Archive pour le Tag 'Museler'

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Curieusement c’est sur initiative de la Russie qu’un texte a été adopté par l’ONU pour tenter de réguler un peu Internet. Une initiative d’autant plus suspecte qu’elle est aussi soutenue par la Chine et d’autres qui ne sont pas des modèles de démocratie. Sans doute s’agi- il là de la part de certains pays à régime théocratique de limiter la pénétration d’Internet dans leur zone géographique. Les russes comme les Chinois n’ont droit  en effet qu’à un Internet très limité qui évite notamment d’informer sur les conflits internes au pays. Par exemple en Chine, Internet ignore l’internement de plus de 2 millions  de ouïgours.  En tout cas, une  résolution de l’ONU  prévoit la création en 2020 d’un comité intergouvernemental chargé de la rédaction d’un futur traité, a été adoptée par 79 pays. Soixante Etats ont voté contre, 33 pays se sont abstenus. Outre la Chine, le Belarus, le Cambodge, la Corée du Nord, la Birmanie, le Nicaragua et le Venezuela étaient co-parrains de cette résolution. Aucune échéance n’a encore été fixée pour approuver le futur traité.

« Avec l’idée d’une convention mondiale, les Russes veulent au passage imposer des restrictions sur internet », déplore un diplomate occidental s’exprimant sous couvert d’anonymat.

 

Un traité restrictif pourrait faciliter l’arrêt des accès à internet et renforcer le contrôle de ses utilisateurs dans certains pays, craignent des experts. Moscou s’est défendu de toute arrière-pensée, Pékin a évoqué un « vide juridique » à combler.

« C’est une mauvaise idée si l’objectif est de développer une convention qui permette à des pays de légalement fermer internet et de pratiquer la censure tout en criminalisant la libre expression », résume Louis Charbonneau, de l’Ong Human Rights Watch. « Nous espérons que les Etats s’opposeront aux tentatives d’Etats répressifs de museler plus facilement les critiques », précise-t-il à l’AFP, en relevant que les co-sponsors du texte constituent « une galerie de pays les plus répressifs sur Terre ».

A ce jour, un seul instrument international contraignant existe en matière de cybercriminalité. Il s’agit de la Convention sur la cybercriminalité, également appelée Convention de Budapest, entrée en vigueur en 2004.

A la différence du texte mondial envisagé par la Russie, cette convention n’a qu’une portée régionale. Elle sert de référence pour les pays européens qui se dotent d’une législation sur la cybercriminalité et de cadre pour la coopération internationale parmi les Etats signataires. Si un nouveau texte est approuvé, il pourrait à terme rendre caduque la Convention de Budapest, s’inquiètent aussi les détracteurs de l’initiative russe.

 

Museler la presse (Balkany )

Museler la presse (Balkany )

Il a raison Balkany, il faut museler la presse. Sans elle, il n’y aurait certainement pas eu autant d’affaires sulfureuses le concernant et il ne serait pas interdit de sortie du territoire. Balkany ne fait pas dans la dentelle, ce n’est pas son genre. C’est donc bille en tête qu’il attaque tous les médias. Les médias publics qu’il propose de privatiser mais aussi la presse en général trop critique vis-à-vis des responsables politiques. Pour cela il propose notamment de frapper la presse au portefeuille en supprimant des aides et avantages fiscaux. Des propositions forcément un peu ubuesque et même pathétique quand ton connaît le comportement de Balkany ayant entraîné nombre de procédures judiciaires dont la plupart en cours. Profitant du dernier jour de la session extraordinaire au Parlement, le député Les Républicains des Hauts-de-Seine a déposé une première loi vise à la « privatisation de l’audiovisuel public« , à l’exception de « Arte France, France Média Monde, TV5Monde et l’Institut national de l’audiovisuel (INA)« . »Alors que notre pays est dans une situation économique difficile, qu’il nous faut réaliser des économies budgétaires drastiques et que les Français croulent sous les impôts et les taxes, on peut s’interroger sur la pertinence de conserver, au regard des montants engagés chaque année, les groupes généralistes du secteur audiovisuel public: France Télévisions et Radio France », soutient le maire de Levallois-Perret, qui critique aussi « le manque d’objectivité et la partialité évidente de certains programmes diffusés sur ces chaînes publiques». Dans une deuxième proposition de loi, Patrick Balkany demande « la suppression des aides à la presse écrite« , justifiée aussi par « l’état de nos finances publiques » et le fait que la presse serait « un secteur sous perfusion d’argent public qui peine à se réorganiser et à opérer sa transition numérique« . »Ces mêmes journaux qui, régulièrement, dénoncent la gabegie financière de l’État, nous prédisent une banqueroute prochaine si les politiques ne se ressaisissent pas, fustigent la mauvaise gestion financière des collectivités locales, là encore trop dépensière. Cette presse semble oublier - ou tout du moins feint d’oublier − qu’elle coûte aux Français, qu’ils soient ou non lecteurs, plusieurs centaines de millions d’euros chaque année« , tacle le député, qui juge sur la base d’un rapport de 2013 de la Cour des comptes ces aides inefficientes. Dans un troisième texte, Patrick Balkany demande la « suppression de l’avantage fiscal dont bénéficient les journalistes dans le calcul de leur impôt sur le revenu« , y voyant un « privilège qui ne se justifie plus aujourd’hui, continue de perdurer, créant ainsi des situations inégalitaires qu’il faut corriger. »Cet avantage baptisé « allocation pour frais d’emploi », permet aux journalistes de déduire chaque année 7 650 euros de leur revenu imposable. Le député, qui s’est souvent opposé ces dernières années aux médias qui ont relaté ses démêlés avec la justice.

 




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