés ne prenant en compte que les travailleurs déclarés.

 

Formation professionnelle : la reforme bâclée à l’assemblée nationale

Formation professionnelle : la reforme bâclée à l’assemblée nationale

 

La grande réforme de la formation permanente finit en eau de boudin, elle devait être un des instruments privilégiés pour lutter contre le chômage. En faiat sur les 30 milliards annuels environ, 3% au lieu de 2% seront consacrés aux chômeurs. Une véritable mascarade qui permet en faiat de pérenniser le détournement des fons aux profits d’innombrables structures qui se gavent de ces crédits.   Le vote interviendra vendredi sur ce texte qui, pour l’essentiel, retranscrit l’accord conclu le 14 décembre entre les syndicats, sauf la CGT, et le patronat, excepté la CGPME. Le projet de loi sera ensuite examiné dès le 18 février par le Sénat.  Le ministre du Travail Michel Sapin souhaite en effet une adoption définitive avant la pause parlementaire de mars (pour les élections municipales) d’une réforme qui, a-t-il dit mercredi, « refonde la formation professionnelle, peut-être pour 40 ans à nouveau », comme cela avait été le cas de la loi fondatrice de 1971. Il s’agit de réorienter les moyens de la formation professionnelle (une trentaine de milliards d’euros dont la moitié venant des entreprises) vers ceux qui en ont le plus besoin, en priorité les chômeurs.  La clef de voûte de la réforme est l’instauration, au 1er janvier 2015, d’un compte personnel de formation (CPF) qui remplacera l’actuel droit individuel à la formation (DIF) et s’en différencie sur deux points essentiels: il ne concerne pas que les salariés du privé, mais également les chômeurs, et peut-être à terme les indépendants et les fonctionnaires, et pourra être alimenté jusqu’à 150 heures (en huit ans) contre 120 heures pour le DIF.  Le CPF rencontre un large consensus à l’Assemblée, même si certains, comme les écologistes et le Front de gauche, s’interrogent sur les moyens qui seront accordés au dispositif, notamment pour que les chômeurs y aient vraiment accès. L’UMP, par la voix d’Isabelle Callenec, s’est aussi inquiétée « de l’adéquation de ces formations avec les besoins réels des entreprises », et « de l’absentéisme » de certains chômeurs en formation.  L’octroi de pouvoirs accrus aux régions en matière de formation et d’apprentissage suscite plus de critiques. Gérard Cherpion (UMP) craint « un marché de dupes » du fait du « désengagement financier » de l’Etat, une inquiétude partagée par le Front de gauche.  Autre volet du projet, la réforme de l’inspection du travail suscite un tir croisé, pour des raisons opposées, à droite et à gauche. Pour Mme Callenec, le droit qu’auront les inspecteurs d’infliger directement des amendes aux entreprises est « aux antipodes des annonces du président de la République qui prétend vouloir rétablir la confiance avec les entreprises ».  Pour sa part, le Front de gauche, et dans une moindre mesure les écologistes, relaient les protestations d’inspecteurs et contrôleurs du travail qui voient une atteinte à leur indépendance dans leur regroupement en « unités de contrôle », devant rendre compte à un responsable désigné parmi eux.  De ce fait l’UMP votera contre le texte, tandis que l’UDI est partagée entre abstention et vote favorable.  Le Front de gauche votera vraisemblablement aussi contre le texte.  Quant aux écologistes, ils choisiront entre l’abstention et le vote pour au vu du sort réservé à leurs amendements, en particulier sur un rôle encore plus important des régions, la situation des chômeurs et la formation à « la transition écologique », a dit mercredi Christophe Cavard, leur porte-parole dans le débat.  Les socialistes, en particulier par la voix du rapporteur du texte, Jean-Patrick Gille, vont ainsi être parfois les seuls à défendre totalement le projet.  Par ailleurs, les contrats de génération vont s’inviter dans la discussion, le gouvernement ayant annoncé mardi qu’il déposerait un amendement facilitant l’accès des entreprises moyennes (entre 50 et 300 salariés) aux aides de l’Etat, mais leur imposant des pénalités en l’absence, d’ici la fin de l’année, d’accord social (au niveau de la branche ou à défaut de l’entreprise) ou de plan sur l’emploi des jeunes et des seniors.  Enfin, le texte vise aussi l’instauration d’un nouveau mécanisme de financement des organisations syndicales et patronales basé sur une contribution des entreprises et de l’Etat, déconnecté de l’argent de la formation professionnelle. Il prévoit également un meilleur contrôle financier des comités d’entreprise.

 

Fiscalité-bureaucratie: Les fous furieux de l’assemblée nationale

Fiscalité-bureaucratie: Les fous furieux de l’assemblée nationale

 

En plein ralbol fiscal et alors que Hollande promet  maintenant  des allégements de fiscalité d’ici 2017 (en clair l’année qui va procéder les élections) , les députes continuent leur matraquage fiscal. D’abord, ils viennent d’augmenter la fiscalité sur les mutuelles au premier janvier (en plus de toutes les autres  mesures, type TVA), ensuite pour la remise à plat de la fiscalité, on envisage sérieusement à l’assemblée de ne plus exonère la CSG de l’IR (en clair on taxe la CSG comme un revenu). Un comble puisque la CSG est déjà une taxe ! Pour couronner le tout on envisage d’  accroitre l’assiette d’IR (ce qui est mécanique avec l’affaire de la CSG et le non actualisation du barème de l’impôt pendant deux ans). La même instabilité fiscale menace les entreprises y compris avec le pacte de responsabilité et son imbroglio de contrepartie inapplicables. On peut se demander si nos responsables en général et nos députés en particulier  ne sont pas atteints d’une pathologie grave : la démence fiscale. Pas surprenant,  cette assemblée n’est absolument pas représentative de la population, évidemment les femmes sont sous représentées mais aussi les salariés du privé, les artisans, peu de paysans aussi. Quant aux ouvriers : pas un seul ! En fait une majorité de fonctionnaires (55%) pour qui la réalité économique et sociale de la production marchande relèvent de l’ésotérisme. Certes on parle des travailleurs, voire des exploités, des couches populaires mais ce sont de artifices sémantiques pour orner des discours. C’est évidemment une honte pour la démocratie d’accepter une telle déformation de la représentativité ;. Cette oligarchie plombe la compétitivité, la croissance et l’emploi avec lois, fiscalités et procédures au nom de couches populaires dont ils ignorent tout. Bref, le PS qui a opéré depuis Mitterrand un véritable détournement de l’objet social de ce parti devenu un simple club d’élus, de notables et  de fonctionnaires en mal de carrière politique. Ces députés sont atteints de démence bureaucratique, ils ne se rendent aucunement compte qu’il mène le pays vers l’abime et encore moins de la souffrance de français jetés de plus en plus vers désespoir,  la précarité voire la misère

Education nationale : la France encore déclassée

Education nationale : la France encore déclassée

Or, selon les  informations du JDD, la France, qui depuis la création de ce classement international en 2000 n’a cessé de décrocher, pourrait cette année encore perdre au moins deux places. En 2009, l’Hexagone s’en tirait avec une mention tout juste passable : 11e parmi les pays de l’OCDE, 14e de l’ensemble des pays ayant participé à l’étude, loin derrière la Corée du Sud, la Finlande et Shanghai, le trio de tête. « Vous allez voir, en décembre on va avoir les nouvelles études Pisa. La France décroche totalement dans les performances de ses élèves », avançait dès le mois d’octobre Vincent Peillon sur le plateau du Grand Journal. À la veille de la publication de l’étude, il se montre plus prudent : « Nous ne pouvons pas préjuger des résultats de Pisa, mais toutes les études montrent que l’école française décline depuis plusieurs années. » À chaque session, l’OCDE choisit une « majeure », une matière dominante. Cette fois, les maths seront scrutées à la loupe. La dernière étude révélait une baisse sensible du niveau dans cette matière, alors qu’au début des années 2000 la France figurait dans le peloton de tête. Plusieurs observateurs ne voient pas comment cette tendance pourrait être inversée. « Les résultats en maths seront moins bons qu’en 2003, année où c’était la matière majeure », affirment-ils. Selon une étude du ministère de l’Éducation de 2010, 15 % des élèves de 3e ne maîtrisent aucune des notions mathématiques sur lesquelles ils travaillent depuis la 6e, et 30% seulement sont capables de multiplier et d’additionner des nombres simples. On craint surtout que le fossé entre les bons et les mauvais élèves ne se creuse encore. Pisa 2009 avait en effet pointé pour la France un inquiétant écart entre une élite d’élèves, souvent issue d’un milieu social élevé, et une part croissante de jeunes en grande difficulté qui décrochent. « Nous sommes classés parmi les pays encore performants mais inéquitables », rélève la sociologue Marie Duru-Bellat. Le ministre anticipe en justifiant sa politique : « La refondation de l’école lancée depuis dix-huit mois vise justement à stopper le déclin de l’école et à redonner à l’école républicaine son caractère égalitaire. »

Assemblée nationale: aucun député présent à la dernière séance!

Assemblée nationale: aucun député présent à  la dernière séance!

 

577 députés élus et pourtant aucun présent lors de la dernière séance ; 577 c’est pourtant 2 ou 3 fois de trop (sans parler de l’inutile sénat aux 348 membres quand les Etats-Unis n’en comptent que 100 !). Aucun député n’était présent jeudi 25 juillet, à l’ouverture de la dernière séance de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Seuls le président de séance, l’écologiste Denis Baupin et le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve étaient présents sur les bancs à 9h30, selon Le Canard Enchaîné. Après les efforts des fonctionnaires de l’Assemblée, deux députées se sont ensuite jointes aux travaux, pour une affluence record de quatre personnes dans l’Hémicycle. Le menu des discussions ? L’hommage aux victimes de la catastrophe de Saint-Jacques de Compostelle, le règlement du budget 2012, le sujet des « soins sans consentement en psychiatrie » et diverses conventions internationales. « Plutôt gênant », commente l’hebdomadaire satirique.

 

Assemblée nationale : création d’un registre national des crédits aux particuliers

Assemblée nationale : création d’un registre national des crédits aux particuliers

 

-Les députés français ont donné jeudi soir leur feu vert à la création d’un registre national des crédits aux particuliers, dont le but est de responsabiliser les prêteurs et de mieux lutter contre le surendettement. Les députés, qui poursuivaient l’examen du projet de loi sur la consommation, ont entériné un amendement en ce sens présenté par le gouvernement et adopté en commission. Ce « fichier positif » sera une base de données recensant les Français bénéficiant d’un crédit à la consommation. Il sera placé sous la responsabilité de la Banque de France. Celle-ci dispose déjà des principales compétences au sein du service public de lutte contre le surendettement, notamment via la gestion du fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) et le réseau des commissions de surendettement. Tous les groupes ont voté ce dispositif à l’exception des radicaux de gauche, opposé par principe à la création de fichier, et de l’UMP qui juge qu’un tel fichier « est une fausse bonne idée ». Les députés devraient achever dans la nuit de jeudi à vendredi l’examen du projet de loi sur la consommation. L’Assemblée se prononcera mercredi prochain par un vote solennel sur l’ensemble de ce texte, et le Sénat l’étudiera en septembre.

 

François Bayrou : face à la récession, l’unité nationale

François Bayrou : face à la récession, l’unité nationale

 

Le centriste François Bayrou a réclamé mercredi une unité nationale pour la France, entrée officiellement en récession pour la première fois depuis quatre ans. Le président du MoDem a dit ne pas être surpris par les chiffres annoncés mercredi par l’Insee. « La récession est partout autour de nous en Europe, et surtout dans les familles françaises », a-t-il dit sur RMC et BFMTV. Celui qui a dit avoir voté François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012 a estimé nécessaire, alors que se profile un remaniement, « une unité nationale pour conduire la politique de restructuration ». « La situation du pays exige que l’on reconstruise massivement les piliers qui font la France », a dit le dirigeant centriste, qui a jugé « inéluctable » un remaniement pour resserrer l’équipe gouvernementale. « On ne peut pas conduire un gouvernement de 40 personnes », a-t-il dit.

 

Patrimoine politique : journée nationale de deuil démocratique

Patrimoine politique : journée nationale de deuil démocratique

 

Le déclaration du patrimoine des ministres va constituer une journée de deuil démocratique ; en cause, la découverte que la classe politique n’est pas représentative des français ; Pourtant on va sous-évaluer ces patrimoines par exemple avec des valeurs d’estimation très approximative de l’immobilier ( genre en valeur d’achat au lieu de la valeur du marché, en ne prenant pas en compte le patrimoine redistribué sur la famille, les parts de sociétés, voire les comptes à l’étranger ou encore les objets d’art et les bijoux). Pourquoi un deuil démocratique ? Parce qu’en réalité en dépit de leurs déclarations les politiques sont globalement riches ;  par héritage, par situation professionnelle et aussi grâce aux revenus d’élus. Un député maire touche en effet de l’ordre de 20 000 euros mensuels (avec un attaché parlementaire) plus de nombreux avantages. Alors que le salaire moyen en France est de 1600 euros mensuels environ ; le montant moyen d’ une retraite au régime général es de 1000 euros environ. Le montant moyen du patrimoine des français est de l’ordre de 230 000 euros par ménage (donc moins de 100 000 euros par individu si on compte les adulte autre que les parents). La politique rapporte donc, d’autant qu’on a transformé le service démocratique qui ne devrait durer que quelques années en véritable carrière. Hollande pour masquer l’affaire Cahuzac a mis le doigt dans l’engrenage fatal du discrédit de la classe politique. Comment, un élu disposant d’au moins 20 000 euros par mois pourrait comprendre les réalités de la vie quotidienne d’un smicard, ou  d’un chômeur. C’est tout le drame de la démocratie et qui ne concerne malheureusement pas que la France. Dans un autre temps, on pourrait ignorer la richesse des élus mais dans une période caractérisée par une crise d’une telle ampleur ce n’est pas possible. D’une part pour des motifs de justice sociale mais surtout pour l’incapacité de nos élus à comprendre la problématique économique et sociale de ceux qu’ils sont censés représenter. Du coup, leurs orientations sont essentiellement fondées sur ce que pensent les élites qui n’ont aucune capacité à comprendre les conséquences de l’austérité, du chômage et de la pauvreté.

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

Patrimoine : une souscription nationale pour changer la vieille 407 de Montebourg

 

 

 Pendant les travaux de ravalement de la popularité du gouvernement, le cirque du patrimoine continue. Cette fois c’est Montebourg qui déclare 1 million d’euros mais avec combien de dettes ! L’émotion a été grande dans les usines fermées et menacées et on parle d’une souscription nationale pour aider Montebourg à changer sa 407 vieille de 7 ans. Montebourg signale aussi avoir acheté un fauteuil de style pour plus de 4000 euros, par contre pour son fauteuil de ministre de redressement économique, il n’aurait rien payé ; normal, il ne s’en sert pas et l’économie française non plus. A son tour, Arnaud Montebourg détaille donc son patrimoine mardi après-midi et la lecture attentive fera sans doute sourire…ou pleurer, autre exemple, par souci d’honnêteté Montebourg déclare même des biens qu’il ne possède plus ! Le ministre du Redressement productif est à la tête de biens immobiliers d’une valeur totale supérieure à 1 million d’euros, mais ne possède aucun placement, et a notamment contracté 200 000 euros d’emprunt.  Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, détaille à son tour son patrimoine, dans un entretien publié mardi sur le site internet du quotidien Le Monde. Dans la tourmente de l’affaire Cahuzac, le gouvernement présentera le 24 avril en conseil des ministres un projet de loi sur la moralisation de la vie politique en vue d’une adoption avant l’été, et les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront publiées d’ici le 15 avril. Arnaud Montebourg dit avoir été « nu-propriétaire d’une propriété à Fixin, en Côte-d’Or, d’une valeur de 670 000 euros, partagée avec ma mère et donc divisée par deux. Elle a été vendue depuis ». Il est aussi nu-propriétaire à 50% d’une place de parking souterrain à Dijon, « d’une valeur inconnue », et, avec 100% d’usufruit pour sa mère, d’un appartement de 55 m2 occupé par celle-ci à Paris. « Je suis propriétaire indivis, pour 40%, d’un appartement situé à Paris 2e, dont la valeur actuelle est estimée à 890 000 euros. Je suis propriétaire d’une maison à Montret [en Saône-et-Loire, NDLR] d’une valeur de 235 000 euros, ajoute-t-il. Je ne possède ni valeurs mobilières, ni placement, ni assurance-vie. Je détiens deux comptes bancaires à la Caisse d’épargne de Gevrey-Chambertin [en Côte-d'Or, NDLR], pour moins de 1 000 euros chacun, et un compte bancaire au Crédit du Nord (…). J’ai une 407 Peugeot de 2007 et un fauteuil Charles Eames que j’ai acheté pour 28 000 francs [environ 4 250 euros, NDLR]. Je n’ai pas de fonds de commerce, je ne détiens pas de compte à l’étranger et j’ai beaucoup de dettes, des prêts immobiliers et 200 000 euros d’emprunt ».

 

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