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2017 : une candidature Front national dissidente après l’épuration ?

2017 : une candidature Front national dissidente après l’épuration ?

 

L’opération d’épuration en cours à la direction du Front national pourrait déboucher sur une candidature dissidente pour 2017. Exclu du front Bruno Gollnisch pourrait en effet se présenter. Ce n’est en effet un secret pour personne, les relations entre Bruno Gollnisch et Marine Le Pen ont toujours été conflictuelles. Une position qui date d’ailleurs de la nomination de Marine Payne comme présidente alors que Bruno Gollnisch était aussi candidat au poste. Ce n’est peut-être pas par hasard si Jean-Marie Le Pen a déclaré que sa fille ne serait pas élue au second tour pour 2017 et même qu’elle risquait de ne pas être qualifiée après le premier tour. Le rapprochement déjà ancien entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch pourrait préparer une candidature dissidente moins pour faire élire la personnalité choisie que pour enlever une chance à Marine Le Pen de se qualifier. D’une certaine manière cette  de candidature dissidente trouverait une légitimité dans l’opération d’épuration conduite dans les instants dirigeants du front national. En effet Marine Le Pen a profité du défi lancé par Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu, qui se sont affichés dimanche avec son père Jean-Marie Le Pen, pour pousser vers la sortie les derniers fidèles du co-fondateur du Front national. Le bureau politique a sommé lundi les deux députés européens de démissionner des instances du FN, à savoir le bureau politique pour Bruno Gollnisch et le bureau politique et le bureau exécutif pour Marie-Christine Arnautu, vice-présidente. Dénonçant une purge, Marie-Christine Arnautu a affirmé qu’elle ne démissionnerait pas d’elle-même et que le parti devrait engager une procédure d’exclusion s’il voulait aller au bout de ses menaces. « Je n’accepte pas une certaine purge, j’ai la conscience tranquille. Je ne démissionnerai pas, il va falloir qu’ils m’excluent », a-t-elle déclaré à la presse. Invité sur BFM TV, Bruno Gollnisch a indiqué qu’il réservait sa réponse et voulait prendre le temps de consulter ses « collègues ».

 

(Avec Reuters)

Sondage : Un Français sur trois d’accord avec le Front national ?

Sondage : Un Français sur trois d’accord avec le  Front national ?

 

D’après un sondage Odoxa,  environ un tiers des Français seraient en accord avec le Front National. Un résultat qui montre la droitisation de l’opinion dans le pays en raison surtout de la crise et du terrorisme. Des chiffres d’adhésion supérieure aux perspectives de voix de Marine Le Pen pour le premier tour des présidentielles (entre 25 et 28 pour cent). Normalement avec une telle adhésion les chances de triompher pour Marine Le Pen devraient être réelles. Cependant il faut faire une distinction entre l’adhésion aux idées d’un parti dans une posture essentiellement protestataire et le soutien qu’on peut lui apporter en tant que futur parti de gouvernement. De ce point de vue le Front National n’apparaît pas très majoritairement comme un parti suffisamment crédible pour gérer le pays pour environ 75 % de l’opinion. Le Front National est le plus souvent ressenti davantage comme syndicat politique que comme un parti de gouvernement.  Un Français sur trois se dit aujourd’hui « souvent d’accord » avec les prises de position du Front national, une proportion en forte progression au cours des dernières années, selon un sondage Odoxa diffusé dans la soirée du 26 avril. Si 33% des personnes interrogées sont « souvent d’accord » avec le FN, une forte majorité des deux tiers, 67%, est d’un avis contraire. En avril 2002, les Français n’étaient que 19% à se dire d’accord avec les positions du FN, après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle. Si les sympathisants de gauche ne sont que 11% (contre 89%) a être « souvent d’accord » avec le Front national, c’est le cas de 29% des proches de la droite (contre 71%), selon cette enquête réalisée pour iTélé et Paris Match. Près de quatre Français sur dix (38%) estiment par ailleurs que si Marine Le Pen était élue présidente de la République, elle ferait « ni mieux ni moins bien » que François Hollande. Ils sont 40% à penser qu’elle ferait « plutôt moins bien » et 22% qu’elle ferait « plutôt mieux ». 

Un pacte national pour le développement des métropoles ou la confirmation de la désertification du territoire

 

Le  gouvernement a annoncé lors du Conseil des ministres du 24 mars qu’il allait engager des discussions avec toutes les métropoles françaises afin d’aboutir à un pacte national d’ici juin 2016 visant à accélérer leur développement. Inversement la désertification du reste du territoire va évidemment s’accélérer ; mais la mode est à la concentration quitte à s’émouvoir ensuite de ses conséquences sociétales et environnementales sans parler du coût de l’immobilier qui ruine les acquéreurs et les locataires.  Dune certaine manière la mode mondiale de la métropolisation qui entasse de plus en plus de monde dans un espace restreint constitue une folie économique, humaine et environnementale. D’ici 30 à 40 ans, en fonction  des tendances lourdes -amplifiées par les restructurations économiques provoquées  depuis 2008- , le territoire sera organisé  autour d’une  quinzaine de 15 villes d’un millions habitants et plus, de PMV (petites et moyennes villes)   et d’immenses territoires dépeuplés ( le grand arc ouest sud ouest) ; Si on tente de faire une typologie des zones de résidence de la population, le  territoire pourrait  être structuré de la manière suivante :

-Environ  15  métropoles de plus d’un million d’habitants

-de villes moyennes de l’ordre de 300 000 habitants

-de petites villes

-de zones rurales en développement dans l’attraction des grandes agglomérations

-de zones rurales en voie de régression voire de disparition

Dans une  économie de plus en plus flexible, évolutive et de réseaux, la logique de localisations des sociétés renforce le processus de métropolisation. Mais si la concentration a des effets bénéfiques (productivité, main d’œuvre qualifiée, synergies enseignement supérieur-entreprise,  accès aux marchés etc.) la concentration a aussi des effets négatifs : les problèmes d’engorgement,  de congestion, de pollution  se traduisent par des surcoûts pour les entreprises et surtout  pour la collectivité. Des villes moyennes éprouvent elles de plus en plus de difficultés à conserver un tissu industriel (voire de services),  les  villes plus éloignées de grandes métropoles auront du mal à fixer emplois et résidents.  Ce sera le cas pour certaines petites villes du grand sud ouest et de l’ouest.  Depuis 1990, en France, c’est dans les communes périurbaines que la croissance de l’emploi total a été, et de loin, la plus élevée (+ 16 % contre + 3,5 % au niveau national). L’emploi total a aussi progressé dans l’espace à dominante rurale, même si cette progression est modeste (d’à peine 1 %, alors qu’elle est de l’ordre de 8 % hors emploi agricole). Ceci est dû en partie à une déconcentration significative d’emplois industriels vers les communes périurbaines ou sous faible influence urbaine, les seules dans lesquelles l’emploi industriel manufacturier a progressé. Par contre dans  les zones rurales qui ne bénéficient   pas de l’attractivité urbaine  les  emplois  sont rares et la population régresse.  Aujourd’hui, « l’agricole ne fait plus le rural », l’emploi agricole ne représentant guère plus de 10 % de l’emploi rural (14 % dans l’espace à dominante rurale). Certes, l’agriculture occupe toujours le territoire, son emprise s’étant en définitive peu relâchée (elle utilise près de 30 millions d’ha sur les 55 millions du territoire national, soit un recul de 5 % sur les vingt dernières années). D’ici 2040, il est à prévoir que la population aura considérablement diminué dans les zones défavorisées en raison de l’insuffisance d’  équipements publics et d’activité  économique. Nombre d’habitants de ces communes sont contraints de rechercher ailleurs un emploi, à 20, 30, parfois 50kms. Ces habitants sont tentés de se rapprocher de leurs lieux de travail (surtout si les deux époux travaillent). Cela d’autant plus que souvent les moyens de transport collectifs sont à peu près  inexistants et/ou ne permettent d’assurer  les déplacements domicile travail.  Du coup d’immenses  territoires de l’arc ouest sud ouest sont en voie de désertification.

Parc national des Calanques : rejet des boues rouges autorisées

Parc national des Calanques : rejet  des boues rouges autorisées

D’après France info, l’usine d’alumine Altéo a reçu mardi l’autorisation du préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur de poursuivre son activité pendant six ans à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône et donc de rejeter des boues rouges polluantes dans la mer Méditerranée. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal désapprouve cette décision.  La ministre de l’Ecologie ne change pas d’avis sur le dossier des boues rouges dans le parc national des Calanques. Ségolène Royal a désapprouvé mardi le droit de polluer accordé à l’usine Altéo, producteur d’alumine, un composant indispensable à la fabrication de l’aluminium. Selon elle, « l’ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct. Il s’agit d’une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l’emploi ».  Altéo embauche 400 salariés à Gardanne, près d’Aix-en-Provence, et fait travailler 250 sous-traitants. Dans son arrêté publié mardi, le préfet de Paca a autorisé la poursuite de l’activité d’Altéo jusqu’à fin 2021. Une décision fondée sur l’avis d’une commission indépendante et non sur intervention du Premier ministre a-t-il précisé après la prise de position de la ministre. L’usine d’alumine pourra donc continuer à rejeter en mer « des effluents aqueux dépassant les limites réglementaires »  selon le communiqué de la préfecture. Il s’agit des fameuses boues rouges, chargées de produits polluants comme l’alumine, l’arsenic ou le mercure. Depuis des mois, des associations de défense de l’environnement et des riverains se battent pour éviter qu’il y a ait une prolongation de ce droit à polluer.

Patrimoine national en baisse

Patrimoine national en baisse

 

La richesse accumulée, c’est-à-dire le patrimoine, a reculé de près de 2 % pour l’année écoulée. En cause surtout la baisse des prix de l’immobilier, des revenus qui stagnent ; encore s’agit-il d’une sous-évaluation de la baisse elle-même fondée sur un indice obsolète des prix de la consommation des ménages d’une façon globale l’augmentation des prix est sous-évaluée ;  paradoxalement pas dans l’immobilier ou les prix sont là sur évalués. Un calcul globalement discutable mais qui montre le phénomène essentiel à savoir que la richesse du pays ne progresse pas , le contraire  serait étonnant avec une aussi faible croissance et un tel niveau de chômage. Les déficits des collectivités publiques Le patrimoine économique cumulé des ménages, des entreprises et des administrations s’est établi l’année dernière à 13.064 milliards d’euros, soit près de 7,5 fois le produit intérieur net de la France (1.746 milliards d’euros), selon une étude publiée vendredi 18 décembre par l’Insee.

 

 

 

Dans le détail:

  • Le patrimoine des ménages a stagné (+0,2%, après +1,1% en 2013), pour s’établir fin 2014 à 10.334 milliards d’euros, soit près de huit fois leur revenu disponible net.
  • Le patrimoine non financier des Français, constitué principalement de biens immobiliers, s’est ainsi réduit de 1,2% durant l’année. Mais cette baisse a été compensée par les actifs financiers des ménages, qui ont augmenté de 3%.
  • Le patrimoine net des administrations publiques s’est à nouveau fortement dégradé (-36,4%, après -1,4% en 2013 et -23,7% en 2012). Il s’établit à 358 milliards d’euros et ne représente plus que 20,5% du produit intérieur net. Cette forte baisse, selon l’Insee, s’explique notamment par une augmentation du « passif » des administrations, en raison de la hausse des obligations en valeur de marché.
  • Les fonds propres des entreprises non financières, de leur côté, ont enregistré une hausse, mais plus faible qu’en 2013 (+2,6 % après +7,9%), du fait d’une progression plus faible des cours boursiers et de la baisse du prix des actifs non financiers.
  • Ceux des sociétés financières, telles que les banques, fonds d’investissement et assurances, ont également augmenté, mais dans une faible proportion, de l’ordre de 1%, contre 2,2% en 2013 et 5% en moyenne entre 2002 et 2012.

Le recul général du patrimoine économique national s’explique à la fois par une baisse des prix des biens immobiliers et une dégradation du patrimoine financier.

 

 

Régionales : le Front national vainqueur, pour la presse étrangère

Régionales : le  Front national vainqueur, pour la presse étrangère

 

Pour la presse étrangère il n’y a pas vraiment de vainqueur à l’issue du second tour des élections régionales. S’il y en avait un ce serait le Front National. Une presse qui constate la montée inexorable du front national, la droitisation de la société française et qui n’exclut plus qu’un jour Marine Le Pen prenne la direction du pays en 2017 tard. Certes on reconnaît le caractère xénophobe du front national mais en même temps on s’interroge sur les facteurs explicatifs économiques qui favorisent la progression du parti extrémiste. Et de ce point de vue la politique économique et sociale des différents gouvernements est pointée du doigt par les observateurs étrangers. Certes, Le Soir lance un « ouf ! » en guise de soulagement. Mais la défaite du FN est néanmoins, « une victoire qui ne dit pas son nom, qui avance masquée ». Car « l’évidence est là », le parti frontiste « connaît une montée inexorable », explique le quotidien. « Le FN, qui se nourrit de peur pour baver de la haine – haine de la différence, haine de l’autre, haine de l’Europe, etc. -, n’a pas dit son dernier mot (…) », prévient le quotidien belge. Le parti de Marine Le Pen bouleverse désormais l’échiquier politique, et redistribue les cartes, laisse entendre The Independant : « Malgré son incapacité à remporter le scrutin, le parti de Marine Le Pen s’est néanmoins imposé au cours de ces deux tours comme une force politique en constante progression qui menace de reléguer le centre-droit (ndlr : les Républicains pour le journal britannique) dans une position de simple parti d’opposition…parmi d’autres ». Le Soir lance un avertissement sur l’ascension des frontistes. Dans l’Hexagone et ailleurs. »Nos sociétés doivent d’urgence s’ébrouer et rassurer. Car la France n’est évidemment pas seule concernée », écrit le journal.   »Le tous contre le FN a fonctionné », titre El Mundo ce lundi matin. Mais le quotidien espagnol se garde bien de crier victoire. Car, bien que le Front national ne gagne aucune région, il consolide sa position et représente « l’une des trois principales forces politiques en France« . Le quotidien avance que la formation de Marine Le Pen se présentera aux élections présidentielles de 2017 comme la victime d’un « vaste complot des deux principaux partis de droite et de gauche ». De l’autre côté de la Manche, Le Guardian estime que le FN a bien été contenu pendant ce scrutin. Mais cette situation n’est que « temporaire car le parti connaît une progression continue ». Pas de cri de joie, pour le quotidien britannique. C’est un scrutin…sans vainqueur, écrit-il. « Les partis de l’establishment ont jusqu’à la dernière minute essayé de déjouer ce qu’ils considèrent comme un parti raciste, xénophobe, islamophobe et très dangereux. » Mais ils ne se sont pas « penchés sérieusement sur les raisons qui ont fait que les électeurs se sont détournés des partis de gouvernement pour affluer vers le FN ». Le Guardian estime que le vote frontiste est désormais appréhendé « comme protestataire mais aussi comme une alternative » par ses électeurs « Front national en France : une élection sans vainqueur » titre ce lundi matin l’édition en ligne de Der Spiegel. « Si le Front National pourrait être arrêté à ce scrutin régional, cela s’explique davantage par le fonctionnement du système électoral que par une volonté du peuple français », écrivait dimanche soir -alors que tous les résultats n’étaient pas encore connus-le quotidien allemand. « Les régions refusent le Front national », écrivait hier soir Le Temps : « Aucune région française ne sera dirigée par le Front national. Bien que porté par une dynamique électorale sans précédent, et crédité dimanche à 21h30 de 28,8% des voix au niveau national à l’issue du second tour, le parti de Marine Le Pen échoue aux portes des treize grandes collectivités territoriales redécoupées en décembre 2014″. « Même majoritaire avec sept régions, le grand perdant de cette élection demeure sans aucun doute Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains devait non seulement faire « barrage » au Front national, mais remporter une large majorité. Il n’aura fait ni l’un ni l’autre ».

 

(Avec Reuters et AFP)

Front national : échec net mais progression des voix

Front national : échec net mais progression des voix

 

Il est clair que le résultat des élections régionales constitue un échec net pour le Front National qui ambitionnait de gagner plusieurs régions ;  de ce point de vue cela démontre à l’évidence que le FN dispose de très peu de réserves de voix même s’il a progressé encore lors du second tour. Globalement la représentativité du FN est suffisante pour qu’on accorde l’importance nécessaire à son rôle de troisième parti au plan national. Une représentativité indiscutable qui doit sérieusement interroger le parti classique à la fois sur le caractère surréaliste de nombre de clivages droite gauche mais surtout sur le contenu de cette politique économique qui ne parvient pas à relancer la croissance, qui favorise donc le développement du chômage et des inégalités. Le chômage constitue en effet le facteur explicatif majeur de la progression du FN. Pourtant ce ne sont pas les propositions du FN qui seraient de nature à améliorer la situation dans ce domaine bien au contraire puisque cela qu’elle conduirait le pays à la ruine économique. Mais pour nombre d’électeurs du FN peu importe,  ils ne votent  pas pour les propositions du Front national dont d’ailleurs ils y ignorent la nature et les conséquences, ils votent  contre les partis classiques de gauche comme de droite. Il convient donc de relativiser l’échec du Front National. Le  Front national a subi un revers  dimanche au second tour des élections régionales où ses candidats, au premier chef Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, se sont heurtés au « front républicain » socialiste qui a profité à la droite dans le Nord, le Sud et le Grand Est. La consécration espérée par la présidente du FN en vue de la présidentielle de 2017 n’est pas advenue : premier dans six régions à l’issue du premier tour, le parti fondé par Jean-Marie Le Pen est nettement distancé au second tour.  Toutefois, à gauche comme à droite, un mois après les attentats du 13 novembre, les responsables politiques ont dit mesurer la progression sans précédent du Front national et ont assuré avoir entendu le message des urnes. La présidente du FN, battue en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, s’est réjouie qu’en « triplant » ses conseillers régionaux, son parti devienne « la première force d’opposition ». « Nous sommes bel et bien entrés dans un bipartisme. (…) Maintenant le clivage ne sépare plus gauche et droite, mais les mondialistes et les patriotes », a-t-elle jugé. Les appels à la mobilisation de l’exécutif socialiste ont été entendus puisque la participation a enregistré un bond de quelque huit points (autour de 60%) par rapport au 6 décembre, particulièrement dans les trois régions où Manuel Valls, avait appelé à voter à droite pour faire barrage au FN. Mais encore une fois cet échec du Front National doit être relativisé car l’argument du front républicain ne tiendra pas encore longtemps si les résultats économiques sont aussi décevants dans le mois et les prochaines années à venir.

Front national : un programme économique incohérent (Gattaz)

Front national : un  programme économique incohérent (Gattaz)

Dans un entretien au journal le Parisien le président du Medef considère que le programme économique Front National est incohérent. Et de détailler : « retour de la retraite à 60 ans, augmentation de tous les salaires avec notamment une hausse du Smic de 200 EUR, retour au franc, augmentation des taxes d’importation… » avant de prévenir : « c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire pour relancer la croissance économique du pays. L’économie a besoin de pragmatisme, de lucidité. »Ce n’est pas un programme économique responsable, poursuit le numéro un du Medef. « Il n’est tourné ni vers l’avenir, ni vers la compétitivité. » Pour ce dernier : « on ne peut pas fermer les frontières. Le monde attend la France et ce n’est pas en nous recroquevillant sur nous-mêmes que nous allons y arriver. Il s’agit de ne pas confondre les problèmes sécuritaires avec les problèmes économiques. » Un programme du FN qui « ressemble à celui de l’extrême gauche » et « je ne suis pas d’accord », assène encore Pierre Gattaz pour qui « extrême droite, extrême gauche, c’est la même chose : Mélenchon-Le Pen, même combat. Concernant le niveau du chômage en France - qui a connu en octobre sa plus forte hausse depuis 2013, avec 42.000 demandeurs d’emploi supplémentaires sans aucune activité -, le patron du Medef lance : « il faut une multimédication. » « Il faut arrêter de prendre de l’aspirine et passer aux antibiotiques et à la cortisone. Il existe des mesures simples à prendre tout de suite : plafonnement des indemnités prud’homales, CDI sécurisé, simplification du travail le dimanche et en soirée », assure Pierre Gattaz. Le Front national est en mesure de remporter au moins deux régions lors du scrutin des élections régionales des 6 et 13 décembre selon une vague de sondages.

Politique des banlieues : un raté national (Cambadélis)

Politique des banlieues : un raté national (Cambadélis)

Après Malek Bouthie, c’est Cambadélis qui adresse u carton jaune au gouvernement à propos des banlieues. Selon le premier secrétaire du Parti socialiste, la politique menée pour les banlieues est « un raté national ». Il considère que «   on ne s’occupe pas des banlieues où vivent de très nombreux Français, et ceci depuis très longtemps ». Le député de Paris assure ne pas vouloir « laisser ces populations, ces Français, ces citoyens au bord du chemin ». Jean-Christophe Cambadélis semble par ailleurs ne pas s’inquiéter del’accueil très froid reçu par François Hollande lors de son déplacement à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), alors qu’il y avait obtenu 65% des voix lors de la dernière présidentielle. « On verra le score à la prochaine présidentielle, élude-t-il. Ça peut être un score hautement majoritaire. Parce que ce n’est pas ce que proposent la droite et l’extrême droite qui va répondre aux problèmes des quartiers« . L’élu considère toutefois que le Président aurait dû aller « beaucoup plus souvent » en banlieue depuis le début de son mandat.

Le Front national refuse Nadine Morano

Le Front national refuse Nadine Morano

« Je n’ai aucune raison d’accueillir Nadine Morano qui appartient à un mouvement politique immigrationniste (…), qui a mis en oeuvre le communautarisme en France », a-indiqué marine Le Pen  Nicolas Sarkozy a demandé mercredi l’éviction de Nadine Morano de la campagne pour les régionales de décembre, une sanction qui devrait être entérinée.  Marine Le Pen a fait valoir que les propos de l’ancienne ministre UMP pouvaient être entendus « de manière blessante », notamment par les Français de l’Outre-mer. Le vice-président du FN, Florian Philippot, a utilisé presque les mêmes mots, sur la chaîne parlementaire LCP, pour écarter tout idée d’accueillir Nadine Morano.   »Nous ne considérons pas que la France soit une race, bien évidemment », a-t-il tenu à préciser. Interrogé par Le Parisien sur une éventuelle arrivée de l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy au FN, Florian Philippot avait déjà répondu : « Surtout pas ! » Quand au député apparenté FN Gilbert Collard, il a assuré sur iTELE qu’il n’était pas question que Nadine Morano « vienne se réfugier » au Rassemblement Bleu Marine, créé par Marine Le Pen pour accueillir des personnalités ne souhaitant pas entrer directement au FN.   SuiteA droite, le maire de Bordeaux, candidat à la primaire du parti Les Républicains pour l’élection présidentielle de 2017, Alain Juppé, fait toujours la course en tête (42% des sondés lui souhaitent un avenir important).

Front national : « dérive chevènementiste» (Julien Rochedy)

Front national : «  dérive chevènementiste» (Julien Rochedy)

Au FN deux lignes pourraient bien s’affronter un jour avec d’un coté les positions soutenues par Jean Marie Lepen ( extrême droite classique), de l’autre celle soutenues par Philippot ( chevènementiste). Comme en témoigne la prise de position de l’ancien responsable des jeunes du FN, Julien Rochedy, ancien patron du Front national de la jeunesse (FNJ :  «Au moment même où la droite était à terre, nous n’avons fait que du chevènementisme. On n’a parlé qu’à la gauche, on n’a envoyé aucun signal à cet électorat, dans les domaines économiques, sociétaux», regrette celui qui est devenu directeur national du FNJ à la rentrée 2012. «Une bonne partie de ce peuple de droite était susceptible de rejoindre Marine (…), une candidate brillante, charismatique et efficace. Avec un discours mieux senti, elle aurait pu attirer cet électorat», affirme M. Rochedy, rejoignant ainsi des critiques d’un certain nombre de cadres envers la ligne officielle du FN.  «Je suis inquiet pour l’avenir du « Front » par rapport à cette droite qui se reconstitue. Je ne fais pas dans le cocorico, par rapport aux cadres du Front sûrs et certains d’être au second tour en 2017», poursuit-il. M. Rochedy critique longuement le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot. Certes, «il incarne quelque chose de très efficace, une aile gauche du FN, anti-mondialiste, antilibérale, anti-UE, plutôt libérale sur le plan sociétal. Cette aile doit exister au sein du FN». «Mais le problème est que ce courant de gauche devient exclusif au sein du FN», critique-t-il, avant de s’en prendre aux «positionnements ringards» du vice-président du FN, qui voudrait «retrouver la France des années 80», et à son entourage.

Pour un Service national républicain obligatoire (Par Yves Blein, député du Rhône (PS)

Pour un Service national républicain obligatoire (Par Yves Blein, député du Rhône (PS)

 

Le député dans une tribune aux échos plaide pour un service national obligatoire, il se pourrait cependant que Hollande qui s’était avancé sur ce terraina fasse marche arrière, cela pour des raisons politiciennes liées aux éventuelles réactions négatives des jeunes.

« Je plaide pour  la création d’un Service national républicain, obligatoire, à effectuer entre 16 et 25 ans. Car ce que ne permettent pas des apprentissages livresques ou des enseignements, c’est de faire l’expérience pratique de sa propre contribution à la collectivité nationale, et cela n’est possible qu’à partir de 16 ans. Avec l’arrêt de la conscription, c’est la matérialisation du temps donné à la Nation qui s’est estompée. Créer un Service national républicain, c’est rétablir l’obligation pour les jeunes français de donner de leur temps – 6 mois durant – pour une réalisation d’intérêt général utile à la Nation.  J’imagine que ce service se déroule en deux temps : une première période de quinze jours, en internat, où est dispensé un enseignement civique, comportemental, patriotique, adapté à leur âge et fondé sur l’expérience des autres et de la vie collective. Cette première période, où l’autonomie du groupe est recherchée, permet aussi de faire un bilan de santé, de détecter les problèmes d’illettrisme ou sociaux. Elle pourrait être encadrée par des réservistes de l’armée ou des professionnels de l’éducation populaire. Ces quinze jours sont rythmés par des rites civiques, tel le salut des couleurs, qui visent à créer et à renforcer l’appartenance à une même nation, mais aussi par des temps de vie collective et d’échanges, permettant de mieux comprendre la Nation, son organisation, son rapport au monde. La seconde période, de cinq mois et demi, peut être fractionnée et doit être réalisée avant l’âge de 25 ans révolu. Elle est consignée à chaque étape par l’organisme d’accueil dans le carnet du Service national républicain. Les jeunes français sont placés auprès de tuteurs qui encadrent leurs activités. Sont habilités à accueillir des jeunes, d’office, tous les services publics (nationaux, locaux, hospitaliers) et, sur agrément, l’ensemble du champ de l’économie sociale et des entreprises à participation publique exerçant des missions de service public. Cet ensemble, qui représente plus de 8 millions de salariés, devra fournir 800 000 tuteurs et 800 000 tâches participant de l’intérêt général dont la réalisation sera confiée à un jeune républicain ou une jeune républicaine. Chaque jeune républicain sera remboursé par sa structure d’accueil des frais de déplacement et de repas occasionnés par la réalisation de sa mission. Il lui sera fourni par la Nation une tenue permettant sa reconnaissance et qu’il devra porter pour l’exercice de sa mission. La journée d’appel sera réalisée à 16 ans et permettra d’évaluer les capacités et motivations du jeune Républicain afin que lui soient affectées des missions si possible cohérentes ou proches de ses souhaits (découverte d’univers différents, ou au contraire mise en pratique de théories acquises par exemple).

Yves Blein a été chargé de rédiger la proposition de loi sur la création d’un Service national républicain obligatoire que le groupe socialiste déposera à l’Assemblée.

Marseille : pacte national de sécurité bouclé en deux heures

Marseille : pacte national de sécurité bouclé en deux heures

 

On se demande bien pourquoi, Valls n’y avait pas pensé avant ; Il a fallu seulement 2 heures pour boucler ce pacte de sécurité ; la question est réglée, nouvelle réunion dans un mois ! En fait rien de concret, des policiers en plus à Marseille, combien, on ne sait pas ! Même pas de décsion d’engager une réflexion approfondie sur la problématique de l’économie de la drogue. Bref du vite fait en attendant de nouvelles déclarations lors d’un prochain drame. Pour déclarer la guerre à la drogue encore faudrait-il comprendre sa logique économique, son organisation, son financement etc. ; Ensuite, ce n’est pas sans doute les forces de polices traditionnelles qui sont en capacité de faire face à ce fléau qui réclame compétences, détermination et moyen à la hauteur du concept de guerre.  Une réponse forte était donc attendue après la mort d’Adrien Anigo jeudi mais elle est loin d’être à la hauteur de l’enjeu tant dans le domaine répressif que préventif. .  A l’issue d’une réunion entre élus et représentants de l’Etat sur la situation à Marseille, le préfet de police des Bouches-du-Rhône Jean-Paul Bonnetain a annoncé samedi que des renforts de police seront accordés d’ici la fin de l’année. Le préfet a dit en avoir eu la confirmation du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, mais il n’a pas précisé l’importance de ces renforts. Cette table ronde sur la sécurité s’est tenue pendant environ deux heures en préfecture avec 16 élus de la ville et la région, des représentants de la justice et de l’administration. Evoquant « une longue réunion, très constructive », le préfet de région Michel Cadot a indiqué que les collectivités s’étaient toutes engagées à prendre des mesures dans les domaines éducatifs, scolaire, social, et a promis la finalisation rapide d’un « pacte de sécurité et de cohésion sociale », comme demandé par Manuel Valls vendredi. « Nous sommes tombés d’accord sur une démarche de courte durée. L’objectif est de finaliser un pacte de sécurité et cohésion sociale dans les trois mois, avec un comité de liaison permanent », a-t-il dit, insistant sur le fait que « tous les élus ont fait bloc pour construire ensemble cette importante politique ». Du côté des politiques, l’heure était aux déclarations consensuelles. « Nous allons chaque fois qu’on le peut avancer ensemble sur des dispositifs, les emplois jeunes… tout ce qui pousse les jeunes vers autre chose, mettons en avant les jeunes de Marseille! », a dit Marie-Arlette Carlotti, ministre et conseillère générale (PS). Le maire (UMP) Jean-Claude Gaudin, « d’accord pour une action commune », a redit que la sécurité relevait de l’Etat. « Mais nous contribuons à apporter notre pierre à l’édifice », a-t-il ajouté, rappelant que 100 policiers municipaux supplémentaires sont attendus d’ici un an (ils seront 435 au total). « Si l’Etat fait des efforts, alors la ville fera aussi des efforts ». « C’est la drogue qui gangrène Marseille, il faut déclarer la guerre à la drogue », a-t-il encore déclaré, ajoutant cependant que c’est la délinquance du quotidien qui préoccupe plutôt ses administrés : « Cela est davantage ressenti par les Marseillais que les règlements de comptes entre voyous ». Président (PS) de la Région Paca,Michel Vauzelle, a pour sa part demandé « l’aide de l’Etat, la police et la justice » pour que « l’argent public ne parte pas vers des personnalités qui sont des patrons de la mafia et de petits éléments de la mafia », les collectivités n’ayant pas forcément les moyens de contrôle. « On attend des actes, des réponses concrètes, par exemple en matière d’éducation. J’irai à toutes les réunions mais je ne vois pas qui va décider de quoi aujourd’hui », nuançait enfin la sénatrice-maire de secteur (PS)Samia Ghali. Le préfet a annoncé la tenue d’une nouvelle réunion dans un mois.

 

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

 

 

Quels seront les principaux enseignements à tirer de cette élection charnière, d’abord l’écroulement du PS et pas seulement à cause de l’affaire Cahuzac mais à du fait de la politique menée par Hollande. Second élément, le discrédit de l’UMP dû notamment  à Copé, enfin l’usure de la dynamique du front républicain, slogan éculé ; Un vote surtout de protestation contre les deux partis politiques de gouvernement largement responsable du déclin économique et du chômage. Deux partis complètement discrédités et qui ne  sont plus que des clubs corporatistes d’élus. Le FN, lui, ramasse la mise, pratiquement sans rien faire et sans rien dire, surtout sans rien proposer de crédible. Moins il parle, moins les incohérences (et les contre vérités) de ses propositions apparaissent. Un total inconnu peut se présenter, ne jamais mettre les pieds dans le fief électoral, cela n’empêchera pas son élection. Bref c’est le séisme qui ne prépare avec le FN qui risque d’être rapidement le premier parti de France aux européennes sans doute (mais après le parti des abstentionnistes). Du coup après le séisme c’est la chienlit assurée dans le pays, le ridicule aux yeux de la communauté infranationale, la révolte  sociale, la défiance des investisseurs. Bref une période  d’incertitude dangereuse qui pourrait plonger le pays dans le chaos tellement les orientations du FN sont à la fois surréalistes et incohérentes. Le Front national espère donc  transformer l’essai dimanche, lors du second tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), en faisant élire un troisième député dans un scrutin qui a ravivé les tensions au sein de la majorité. Dans un Sud-Ouest traditionnellement ancré à gauche, le candidat frontiste Etienne Bousquet-Cassagne a infligé dimanche dernier, au premier tour, un revers au Parti socialiste, qui ne dispose plus que de 292 députés à l’Assemblée nationale, soit à peine trois sièges de plus que la majorité absolue. Avec 26,04% des voix, ce jeune homme de 23 ans a talonné au premier tour le candidat de l’UMP Jean-Louis Costes (28,71%) dans la course à la succession de l’ex-député PS Jérôme Cahuzac, contraint à démissionner de l’Assemblée nationale après avoir admis la détention d’un compte bancaire secret à l’étranger. Le candidat socialiste Bernard Barral n’a obtenu lui que 23,69%, signant la huitième défaite du PS lors des élections législatives partielles organisées depuis juin 2012, est éliminé du second tour faute d’avoir franchi le seuil requis. Galvanisé par l’élection partielle dans l’Oise en mars dernier, qui avait porté au second tour le FN aux dépens du PS, le parti de Marine Le Pen entend bien faire fructifier dimanche cette « dynamique extraordinaire ». « Les gens ont éliminé la première tête du système, le Parti socialiste. Il reste la deuxième tête, l’UMP », a souligné le vice-président du FN Florian Philippot lundi. « Je pense qu’on va gagner cette circonscription. » En un an, les tendances de vote ont changé dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot. En juin 2012, le PS avait obtenu près de 15.000 voix de plus et l’UMP 3.500 de plus. Le FN avait quant à lui recueilli 1.000 voix de moins. « Le fait que l’on perde 14.000 voix en un an et que le FN augmente en dépit d’une participation en baisse montre qu’il y a une dynamique favorable à l’extrême droite », a reconnu le ministre délégué à l’Economie sociale, Benoît Hamon, dans une interview au Monde daté de jeudi. A Matignon, où le score de dimanche dernier a été jugé « préoccupant », on a toutefois écarté tout changement de ligne politique comme le préconisait l’aile gauche du PS pour renouer avec l’électorat populaire séduit par le Front national. Dès la publication des résultats, le patron du PS, Harlem Désir, a appelé les électeurs à faire « barrage au candidat du Front national » au second tour, un discours repris par François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Mais pour le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, les appels lancés par le président de l’UMP Jean-François Copé pourraient contribuer à démotiver l’électorat socialiste. « Si Copé continue à lancer des appels à battre Hollande, les électeurs socialistes ne vont pas se déplacer en masse pour voter UMP, encore moins pour l’extrême droite », a-t-il dit au Figaro.fr. L’élimination du PS dès le premier tour a également ravivé les tensions entre le PS et les Verts au sein d’une majorité désormais fragilisée à l’Assemblée nationale. Certains membres du PS, dont Bruno Le Roux, ont reproché à Europe Ecologie-Les Verts (EELV) d’avoir contribué à cet échec en présentant un candidat au lieu de jouer le rassemblement. « A quoi cela sert de faire deux pour cent pour éliminer le candidat de gauche au deuxième tour et pleurer en disant ‘on est obligé de choisir’? », a dit le chef du groupe PS à l’Assemblée, s’attirant les foudres de la ministre verte du Logement, Cécile Duflot, qui a dénoncé une « polémique misérable ». Tranchant avec la position du PS, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont quant à eux jugé que l’élimination s’expliquait avant tout par la « tromperie » de Jérôme Cahuzac. Selon ses proches, cités par Europe 1, ce dernier aurait déclaré ne pas être « surpris » par le résultat de dimanche dernier. « Si je m’étais présenté, je pense que j’aurais fait mieux. La gauche serait peut-être au second tour », aurait-il dit. Un avis partagé dans une moindre mesure par Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, qui estime que le « candidat socialiste était loin d’être le meilleur ». « Les gauches n’étaient rassemblées pour gagner », dit-il dans une interview à 20 minutes publiée vendredi. « Dans cette situation, c’était donc la chronique d’une défaite annoncée. »

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