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La SNCF face au mur de la dette

La  SNCF face au mur de la dette

 

 

Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise. Théoriquement la dernière réforme la SNCF cheminots pour les nouveaux enfants étranges transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose), l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement de la pesée sans doute sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».

Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire.

Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise. D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux d’autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprenne que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

 

L’appel de Marlène Schiappa, membre du gouvernement et responsable du « débat d’idées » à LREM vaut évidemment son pesant de moutarde. Elle montre à tout le moins le vide idéologique remplacée par la communication courtisane. Témoin par exemple  la conclusion : « se rassembler sur une destination »

 

 « En 2016, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, nous avons pris une part active à la recomposition politique de la France en nous engageant, comme beaucoup d’autres, au sein d’un mouvement nouveau : En marche. Avec les élections européennes, les Français ont renvoyé les partis traditionnels au-dessous de 10% et confirmé leur souhait de poursuivre cette recomposition. Le traditionnel clivage gauche-droite doit être dépassé pour une majorité de nos concitoyens, et cela ne date ni des européennes ni de la dernière présidentielle. Voilà des années que déçus et délaissés de la politique se prononcent en faveur de l’abstention ou des partis extrêmes.

‘Le réel cogne’, disait joliment Lacan. Notre réalité électorale en France cogne peut-être, mais elle est celle-là. De nombreux économistes l’ont d’ailleurs récemment démontré : la disparition du clivage droite-gauche précède l’élection, elle est fondée sur un nouvel axe autour de la notion de progrès.

Nous croyons fermement que la recomposition politique en cours doit ouvrir et non rétrécir, intégrer plutôt que rejeter. Si affirmer simplement ‘nous sommes de droite’ avait encore un sens, alors François-Xavier Bellamy aurait gagné les élections européennes. Si déclarer « nous sommes de gauche » suffisait à convaincre les électeurs de gauche, alors Raphaël Glucksmann aurait largement dépassé les 20%.

La recomposition politique ne doit pas être une reconstitution coalisée de ligues dissoutes de tout bord ou de boutiques politiciennes en faillite. Elle est bien plus ambitieuse que cela. Si chacun de nous s’est engagé dans La République en marche, ce n’est certainement pas pour réactiver les anciens clivages. C’est pour ouvrir la politique aux citoyens, pour engager la société civile aux responsabilités, pour développer des politiques publiques ancrées dans le réel, pour répondre concrètement aux grands enjeux du siècle, l’écologie, l’égalité, la transition digitale, et pour remettre l’humain au centre des décisions. En bref, pour penser et faire au service de la prochaine génération, plutôt qu’au service des prochaines élections.

Nous ne sommes pas ‘en même temps’ parce que nous additionnerions des gens de droite, de gauche et du centre, mais parce que chacun de nous se retrouve dans des valeurs qui ont longtemps été cataloguées comme telles.

Quand le principal parti de droite ne défend plus l’ordre public et cautionne les manifestations violentes, l’ordre public est-il encore un principe de droite? Quand le principal parti de gauche ne se réjouit pas de la baisse factuelle du taux de chômage, la défense des travailleurs est-elle encore un principe de gauche?

Défendre à la fois l’égalité et la liberté, vouloir en même temps plus de solidarité et plus de performance, sortir des dialectiques anciennes pour promouvoir l’émancipation et la lutte contre les inégalités de destin, telles sont nos obsessions. Et notre intuition est que la destination politique importe bien plus que l’origine.

La République en marche n’a pas vocation à diviser en courants mais à élargir. Que vous veniez de LR, d’EELV, du PS ou du Parti animaliste, tout ce qui nous intéresse, c’est : êtes-vous prêts à faire passer votre pays avant votre parti? Êtes-vous prêts à porter et défendre des idées, peu importe leur provenance, au service des Français?

Si oui, alors venez marcher avec nous. Nous ne serons pas d’accord sur tout : c’est ce qui fait (encore) la beauté du débat d’idées. Mais nous serons rassemblés sur une destination. »  !!!!!! (Le mur sans doute)

Macron : Plus loin, plus vite …..dans le mur

 Macron : Plus loin, plus vite …..dans le mur

On peut légitimement s’interroger sur la vraie stratégie de Macron qui passe du discours de compréhension et de contribution à la déclaration de guerre contre les factieux que sont les gilets jaunes. Un jour il écrit à l’une des inspiratrices des gilets jaunes : « je suis d’accord avec vous », un autre, il met au ban les gilets jaunes considérés comme des “ “agitateurs” souhaitant “renverser le gouvernement”. Pour le moins il y a du flou dans la stratégie de Macron dont le comportement à caractère binaire semble traduire un certain vide en tout cas de nombreuses contradictions. Des contradictions qui pourraient d’ailleurs expliquer le départ de nombre de collaborateurs de l’Élysée. On a bien du mal à comprendre une telle posture guerrière d’autant plus que le mouvement des gilets jaunes s’affaiblit nettement même si globalement le mécontentement et la colère demeure. En effet 75 % des Français sont vis-à-vis  de la politique du gouvernement demeure (selon un sondage Odoxa Dentsu consulting publié jeudi). Peut-être le durcissement est-il essentiellement adressé à ceux qui soutiennent encore Macron. Mais de toute évidence ce n’est pas une posture de rassemblement et de mobilisation du plus grand nombre. Pour tout dire, ce raidissement est même assez incompréhensible et en décalage avec les attentes du pays notamment en matière de pouvoir d’achat et de justice fiscale. Dans la foulée de ses “voeux aux Français” lundi soir, le président “a estimé qu’il était nécessaire que nous allions plus fort, plus loin et plus radicalement dans la transformation du pays”, a rapporté le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil. “Avec le constat que nous avons pris le bon chemin mais que des choses peuvent naturellement être améliorées”, a-t-il souligné. “Pour beaucoup de nos concitoyens, les choses n’ont pas réellement changé dans leur vie et dans leur quotidien (…), ils n’ont pas connu de changement suffisamment substantiel et concret dans leur vie de tous les jours”. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces déclarations du président de la république constituent un curieux tissu de contradictions surtout quand en plus le pouvoir s’appuie sur le mécontentement actuel pour justifier des méthodes encore plus radicales !

Macron : on continue…dans le mur

 Macron : on continue…dans le mur

 

Aussitôt après le replâtrage du gouvernement, Macron dans une allocation télévisée a réaffirmé qu’il n’y aurait ni tournant, ni changement de cap dans sa politique. Il a seulement fait quelque concessions à l’introspection en admettant que son parler vrai, (en fait son arrogance), avait pu choquer. Macron veut donc continuer dans la même voie et sur le même rythme pour conduire la France sans doute dans le mur. En effet,  à la place des évolutions structurelles il n’y a souvent que des réformettes comme par exemple dans le domaine social, dans la loi économique PACTE où la loi sur le logement Elan.  tout n’est pas inutile dans ces dispositions législatives mais ces transformations sont loin d’être à la hauteur des enjeux. Le principal enjeu c’est la croissance et l’emploi. Or dans ce domaine c’est l’échec de la politique du pouvoir. En effet les prévisions de croissance ne cessent d’être révisées à la baisse. Les experts attendait 2,3 % d’augmentation du PIB en 2018, le gouvernement de pour cent et on attendra on atteindra péniblement 1,5 %. C’est-à-dire un seuil qui remet en cause la diminution du chômage et réalimente les déséquilibres financiers alors que parallèlement la fiscalité, elle,  progresse encore. Témoin les 1000 milliards d’impôts dépassés et la dérive du budget qui continue. Quant au pouvoir d’achat il n’y a aucune espérance d’amélioration du fait précisément de l’augmentation de la fiscalité aussi de la reprise de l’inflation. Une inflation sur un rythme annuel actuel de 2,3 % que ni les salaires, ni les pensions ni la plupart des prestations sociales ne suivront. Autant d’éléments qui devraient inciter à changer d’orientation. Pourtant le président déclare “Il n’y a aujourd’hui ni tournant ni changement de cap ou de politique”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’une allocution d’une dizaine de minutes enregistrée à l’Elysée et diffusée à 20h sur les chaînes de radio et de télévision. “Ce dont vous pouvez être sûr au contraire, c’est qu’il y a une volonté d’action qui n’a rien perdu de son intensité et que cette volonté est aujourd’hui plus forte encore”. Avec en plus de la part de Macron une bonne dose d’auto satisfaction : “Nous avons à transformer en profondeur l’Etat et nos fonctions publiques (…), nous devons aussi changer les règles de notre retraite pour qu’elles soient les mêmes pour tous les Français”, a-t-il souligné. “Nous devons aussi permettre à nos policiers et à nos gendarmes de mieux relever les défis du quotidien comme de la lutte contre le terrorisme en leur donnant davantage de moyens, en simplifiant aussi les procédures du quotidien”.

“Je sais qu’il y a de l’impatience, je la partage”, a-t-il poursuivi. “Progressivement, j’en suis sûr, votre quotidien va s’améliorer parce que le gouvernement est sur la bonne voie et surtout il s’est attaqué à la racine des problèmes”.

Mur Mexique : moins, plus bas …..ou pas du tout (Trump)

Mur Mexique : moins, plus bas …..ou pas du tout (Trump)

 

Il aura sans doute fallu du temps à Trump pour prendre conscience du caractère difficilement réalisable d’un mur entre les États-Unis et le Mexique. Le mur pourrait être plus bas, moins long selon  la conseillère de  Trump,  Kellyanne Conway, interrogée par CNN. À en croire cette très proche du président américain, ce dernier serait désormais en faveur « d’autres technologies » ainsi que de « clôtures » par endroits, notamment depuis qu’il a consulté auprès d’un panel de spécialistes. Sur la chaîne d’information en continu, Kellyanne Conway a ajouté qu’il y avait « également des rivières, des montagnes, des terrains pas forcément avantageux pour la construction d’une structure physique » sur toute la longueur de la frontière entre les États-Unis et leur voisin méridional. Après des mois passés à promettre la construction du fameux « mur » il était sans doute temps que l’administration de la première puissance mondiale se renseigne un tant soit peu, comme l’ont ironiquement noté de nombreux internautes.

La Catalogne se dirige dans le mur

La Catalogne se dirige dans le mur

 D’une certaine manière,  les déclarations respectives des responsables de Barcelone et de Madrid apparaissent un peu ubuesques et surtout dangereuses. D’un côté, Madrid ne cesse d’exiger du chef du gouvernement de Catalogne une déclaration pour savoir si ce dernier a déclaré  ou pas l’indépendance. De son côté  le président catalan Carles Puigdemont a confirmé qu’il n’avait pas formellement déclaré l’indépendance de sa région la semaine dernière, tout en disant qu’il pourrait le faire si Madrid décidait  d’appliquer l’article 155 de la constitution qui priverait la Catalogne de son autonomie. Bref,  un vrai dialogue de sourds et une épreuve de force. Il est clair qu’il serait tellement plus  simple que les deux responsables se rencontrent pour mettre fin aux ambiguïtés de formes et parler  du fond ; c’est-à-dire de la nécessité d’organiser le moment venu de nouvelles élections en Catalogne seule porte de salut démocratique pour mesurer le poids réel des indépendantistes. Mais visiblement Madrid a choisi l’épreuve de force. Une perspective très aventureuse cas la mise sous tutelle de la région catalane et l’élimination de fête du président de la région et de l’autonomie ne pourra qu’encourager la tendance indépendantiste. D’un côté comme de l’autre,  on peut dire que les postures sont complètement irresponsables. Personne ne peut dire aujourd’hui quelles pourrait être les conséquences économiques, sociales et politiques d’un tel entêtement. D’un certain point de vue l’Europe,  ne fait pas non plus preuve d’un très grand courage en laissant l’Espagne se débrouiller avec ses problèmes. Certes on comprend bien que la communauté économique reposant sur les Etats ne peut se poser en arbitre officiel. Pour autant de manière officieuse, elle pourrait faciliter la recherche d’un compromis et à tout le moins une  rencontre entre les deux partis. Même Emmanuel Macon si prompt à intervenir sur tout événement international se fait plus que discret sur la question se contentant d’affirmer qu’il soutient l’unité de l’Espagne. S’il veut réellement jouer un rôle moteur en Europe Macron doit se bouger sur cette question. Il pourrait envoyer des émissaires dans les deux camps afin d’abord de vérifier quelles sont les oppositions de fond. Il n’est pas certain en effet que la Catalogne soit en mesure de décider aujourd’hui son indépendance pour preuve certains responsables favorables à cette indépendance estiment  que la décision serait aujourd’hui prématurée. Par contre des questions restent en suspens notamment en matière de fiscalité et la Catalogne est loin de bénéficier du même régime fiscal que le Pays basque. Au final c’est sans doute davantage l’autonomie renforcée qui est en jeu que l’indépendance. Une problématique que les Européens y compris Emmanuel Macon ont un peu de mal à comprendre. Ceux  qui militent pour une Europe encore plus fédérale  devraient aussi comprendre que cette perspective est indissociable d’État eux-mêmes davantage fédéraux. Une perspective difficile à admettre dans une France toujours aussi jacobine à droite, à gauche à l’extrême droit et à l’extrême gauche 

Mailly: « non à des manifs qui mènent dans le mur »

Mailly: « non à des manifs qui mènent dans le mur »

 

Il apparaît de plus en plus clairement que Force ouvrière a totalement changé de stratégie pour passer du camp des contestataires permanents dans celui des réformistes constructifs. En fait,  Force ouvrière a fait le bilan des nombreuses manifestations organisées notamment avec la CGT contre la loi El Khomri. . Un bilan complètement négatif car si effectivement ces  manifestations ont recueilli un certain écho médiatique par contre,  la mobilisation a été particulièrement faible. Pas étonnant dans ces conditions que la CFDT ait ramassée les bénéfices de son positionnement réformiste en devenant le premier syndicat dans le secteur privé. Un positionnement qui il y a quelques dizaines d’années était précisément occupé par Force ouvrière qui a perdu de l’audience en se laissant entraîner dans une dérive gauchiste. Du coup Jean-Claude Mailly qui fait rarement dans la dentelle renvoie la CGT dans ses baskets de contestataires permanents et affirme même que les manifestations contre la réforme du code du travail ne pourront conduire que dans le mur. Jean-Claude Bailly accuse même la CGT d’avoir joué la politique de la chaise vide lors d’une concertation qu’il juge approfondie sur le code du travail. Il fallait « mener la bagarre avant » la fin de la concertation sur la réforme du code du travail et non pas « quand tout est fini », a répliqué dimanche le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, à l’adresse de la CGT. « Ce n’est pas quand tout est fini qu’il faut mener la bagarre », « il fallait la mener avant », a déclaré M. Mailly, dont le syndicat n’entend pas manifester contre les ordonnances du gouvernement, sur le plateau de « Dimanche en politique » sur France 3. Le responsable de FO a dit ne pas avoir « envie d’appeler les salariés à manifester une, deux, trois, quatre, cinq fois pour les envoyer dans le mur », en référence au long et vain combat syndical mené en 2016 contre la loi El Khomri. Son homologue de la CGT, Philippe Martinez, l’avait publiquement interpellé vendredi pour qu’il lui « explique la différence entre la loi travail n°1 et la loi travail n°2″. Affirmant ne « pas avoir de leçon à recevoir », M. Mailly a reproché à la CGT de n’avoir assisté qu’à « 6 ou 7 réunions pendant l’été », quand FO n’a « pas arrêté » de travailler pour améliorer la réforme, ou du moins la rendre plus acceptable. C’est « une différence de fond » qui oppose les deux centrales car, selon lui, « la CGT a toujours plus cru à la loi » là où FO « fait confiance à la négociation ». « Le combat syndical n’était pas trop visible mais il s’est mené pendant 3 mois », a-t-il ajouté. Sur la future réforme de l’assurance-chômage, attendue pour 2018, M. Mailly s’est montré en revanche « très inquiet ». « Ca risque d’être au moins aussi compliqué que le code du travail voire plus », selon le dirigeant de Force ouvrière qui « n’exclu(t) pas, si nécessaire », d’appeler à la mobilisation.

 

Trump : le mur avec le Mexique financé avec des panneaux solaires

Trump : le  mur avec le Mexique financé avec des  panneaux solaires

 

Plus c’est gros, plus ça passe avec Trump qui annonce que le fameux mur qui doit séparer les États-Unis du Mexique sera financé avec des panneaux solaires. Il fait en quelque sorte d’une pierre deux coups avec une annonce écolo qui contrebalance son retrait de l’accord de Paris sur le climat et propose un mode de financement. Mode de financement nécessaire puisque le Mexique refuse la proposition de Trump qui consiste à imposer au Mexique le coût de l’ouvrage. Un ouvrage cependant très hypothétique compte tenu de son ampleur et de sa longueur. Une longueur de plus de 1000 km et une hauteur de 12 à 15 m !  Après avoir longtemps accusé les énergies renouvelables d’être trop peu rentables, et suite à la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, cette solution «écolo» proposée par le président a surpris de nombreux Américains. Selon Donald Trump, l’énergie générée par ces panneaux solaires devrait permettre de contribuer au financement des coûts faramineux de construction et de maintenance du mur. L’idée avait initialement été soumise lors des appels d’offre lancés en mars dernier, au cours desquels deux sociétés avaient proposé des modèles avec des panneaux solaires recouvrant la séparation. Les compagnies choisies pour la construction de prototypes devraient être désignées ce mois-ci, d’après le site d’information Axios. L’idée n’est pas nouvelle aux Etats-Unis. Plusieurs panneaux solaires recouvrent déjà le sol de plusieurs prisons californiennes, afin de réduire les coûts liés à la consommation d’électricité. Les détenus de ces centres travaillent eux-mêmes à la construction des panneaux, pour moins d’un dollar par heure. Toutefois, ce nouveau projet du président américain a suscité de vives critiques. Après avoir rappelé les enjeux humanitaires et sécuritaires sous-jacents à cette construction, plusieurs experts se sont interrogés sur la faisabilité d’une telle initiative. Dans une interview pour The Guardian, Nezar Alsayyad, Professeur d’architecture et de planification à l’Université de Californie à Berkeley, explique qu’en l’absence de fermes à panneaux solaires aux alentours, il serait inefficace de disperser les panneaux de cette façon. Par ailleurs, très peu d’Américains vivent actuellement à moins de 60 kilomètres de la frontière avec le Mexique. Des investissements de grande envergure seraient donc nécessaires pour construire une ligne à haute tension capable de transporter l’énergie générée jusqu’aux consommateurs. Donald Trump aurait aussi profité de cette réunion pour insister sur sa détermination à faire payer la construction de son mur par le Mexique, qui a de son côté toujours refusé de contribuer à son financement. Le président américain a néanmoins reconnu que les contribuables américains devraient probablement contribuer au financement initial du projet, assurant qu’ils seraient remboursés par la suite.

Mur Mexique : Trump tire une balle dans le pied des américains

Mur Mexique : Trump tire une  balle dans le pied des américains

 

C’est la nouvelle idée de Donald Trump pour construire le fameux mur imposer 20 % de taxe supplémentaires sur les produits importés du Mexique, c’est l’idée « géniale » de Trump pour financer ce mur que les mexicains refusent évidemment de financer. En fait Trump va créer un impôt que vont supporter les américains. Une belle manière de se tirer une balle dans le pied. Une proposition qui démontre à l’évidence l’irresponsabilité et l’improvisation permanentes de Trump. Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a annoncé jeudi que le président américain souhaitait le financer en taxant à 20% les produits importés du Mexique. « En faisant cela, nous pouvons récolter 10 milliards de dollars par an et facilement payer pour le mur grâce à ce seul mécanisme », a-t-il assuré.   Selon lui, « cela permet clairement d’assurer le financement de façon à ce que le contribuable américain soit respecté ». Le projet aurait même été déjà évoqué avec les élus de la Chambre des représentants et du Sénat. Sans préciser comment elle serait mis en place ni quand, le porte-parole a indiqué qu’elle pourrait faire partie d’une réforme globale de la fiscalité. Une annonce qui intervient dans une journée émaillée de tensions entre le président américain et son homologue mexicain. Si les deux hommes devaient se rencontrer mardi à Washington, le locataire de la Maison Blanche avait finalement conseillé à Enrique Peña Nieto de ne pas se déplacer s’il n’avait pas l’intention de mettre la main au portefeuille. « Si le Mexique n’est pas prêt à payer le mur, qui est vraiment nécessaire, ce serait mieux d’annuler la rencontre à venir », a-t-il déclaré jeudi, ajoutant que ce serait «stérile ». La veille, le président américain avait signé un décret ouvrant la voie à sa construction. La réponse du président mexicain a été très claire. « Ce matin, j’ai informé la Maison Blanche que je n’assisterai pas à la réunion de travail programmée mardi prochain avec le président des Etats-Unis », a déclaré Enrique Peña Nieto sur Twitter.

Trump signe le décret du mur de la honte avec le Mexique

Trump signe le décret du mur de la honte avec le Mexique

 

Sous les regards des caméras comme d’habitude,  a signé Donald Trump à signé le décret autorisant la construction du mur entre eux les États-Unis et le Mexique. Le mur de la honte en quelque sorte symbole de la  la  glorification d’un passé mythifié et la peur des blancs de perdre leur pouvoir que dénonçait dans la Tribune  Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice. Pour l’instant il s’agit d’un symbole pour répondre aux nous aspirations populistes des soutiens du nouveau président des États-Unis. Il faudra en effet des années pour construire cet ouvrage dont le financement n’est pas assuré. Il faudrait d’abord que le congrès décide de ce financement ensuite trouver le moyen juridique pour le faire payer aux Mexique qui refuse évidemment la facture. Pour Rokhaya Diallo le président américain falsifie le passé et hypothèque l’avenir. « Make America great again !  Rendre à l’Amérique sa grandeur, c’est sur cette phrase que s’est achevé le discours d’investiture du désormais Président Donald Trump. Un propos qui se trouvait au cœur de la campagne présidentielle du candidat républicain. Cette idée selon laquelle les Etats-Unis auraient par le passé offert à leurs habitants une gloire qui n’est plus, est pourtant fondée sur l’omission de faits historiques. Car l’histoire des Etats-Unis est celle d’assujettissements successifs. Le pays s’est fondé et développé en éradiquant une grande partie de la population amérindienne puis en exploitant des centaines de milliers d’Africains réduits à l’esclavage. Ces oppressions se sont traduites dans des mécanismes de domination qui même après leur disparition des textes législatifs ont persisté dans des pratiques sociales et structurelles discriminatoires. C’est ce qui a favorisé l’affirmation sociale, économique et politique d’une élite et de classes moyennes issues des minorités autrefois privées de visibilité et de légitimité nationale. Ainsi les populations blanches qui ont régné sur le pays pendant des siècles du fait de dispositions légales injustes, voient leur position dominante décliner depuis plusieurs décennies. La rhétorique passéiste de Donald Trump puise dans le ressentiment d’une partie de cette population qui vit comme une injustice le fait de voir le pouvoir migrer dans les mains de groupes qui ne l’avaient jamais eu jusqu’alors ». Accessoirement se pose de nombreuses questions juridiques et de financement De très nombreuses questions restent posées sur le calendrier, le financement et l’efficacité de ce projet très controversé, évoqué dès le 16 juin 2015, jour de l’annonce sa candidature, par le magnat de l’immobilier (« Je vais construire un grand mur, personne ne construit les murs mieux que moi »). « Une nation sans frontières n’est pas une nation », a-t-il lancé mercredi lors d’une cérémonie en présence du nouveau ministre de la Sécurité intérieure, l’ancien général John Kelly. « A partir d’aujourd’hui, les Etats-Unis reprennent le contrôle de leurs frontières », a-t-il ajouté, promettant que les lois sur l’immigration seraient désormais appliquées avec force. « Le fantasme du président Trump de sceller la frontière avec un mur est alimenté par un parti pris racial et ethnique qui déshonore la tradition américaine de protection des migrants vulnérables », a réagi l’Aclu, principale association américaine de défense des libertés individuelles. Le président du Mexique a assuré qu’il ne paierait pas ? « Il est obligé de dire cela », a-t-il répondu. « Mais moi je vous le dis: il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué »« Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des Etats-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas », avait affirmé début janvier son homologue mexicain. Quant à l’ancien président mexicain Vicente Fox, il s’en est pris avec virulence au porte-parole de la Maison Blanche: « Sean Spicer, je l’ai dit à @realDonaldTrump et je vous le dis maintenant: le Mexique ne paiera pas pour ce putain de mur. #Putaindemur », a-t-il grondé en anglais sur Twitter.

(Avec le Monde)

 

Migrants Autriche : Hollande critique le mur

Migrants Autriche : Hollande critique le mur

 

François Hollande critique le mur qu’envisage d’ériger l’Autriche pour empêcher les migrants de pénétrer sur son sol mais sans solution sinon q le développement de gardes frontières (ce qui est une autre forme pour refouler les migrants). Hollande  s’est déclaré vendredi opposé à l’érection de clôtures pour contenir les réfugiés en Europe, une solution actuellement envisagée par l’Autriche face à l’afflux sur son sol de migrants en transit vers l’Allemagne.  En visite à l’Elysée, le chancelier autrichien, Werner Faymann, a pour sa part déclaré que « seules des réponses européennes communes » pouvaient apporter des solutions à ce problème.  Gérer le flot de réfugiés, « c’est faire en sorte que nous puissions limiter l’afflux vers l’Europe et gérer d’une manière ordonnée les arrivées », a dit François Hollande dans une déclaration commune aux côtés de son hôte. « Ça veut dire donc ne pas ériger de mur ou de barrière à l’intérieur de l’Europe mais tout simplement assurer la frontière extérieure », a-t-il ajouté.  L’idée de mettre en place des garde-frontières européens « fait son chemin » à la Commission européenne, a-t-il souligné. A Paris, le chancelier autrichien s’est prononcé pour une solution européenne au problème. « Vouloir rediriger des réfugiés vers son voisin ne saurait être une réponse en Europe », a dit Werner Faymann à l’adresse de Berlin, qui accuse Vienne de conduire de nuit des groupes de réfugiés à la frontière allemande pour les aider à passer sans être repérés. « C’est un défi qui est difficile », a-t-il reconnu, plaidant pour une Europe « plus forte que la jalousie, l’envie, la haine, la colère et les préjugés. »

Migrants : encore un mur de la honte en Autriche

 

 

Finie le bel élan d’humanisme un peu naïf de l’Europe. A la place on rétablit les frontières ou pire on érige des murs ; après la Hongrie, cette fois l’Autriche. Ailleurs on renforce les contrôles policiers, ou bien ont repousse les migrants chez le voisins ou  bien on les contient à la frontière. Même en Allemagne qui bien imprudemment a déclaré au début de la crise être capable accueillir un million de migrants syriens, l’opinion est en train de basculer. Le gouvernement lui-même ‘suppose maintenant à la venue des migrants venues d’Afghanistan. Pas étonnant on a prévu l’accueil de 120 000 migrants sur deux ans alors que déjà 1 million seront en Europe cette année. Plusieurs centaines de milliers de personnes venant du Proche-Orient, d’Afrique et d’Asie via la Méditerranée et les Balkans ont transité par l’Autriche pour se rendre en Allemagne depuis septembre.  La Bavière, région allemande frontalière de l’Autriche, se montre de plus en plus réticente à les accueillir et Vienne craint que les autorités allemandes ne limitent les arrivées, ce qui conduirait une partie des migrants à rester sur son territoire.  Thomas de Maizière, ministre allemand de l’Intérieur, a accusé mercredi les autorités autrichiennes de conduire de nuit des groupes de réfugiés à la frontière allemande, laissant entendre qu’il s’agissait de les aider à passer sans être repérés.  Un peu plus tôt, le chancelier autrichien, Werner Faymann, membre du Parti social démocrate, avait annoncé qu’une clôture allait être construite au point de passage de Spielfeld, à la frontière slovène, par où passent quotidiennement plusieurs milliers de migrants.   »Nous voulons pouvoir contrôler les gens et, pour cela, certaines mesures de sécurité sont nécessaires », a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres.   »Nous ne barricadons pas l’Autriche », a insisté le chancelier, soulignant que le projet restait à finaliser et qu’il n’y aurait pas de fils de fer barbelés.  Sa ministre de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait annoncé la veille la construction de « barrières techniques », sans parler précisément d’une clôture.  Werner Faymann, qui a fermement condamné la construction de telles clôtures aux frontières sud de la Hongrie, a souligné que celle du poste de Spielfeld serait beaucoup moins étendue.  Outre le contrôle des arrivants, l’objectif est de dissuader les migrants de venir en Autriche, a ajouté le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner, issu des rangs conservateurs.   »Peu à peu, les migrants vont se passer le mot et faire savoir que certains Etats (…) sont à la limite de leurs capacités (d’accueil) et qu’ils procèdent à des contrôles plus étroits ainsi qu’à la mise en oeuvre de mesures de sécurité », a-t-il expliqué.  L’affluence au poste de Spielfeld a augmenté après la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Croatie, qui contraint désormais les migrants à passer

Réformes Valls : plus vite, plus fort, plus loin…… dans le mur

Réformes Valls : plus vite, plus fort, plus loin…… dans le mur

Valls annonce qu’il va accélérer les réformes considérant que le niveau de l’activité et encore trop faible. Il faudrait d’abord que ces réformes aient  commencé. Quant au niveau de l’activité il n’est pas seulement insuffisant il est presque nul ;  en fait la politique contradictoire du gouvernement va clairement dans le mur. Cela d’autant plus que l’environnement international se dégrade nettement. On va donc continuer cette politique bâtarde entre mi-austérité est mi-relance et sans s’attaquer aux réformes structurelles notamment concernant l’Etat et la fiscalité. Pour résumer il y aura encore quelques réformettes et cette annonce électorale de réduction d’impôt pour les couches moyennes en 2016. Il est clair que sans réforme de l’État, aucun allégement, aucune simplification, aucune diminution significative de la fiscalité ne seront  possibles. Le reste est littérature. Le gouvernement français va « poursuivre » sur la voie des réformes afin de « débloquer » une croissance encore « trop faible » en réduisant notamment la pression fiscale et en allant plus loin dans la refonte du marché du travail, déclare pourtant  Manuel Valls dans une tribune à paraître mardi dans Les Echos. A l’approche de l’université d’été du Medef, puis de celle du Parti socialiste, le Premier ministre réaffirme que « l’ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause » dans le Pacte de responsabilité, qu’une partie du PS veut réajuster. Dans un message au PS et à son aile gauche, il place son action sous le sceau du travail, de l’émancipation, de l’égalité et de la protection en défendant les efforts d’ »assainissement » déjà consentis selon lui. « Nous devons donc poursuivre nos réformes. Persévérer, c’est l’assurance de réussir. Changer de ligne de conduite, c’est la certitude de tout perdre », souligne le chef du gouvernement, en s’adressant aussi en termes voilés au Front national, « à ceux qui voudraient se barricader ». Manuel Valls confirme une nouvelle mesure de baisse d’impôts pour les classes moyennes dans le projet de loi de finances pour 2016, comme annoncé la semaine dernière par François Hollande. « Ces trois années de baisse consécutives allègent l’impôt des classes moyennes ( !!!) et populaires. L’impôt sur le revenu sera aussi modernisé grâce à la mise en oeuvre du prélèvement à la source, qui entrera en vigueur en 2018″,  écrit-il dans cette tribune intitulée « Poursuivre nos réformes économiques pour affirmer nos valeurs ». Le Premier ministre affirme sa volonté, dans le sillage de la loi Macron, de « lever les blocages » et de réduire « des réglementations excessives ou trop complexes », grâce notamment à une seconde loi croissance en 2016 et au projet de loi sur le numérique. S’agissant de la réforme du travail, il redit sa volonté de « repenser la façon d’élaborer une réglementation du travail devenue trop complexe ». Il insiste également sur la « flexisécurité » à la française et dit attendre beaucoup des « propositions audacieuses » que doit lui remettre en septembre l’ancien directeur du Travail Jean-Denis Combrexelle sur les accords d’entreprises et de branches.

Contre l’ Etat islamique, la Turquie construit un mur

Contre l’ Etat islamique,  la  Turquie construit un mur

Il aura fallu du temps pour que le gouvernement turc comprenne que sa position ambiguë vis-à-vis de l’État islamique constituait  un véritable cheval de Troie pour le terroriste. Ce sont les attentats perpétrés en Turquie qui ont enfin convaincu que ce pays devait se positionner clairement contre l’État islamique. Par contre la Turquie entretient la confusion en décidant de lutter en même temps contre les kurdes et l’État islamique. Des kurdes qui doivent désormais non seulement faire face à la menace islamiste mais aussi à celle du gouvernement turc. Le mur a été érigé ces derniers jours à Reyhanli, district situé dans le sud de la Turquie, à la frontière avec la Syrie. Le rempart de béton, qui s’élève à trois mètres de hauteur et s’étend sur huit kilomètres, a pour objectif d’empêcher toute intrusion de membres de l’EI sur le territoire turc depuis la ville syrienne d’Alep, comme le rapporte l’agence progouvernementale Anatolie.  En plus du rempart en béton, plus de 360 km de tranchées ont été creusés, de la terre amoncelée sur 70 km pour freiner l’avancée des djihadistes et 145 km de barbelés ont été renouvelés, selon l’agence Anatolie.  Outre sa proximité avec la ville d’Alep et de zones contrôlées par l’EI, la région d’Hatay, où se situe la ville de Reyhanli, est également l’un des lieux de passage pour les quelque 1,8 million de Syriens qui ont fui les violences dans leur pays et trouvé refuge en Turquie depuis le début du conflit il y a 4 ans.  L’agence Anatolie précise que les forces de sécurité avaient édifié un mur pareil dans le district de Yayladagi, encore plus au sud, dans le but de renforcer la sécurité à la frontière. La province d’Hatay a été le lieu d’un attentat à la voiture piégée en mai 2013 qui a causé la mort de 52 personnes. La Turquie avait imputé cette attaque à un groupuscule clandestin d’extrême gauche turc lié, selon ses responsables, aux services de renseignement du régime du président syrien Bachar al-Assad, ce que ce dernier a démenti. Plus récemment, un attentat suicide survenu le 20 juillet à Suruç (sud), et attribué à l’EI, a causé la mort de 33 jeunes partisans de la cause kurde, un bilan revu à la hausse vendredi après le décès à l’hôpital d’une des victimes.   Les autorités turques, accusées à de nombreuses reprises de complaisance à l’égard de l’organisation de l’EI, ont procédé à de nombreuses arrestations ces dernières semaines. Accusant le gouvernement de ne pas avoir suffisamment protégé les Kurdes, les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont quant à eux rompu un cessez-le-feu en vigueur depuis 2013 avec Ankara et repris les armes, attaquant dans un premier temps des policiers.  La Turquie a riposté le 24 juillet en lançant une « guerre contre le terrorisme » qui vise simultanément le PKK et les combattants de l’EI, le long de sa frontière avec la Syrie et l’Irak.

 

Croissance : on va dans le mur, l’action du gouvernement pas à la hauteur ( Rocard)

Dans une  interview à la tribune Rocard éclaire la nature de la crise et souligne les limites des politiques actuelles. Une contribution qui nous change des slogans réducteurs  habituels . 

 

LA TRIBUNE - Dans le livre que vous venez de publier, vous décrivez un monde occidental qui, à force d’inégalités croissantes, de spéculation financière et de destruction de la planète, court à sa perte. Mais quelles sont vos préconisations pour éviter ce « suicide » ?

MICHEL ROCARD – Avant de vous livrer mes préconisations, il faut d’abord comprendre ce qui se passe. Nous faisons face à une accumulation de menaces qui se conjuguent et s’aggravent mutuellement. Je veux d’abord parler de l’arrêt de la croissance, de la précarité, du chômage, des incivilités, tout un processus commencé il y a trente ans. Les gouvernements insistent sur le rebond de l’activité, mais avec 1% de croissance, on ne résout rien. Il faudrait près de 3%. Ensuite, il y a la spéculation financière et les crises qu’elle provoque, qui contribuent bien sûr au marasme économique. Enfin, n’oublions pas, bien sûr, la question écologique. La traiter exige de disposer de sommes importantes pour investir dans la transition énergétique. Or, en raison des problèmes économiques que je viens de mentionner, cet argent n’est plus disponible.

Beaucoup d’écologistes voient dans la baisse de l’activité économique, la « décroissance », une solution aux problèmes de la planète. Est-ce une piste à suivre ?

Nous sommes dans une situation d’aggravation extrême des inégalités. La pauvreté baisse dans le monde, en raison de l’émergence de nombreux pays, mais elle augmente chez nous un peu en moyenne, et surtout s’exacerbe beaucoup pour certains. Mon intuition, c’est que la décroissance commencerait par intensifier ces inégalités, et nous conduirait tout droit à quelque chose ressemblant à une guerre civile. Je ne comprends pas comment certaines personnes intelligentes, ayant une sensibilité écologique, n’ont pas intégré cela. La décroissance, ou bien on la subit, et c’est une catastrophe, ou on la provoque, et c’est pire. C’est donc exclu. Pour des raisons d’ordre public.

Il faut donc concilier croissance et préservation de la planète. N’est-ce pas l’optique du gouvernement ?

L’action du gouvernement est loin d’être à la hauteur des problèmes. Il manque d’une vision globale, d’un plan d’attaque de tous les sujets à la fois. La politique économique, aujourd’hui en France, revient à tenter de traiter des sous-subtilités, à essayer de réduire quelques rentes, et à gérer le moins mal possible la répartition de ressources qui deviennent rares. Je ne vois pas là de vraies solutions.

Que faut-il faire ?

D’abord, développer la réflexion sur l’origine de cette crise. Faire travailler ensemble les détenteurs du savoir économique, financier, écologique… Les « experts » travaillent beaucoup trop étroitement dans leur discipline, l’interdisciplinaire n’est toujours pas reconnu. Pourtant, il est plus que jamais nécessaire ! Fondamentalement, nous avons un problème de doctrine économique. Pendant trente ans, pendant les Trente Glorieuses, nous avons vécu sous la domination des doctrines économiques interventionnistes. Mais sous l’influence de deux prix Nobel des années 1970, Hayek (nobélisé en 1974) et Friedman (1976), l’idée d’un retour au laisser-faire, d’une déréglementation, s’est imposée, au cours des années 1980. D’abord dans le monde anglo-saxon, puis en Europe. Cette doctrine monétariste donne la priorité à la dérégulation, elle affirme que le profit fait la croissance… Les gouvernements l’ont effectivement mise en pratique. Des secteurs entiers ont été dérégulés [finance], des politiques en faveur du profit ont été mises en œuvre, au détriment des salaires. Il en est résulté une baisse de la part des salaires dans le PIB, passée de 67 ou 68% du PIB à 57%. Ne nous étonnons pas, dans ces conditions, que la consommation soit en berne. Aujourd’hui, non seulement les gouvernements mais aussi la presse, l’électorat, sont sous la domination de cette doctrine.

N’est-elle pas avant tout défendue aujourd’hui par l’Allemagne, la Commission européenne ?

Absolument. L’Allemagne, l’Autriche, les Pays Bas et, curieusement, aussi, la Finlande, défendent ardemment le monétarisme. La Commission reflète cette tendance. Mais les premiers défenseurs de cette doctrine sont les financiers, les banquiers, qui, partout, que ce soit en France ou ailleurs, contribuent à l’instiller dans l’esprit des gouvernants.

Pourtant, même la Commission européenne admet aujourd’hui les effets négatifs sur la croissance des politiques de restriction budgétaire…

Oui, mais cette leçon tarde à être comprise. Cela étant, si la prise de conscience de l’échec des politiques de retrait de l’État prendra du temps, elle finira par avoir lieu. Cela prendra cinq à six ans encore, mais les gouvernements, la Commission européenne, reviendront du monétarisme. Déjà, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est intellectuellement converti aux thèses d’un Stiglitz ou d’un Krugman, j’en suis convaincu. Il s’agit d’une pensée d’une grande rigueur, mais parfaitement keynésienne, qui dit ceci : quand un gouvernement se trouve face à un déficit public, l’essentiel est de produire de la croissance pour le résorber, ou vivre avec ce déficit aussi longtemps qu’on n’a pas atteint cette croissance. Mais il ne faut surtout pas tirer argument du déficit pour aggraver le retrait de l’État de la macroéconomie. Tout cela, Mario Draghi le pense, mais il ne peut pas le dire.

Cette politique de re-réglementation de la finance, de retour de l’État, peut-elle être conçue autrement que dans un cadre international ?

Déjà, dans un cadre européen, ce serait un grand progrès. 80 % de nos échanges sont intra-européens.

Mais il faudrait que naisse enfin un gouvernement économique européen ?

Bien sûr. C’est une condition nécessaire, une fois sortis du blocus de la pensée monétariste. Il faudra une demi-douzaine d’années pour le bâtir, et il y a une précondition : c’est que les Anglais s’en aillent, car ce sont les plus hostiles à l’idée d’un gouvernement économique en Europe. La seule présence des Anglais est un obstacle à tout le schéma que je développe ici, tant sur le plan de l’évolution de la pensée, que de l’institution et des procédures. Une fois nos voisins britanniques sortis de l’Europe, les pays européens devront se mettre au travail. Il y aura alors dans l’art de traiter l’économie une course de vitesse fatale entre la banque centrale qui aura plus de liberté, et la somme des gouvernements, qui ne seront pas encore institutionnellement obligés de produire de la décision commune, mais pouvant la négocier. Avec le départ du plus grand porteur de l’économie monétariste en Europe, les gouvernements se mettront beaucoup plus facilement d’accord. Le problème du gouvernement économique européen sera alors beaucoup moins aigu. Une fois ce problème de doctrine résolu, ce gouvernement mis en place, il faudra accepter une remontée lente de la masse salariale dans le PIB, ce qui implique un ralentissement, au besoin avec la pression de la loi, de l’augmentation relative des hauts revenus. C’est cette augmentation des revenus élevés, pas seulement des plus hauts, je pense à ceux de toute la bourgeoisie supérieure, qui bloque du pouvoir d’achat. Beaucoup d’économistes le montrent, Piketty mais aussi et surtout Stiglitz et Krugman.

Et la question écologique ?

C’est la deuxième orientation, qui allie économie et écologie, celle de l’investissement. Les investissements sont évidemment nécessaires à la croissance. Le champ de l’écologie s’impose tout d’abord. Faire passer des millions d’automobiles, dans le parc européen, de l’essence à l’hybride ou l’électrique, n’est pas improbable. C’est un marché qui s’ouvre, mais il faut injecter des dizaines de milliards d’euros. Il ne faut évidemment pas négliger le bâtiment : doubler tous nos vitrages est nécessaire… Combien d’emplois cela représentera-t-il, pour combien d’années ? Étanchéifier toutes nos charpentes, cela représente aussi beaucoup d’argent. Et donc beaucoup de consommation. L’inconvénient de la politique d’investissement est de donner des résultats lentement. Mais cela soulagerait assez vite le moral des électeurs. Et donc les affrontements sociaux.

Quid de la spéculation financière que vous évoquez comme une menace ?

C’est une question fondamentale. Avant de commencer à mettre cette politique d’expansion en œuvre, il faut traiter le sujet de la spéculation. En 2009, le G20 a pris une seule décision, mais fondamentale, celle de la garantie des bilans des banques par les États, afin d’empêcher la crise financière d’atteindre pleinement l’économie réelle. En fait, on a demandé aux contribuables de sauver le système financier, et on s’en est sorti à peu près, la récession n’a pas dégénéré en profonde dépression. Mais rien n’a été entrepris depuis. Une masse de liquidités mondiale disponible pour la spéculation a grossi depuis 2006, sans aucune nouvelle réglementation. Dans la logique monétariste, ce sont les banques privées qui émettent la monnaie : le chiffre total de la liquidité mondiale, c’est 800 trillions de dollars, soit trois fois, trois fois et demi  le PIB mondial. 2% de ces sommes servent à financer des échanges, 98% sont purement spéculatifs. Malgré l’heureuse décision de 2009, tout peut recommencer, un krach peut entraîner de nombreuses faillites bancaires. Or, le coup de demander aux contribuables de réparer la casse, on ne peut pas le faire deux fois. Il n’existe donc pas de garde-fou contre une nouvelle explosion financière, à mon avis probable, qui pourrait du coup, avoir un effet aussi dévastateur que la crise des années 1930. En 1930, les gouvernements ont été pris d’une telle panique qu’ils ont aggravé la crise, jusqu’à l’arrivée de Roosevelt. Il a mis en œuvre la politique de relance que l’on connaît. Mais surtout, il a commencé par briser la spéculation avec le Glass-Steagall Act, qui interdit à tout établissement financier de mélanger les métiers. Toute banque qui gère des dépôts a l’obligation absolue d’assurer la sécurité de ceux-ci, donc l’interdiction de prendre le moindre risque. N’importe quel investissement est déjà un risque : il est interdit. Et un établissement se spécialisant dans le risque – il en faut – doit le faire avec ses fonds propres, ou avec des capitaux dédiés explicitement à cette pratique. Cette loi nous a sortis de la crise. En 1945, le reste du monde développé a copié ce modèle. Cela explique largement les « Trente Glorieuses », et l’absence de crise financière pendant quelque cinquante ans… jusque dans les années 1980. C’est la dérégulation financière qui a mis fin à cette période propice à une croissance sans crise. L’Europe a alors commencé, et nous sommes revenus, progressivement, à la polyvalence des banques qui prévalait jusque dans les années 1930. Mon gouvernement (1988-1991) a été compromis dans cette affaire, parce que je n’avais sans doute pas tout compris : c’est en 1988 qu’a été parachevée la libération totale des mouvements de capitaux.

Sous l’impulsion du ministre des Finances Pierre Bérégovoy ?

Si j’avais eu l’information dont je dispose aujourd’hui, j’aurais demandé aussi une police contre la spéculation sur les marchés. Pierre Bérégovoy récusait cette stratégie, ne voulant pas froisser une Allemagne encore hésitante sur la création de l’euro. Il m’a trahi, négociant cela avec François Mitterrand. C’est ainsi que le Premier ministre que j’étais a découvert dans la presse la libération totale des mouvements de capitaux. Nous avons alors plié devant une doctrine idiote, illustrée par l’Allemagne. La crise financière de 2006-2008 impose à l’évidence de revenir à la loi Glass-Steagall Act, les macro-économistes compétents le comprennent. Le problème, c’est que dans tous les pays, à commencer par les États-Unis mais aussi en Europe, le pouvoir bancaire a pris la main sur des gouvernements qui n’ont pas de pensée. Des gouvernements qui adoptent donc la doctrine économique des banquiers, le tout dans l’acceptation de l’opinion et l’approbation enthousiaste de la presse financière, ce qui bloque ce retour à la séparation des banques.

On l’a vu en France avec cette loi bancaire vidée de toute substance…

Absolument. Malgré la phrase de François Hollande, « la finance est mon ennemie »… Il avait bien en tête l’idée de limiter la spéculation, mais une idée insuffisamment précise pour que cette phrase-slogan puisse lui servir d’appui dans l’action. Si bien que son injonction a été rognée, à l’intérieur du gouvernement, et même par des députés socialistes suffisamment incompétents pour en rester au monétarisme. Car c’était l’air du temps… Or, supposons le combat gagné contre le monétarisme, dans le domaine de la macro-économie… Il pourrait en résulter, en France et en Europe, une vision et une politique pour les quinze-vingt ans à venir, qu’on pourrait appeler un plan, une action de l’État programmée sur une longue période, qui nous amènerait à une réconciliation du combat économique et écologique, à travers une croissance intelligente, financée et éclairée par la protection de la nature. Le danger, c’est que cette politique cohérente soit menacée par des crises spéculatives. Aussi longtemps qu’on n’aura pas touché à la spéculation, la victoire que je viens d’évoquer sur le monétarisme sera insuffisante. Donc, la priorité des priorités devient l’affaire financière. C’est le danger spéculatif immédiat qui est le plus grand, qui pourrait provoquer une tornade récessive terrifiante, façon 1930.

BCE : aller plus vite …dans le mur?

BCE : aller plus vite …dans le mur?

Pour Drahi,  il faut accélérer les réformes en clair, aller plus vite en matière d’austérité. L’activité s’écroule en zone euro mais Draghi(  la vois de l’Allemagne), persiste et signe. Certes les déficits ne sont pas la solution mais amortir en quelques ânnées. des dettes qui datent d’une trentaine d’années est pourtant suicidaire. Alors que la croissance s’évapore dans la zone euro sur fond de baisse des prix, la Banque centrale européenne n’a pas l’intention de baisser la garde, bien au contraire. En réunion à Jackson Hole avec les autres grands argentiers du monde, Mario Draghi a indiqué que la BCE, qui soutient déjà l’économie européenne à bout de bras, était prête à faire davantage en cas de besoin. Notamment en renforçant son dispositif pour stimuler le crédit bancaire, à travers le rachat de titres adossés à des prêts (ABS). Pour autant, le patron de la BCE a clairement mis les pays européens face à leurs responsabilités. «Aucun accommodement budgétaire ou monétaire ne peut compenser les réformes structurelles nécessaires dans la zone euro», a-t-il martelé, en précisant que «les mesures structurelles nationales (…) ne peuvent plus être reportées. Cet agenda de réformes couvre le marché du travail, les marchés de produits, ainsi que les actions de soutien à l’environnement des affaires», a-t-il précisé. Ces propos sonnent comme une réponse à la France, qui lui reproche de ne pas faire assez pour la croissance.

Etats-Unis : Obama va dans le mur….budgétaire

Etats-Unis : Obama va dans le mur….budgétaire

Barack Obama, reconduit pour quatre ans à la présidence des Etats-Unis, reste confronté à la tâche difficile de relancer la croissance et l’emploi et son travail sera compliqué par la cohabitation que lui impose un parti républicain resté majoritaire à la Chambre des représentants. Dans un courriel, la Maison blanche a dit mercredi soir que « le président avait réitéré son engagement de trouver des solutions bipartisanes pour réduire notre déficit de manière équilibrée, baisser les impôts pour les familles des classes moyennes et pour les petites entreprises ainsi que de créer des emplois ». « Sur le parquet, les traders sont en pleine réflexion. Le président Barack Obama n’a pas été en mesure de résoudre la question budgétaire avant sa réélection, pourquoi le serait-il après ? C’est la grande question », a souligné Todd Schoenberger de BlackBay Group à New York. Le sentiment baissier s’est encore accentué avec la publication en Europe des prévisions économiques de la Commission européenne qui laissent craindre une croissance quasi-nulle en 2013 avant une timide reprise en 2014. La chute de mercredi efface l’intégralité des gains enregistrés la veille à Wall Street, lorsque les indices avaient progressé sous l’effet de la hausse des valeurs liées à la santé et à la défense qu’une victoire de Mitt Romney aurait pu favoriser. « Ce que le marché nous dit, c’est qu’il avait intégré une possible victoire de (Mitt) Romney », a déclaré Phil Orlando de Federated Investors à Philadelphie.

 

 




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