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CONCURRENCE: la grande naïveté de l’Europe

CONCURRENCE: la grande naïveté de l’Europe

Selon la présidente et fondatrice du fonds Korelya, Fleur Pellerin,  l’Europe est beaucoup trop naïve par rapport au protectionnisme des autres zones économiques

Présidente-fondatrice du fonds Korelya, Fleur Pellerin a jugé contreproductive ce jeudi la politique de l’Union européenne en matière de concurrence, lors du débat inédit « Souveraineté numérique européenne: nouveau défi ou fake news? » organisé dans le cadre du World Economic Forum sur BFM Business.

 

Quand d’autres grandes régions du monde sont en réalité extrêmement protectionnistes, la politique de concurrence européenne qui rend très compliquées les fusions, les rapprochements, etc. est une politique qui nous a conduits à nous tirer une balle dans le pied », a expliqué Fleur Pellerin.

Et l’ancienne ministre de la Culture d’illustrer ses propos: « Il y a une quinzaine d’années, l’Europe avait plus de 50% de parts de marché sur les équipementiers de télécoms. On avait Alcatel, Sagem, Nokia, Eriksson. Aujourd’hui, on a quasiment plus rien et c’est lié au fait que des rapprochements entre grandes entreprises n’ont pas été possibles ».

 

Selon elle, les règles européennes « qui finalement obligent à prendre certaines mesures pour favoriser la concurrence » ne sont pas adaptées alors que « d’autres régions du monde sont plus protectionnistes et beaucoup moins frileuses pour favoriser leurs propres acteurs économiques », ce qui « cause un préjudice monstrueux aux Européens ».

 

«Ne pas céder à la naïveté face à la Chine »

«Ne pas céder à la naïveté face à la Chine »

Yves Perez est professeur émérite et ancien doyen de la faculté de droit de l’Université catholique de l’Ouest à Angers, s’appuie sur l’exemple de l’Australie pour démontrer qu’il ne faut pas céder à la naïveté face à la Chine. Il est l’auteur des Vertus du protectionnisme (L’Artilleur, janvier 2020). (Chronique dans le Figaro)


L’encre de l’accord de libre-échange signé entre la Chine et les pays de la zone Asie-Pacifique n’était pas encore sèche que la Chine s’en prenait à l’un de ses partenaires commerciaux: l’Australie.

Ce nouveau différend commercial nous incite à considérer avec la plus grande prudence les «progrès» du libre-échange dans cette zone du monde. Les partisans du libre-échange feraient bien aussi de se trouver d’autres champions que la Chine.

La Chine est un gros client de l’Australie, le plus gros même. Elle absorbe 40% des importations totales de ce pays. L’Australie est donc très dépendante de la Chine sur le plan commercial. Depuis le mois de septembre, la Chine a imposé des droits de douane sur différents produits importés d’Australie. Ainsi, les droits de douane chinois ont été relevés de … 80% sur les importations australiennes d’orge.

Les exportations de vin australien vers la Chine, qui ont déjà baissé de 14% depuis le début de l’année 2020 du fait de la pandémie, ont été bloquées par la Chine. Pékin a aussi suspendu ses importations de bœuf en provenance de quatre entreprises australiennes. Ces mesures portent sur 20% des importations totales de bœuf australien en Chine. Celle-ci a également décidé de bloquer les langoustes en provenance d’Australie sur le tarmac de l’aéroport de Shangaï et d’interdire les importations de bois du Queensland. D ’autres mesures de blocage des importations et de relèvement des droits de douane sont envisagées contre le cuivre et le sucre d’Australie.

Quelles mesures de représailles australiennes seraient crédibles face à la Chine tant le face à face entre les deux pays est déséquilibré ?

Enfin, le gouvernement chinois va réduire de façon drastique les flux de touristes vers l’Australie. Or, le tourisme et, en particulier, les touristes venus de Chine, représentent une ressource importante pour l’économie australienne.

Mais le contentieux commercial entre les deux pays s’est cristallisé autour du charbon. L’Australie exporte une part importante de son charbon vers la Chine. Or, depuis le mois de septembre 2020, le gouvernement de Pékin a demandé à ses industries et à ses ports de cesser tout achat de charbon australien.

Par ces mesures, la Chine vise à diminuer d’au moins 10% ses importations de charbon australien. Ces mesures, comme les autres , ont été décidées de façon unilatérale. Résultat: le prix de référence du charbon a connu sa plus forte baisse depuis quatre ans. Le gouvernement australien a été pris au dépourvu par cette offensive brutale de la Chine. Il a décidé de ne pas répondre de la même façon. D’ailleurs, le pourrait-il? Quelles mesures de représailles australiennes seraient crédibles face à la Chine tant le face à face entre les deux pays est déséquilibré?

Toutefois, le Parlement australien vient d’adopter une loi qui permet au gouvernement d’annuler un accord commercial signé avec un pays qui ne respecterait pas ses engagements. En attendant, l’Australie s’apprête à plaider sa cause devant l’OMC. Mais comment expliquer cette brusque détérioration des relations commerciales entre ces deux pays?

Les griefs chinois contre l’Australie mêlent étroitement l’économique et le politique. Tout d’abord, et faisant suite aux pressions de Washington, le gouvernement australien a exclu Huawei des appels d’offre pour l’installation du réseau 5G dans ce pays, et cela dès 2018. Le gouvernement de Canberra a aussi mis son veto sur une dizaine de projets d’investissements chinois dans le secteur minier et dans l’industrie en Australie.

Mais, les griefs de Pékin ne se limitent pas à l’économie. Ils englobent aussi le politique et ils sont lourds. Ainsi, l’Australie a été le premier pays au monde à réclamer , dès le début de l’année 2020, une enquête indépendante pour déterminer l’origine du virus de la Covid-19 apparu en Chine. Pékin n’a pas du tout apprécié cette initiative. La Chine s’est plainte également de la façon dont la presse australienne parle de la politique chinoise.

Derrière les mesures commerciales prises par la Chine contre l’Australie apparaît l’idée d’un droit de regard de Pékin sur la façon dont un pays étranger, (…) parle de la Chine

Pékin n’accepte pas les critiques formulées à son encontre par l’Australie au sujet de la répression à Hong Kong, au Sin-Kiang et des menaces perpétrées par la marine chinoise en mer du Japon. Derrière les mesures commerciales prises par la Chine contre l’Australie apparaît l’idée d’un droit de regard de Pékin sur la façon dont un pays étranger, de surcroît partenaire commercial, parle de la Chine. Un diplomate chinois a récemment formulé les choses d’une manière abrupte: si vous traitez la Chine en ennemi, la Chine vous traitera en ennemi. Reconnaissons que nous sommes plus proches des thèses de Carl Schmitt que de celles de David Ricardo.

Par ailleurs, la marine australienne a participé aux côtés des marines américaine, indienne et japonaise à des manœuvres aéronavales dans l’océan indien, le long des routes maritimes de la soie. En représailles, la Chine a diffusé sur Twitter, l’image d’un soldat des forces spéciales australiennes, menaçant d’un couteau un enfant Afghan. Le gouvernement conservateur de Scott Morrison a argué qu’il s’agissait d’un montage et exigé des excuses de la part de Pékin, qui a superbement ignoré cette demande.

Cette crise commerciale sino-australienne est porteuse d’enseignements qui vont bien au-delà des rivages du Pacifique. Ils valent aussi pour les Européens qui ont trop longtemps eu tendance à considérer que commercer avec la Chine était la même chose que commercer avec le Canada ou la Suède. Certes, les plus optimistes parmi les libre-échangistes diront que l’Union Européenne est moins dépendante de la Chine que l’Australie, ce qui est vrai.

Toutefois, cette dépendance est croissante et la crise sanitaire a illustré les risques qu’il y avait à trop dépendre de l’Empire du Milieu pour certaines productions essentielles à notre souveraineté comme, par exemple, le pharmaceutique et le médical. S’il faut continuer à commercer avec la Chine, gardons l’œil ouvert et ne cédons pas à la naïveté.

Terrorisme: « la fin de la naïveté ?  »

Terrorisme: « la fin de la naïveté ? « 

 

Olivier Becht, le président du groupe Agir à l’Assemblée veut créer un «délit de radicalisation» et élargir les pouvoirs de la police municipale.(Interview dans le Figaro)

De la proposition de loi sur la sécurité globale au projet de loi sur le séparatisme, le régalien est à l’agenda de la majorité. Sur ces sujets, LREM avance parfois prudemment. Agir ensemble veut-il aller plus loin?

Olivier BECHT. - Nous revendiquons une sensibilité marquée sur les sujets régaliens. Nous souhaitons pouvoir garantir nos libertés tout en donnant de fortes prérogatives à l’État, en matière de justice et de sécurité, pour protéger ses citoyens et maintenir l’ordre. Une société ne peut pas tenir durablement sans des valeurs qui unissent les citoyens et des lois respectées. Nous assumons le fait d’être, dans cette majorité présidentielle, l’incarnation d’une droite libérale, sociale, souhaitant aussi le respect de la loi et de l’ordre. Notre groupe a déposé une proposition de loi (débattue le 26 novembre, NDLR) améliorant la justice de proximité, avec le recours

Fin de la naïveté envers la Chine ! (Macron)

Fin  de la naïveté envers la Chine ! (Macron)

 

Il est assez curieux que Macron ait  décidée de monter le ton vis-à-vis de la Chine en déclarant lors du conseil européen que le temps de la naïveté envers la Chine était terminé. Sans doute une conséquence aussi de la proximité des sélections européennes. Des élections qui contraignent le pouvoir en place à revoir ses positions dans le cadre des relations commerciales internationales. Autre exemple, celui des États-Unis. Macron vient aussi d’affirmer que le projet d’accord commercial avec les États-Unis et l’union économique était obsolète, le fameux TIPP et qu’il convenait de reprendre totalement la discussion et surtout d’exclure l’agriculture. Pour la Chine, ce qui est actuellement en cause c’est la facilité avec laquelle ce pays pénètre aussi bien le marché des biens européen, les infrastructures ou encore les technologies. Mais il y a une certaine contradiction de la France a exigé par exemple une ouverture des marchés publics en Chine ou encore un accès aux infrastructures. Deux domaines fermés aux investissements étrangers, comme aux États-Unis d’ailleurs ! Car dans le même temps, la France laisse des capitaux chinois pénétrer  des secteurs stratégiques comme par exemple l’aéroport de Toulouse voire demain peut-être aéroports de Paris. Le durcissement de Macron vise sans doute aussi à peser sur la chancelière Angela Merkel qui serait prête à accepter la technologie de téléphonie 5G Huawei pour rendre encore plus compétitive son industrie et notamment son secteur automobile. Et de plusieurs grosses entreprises allemandes ont déjà passé des accords avec la puissante société chinoise. En fait l’Europe elle-même se laisserait bien tenter par la Chine comme vient de le faire l’Italie qui laisse pénétrer les capitaux chinois dans le secteur des infrastructures de transport. La position est cependant ambiguë car jusqu’alors ni le Royaume-Uni, ni l’Allemagne ni la France ne se sont opposés clairement à la technologie 5G de Huawei comme l’ont fait les États-Unis qui craignent non seulement une domination technologique mais aussi des risques d’espionnage. Devant les hésitations de l’union européenne le chef de l’État américain a d’ailleurs mis en demeure l’Allemagne de s’opposer aux constructeurs chinois de téléphonie en menaçant de décider des taxes sur les importations d’automobiles allemandes.

Carlos Ghosn en prison : la naïveté du gouvernement

Carlos Ghosn en prison : la naïveté du gouvernement

Dans l’affaire Ford Aquitaine comme dans l’affaire Carlos Ghosn, le pouvoir politique montre son impuissance. Ces deux dossiers ne sont pas évidemment de même nature et de même ampleur. Pour Ford Aquitaine, le ministre de l’économie et même Macron hier se contentent de dénoncer l’attitude de la direction de Ford. Mais Ford tient bon, ne veut pas de reprise de son entreprise et a engagé un plan social. Pour Renault l’attitude française est encore plus pathétique. On fait semblant de croire qu’il s’agit d’une affaire personnelle entre les autorités fiscales et Carlos Ghosn alors qu’il s’agit d’une bataille de pouvoir pour savoir qui de la France ou du Japon va maîtriser l’alliance et les entreprises qui la composent. Ce qui est engagé c’est la déstabilisation de cette alliance est même de Renault par le gouvernement japonais qui a montré une grand rigueur judiciaire à l’égard d’un patron français mais qui a épargné tous les responsables japonais de la catastrophe de Fukushima.  Les pouvoirs publics français seraient bien naïfs de croire que l’affaire Carlos Ghosn se limite à une fausse déclaration de revenus voir à quelques détournements de fonds. En effet il est vraisemblable qu’en prison depuis le 19 novembre, il  va rester pour de nombreuses semaines voir de nombreux mois et cela tant qu’un accord n’aura pas été trouvé concernant le pilotage de l’alliance Renault Nissan. Pour résumer Nissan a été sauvé par Renault ne supporte plus d’être sous la coupe du constructeur français et réclame la direction de l’alliance ou bien son indépendance. Sans parler de la possibilité pour Nissan de racheter aussi Renault. Certes Carlos Ghosn n’est pas complètement blanc et  comme de nombreux patrons de multinationales il a eu une certaine tendance à confondre la caisse de l’entreprise avec son portefeuille (de manière officielle  ou officieuse)  Lundi, il sera soumis à une nouvelle épreuve : le bureau des procureurs doit choisir de l’inculper ou non, mais selon le quotidien économique Nikkei et d’autres grands médias japonais, la décision ne fait guère de doute. Carlos Ghosn, affirment-ils, va être poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, devrait aussi être inculpé. Nissan ne sera pas épargné, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise est également engagée, car elle est l’entité ayant remis les rapports incriminés aux autorités boursières. Dans cette affaire, les rumeurs, spéculations, scénarios sont nombreux, et la parole officielle rare si ce n’est, au tout début, celle du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a d’emblée lâché son ancien mentor.Les procureurs ont pour l’instant communiqué à minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s’est pas publiquement exprimé. Tout juste sait-on que « le suspect Ghosn », comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. « Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif », souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l’établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. Il s’occupe à lire livres et magazines quand il n’est pas interrogé par les enquêteurs. Chez Nissan, la mise à l’écart de Ghosn a comme libéré la parole et les frustrations ont éclaté au grand jour, transpirant dans les médias japonais où « M. Ghosn et l’Etat français (actionnaire de Renault) sont le diable », résume un analyste du secteur, Takaki Nakanishi. On voit là, dit-il, l’opportunité de « re-japoniser » le groupe et de revoir les termes du partenariat. Le dossier juridique est accessoire, ce n’est qu’un prétexte. En effet on ne peut justifier  le maintien prolongé de Carlos Ghosn en prison par la sévérité de la justice japonaise. Rappelons par exemple que dans l’affaire du scandale de Fukushima, aucun responsable japonais climat aucun n’a été inquiété !

« Naïveté » des autorités belges : mea culpa de Michel Sapin

« Naïveté » des autorités belges : mea culpa de Michel Sapin

 

Mea culpa de Michel Sapin à propos de ses déclarations scandaleuses concernant la naïveté belge à l’égard du terrorisme. Mea  culpa toutefois nuancé puisque Michel Sapin considère que ses déclarations ont été déformées par la presse (ben voyons !)!  Michel Sapin qui n’avait  pas hésité à accuser la Belgique de naïveté face aux dangers du communautarisme. Pire, il a défini la politique à suivre pour remédier à ce phénomène. Comme si la France avait réussi quoi que ce soit dans la lutte contre l’intégrisme. Or dans la plupart des villes françaises des banlieues entières se sont communautarisées. Un Communautarisme véritable terreau du radicalisme. Des zones de non-droit abandonnées autant par l’État que par les collectivités locales. Des quartiers où la paix sociale a été achetée contre l’autorisation tacite de mettre en place des économies parallèles reposant sur des trafics en tout genre en particulier sur le trafic de drogue. La Belgique a sans doute des responsabilités mais la France tout autant sinon davantage. Pratiquement aucune grande ville en France n’échappe à ce phénomène de concentration des communautés autorisées, suscitées  et même soutenues  financièrement. Pour Michel sapin exemple type de l’oligarchie  incompétent et  irresponsable, plus c’est gros plus ça passe. Comme la version du chômage qu’il n’a cessé de pronostiquer pendant des années. Il y a sans doute longtemps que Michel sapin n’a pas mis les pieds dans une banlieue sensible. C’est tout le drame de petits bourgeois du parti socialiste coupés depuis longtemps de toutes les réalités économiques, sociales et sociétales. De tels propos scandaleux font évidemment le lit du front national qui se nourrit surtout du déni de réalisme du gouvernement et surfe sur la vague du populisme. Du TS Le ministre français des Finances Michel Sapin a en effet estimé mardi que la classe politique belge avait péché par « naïveté » en laissant se développer un bastion islamiste à Molenbeek, la commune où étaient basés plusieurs membres du commando responsable des attentats de novembre à Paris. « Quand un quartier est en danger de se communautariser, on doit agir », a-t-il dit sur LCI, après que la Belgique a été frappée à son tour par des attentats islamistes qui ont fait au moins 30 morts. Prié de dire si la Belgique n’avait pas été trop tolérante face au développement du communautarisme à Molenbeek, Michel Sapin a répondu : « Je ne sais pas s’il faut dire la Belgique en tant que telle mais je pense qu’il y a eu une volonté ou une absence de volonté de la part de certains responsables politiques, peut-être par envie de bien faire, peut-être par sentiment que, pour permettre une meilleure intégration, il faut laisser des communautés se développer, peut-être aussi une forme de naïveté. » « Mais nous savons, et la France le sait peut-être plus encore que d’autres (…), que ce n’est pas la bonne solution et que lorsqu’un quartier hier, aujourd’hui, est en danger de se communautariser, on doit agir », a-t-il ajouté. Pour le ministre, « on doit agir par une politique de la ville, par une politique d’intégration, par l’école, par la langue, tout ce qui fait qu’on appartient, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion, à la communauté française. » Des propos qui confirment qu’il y a bien longtemps que Michel Sapin n’a pas mis les pieds dans les quartiers sensibles qui concernent la plupart des grandes villes.

Sapin et la « naïveté » belge face au communautarisme : une condescendance scandaleuse

Sapin et la   »naïveté » belge face au communautarisme : une condescendance scandaleuse

 

Plus gonflé que Sapin tu meurs !  Michel Sapin qui n’a pas hésité à accuser la Belgique de naïveté face aux dangers du communautarisme. Pire, il a défini la politique à suivre pour remédier à ce phénomène. Comme si la France avait réussi quoi que ce soit dans la lutte contre l’intégrisme. Or dans la plupart des villes françaises des banlieues entières se sont communautarisées. Un Communautarisme véritable terreau du radicalisme. Des zones de non-droit abandonnées autant par l’État que par les collectivités locales. Des quartiers où la paix sociale a été achetée contre l’autorisation tacite de mettre en place des économies parallèles reposant sur des trafics en tout genre en particulier sur le trafic de drogue. La Belgique a sans doute des responsabilités mais la France tout autant sinon davantage. Pratiquement aucune grande ville en France n’échappe à ce phénomène de concentration des communautés autorisées, suscitées  et même soutenues  financièrement. Pour Michel sapin exemple type de l’oligarchie  incompétent et  irresponsable, plus c’est gros plus ça passe. Comme la version du chômage qu’il n’a cessé de pronostiquer pendant des années. Il y a sans doute longtemps que Michel sapin n’a pas mis les pieds dans une banlieue sensible. C’est tout le drame de petits bourgeois du parti socialiste coupés depuis longtemps de toutes les réalités économiques, sociales et sociétales. De tels propos scandaleux font évidemment le lit du front national qui se nourrit surtout du déni de réalisme du gouvernement et surfe sur la vague du populisme. Du TS Le ministre français des Finances Michel Sapin a en effet estimé mardi que la classe politique belge avait péché par « naïveté » en laissant se développer un bastion islamiste à Molenbeek, la commune où étaient basés plusieurs membres du commando responsable des attentats de novembre à Paris. « Quand un quartier est en danger de se communautariser, on doit agir », a-t-il dit sur LCI, après que la Belgique a été frappée à son tour par des attentats islamistes qui ont fait au moins 30 morts. Prié de dire si la Belgique n’avait pas été trop tolérante face au développement du communautarisme à Molenbeek, Michel Sapin a répondu : « Je ne sais pas s’il faut dire la Belgique en tant que telle mais je pense qu’il y a eu une volonté ou une absence de volonté de la part de certains responsables politiques, peut-être par envie de bien faire, peut-être par sentiment que, pour permettre une meilleure intégration, il faut laisser des communautés se développer, peut-être aussi une forme de naïveté. » « Mais nous savons, et la France le sait peut-être plus encore que d’autres (…), que ce n’est pas la bonne solution et que lorsqu’un quartier hier, aujourd’hui, est en danger de se communautariser, on doit agir », a-t-il ajouté. Pour le ministre, « on doit agir par une politique de la ville, par une politique d’intégration, par l’école, par la langue, tout ce qui fait qu’on appartient, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion, à la communauté française. » Des propos qui confirment qu’il y a bien longtemps que Michel Sapin n’a pas mis les pieds dans les quartiers sensibles qui concernent la plupart des grandes villes française




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