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Allemagne : l’éolien remis en cause

Allemagne : l’éolien remis en cause

 

 

Recul de 82% sur un an et sérieuse remise en cause du plan de développement des éoliennes en Allemagne. Plusieurs raisons à cela, d’abord le très faible rendement énergétique de ces machines, ensuite le coup exorbitant des subventions nécessaires à leur exploitation enfin les réticences de plus en plus importante des riverains. L’Allemagne se rend compte de l’inefficacité de la filière éolienne, de son coût insupportable et de ses conséquences sur la biodiversité et les paysages. L’Allemagne prend conscience  que la filière éolienne est une énorme arnaque énergétique et financière. Une arnaque destinée surtout non pas à assurer  la transition énergétique puisque l’intermittence des éoliennes contraints à construire parallèlement des centrales thermiques mais pour permettre d’énormes profits à des margoulins y compris des fonds de pension étranger. La France enregistrera le même phénomène dès lors  que les subventions ne financeront plus au moins la moitié d’un courant inutile du fait de son intermittence. (Ce que recommande la Cour des comptes).

L’expansion de l’éolien terrestre a marque le pas depuis 2016, année où les subventions ont été réduites. Le secteur doit aussi affronter l’hostilité croissante des riverains. Cette crise pourrait remettre en cause le succès de la transition énergétique dans le pays.

Fer de lance de la transition énergétique allemande, l’éolien est en crise. Après des années de hausse de ses capacités, le secteur assure désormais un cinquième de la production allemande d’électricité, mais subit une crise ouverte aux ramifications sociales et politiques. Plus de 600 initiatives citoyennes ont fleuri contre les nouvelles installations d’éoliennes et dans l’Est, l’arrondissement de Saale-Orla offre 2000 euros à qui s’assure un avis d’expert contre les moulins à vent du XXIème siècle.

« En ce qui concerne l’expansion de l’éolien terrestre, l’Allemagne est passée de la voie rapide à la bande d’arrêt d’urgence », résume Achim Derck, président de la fédération allemande DIHK des chambres de commerce et d’industrie. Le nombre de nouvelles turbines installées outre-Rhin depuis le début de l’année affiche, sur une année, recul de 82%, indique la fédération allemande du secteur (EBW). L’an passé, l’Allemagne s’est dotée d’une capacité supplémentaire de production inférieure de moitié à celle de 2017. Les appels d’offres pour attribuer de nouvelles capacités de production ne trouvent pas preneurs. La tendance est d’ailleurs jugée « inquiétante » par l’agence fédérale des réseaux.

Selon plusieurs acteurs du secteur, le point de bascule a été atteint en 2016, lorsque le gouvernement, jugeant le secteur arrivé à maturité et les subventions trop lourdes pour le contribuable, a modifié le niveau de ses aides. L’amendement à la loi énergétique allemande (EEG) a supprimé les revenus garantis, et favorisé la mise en concurrence via des appels d’offres.

Nucléaire : « 50% en 2035 » !

 

 

 

De Rugy, l’archétype de l’oligarque carriériste qui a slalomé entre tous les courants, reprend à son compte l’idée ridicule de ramener le nucléaire à 50% en 2035.   Certes on ne pourrait  qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui viserait  d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 15 ans,  d’autre part à développer les énergies alternatives. A ceci près que c’est une fumisterie. Un objectif ambitieux mais irréalisable.  Pour preuve dans les 20 ans à venir, on  ne fermera aucune centrale nucléaire et l’éventuelle fin de  Fessenheim sera plus que  compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville.  La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. La loi de transition énergétique est dores et déjà caduques  comme le seront les PPE (programmation) de de Rugy. Ces documents  présentent davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle. Pour parler plus clair,  loi et PPE sont  décidés pour satisfaire les écolos politisés et-ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique.la France est irrémédiablement engagé dans une prolongation du nucléaire du fait du grand carénage. Une obligation après Fukushima. Soit au moins 50 milliards qui ne pourront être amortis que par la prolongation de la vie des réacteurs (de 20 à 30 ans). Et ce n’est pas au moins avant 2050-2060 qu’on pourra ramener le nucléaire sous les 50%.  .En outre, il   faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards sans parler de la remise à niveau financière d’Areva qui va couter autour de 10 milliards. Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement  il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060.E la France ne peut plus reculer car ces dépenses sont pour la plupart  obligatoires. L’ échéance de 50% en 2035 est une illusion, un mensonge, et même une escroquerie technique et politique. Quant aux interrogations de Rugy sur l’EPR, elles relèvent d’un fantasme car Macron veut en construire 6 et en exporter. Bref un ministre qui ne sert à rien, sauf à faire du vent qui serait bien nécessaire pour faire tourner les inutiles éoliennes, couteuses et improductives. D’autres sources d’énergies pourraient être utilisées comme la géothermie, le problème c’est que ça ne rapporte rien à l’Etat et aux producteurs d’énergie !

SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 

On voit mal comment le reprise de la dette SNCF ne pourrait affecter ni l’équilibre du budget, ni l’endettement de la France. De toute manière, sauf impôt nouveau, la France n’a pas les moyens d’amortir cette dette. Elle le sera par l’emprunt qui va générer des frais financiers et donc peser à la fois sur la dette et sur le budget.  La reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public », a  pourtant déclaré samedi le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire, en marge du salon des startups VivaTech à Paris. « Notre évaluation c’est que cette reprise de la dette ne pèsera pas sur le déficit public », a assuré Bruno Le Maire. « Elle aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroit la dette publique française (…) mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit », a-t-il souligné.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget Joël Giraud, qui avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022. Selon les projections du rapporteur, le déficit public remonterait à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant. Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de M. Giraud un communiqué courroucé, indiquant qu’il « n’est pas possible de se prononcer sur l’impact sur la trajectoire des finances publiques » de cette reprise de dette. L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année », avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances. Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroit la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé vendredi que l’État allait reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, tout en promettant de ne pas créer d’impôt pour compenser cette charge.

Dacia Sandero en tête des ventes aux particuliers en France

Dacia Sandero en tête des ventes aux particuliers en France

La mode mais sans fioriture et à petits prix, voila ce qui explique le choix de la Sandero en tête des ventes aux particuliers (différent de l’ensemble des ventes) en France. Il y a longtemps que le patron de Renault a compris que le rapport de l’automobiliste à la voiture a changé. Une voiture qui n’est plus un mode de représentation sociale mais un objet utilitaire. D’où l’énorme succès de Dacia  et de son SUV au prix imbattable  La Sandero -une citadine dont le modèle de base coûte 8.000 euros- passe devant deux modèles vendus au minimum 13.000 euros: la Peugeot 208 et la Clio IV. 54.833 exemplaires de ce modèle low cost produit par la filiale roumaine du groupe Renault ont été vendus à des particuliers, soit une progression de 11,9% par rapport à 2016. La Peugeot 208 arrive en seconde place, ses ventes ayant reculé de 6,7% (46.041 exemplaires) en 2017. Elle est talonnée par la Clio IV qui, elle, affiche une progression de 3,4% pour atteindre 45.207 exemplaires. Le succès de la Sandero permet au groupe Renault de maintenir les ventes face aux concurrents. En 2017, la marque au losange n’a progressé que de 2% soit deux fois moins que le marché qui lui a grimpé de 4,7%. De son côté, les ventes de Dacia ont augmenté de 6%, soit plus d’un point au-dessus du marché. . Sur les vingt premiers modèles SUV achetés en 2017, on compte pas moins de sept SUV. Encore une bonne nouvelle pour le groupe Renault qui avec les Captur, Duster, Kadjar, et Qashqai 2 domine ce segment face aux 2008 et 3008 de Peugeot. Reste la nouvelle version de la Tiguan de Volkswagen qui, bien qu’au 17ème rang affiche la plus grosse progression de l’année: +58,46%.

Assurance chômage : coûts insupportable pour les démissionnaires et les indépendants

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Fin février, Emmanuel Macron proposait d’étendre le régime l’assurance-chômage aux actifs qui en sont actuellement exclus : les artisans, les professions libérales, les commerçants, les entrepreneurs, les agriculteurs, mais aussi les salariés démissionnaires. Cette « assurance-chômage universelle » était présentée à la fois comme une mesure de justice sociale – sécuriser le parcours des non-salariés – et comme un outil favorisant la mobilité professionnelle. Reste que le cout serait exorbitant par exemple 5 milliards pour les indépendants  et à peu  près autant pour les démissionnaires. Macon a dû faire une erreur d’addition ; en effet, une intégration des indépendants  aurait coûté la bagatelle de 5 milliards d’euros à un régime déjà largement en déficit avec une  dette de 30 milliards.  Du coup, le gouvernement envisage un micro dispositif qui ne concernera pas les 3 millions d’indépendants mais seulement environ 50 à 60 000. En outre ils ne toucheront pas les indemnités prévues par l’ASSEDIC mais seulement 7 à 800 € par mois. Enfin la durée d’indemnisation sera limitée entre six mois et un an. Autant dire que cette orientation n’a strictement rien à voir avec la promesse d’Emmanuel Macon puisque la plupart des travailleurs indépendants seront exclus de cette mini indemnisation. Même pour ce mini plan, le financement n’est même pas assuré. – Le gouvernement français réfléchit donc à la mise en place d‘une indemnisation forfaitaire de 700 à 800 euros par mois sur une durée de six mois à un an pour les travailleurs indépendants ayant perdu leur activité, écrit jeudi soir le quotidien économique Les Echos. Promesse de campagne d‘Emmanuel Macron, la réforme de l‘assurance-chômage prévoyait  d’étendre l’octroi des Assedic aux travailleurs indépendants. Le dispositif évoqué par Les Echos exclut les microentrepreneurs, ce qui permettrait de limiter à 50.000 ou 60.000 personnes environ le nombre de bénéficiaires par an, ajoute le quotidien économique, qui précise qu‘il s‘agit là d‘une des “options privilégiées mais non encore arrêtée”. “Mis bout à bout, l‘ensemble de ces paramètres conduit à un coût budgétaire qui ne devrait pas dépasser les 250 millions d‘euros par an”, ajoute le journal. “Financés par une cotisation ou par l‘impôt ? Le débat n‘est pas tranché.”M^me interrogation concernant l’indemnisation chômage des démissionnaires. L’extension des droits aux seules personnes démissionnaires représenterait un surcoût annuel pour l’Unedic (l’organisme qui gère cette protection) de 3 à 5 milliards d’euros par an en rythme de croisière, selon les estimations du ministère du Travail révélées par Les Échos. Très loin de l’estimation d’Emmanuel Macron, qui chiffrait sa mesure à 1,44 milliard d’euros pendant sa campagne. La fourchette serait même comprise entre 8 et 14 milliards d’euros la première année, toujours selon le quotidien économique, à cause des effets d’aubaine que la mesure occasionnerait.  L’extension des droits aux seules personnes démissionnaires représenterait un surcoût annuel pour l’Unedic (l’organisme qui gère cette protection) de 3 à 5 milliards d’euros par an en rythme de croisière, selon les estimations du ministère du Travail révélées par Les Échos. Très loin de l’estimation d’Emmanuel Macron, qui chiffrait sa mesure à 1,44 milliard d’euros pendant sa campagne. La fourchette serait même comprise entre 8 et 14 milliards d’euros la première année, toujours selon le quotidien économique, à cause des effets d’aubaine que la mesure occasionnerait.

 

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

 

Pour l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN l’euro vaut bien une messe.  «La question monétaire est une question qui n’est pas prioritaire», a affirmé ce lundi sur RFI l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN, réduisant la sortie de l’euro à un sous-sous-domaine du futur programme «patriote» : «La priorité aujourd’hui, c’est clairement de retrouver notre souveraineté territoriale et la maîtrise de nos frontières.» Et d’ajouter : «On a voulu réduire notre projet à la seule question économique. Et notre projet économique à la seule question monétaire.» Un tacle de plus contre la ligne dite de Philippot, qui fait de la maîtrise de la souveraineté monétaire l’alpha et l’oméga de la promesse frontiste. Sur LCI, le vice-président du FN, Florian Philippot, a répliqué illico, appelant à ne pas parler «que» des sujets de sécurité et d’immigration, des sujets toutefois «extrêmement importants». «Demandez à un seul Français si le FN ne parle pas assez de l’immigration : il va vous rire au nez», a souligné le numéro 2 du Front, alors que son souverainisme est dans le viseur de la sensibilité libérale-identitaire du parti. Une sensibilité qui, si elle est orpheline de Marion Maréchal Le Pen, n’est pas pour autant devenue «philippiste». Désormais cible dans son propre camp, Philippot a assuré défendre «une ligne d’ouverture, une ligne où on parle de tous les sujets». Et d’amorcer une forme de mea culpa sans mettre en cause la sortie de l’euro – alors que celle-ci continue d’inquiéter une majorité de Français et que le Brexit semble tourner au vinaigre outre-Manche : «Peut-être avons-nous un peu trop délaissé les questions sociales lors de la campagne de premier tour», a simplement noté Philippot, lui-même tenant d’une ligne plus social-étatiste que la majorité des électeurs FN.

Inflation : l’euro n’est pas responsable (INSEE)

Inflation : l’euro n’est pas responsable (INSEE)

Contrairement à ce qu’affirme le Front National notamment mais aussi contrairement à la perception que les Français peuvent avoir du renchérissement de la vie, depuis le passage du franc à la monnaie unique dans les échanges quotidiens, l’inflation des 15 dernières années «n’a pas été atypique», souligne l’Insee ce mercredi. De 2002 à 2016, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4 % en moyenne par an. C’est même moins que la moyenne annuelle au cours des 15 années précédences (+ 2,1 % entre 1986 et 2001). Rien à voir, même, avec les niveaux de l’inflation entre l’après-guerre et le milieu des années 80: sur cette période, la France a dû faire face à une inflation de «10,1% par an en moyenne», rappelle l’Insee. Depuis le passage à l’euro, seules les années 2003, 2004, 2008 et 2011 pointent au-dessus du seuil de 2%. Et le coupable n’est pas la monnaie unique, selon l’Insee. L’Institut liste «les variations des conditions climatiques (produits alimentaires frais, en 2003, 2004 et 2008), l’environnement géopolitique (produits pétroliers, 2008 et 2011) ou des décisions de santé publique (tabac)». A l’inverse, le niveau des prix a quasiment stagné en 2009, 2015 et 2016, en lien avec le «repli des cours internationaux de matières premières, notamment du pétrole». Toujours pas à cause de l’euro, donc. «Tous les Français ont constaté une explosion des prix au moment du passage à l’euro», assurait pourtant Marine Le Pen durant la campagne de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, pour promouvoir un retour à la monnaie nationale. C’est au niveau de la perception, et non de la réalité des prix, que cela s’est joué. En effet, à partir de 2002 et l’arrivée dans le porte-monnaie des Français, l’Insee constate un décrochage dans la perception de l’inflation. Outre le basculement vers de nouvelles grilles tarifaires psychologiques (les fameux 9,99 euros affichés au lieu de 10 euros) qui peut avoir nourri ce ressenti de renchérissement ponctuel, l’Insee considère que les consommateurs sont plus marqués par les hausses que les baisses, en général. Et que «l’indice des prix à la consommation se réfère à un panier de consommation moyen alors que les consommateurs retiennent probablement leur propre structure budgétaire». S’ils ont été marqués par la hausse ponctuelle du prix de la baguette, réelle, cette référence ne resterait pertinente que si elle était nuancée par la prise en compte de l’inflation. Or, entre son prix de 2001 (4,31 francs) et celui de 2016 (0,87 euros), l’inflation est passée par là. Le prix de ce bien a augmenté de 1,9% par an, un rythme «un peu plus rapide que l’inflation d’ensemble mais sans rupture par rapport à la décennie précédant le passage à l’euro», souligne l’Insee. Il en va de même pour d’autres produits comme le sucre ou le lait. Globalement, les prix de l’alimentation ont suivi le même rythme que l’ensemble des prix. SI le tabac et l’énergie ont grimpé plus vite, les produits de santé et les services de consommation, eux, ont vu leur prix reculer depuis 2002.

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Une déclaration Penelope Fillon au Sunday Telegraph en 2007. Une interview dans laquelle,  elle affirme n’avoir «jamais été l’assistante» de son mari, avant d’ajouter: «Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus». Ce soir, la diffusion d’extraits inédits de cet entretien par le magazine d’Elise Lucet, Envoyé Spécial, risque d’embarrasser un peu plus la défense du candidat de la droite à la présidentielle. Ce document vidéo de 45 minutes, qui n’est plus consultable sur internet et que Le Figaro n’a pas pu visionner, rapporte que Penelope Fillon se dit «peu à l’aise dans les allées du pouvoir» et précise qu’elle n’a aucun rôle aux côtés de son mari, alors qu’elle est censée avoir été son assistante parlementaire, puis celle de Marc Joulaud, depuis une dizaine d’années. Mercredi soir, L’Obs publiait sur son site un contrat de travail de Penelope Fillon sur la période 1998 à 2002, montrant qu’elle était embauchée comme assistante parlementaire de François Fillon à la permanence parlementaire de la droite au Mans. Mis en cause la semaine dernière par le Canard Enchaîné qui suspecte Penelope Fillon d’occuper un emploi fictif, François Fillon était venu expliquer jeudi dernier sur le plateau de TF1 que sa «femme travaille pour [lui] depuis toujours, depuis 1981, depuis [sa] première élection» et s’estime victime d’une véritable «tentative de coup d’État institutionnel».

(Le figaro)

 

Le patronat n’appliquera pas compte pénibilité

Le patronat n’appliquera pas compte pénibilité

Le Medef n’appliquera pas le compte pénibilité considérant que sa mise en œuvre était impossible dans les conditions actuelles. En cause surtout sa complexité qui vise à attribuer des points pour les salariés soumis à des conditions de travail très difficiles. L’intention est à la fois juste et louable car il est logique que les salariés dont les conditions de travail sont les plus pénibles puissent bénéficier d’avantages soit pour se reclasser soit pour partir plus tôt à la retraite. Reste que la mise en œuvre de ce compte de pénibilité ressemble à une cathédrale administrative. La question se pose aussi de savoir si c’est bien à d’entreprise de définir les points à attribuer en fonction des conditions de travail spécifiques. Peut-être cette tâche devrait-elle incomber à la médecine du travail à la fois pour une évaluation plus neutre mais aussi pour une approche individualisée de la pénibilité car tout critère moyen n’a guère de sens compte tenu de la diversité des contextes de travail.  Le patronat est donc entré en résistance contre le compte pénibilité, dont un nouveau volet entre en vigueur le 1er juillet, en menaçant de ne pas appliquer ce dispositif de prévention des conditions de travail pénibles. « Nous ne savons pas appliquer la loi (…) Sur les six nouveaux critères, nous ne savons pas faire », a déclaré mercredi le président du Medef, lors d’une rencontre avec la presse. « Rendez-vous dans deux jours, on ne saura pas faire (…) On a alerté le gouvernement depuis des semaines, des mois », a ajouté Pierre Gattaz. « Dans l’état actuel, les entreprises ne pourront pas appliquer le dispositif pénibilité. » Il a estimé que « l’administration ne sait pas faire non plus. » La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a dénoncé la position du patronat, jugeant que « la démocratie ne s’arrête pas aux portes du Medef ». « Pierre Gattaz met en difficulté les entreprises et s’attaque aux droits des Français », a-t-elle écrit sur Twitter. Le Compte personnel de prévention de la pénibilité (CPPP), intégré au Compte personnel d’activité (CPA) créé par le projet de loi Travail en cours d’examen au Parlement, attribue des points aux salariés exposés à des conditions de travail pénibles ou à des risques professionnels. Ce compte, plafonné à 100 points sur l’ensemble de la carrière, ouvre droit à une formation professionnelle pour accéder à un emploi moins exposé, à un passage à temps partiel sans baisse de rémunération ou à une retraite anticipée. Dix facteurs de pénibilité ont été recensés dans le cadre de la dernière réforme des retraites. Les quatre premiers (travail de nuit, en équipes alternées, répétitif ou à cadence contrainte et en milieu hyperbare) sont pris en compte depuis janvier 2015. Les six autres (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques, contact avec des agents chimiques dangereux, températures extrêmes et bruit) sont censés être pris en compte à partir de vendredi.

(Avec Reuters)

Martin Bouygues : «Pourquoi je n’ai pas vendu à Orange»

Martin Bouygues : «Pourquoi je n’ai pas vendu à Orange»

 

 

Dans le Figaro le patron du groupe Bouygues explique pourquoi il n’a pas vendu sa filiale télécom à Orange.

 

 

 

 

 

«Certains ont cru que je bluffais et que je négociais dos au mur. C’était stupide et même puéril de le penser». Comme à son habitude, Martin Bouygues ne mâche pas ses mots. Dans un entretien au Figaro, le PDG du groupe Bouygues s’explique sur les raisons de l’échec des négociations qui avaient été entamées trois mois plus tôt avec Orange, et qui auraient abouti à un partage des actifs de Bouygues Telecom entre Orange, SFR, et Free.

 

«Ma première préoccupation, essentielle, était le maintien des emplois et du statut des salariés de Bouygues Telecom. La deuxième, c’était que je crois dans l’avenir du secteur des télécoms et que je souhaitais que le groupe Bouygues demeure un acteur dans ce secteur, et donc qu’il trouve sa place d’actionnaire chez Orange. Ensuite, je demandais que le montant de l’opération soit proche de l’offre que nous avait faite Patrick Drahi il y a un an. Enfin, Bouygues ne devait pas assumer seul le risque d’exécution. Toutes ces conditions, je les ai exposées, très clairement, dès le départ. Il n’y avait aucun malentendu possible», explique Martin Bouygues. «Si nous étions quatre à la table des négociations, nous n’étions que trois à vouloir aboutir. Manifestement, l’un des protagonistes nourrissait l’ambition d’avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer». Martin Bouygues refuse d’en dire plus. Cependant, l’histoire de la négociation (dans Le Figaro du 2 avril) atteste du fait que Free, détenu par Xavier Niel, aurait cherché à obtenir un maximum de garanties en cas de réalisation de l’opération.

Les exigences «très étranges» de Bercy

Pour Martin Bouygues, en tout cas, l’absence d’accord entre les quatre opérateurs a pesé plus lourd dans la balance que les exigences de l’État. «Si nous étions parvenus à un accord entre les quatre opérateurs, ce sujet-là aurait fini, je l’imagine, par trouver sa solution», dit-il, tout en convenant avoir «trouvé très étranges» les exigences de Bercy.

Pour l’avenir, le PDG du groupe Bouygues s’affiche serein. «La consolidation du marché français avait du sens. Mais puisqu’elle n’a pas lieu, nous allons continuer d’évoluer dans un marché à quatre opérateurs. (…) S’agissant de Bouygues Telecom, je ne suis pas inquiet. L’entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre. Elle est la première à avoir fait des efforts de rationalisation, considérables. Sa structure de coûts est une des plus basses du marché, et elle a l’un des meilleurs réseaux mobiles. Le premier trimestre témoignera de notre croissance à la fois dans le fixe et dans le mobile. Nous avons, avec les cash-flows et la puissance du groupe Bouygues, les moyens nécessaires pour investir et continuer de développer Bouygues Telecom.»

 

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

 

Il faut sans doute que le patronat soit complètement inconscient ou irresponsable pour s’attribuer des augmentations de salaires comme celui du PDG de PSA, un salaire qui aura doublé en 2015. On ne peut sans doute contester les très grandes qualités de Carlos Tavares qui a largement contribué à redresser une entreprise en difficulté. À l’évidence le PDG de PSA se révèle être un manager de très haut niveau. Ce qui choque dans cette affaire c’est moins  le niveau de sa rémunération que le pourcentage aberrant de la croissance de cette dernière. On le sait,  les salaires comme les pensions ne progressent pratiquement plus dans France du fait notamment de l’absence (officielle) d’inflation. En clair les revenus sont presque bloqués. Du coup le doublement du salaire du patron de PSA a parait  particulièrement scandaleux. Cela démontre à l’évidence combien certains patrons sont coupés des réalités sociales y compris de celles de leurs propres entreprises. On objectera que d’autres patrons en France et encore davantage l’étranger gagnent  des sommes encore beaucoup plus considérables (à commencer par le PDG de Renault). Mais la folie de certains ne saurait justifier celle des autres. Cela d’autant plus que la crise a très fortement accentué les inégalités et qu’elle contraint en outre nombre de salariés à accepter des conditions sociales plus dégradées que précédemment. Carlos Tavares a touché 5.245.284 euros pour l’exercice 2015 contre 2.750.936 euros en 2014, selon le document de référence du groupe. « Les représentants de l’Etat ont voté contre la rémunération de Carlos Tavares en conseil d’administration et votera contre en assemblée générale. L’Etat ne fait là qu’appliquer sa doctrine sur les rémunérations dans les entreprises privées dont il actionnaire minoritaire », précise le ministère de l’Economie. « Cette politique s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants des entreprises dans ce cas pour lequel l’Etat comme actionnaire défend une plus grande modération salariale et avait demandé, lorsque la doctrine a été mise en place, des baisses de l’ordre de 30%. » L’Etat français détient 14% de PSA, à parité avec la famille Peugeot et le chinois Dongfeng Motor.

(Avec Twitter)

 

Sarkozy : « pour un projet collectif »…qui n’engage personne ! .

Sarkozy : « pour un  projet collectif »…qui n’engage personne !

Pour tenter de cadenasser ses rivaux Nicolas Sarkozy s’efforce de les enfermer dans une sorte de programme commun aux républicains. Un programme dans les principes ont été défini lors du conseil national du parti ce week-end. Malheureusement pour Nicolas Sarkozy ses principaux concurrents étaient absents, volontairement évidemment car ils n’entendent pas être ficelés par des orientations du candidat Sarkozy. D’une certaine manière la démarche du président des républicains est assez surréaliste et rompt même avec les principes de la Ve République ;  finalement Nicolas Sarkozy s’aligne sur la démarche du parti socialiste ce qui n’est ni dans la philosophie du parti de droite et encore une fois ni dans celle de la Ve République. Conscient de cette manœuvre les principaux concurrents de Sarkozy considèrent n’être pas tenus par les orientations décidées par le parti présidé par l’ancien président de la république. En fait ce projet collectif n’engage  personne, sinon Sarkozy. Témoin de cette ambiguïté les attaques de plus en plus virulentes notamment vis-à-vis de Juppé.  Laurent Wauquiez, numéro deux du parti et tenant d’une ligne droitière, avait interpellé  Alain Juppé, au zénith dans les sondages, sur son projet jugé par trop modéré. Si la droite devient « une pâle copie de la gauche », a-t-il déclaré, « ce chemin n’amènera que de nouvelles trahisons ». « Il peut permettre de caracoler dans les sondages », mais « c’est un nouveau chemin d’indignité », a-t-il lancé. En faite la démarche de Sarkozy est assez illusoire car beaucoup de ses concurrents ont déjà fait le pari que l’ancien président de la république perdra les primaires voir même il n’y cire représentera pas. « C’est un choix sans retour pour nous », a pourtant martelé le président de LR, comme un défi à ses rivaux qui ont d’ores et déjà prévenu qu’ils ne s’estimaient pas liés par ce corpus.

Les Français pour un remaniement ministériel dont ils n’attendent pas grand-chose

Les Français pour un remaniement ministériel dont ils n’attendent pas grand-chose

Une majorité semble se dégager pour un remaniement ministériel. Dans le sondage,  les Français voudraient conserver Valls, Macron, Cazeneuve, et Jean-Yves le Drian. Pour autant les Français n’attendent pas grand-chose de ce gouvernement. Et d’une certaine manière les carottes paraissent cuites pour Hollande dont la popularité est scotchée autour de 20 %.  Selon l’enquête réalisée pour Orange et iTELE, 54% des Français pensent que « François Hollande devrait faire un remaniement ministériel », 41% pensant l’inverse et 5% ne se prononçant pas. Parmi les sondés, les sympathisants FN (84%) et LR (66%) sont particulièrement nombreux à désirer un remaniement, un souhait également majoritaire chez les sympathisants de la gauche du PS (55%).  En revanche, bien que l’entrée de personnalités écologistes au gouvernement soit évoquée, les sympathisants EELV (52%) sont majoritairement opposés à un remaniement, tout comme les deux tiers des sympathisants PS (67%). Seule personnalité politique à trouver grâce aux yeux des Français : Manuel Valls. Puisque d’après l’étude, 60% des Français ne souhaitent pas changer de premier ministre. Cette idée est rejetée par la quasi-totalité des sympathisants PS (85%) mais également par les deux tiers des sympathisants de droite (67%).  Ces résultats sont très différents de ceux observés en mars 2014, à la veille de l’intronisation du locataire de Matignon. À l’époque une très nette majorité de Français approuvait l’idée d’un remaniement ministériel (79%) et appelait de ses vœux la démission de Jean-Marc Ayrault (69%). Interrogés sur l’opinion qu’ils ont à l’égard des ministres, les Français placent sur le podium Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Bernard Cazeneuve (avec respectivement 54, 52 et 52% de bonnes opinions).   En queue (parmi ceux qui ont été testés), on trouve Marisol Touraine, Myriam El Khomri et Patrick Kanner (26, 23 et 22%). Très clivante, la garde des Sceaux Christiane Taubira est appréciée de la gauche (69%) mais est très décriée par la droite (10%). L’architecte de la loi sur le mariage pour tous recueille en moyenne 31% de bonnes opinions.

2017 : Sarkozy n’exclut pas un retrait de candidature

2017 : Sarkozy n’exclut pas un retrait de candidature

 

Dimanche sur TF1  dans l’émission sept à huit Sarkozy a entretenu encore un peu plus le doute sur sa candidature pour l’élection présidentielle de 2017. Déjà dans son récent livre « la France pour la vie » Sarkozy avait pris des précautions oratoires en indiquant que son livre ne pouvait constituer une déclaration de candidature pour 2017. Dans l’émission télévisée de dimanche Sarkozy a laissé entendre qu’il s’interrogeait sérieusement sur sa participation au prochain match présidentiel   »La question de ma candidature c’est pas une question automatique. C’est très sensible cette question. Est-ce qu’on a fait son temps ? Est-ce qu’on a quelque chose à dire ? Est-ce qu’on peut être utile à son pays. C’est pas simple. Le match de trop, l’émission de trop ? Bien sûr, je me la pose cette question. Les semaines et les mois qui viennent vous donneront la réponse. Je n’irai que si c’est utile. Bien sûr. » a t’-il déclaré.  En fait Sarkozy connaît à peu près la même problématique que François Hollande. L’un comme l’autre ne sont soutenus que par moins de 25 % des Français, en outre ils sont y compris contestés  par les électeurs de leur propre camp. Pour Sarkozy,  la situation est peut-être encore plus complexe que celle de François Hollande. Il doit en effet gagner les primaires pour être candidat de la droite tandis que Hollande n’aura pas à passer cette épreuve. Or les primaires risquent d’être très sanglantes. D’autant que des petits candidats n’ont d’autres objectifs que d’affaiblir le score de Sarkozy. Sauf événements toujours imprévisibles la candidature de Juppé apparaît notoirement la plus crédible. Un Juppé qui caracole en tête des sondages mêmes chez les sympathisants de droite. Du coup il est légitime que Sarkozy s’interroge de plus en plus sérieusement sur l’opportunité de sa candidature. Après avoir perdu l’élection présidentielle de 2012 prendra-t-il encore le risque de perdre l’élection de 2017 ou pire mêmes d’être rejeté des la primaires au profit de Juppé. En l’état actuel des sondages Sarkozy n’a strictement aucune chance de gagner cette primaire. De nouvelles défaites porteraient atteinte à son image d’ancien président de la république déjà affectée par ses différents dérapages.

Goutte d’Or : l’assaillant de la « n’était pas radicalisé » !!!! (Taubira)

Goutte d’Or : l’assaillant de la « n’était pas radicalisé » !!!! (Taubira)

 

Encore une surprenante déclaration de Christiane Taubira qui consciemment ou inconsciemment accumule en ce moment les bourdes. Sans doute pour démontrer que la politique judiciaire de lutte contre le terrorisme n’est pas en cause voire pour démontrer que de nouvelles mesures sont inefficaces comme la déchéance de nationalité par exemple–Taubira déclare de façon bien imprudente que l’homme qui a attaqué un commissariat, jeudi matin à Paris, « n’a aucun lien avec la radicalisation violente ». Une curieuse déclaration dans la mesure où pour l’instant l’identité même de l’auteur de l’attentat n’est pas certaine. En outre dans ce type d’affaires il faut en général des semaines voire des mois pour tenter d’établir des liens éventuels avec d’autres protagonistes. D’une certaine manière le parquet montre une  grande incohérence en considérant que l’attentat de Valence ne relève pas d’un acte terroriste et qu’inversement celui de la Goutte d’Or lui mérite cette appellation. On ne peut être que dubitatif quand Christiane Taubira considère que l’intention meurtrière du terroriste de la Goutte d’Or n’a aucun lien avec la radicalisation violente. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’affaire, notamment parce que l’assaillant portait un papier avec le drapeau de Daech sur lui au moment où il a attaqué le commissariat de la Goutte d’Or à Paris, jeudi matin. Sur ce papier, il était également écrit en arabe qu’il « prête allégeance » au groupe Etat islamique. Pour autant, « ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, (c’est qu’elle) n’a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun », a affirmé la ministre de la Justice Christiane Taubira jeudi soir. Christine Taubira qui se ménage quand même une sortie de secours en ouvrant l’hypothèse d’un lien avec un réseau ou bien d’une fragilité psychologique. Bref tout et son contraire ou l’incohérence érigée en valeurs républicaines chez la ministre de la justice.

Volkswagen a aussi triché en Europe

Volkswagen a aussi triché en Europe

Nouvelle découverte de tricherie de Volkswagen grâce à son logiciel qui permet de dépasser très largement la pollution autorisée, cette fois sur les gros modèles vendus en Europe où la marque vend dix fois plus qu’aux Etats-Unis. Une affaire qui pourrait déstabiliser un peu plus le constructeur dont la valeur boursière a déjà perdu plus de 30% de sa valeur. Les autorités américaines ont indiqué lundi qu’environ 10.000 voitures du groupe, y compris des modèles Audi et Porsche, étaient équipés d’un dispositif de contrôle des émissions polluantes appelé « Auxiliary Emissions Control Device » (AECD) et permettant d’émettre jusqu’à neuf fois plus d’oxyde d’azote que le niveau autorisé. L’Agence américaine de l’environnement (EPA) a précisé que ce logiciel était utilisé dans des moteurs 3,0 litres de gros SUV, élargissant ainsi la portée du scandale Volkswagen qui concernait jusque-là des cylindrées plus petites. Volkswagen, qui a démenti que le logiciel AECD altérait les niveaux d’émission de manière illicite, a déclaré jeudi que le même dispositif était installé dans ses voitures en Europe, son principal marché où le groupe réalise environ 40% de ses ventes. En réponse à des questions envoyées par courriel, il n’a pas donné de chiffre pour l’Europe mais n’a pas exclu qu’aux Etats-Unis le total de véhicules concernés dépasse les 10.000. Les accusations de l’EPA ont contraint la filiale nord-américaine de Porsche de suspendre jusqu’à nouvel ordre les ventes du 4×4 Cayenne pour les années-modèles 2014 à 2016, Audi interrompant de son côté les livraisons aux Etats-Unis de ses modèles A6, A7, A8 et Q5. En Europe, Volkswagen doit déjà organiser le rappel de 8,5 millions de voitures diesel moins puissantes après avoir reconnu l’installation d’un logiciel truqueur. Le scandale qui a éclaté en septembre a fait perdre au groupe près d’un tiers – pas loin de 24 milliards d’euros – de sa valeur boursière et commencerait à se ressentir sur les ventes de ses principales marques, d’après les chiffres des immatriculations d’octobre qui commencent à tomber.

Taubira encore comparée à un singe

Taubira encore comparée à un singe

Le racisme se banalise même et peut être surtout dans les petites communes rurales là où pourtant les étrangers se font rares. Du coup le racisme vaut aussi pour les français de couleur. C’est encore une fois Taubira la cible. Une attaque d’une conseillère municipale qui n’a sans doute pas inventé la poudre mais qui est significative de la banalisation du racisme tout autant que de la crétinerie.  Nouvelle attaque raciste à l’encontre de Christiane Taubira. Selon une information rapportée par La Nouvelle République, la ministre de la Justice a une nouvelle fois été comparée à un singe. L’antenne de SOS Racisme d’Indre-et-Loire a dénoncé le « racisme vulgaire » d’une élue municipale de Saint-Martin-le-Beau, Roseline Dagnas. Sur son compte Facebook, ouvert au public, cette conseillère municipale a partagé la photo de la ministre, tirant la langue à l’Assemblée nationale, associée à celle d’un singe ayant le même rictus.  SOS Racisme n’est pas restée sans réponse, publiant cette photo ainsi qu’un second montage où était écrit « C’est un ministre de la Justice ça, ou c’est…? » Une question à laquelle n’a pas hésité à répondre Roseline Dagnas dans un commentaire parlant alors d’un « singe qui attend sa banane ». Si les partages et les commentaires ont depuis disparu du profil de la conseillère municipale, des captures viennent appuyer ses idées tranchées. SOS Racisme va déposer plainte pour « incitation à la haine raciale », a commenté pour le quotidien régional le président de l’association, Pierre Nzinda.

Le départ d’Assad n’est plus tabou ?

Le départ d’Assad n’est plus tabou ?

 

Les russes ont admis très récemment que le départ de Bachar n’était plus tabou mais après une victoire sur l’Etat islamique. Le chef de l’agence américaine du renseignement John Brennan, lui,  s’est dit convaincu que les Russes chercheraient à terme à obtenir le départ du président Bachar el-Assad pour trouver une issue au conflit faisant rage en Syrie. « Malgré ce qu’ils disent, je crois que les Russes ne voient pas Assad dans l’avenir de la Syrie », a estimé John Brennan dans une conférence sur le renseignement à Washington. « Je pense que les Russes comprennent qu’il n’y a pas de solution militaire en Syrie et qu’il y a besoin d’un genre de processus politique ». « La question est à quel moment et comment ils vont être capables de l’amener (Assad) à sortir de la scène », a-t-il dit. « Paradoxalement, ils pensaient qu’ils devaient d’abord renforcer Assad, avant qu’il ne puisse être retiré. » Moscou voulait « acquérir plus de levier et d’influence » en Syrie, avant d’aller vers un « processus politique protégeant ses intérêts » dans le pays, a estimé le chef de la CIA. Les Russes disposent notamment en Syrie d’une importante base navale à Tartous. Sur le plan militaire, le but de Moscou était d’abord de soulager la pression des groupes rebelles sur le régime dans les régions d’Idleb (nord-ouest) et Hama (centre), a également indiqué M. Brennan. « Mais ils ont découvert qu’il était beaucoup plus difficile de progresser contre l’opposition qu’ils ne l’avaient anticipé », a-t-il dit.

« Réchauffement climatique : 200 millions de réfugiés en 2050″

« Réchauffement climatique : 200 millions de réfugiés en 2050″

INTERVIEW (JDD)  – de la sénatrice Esther Benbassa, qui porte le texte au sénat

 

Pourquoi avoir décidé de déposer cette proposition de résolution?
Dans quelques semaines, la France accueillera la COP 21 (la conférence internationale sur le climat, Ndlr). Le réchauffement climatique provoque en grande partie les déplacements environnementaux. Aujourd’hui, dans le monde, plus de 22 millions de personnes se déplacent à la suite d’une catastrophe naturelle*. On prévoit 200 millions de déplacés climatiques en 2050. Ces personnes ne relèvent pas de la convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés et n’ont aucune protection juridique. C’est aussi pour ça qu’ils ne veulent pas s’appeler « réfugiés ».

Concrètement, quel est votre objectif?
Nous voulons – si ce texte est voté et il a des chances de l’être mercredi – que la France puisse lancer, dans le cadre de la COP 21, des pourparlers pour la protection juridique de ces personnes. Le CO2 est majoritairement produit par les pays du Nord. Il faut que l’on aide ceux du Sud à s’occuper de ces déplacés environnementaux. Pour le moment, ces populations ne vont pas en Europe ou en Amérique du Nord, mais se déplacent de manière régionale ou dans les états limitrophes aux pays où ils ont subi les catastrophes. Ce n’est pas un problème à confondre avec les réfugiés politiques. Cela n’a absolument rien à voir.

Vous souhaitez la création d’un statut spécifique?
Déjà, nous voulons qu’on reconnaisse leur qualification. La France, dans le cadre propice de la COP 21, doit promouvoir, au sein des institutions européennes et internationales, des mesures de prévention et de protection des déplacés. Il faut les protéger, on ne peut pas les jeter à la mer! Ils n’ont rien, on ne sait pas quand ils arrivent… Et comme ils ne relèvent d’aucune convention, on ne peut même pas les nommer. On ne sait pas non plus comment les protéger. Depuis les années 1990, le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Ndlr) alerte la communauté internationale de mouvements de population qui peuvent découler du changement climatique. Nous voulons attirer l’attention et éviter cet effet de surprise catastrophique dont sont responsables nos politiques qui ne prévoient pas.

Hollande chahuté pendant sa campagne …en banlieue à la Courneuve

Hollande chahuté pendant sa campagne …en banlieue à la Courneuve

 

 

Hollande a été chahuté à la Courneuve pour son premier déplacement «en campagne «. Il venait lancer l’agence France entrepreneurs doté de 60 millions  pour toute la France. Un vrai gadget ! Cela représente 5 euros par habitant. Alors Hollande compte sur les auto-entrepreneurs. Il prédit qu’on pourra en compter 11 000 de plus en 2017; où a-t-il pris ces chiffres? Personne ne le sait. De toute manière même si ce chiffre était réel on serait loin de résoudre le problème de plus d’un million de chômeurs qui se trouvent dans ces quartiers difficiles.  La Courneuve avait été le théâtre de violences à l’automne 2005 quand les banlieues françaises s’étaient embrasées après la mort de deux jeunes poursuivis par la police à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Depuis le début de l’année, le chef de l’Etat a effectué une vingtaine de déplacements dans des banlieues populaires en France, selon l’Elysée. Dotée de 60 millions d’euros, l’Agence France entrepreneurs lancée par le chef de l’Etat sera dirigée par l’entrepreneur d’origine syrienne Mohed Altrad. S’ajouteront à cette somme 50 millions d’euros issus du programme d’investissements d’avenir pour apporter des fonds propres à des projets. « D’ici 2017, 10.000 entrepreneurs qui ont le potentiel pour créer des emplois et qui pour l’instant sont réticents à le faire (…) seront identifiés et appuyés pour leur premier recrutement », a par ailleurs annoncé François Hollande.  L’agence entend rationaliser les aides aux projets et les faire parvenir dans les zones défavorisées du pays pour favoriser la création d’entreprises, aider les très petites entreprises et promouvoir l’innovation.  Un rapport commandé par le Premier ministre soulève un problème d’efficacité des aides dans les territoires « fragiles » où vivent plus de 11,5 millions d’habitants, Outre-mer compris.  La France mobilise 2,7 milliards d’euros par an pour l’aide à la création d’entreprises « mais l’action publique manque d’objectifs partagés et évalués. Elle ne cible pas suffisamment les territoires fragiles », lit-on dans ce document remis mardi.

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