Archive pour le Tag 'musclée'

Evacuation musclée des écolos à Paris : enquête confiée à l’IGPN !

Evacuation musclée des écolos  à Paris :   enquête confiée à l’IGPN !

 

Suite à l’évacuation musclée (gaz lacrymogène en plein visage à quelques centimètres) sur le pont de Sully à Paris vendredi 28 juin, la justice a décidé d’une  enquête en la confiant à l’IGPN ! Or l’IGPN dépend directement du ministère de l’intérieur. . Pire, sa dirigeante Brigitte Jullien a toujours déclaré qu’il n’y avait pas de violences policières de la part des forces de l’ordre. Certes les militants écolos ne sont pas des enfants de chœur mais en la circonstance ils étaient simplement assis sur la chaussée (quelques dizaines) et ne constituaient pas vraiment une menace pour la république contrairement à ce qu’a laissé entendre le pseudo ministre de l’environnement De Rugy, toujours prêt à avaler une  couleuvre pour servir sa carrière.

L’enquête a donc été curieusement confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Elle devra reconstituer la chaîne de commandement qui a donné le feu vert aux CRS pour utiliser les bombes lacrymogènes sur les visages des militants. Selon les informations de franceinfo, cet ordre vient des responsables de la permanence de la DOPC, direction de la préfecture de police de Paris chargée du maintien de l’ordre et de la circulation. L’enquête de la police des polices devra aussi s’intéresser aux rôles des manifestants présents, sur la vidéo et hors vidéo, dans tout ce quartier situé entre l’Institut du monde arabe et la place de la Bastille.

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Cette  arrestation très musclée et très médiatisée ne s’imposait certainement pas dans la forme ; certes la violence Air France est inadmissible, elle doit être condamnée. Pour autant il n’était pas nécessaire pour le gouvernement comme pour la justice de sur-réagir. Cela d’autant plus qu’on dispose de l’enregistrement vidéo et de témoignages qui permettent d’identifier les auteurs. Au-delà des actes de débordement se pose surtout la question de la stratégie des acteurs. Une stratégie de la direction parfaitement maîtrisée lorsque Spinetta était aux commandes, au moins en ce qui concerne la négociation. Pour le reste on peut largement discuter des orientations économiques de la compagnie. Côté syndical on s’est sans doute trop habitué à la protection dont a longtemps bénéficié Air France par parenthèse qui a largement contribué à tuer toutes les compagnies concurrentes françaises. Aujourd’hui concurrencée par des acteurs étrangers Air France a du mal à s’adapter à cette à ce nouvel environnement. Du coup la radicalité fait office de stratégie syndicale, une stratégie syndicale en outre nourri de corporatisme. Ce qui saurait  justifier les violences mêmes si effectivement certains à gauche ont  raison de noter que certains patrons voyous sont traités avec beaucoup plus d’égards. Cinq salariés d’Air France soupçonnés d’avoir molesté des cadres de la compagnie le 5 octobre ont donc été interpellés tôt lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue, une procédure dénoncée par la CGT et l’extrême gauche. Un sixième salarié qui était recherché s’est présenté dans la matinée aux autorités après avoir été contacté, et a également été placé en garde à vue, a-t-on appris de sources policières et judiciaires. Ces six individus ont été identifiés grâce aux images vidéo des violences, dont ils sont considérés comme les principaux auteurs. Le directeur des ressources humaines d’Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l’activité long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par des salariés furieux après l’annonce de 2.900 suppressions de postes.  Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. Trois autres cadres ont été molestés et deux vigiles blessés, dont l’un a sombré brièvement dans le coma. Le parquet de Bobigny a ouvert le 6 octobre une enquête pour dégradations, entrave au fonctionnement du comité central d’entreprise (CCE) et violences en réunion. Des faits passibles en théorie d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.




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