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Réforme des retraites : le ministre du travail responsable du report

Réforme des retraites : le ministre du travail responsable du report ?

Subitement il y a une semaine, le président de la république a décidé de reporter la présentation du projet de réforme des retraites après la finale de la coupe du monde de football.
On voit difficilement les liens effectifs entre cet événement sportif et la question des retraites en France sinon la peur d’un chef de l’État qui constate l’incompétence de son gouvernement et notamment de son ministre du travail à engager un dialogue constructif avec les organisations syndicales.

Il faut dire que l’opportuniste Dussopt ( (Qui a changé en 24 heures d’étiquette politique en 2017) a un peu le culs entre deux chaises. Théoriquement ,il porte l’étiquette d’anciens socialiste mais la vérité c’est qui’il a slalomé entre tous les courants pour finalement se rallier brutalement à Macron.

En tant qu’ancien socialiste, on le soupçonne parfois d’entretenir encore quelques convictions gauchisantes. Du coup , il doit donner des gages à la politique libérale de Macro en en rajoutant un peu. Et c’est ainsi qu’il s’est montré très raide vis-à-vis des organisations syndicales pour la présentation du projet de réforme des retraites. En réalité, le ministre du travail n’a pas davantage de conviction que nombre de ministres macronistes surtout motivés par leur devenir politique.·

En fait, si l’on en croit une indiscrétion de Politico rapportée par La Tribune, ce report aurait été demandé (et remporté) par Elisabeth Borne très mécontente des discussions menées par Olivier Dussopt, le ministre du Travail, du « Plein emploi » et de l’Insertion, et son cabinet, avec les partenaires sociaux. Mais pas du tout répliqua l’entourage d’Olivier Dussopt dans Le Canard Enchaîné en confiant à la page 2 du palmipède que c’est le ministre qui avait en fait convaincu le président qu’il était « habile de donner encore du temps à la concertation ». Selon ces indiscrétions, Dussopt serait sur le point de convaincre la CFDT de ne pas s’opposer au texte si le gouvernement y intégrait des éléments sur la « pénibilité », comme le travail de nuit, le fait de devoir porter des charges, ou sur l’état de santé du salarié. Quoi qu’il en soit : c’est bien Borne, et non Dussopt, qui sera finalement chargée de finaliser les discussions avec les syndicats en janvier.

Un gouvernement en panne d’autorité

Un gouvernement en panne d’autorité

Dans de nombreux champs régaliens, le gouvernement est en panne complète d’autorité. En cause, la complexité de l’environnement sur le plan économique, géopolitique, environnemental et sociétal.

Par exemple concernant la discussion sur le budget 2023, brusquement la discussion s’est interrompue avec l’utilisation du 49–3. Il est vrai que le débat était en train de s’engluer dans un nombre incalculable d’amendements plus ou moins contradictoires et même discutés au sein même de la majorité.De toute manière ce budget soit rapidement caduque en raison des perspectives de quasi récession, des difficultés croissantes des entreprises faces aux coûts de l’énergie et donc d’une nouvelle dérive des dépenses

Du coup concernant la sécurité sociale, le couperet est tombé immédiatement pour mettre fin au bavardage considéré comme inutile avec un nouveau recours aux 49 -3. Ce budget ne fixe pas d’orientation très précise concernant la maîtrise de l’inflation problème numéro un qui affecte gravement le pouvoir d’achat des consommateurs. Or c’est la question économique centrale avec un recul du pouvoir d’achat d’au moins 3 % en 2023, la consommation des ménages va diminuer et la France sans doute retomber en récession. Une récession qui sera en plus accompagnée d’une inflation structurelle qui va donc s’installer dans le temps. Sur le plan économique, la pire des situations.

Les ménages sont particulièrement mécontents de la gestion de cette crise inflationniste par le gouvernement à hauteur de 80 % des sondés. Mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme la crise d’autorité également et de clarté concernant la prise en charge des problèmes de sécurité, de santé , d’enseignement, d’immigration un peu partout. Pour résumer la ligne du gouvernement c’est surtout une forme de tolérance qui confine au laxisme.

Le sentiment général dans la population est que ce gouvernement n’a pas de ligne directrice, de vision claire pour l’avenir et qu’il navigue à vue en fonction des événements. On a eu confirmation de ce sentiment lors de la gestion de la crise de l’énergie gérée avec plus de 15 jours de retard et beaucoup d’hésitations.

De la même manière, le pouvoir dans l’éducation hésite à engager un train de réformes alors que le pays souffre cruellement d’un abaissement dramatique du niveau des élèves et d’un manque de qualification ; d’où la crise de recrutement de personnel qualifié dans les entreprises. On pourrait multiplier les exemples dans d’autres champs régaliens. Macron semble actuellement un peu perdu et les sondages témoignent de sa baisse de popularité. La première ministre n’a jamais réussi vraiment à s’imposer ; elle parvient à se maintenir avec un discours aussi modéré que flou. Elle incarne pas en tout cas l’autorité et la crédibilité qui serait nécessaire en cette période de crise.

inflation France encore en hausse à 5,2%

 inflation  France encore en hausse  à 5,2% 

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts,  l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministre Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

Turquie : de plus en plus loin de l’OTAN

Turquie : de plus en plus loin de l’OTAN

Les relations compliquées avec Moscou, qui maintient une attitude provocatrice, et Ankara, qui reste dans une politique stratégique ambivalente, sont un sujet délicat, avant le sommet de l’OTAN le 14 juin, explique, dans une tribune au « Monde », Marc Pierini, ancien ambassadeur de l’Union européenne en Turquie.

Tribune. 

 

Le prochain sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord [OTAN], le 14 juin à Bruxelles, est crucial pour l’Alliance atlantique : si Joe Biden apporte un ton plus constructif dans les discussions, il n’en reste pas moins que l’organisation est confrontée à une posture provocatrice de la Russie et à une politique plus qu’ambivalente de la Turquie qui, elle, souhaite se situer à égale distance de l’Alliance et de Moscou.

La cohésion de l’OTAN est mise à rude épreuve. Le sommet du 14 juin, doublé d’un sommet Union européenne – Etats-Unis le lendemain, sera, au moins sur la forme, un immense soulagement pour les dirigeants européens par rapport aux quatre années écoulées : les Etats-Unis, tout en restant fermes quant à leurs intérêts économiques et au partage du fardeau au sein de l’OTAN, ne vont plus agir sur le mode impulsif cher à Donald Trump.

Par-delà la réaffirmation de la force de la relation transatlantique, le plat de résistance du sommet de Bruxelles sera assurément la relation avec la Russie, dont la politique étrangère est articulée sur la perception aiguë d’un « encerclement » de la part de l’OTAN. Dans ce contexte délicat, l’Alliance devra aussi tenter de rationaliser le comportement de la Turquie au cours des deux dernières années. Dans un style agressif, la Turquie a agi en Syrie, en Libye et en Méditerranée orientale, de manière unilatérale, sans concertation avec ses partenaires transatlantiques. Bien plus fondamentalement, au prétexte du refus de Washington de partager la technologie de ses missiles Patriot, la Turquie a acquis et déployé des systèmes russes antimissiles S-400, créant ainsi une situation hors norme au sein de l’Alliance.

Certes, le discours politique turc autour de ce déploiement est bien rodé : le monde a changé avec la chute de l’Union soviétique, la Turquie est montée en puissance économiquement et militairement, elle ne peut donc plus se satisfaire d’être liée uniquement à la communauté transatlantique. En d’autres termes, l’objectif d’Ankara serait de parvenir à une position équidistante des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de la Chine, tout en exploitant au mieux les images attendues de la rencontre Erdogan-Biden, en marge du sommet de l’OTAN.

Vue depuis l’OTAN, la réalité est plus complexe. Tout d’abord, l’armée de l’air turque se trouvera scindée en deux. Ses forces conventionnelles (notamment ses 245 chasseurs-bombardiers F-16) sont reliées opérationnellement à l’OTAN, mais sa défense antimissile (les S-400, par définition déconnectés des mécanismes de l’OTAN) restera dépendante de Moscou pour son entretien, et posera donc un inextricable problème d’accès de la Russie à des données concernant les forces alliées.

Allemagne : l’éolien remis en cause

Allemagne : l’éolien remis en cause

 

 

Recul de 82% sur un an et sérieuse remise en cause du plan de développement des éoliennes en Allemagne. Plusieurs raisons à cela, d’abord le très faible rendement énergétique de ces machines, ensuite le coup exorbitant des subventions nécessaires à leur exploitation enfin les réticences de plus en plus importante des riverains. L’Allemagne se rend compte de l’inefficacité de la filière éolienne, de son coût insupportable et de ses conséquences sur la biodiversité et les paysages. L’Allemagne prend conscience  que la filière éolienne est une énorme arnaque énergétique et financière. Une arnaque destinée surtout non pas à assurer  la transition énergétique puisque l’intermittence des éoliennes contraints à construire parallèlement des centrales thermiques mais pour permettre d’énormes profits à des margoulins y compris des fonds de pension étranger. La France enregistrera le même phénomène dès lors  que les subventions ne financeront plus au moins la moitié d’un courant inutile du fait de son intermittence. (Ce que recommande la Cour des comptes).

L’expansion de l’éolien terrestre a marque le pas depuis 2016, année où les subventions ont été réduites. Le secteur doit aussi affronter l’hostilité croissante des riverains. Cette crise pourrait remettre en cause le succès de la transition énergétique dans le pays.

Fer de lance de la transition énergétique allemande, l’éolien est en crise. Après des années de hausse de ses capacités, le secteur assure désormais un cinquième de la production allemande d’électricité, mais subit une crise ouverte aux ramifications sociales et politiques. Plus de 600 initiatives citoyennes ont fleuri contre les nouvelles installations d’éoliennes et dans l’Est, l’arrondissement de Saale-Orla offre 2000 euros à qui s’assure un avis d’expert contre les moulins à vent du XXIème siècle.

« En ce qui concerne l’expansion de l’éolien terrestre, l’Allemagne est passée de la voie rapide à la bande d’arrêt d’urgence », résume Achim Derck, président de la fédération allemande DIHK des chambres de commerce et d’industrie. Le nombre de nouvelles turbines installées outre-Rhin depuis le début de l’année affiche, sur une année, recul de 82%, indique la fédération allemande du secteur (EBW). L’an passé, l’Allemagne s’est dotée d’une capacité supplémentaire de production inférieure de moitié à celle de 2017. Les appels d’offres pour attribuer de nouvelles capacités de production ne trouvent pas preneurs. La tendance est d’ailleurs jugée « inquiétante » par l’agence fédérale des réseaux.

Selon plusieurs acteurs du secteur, le point de bascule a été atteint en 2016, lorsque le gouvernement, jugeant le secteur arrivé à maturité et les subventions trop lourdes pour le contribuable, a modifié le niveau de ses aides. L’amendement à la loi énergétique allemande (EEG) a supprimé les revenus garantis, et favorisé la mise en concurrence via des appels d’offres.

Nucléaire : « 50% en 2035 » !

 

 

 

De Rugy, l’archétype de l’oligarque carriériste qui a slalomé entre tous les courants, reprend à son compte l’idée ridicule de ramener le nucléaire à 50% en 2035.   Certes on ne pourrait  qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui viserait  d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 15 ans,  d’autre part à développer les énergies alternatives. A ceci près que c’est une fumisterie. Un objectif ambitieux mais irréalisable.  Pour preuve dans les 20 ans à venir, on  ne fermera aucune centrale nucléaire et l’éventuelle fin de  Fessenheim sera plus que  compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville.  La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. La loi de transition énergétique est dores et déjà caduques  comme le seront les PPE (programmation) de de Rugy. Ces documents  présentent davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle. Pour parler plus clair,  loi et PPE sont  décidés pour satisfaire les écolos politisés et-ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique.la France est irrémédiablement engagé dans une prolongation du nucléaire du fait du grand carénage. Une obligation après Fukushima. Soit au moins 50 milliards qui ne pourront être amortis que par la prolongation de la vie des réacteurs (de 20 à 30 ans). Et ce n’est pas au moins avant 2050-2060 qu’on pourra ramener le nucléaire sous les 50%.  .En outre, il   faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards sans parler de la remise à niveau financière d’Areva qui va couter autour de 10 milliards. Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement  il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060.E la France ne peut plus reculer car ces dépenses sont pour la plupart  obligatoires. L’ échéance de 50% en 2035 est une illusion, un mensonge, et même une escroquerie technique et politique. Quant aux interrogations de Rugy sur l’EPR, elles relèvent d’un fantasme car Macron veut en construire 6 et en exporter. Bref un ministre qui ne sert à rien, sauf à faire du vent qui serait bien nécessaire pour faire tourner les inutiles éoliennes, couteuses et improductives. D’autres sources d’énergies pourraient être utilisées comme la géothermie, le problème c’est que ça ne rapporte rien à l’Etat et aux producteurs d’énergie !

SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 

On voit mal comment le reprise de la dette SNCF ne pourrait affecter ni l’équilibre du budget, ni l’endettement de la France. De toute manière, sauf impôt nouveau, la France n’a pas les moyens d’amortir cette dette. Elle le sera par l’emprunt qui va générer des frais financiers et donc peser à la fois sur la dette et sur le budget.  La reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public », a  pourtant déclaré samedi le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire, en marge du salon des startups VivaTech à Paris. « Notre évaluation c’est que cette reprise de la dette ne pèsera pas sur le déficit public », a assuré Bruno Le Maire. « Elle aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroit la dette publique française (…) mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit », a-t-il souligné.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget Joël Giraud, qui avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022. Selon les projections du rapporteur, le déficit public remonterait à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant. Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de M. Giraud un communiqué courroucé, indiquant qu’il « n’est pas possible de se prononcer sur l’impact sur la trajectoire des finances publiques » de cette reprise de dette. L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année », avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances. Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroit la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé vendredi que l’État allait reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, tout en promettant de ne pas créer d’impôt pour compenser cette charge.

Dacia Sandero en tête des ventes aux particuliers en France

Dacia Sandero en tête des ventes aux particuliers en France

La mode mais sans fioriture et à petits prix, voila ce qui explique le choix de la Sandero en tête des ventes aux particuliers (différent de l’ensemble des ventes) en France. Il y a longtemps que le patron de Renault a compris que le rapport de l’automobiliste à la voiture a changé. Une voiture qui n’est plus un mode de représentation sociale mais un objet utilitaire. D’où l’énorme succès de Dacia  et de son SUV au prix imbattable  La Sandero -une citadine dont le modèle de base coûte 8.000 euros- passe devant deux modèles vendus au minimum 13.000 euros: la Peugeot 208 et la Clio IV. 54.833 exemplaires de ce modèle low cost produit par la filiale roumaine du groupe Renault ont été vendus à des particuliers, soit une progression de 11,9% par rapport à 2016. La Peugeot 208 arrive en seconde place, ses ventes ayant reculé de 6,7% (46.041 exemplaires) en 2017. Elle est talonnée par la Clio IV qui, elle, affiche une progression de 3,4% pour atteindre 45.207 exemplaires. Le succès de la Sandero permet au groupe Renault de maintenir les ventes face aux concurrents. En 2017, la marque au losange n’a progressé que de 2% soit deux fois moins que le marché qui lui a grimpé de 4,7%. De son côté, les ventes de Dacia ont augmenté de 6%, soit plus d’un point au-dessus du marché. . Sur les vingt premiers modèles SUV achetés en 2017, on compte pas moins de sept SUV. Encore une bonne nouvelle pour le groupe Renault qui avec les Captur, Duster, Kadjar, et Qashqai 2 domine ce segment face aux 2008 et 3008 de Peugeot. Reste la nouvelle version de la Tiguan de Volkswagen qui, bien qu’au 17ème rang affiche la plus grosse progression de l’année: +58,46%.

Assurance chômage : coûts insupportable pour les démissionnaires et les indépendants

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Fin février, Emmanuel Macron proposait d’étendre le régime l’assurance-chômage aux actifs qui en sont actuellement exclus : les artisans, les professions libérales, les commerçants, les entrepreneurs, les agriculteurs, mais aussi les salariés démissionnaires. Cette « assurance-chômage universelle » était présentée à la fois comme une mesure de justice sociale – sécuriser le parcours des non-salariés – et comme un outil favorisant la mobilité professionnelle. Reste que le cout serait exorbitant par exemple 5 milliards pour les indépendants  et à peu  près autant pour les démissionnaires. Macon a dû faire une erreur d’addition ; en effet, une intégration des indépendants  aurait coûté la bagatelle de 5 milliards d’euros à un régime déjà largement en déficit avec une  dette de 30 milliards.  Du coup, le gouvernement envisage un micro dispositif qui ne concernera pas les 3 millions d’indépendants mais seulement environ 50 à 60 000. En outre ils ne toucheront pas les indemnités prévues par l’ASSEDIC mais seulement 7 à 800 € par mois. Enfin la durée d’indemnisation sera limitée entre six mois et un an. Autant dire que cette orientation n’a strictement rien à voir avec la promesse d’Emmanuel Macon puisque la plupart des travailleurs indépendants seront exclus de cette mini indemnisation. Même pour ce mini plan, le financement n’est même pas assuré. – Le gouvernement français réfléchit donc à la mise en place d‘une indemnisation forfaitaire de 700 à 800 euros par mois sur une durée de six mois à un an pour les travailleurs indépendants ayant perdu leur activité, écrit jeudi soir le quotidien économique Les Echos. Promesse de campagne d‘Emmanuel Macron, la réforme de l‘assurance-chômage prévoyait  d’étendre l’octroi des Assedic aux travailleurs indépendants. Le dispositif évoqué par Les Echos exclut les microentrepreneurs, ce qui permettrait de limiter à 50.000 ou 60.000 personnes environ le nombre de bénéficiaires par an, ajoute le quotidien économique, qui précise qu‘il s‘agit là d‘une des “options privilégiées mais non encore arrêtée”. “Mis bout à bout, l‘ensemble de ces paramètres conduit à un coût budgétaire qui ne devrait pas dépasser les 250 millions d‘euros par an”, ajoute le journal. “Financés par une cotisation ou par l‘impôt ? Le débat n‘est pas tranché.”M^me interrogation concernant l’indemnisation chômage des démissionnaires. L’extension des droits aux seules personnes démissionnaires représenterait un surcoût annuel pour l’Unedic (l’organisme qui gère cette protection) de 3 à 5 milliards d’euros par an en rythme de croisière, selon les estimations du ministère du Travail révélées par Les Échos. Très loin de l’estimation d’Emmanuel Macron, qui chiffrait sa mesure à 1,44 milliard d’euros pendant sa campagne. La fourchette serait même comprise entre 8 et 14 milliards d’euros la première année, toujours selon le quotidien économique, à cause des effets d’aubaine que la mesure occasionnerait.  L’extension des droits aux seules personnes démissionnaires représenterait un surcoût annuel pour l’Unedic (l’organisme qui gère cette protection) de 3 à 5 milliards d’euros par an en rythme de croisière, selon les estimations du ministère du Travail révélées par Les Échos. Très loin de l’estimation d’Emmanuel Macron, qui chiffrait sa mesure à 1,44 milliard d’euros pendant sa campagne. La fourchette serait même comprise entre 8 et 14 milliards d’euros la première année, toujours selon le quotidien économique, à cause des effets d’aubaine que la mesure occasionnerait.

 

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

Le retour au franc n’est plus prioritaire ! ( FN)

 

Pour l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN l’euro vaut bien une messe.  «La question monétaire est une question qui n’est pas prioritaire», a affirmé ce lundi sur RFI l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général du FN, réduisant la sortie de l’euro à un sous-sous-domaine du futur programme «patriote» : «La priorité aujourd’hui, c’est clairement de retrouver notre souveraineté territoriale et la maîtrise de nos frontières.» Et d’ajouter : «On a voulu réduire notre projet à la seule question économique. Et notre projet économique à la seule question monétaire.» Un tacle de plus contre la ligne dite de Philippot, qui fait de la maîtrise de la souveraineté monétaire l’alpha et l’oméga de la promesse frontiste. Sur LCI, le vice-président du FN, Florian Philippot, a répliqué illico, appelant à ne pas parler «que» des sujets de sécurité et d’immigration, des sujets toutefois «extrêmement importants». «Demandez à un seul Français si le FN ne parle pas assez de l’immigration : il va vous rire au nez», a souligné le numéro 2 du Front, alors que son souverainisme est dans le viseur de la sensibilité libérale-identitaire du parti. Une sensibilité qui, si elle est orpheline de Marion Maréchal Le Pen, n’est pas pour autant devenue «philippiste». Désormais cible dans son propre camp, Philippot a assuré défendre «une ligne d’ouverture, une ligne où on parle de tous les sujets». Et d’amorcer une forme de mea culpa sans mettre en cause la sortie de l’euro – alors que celle-ci continue d’inquiéter une majorité de Français et que le Brexit semble tourner au vinaigre outre-Manche : «Peut-être avons-nous un peu trop délaissé les questions sociales lors de la campagne de premier tour», a simplement noté Philippot, lui-même tenant d’une ligne plus social-étatiste que la majorité des électeurs FN.

Inflation : l’euro n’est pas responsable (INSEE)

Inflation : l’euro n’est pas responsable (INSEE)

Contrairement à ce qu’affirme le Front National notamment mais aussi contrairement à la perception que les Français peuvent avoir du renchérissement de la vie, depuis le passage du franc à la monnaie unique dans les échanges quotidiens, l’inflation des 15 dernières années «n’a pas été atypique», souligne l’Insee ce mercredi. De 2002 à 2016, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4 % en moyenne par an. C’est même moins que la moyenne annuelle au cours des 15 années précédences (+ 2,1 % entre 1986 et 2001). Rien à voir, même, avec les niveaux de l’inflation entre l’après-guerre et le milieu des années 80: sur cette période, la France a dû faire face à une inflation de «10,1% par an en moyenne», rappelle l’Insee. Depuis le passage à l’euro, seules les années 2003, 2004, 2008 et 2011 pointent au-dessus du seuil de 2%. Et le coupable n’est pas la monnaie unique, selon l’Insee. L’Institut liste «les variations des conditions climatiques (produits alimentaires frais, en 2003, 2004 et 2008), l’environnement géopolitique (produits pétroliers, 2008 et 2011) ou des décisions de santé publique (tabac)». A l’inverse, le niveau des prix a quasiment stagné en 2009, 2015 et 2016, en lien avec le «repli des cours internationaux de matières premières, notamment du pétrole». Toujours pas à cause de l’euro, donc. «Tous les Français ont constaté une explosion des prix au moment du passage à l’euro», assurait pourtant Marine Le Pen durant la campagne de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, pour promouvoir un retour à la monnaie nationale. C’est au niveau de la perception, et non de la réalité des prix, que cela s’est joué. En effet, à partir de 2002 et l’arrivée dans le porte-monnaie des Français, l’Insee constate un décrochage dans la perception de l’inflation. Outre le basculement vers de nouvelles grilles tarifaires psychologiques (les fameux 9,99 euros affichés au lieu de 10 euros) qui peut avoir nourri ce ressenti de renchérissement ponctuel, l’Insee considère que les consommateurs sont plus marqués par les hausses que les baisses, en général. Et que «l’indice des prix à la consommation se réfère à un panier de consommation moyen alors que les consommateurs retiennent probablement leur propre structure budgétaire». S’ils ont été marqués par la hausse ponctuelle du prix de la baguette, réelle, cette référence ne resterait pertinente que si elle était nuancée par la prise en compte de l’inflation. Or, entre son prix de 2001 (4,31 francs) et celui de 2016 (0,87 euros), l’inflation est passée par là. Le prix de ce bien a augmenté de 1,9% par an, un rythme «un peu plus rapide que l’inflation d’ensemble mais sans rupture par rapport à la décennie précédant le passage à l’euro», souligne l’Insee. Il en va de même pour d’autres produits comme le sucre ou le lait. Globalement, les prix de l’alimentation ont suivi le même rythme que l’ensemble des prix. SI le tabac et l’énergie ont grimpé plus vite, les produits de santé et les services de consommation, eux, ont vu leur prix reculer depuis 2002.

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Une déclaration Penelope Fillon au Sunday Telegraph en 2007. Une interview dans laquelle,  elle affirme n’avoir «jamais été l’assistante» de son mari, avant d’ajouter: «Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus». Ce soir, la diffusion d’extraits inédits de cet entretien par le magazine d’Elise Lucet, Envoyé Spécial, risque d’embarrasser un peu plus la défense du candidat de la droite à la présidentielle. Ce document vidéo de 45 minutes, qui n’est plus consultable sur internet et que Le Figaro n’a pas pu visionner, rapporte que Penelope Fillon se dit «peu à l’aise dans les allées du pouvoir» et précise qu’elle n’a aucun rôle aux côtés de son mari, alors qu’elle est censée avoir été son assistante parlementaire, puis celle de Marc Joulaud, depuis une dizaine d’années. Mercredi soir, L’Obs publiait sur son site un contrat de travail de Penelope Fillon sur la période 1998 à 2002, montrant qu’elle était embauchée comme assistante parlementaire de François Fillon à la permanence parlementaire de la droite au Mans. Mis en cause la semaine dernière par le Canard Enchaîné qui suspecte Penelope Fillon d’occuper un emploi fictif, François Fillon était venu expliquer jeudi dernier sur le plateau de TF1 que sa «femme travaille pour [lui] depuis toujours, depuis 1981, depuis [sa] première élection» et s’estime victime d’une véritable «tentative de coup d’État institutionnel».

(Le figaro)

 

Le patronat n’appliquera pas compte pénibilité

Le patronat n’appliquera pas compte pénibilité

Le Medef n’appliquera pas le compte pénibilité considérant que sa mise en œuvre était impossible dans les conditions actuelles. En cause surtout sa complexité qui vise à attribuer des points pour les salariés soumis à des conditions de travail très difficiles. L’intention est à la fois juste et louable car il est logique que les salariés dont les conditions de travail sont les plus pénibles puissent bénéficier d’avantages soit pour se reclasser soit pour partir plus tôt à la retraite. Reste que la mise en œuvre de ce compte de pénibilité ressemble à une cathédrale administrative. La question se pose aussi de savoir si c’est bien à d’entreprise de définir les points à attribuer en fonction des conditions de travail spécifiques. Peut-être cette tâche devrait-elle incomber à la médecine du travail à la fois pour une évaluation plus neutre mais aussi pour une approche individualisée de la pénibilité car tout critère moyen n’a guère de sens compte tenu de la diversité des contextes de travail.  Le patronat est donc entré en résistance contre le compte pénibilité, dont un nouveau volet entre en vigueur le 1er juillet, en menaçant de ne pas appliquer ce dispositif de prévention des conditions de travail pénibles. « Nous ne savons pas appliquer la loi (…) Sur les six nouveaux critères, nous ne savons pas faire », a déclaré mercredi le président du Medef, lors d’une rencontre avec la presse. « Rendez-vous dans deux jours, on ne saura pas faire (…) On a alerté le gouvernement depuis des semaines, des mois », a ajouté Pierre Gattaz. « Dans l’état actuel, les entreprises ne pourront pas appliquer le dispositif pénibilité. » Il a estimé que « l’administration ne sait pas faire non plus. » La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a dénoncé la position du patronat, jugeant que « la démocratie ne s’arrête pas aux portes du Medef ». « Pierre Gattaz met en difficulté les entreprises et s’attaque aux droits des Français », a-t-elle écrit sur Twitter. Le Compte personnel de prévention de la pénibilité (CPPP), intégré au Compte personnel d’activité (CPA) créé par le projet de loi Travail en cours d’examen au Parlement, attribue des points aux salariés exposés à des conditions de travail pénibles ou à des risques professionnels. Ce compte, plafonné à 100 points sur l’ensemble de la carrière, ouvre droit à une formation professionnelle pour accéder à un emploi moins exposé, à un passage à temps partiel sans baisse de rémunération ou à une retraite anticipée. Dix facteurs de pénibilité ont été recensés dans le cadre de la dernière réforme des retraites. Les quatre premiers (travail de nuit, en équipes alternées, répétitif ou à cadence contrainte et en milieu hyperbare) sont pris en compte depuis janvier 2015. Les six autres (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques, contact avec des agents chimiques dangereux, températures extrêmes et bruit) sont censés être pris en compte à partir de vendredi.

(Avec Reuters)

Martin Bouygues : «Pourquoi je n’ai pas vendu à Orange»

Martin Bouygues : «Pourquoi je n’ai pas vendu à Orange»

 

 

Dans le Figaro le patron du groupe Bouygues explique pourquoi il n’a pas vendu sa filiale télécom à Orange.

 

 

 

 

 

«Certains ont cru que je bluffais et que je négociais dos au mur. C’était stupide et même puéril de le penser». Comme à son habitude, Martin Bouygues ne mâche pas ses mots. Dans un entretien au Figaro, le PDG du groupe Bouygues s’explique sur les raisons de l’échec des négociations qui avaient été entamées trois mois plus tôt avec Orange, et qui auraient abouti à un partage des actifs de Bouygues Telecom entre Orange, SFR, et Free.

 

«Ma première préoccupation, essentielle, était le maintien des emplois et du statut des salariés de Bouygues Telecom. La deuxième, c’était que je crois dans l’avenir du secteur des télécoms et que je souhaitais que le groupe Bouygues demeure un acteur dans ce secteur, et donc qu’il trouve sa place d’actionnaire chez Orange. Ensuite, je demandais que le montant de l’opération soit proche de l’offre que nous avait faite Patrick Drahi il y a un an. Enfin, Bouygues ne devait pas assumer seul le risque d’exécution. Toutes ces conditions, je les ai exposées, très clairement, dès le départ. Il n’y avait aucun malentendu possible», explique Martin Bouygues. «Si nous étions quatre à la table des négociations, nous n’étions que trois à vouloir aboutir. Manifestement, l’un des protagonistes nourrissait l’ambition d’avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer». Martin Bouygues refuse d’en dire plus. Cependant, l’histoire de la négociation (dans Le Figaro du 2 avril) atteste du fait que Free, détenu par Xavier Niel, aurait cherché à obtenir un maximum de garanties en cas de réalisation de l’opération.

Les exigences «très étranges» de Bercy

Pour Martin Bouygues, en tout cas, l’absence d’accord entre les quatre opérateurs a pesé plus lourd dans la balance que les exigences de l’État. «Si nous étions parvenus à un accord entre les quatre opérateurs, ce sujet-là aurait fini, je l’imagine, par trouver sa solution», dit-il, tout en convenant avoir «trouvé très étranges» les exigences de Bercy.

Pour l’avenir, le PDG du groupe Bouygues s’affiche serein. «La consolidation du marché français avait du sens. Mais puisqu’elle n’a pas lieu, nous allons continuer d’évoluer dans un marché à quatre opérateurs. (…) S’agissant de Bouygues Telecom, je ne suis pas inquiet. L’entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre. Elle est la première à avoir fait des efforts de rationalisation, considérables. Sa structure de coûts est une des plus basses du marché, et elle a l’un des meilleurs réseaux mobiles. Le premier trimestre témoignera de notre croissance à la fois dans le fixe et dans le mobile. Nous avons, avec les cash-flows et la puissance du groupe Bouygues, les moyens nécessaires pour investir et continuer de développer Bouygues Telecom.»

 

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

Salaires du patron de PSA : l’indécence patronale

 

Il faut sans doute que le patronat soit complètement inconscient ou irresponsable pour s’attribuer des augmentations de salaires comme celui du PDG de PSA, un salaire qui aura doublé en 2015. On ne peut sans doute contester les très grandes qualités de Carlos Tavares qui a largement contribué à redresser une entreprise en difficulté. À l’évidence le PDG de PSA se révèle être un manager de très haut niveau. Ce qui choque dans cette affaire c’est moins  le niveau de sa rémunération que le pourcentage aberrant de la croissance de cette dernière. On le sait,  les salaires comme les pensions ne progressent pratiquement plus dans France du fait notamment de l’absence (officielle) d’inflation. En clair les revenus sont presque bloqués. Du coup le doublement du salaire du patron de PSA a parait  particulièrement scandaleux. Cela démontre à l’évidence combien certains patrons sont coupés des réalités sociales y compris de celles de leurs propres entreprises. On objectera que d’autres patrons en France et encore davantage l’étranger gagnent  des sommes encore beaucoup plus considérables (à commencer par le PDG de Renault). Mais la folie de certains ne saurait justifier celle des autres. Cela d’autant plus que la crise a très fortement accentué les inégalités et qu’elle contraint en outre nombre de salariés à accepter des conditions sociales plus dégradées que précédemment. Carlos Tavares a touché 5.245.284 euros pour l’exercice 2015 contre 2.750.936 euros en 2014, selon le document de référence du groupe. « Les représentants de l’Etat ont voté contre la rémunération de Carlos Tavares en conseil d’administration et votera contre en assemblée générale. L’Etat ne fait là qu’appliquer sa doctrine sur les rémunérations dans les entreprises privées dont il actionnaire minoritaire », précise le ministère de l’Economie. « Cette politique s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants des entreprises dans ce cas pour lequel l’Etat comme actionnaire défend une plus grande modération salariale et avait demandé, lorsque la doctrine a été mise en place, des baisses de l’ordre de 30%. » L’Etat français détient 14% de PSA, à parité avec la famille Peugeot et le chinois Dongfeng Motor.

(Avec Twitter)

 

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