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Éoliennes : dangereuses pour la défense nationale

 

Éoliennes : dangereuses pour la défense nationale

 

 

On vient de voir en Arabie Saoudite les terribles conséquences que pourraient provoquer d les attaques aériennes par des drones. La multiplication de parcs éoliens pourrait encore compliquer la surveillance de ses engins.  D’une manière générale, la Défense nationale est mis en cause par ces éoliennes qui perturbent les radars voire les ignorent.

Environ 50%  des projets éoliens font déjà l’objet d’un recours en justice.

Mais ce qui inquiète le plus les professionnels du secteur, ce sont les contraintes militaires. Secteur d’entraînement à très basse altitude de la défense, réseau très basse altitude de défense, zones de vols tactiques pour hélicoptères de combat, zones interdites, zones dangereuses… « FEE estime qu’environ 6 500 MW de projets sont gelés par l’armée. Mais le pire est peut-être à venir, si l’on en croit M. Grandidier.

Les  contraintes militaires et des centrales nucléaires ont explosé. Elles interdisaient 12,3 % du territoire métropolitain au développement des éoliennes en 2013, 50,25 % en 2016 et ce pourcentage pourrait monter à 86 % dans un proche avenir, réduisant en « confettis » les territoires autorisés à en accueillir en cumulant l’ensemble des obstacles.

En cause, un projet d’extension de la zone tampon autour des radars militaires d’un rayon de 30 km (norme actuelle) à 70 km. Les éoliennes sont dans le collimateur de l’armée car elles renvoient un signal qui, pour résumer, peut faire prendre à un radar des éoliennes pour des avions ou lui empêcher de détecter un avion qui passerait derrière un champ d’éoliennes.

S’ajoutent maintenant les dangers que peuvent représenter drones évoluant à très basse altitude et difficilement détectables.

Les réserves de la défense nationale sur les éoliennes sont sérieuses. D’après   le général Pierre Reutter, directeur de la circulation aérienne militaire (Dircam), qui rend les avis sur les projets éoliens au nom du ministère de la Défense » les éoliennes peuvent constituer un obstacle à la réalisation de nos missions en réduisant notre capacité de détection des menaces voire en les annihilant, poursuit le patron de la Dircam. Est-ce bien raisonnable aujourd’hui ? »

Il y a incompatibilité entre les impératifs de la défense et la politique énergétique du gouvernement. »

Mais avec le caractère particulièrement destructif de certains drones utilisés notamment en Arabie saoudite se repose de manière urgente la question de la protection de l’espace à basse altitude, encore faudrait que les éoliennes déjà énergétiquement contestables, ne viennent pas faite obstacle à leur détection.

Emploi: 54% des Français pour la «préférence nationale»

Emploi: 54% des Français pour  la «préférence nationale»

 

 

 

Une étude qui n’apprend pas grand chose, celle de l’Ipsos réalisée dans plusieurs pays pour mesurer la préférence nationale dans l’emploi. Sans surprise,  54 % des Français approuvent cette préférence,  c’est d’ailleurs moins que la moyenne des autres pays qui se situent autour de 60 % et qui peut atteindre plus de 80 % chez les russes. De toute façon,  une préférence qui ne change pas grand-chose à moins évidemment de fermer complètement les frontières et l’économie en même temps. Citons par exemple le secteur agricole ou le bâtiment où il n’est pas possible de recruter suffisamment de main-d’œuvre française faute de candidats. Même chose parmi les médecins  où  les étrangers  représentent environ 50 % des hospitaliers ;  cela en raison du numerus clausus qui limite encore pour longtemps le nombre de médecins formés en France. Dans nombre de métiers manuels, la présence étrangère ne peut être qu’en progression car on ne forme plus suffisamment d’apprentis depuis très longtemps et on a orienté trop d’élèves vers des bacs bidon qui conduisent directement à pôle emploi. En cette période de populisme de nationalisme, «La préférence nationale en matière d’emploi est une idée qui est aussi présente dans beaucoup d’autres pays», explique Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos.

L’étude de  l’institut Ipsos a testé un certain nombre d’affirmations, notamment d’ordre économique. Intitulée «Populist and nativist sentiment in 2019», cette étude a été réalisée auprès de 18.000 personnes dans 27 pays, ce qui permet de faire une comparaison internationale. Parmi les phrases proposées, on trouve notamment l’affirmation suivante: quand les emplois sont «rares», les employeurs devraient embaucher en priorité les nationaux plutôt que les immigrés. Une manière de tester l’adhésion à la «préférence nationale» en matière d’emploi. 54% des Français se disent d’accord avec cette proposition (soit 3 points de plus qu’en 2016). Si on prend l’ensemble des 18.000 personnes interrogées (tous pays confondus), la France se situe en dessous de la moyenne puisque 60% des interrogés estiment que les entreprises doivent privilégier les nationaux. Les Serbes (82%), les Russes (81%), les Hongrois (75%) ou encore les Turcs (73%) sont les plus en phase avec cette affirmation.

 

Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos Global Affairs

«La préférence nationale en matière d’emploi est une idée présente dans beaucoup de pays», explique au Figaro Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos Global Affairs, qui lie cette tendance au contexte «post-crise économique de 2008». «En France, nous sommes très focalisés sur le discours et la préférence nationale est souvent liée au Rassemblement national mais cette question est portée partout dans le monde, parfois par des partis politiques moins ostracisés», poursuit Chloé Morin. La politologue note que de nombreux pays souscrivent encore plus que la France à la préférence nationale, ce conduit à «relativiser» le score français.

 

«Boycott» du discours de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le réflexe des vieux cons

 «Boycott» du discours de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le réflexe des vieux cons

 

 

On ne peut que rester pantois face à l’attitude d’un certain nombre de députés français qui ont décidé de boycotter le discours de Greta Trun berg.   Au-delà de la personnalité de l’intéressée qui a quand même 16 ans et qui sans doute est loin d’être idiote, c’est le symbole de la jeunesse inquiète face à la dégradation de l’environnement qui est en cause. Une jeunesse qui bouscule les réflexes de certains vieux cons (et même de moins vieux) qui pensent  surtout que la science seule peut combattre les dérèglements environnementaux. Témoin ces prises de position lamentables :

«@GretaThunberg a été invitée à l’Assemblée nationale pour la séance. Je respecte la liberté de penser… mais ne comptez pas sur moi pour applaudir une prophétesse en culottes courtes, ‘Prix Nobel de la peur’. La planète, oui. Le greenbusiness, non», a tweeté dimanche Julien Aubert, candidat à la présidence de LR.

 

Samedi, Guillaume Larrivé, également dans la course à la présidence des Républicains, avait appelé ses collègues «à boycotter @GretaThunberg à l’Assemblée nationale». «Pour lutter intelligemment contre le réchauffement climatique, nous n’avons pas besoin de gourous apocalyptiques, mais de progrès scientifique & de courage politique», avait-il lancé sur le réseau social.

 

Auparavant, Valérie Boyer (LR) avait parlé de Greta Thunberg comme d’une «jeune activiste totalement sous emprise». Et Sébastien Chenu (RN) avait demandé: «si je dis que je ne veux pas aller me prosterner devant @GretaThunberg cette enfant de 16 ans invitée à l’Assemblée devant la représentation nationale, je sors (encore?) du politiquement correct?».

 

 

 
Une députée LREM, Bénédicte Peyrol, a pris ses distances dimanche à l’égard de la visite de la jeune Suédoise. «Pourrait-on mettre autant à l’honneur les scientifiques, les personnes qui agissent depuis des années pour la planète. Utiliser le manichéisme du Bien contre le Mal est bien trop simple pour agir dans un monde complexe», a-t-elle tweeté.

 

 

Dans ses prises de position, ces députés démontrent  leur nullité, leur condescendance et même leur mépris de la jeunesse. Sans parler de leurs arrière-pensées en niant en fait les dégâts de l’environnement. Bien entendu la seule prise de conscience de l’enjeu environnemental ne suffit pas pour changer la donne mais c’est une voie de passage obligé pour ensuite articuler cette question avec les aspects technologiques, économiques et sociaux. Bien entendu ce n’est pas cette jeune fille qui est sans doute en capacité de répondre à la complexité de ces problématiques mais c’est plutôt rassurant de voir la jeunesse s’intéresser et se mobiliser autour de cet enjeu central pour l’avenir de l’humanité.

Une Agence nationale de la cohésion des territoires : pour quoi faire ?

Une  Agence nationale de la cohésion des territoires : pour quoi faire ?

 

 

 

A priori, Il paraît pour le moins curieux de créer une agence nationale (ANCT, Agence nationale de la cohésion des territoires ) pour favoriser le développement et la cohérence des territoires. On sait que la France souffre d’une centralisation extrême et que la responsabilité des structures locales demeure réduite. D’ailleurs sur deux nombreux champs d’activité économique, sociaux  ou sociétaux, c’est encore le préfet qui décide en dernier ressort. Une différence de taille avec peut se passer dans d’autres pays comparables comme l’Allemagne ou encore l’Espagne. En France, on crée une administration étatique supplémentaire pour favoriser le développement local. Une curieuse manière de favoriser la décentralisation. De toute manière l’agence demeurera sous la tutelle de l’État ;  pire, le préfet sera le représentant local de l’agence. L’ANCT se veut «un guichet unique» vers lequel pourront se tourner les élus locaux, porteurs de projets, qui se retrouvent souvent à l’heure actuelle dans «un maquis administratif», selon Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires. La future agence englobera le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), l’Agence du numérique et l’Établissement public d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (Epareca). Pour la gouvernance de l’agence, le Sénat avait instauré la parité entre représentants de l’Etat et élus locaux, mais l’Assemblée a rétabli la majorité pour l’Etat. Au Palais Bourbon, les élus Libertés et territoires ont redit leur mécontentement quant à un «schéma jacobin» et ont voté majoritairement contre la proposition de loi, tout comme les élus PCF et LFI. Socialistes et LR se sont abstenus, jugeant qu’elle n’était «pas à la hauteur des ambitions et des attentes des élus locaux», tandis que députés LREM, MoDem et UDI se sont prononcés pour.

Le rituel de la grève nationale reprendra le 19 mars avec la CGT et FO

Le rituel de la grève nationale reprendra le 19 mars avec la CGT et FO

 

On vaudrait tuer le syndicalisme qu’on ne s’y prendrait pas autrement ; avec cet appel des organisations corpos gauchistes à une  journée de grève le 19 mars. Dun certaine manière, la même stratégie que les gilets jaunes : l’extinction de la force revendicative par l’épuisement des troupes ; En plus avec un cahier revendicatif fourre-tout supposé touché le maximum mais qui ne mobilisera que le minimum. Car tout est déjà joué. Il y aura bien sûr des manifestations dans la rue, sans doute même plus que les marcheurs des gilets jaunes mais peu de gréviste, à peine  5% comme lors du dernier mouvement de la CGT le 5 février.  « Alors que les annonces faites par le président de la République ou son gouvernement n’ont pas répondu aux attentes, […] que les prix des produits de consommation courante continuent à la hausse, que la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune) n’est pas remise en cause […], le ‘Grand débat national‘ ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales ». C’est ce qu’écrivent la CGTForce ouvrière, Solidaires et les organisations étudiantes UNL et Unef dans un communiqué commun. Elles appellent à la grève le 19 mars prochain. « Il s’agit de gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation. Il s’agit aussi de renforcer notre protection sociale et notre système solidaire de retraite par répartition », poursuit le communiqué qui rajoute de la confusion à la confusion.  Les cinq organisations disent engager un travail de sensibilisation en ce sens à travers des initiatives dans les entreprises, dans les services publics et en prise directe avec les salariés, les retraités, les privés d’emploi et les jeunes. Force ouvrière, qui avait refusé d’y participer le 5 février, se joint cette fois-ci à l’appel unitaire. « La question du salaire, du service public, des inégalités, de l’emploi, ces questions-là, nous les portions le 9 octobre (date de la dernière mobilisation interprofessionnelle à laquelle FO a participé). Nous n’avons pas été entendus », a dit le secrétaire général de FO, Yves Veyrier. « La grève, c’est un mot qui fait parfois peur, mais ce n’est pas très compliqué », a-t-il ajouté en reconnaissant qu’il restait à convaincre « largement » les salariés et les autres confédérations syndicales. La CFDT, la CFE-CGC et la CFTC (majoritaires) refusent encore de s’engager dans une quelconque manifestation.

 

Une consultation sur la transition énergétique (assemblée nationale)

Une consultation sur la transition énergétique (assemblée nationale)

.Après le succès remporté par la consultation sur le changement d’heure, ses initiateurs de l’assemblée nationale, membres de la mission d’information sur les freins à la transition énergétique, espèrent obtenir visibilité et participation importante. »Notre mission fait notamment sens dans le contexte de la crise des ‘gilets jaunes’« , a estimé le président de la mission, Julien Dive (LR). La mission d’information sur les freins à la transition énergétique a été initiée en juillet dernier face aux difficultés rencontrées dans la société autour de ce thème. Elle a déjà procédé à une vingtaine d’auditions de professionnels des filières énergétiques, responsables associatifs et représentants des pouvoirs publics, et souhaite aujourd’hui élargir le débat avant de rendre ses conclusions fin juin-début juillet. « Notre mission couvre tous les aspects de la question à l’exception du nucléaire. Notre objectif est la décarbonation » (réduction des énergies émettrices de gaz à effet de serre : charbon, pétrole, gaz naturel), a précisé son rapporteur Bruno Duvergé (MoDem). « Nous avons décidé d’innover en créant cette consultation publique en ligne pour mobiliser les initiatives citoyennes, les expertises des professionnels », précise Julien Dive. Parmi les premiers freins identifiés par la commission, figurent le manque de vision à long terme sur le mix énergétique pour la production et la consommation, ou l’absence de structuration de certaines filières, comme celle du photovoltaïque. Peut être serait-il utile de parler aussi de financement (absent du grand débat)  !!!! Comme dans la contribution ci-dessous.

 

Politique énergétique : pour  une  transition  juste, efficace et cohérente ( Gaston Bessay ,expert en prospective)

 

 

 

La question de l’énergie est trop souvent abordée de manière caricaturale notamment quand elle oppose partisans du nucléaire et partisan des énergies renouvelables. Évidemment comme souvent, la question est plus complexe qu’il n’y paraît. Il s’agit en effet de développer une politique énergétique qui soit à la fois efficace, cohérente et juste. Efficace car il s’agit de privilégier la production d’énergie au moindre coût afin  d’améliorer la compétitivité du système de production et de rendre accessible l’énergie à tous les ménages. La cohérence vise à rendre compatible cet objectif de compétitivité avec la prise en compte de l’environnement et plus particulièrement du climat. Enfin la transition énergétique ne peut pas être brutale et ne doit pas pénaliser  des couches populaires qui ne peuvent immédiatement accéder aux techniques non polluantes (exemple voiture électriques ou à hydrogène ou encore chauffage à faible émission). Une transition cohérente impose de partir des réalités, de se fixer des objectifs à long terme avec des étapes à moyen terme réalisables et socialement acceptables. Pour partir des réalités, il faut notamment revenir aux chiffres. L’une des principales préoccupations environnementales concerne les gaz à effet de serre qui découlent directement de l’énergie produite et utilisée. L’énergie représente environ 80 % de ces émissions.  Notons que les  émissions de CO2 en France  sont inférieures de moitié à celle de l’Allemagne, quatre fois moins importantes que celle des États-Unis et inférieure aussi à celles de la Chine. Les émissions de la France représentent environ 1 % des émissions mondiales ; en cause, la nature de la consommation intérieure d’énergie primaire avec environ la moitié en combustibles fossiles dont 30 % de produits pétroliers, 44 % d’électricité primaire nucléaire, 10 % d’énergie renouvelable (7 % biomasse, 2 % hydrauliques, 1 % éolien et photovoltaïque). L’électricité, c’est environ un quart de la consommation finale d’énergie. Une électricité issue du nucléaire pour plus de 70 %, du renouvelable pour 18 % (hydroélectriques 10 % et éolien 5 % et 10 % des centrales thermiques fossiles). On sait que des programmes politiques prévoient de réduire la part de l’électricité nucléaire de plus de 70 % à 50 %. L’objectif avait été défini dans le programme de François Hollande avec une échéance à 2025, repoussée à 2035 et sans doute même bien plus loin. En raison notamment du fait que la production d’origine nucléaire ne sera pas réduite avant des années. Le gouvernement actuel n’envisage en fait que la fermeture de Fessenheim qui sera largement compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville ; sans parler de nouvelles centrales EPR qui pourront être décidée à partir de 2021 comme l’a indiqué le président de la république. Notons que la France est par ailleurs engagée dans un énorme plan de renforcement de la sécurité des centrales avec notamment le grand carénage qui découle des nouvelles normes après la catastrophe de Fukushima. Du coup, ce grand carénage d’un coût de 50 à 100 milliards selon les hypothèses rendra possible la prolongation de la vie des réacteurs de 20 à 30 ans. Ceci étant la fission nucléaire pose la redoutable question de la gestion des déchets radioactifs (et la fusion nucléaire n’est pas encore opérationnelle). Parallèlement, se développeront des énergies alternatives notamment  la méthanisation, le photovoltaïque, l’éolien et la géothermie. Techniquement, on voit mal comment les énergies  renouvelables pourraient se substituer aux éventuels suppressions de 20 à 25 % d’électricité nucléaire d’ici 10 ans voire 20 ans. Le problème étant que la plupart des énergies alternatives sont intermittentes alors que la production d’électricité doit être constante comme la distribution. Se pose aussi la question du coût et de l’efficacité énergétique. Ceci étant  des modifications non négligeables peuvent intervenir avec les évolutions techniques (stockage énergie, fusion nucléaire au lieu de la fission, filière hydrogène etc.) mais aussi les modifications du système de production et du mode de consommation. Cela suppose d’intervenir sur chacun des secteurs consommateurs d’énergie primaire. Ces consommateurs sont les ménages 30 %, l’industrie pour 20 % les transports pour 32 % les services pour 16 % l’agriculture pour 3 %. Techniquement la transition sera forcément progressive en France d’autant qu’une des principales préoccupations concerne l’influence des gaz à effet de serre sur le climat. La transition de ce point de vue doit être cohérente. On ne peut en effet souhaiter une réduction des gaz à effet de serre et en particulier du CO2 et en même temps promouvoir des centrales thermiques qui viennent compenser à chaque fois l’intermittence de certaines énergies renouvelables. Quand on examine l’utilisation de l’énergie primaire par secteur, on constate que l’effort et surtout à faire en direction des ménages et des transports. Des secteurs largement influencés par le mode de production, le mode de consommation et l’aménagement du territoire. Il est clair que l’éclatement du mode de production à l’échelle internationale est très consommateur d’énergie en particulier en logistique et en transport. Pour certaines productions notamment basiques on peut en effet s’interroger sur le bien-fondé de produire à des milliers de kilomètres. De la même manière qu’il est sans doute possible de réduire la complexification des processus de production tellement gourmande en prestations logistiques et en transport. Un transport nettement sous tarifé puisque par exemple  le prix de transport d’un container de Hong Kong à Anvers n’est pas plus cher qu’un transport du même container de Paris à Marseille. De ce point de vue, le renforcement de l’économie circulaire serait sans doute de nature à réaliser d’énormes gains  mais aussi à réduire de façon significative les émissions polluantes (sans parler des distorsions de concurrence sociales, fiscales ou environnementales). Le mode de consommation mérite lui aussi d’être mis en question compte tenu de l’obsolescence programmée de nombre de produits voire de leur inutilité. Dernières aspects liées au précédent, le problème de l’aménagement du territoire qui concentre des productions dans des métropoles spécialisées qui sont très gourmandes en transport. Alors que l’économie circulaire permettrait de satisfaire un certain nombre de besoins. En conclusion on voit que la problématique n’est pas simple qu’il convient d’articuler des éléments économiques, techniques, environnementaux et sociétaux. De ce point de vue, il n’est pas certain que la seule régulation par la fiscalité demeure le moyen le plus efficace. Il est souvent injuste et inopérant quand il n’y a pas d’autre choix que de recourir aux énergies classiques. À cet égard la régulation par les normes et l’offre technique est beaucoup plus efficace et juste qu’une régulation par la fiscalité. À tout le moins la question énergétique mérite un débat approfondi et le plus décentralisé possible pour éviter la simplification voire la caricature.

 

Urgence nationale : Le Sénat US contre

Urgence nationale : Le Sénat US contre

Sala temps pour Trump cette fois contesté dans son propre camp au sénat qui déteint la majorité. Le fameux artifice de l’urgence nationale concernant la construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique va en effet être rejeté par le Sénat. Une déconvenue qui s’ajoute en outre à l’enquête lancée par les démocrates concernant les conditions douteuses de la campagne électorale de Trump. Notons aussi l’échec de l’accord avec la Corée du nord. Le président américain et le président coréen ce sont en effet quitté en désaccord sur la question du nucléaire coréen. La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avait la première rejeté le 26 février cette mesure d’exception permettant à Donald Trump de contourner le Congrès pour débloquer des fonds, afin de financer la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique contre l’immigration clandestine.

C’est désormais au tour du Sénat, à majorité républicaine (53 sièges sur 100), de se prononcer dans les prochains jours, à une date encore non fixée. Or quatre sénateurs républicains ont déjà annoncé qu’ils voteraient avec les démocrates contre cette déclaration. Plusieurs autres se sont déclarés gênés par cette procédure exceptionnelle qui outrepasse, à leurs yeux, les pouvoirs de l’exécutif.

Une interdiction nationale des manifestations : Macron dit non

Une interdiction nationale des manifestations : Macron dit  non

 

 

 Heureusement Macron a refusé l’interdiction nationale de manifester proposée en particulier par le député Les Républicains (LR) Éric Ciotti. Un député qui ne ce caractérise pas par une grande intelligence et qui ne cesse de faire dans l’outrance, la démagogie et l’irresponsabilité ne serait-ce que pour apparaître plus radical que le Rassemblement national. Avec de tels responsables il n’est pas étonnant que le parti républicain soit tombé à 11 % d’audience. Pas étonnant que nombre de cadres républicains et non des moindres ne se reconnaissent plus dans les propos outranciers et caricaturaux d’un tel député. S’il est clair que la réitération chaque semaine des manifestations de gilets jaunes commence à lasser l’opinion,  il n’en reste pas moins que l’État d’urgence ne se justifie pas. Il n’y a pas de menace globale de terrorisme, pas plus que de menaces d’insurrection. Certes régulièrement des extrémistes profitent des manifestations pour se livrer à des violences inadmissibles. Un comportement qu’il faut et qu’on doit condamner, mais qui ne justifie pas qu’on remette  en cause les libertés fondamentales et la démocratie  Une interdiction nationale des manifestations, préconisée notamment par le député Les Républicains (LR) Éric Ciotti, serait “inefficace”, a donc estimé vendredi Emmanuel Macron, à la veille du seizième samedi de mobilisation des “Gilets jaunes”. “Interdire partout en France les manifestations aujourd’hui serait sans effet”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un échange organisé dans le cadre du “grand débat national” avec des élus de la région Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux. “J’ai décidé (…) de ne pas revenir à l’état d’urgence, je pense que c’eût été une erreur, on ne décide pas de l’état d’urgence parce qu’on a des tensions sociales dans son pays”, a-t-il poursuivi. “J’assume pleinement cette décision”, a-t-il ajouté, estimant que le retour de l’état d’urgence “aurait été plus contraignant sur les libertés publiques” mais “n’aurait pas permis d’apaiser le débat”. S’il n’exclut pas de nouvelles interdictions au niveau local, comme ce fut le cas par le passé notamment à Rennes, le chef de l’Etat a estimé que la seule solution pour mettre un terme aux manifestations était “le discernement et la morale collective.”

Nouvelle grève nationale le 19 mars

Nouvelle  grève nationale le 19 mars

 

 

 

Le rituel des grèves nationales reprend. En fait surtout une manifestation car il est probable que le niveau des grévistes sera encore très marginal comme lors de l’appel de la CGT pour la journée du 5 février où le taux de participation aux grèves n’a même pas atteint 5 %. Pas sûr que ce mouvement soit encore très suivi car il va surtout se caractériser par une grande manif. Or les français commencent à être saturés en matière de manifestations. Cette fois il s’agirait d’une réponse au grand débat national avec un cahier revendicatif fourre  tout pour tenter d’attirer le maximum de participants. En fait, cela risque de provoquer le phénomène inverse et ressemble de beaucoup aux rituels des grèves et manifs sur une journée de la CGT et des organisations gauchistes. On voit mal pourquoi les organisateurs de cette manifestation du 19 mars se réfugient dans la contestation du grand débat pour donner une légitimité à leur initiative Le ‘Grand débat national’ ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales », écrivent-elles dans un communiqué commun. Le grand débat n’est certainement pas la panacée, il n’est même il n’est même pas certain que le gouvernement en tienne compte mais la discussion n’est jamais inutile. Même si le grand débat est aussi une manœuvre de Macron pour étouffer le mouvement des gilets jaunes. La discussion n’est pas à mettre en opposition avec une action de nature revendicative. Mais le flou de cette action risque de peser sur le niveau d’engagement des salariés témoins sa justification : «Il s’agit de gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation. Il s’agit aussi de renforcer notre protection sociale et notre système solidaire de retraite par répartition »,  Il s’agit d’une nouvelle tentative de la part des organisations syndicales contestataires de canaliser la colère des Français sur des terrains propres au milieu syndical. La CGT avait appelé à une convergence des luttes le 5 février dernier avec une journée de mobilisation, qui a trouvé un très faible écho chez les « Gilets jaunes ».

Président de l’Assemblée nationale : « c’est pas grâce à mon talent » (Ferrand )

Président de l’Assemblée nationale : « c’est pas grâce à mon talent » (Ferrand )

 

 

S’il faut reconnaître une qualité à Richard Ferrand,  c’est sa lucidité. Il admet en effet que son élection est davantage liée aux réalités politiques (sous-entendu le soutien de Macon) qu’à son talent. Il est clair que le vieux crocodile de la politique passé du PS chez Macron n’est pas caractérisé par un charisme et une intelligence exceptionnels. À son crédit, il faut mettre la manière dont il a étouffé toute contestation au sein du mouvement en marche. Ce que souhaitait précisément Macon qui ne tolère aucune opposition, au gouvernement, au Parlement ou dans son mouvement en marche. Bref le compagnon idéal pour Macron, un collaborateur pas très brillant et surtout discipliné. Le problème pour Macon c’est qu’il a surtout fait émerger ce type de personnalité pâle et inodore. Du coup il ne dispose d’aucun amortisseur politique même pas d’un premier ministre dont c’est pourtant le rôle. Comme Macron décide seul et de tout comme un monarque républicain, ses erreurs lui reviennent directement à la figure. Ce que sanctionne avec sévérité le très net plongeon en matière de popularité qui le place même derrière Hollande à la même époque. On ne saurait toutefois minimiser complètement les qualités de Richard Ferrand qui grâce à ses fonctions a su enrichir sa compagne pour une somme d’environ un demi million avec un montage particulièrement tordu puisque l’intéressée n’avait pas le premier sou, ni la solvabilité pour emporter le fumeux marché des Mutuelles de Bretagne que dirigeait Richard Ferrand. Peut-être pas brillant en politique mais en tout cas assez malin pour monter un projet aussi tarabiscoté  pour dissimuler le conflit intérêt.

Présidence assemblée nationale : Richard Ferrand ne démissionnera pas en cas de mise en examen

Présidence assemblée nationale : Richard Ferrand ne démissionnera pas en cas de mise en examen

 

Au moins c’est clair, Richard Ferrand entend ne pas tenir compte d’une éventuelle mise en examen qui le contraindrait à démissionner comme c’est pourtant l’usage dans la république « exemplaire » de Macron. Le moins qu’on puisse dire c’est que Ferrand entretient des liens approximatifs avec la morale publique et même avec l’élégance. Contrairement à ce qu’il affirme Ferrand n’a jamais été innocenté, on a classé l’affaire discrètement mais le parquet de Lille doit réexaminer cette affaire.  Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle, qui a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passés avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député. Alors que Richard Ferrand était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000″. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017. Richard Ferrand a bénéficié d’un classement sans suite en octobre 2017. Mais l’affaire a rebondi en janvier 2018 avec l’ouverture d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts après une plainte avec constitution de partie civile de l’association Anticor. Le dossier a été délocalisé de Paris à Lille.

Le sulfureux Ferrand président l’assemblée nationale ?

Le sulfureux Ferrand président  l’assemblée nationale ?

 

 Il est clair que Macron prendrait un risque énorme en permettant Richard Ferrand de devenir président de l’Assemblée nationale. Inévitablement l’affaire Ferrand risque d’émerger à nouveau dans les médias Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle et a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passés avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député. Résumé de l’affaire par France info, dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l’ouverture d’une enquête. Alors que l’actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000″. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017. Richard Ferrand a bénéficié d’un classement sans suite en octobre 2017. Mais l’affaire a rebondi en janvier 2018 avec l’ouverture d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts après une plainte avec constitution de partie civile de l’association Anticor. Le dossier a été délocalisé de Paris à Lille.

Conférence nationale des territoires : boycott des collectivités

Conférence nationale des territoires : boycott des collectivités

 

En cause évidemment des questions fondamentales de fond relatives aux compétences et au financement mais aussi des questions de forme. Macron accepte la concertation mais decide ensuite ce qu’il veut. En clair,  il s’assoit sur la négociation. , l’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements de France (ADF) et l’Association des régions de France (ARF) ont annoncé conjointement qu’elles boycotteront la Conférence Nationale des Territoires (CNT) le 12 juillet – l’instance de discussion biannuelle entre l’État et les collectivités inaugurée il y a un an par Emmanuel Macron. «Les collectivités ne peuvent cautionner par leur présence une instance qui n’est devenue qu’un faux-semblant de concertation et de dialogue», ont expliqué conjointement les dirigeants des trois associations. À l’unisson, ils fustigent «une politique de réforme hors-sol, décidée à Paris et inapplicable sur le terrain». Le président de l’ADF, Dominique Bussereau, a par ailleurs décrété le «gel de toutes les relations avec les ministères». «On contractualise avec l’État depuis des années», mais ces contrats ne sont «pas une contractualisation mais un diktat», a dénoncé François Baroin, le président de l’AMF, avant de renchérir: «Vous n’avez pas d’autre choix que de signer». Les trois associations qui pratiqueront la chaise vide dès mercredi lors de la réunion préparatoire à Matignon n’excluent cependant pas de renouer avec l’exécutif. «Je pense que le dialogue reprendra, mais il ne reprendra que si l’État met des choses sur la table», a averti Dominique Bussereau.

 

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

 

Contrairement à plusieurs pays où un débat préalable est nécessaire au parlement, en France c’est le chef de l’Etat qui décide seul et rend compte ou non aux assemblées. Un exercice démocratique utile mais un peu désuet car on ne voit guère l’intérêt d’une discussion une fois les frappes effectuées et surtout terminées. Des frappes d’ailleurs très limitées, ponctuelles  et surtout symboliques (12 missiles pour la France sur 2 sites). Il sera sûrement reproché au président français, une absence de débouché politique sur la Syrie où les occidentaux n’ont pas voix au chapitre depuis que la Russie et l’Iran les ont remplacés.  La question sera de savoir en quoi cette intervention sert les intérêts de la paix. François de Rugy confirme cependant la tenue d’un débat sans vote lundi impliquant gouvernement et députés sur les frappes en Syrie menées en riposte au bombardement chimique de Douma, imputé au régime de Bachar al Assad de Douma. Après avoir donné l’ordre aux forces armées françaises de participer à une opération militaire aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre l’arsenal chimique syrien, Emmanuel Macron a promis samedi que, conformément à l’article 35 de la Constitution, le Parlement serait informé et un débat parlementaire organisé, répondant à une demande exprimée notamment par le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob. “Après la réunion d’information autour du Premier ministre, un débat sera organisé comme je l’avais souhaité à l’Assemblée nationale lundi à 17h : cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions”, annonce dimanche sur Twitter François de Rugy. Le président de l’Assemblée salue par ailleurs “la réussite de l’opération grâce au savoir-faire des militaires français”.

Le héros, essentiel à notre identité nationale (Peschanski)

Le héros, essentiel  à notre identité nationale (Peschanski)

L’historien Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS et membre du conseil scientifique de l’observatoire B2V des mémoires a déclaré mercredi 28 mars sur franceinfo que l’hommage national à Arnaud Beltrame est l’illustration que « la mémoire est dans l’Histoire. »  Le gendarme, qui a donné sa vie pour sauver celle d’un otage du terroriste à Trèbes (Aude) vendredi dernier, a été salué par ses pairs, par le président de la République, par ses proches et par des anonymes. Emmanuel Macron a honoré « l’esprit de résistance » du gendarme Arnaud Beltrame en invoquant les noms du général de Gaulle et de Jeanne d’Arc. Le chercheur souligne que derrière Arnaud Beltrame,  »on a l’image de la Résistance » et que la figure du héros, soulignée par Emmanuel Macron, « est une figure essentielle dans la construction de notre identité nationale. »

Franceinfo : Que signifie le fait qu’Emmanuel Macron ait invoqué les noms du général de Gaulle ou de Jeanne d’Arc ?

 

Denis Peschanski : On a une nouvelle illustration que la mémoire est dans l’Histoire. La mémoire évolue avec l’Histoire et elle agit dans l’Histoire. Au moment des épreuves ultimes, on en appelle à cette Histoire. On en appelle à la Résistance. C’est une référence récurrente. Il parle du Vercors, de Jean Moulin, de Pierre Brossolette. Là, la référence est évidente, puisque derrière ce héros, derrière Arnaud Beltrame, on a l’image de cette résistance-là. La continuité est immédiate. Il renvoie au-delà de Gaulle. C’est très gaullien, il renvoie à Jeanne d’Arc. Il s’inscrit dans l’Histoire longue, et d’une certaine façon, dans la continuité du génie français, la singularité, la spécificité française.

 

Est-ce que cela se décrète un héros de l’Histoire ? Est-ce qu’on fabrique nos héros collectifs ?

La mémoire collective est toujours une construction. C’est une représentation sélective du passé. On va chercher dans le passé ce qui participe à notre construction identitaire comme nation, comme société. Là, il est évident que la figure du héros est une figure essentielle dans la construction de notre identité nationale.

Il y a des municipalités qui veulent donner le nom d’une rue à Arnaud Beltrame. C’est par ces symboles que se fabrique des personnages de l’Histoire ?

Ce sont des vecteurs de la mémoire collective. Nous participons à la construction de cette mémoire-là. Quand les enseignants vont en parler dans les établissements scolaires, ils parlent de cette construction. Jean Moulin n’existait pas avant décembre 1964. C’est André Malraux, qui fait entrer Jean Moulin, non seulement, au Panthéon, mais dans la mémoire collective. Regardez les rues Jean Moulin, les collèges Jean Moulin, et regardez les dates d’inauguration. À la marge, elles sont situées avant 1964, pratiquement toutes après 1964. Il y a une sorte d’invention sociale de Jean Moulin. Jean Moulin entre dans la mémoire collective comme ce qu’il a toujours été, un des grands chefs de la Résistance.

Le nom d’Arnaud Beltrame est salué cinq jours après l’attaque terroriste. Est-ce que c’est un nom qui dans 10 ou 20 ans résonnera comme un symbole de cette période ?

 

Il a un sens. On ne retient pas tout. On retient ce qui fait sens, ce qui a une utilité sociale. Le geste héroïque a un sens dans cet affrontement avec le terrorisme. Il y a trois figures, le héros, la victime, le terroriste. La figure du terroriste a disparu. La figure de la victime est toujours centrale en France. Et là émerge une nouvelle figure portée très fortement par le président de la République, qui est celle du héros. Il a voulu la mettre en avant aujourd’hui.

Terrorisme : Les mesures de Vauquiez condamnées par Péchenard, élu LR et ex-directeur de la police nationale

Terrorisme : Les mesures de Vauquiez condamnées par Péchenard, élu LR et ex-directeur de la police nationale

Il est clair qu’au sein même de LR, certains ont peu apprécié la tentative de récupération politique du terrible attentat de Thèbes de près de Carcassonne. Cela d’autant plus que Vauquiez a ressorti son  vieux catalogue répressif. Retour de l’état d’urgence, rétention des fichés S, expulsion de supposés étrangers qui ont en fait souvent la double nationalité ou sont même uniquement français. Si le renforcement des services de renseignements est évidemment utile voire indispensable par contre l’ancien policier insiste sur le fait que le risque zéro n’existe pas. Surtout quand les auteurs d’attentats sont en majorité des non fichés S.  La mesure phare de Vauquiez consistant à la mise en rétention des fichés S est condamné par Frédéric Péchenard, vice-président LR de la région Ile-de-France, et surtout ancien directeur général de la police nationale. «Je ne pense pas que ça ait beaucoup de sens dans la mesure où, c’est l’ancien policier qui parle, c’est extrêmement difficile à mettre en œuvre. C’est très difficile techniquement [et] très difficile juridiquement», a-t-il estimé lundi sur Europe 1. Le sarkozyste – il fut l’ancien directeur de campagne de l’ancien chef de l’Etat pour la présidence de LR en 2014 – préférerait «d’autres mesures peut-être moins spectaculaires mais plus efficaces». Il évoque par exemple le rétablissement des perquisitions administratives, mis à terme avec la fin de l’état d’urgence, ou encore le renforcement du renseignement pénitentiaire. Quitte à prendre pour de bon le contre-pied du président de son parti, Frédéric Péchenard estime même que «les services de renseignement français travaillent très bien depuis le début de l’année». «Le risque zéro, malheureusement n’existe pas», a-t-il tenu à rappeler. Spécialiste des questions de sécurité, Frédéric Péchenard s’est également dit défavorable au retour de l’état d’urgence. Une proposition pourtant là encore relayée par Laurent Wauquiez lundi. Selon lui, le dispositif ne doit être utilisé «dans une démocratie comme la France [que] dans un temps très court.» Un discours à contre-courant du président des Républicains donc, qui devrait réjouir la majorité présidentielle. Plusieurs de ses cadres s’étaient agacés lundi de la «récupération politique» menée par Laurent Wauquiez et Marine Le Pen après les attaques dans l’Aude.

 

Appel pour la création d’une Agence nationale de l’éducation à l’information

Appel pour la création d’une Agence nationale de l’éducation à l’information

 

Jérôme Bouvier, président de Journalisme et Citoyenneté, organisateur des Assises du journalisme, lance un appel pour l’éduction à la formation. Il propose notamment une  agence pour coordonner l’action dans ce domaine. Il parle cependant peu du fait que la plupart des grands médias sont désormais dans les mains de financiers. Des média clairement au service de leurs intérêts économiques   et de leur idéologie.

 

 

« Nous sommes entrés dans cette période incertaine ou la vérité – la vérité d’un fait – est de plus en plus souvent perçue comme une opinion. Une opinion comme une autre! Chacun prend conscience du danger extrême que cela fait encourir à nos démocraties. De l’obscurantisme ensanglanté du terrible mois de janvier 2015 aux enjeux électoraux les plus décisifs de la planète, en passant par le quotidien de nos enfants soumis à chaque instant à un bombardement d’informations, d’images et d’émotions dont ils ne connaissent pas la provenance. Il faut peut être une loi, comme l’a souhaité le président de la République, pour lutter contre ces « fake news » qui distillent leur venin dans notre conversation nationale (il suffit de s’attarder quelques instants sur les réseaux sociaux pour mesurer à quel point les « espaces de dialogue » ne sont trop souvent que des  égouts à ciel ouvert…) : une loi comme signal politique en tous cas pour empêcher les plateformes de jouer en toute impunité au marchand d’armes de la désinformation (« Je transporte le vrai, le faux, peux importe! Je transporte! »). Mais qui ne voit le risque d’une Ligne Maginot qui passerait à côté de l’essentiel : à savoir notre capacité individuelle et collective à apprendre l’information. Apprendre à chacun de nous à s’informer. A mettre en éveil notre sens critique. A allumer dans l’esprit de chaque enfant cette petite veilleuse qui lui fera se demander à chaque fois qu’il regarde son smartphone : d’où vient cette information? Qui me la propose? Au moment où un consensus se dessine pour affirmer que l’éducation à l’information est un enjeu de société majeur pour nos démocraties, il convient de se doter d’une boite à outils adaptée. Nos territoires fourmillent d’initiatives. Enseignants, formateurs, journalistes, médias associatifs de proximité ou grands journaux multiplient les démarches. Ils interviennent dans les établissements scolaires, créent des plateformes d’échange entre les acteurs, inventent des modules éducatifs adaptés aux usages des jeunes publics. La diversité et le nombre des projets que nous recevons chaque année aux Prix de l’éducation à l’information des Assises internationales du journalisme à Tours témoignent de cette formidable mobilisation citoyenne.  Si louable soit elle, cette énergie ne suffira pas! Faute de moyens, de formation adaptée, de coordination et de partages d’expériences, elle se réduit trop souvent à une intervention unique d’un journaliste dans une classe, sans capacité d’entreprendre un travail sur la durée. S’adresser à des publics qui ont perdu depuis longtemps le contact avec  l’actualité telle qu’elle est racontée par les médias classiques ne s’improvise pas. Apprendre à s’informer, ça s’apprend ! Tous les acteurs en conviennent, il manque une structure partagée qui rassemble la puissance publique et la société civile pour définir les objectifs, réfléchir à un corpus de recherche, élaborer les stratégies, concevoir les formations et  mettre en mouvement de façon coordonnée une vraie politique d’éducation à l’information. Il manque une Agence Nationale de l’Education à l’Information! Il existe un socle à partir duquel construire cette agence : le Clemi (Centre pour l’Education aux Médias et à l’Information). Malgré son insuffisance de moyens, cette structure qui dépend du ministère de l’Education nationale fournit un travail remarquable auprès des établissements scolaires. Il y a là une expertise à partir de laquelle il est possible de se déployer au service de toute la société civile, de tous les ministères concernés. Sortir de l’école afin de pouvoir intervenir partout où se construisent les citoyens de demain : le ministère de la Culture avec tous les potentialités qu’offrent le réseau irremplaçable des bibliothèques et les médiathèques, l’égalité des territoires, l’égalité entre les femmes et les hommes, la jeunesse, le numérique ; l’Intérieur ou la Santé pour les interventions en milieu hospitalier ou dans l’univers carcéral ; sans oublier l’Agriculture en charge de l’enseignement professionnel agricole. Une structure transverse  donc, collaborative, en prise avec les territoires et les acteurs de la société civile les plus concernés, les mouvements d’éducation populaire, les journalistes et les médias. La création de l’Agence nationale de l’éducation à l’information posera sans doute quelques questions de Meccano administratif. Doit-elle être rattachée à Matignon? À un grand ministère? La Culture ou l’Education? Quels moyens lui donner, quelle administration pour ne pas en faire un « machin » inefficace? Faut-il même la rattacher à une structure existante comme l’Agence de lutte contre l’Illettrisme? Autant de questions légitimes, mais secondaires par rapport aux enjeux et au formidable signal politique que l’Agence permettra. Il n’y aura pas d’information de qualité sans éducation à l’information! Elle doit avoir toute sa place aux côtés des fondamentaux sans lesquels elle perd son sens : des médias libres, indépendants, économiquement viables, rigoureux, exigeants accompagnés d instances  d’autorégulation pertinentes. Autant de sujets dont les professionnels vont débattre aux Assises Internationales du Journalisme cette semaine à Tours pour nourrir utilement le débat parlementaire qui vient. »

Grève nationale des pilotes de ligne du SNPL à Noël : il y avait longtemps !

Grève nationale des pilotes de ligne du SNPL à Noël : il y avait longtemps !

Encore un nouveau coup contre Air France avec cette perspective de grève dans le groupe. En cause, la contestation des conditions de travail dans la filiale Hop. Si la direction a trouvé un terrain d’entente avec les personnels au sol et les hôtesses et stewards, elle a, en revanche, échoué à signer un accord avec les pilotes. Le point de blocage se situe notamment au niveau des règles concernant l’organisation du travail entre les jours travaillés des pilotes et les jours non travaillés (système « ON-OFF »). S’ajoute également un désaccord sur les « repos réduits » ou « nuits courtes », où les pilotes ont par dérogation moins de 10 heures de repos comme le veut  la réglementation entre le dernier vol de la journée et le premier du jour suivant. Face à l’absence d’accord début juillet, la direction de HOP a demandé à la DGAC de valider sa convention jusqu’au 31 décembre, provoquant une grève des pilotes de HOP au début de l’été. Pour le SNPL en effet, cette validation de la DGAC est illégale. Mais pas illégale pour la DGAC.  « Après l’échec des négociations avec certains syndicats de pilotes, la compagnie HOP! a demandé l’application d’un régime unilatéral de travail. Ce régime s’appuie sur un accord signé par une organisation syndicale ; accord qui n’a pu être validé, la représentativité de l’organisation syndicale signataire étant inférieure à 30%. La compagnie HOP!, en application des dispositions du code de l’aviation civile et notamment son article D422-6, a demandé la validation à la DGAC de ce régime de travail. Après vérification de sa validité règlementaire, tant d’un point de vue social, que de celui de la sécurité des vols, la DGAC a produit un arrêté autorisant son application. Cette procédure, qui existe de longue date, a été récemment contestée par le SNPL devant le tribunal administratif, qui, saisi en référé, a débouté la demande de cette organisation. » En effet, le SNPL a déposé un recours en référé auprès du tribunal administratif de Melun qui l’a rejeté. Mais le recours demeure sur le fond. Ce mardi, devant les journalistes de l’association des journalistes de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE), Franck Terner, le directeur général d’Air France s’est montré très ferme et « confiant ». « Si nous ne signons pas d’ici au 1er décembre, nous avons l’autorisation de passer les règles d’utilisation des pilotes de manière unilatérale. Je souhaite évidemment que nous arrivions à trouver un accord. »

 

Presse nationale : du mieux grâce…… à internet

Presse nationale : du mieux grâce…… à internet

 

Une petite hausse de 1.9% en septembre de la pesse nationale mais surtout due aux versions numériques comme le montre en particulier la progression du Monde. Restera cependant à équilibrer le modèle économique dont l’avenir n’est complètement assuré. La grande presse souffre aussi d’un déficit de contenu et de manque d’investigations Trop de grands médias se limitent à reprendre les communiqués des agences de presse, du gouvernemenet ou des grandes sociétés. . En fait, la presse continue de décliner du fait de la multiplication des sources d’information. Les ventes des quotidiens nationaux ont cependant affiché une hausse quasiment continue au cours des trois premiers trimestres de l’année, selon les chiffres de l’ACPM-OJD qui vient de publier les données du mois de septembre. En septembre, la presse quotidienne nationale (Aujourd’hui en France, La Croix, les Echos, L’Equipe, Le Figaro, Libération, Le Monde) a vu sa diffusion progresser en moyenne de 1,50% par rapport à septembre 2016. Dans le détail, cinq journaux enregistrent des hausses de diffusion : Le Monde (+6,55% à 284.431 exemplaires), Le Figaro (+3,18% à 304.591 exemplaires), L’Equipe (+3,15% à 247.877 exemplaires), Libération (+0,89% à 73.354 exemplaires) et Les Echos (+0,06% à 129.431 exemplaires). En revanche, La Croix (-3,33% à 89.118 exemplaires) et Aujourd’hui en France (-10,16% à 120.373 exemplaires) voient leur diffusion reculer, comme Le Parisien (-3,13%, 200.379 ex).  »On est sur un mouvement positif depuis plusieurs mois », souligne Philippe Rincé, directeur général de l’ACPM-OJD, une hausse qui s’explique par deux éléments : « une année d’actualité forte » et « la bascule du print vers le numérique, avec un porte-drapeau qui est Le Monde ». En septembre, le quotidien du soir a vendu en moyenne 120.916 exemplaires numériques chaque jour (abonnement ou vente au numéro exclusivement numérique). Le groupe devrait finir l’année avec 160.000 abonnés purement numériques, a indiqué le président du directoire Louis Dreyfus au magazine Stratégies, sans en préciser le nombre actuel.

La fin des privilèges pour les présidents de l’Assemblée nationale ?

La fin des privilèges pour les présidents de l’Assemblée nationale ?

 

Une fin des privilèges qui fait ruer dans les brancards. Une voiture avec chauffeur, un collaborateur et un bureau au Palais-Bourbon : ce sont les avantages dont bénéficient pendant dix ans les anciens présidents de l’Assemblée nationale. Sont actuellement concernés Bernard Accoyer (2007-2012) et Claude Bartolone (2012-2017). Patrick Ollier, éphémère président de trois mois en 2007, a rendu voiture et bureau en juin. Mais l’actuel occupant du perchoir, François de Rugy (LREM), risque fort d’en être privé à la fin de son mandat. Les trois questeurs de l’Assemblée nationale, les deux députés LREM Florian Bachelier et Laurianne Rossi ainsi que la figure des Constructifs Thierry Solère veulent mettre fin à ces privilèges à compter du 1er janvier. « Est-ce qu’il est légitime que des anciens présidents ou des députés honoraires conservent ce type d’avantages? Tout ça n’a pas de sens et doit être toiletté », souligne Thierry Solère. Économie attendue pour le budget du Parlement : 330.000 euros par an. Mais la proposition fait grincer pas mal de dents : « Beaucoup l’ont appris dans la presse, notamment les anciens présidents », peste un pilier. François de Rugy a également été placé devant le fait – presque – accompli.

 

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