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Pour un gouvernement d’union nationale en 2022 ( Luc Ferry)

Pour un gouvernement d’union nationale en 2022 ( Luc Ferry)

 

Loin de tomber dans le déclinisme, le philosophe ancien ministre Luc Ferry estime que la gravité de la situation en France nécessiterait un gouvernement d’union nationale en 2022.( Notons que c’est un peu ce qui se passe en Allemagne assez régulièrement avec par exemple pour la fin de l’année un gouvernement opérationnel réunissant libéraux, sociaux-démocrates et écolos). Luc ferry regrette surtout le manque d’ambition des réformes. ( dans l’Opinion)

Concernant la situation de la France, Luc Ferry explique : « Chaque époque a des défis, le monde va mille fois mieux que dans les années 1960, le nôtre est encore devant nous mais ce n’est pas perdu. Mais il faudrait à l’Elysée et à Matignon des gens lucides. Je n’ai pas une grande sympathie pour ceux qui ont quitté le navire gaulliste pour retrouver Bayrou et Macron. Ce n’est pas ma tasse de thé ! Si un gaulliste se présente, il aura ma voix. »

L’ancien ministre estime aussi que « tous les ministres actuels sont impuissants ». Jean-Michel Blanquer compris ? « Evidemment, répond-il, ça fait cinq ans qu’il ne se passe à peu près rien ! Il y a extraordinairement peu de réforme. Mais moins vous en faites, plus vous restez sur le cheval ! » Sa solution ? « Un gouvernement d’union nationale en 2022. C’est ça ou le déclin. »

Luc Ferry publie Réflexions sur l’école pour renouer avec le bon sens. Un an après l’assassinat de Samuel Paty, les choses ont-elles changé ? «Non, affirme l’ancien ministre de l’Education nationale, ça ne peut pas changer en un an. Gérard Collomb disait que nous avons probablement en France plusieurs dizaines de milliers de jihadistes prêts à passer à l’acte. Et Gérard Collomb n’est pas d’extrême droite ! Ce danger est extrêmement difficile à juguler car nous avons à faire à des idéologies très puissantes.»

Le philosophe ajoute : «Mais parler de séparatisme, c’est stupide. Leur projet est de dominer le monde, ça n’a rien à voir avec le séparatisme. Il s’agit de l’islamisme, du fanatisme religieux, pas d’autre chose. »

En 2004, Luc Ferry a porté avec succès un texte pour interdire les signes religieux à l’école. Mais aujourd’hui, des études montrent que près de la moitié des jeunes s’oppose à cette loi. «Ils sont très “woke”, très cancel culture, analyse le philosophe. Le politiquement correct américain s’est infiltré chez nous. Ils se pensent éveillés, mais ils ne voient pas le danger. En 1968, c’était pire, ils étaient maoïstes !»

Et selon lui, le président de la République est un « libéral multiculturaliste à l’américaine. Quand il a prononcé sa phrase sur le “privilège blanc”, ça montre qu’il est bien plus proche de ces jeunes que d’un vieux gaulliste comme moi. »

Concernant la situation de la France, Luc Ferry explique : « Chaque époque a des défis, le monde va mille fois mieux que dans les années 1960, le nôtre est encore devant nous mais ce n’est pas perdu. Mais il faudrait à l’Elysée et à Matignon des gens lucides. Je n’ai pas une grande sympathie pour ceux qui ont quitté le navire gaulliste pour retrouver Bayrou et Macron. Ce n’est pas ma tasse de thé ! Si un gaulliste se présente, il aura ma voix. »

L’ancien ministre estime aussi que « tous les ministres actuels sont impuissants ». Jean-Michel Blanquer compris ? « Evidemment, répond-il, ça fait cinq ans qu’il ne se passe à peu près rien ! Il y a extraordinairement peu de réforme. Mais moins vous en faites, plus vous restez sur le cheval ! » Sa solution ? « Un gouvernement d’union nationale en 2022. C’est ça ou le déclin. »

Cybersécurité : priorité nationale

Cybersécurité : priorité nationale

Pour Nicolas Glady ,directeur général de Telecom Paris ,la cyber sécurité constitue un enjeu majeur qui participe de la souveraineté industrielle et politique. Un secteur qui manque cruellement d’effectifs et de formation. (Dans l’Opinion, extrait,).

 

 

Fréquemment réduite dans le débat public à une question technique, réservée aux initiés, la cybersécurité est pourtant l’affaire de tous. C’est une problématique globale, dont les implications, toujours plus nombreuses, conditionnent notre avenir numérique, notre intégrité nationale et notre souveraineté industrielle et politique. Pour protéger notre espace collectif, il est urgent d’augmenter nos systèmes de formation, pour que les citoyens, les entreprises et l’Etat, puissent faire face à cet enjeu stratégique.

Avant d’être la victime de malveillances en tout genre, notre cybersécurité est victime du débat public. Elle n’est souvent abordée qu’à l’occasion de grandes failles de sécurité, comme celle survenue il y a peu à l’AP-HP, et est présentée avec une sophistication technique qui n’incite pas à la mobilisation collective ! Car, de tous les maillons de la cybersécurité, c’est bien souvent le maillon humain, celui des usages et des fragilisations induites par des conduites dangereuses ou inconscientes qui est négligé. La sécurité doit pourtant être pensée sur toute la « verticale » du numérique. Concevoir un fort imprenable sans penser à ses usages et ses matériaux, c’est reproduire en matière numérique les mêmes erreurs militaires qui ont vu s’effondrer tant de défenses prétendument invulnérables.

En matière numérique comme en matière militaire, la question n’est pas de savoir comment ériger des murs infranchissables, mais comment former une nation entière ! La cyberdéfense n’est qu’une partie de notre cybersécurité. Or, nous acceptons d’évoluer dans un monde numérique sans éducation systématique, sur ce sujet clé du XXsiècle. Nous ne devons pas nous contenter de déléguer à des spécialistes, privés ou publics, le soin de notre cybersécurité. Nous devons et pouvons tous y participer activement. La formation à la cybersécurité devrait être une priorité nationale !

Souvent occultée des plans nationaux de cybersécurité, c’est pourtant bien la formation qui devrait en être le préalable. Mais une telle action requiert quelques évolutions de nos modèles. Nos besoins nationaux et internationaux en la matière sont colossaux. Selon le consortium (ISC) 2, il manquerait quatre millions d’experts cybersécurité dans le monde. En France, la pénurie d’experts est telle qu’il nous faudrait au minimum doubler les effectifs actuels dès aujourd’hui pour garantir notre sécurité nationale.

Nous n’atteindrons pas cet objectif uniquement par la formation initiale, c’est-à-dire en ne formant que des jeunes ingénieurs. Les écoles pourraient augmenter leurs capacités de formation grâce à la formation tout au long de la vie, pourvu qu’elles soient soutenues : le coût total, pour l’Etat, du doublement de formation en cybersécurité ne représenterait même pas le dixième des recettes fiscales exceptionnelles et imprévues de cette année… Dans les faits, ce coût pourrait être optimisé en s’appuyant sur des formations certifiantes. Elles pourraient prendre la forme de modules dédiés et apporter des compétences spécifiques à des professionnels actifs ou en reconversion. Ces formations pourraient également s’adresser à des organisations.

Cela implique de remettre en cause notre modèle du « tout Master 2 » et construire des formations de quelques jours à plusieurs mois, adaptées à tous les publics et à tous les âges. Il faut former tous les collaborateurs de l’organisation, quel que soit leur niveau d’expérience ou de technicité. Un tel changement doit être collectif. Il implique que de nombreux acteurs se mobilisent pour réformer durablement la formation professionnelle qui doit être envisagée tout au long de la vie : les acteurs publics, les écoles, les entreprises et toutes les parties prenantes doivent échanger pour élaborer cette offre de formation.

« La priorité nationale”: Un concept illégal ?

 » La priorité nationale”: Un concept illégal ? 

Marine Le Pen, « comme d’ailleurs Xavier Bertrand et Eric Zemmour », se comportent en « fossoyeurs » de notre histoire et de notre République, estiment, dans une tribune au « Monde », l’avocat Emmanuel Daoud et les juristes Justine Pointurier et Marie Sudre.

 

Tribune. 
Lors du journal de 20 heures sur France 2, lundi 27 septembre, la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a déclaré vouloir mettre en place un référendum d’initiative populaire visant « à réguler drastiquement l’immigration, à rétablir des critères pour l’entretien et le maintien sur le territoire mais aussi pour l’acquisition de la nationalité française, [à mettre en œuvre] la priorité nationale, c’est-à-dire la priorité pour les Français [d’obtenir] un logement social, un emploi et une protection sociale ». 

Pour ce faire, elle veut recourir à la notion de « bouclier constitutionnel » s’inspirant de ce qui existe en Allemagne, permettant, selon elle, que « tout texte international ou toute disposition de ce texte qui est contraire à la Constitution reste purement et simplement inappliqué ».

Le « bouclier constitutionnel » évoqué permet-il d’écarter l’application des textes et conventions internationales qui protègent les droits de l’homme ?

Rappelons que, selon le principe de primauté, le droit européen a une valeur supérieure aux droits nationaux des Etats membres. Ce principe a été rappelé dans un arrêt fondateur de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), Costa contre ENEL, du 15 juillet 1964, et s’applique dans tous les Etats de l’Union européenne (UE).

Cependant, la Cour constitutionnelle fédérale allemande a jugé, dans un arrêt rendu en 2015, que « la primauté de l’application du droit de l’Union européenne est limitée par les principes constitutionnels qui sont hors de portée de l’intégration européenne ».

Cet arrêt fait référence à l’article 23 de la Loi fondamentale allemande, au terme duquel l’UE doit assurer le respect du « principe de subsidiarité » et garantir « une protection des droits fondamentaux substantiellement comparable à celle de la présente Loi fondamentale ». Il s’agit de préserver l’identité constitutionnelle allemande et les droits fondamentaux qui en découlent.

A la lecture de ces textes, il ressort que la Loi fondamentale ou la Constitution – son équivalent français – ne sauraient s’ériger en un obstacle à l’application du droit européen et des garanties afférentes, bien au contraire. La Constitution doit ainsi assurer une protection supplémentaire des droits fondamentaux et non pas les écarter ou les restreindre contrairement à la volonté de Marine Le Pen et du RN.

 

 » Commission nationale de débat public » : un machin qui ne sert à rien !

 » Commission nationale de débat public » : un machin qui ne sert à rien !

S’il y a une commission qui ne sert vraiment rien c’est le cas de la commission nationale de débat public qui comme son nom l’indique contient un objet social complètement flou qui fait double emploi avec nombre d’autres institutions en particulier le conseil économique social environnemental. Une espèce de machin qui permet à une ancienne politique socialiste d’exister avec une dizaine de personnes pour traiter des thèmes qui ressemblent à un inventaire à la Prévert sans lien entre et surtout sans compétence particulière de ceux qui ont à prendre position. . Ce genre de commission nationale encombre le débat, le l’opacifie et d’une certaine manière le détourne. Ce ne sont pas les explications de la présidente Chantal Jouanneau, ancienne Ministre socialiste, qui peuvent convaincre que des débats bâclés et sans pertinence peuvent être utile à la démocratie.

 

LA TRIBUNE – La commission nationale du débat public que vous présidez vient de rendre son avis définitif sur un dossier au long cours, celui de la liaison routière entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence, avec des décisions assez tranchées prises par l’Etat, notamment sur l’abandon d’un recours à une infrastructure autoroutière sur la totalité de l’itinéraire. Ce débat a duré 5 mois, réunissant beaucoup d’acteurs économiques.

CHANTAL JOUANNO - Cela a été un débat intéressant. Nous l’avons entamé avec des acteurs qui ne comprenaient pas l’utilité du débat. Nous l’avons fini avec un projet qui comprend un phasage, des engagements et un calendrier. Le débat a donc été utile pour clarifier le projet. Et les acteurs locaux en ressortent satisfaits, avec des solutions qui conviennent aux différentes parties prenantes. Il demeure néanmoins des points d’urgence et des points d’alerte. Le comité de suivi sera notamment chargé de faire en sorte que ce projet se développe en intégrant la multimodalité, en développant différents types de transports. D’autre part, trois phases sont prévues pour le contournement de Fos. Il est important que ce point ne dénature pas le projet global, en clair qu’il ne le « saucissonne » pas.

Deux garants ont été nommés afin notamment de « veiller à la « qualité de l’information et à la participation du public ». Cela « sécurise » la suite de la concertation ?

La nomination de garants est très récente. C’est une disposition nouvelle qui est possible depuis 2016. Les garants vont veiller à ce que tout se déroule de façon fluide, complète et à ce que le public soit tenu au courant des évolutions. Ils vont également faire des recommandations, créer des espaces d’expression. Ils rendront également, chaque année, un bilan de ce qui a été fait ou pas. Puis à la fin de la concertation, ils rédigeront un bilan complet qui sera versé au dossier d’enquête publique.

Quelle est désormais le rôle de la commission nationale ?

Notre rôle se poursuit jusqu’à l’enquête publique. Nous avons un rôle important d’alerte, de vigilance. Nous garantissons que la suite de la concertation se poursuive bien et qu’elle ne se réduise pas à un nombre limité de personnes. Nous sommes une véritable vigie.

Le débat public s’intéresse aussi à des sujets plus globaux, moins « territoriaux », qui peuvent diviser ?

Nous avons 125 dossiers en cours. Nous allons ouvrir le débat sur le parc éolien en Méditerranée ainsi que le parc éolien à Oléron. En Nouvelle-Aquitaine, nous allons ouvrir le débat sur le projet de parc photovoltaïque (baptisé Horizéo, prévu pour occuper 10km2 NDLR). Nous allons également travailler sur le Plan national de prévention des déchets. Dès que les projets prennent une dimension industrielle, cela fait réagir. Et nous avons un grand nombre de projets industriels, notamment sur les usines de batteries, sur celles de fabrication de médicaments ou de rénovation des incinérateurs. Le sujet du parc éolien en Méditerranée est à la fois intéressant et complexe, intéressant parce que la zone d’études est monumentale. Complexe, parce que la zone d’études est monumentale…

Campagne régionale ou campagne nationale de Macron

Campagne régionale ou campagne nationale de Macron

 

À l’évidence le chef de l’État est en train de politiser la campagne des départementales et des régionales. Pas sûr que les électeurs s’y retrouvent vraiment car la problématique nationale risque de dominer par rapport à des enjeux locaux généralement peu connus. Du coup, le président de la république prend le risque de porter une part de la responsabilité de l’échec incontournable de la république en marche dans ces élections locales.

Emmanuel Macron n’a qu’on ne choisit d’ailleurs pas ces lieux de déplacement au hasard puisqu’il s’est rendu dans les Hauts de France justement pour peser dans la campagne que mène notamment Xavier Bertrand. Le président explique qu’il ne s’immisce pas dans la campagne électorale locale mais cela ne convainc pas grand monde : « je continue simplement mon travail pour la nation »Indique-t-il.

Mais quand même, de bains de foule en tables rondes, de rencontres avec des élèves en visite du chantier de la Cité internationale de la langue française…. Et aussi une claque

« Déconstruction ou reconstruction d’une cohésion nationale » ? (Xavier Bertrand)

«  Déconstruction ou  reconstruction d’une cohésion nationale » ? (Xavier Bertrand)

 

Le président de la région Hauts-de-France et candidat à l’élection présidentielle juge, dans une tribune au « Monde », « injustes » les propos récents d’Emmanuel Macron sur la chaîne américaine CBS. Prétendre qu’il faut « déconstruire » notre histoire instille, selon lui, un « poison mortel » dans l’unité de la France.

 

Tribune. 

 

L’histoire est à une nation ce que la mémoire est à un individu. Elle fonde son identité : elle est donnée, tout entière, en héritage à ceux qui naissent sur le sol de France, et en partage à ceux qui veulent devenir français. Elle éclaire notre action. Elle nous permet de nous projeter vers l’avenir. Avec ses dimensions de grandeur et sa part d’ombre, notre histoire nous définit et forme le socle de nos valeurs.

Pourtant, sans même mesurer l’atteinte portée à notre dignité nationale, le chef de l’Etat, sur un média étranger [sur CBS News, dans l’émission « Face the Nation », dimanche 18 avril], en anglais, vient d’affirmer qu’il fallait « déconstruire » notre histoire. Au-delà de l’inconséquence sur la forme, cette position est d’une profonde naïveté. Elle est injuste au regard de ce qu’est la France. Elle instille un poison mortel dans notre unité nationale.

 

Naïveté. Monsieur le Président, ce qui est en jeu aujourd’hui, ce n’est pas le nécessaire devoir de mémoire et la lutte indispensable contre toutes les formes de discriminations. C’est un combat à mort qui est engagé contre nos valeurs, contre notre modèle de société. En instrumentalisant le débat sur la colonisation et l’esclavage, les démolisseurs de notre civilisation cherchent à imposer l’idée que l’Occident se serait construit sur l’asservissement et le crime, et qu’il continuerait aujourd’hui, dans le fonctionnement même de nos sociétés, à obéir à ces logiques. Ils gangrènent l’esprit de tant de nos enfants : vous ne pouvez pas, vous ne pouvez plus l’ignorer.

 

Ce qui est à l’œuvre, c’est une nouvelle guerre idéologique, sans merci, dans laquelle ont fait leur jonction les ennemis jurés de l’humanisme : l’islamisme radical et l’ultragauche. Comment vous, le chef de l’Etat, garant de l’unité nationale, pouvez-vous être assez aveugle pour prêter la main à cette entreprise de destruction de ce que nous sommes ?

Injustice. Loin de moi l’idée de réfuter la nécessité de faire retour sur notre histoire, d’engager les débats nécessaires, de nommer les choses afin que nous puissions tous ensemble, unis, nous projeter vers l’avenir. Mais il est hors de question de laisser penser, de laisser dire, que notre société serait fondée sur une logique de domination et de discrimination institutionnalisée. C’est une insulte à la vérité et à l’honneur de notre nation qui, dans l’histoire, a porté, dans une logique universelle, des valeurs qui ont permis l’émancipation de chacun. Une nation qui, aujourd’hui encore, est sans doute la plus solidaire au monde.

« La minorité asiatique corps étranger à la communauté nationale »!

« La minorité asiatique corps étranger à la communauté nationale »!

La sociologue d’origine taïwanaise Ya-Han Chuang détaille, dans un entretien au « Monde », les ambiguïtés des stéréotypes visant les immigrés asiatiques en Occident. ( Une analyse qui semble toutefois un peu datée NDLR)

Née à Taïwan, la sociologue et chercheuse à l’Institut national d’études démographiques (INED) Ya-han Chuang est arrivée en France en 2009. Son enquête de terrain, Une minorité modèle ? Chinois de France et racisme anti-Asiatiques (La Découverte, à paraître le 14 avril), se penche sur un mécanisme d’essentialisation encore peu étudié.

Aux Etats-Unis, cette étiquette repose sur un constat : les statistiques montrent une proportion importante d’Asiatiques dans les universités d’élite et leur revenu moyen est bien plus élevé que la moyenne nationale. Après la seconde guerre mondiale, un nombre important d’étudiants asiatiques (Japonais, Taïwanais, Chinois, Coréens) sont arrivés. Leur capital culturel a permis une intégration rapide dans la classe moyenne supérieure.

En France, il y a peu de donnés empiriques. L’enquête « TeO » de l’INED a démontré la réussite scolaire et professionnelle des descendants d’immigrés d’Asie du Sud-Est issus des boat people arrivés dans les années 1970 et 1980.

Les Chinois qui arrivent massivement en France à partir des années 1980 ont un capital culturel plus faible que ceux qui ont émigré aux Etats-Unis, mais beaucoup de ceux de la première génération sont commerçants, ce qui permet à M. Sarkozy de parler, en 2010, de « modèle d’intégration réussie »« Vous incarnez la valeur travail qui m’est chère », avait-il dit à l’occasion du Nouvel An lunaire.

Pourquoi c’est discriminant ?

Le stéréotype veut que l’Asiatique soit travailleur, réussisse, mais il est aussi associé à des caractéristiques plus négatives : docile, discret, sournois… La minorité en France a beau être perçue comme modèle en termes économiques, elle demeure, à bien des égards, comme un corps étranger à la communauté nationale.

C’est un outil à double tranchant, qui contribue à enfermer les populations asiatiques dans des représentations figées de « commerçants qui réussissent » – les agressions étant l’une des conséquences les plus violentes de ces stéréotypes positifs. Mon livre commence par le meurtre de Chaolin Zhang, en 2016, à Aubervilliers, mais, en fait, les agressions très violentes qui visent les Chinois ne sont pas une nouveauté.

Mediator: l’Agence nationale de sécurité du médicament complice

 

Mediator: l’Agence nationale de sécurité du médicament complice

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et les laboratoires Servier ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire du Mediator, un médicament qui serait responsable de plusieurs centaines de décès en France, selon des médias français.

Le groupe Servier, qui a commercialisé ce médicament jusqu’à son interdiction en 2009, a été reconnu coupable de « tromperie aggravée » et « homicides et blessures involontaires » et condamné à 2,7 millions d’euros d’amende.

Reconnue coupable de négligence, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – qui a succédé en 2012 à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à la suite de ce scandale sanitaire – a été condamnée à 303.000 euros d’amende.

Commercialisé comme antidiabétique depuis 1976, le Mediator (benfluorex) était indiqué dans le traitement des diabétiques en surpoids mais a largement été prescrit comme un coupe-faim.

Les doutes sur son utilité médicale et les soupçons sur sa nocivité étaient connus depuis la fin des années 1990 mais il n’a été retiré du marché qu’en 2009 en France.

Selon des études épidémiologiques officielles datant de 2010, le Mediator serait responsable d’au moins 500 morts en France mais d’autres analyses plus récentes suggèrent que le bilan national pourrait atteindre 2.000 décès.

Au total, 14 personnes physiques et 11 personnes morales avaient été renvoyées devant le tribunal dans ce dossier.

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

2022: un gouvernement d« union nationale » annoncé par Marine Lepen

 

Un possible gouvernement d’union nationale avec des responsables de droite mais aussi de gauche comme Montebourg, c’est la principale nouvelle annonce de Marine Le Pen qui parvient progressivement à banaliser l’image de son parti et la sienne propre. Une image beaucoup plus policée et plus tolérante aussi mais qui reste ferme sur le danger pour elle de l’immigration.

 

Marine Lepen interrogée sur BFM s’est faite surtout la championne des libertés au si bien contre le séparatisme que dans le cadre de la crise sanitaire. Notons aussi que le rassemblement national avait  ouvert le débat sur un projet très détaillé  de référendum concernant l’environnement.

 

Bref, progressivement le rassemblement national devient un peu un parti comme les autres d’autant plus qu’il ne conteste plus l’union européenne et encore moins l’euro. Il faut ajouter à cette image plus policée le phénomène assez fondamental d’obsolescence du front républicain qui jusque-là constituait  une sorte de plafond de verre pour le Front National. Mais le meilleur argument sans doute de marine Lepen est  sans doute l’échec assez retentissant de Macron dans le domaine économique tout autant que dans le domaine sanitaire. La principale dynamique du rassemblement national se nourrit des erreurs, des contradictions et de l’immobilisme de Macron.

Carrefour soldé à 20 milliards met en cause la souveraineté nationale

Carrefour soldé à 20 milliards met en cause la souveraineté nationale

 

La question de la fusion de Carrefour avec un groupe canadien n’est pas simplement qu’une opération financière, elle met aussi en cause la souveraineté du pays en matière de stratégie alimentaire. Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a donc déclaré à Reuters que le gouvernement voulait préserver la sécurité alimentaire et la souveraineté du pays.

«Le rachat de Carrefour par une entreprise étrangère serait une difficulté majeure pour nous tous», a déclaré Le Maire dans une interview à la conférence Reuters Next.

«La sécurité alimentaire est au cœur des défis stratégiques de tous les pays développés», a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Économie de la province canadienne du Québec, où Couche-Tard est basé, a parlé des avantages de la transaction telle qu’elle se présentait sur des bases incertaines.

Avec d’autres détaillants, Carrefour, avec environ un cinquième du marché de l’épicerie en France, a joué un rôle majeur pour assurer un approvisionnement alimentaire régulier lors de la pandémie de COVID-19.

Mais l’offre de 20 euros par action de l’opérateur de supérette Alimentation Couche-Tard pour Carrefour – le plus grand distributeur d’Europe continentale – soulève également d’autres considérations politiques, le groupe étant l’un des plus gros employeurs de France.

Les actions de Carrefour ont chuté de 2,5% jeudi alors que le gouvernement français a souligné son opposition à un accord, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, se disant également contre.

Les actions de Couche-Tard ont reculé de 2,7%, ajoutant à la baisse de 10% de mercredi.

Le pays a depuis resserré les règles des OPA pour protéger les entreprises françaises jugées stratégiques, notamment sous la présidence d’Emmanuel Macron, qui devra faire face à une élection présidentielle en 2022.

Pendant la pandémie, Macron a intensifié ses appels à la protection de la souveraineté française dans des domaines tels que la santé et l’industrie, bien que l’ancien banquier d’investissement ait tenté de trouver un équilibre avec une approche favorable aux entreprises.

Couche-Tard a fait une offre sans engagement mercredi pour le groupe d’épicerie français, en grande partie en espèces.

Identité nationale : un « en même temps douteux » de Macron

Identité nationale : un « en même temps douteux » de Macron

Un inquiétant patchwork où le chef de l’Etat multiplie les références à des personnages historiques ennemis de la République : c’est ainsi que le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, commente, dans une tribune, l’interview d’Emmanuel Macron à « L’Express ».

Tribune Dans une interview fleuve publiée le 22 décembre par l’hebdomadaire L’Express, Emmanuel Macron a remis en selle l’idée naguère portée par MM. Sarkozy et Fillon d’organiser des débats sur l’« identité nationale ». Certes, l’expression semble, dans son propos, critiquée. Toutefois, elle ne l’est pas sur le fond mais uniquement en ce qu’elle était porteuse de trop de « polémiques ». En outre, la filiation sur ce point avec Nicolas Sarkozy est revendiquée par l’actuel chef de l’Etat.

Alors, dans un étonnant patchwork, on verra émerger la question de la place des personnes issues de l’immigration et la nécessité réaffirmée de se projeter dans la construction européenne. Mais, plus fondamentalement, que de clins d’œil douteux faisant écho à des propos déjà tenus ou à des actes déjà posés sous ce quinquennat !

L’on apprend ainsi qu’il faut pouvoir dire que Pétain fut un grand soldat en 1917. On se demande bien qui le nie. Et cela est d’autant moins nié que le crime de Pétain – la Collaboration et son lot de morts, de trahisons, de déportations et d’exactions – fut précisément facilité par le prestige qu’il avait acquis durant la Grande Guerre.

Pétain n’a plus à être honoré

Sans le Pétain de 1917, il n’y a pas de Pétain de 1940. Alors, si le Pétain de 1917 fut un grand soldat (même si sa stature d’alors relève aussi d’une construction politique et historiographique), du fait qu’il a usé de cette grandeur pour mieux trahir son pays et la République, cette grandeur n’a plus à être honorée. Il y a bien longtemps qu’elle a été souillée par les balles, allemandes ou françaises, qui abattirent Jean Zay, Georges Mandel, Victor Basch, Missak Manouchian et tant d’autres. Bien longtemps que les flammes des fours de Birkenau ont rendu indécente sa célébration.

L’on apprend également dans cette interview qu’il ne faut pas faire comme si Charles Maurras n’avait pas existé. Là encore, qui fait comme si ce détestable concepteur de la notion d’« antisémitisme d’Etat » n’avait pas existé ? Que signifie cette expression? Faut-il y voir un lien avec l’inscription de Charles Maurras au calendrier officiel des commémorations de l’année 2018 pour les 150 ans de sa naissance ?

On lit également l’emploi de la notion d’« Etat légal ». Etrange expression qui, en écho au « pays légal » honni par Maurras qui célébrait le « pays réel », montre que, décidément, Maurras n’est pas oublié. Pour notre part, comment pourrions-nous oublier celui qui considérait que la disparition de la République en 1940 était une « divine surprise » ? Ou qui, durant des années, dénonça les « quatre Etats confédérés » dont il fallait détruire l’influence néfaste sur la France : les juifs, les métèques, les protestants et les francs-maçons ?

 

 

Défense nationale : le programme de Jean-Luc Mélenchon

Défense nationale : le programme de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI) a annoncé le 8 novembre sa candidature à l’élection présidentielle de 2022. Il développe dans l’Opinion ses orientations en matière de défense nationale réclamant notamment le retour du service national .

 

 

Imaginons que vous soyez élu président de la République en 2022. Que feriez-vous de la dissuasion nucléaire ?

La dissuasion reste pour la France un outil irremplaçable aussi longtemps qu’il n’y a pas d’alternatives militaires. Pour autant, je suis favorable au Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) approuvé par l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais il ne peut pas être question de demander aux Français de désarmer les premiers. Il faut que ce soient ceux qui ont le plus d’armes nucléaires qui commencent, c’est-à-dire les Etats-Unis et la Russie.

Hélas, il n’y a plus d’initiatives diplomatiques pour le désarmement venant des puissances nucléaires. Les seuls qui ont essayé, ce sont les Chinois. Ils ont proposé aux Nations Unies une conférence sur la sécurité nucléaire. En vain. La situation est paradoxale : on est dans un contexte plus dangereux qu’à l’époque de la guerre froide, lorsqu’il y avait des discussions et des accords sur le contrôle des armements. Du fait de la rupture par les Etats-Unis de l’accord FNI sur les armes à portée intermédiaire, le réarmement a, hélas, recommencé dans toute une série de pays.

Si l’arme nucléaire implique la souveraineté des pays qui s’en dotent, son usage éventuel concernerait la terre entière. Il y a donc un droit universel à intervenir sur ce sujet. Avec nous, la diplomatie s’adosserait sur tous ceux qui, dans le monde, sont d’accord pour exiger le désarmement nucléaire.

Les Russes sont des partenaires fiables alors que les Etats-Unis ne le sont pas. Ils ne signent pratiquement aucun des accords qui nous intéressent et pas seulement dans le domaine militaire. Cessons de nous rabâcher que nous avons des valeurs en commun avec les Nord-Américains ! Ce n’est pas vrai que nous défendons les mêmes principes. Les Etats-Unis défendent par-dessus tout le droit de faire ce qu’ils veulent. C’est un pays qui en 244 ans d’histoire a eu 222 ans de guerre. C’est l’un des rares pays qui ait pris à son voisin, le Mexique, la moitié de son territoire.

Vous avez évoqué des alternatives militaires à la dissuasion nucléaire. A quoi pensez-vous?

La question qui se pose est de savoir si ces armes peuvent être utiles en cas de conflit. Pour l’instant, les SNLE [sous-marin nucléaire lanceur d’engins] sont indétectables, mais pas les missiles ou les communications. Est-ce que la guerre depuis l’espace ne va pas réduire à néant la possibilité d’utiliser ces armes ? Dès lors la dissuasion n’existerait plus. Cette question de la militarisation de l’espace est donc essentielle. Les armes conventionnelles ou nucléaires, pourraient-elles être utilisées dès lors qu’une puissance spatiale s’y opposerait ? Il y a nécessité de procéder à une évaluation sereine de la situation. Nous, Français, sommes capables de mettre en orbite autant de satellites que nous voulons et dès lors de nous doter d’un système qui protégerait le territoire national. Dans ce cas, la dissuasion nucléaire ne serait plus indispensable, mais je maintiens un point d’interrogation.

Jusqu’à présent, la militarisation de l’espace était interdite, tout comme l’appropriation des corps célestes par les Etats ou des sociétés minières. Les Etats-Unis ont modifié cela. Armement et appropriation sont désormais légaux pour eux. Nous, Français, avons décidé de créer un Commandement militaire de l’Espace sans une minute de discussion à l’Assemblée nationale. Le président de la République a décidé tout seul. C’est une autre discussion de savoir s’il a raison ou non.

Une autre question est celle de la capacité de détruire les satellites en orbite. Les Chinois, les Nord-Américains, les Indiens peuvent le faire. Même si la France refusait la militarisation de l’espace, nous pourrions déclarer être capable – et nous le sommes techniquement – de « démilitariser l’espace de force » pour ceux qui voudraient nous agresser.

Dès lors qu’il s’agit de la protection nationale, à mes yeux, il n’y a pas de limites. La souveraineté française est totale, pleine, entière, non négociable. Si nous n’avons pas ces capacités, nous ne sommes plus indépendants et alors le peuple n’est plus souverain. Telle est la doctrine républicaine.

La France doit-elle rester dans l’Otan ?

Nous n’avons rien à y faire ! D’abord parce que c’est une alliance incertaine. Vous ne savez pas précisément ce à quoi cela engage vos alliés, parce que l’article 5 laisse à chacun la liberté de ses choix d’engagement. Deuxième point : il s’y trouve des gens qui peuvent être des adversaires ou des ennemis. Jusqu’à présent, on considérait cette hypothèse comme farfelue, mais on a vu avec la Turquie qu’il n’en était rien. La Turquie a commis deux actes extrêmement agressifs contre l’armée française : le premier, en Syrie, en bombardant une base où il y avait nos forces spéciales et le second, contre un navire français au large de la Libye. Troisième point : le commandement militaire en Méditerranée est assuré par les Américains et il n’a jamais été question pour eux de partager cela. Nous avons bien un général français qui est responsable des « études stratégiques », dont les Etats-Unis n’ont rien à faire. Mais pour tout ce qui est concret et matériel, nous ne sommes rien à l’Otan !

Voilà au moins un point sur lequel vous êtes d’accord avec le Président Macron : une hostilité commune à la Turquie !

Je conteste tout à fait que le Président Macron ait quelque attitude forte à l’égard de la Turquie ! Il s’est fait provoquer deux fois et il n’y a eu aucune réplique…

Vous voulez faire la guerre à la Turquie ?

Quelle question ! Comme s’il n’y avait pas d’alternatives entre faire la guerre et ne rien faire. Je ne suis pas pour la gesticulation, comme on l’a fait en envoyant simplement deux Rafale en Grèce et en faisant des déclarations non-maîtrisées pour s’attirer en retour des déclarations et des attitudes encore plus violentes. Quel est l’intérêt des coups de menton sans portée ?

«Est-il normal de se fournir en fusils et en munitions en Allemagne et en Israël? On a eu cette industrie, pourquoi ne l’aurions-nous plus? A quoi bon ces programmes communs avec les Allemands pour fabriquer les avions (Scaf) ou les chars du futur?»

Ne faudrait-il pas plutôt faire baisser les tensions ?

Je pense d’abord qu’on ne doit jamais se laisser provoquer. Jamais ! C’est au moment où les Turcs ont attaqué en Syrie, dans une zone tenue par les Kurdes qui sont nos alliés, qu’il aurait fallu prendre la décision de convoquer une assemblée de l’Otan pour faire valoir les droits des Français à se trouver en Syrie, là où ils estimaient nécessaire d’être. Je maintiens que la Turquie doit rendre des comptes et les moyens de représailles sur les Turcs sont plus nombreux qu’il n’y paraît, y compris sur le plan des démonstrations militaires.

Poursuivriez-vous l’augmentation du budget de la défense ?

Il doit correspondre à ce qui est raisonnablement nécessaire. Dans l’Otan, l’idée des 2 % du PIB n’a pas de sens, c’est une ligne de crédit qu’on ouvre pour les Américains. L’économie d’armement est le volant d’entraînement de l’économie américaine. Les présidents les plus libéraux en apparence ont poussé le plus loin les programmes d’armement, je pense à Reagan. Avec la victoire de Joe Biden, voyez les romans langoureux que se raconte une partie de la gauche européenne ! Je rappelle que le slogan du nouveau président est « Why America Lead Again ». Et Madame Clinton vient de proposer le réarmement général des Etats-Unis contre la Chine. Les démocrates sont aussi belliqueux que les républicains. Les Français n’ont rien à faire dans cette mauvaise action.

En France aussi, l’industrie de défense est importante…

Oui. Je répète d’une manière réaliste, pacifique et bienveillante notre but : la France doit être indépendante ! Pour cela, il faut que nous puissions être souverains, capables de nous défendre par nous-mêmes et par conséquent de produire nous-mêmes les armements nécessaires. Il faut retirer les logiciels américains des systèmes de défense français, de même que nous devons récupérer le contrôle des turbines pour les sous-marins nucléaires. Est-il normal de se fournir en fusils et en munitions en Allemagne et en Israël ? On a eu cette industrie, pourquoi ne l’aurions-nous plus ? A quoi bon ces programmes communs avec les Allemands pour fabriquer les avions (Scaf) ou les chars du futur ? Cela permet aux Allemands de se réarmer et de s’approprier des savoir-faire qu’ils n’ont pas. Pour quoi faire ? Quant aux ventes d’armes, elles devraient être soumises à l’autorisation du Parlement.

«Il faut aller à l’essence de ce qu’est la conscription : l’impôt du temps au service de la patrie»

Rétabliriez-vous une forme de service militaire obligatoire ?

Oui, même si je ne suis pas certain que tous les Insoumis soient d’accord avec moi. Je suis partisan de la conscription et je me suis opposé au fait qu’elle soit suspendue [par Jacques Chirac en 1996]. Il faut aller à l’essence de ce qu’elle est : l’impôt du temps au service de la patrie. Il n’y a pas aujourd’hui de besoin militaire qui nécessite la mobilisation permanente de 700 000 jeunes. On peut comprendre que le président Chirac ait pris cette décision. Elle avait sa rationalité, même si j’étais contre. Pour autant la défense populaire passive et armée reste une nécessité à mes yeux. Et nous faisons face désormais à d’autres menaces et dangers. Notamment venant du dérèglement climatique, comme nous le montrent les événements dramatiques de la vallée de la Roya. Jusqu’à présent on a réussi à faire face, mais avec une extrême difficulté. Si nous avions plusieurs événements de ce type en même temps, il y aurait besoin d’un effort collectif. On ne peut pas se payer la réparation de la France au prix du marché. Donc, on sera obligé de demander la contribution des jeunes Français.

On peut également imaginer que, dans les fonctions de police, c’est-à-dire de protection de la paix civile, les conscrits pourraient jouer un très beau rôle. Cela changerait le regard de la population sur sa police et changerait les pratiques internes de celle-ci. Le racisme et la violence y reculeraient. Quand les enfants du peuple sont quelque part tout change.

Les changements technologiques de la 5G par l’ANFR (agence nationale fréquence)

Les changements technologiques de la 5G par l’ANFR (agence nationale fréquence)

La nouvelle génération 5G, rend indispensable l’utilisation de nouvelles portions du spectre radioélectrique. L’obtention de nouvelles fréquences est un pré-requis pour lancer les services 5G. Les bandes identifiées sont plus élevées dans le spectre et permettent des montées en débit très importantes. Avec l’utilisation d’antennes intelligentes et d’un réseau de petites antennes, les forts besoins en connectivité du public et des entreprises auront leur solution. 

De nouvelles bandes de fréquence 5G déjà identifiées

 

  • Les bandes « basses », déjà allouées pour la 2G / 3G / 4G, pourraient être réutilisées pour la 5G.  
  • La bande 3,5 GHz est la première bande 5G offrant un compromis couverture/capacité.
  • La bande 26 GHz, « pionnière 5G », sera principalement utilisée pour des « hot spots ».
  • D’autres bandes hautes seront étudiées lors de la Conférence Mondiale des Radiocommunications en 2019.
LE RÔLE DE L’ANFR 

L’ANFR conduit les négociations européennes et internationales pour identifier les bandes de fréquences 5G. En Europe, deux nouvelles bandes ont déjà été choisies pour la 5G.
Ces négociations ont permis dès 2015 d’harmoniser la bande 3,5 GHz comme bande 5G et de définir les futures bandes candidates pour la 5G comme la bande 26 GHz qui doit faire l’objet d’une harmonisation mondiale en 2019. 

Au niveau national, l’ANFR prépare l’arrivée de la 5G en libérant les bandes de fréquences attribuées à la 5G mais occupées par d’autres utilisateurs. 
Enfin, l’ANFR accompagne les premiers déploiements pilote 5G dans la bande 3,5 GHz des opérateurs de téléphonie mobile et travaille avec l’ensemble des acteurs pour caractériser les réseaux 5G en termes d’exposition du public aux ondes électromagnétiques. 

 

Evolutions technologiques vers des antennes intelligentes

Les réseaux mobiles actuels utilisent des équipements radio appelés « cellules macro » déployés pour assurer la couverture dans les différents territoires. Les antennes diffusent les signaux de manière constante, dans une direction donnée (faisceau).

Le déploiement de la 5G se fera en recourant à des sites « macro » à l’instar des réseaux actuels des opérateurs, mais devrait également s’articuler autour du déploiement de petites antennes installées dans du mobilier urbain.

Pour atteindre les performances annoncées (débits multiplié par 10, latence divisée par 10 et multiples connexions), la 5G reposera notamment sur une nouvelle génération d’antennes, qui orientent les signaux vers les appareils qui en ont besoin. Couplée avec des bandes de fréquences hautes, l’utilisation de ces antennes permettra d’accroître fortement les débits. 

Le rôle de l’ANFR

L’ANFR veille au respect des valeurs limites d’exposition du public aux ondes et gère le dispositif national de surveillance et de mesure des ondes. Un Comité National de Dialogue a été créé par la loi au sein de l’ANFR pour échanger avec les acteurs, partager l’information, la diffuser et favoriser la confiance du public. L’ANFR participe également aux pilotes 5G pour mettre au point les outils relatifs aux contrôles et à la concertation sur l’exposition du public créée par la 5G.

L’ANFR accompagne les premiers déploiements pilote 5G des opérateurs de téléphonie mobile dans la bande 3,5 GHz et travaille avec l’ensemble des acteurs pour caractériser les réseaux 5G en termes d’exposition du public aux ondes électromagnétiques. A l’avenir, les nouvelles bandes 5G (par exemple la 26 GHz) seront plus hautes en fréquences dans les bandes millimétriques, qui correspondent aux bandes de fréquences dont la longueur d’onde est de l’ordre du millimètre. 

Dans ses bandes millimétriques, l’exposition reste localisée à la surface de la peau et l’exposition n’est plus évaluée par le débit d’absorption spécifique (DAS) mais par la densité surfacique de puissance (DSP).

Dans le cadre de la réflexion générale sur l’évaluation de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques des réseaux 5G, l’ANFR a publié aujourd’hui deux rapports, l’un sur une présentation générale de la 5G abordée sous l’angle de l’exposition et l’autre sur les déploiements pilotes menés en France pour tester en grandeur nature les modalités d’un déploiement d’antennes 5G à faisceaux orientables dans la bande 3400-3800 MHz :
L’ANFR a également entamé une étude pour analyser des simulations numériques des niveaux d’exposition créés par la téléphonie mobile dans une zone urbaine très dense, le 14e arrondissement de Paris. Le rapport ci-dessous constitue un point d’étape. Il fournit de premiers ordres de grandeur d’exposition selon différents scénarios identifiés avec le suivi des pilotes 5G et après avoir consulté les équipementiers télécoms et les opérateurs de téléphonie mobile.  Les prochaines phases de ces travaux consisteront à affiner les scénarios de déploiement, en jouant sur les technologies employées et les puissances, dans les différentes bandes de fréquences ouvertes à la téléphonie mobile. L’exposition sera ainsi simulée plus précisément. 

Les rayonnements électromagnétiques de la 5G (ANFR)

La lettre de l’ANFR de Juillet 2019 (lien : Newsletter Météorologie) mentionnait et expliquait comment des satellites météorologiques captaient une partie des émissions électromagnétiques naturelles émises par certaines molécules ou par certains corps à une température donnée. Il existe en fait un grand nombre de façon d’émettre des champs électromagnétiques et tous ces champs sont liés à l’émission d’une particule nommée photon. Comme cela avait été présenté dans le Newsletter sur le graviton, à chaque interaction qui régit notre univers est associée une particule, si le graviton est la particule qui caractérise les champs gravitationnels, le photon est la particule qui caractérise le transport de l’énergie des champs électromagnétiques. L’émission de ces photons peut résulter :

  1. De modifications structurelles atomiques ou moléculaires (que la modification soit spontanée ou initiée comme dans la fusion ou la fission nucléaire) 
  2. De la mobilité des porteurs de charge(s) électrique(s), indépendamment du milieu considéré :
    a. L’agitation thermique: rayonnement de corps présentant une température supérieure à 0K (soit environ -273°C)
    b. La circulation dans le milieu : il peut s’agir de conducteur électrique (c’est dans cette dernière catégorie que ce range la plupart des émetteurs/récepteurs qui [envahissent] notre quotidien), tout comme de plasma (cas du rayonnement électromagnétique issu des arcs électriques issus de la foudre).
    c. L’accélération, par exemple le rayonnement (non thermique) synchrotron issu des pulsars.

Comment fonctionnent les antennes de radiocommunication ?

D’un point de vue général, les antennes de radiocommunication sont basées à ce jour, sur le principe de la circulation de charge le long d’un conducteur. Autrement dit, il est possible de formuler, que tout corps, quel qu’il soit, parcouru par un courant (qui définit en soi la circulation de charges nommées électrons) rayonne simultanément deux types de champs, l’un est dit électrique, l’autre magnétique. Bien qu’ils n’aient pas les mêmes propriétés, les équations de Maxwell, nous apprennent qu’ils sont indissociables l’un de de l’autre. Les variations temporelles de ces deux champs sont identiques à celles du courant qu’il lui donne naissance. Dans la mesure où l’on considère des variations temporelles des courants ou des champs, alors on introduit nécessairement la notion de fréquence. La notion de fréquence est assez simple à appréhender, il s’agit simplement du nombre d’ « oscillations de l’onde radio» durant 1 seconde. Pour obtenir une onde à 1GHz, un courant alternatif doit onduler 1 milliard de fois en 1 seconde. A cette fréquence est associée une longueur d’onde, que l’on pourrait définir simplement comme la longueur physique dans l’espace d’une oscillation. 

Lors de la réalisation d’antenne de radiocommunication, bien que ces champs soient interdépendants, il est possible de privilégier la réception de l’un ou de l’autre. Généralement le choix se fait sur la dimension de l’antenne à réaliser au regard de la fréquence du champ EM à produire ou à capter. On favorise davantage la conception d’antennes privilégiant la réception des champs magnétiques à basse fréquence et des champs électrique à hautes fréquences. En réalité, il serait plus juste de dire qu’à basse fréquence, les comportements des champs électriques et magnétiques sont discernables, ce qui n’est plus le cas en haute fréquence, ou seule la notion de puissance (comprise comme une densité de flux d’énergie assimilable au produit1 des champs électrique E ⃗ et magnétique H ⃗) devient prépondérante. 

 

En quoi les fréquences jouent-t-elle un rôle dans la conception d’une antenne ?  

Il faut d’abord distinguer deux types d’antennes :

  1. Le premier type inclut à la fois la formation du champ électromagnétique et la direction dans laquelle il doit être émis. Antenne dipôle, antenne patch, antenne à réseaux phasés, etc.
  2. Le second type produit le champ EM par l’intermédiaire d’une cavité et utilise un réflecteur pour guider le champ dans une direction privilégier : les antennes paraboliques

Par définition, si tout corps conducteur parcouru par un courant rayonne, son rayonnement est aussi optimisé par la dimension physique qu’il a au regard de la longueur d’onde à émettre ou à capter. C’est une propriété fondamentale. Il faut voir la longueur d’onde comme la longueur physique d’une oscillation de l’onde dans l’espace. Cette longueur est bien entendu, à une fréquence donnée, identique pour le champ électrique et magnétique. Il faut partir du principe que l’intensité du rayonnement du champ électrique est optimisée lorsque la longueur physique du conducteur rayonnant est égale à la moitié de la longueur d’onde. Dans ce cas précis, la surface métallisé présente un ventre de courant à sa surface (et de ventre de tension à ces extrémités) et on dit alors que le l’élément résonne ou entre en résonnance. Bien entendu, pour qu’une antenne émette un champ électromagnétique optimisé au regard de l’énergie électrique qui lui est fourni, elle ne doit pas répondre qu’à cet unique critère. D’autres effets sont à prendre en considération comme par exemple l’adaptation des impédances. On pourrait résumer cet effet comme une forme d’opposition du milieu aux passages du courant. Il faut généralement faire en sorte que cette opposition soit constante sur l’ensemble du parcours du courant jusqu’à l’antenne. Sinon une partie du courant va se réfléchir vers la source. 

Dans le cas d’une antenne parabolique, c’est l’émetteur (généralement une cavité résonnante), qui fait face à la parabole, qui produit le champ électromagnétique idéal. Le réflecteur n‘est là que pour orienter le faisceau dans une direction privilégiée. 

On  comprend ainsi pourquoi les antennes, en général, sont élaborées pour une gamme de fréquences d’utilisation particulière (fréquence centrale et bande passante). La longueur physique de l’élément ou des éléments rayonnants (qu’il s‘agissent de conducteurs ou de cavités) étant fixée dès la conception.  Il est bien entendu possible d’élargir leur gamme de fréquence d’utilisation dans une certaine mesure, en modifiant fictivement les propriétés de résonnance des conducteurs utilisés par exemple par l’emploi d’un substrat (servant de support à l’élément rayonnant) à plus grande permittivité que l’air ou encore en augmentant la largeur du conducteur. 

Champs rayonné et diagramme d’antenne

Lorsque qu’un champ est produit par un conducteur, il rayonne dans tout l’espace, c’est ce que l’on appelle son diagramme de rayonnement. Toutefois, il est possible de faire en sorte de privilégier les directions d’émission des champs.  Par exemple, l’ajout d’un réflecteur (mais encore de toute forme de métallisation connectée à la masse) derrière un conducteur résonnant permet de limiter son rayonnement à la partie supérieure et de minimiser le rayonnement derrière le plan métallique. Suivant la forme de ce réflecteur, on modifie l’énergie émise dans l’autre direction (plan de masse ou parabole). La mise en réseau de métallisation, comme dans le cas des antennes de réception hertziennes qui arborent nos toits permet aussi de privilégier la captation du rayonnement provenant d’une direction privilégiée et généralement celle dans laquelle le diffuseur se situe. Le diagramme de rayonnement de l’antenne est donc directement conçu pour répondre à l’utilisation que l’on fait de l’antenne. Lorsque l’on doit diffuser sur une large couverture (Radio, télévision, mobile) on va privilégier des antennes qui diffusent dans tout l’espace utile. Par exemple, les antennes 4G, produisent des rayonnements en forme de disque incliné, permettant de couvrir de large zone azimutale, tout en minimisant les émissions au-dessus de l’horizon où elles sont inutiles. En revanche un téléphone mobile 4G qui doit pouvoir capter et émettre dans tout l’espace, ne sachant pas où se situe le relais, aura tendance à privilégier des antennes qui diffusent dans l’ensemble de l’espace.  Enfin une station terrienne d’émission ou de réception satellitaire, privilégiera un rayonnement extrêmement intense dans une direction angulaire unique, celle où se  situe le satellite avec lequel elle souhaite communiquer, et dans ce cas les paraboles sont à ce jour les antennes les plus utilisées. 

Les antennes dites « actives » de la 5G c’est quoi ? 

Avant d’introduire les antennes de la 5G, il faut comprendre ce que l’on considère comme une antenne active. Elles sont nommées ainsi pour une raison simple : au lieu de produire un champ électromagnétique dans une direction fixe, leur faisceau est capable de balayer l’espace par des procédés topologiques et d’architecture électronique. Le concept d’antenne active, dite aussi antenne à réseau phasé,  existe depuis plusieurs décennies et a été largement utilisé (et continue à être utilisé) dans le domaine du radar. La téléphonie mobile a donc exploité un concept existant. De nombreux exemples de radars à réseaux phasés existent aujourd’hui, ils sont parfois de dimension réduite, embarqués sur des aéronefs, parfois gigantesques et conçus sur des façades de bâtiments. 

On peut dénombrer trois avantages aux antennes actives :

  1. leur faible épaisseur, rendant ces antennes planaires (elles peuvent être conçues sur n’importe quel type de surface). 
  2. un rayonnement variable dans chaque direction (au cours du temps) du fait de la rapidité de balayage (électronique) du faisceau. 
  3. leur grande directivité (directement proportionnelle au nombre d’éléments qui compose le panneau d’antennes) dans des directions d’intérêt. Cette directivité est une autre façon de décrire leur capacité à concentrer l’intensité de leur rayonnement dans une direction privilégiée.  Par exemple, si le panneau d’antennes est composé de 16 colonnes et de 16 lignes d’éléments rayonnants, alors, il sera possible d’augmenter la puissance rayonnée par le faisceau de l’antenne, de 256 fois dans la direction choisie (par rapport au rayonnement d’un élément). 

 

Une antenne à réseau phasé utilise le principe de l’association des champs d’une multitude de sources à une certaine distance. Généralement, donc, ces antennes sont conçues comme une association d’antennes de même forme et de même dimension. Dans ce cas, l’ensemble des antennes constituant le réseau présentent à la fréquence de résonance voulue le même type de rayonnement EM intrinsèque. Les rayonnements produits par chaque élément s’associent en phase pour augmenter le rayonnement de l’antenne globale dans une direction choisie. Pour offrir une grande directivité du faisceau formé par le panneau, certaines caractéristiques topologiques sont à respecter :

  • au regard de l’espace que les éléments doivent avoir entre eux (positionnement dans le panneau) ou de leur longueur d’onde,
  • au regard de la loi d’illumination des éléments rayonnants du panneau : 
  • en amplitude lorsqu’il s’agit de modifier la forme du diagramme : hauteur et largeur du lobe principal, écart entre lobe principal et lobe secondaire,
  • en phase lorsqu’il s’agit d’orienter le faisceau électronique dans différentes directions.

 

Quelle différence entre antennes active et passive ?

La différence fondamentale est le rayonnement des antennes. Une antenne passive émet de façon homogène et constante sur les azimuts en minimisant les rayonnements vers le ciel ou vers le sol à l’aplomb de l’antenne, la couverture, comme vu précédemment pourrait être schématisée comme une portion de disque, plus ou moins large, inclinée vers le sol. On peut donc considérer que la puissance globale rayonnée par l’antenne est distribuée sur les azimuts. Par ce biais, tous les utilisateurs qui sont dans cette couverture azimutale peuvent communiquer avec la station de base, mais la puissance reçue par chacun d’entre eux est limitée.

Dans le cas des antennes actives, ce n’est plus le cas, seule la direction où se situe l’utilisateur est visée, il n’y a plus d’émission constante dans le temps sur tous les azimuts, mais uniquement sur l’azimut où se situe le bénéficiaire. Si les antennes actives et passives présentaient les mêmes caractéristiques, on pourrait imaginer que l’énergie reçue par l’utilisateur d’une station équipée d’une antenne active recevrait l’ensemble de l’énergie que l’ensemble des utilisateurs de l’antenne passive pourrait recevoir.

En pratique, la situation est bien plus complexe, car deux situations peuvent apparaitre :

  • La première consiste au fait que l’antenne créé plusieurs faisceaux  indépendants pour couvrir les utilisateurs. Chacun de ces faisceaux est formé par des sous-ensembles de la matrice d’éléments rayonnants et utilise la totalité de la bande passante disponible. 
  • La seconde revient à subdiviser la bande passante  (sur laquelle rayonnant l’antenne) en sous-bandes attribuées à chaque utilisateur mais où chaque faisceau formé utilise alors tous les éléments rayonnants du panneau.

Il peut aussi être question parfois d’une combinaison des deux  idées précédentes. Par exemple, en reprenant le cas d’une matrice présentant 256 éléments rayonnants (16 en lignes et 16 en colonne), rien n’empêche d’imaginer que 4 faisceaux soient formés simultanément par 4 sous matrice de 64 éléments (8 en lignes et 8 en colonne) et que donc 4 utilisateurs se partagent  la puissance rayonnée  globale de l’antenne. 

 

Pourquoi la 5G nécessite ce genre d’antenne ? 

L’idée première de la 5G pour les applications à très haut débit2 (Enhanced Mobile BroadBand EMBB) est de fournir une grande quantité d’information en un temps très court. Pour que cette prouesse soit possible, il est nécessaire de disposer d’une importante largeur de bande pour écouler le débit attendu. 

Une telle contrainte oriente l’usage de telles applications à des fréquences dites de « grande capacité » (>3GHz) où le spectre contigüe y est disponible. Toutefois, comme les pertes de propagation de l’onde radio s’accroissent également avec la fréquence, l’augmentation de la directivité des antennes apparaît incontournable pour compenser ces atténuations et conserver des tailles de cellules raisonnables (entre quelques centaines de mètre à quelques km suivant les fréquences considérées). Par ailleurs, la figure 3 nous permet d’observer qu’une antenne est d’autant plus directive que son gain maximum est élevé. Ainsi, lorsque les utilisateurs à couvrir sont en mobilité, le faisceau directif (et étroit) de l’antenne doit être capable de suivre ce dernier. On parle alors d’antennes intelligentes car le balayage du faisceau doit être réalisé en temps réel, ce qui ne peut être fait qu’électroniquement ; ce qui explique le recours aux antennes actives.

Sibeth Ndiaye reconvertie dans la « commission nationale des talents » !

Sibeth Ndiaye reconvertie dans la « commission nationale des talents » !

 

 

Il fallait y penser : créer une commission nationale des talents pour notamment échapper aux règles de fonctionnement démocratique d’un parti. C’est pourtant ce qui a été décidé dans le pseudo parti de la république en marche. On vient d’ailleurs d’y caser Sibeth Ndiaye .

 

Composée de 11 membres titulaires et de 8 suppléants – parmi lesquels les ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture, Gérald Darmanin et Julien Denormandie, ainsi que plusieurs députés -, la «CNT» doit notamment désigner les futurs référents du mouvement présidentiel sur les territoires.  Bref encore une sorte de comité qui échappe à tout contrôle démocratique du parti ( comme la commission d’investiture composée simplement de quelques caciques sous la tutelle de Macron).

C’est le parti politique à la mode 5.0, celle de Macon qui fonctionne comme une entreprise où on recrute les responsables sur CV par Internet avec un comité de sélection. Surtout pas de structures de base, ni de structures intermédiaires qui viendraient se mettre en travers du pouvoir autocratique du jeune chef d’État dont on peut se demander s’il n’a pas un peu perdu la raison. Pourtant les élections municipales et leurs résultats catastrophiques devraient convaincre Macon qu’il n’existe pas d’avenir politique pour un mouvement qui marche uniquement sur sa tête et qui refuse ostensiblement toute présence locale et tout fonctionnement démocratique. Et ce n’est pas parce qu’on aura recruté deux ou trois futures responsables de la société civile non contaminés par Sciences-po que pour autant le parti sera représentatif de la société et digne d’une organisation démocratique. L’accumulation d’initiatives tordues contraires au principe démocratique permet de s’interroger pour savoir si Macron n’est pas atteint du syndrome trumpiste qui ne tolère dans le miroir démocratique que sa propre image.

La probité de certains experts mis en cause par le professeur Raoult à l’Assemblée nationale

La probité de certains experts mis en cause par le professeur Raoult à l’Assemblée nationale

 

« Faites une enquête sur les liens entre certaines industries pharmaceutiques et certains experts » a déclaré le professeur Raoult devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale. Le professeur  a laissé entendre que des membres du conseil scientifique ainsi qu’un responsable chargé des essais cliniques sur le Covid-19 – dont il n’a pas divulgué les noms – avaient des liens d’intérêt avec l’entreprise, ce qui aurait joué selon lui en défaveur de l’hydroxychloroquine.

Très mécontent de l’interdiction de prescription du médicament aux médecins, le Pr Raoult a aussi laissé entendre que des hauts responsables sanitaires, tels que les directeurs de l’Agence du médicament et de la Haute autorité de Santé avaient failli dans leur rôle. Des accusations très graves, conseillant juste aux députés «d’aller voir sur internet».

Le chercheur a bien sûr été interrogé sur l’hydroxychloroquine, avec laquelle il affirme avoir traité plus de 3000 patients au sein de son institut. «Pourquoi n’avez-vous pas randomisé vos études?», lui ont tour à tour demandé Jean-Christophe Lagarde (UDI) et Julien Borowczyk (LREM). C’est un point crucial. Car c’est précisément ce que lui reproche la communauté scientifique. En médecine, il n’y a qu’un seul moyen d’évaluer l’efficacité d’un traitement: disposer de deux groupes de patients comparables en tout point (tirés au sort) et délivrer le médicament à tester à l’un et un placebo à l’autre. «Ce n’est pas la dictature des méthodologistes, c’est une norme qui a presque 50 ans!», s’exclame le Pr François Chast, président honoraire de l’Académie nationale de pharmacie. Sans ce type d’étude, aucune conclusion n’est possible, a fortiori pour une maladie qui guérit spontanément dans 90 % des cas. «On ne peut pas se contenter d’affirmer qu’un médicament est efficace sans aucune preuve, juste sur la base d’une intuition. Nous ne sommes plus au XIXe siècle», proteste le Pr Nicholas Moore, pharmacologue à l’université de Bordeaux. Pas vraiment deux spécialistes du coronavirus §

En quelques minutes, le Pr Raoult a envoyé valser les critiques de ses pairs qui visiblement ne sont pas de son niveau scientifique.. «Le rite des essais randomisés, qu’on me dise que c’est la doxa, ça ne m’impressionne pas, a-t-il lancé. La randomisation est un espèce de standard très associé à l’industrie pharmaceutique.» 

Coronavirus : on est loin des conditions d’unité nationale 1944

Coronavirus : on est loin des conditions d’unité nationale 1944 

L’historien, Laurent Douzou rappelle, dans une tribune au « Monde », les circonstances de la naissance du programme du Conseil national de la Résistance après la seconde guerre mondiale, texte auquel Emmanuel Macron a fait référence dans son discours du 13 avril.

Tribune. En juin 1944, le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) fut publié sous le titre « Les jours heureux » dans une brochure de huit pages éditée et diffusée par le mouvement Libération-Sud. 200 000 exemplaires sortirent de l’imprimerie Lions et Azzaro de Toulon. Une édition numérotée de 100 exemplaires avec couverture cartonnée fut même réalisée sur un papier de qualité chez l’imprimeur Gaulier, à Paris. Ce titre a aussi contribué à conférer à ce programme une étonnante longévité mémorielle. Ainsi s’explique qu’il ait suffi que le président de la République promette, le 13 avril, qu’on « retrouverait les jours heureux » pour que les commentateurs saisissent l’allusion et s’interrogent sur le point de savoir si cette référence historique traduisait un changement de paradigme.

Pourtant, Emmanuel Macron s’est évertué à démentir par avance ce pronostic puisque le 13 juin 2018 à Montpellier, devant le congrès de la Mutualité française, le chef de l’Etat avait salué « cette solidarité visionnaire des membres du Conseil national de la Résistance qui ont inventé le système convenant parfaitement à un peuple meurtri et à une nation en reconstruction », mais avait aussitôt ajouté « ne pas avoir peur du changement, car la société a changé ». Et de renchérir : « Nous pourrions, nous aussi, après tant d’autres, céder à l’adoration des totems, mais je préférerai toujours la justice sociale effective aux incantations, et l’efficacité au fétichisme. » Grâce à une impeccable rhétorique, le programme du CNR était célébré et en même temps relégué aux oubliettes d’un passé révolu.

Le cap aurait-il donc changé sous l’effet de la crise que nous affrontons ? L’avenir le dira, mais la politique conduite depuis 2017, dans la droite ligne des quinquennats précédents, invite à la plus grande circonspection.

Pour l’heure, ce qui intrigue, c’est qu’au cœur de cette grave crise au cours de laquelle il sait sa parole scrutée, le président de la République ait choisi cette référence alors que rien ne l’y obligeait. Ce choix tient probablement à l’écho que ce programme, adopté à l’unanimité le 15 mars 1944 par toutes les composantes de la Résistance unifiée, a suscité et suscite encore. Ses signataires posaient là les bases de l’organisation économique et sociale du pays à mettre en œuvre après la Libération. Ce n’était pas rien.

Que penser de l’assertion, formulée en 2018, selon laquelle les nobles mais poussiéreux principes du programme du CNR seraient inadaptés au nouveau monde et nécessiteraient d’être remplacés par des principes plus neufs ? Cette antienne n’est pas l’apanage de M. Macron ; elle revient de façon entêtante chez les partisans des comptes bien tenus et d’une économie libérée de la pesante tutelle d’un Etat dont on ne se méfierait jamais assez…

 

 

Gouvernement d’union nationale «ça n’a aucun sens aujourd’hui»

Gouvernement d’union nationale «ça n’a aucun sens aujourd’hui»

Il est clair que le gouvernement de Macron est aux abois et qu’il n’a pas réussi à surmonter son énorme impopularité. Du coup, l’idée d’un gouvernement d’union nationale lancée par Macon constitue une sorte de sauvetage politique de la majorité mais aussi du président lui-même de moins en moins certains de l’emporter en 2022. Cette idée d’union nationale n’a guère de sens pour la plupart des responsables de l’opposition. Même Manuel Valls qui pourtant partage des idées de Macon n’y est pas favorable. Il n’y a guère que quelques hauts responsables écolos qui pourraient envisager cette éventualité. Une manière de récupérer comme d’habitude quel que écolos bobos en recherche de reconnaissance ministérielle.

L’ancien premier ministre Manuel Valls, gsoutien d’Emmanuel Macron, a estimé jeudi que «ça n’avait aucun sens» d’entrer dans un gouvernement d’union nationale «aujourd’hui» alors que la France est «en pleine guerre» contre le coronavirus.

 «Si je comprends bien, on irait chercher les gens qui sont partis très loin, l’une à New York (l’ancienne ministre sarkozyste Nathalie Kosciusko-Morizet, NDLR) et l’autre à Barcelone. Honnêtement je pense que tout cela est indécent à ce niveau-là», a affirmé sur RMC l’ancien socialiste, parti en vain en 2018 à la conquête de la mairie de Barcelone, où il est aujourd’hui conseiller municipal. «On est en pleine guerre contre le virus, la pandémie est là, on n’en est pas sortis, on n’est pas sortis du confinement et les uns et les autres on se pousserait du col en disant “et moi et moi”? Ça ne fait aucun sens», a ajouté l’ancien député apparenté LREM.

 «J’ai dit que ma patrie c’est la France, que j’avais la chance d’avoir des identités différentes (…) Évidemment si je pouvais à un moment ou l’autre aider mon pays, je peux le faire de mille manières. Mais honnêtement ça n’a aucun sens aujourd’hui», a poursuivi l’ancien premier ministre, en soulignant le «besoin de forces et d’unité» pour «faire face» à l’épidémie.

 

 

Rebâtir une souveraineté nationale !!! (Macron)

Rebâtir une souveraineté nationale !!! (Macron)

 

 

Une curieuse déclaration de Macron qui préconise maintenant une souveraineté nationale pour le matériel critique. Une formule très vague qui ne veut pas dire grand-chose puisque cela concernera pour l’instant essentiellement les masques dont il promet la fourniture tricolore seulement pour la fin de l’année. En fait ,Macon reprend ce qui ressort des sondages et tente de parer aux critiques.

La France est en effet un des pays qui possèdent la plus grande industrie pharmaceutique mais dont les produits sont en réalité fabriqués à l’étranger et pour l’essentiel en Chine ( entre 50 et 70 pour cent pour les molécules).  On comprend mal que ce chantre de la mondialisation échevelée d’hier préconise maintenant la souveraineté nationale.

Afin de pouvoir «passer les commandes» dont le pays a besoin, le chef de l’État a notamment annoncé une dotation «exceptionnelle» de 4 milliards d’euros à Santé publique France. «Pour mener ce combat contre le virus, dans un contexte où toutes les certitudes sont balayées? (…) nous avons, bien sûr, eu une stratégie de commande, d’importation. Mais notre priorité, aujourd’hui, est de produire davantage en France. Et de produire davantage en Europe», a-t-il indiqué. «Le jour d’après ne ressemblera pas au jour d’avant » encore une formule littéraire très floue pour satisfaire ceux qui souhaiteraient sans doute une restructuration des processus de production et de distribution..  » Nous devons rebâtir notre souveraineté nationale et européenne», a-t-il résumé, avant d’assurer qu’il avait toujours été sur cette ligne !!!

Un mensonge évidemment ,il suffit simplement de citer le cas d’Alstom, bijou  industriel de la France que Macron n’a pas hésité à solder à General Electric et qui rend maintenant la France dépendante y compris pour des équipements militaires. On pourrait évidemment multi plier les exemples même si Macon n’est pas lui seul responsable de l’écroulement total ou quasi total de l’industrie qui ne représente plus enfant que de l’ordre de 15 % du PIB, ce qui explique largement le processus de désertification d’une grande partie du territoire. Un discours donc de circonstance sûrement sans lendemain, le jour d’après !

«Nous avons commencé avant la crise, et vous m’avez souvent entendu vous en parler. Nous avons passé des réformes qui permettent à notre pays d’être plus compétitif. Mais il nous faut retrouver la force morale et la volonté pour produire davantage en France et retrouver cette indépendance. C’est ce que nous commençons à faire avec force et courage, sur les produits de première nécessité pour cette crise. C’est ce que nous continuerons à faire le jour d’après. Souveraineté, et solidarité», a néanmoins déclaré Emmanuel Macron.

 

Retraites: nouvelle journée nationale de grève le 31 mars

Retraites: nouvelle journée nationale de grève le 31 mars

Une nouvelle journée nationale de protestation contre la réforme des retraites décidées par l’intersyndicale. “Une majorité de la population reste opposée à cette réforme et (…) le gouvernement s’enfonce dans le déni de cette réalité”, écrit l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, Unef, UNL) dans un communiqué.

“Le 31 mars et ses suites doivent être un nouveau message fort envoyé au gouvernement et au patronat.”

Assemblée nationale :le vertueux Ferrand enfonce Fillon en réclamant 1 million

Assemblée nationale :le vertueux Ferrand enfonce Fillon en réclamant 1 million

 

 

 

Il est pour le moins savoureux que l’assemblée nationale sous la tutelle de Richard Ferrand réclame 1 million de dommages et intérêts à Fillon pour  utilisation frauduleuse de financement de collaborateurs. Certes l’affaire Fillon  est connue. Comme d’autres, il a utilisé le nom de son épouse pour justifier de la rémunération d’un collaborateur. Il n’est pas le premier, ils sont des dizaines et des dizaines à avoir opéré de cette manière pour améliorer l’ordinaire. Fillon mérite de toute façon la procédure judiciaire qui a été engagée. Mais ce qui est succulent, c’est que cette procédure avec la demande d’indemnité d’un million s’effectue sous la tutelle de Richard Ferrand, président de l’assemblée nationale qui lui-même a permis à sa compagne de réaliser un petit bénéfice de presque 1 million d’euros quand il était à la tête des mutuelles de Bretagne. Une affaire toujours en cours et qui risque de finir dans les sables judiciaires tant que Macron sera au pouvoir. Du 24 février au 11 mars, l’ancien Premier ministre François Fillon, son épouse et son ancien suppléant à l’Assemblée, Marc Joulaud, seront jugés dans l’affaire des emplois présumés fictifs de Pénélope Fillon.

L’affaire court du début des années 1980 à 2013, pour des emplois supposément occupés à l’Assemblée nationale comme assistante parlementaire et à La Revue des deux mondes en qualité de “conseillère littéraire”.

Selon Me Yves Claisse, avocat de l’Assemblée nationale qui s’est constituée partie civile, le préjudice financier qui sera réclamé à l’audience s’élèvera à 1.081.219,51 euros.

Soit dans le détail, 679.989,32 euros pour la “période” Marc Joulaud et 401.230,19 euros pour la “période” François Fillon, a-t-il précisé dans un message à Reuters.

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