Archive pour le Tag 'mouvement'

La dictature du mouvement woke dénoncé dans les universités britanniques

La dictature du mouvement woke dénoncé dans les universités britanniques

 

 

 

Nombreux d’universitaires britanniques ne tolèrent plus cette espèce de dictature intellectuelle du mouvement woke. Un mouvement d’extrême gauche venu des États-Unis qui se caractérise notamment par une intolérance totale vis-à-vis des visions universalistes et qui exerce une sorte de terreur vis-à-vis de ceux qui le dénonce .

 

Apparu aux Etats-Unis dans les sphères militantes noires pour dénoncer le racisme et les violences policières, le terme woke connaît depuis plusieurs années une ascension fulgurante dans les débats publics en France. Dévoyé de son sens originel, le mot est raillé aujourd’hui comme étant un instrument de « censure » du militantisme antiraciste et intersectionnel.

Au début des années 2010, ce concept a permis aux minorités de s’unir autour d’une perception et d’une expérience partagées des discriminations. Une personne se définissant comme « éveillée » est consciente des inégalités sociales, par opposition aux personnes « endormies » face à l’oppression qui pèse sur les femmes, les personnes lesbiennes, gay, bi et trans, les populations d’origines étrangères, etc.

Indépendamment de la façon dont les attitudes individuelles ont pu changer, les personnes « woke » estiment que les sociétés à travers le monde demeurent inéquitables et parfois destructrices pour certaines minorités. Elles reconnaissent que l’on peut être traité différemment selon son milieu social, sa couleur de peau, sa religion, son handicap, son sexe ou son genre. Ainsi, s’attaquer aux inégalités structurelles rendra le monde plus sûr et meilleur, selon elles.

En France, on critique l’importation d’un débat sur la race made in USA au sein d’une société française portée par l’universalisme républicain. Les opposants à ce terme estiment que certaines idées populaires au sein de la gauche radicale américaine, telles que l’organisation de réunions non mixtes, l’intersectionnalité, les débats sur les questions de genre, viendraient saper l’idéal républicain français et menacer la cohésion du pays.

Le  ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, considère « que ces mouvements sont une profonde vague déstabilisatrice pour la civilisation. Ils remettent en cause l’humanisme, issu lui-même de longs siècles de maturation de notre société ».

Au Royaume-Uni 200 universitaires ont décidé de signer une tribune dans le Sunday Times pour dénoncer une «culture de la peur» et la complicité passive des universités. «Les universités créent un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant et offensant pour le personnel et les étudiants», écrivent les signataires qui affirment par ailleurs que les dirigeants universitaires «manquent de courage ou de capacité» pour défendre la liberté d’expression.

Selon les universitaires, 80 incidents relevant de l’intimidation, du harcèlement ou de la censure, ont été relevés depuis cinq ans dans les plus grandes universités du pays. Parmi les signataires, Jo Phoenix, une professeur de criminologie de 57 ans. Elle a récemment porté plainte contre son université pour ne pas avoir su la protéger contre une «campagne publique de harcèlement qui [lui a] rendu la vie professionnelle insupportable». L’universitaire avait été arrêtée pour cause de syndrome de stress post-traumatique après que 360 de ses collègues ont signé une pétition demandant de lui retirer son habilitation à la recherche, et qu’un courrier lui avait été adressé, lui intimant de «fermer sa putain de gueule», le tout illustré d’un dessin de pistolet.

«Quand je suis entré dans la vie universitaire [au début des années 1970], l’idée ne m’a jamais traversé l’esprit que certains sujets étaient interdits», confie au Sunday Times Partha Dasgupta, professeur d’économie à Cambridge. «Il y a aujourd’hui dans les universités britanniques une tentative de réguler la pensée, et pas seulement la parole et l’écrit. Et dire que nous critiquons ailleurs les régimes autoritaires pour avoir supprimé la pensée», ajoute-t-il.

Un mouvement comme déjà indiqué venu des universités américaines qui a aussi contaminé les  universités françaises et le mouvement politique extrémiste. Une sorte de régression intellectuelle qui pratique la terreur de la pensée.

Le mouvement «gilets jaunes» manque de carburant

Le mouvement «gilets jaunes» manque de carburant

 

Le mouvement des gilets jaunes tente de repartir en profitant de la hausse de l’essence. Ainsi des manifestations se sont déroulées ce samedi. Cependant elles ont été très peu nombreuses quelques milliers de personnes tout au plus avec en général un point de ralliement par département.

 

Un des problèmes des gilets jaunes c’est que ce mouvement s’est terminé dans la plus grande confusion alors qu’il affichait au départ une certaine dimension populaire. Des politiques d’extrême droite et d’extrêmes gauches surtout ont voulu récupérer la mobilisation avec des excès qui ont tué la dynamique, comme d’habitude.

Certains anciens leaders se sont reclassés politiquement. D’autres espèrent influencer le contexte politique de la prochaine élection présidentielle. Mais l’histoire se répète rarement même si le contexte semble favorable au développement d’un mécontentement concernant la hausse de l’énergie.. Au cours de la première semaine d’octobre 2021, le diesel a notamment atteint un record historique à 1,5354 euro par litre en moyenne en France. Sur la même période, le Sans-Plomb 98 a pour sa part atteint un niveau de 1,6332 euros le litre, soit un niveau proche du dernier plus haut datant de 2012

 

Faut-il pour autant s’attendre à un mouvement d’une ampleur comparable à celui de 2018 ? Magali Della Sudda, chercheuse au CNRS et coordinatrice d’un projet de recherche national sur le mouvement des «gilets jaunes», tempère dans les colonnes du Dauphiné libéré  : «Les algorithmes et la politique de Facebook ont changé donc l’information est plus difficile à avoir. Les médias ne se sont pas saisis de ce mouvement-là avec la même intensité qu’en octobre 2018, donc il y a certains éléments qui ne sont pas réunis pour que la mobilisation ait la même ampleur qu’il y a trois ans.»

Ce qui ne signifie pas qu’il n’y aura pas de réaction concernant la hausse des prix et le problème des revenus mais peut-être sous d’autres formes ET PAS FORCEMENT AVEC UN GILET JAUNE.

Société : Comprendre ce qu’est le mouvement « woke »

 

Société : Comprendre ce qu’est le mouvement  « woke » 

 

 Un article du monde(extrait) tente de faire un peu l’historique « woke » dont se revendique en France les mouvements d’extrême-gauche ou même les écologistes. Passé simple du verbe anglais to wake, qui signifie en français « se réveiller », le mot « woke » a pris un sens véritablement idéologique dans la langue vernaculaire afro-américaine pour désigner le fait d’être conscient des injustices subies par les minorités ethniques, sexuelles, religieuses, ou de toutes formes de discrimination, et mobilisé à leur sujet. 

Avant d’arriver en France, le terme s’est répandu outre-Atlantique dans le contexte historique de la lutte pour les droits des Noirs. « Cette expression argotique a cheminé dans le monde africain-américain à partir des années 1960 »expliquait au Monde en février l’historien Pap Ndiaye. Ce spécialiste de l’histoire sociale des Etats-Unis rappelait que la grande figure du mouvement des droits civiques américains, Martin Luther King, avait exhorté les jeunes Américains à « rester éveillés » et à « être une génération engagée », lors d’un discours à l’université Oberlin, dans l’Ohio, en juin 1965.

 

Cette conscience militante chez les Afro-Américains serait même déjà apparue au début des années 1900. En 1923, le philosophe et activiste jamaïcain Marcus Garvey, précurseur du panafricanisme, exhortait : « Réveillez-vous l’Ethiopie ! Réveillez-vous Afrique ! » 

Un article du site américain Vox a repéré l’usage en 1938 de l’expression « stay woke » dans une chanson protestataire du musicien de blues Lead Belly sur l’histoire d’un groupe d’adolescents noirs accusés du viol de deux femmes blanches à Scottsboro (Arkansas).

Le terme s’inscrirait même dans une histoire du militantisme encore plus ancienne, à en croire certains spécialistes, qui rapportent l’utilisation de l’expression « wide awake » par les antiesclavagistes du XIXe siècle qui s’affirmaient déjà « bien éveillés » sous la présidence d’Abraham Lincoln.

L’expression fait son retour en 2008, par la chanteuse américaine Erykah Badu qui chante « I stay woke » (« je reste éveillée ») dans son titre Master Teacher, puis en 2012 lorsqu’elle tweete son soutien au groupe de rock féministe russe Pussy Riots, dont des membres ont été condamnés à la prison pour « incitation à la haine religieuse ».

Mais c’est à la faveur du mouvement Black Lives Matter que le terme prend une tout autre envergure. Les émeutes de Ferguson (Missouri) en 2014, après le meurtre de Michael Brown, jeune noir de 18 ans tué par la police, ont provoqué une grande vague de protestation contre les violences policières. Le mouvement fait émerger une nouvelle génération de militants antiracistes, plus présents sur les réseaux sociaux, qui dénoncent le racisme systémique et appellent les citoyens à être « éveillés » contre l’oppression subie par la population noire aux Etats-Unis. Un documentaire sorti en 2016, Stay Woke : The Black Lives Matter Movement, ancre durablement le terme dans ce mouvement.

Le mot woke s’est par la suite répandu à travers le monde, et au sein d’autres sphères militantes pour dénoncer toutes formes d’injustices subies par les minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques ou religieuses.

On l’a vu notamment apparaître sur de nombreuses pancartes lors de la « marche des femmes » en janvier 2017, un rassemblement politique organisé aux Etats-Unis après l’élection de Donald Trump. Il s’agissait alors de dénoncer le sexisme et la misogynie du nouveau président américain.

Indépendamment de la façon dont les attitudes individuelles ont pu changer, les personnes « woke » estiment que les sociétés à travers le monde demeurent inéquitables et parfois destructrices pour certaines minorités. Elles reconnaissent que l’on peut être traité différemment selon son milieu social, sa couleur de peau, sa religion, son handicap, son sexe ou son genre. Ainsi, s’attaquer aux inégalités structurelles rendra le monde plus sûr et meilleur, selon elles.

Si le terme est historiquement lié à la lutte contre le racisme envers les Afro-Américains, les individus qui se revendiquent aujourd’hui « woke » embrassent plusieurs grandes causes :

  • la lutte antiraciste et contre les violences policières (le mouvement Black Lives Matter encore très actif)
  • le réchauffement climatique (les fortes mobilisations lors des marches pour le climat)
  • les combats pour l’égalité femmes-hommes (#metoo).

«

Les détracteurs du « woke » en France, que l’on retrouve à droite – la députée (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer dénonçait en septembre un « totalitarisme woke » –, à l’extrême droite (le président de Debout la France, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan évoquait en juin « les dérives de l’idéologie “woke” »), mais aussi à gauche – parmi les partisans de la « laïcité offensive » –, s’inquiètent de la montée d’une intolérance à l’égard d’opinions opposées, et d’un muselage de la liberté d’expression.

Dénonçant les statues d’esclavagistes déboulonnées, les conférences universitaires annulées, les responsables démis de leurs fonctions… ils s’inquiètent des dérives, telle que la « cancel culture » (la culture de l’annulation), qui viserait à ostraciser de l’espace public toute personnalité dont un propos, ou une action, est considéré comme « offensant » à l’égard des minorités.

Autre crainte souvent relayée : l’importation d’un débat sur la race made in USA au sein d’une société française portée par l’universalisme républicain. Les opposants à ce terme estiment que certaines idées populaires au sein de la gauche radicale américaine, telles que l’organisation de réunions non mixtes, l’intersectionnalité, les débats sur les questions de genre, viendraient saper l’idéal républicain français et menacer la cohésion du pays.

Ces idées « wokistes » inquiètent jusqu’au sommet de l’Etat. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a dénoncé des théories en sciences sociales importées des Etats-Unis, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, considère « que ces mouvements sont une profonde vague déstabilisatrice pour la civilisation. Ils remettent en cause l’humanisme, issu lui-même de longs siècles de maturation de notre société ».

Il a d’ailleurs annoncé, en août, le lancement d’un « laboratoire républicain » contre la « cancel culture et l’idéologie woke ». Et ce alors même que des sociologues ont qualifié cette menace d’exagérée.

Selon un sondage récent de l’IFOP, la « pensée woke » demeurait peu connue chez les Français : seuls 14 % des répondants avaient déjà entendu ce terme et 6 % savaient de quoi il s’agissait.

Comprendre ce qu’est le mouvement « woke »

Comprendre ce qu’est le mouvement  « woke » 

 

 Un article du monde(extrait) tente de faire un peu l’historique « woke » dont se revendique en France les mouvements d’extrême-gauche ou même les écologistes. Passé simple du verbe anglais to wake, qui signifie en français « se réveiller », le mot « woke » a pris un sens véritablement idéologique dans la langue vernaculaire afro-américaine pour désigner le fait d’être conscient des injustices subies par les minorités ethniques, sexuelles, religieuses, ou de toutes formes de discrimination, et mobilisé à leur sujet.

Avant d’arriver en France, le terme s’est répandu outre-Atlantique dans le contexte historique de la lutte pour les droits des Noirs. « Cette expression argotique a cheminé dans le monde africain-américain à partir des années 1960 »expliquait au Monde en février l’historien Pap Ndiaye. Ce spécialiste de l’histoire sociale des Etats-Unis rappelait que la grande figure du mouvement des droits civiques américains, Martin Luther King, avait exhorté les jeunes Américains à « rester éveillés » et à « être une génération engagée », lors d’un discours à l’université Oberlin, dans l’Ohio, en juin 1965.

 

Cette conscience militante chez les Afro-Américains serait même déjà apparue au début des années 1900. En 1923, le philosophe et activiste jamaïcain Marcus Garvey, précurseur du panafricanisme, exhortait : « Réveillez-vous l’Ethiopie ! Réveillez-vous Afrique ! »

Un article du site américain Vox a repéré l’usage en 1938 de l’expression « stay woke » dans une chanson protestataire du musicien de blues Lead Belly sur l’histoire d’un groupe d’adolescents noirs accusés du viol de deux femmes blanches à Scottsboro (Arkansas).

Le terme s’inscrirait même dans une histoire du militantisme encore plus ancienne, à en croire certains spécialistes, qui rapportent l’utilisation de l’expression « wide awake » par les antiesclavagistes du XIXe siècle qui s’affirmaient déjà « bien éveillés » sous la présidence d’Abraham Lincoln.

L’expression fait son retour en 2008, par la chanteuse américaine Erykah Badu qui chante « I stay woke » (« je reste éveillée ») dans son titre Master Teacher, puis en 2012 lorsqu’elle tweete son soutien au groupe de rock féministe russe Pussy Riots, dont des membres ont été condamnés à la prison pour « incitation à la haine religieuse ».

Mais c’est à la faveur du mouvement Black Lives Matter que le terme prend une tout autre envergure. Les émeutes de Ferguson (Missouri) en 2014, après le meurtre de Michael Brown, jeune noir de 18 ans tué par la police, ont provoqué une grande vague de protestation contre les violences policières. Le mouvement fait émerger une nouvelle génération de militants antiracistes, plus présents sur les réseaux sociaux, qui dénoncent le racisme systémique et appellent les citoyens à être « éveillés » contre l’oppression subie par la population noire aux Etats-Unis. Un documentaire sorti en 2016, Stay Woke : The Black Lives Matter Movement, ancre durablement le terme dans ce mouvement.

Le mot woke s’est par la suite répandu à travers le monde, et au sein d’autres sphères militantes pour dénoncer toutes formes d’injustices subies par les minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques ou religieuses.

On l’a vu notamment apparaître sur de nombreuses pancartes lors de la « marche des femmes » en janvier 2017, un rassemblement politique organisé aux Etats-Unis après l’élection de Donald Trump. Il s’agissait alors de dénoncer le sexisme et la misogynie du nouveau président américain.

Indépendamment de la façon dont les attitudes individuelles ont pu changer, les personnes « woke » estiment que les sociétés à travers le monde demeurent inéquitables et parfois destructrices pour certaines minorités. Elles reconnaissent que l’on peut être traité différemment selon son milieu social, sa couleur de peau, sa religion, son handicap, son sexe ou son genre. Ainsi, s’attaquer aux inégalités structurelles rendra le monde plus sûr et meilleur, selon elles.

Si le terme est historiquement lié à la lutte contre le racisme envers les Afro-Américains, les individus qui se revendiquent aujourd’hui « woke » embrassent plusieurs grandes causes :

  • la lutte antiraciste et contre les violences policières (le mouvement Black Lives Matter encore très actif)
  • le réchauffement climatique (les fortes mobilisations lors des marches pour le climat)
  • les combats pour l’égalité femmes-hommes (#metoo).

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Les détracteurs du « woke » en France, que l’on retrouve à droite – la députée (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer dénonçait en septembre un « totalitarisme woke » –, à l’extrême droite (le président de Debout la France, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan évoquait en juin « les dérives de l’idéologie “woke” »), mais aussi à gauche – parmi les partisans de la « laïcité offensive » –, s’inquiètent de la montée d’une intolérance à l’égard d’opinions opposées, et d’un muselage de la liberté d’expression.

Dénonçant les statues d’esclavagistes déboulonnées, les conférences universitaires annulées, les responsables démis de leurs fonctions… ils s’inquiètent des dérives, telle que la « cancel culture » (la culture de l’annulation), qui viserait à ostraciser de l’espace public toute personnalité dont un propos, ou une action, est considéré comme « offensant » à l’égard des minorités.

Autre crainte souvent relayée : l’importation d’un débat sur la race made in USA au sein d’une société française portée par l’universalisme républicain. Les opposants à ce terme estiment que certaines idées populaires au sein de la gauche radicale américaine, telles que l’organisation de réunions non mixtes, l’intersectionnalité, les débats sur les questions de genre, viendraient saper l’idéal républicain français et menacer la cohésion du pays.

Ces idées « wokistes » inquiètent jusqu’au sommet de l’Etat. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a dénoncé des théories en sciences sociales importées des Etats-Unis, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, considère « que ces mouvements sont une profonde vague déstabilisatrice pour la civilisation. Ils remettent en cause l’humanisme, issu lui-même de longs siècles de maturation de notre société ».

Il a d’ailleurs annoncé, en août, le lancement d’un « laboratoire républicain » contre la « cancel culture et l’idéologie woke ». Et ce alors même que des sociologues ont qualifié cette menace d’exagérée.

Selon un sondage récent de l’IFOP, la « pensée woke » demeurait peu connue chez les Français : seuls 14 % des répondants avaient déjà entendu ce terme et 6 % savaient de quoi il s’agissait.

Un « grand mouvement de revalorisation des salaires » ( Hidalgo)

Un « grand mouvement de revalorisation des salaires » ( Hidalgo)

Comme d’autres Hidalgo va sans doute participé à une vaste foire de promesses électorales. Anne Hidalgo a en effet déclaré vouloir « valoriser le travail  » et permettre aux « salaires de remonter ».

Dans son ouvrage Une femme française qui sort mercredi, elle se positionne en faveur d’un « grand mouvement de revalorisation des salaires », à commencer par ceux des professeurs, des policiers et des gendarmes.

Autre axe programmatique évoquée aujourd’hui par l’édile, celui d’une « décentralisation aboutie ». « Le temps des communes et de la décentralisation des pouvoirs est venue », écrit-elle dans son livre. Une façon de tenter de se détacher de son image de Parisienne, qui ne parviendrait qu’à s’adresser à un électorat « bobo ».

Sur la question environnementale elle a déclaré :« Les solutions écologistes ne sont pas un renoncement. Elles forment un choix, une nécessité. (…), Oui, je veux que les étudiants mangent à leur faim et et une nourriture saine. Oui, je veux que les enfants respirent un air pur. (…) Je porterai un plan sur 5 ans pour décarboner massivement notre économie. »

Bref, le concours Lépine des promesses est engagé.

Mouvement antivax : 35% approuvent

Mouvement antivax : 35% approuvent

Si 49% Français sont « opposés » ou « hostiles » au mouvement de protestation contre le passe sanitaire, et 16% « indifférents », ils sont tout de même 35% à éprouver « soutien » ou « sympathie » pour lui.

 

,Selon un sondage Ifop pour le JDD 49 % des Français sont aussi le mouvement de protestation contre le path sanitaire mais 35 % approuvent. En faite une espèce d’agglomération de mécontentement visant le passsanitaire mais plus généralement la politique du gouvernement.

À noter sans doute un éclectisme voir des contradictions chez les opposants dont beaucoup se situe aux extrêmes dans le champ politique est aussi dans la mouvance populiste.

 

* Sondage Ifop pour le JDD réalisé les 20 et 21 juillet 2021 auprès d’un échantillon représentatif de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les interviews ont eu lieu par questionnaire autoadministré en ligne.

Sécurité : un puissant mouvement de désespoir (Alain Bauer)

Sécurité : un puissant mouvement de désespoir (Alain Bauer)

 

En observant ce qu’il se passe dans la police et l’armée, le criminologue met en garde contre un « profond séisme électoral » en 2022 ( dans l’Opinion)

Tribune

 

 

 

La criminologie est une science définie par Emile Durkheim, il y a plus d’un siècle comme celle de la relation entre le crime, fait social, son ou ses auteurs, sa ou ses victimes et les circonstances de sa commission. L’analyse des phénomènes criminels n’a pas vocation à déborder ce cadre et il convient d’éviter le processus « toutologique » qui pousserait le porteur d’un savoir ou d’une expérience particulière à s’exprimer sur tout et n’importe quoi, au rythme effréné des chaînes d’information en continu ou des réseaux sociaux.

Mais la médiatisation créée aussi des effets de proximité, des phénomènes de confiance, des échantillons aléatoires et empiriques qui sont parfois révélateurs. Pour une fois, il m’a semblé utile de partager ces quelques années d’évolution dans l’analyse de la parole des victimes, de leurs proches, des citoyens, des agents des institutions du « front » social.

Le lent processus de goutte à goutte de la violence, de la criminalité « ordinaire » ou du terrorisme, du retour de la violence physique, de l’affrontement, du règlement de comptes, des agressions contre les services publics (pompiers, policiers, gendarmes, postiers, électriciens, médecins, …) provoquent, après une fermentation de plusieurs décennies, un puissant mouvement de consternation et d’exaspération, particulièrement chez les fameux « agents de première ligne », qui ont imperturbablement continué à faire fonctionner les services essentiels tout particulièrement durant la crise pandémique.

« L’ordre n’est pas un objectif en soi, mais la garantie du libre exercice des libertés démocratiques »

Phénomènes profonds. Depuis de nombreuses années, ces agents, notamment en charge du secteur public, ont utilisé leur droit « d’alerte et de retrait », quand ils n’utilisaient pas celui de grève. A de très rares occasions près (dépôt de képi, dos tournés à leur ancien directeur général, jet de menottes), les policiers ont marqué leurs désillusions et leur colère. Plus récemment, et à deux reprises coup sur coup, des militaires, pas toujours retraités, ont mobilisé les troupes contre ce qu’ils estiment être la décadence de l’État central en France.

L’Etat, le gouvernement, devraient enfin comprendre que ce processus, entamé depuis longtemps, devrait être pris au sérieux. Pas par des postures ou des rodomontades, mais par des actes et un retour à la cohérence d’une action de retour à la paix publique. L’ordre n’est pas un objectif en soi, mais la garantie du libre exercice des libertés démocratiques.

L’isolement monarchique de l’actuel système républicain, la sous-estimation des phénomènes profonds dans la société française ne peuvent aboutir qu’à un profond séisme électoral. Moins par transfert des voix des déçus que par une abstention massive et surtout une faible mobilisation pour la candidate ou le candidat qualifié au deuxième tour pour affronter presque mécaniquement celle ou celui du Rassemblement National. Les élections régionales vont permettre une répétition générale qu’il faudra analyser avec attention, même si les compétences en matière de sécurité des institutions concernées restent relatives. Mais ce qui comptera restera le discours le plus convaincant sur cette question.

Vingt ans après l’élection présidentielle de 2002, rien ne semble avoir changé, si ce n’est sous forme dégradée. Il est temps de se réveiller et de répondre aux questions légitimes des citoyennes et de citoyens. Faute de quoi ils pourraient choisir un nouveau type de droit de retrait, électoral cette fois-ci.

Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers.

Le mouvement en France des Loups Gris d’Erdogan sera intredit

Le mouvement en France des Loups Gris d’Erdogan sera intredit

Le ministre de l’intérieur a annoncé son intention de dissoudre le mouvement proche d’Erdogan appelés les loups gris qui intervient de manière criminelle en France.

Le groupuscule des Loups Gris a été notamment pointé du doigt après des incidents ayant opposé la semaine dernière communautés turque et arménienne à Décines-Charpieu, près de Lyon.

Mercredi soir, des forces de l’ordre étaient intervenues dans cette ville, haut-lieu de la diaspora arménienne, pour empêcher 250 membres de la communauté turque – verbalisés finalement pour non-respect du couvre-feu – d’en «découdre» avec les Arméniens.

Le même jour, dans la matinée, une rixe avait opposé ces deux communautés sur l’autoroute A7, au niveau du péage de Vienne, faisant quatre blessés, dont un grave.

Société-Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

Société-Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

les Français doivent davantage prendre part au combat culturel pour défendre les valeurs républicaines, la civilisation et les modes de vie français. Normalement,  la responsabilité devrait en incomber aux organisations politiques ou associatives existantes. Le problème, c’est que le débat est souvent caricatural entre des positions radicales de droite liberticides voire racistes et des positions de gauche d’une tolérance coupable vis-à-vis  du communautarisme et de l’islamisme. Un Islamo gauchisme qui a gangrené nombre d’organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême-gauche.

On n’ empêchera pas ces deux courants de s’exprimer voire de s’affronter. Il n’est pas certain cependant que cela serve la démocratie. D’abord parce que ces  prise de position viennent de très haut et qu’elles sont souvent le produit de cercles peu en prise avec les réalités sociales et sociétales.

 En outre la bataille culturelle n’est là propriété de personne, elle ne pourra être gagnée certes sans l’apport de certains intellectuels mais surtout avec le soutien du plus grand nombre. C’est aux citoyens qu’il appartient d’afficher et de défendre les valeurs de la démocratie française, son mode de vie et sa culture.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau mouvement politique qui retomberait rapidement dans les travers des autres en raison des contingences électorales. Il s’agit pour les citoyens d’afficher leur adhésion à ce qui fait la république, la Nation, ses principes et ses traditions. Tout simplement de dire et de montrer son appartenance à la république française. Commencer  tout simplement par porter un badge république française pour afficher sans  complexe ce qui fait la richesse des valeurs de notre société. Envisager ensuite des initiatives pour promouvoir ces valeurs.

 

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

les Français doivent davantage prendre part au combat culturel pour défendre les valeurs républicaines, la civilisation et les modes de vie français. Normalement,  la responsabilité devrait en incomber aux organisations politiques ou associatives existantes. Le problème c’est que le débat est souvent caricatural entre des positions radicales de droite liberticides voire racistes et des positions de gauche d’une tolérance coupable vis-à-vis  du communautarisme et de l’islamisme. Un Islamo gauchisme qui a gangrené nombre d’organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême-gauche.

On n’ empêchera pas ces deux courants de s’exprimer voire de s’affronter. Il n’est pas certain cependant que cela serve la démocratie. D’abord parce que ces  prise de position viennent de très haut et qu’elles sont souvent le produit de cercles peu en prise avec les réalités sociales et sociétales.

 En outre la bataille culturelle n’est là propriété de personne, elle ne pourra être gagnée certes sans l’apport de certains intellectuels mais surtout avec le soutien du plus grand nombre. C’est aux citoyens qu’il appartient d’afficher et de défendre les valeurs de la démocratie française, son mode de vie et sa culture.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau mouvement politique qui retomberait rapidement dans les travers des autres en raison des contingences électorales. Il s’agit pour les citoyens d’afficher leur adhésion à ce qui fait la république, la Nation, ses principes et ses traditions. Tout simplement de dire et de montrer son appartenance à la république française. Commencer  tout simplement par porter un badge république française pour afficher sans  complexe ce qui fait la richesse des valeurs de notre société. Envisager ensuite des initiatives pour promouvoir ces valeurs.

 

Les limites du mouvement philanthropique

Les limites du mouvement philanthropique

 

 

 

Des responsables de la plate-forme citoyenne Make.org Foundation et de l’association EVPA exposent, dans une tribune au « Monde », les nouvelles frontières de la philanthropie européenne, à l’ère de l’épidémie de Covid-19

Tribune. En pleine crise sociale, économique et écologique, les démocraties peinent à trouver des majorités pour mettre en œuvre une action publique efficace. Nos sociétés ont ainsi plus que jamais besoin d’actions civiles pour compléter ou pallier l’action publique, et la philanthropie doit en être le moteur. Face à cette responsabilité urgente et croissante, la philanthropie doit bien sûr démultiplier les moyens mobilisés. Pourtant, les deux véritables défis qui s’imposent à elle sont d’une autre nature.

Le premier défi porte sur la légitimité, ou « syndrome du messie ». En Europe, mais également aux Etats-Unis, dans plusieurs médias, sur les réseaux sociaux et dans le débat public, la légitimité de l’action de certaines grandes fondations est remise en cause, quelle que soit l’intégrité de leur démarche. Leurs avantages fiscaux sont pointés du doigt. Le soupçon de conflits d’intérêts pèse parfois sur leurs actions. La « privatisation de l’intérêt général » est érigée en menace. Sans refonder sa légitimité dans la société, la philanthropie ambitieuse finira par se confronter à des oppositions sociales et politiques.

Le second défi est celui de l’impact, ou « syndrome de la danseuse ». Aujourd’hui, l’exigence de résultat qui s’impose à l’action philanthropique est bien supérieure à celle de l’action publique. Elle se doit non seulement de procéder de façon professionnelle dans le choix des actions mais aussi dans la mesure précise des réalisations.

Pourtant, bien au-delà, elle se doit d’être déterminante, transformative, systémique et à l’échelle des problèmes auxquels elle s’attaque. Si les philanthropes ne concentrent pas leurs efforts sur les actions qui changent effectivement la donne, ces dernières risquent d’être perçues comme superficielles, inefficaces, inutiles et, en conséquence, comme un gaspillage indirect d’argent public, ou pire, comme la conséquence d’inégalités inacceptables.

Les philanthropes américains ont bâti leur action sur une promesse d’efficacité déterminante, mais sont aujourd’hui confrontés à une remise en question de leur légitimité. Les philanthropes européens ont été culturellement plus modestes dans leur rôle, pour rester légitimes dans la société, mais sont aujourd’hui questionnés sur l’efficacité et l’utilité réelles de leurs actions.

Sans légitimité, le rôle de la philanthropie finira par être contraint par la société. Sans impact décisif, la légitimité des philanthropes et des mesures fiscales qui leur sont accordées sera remise en cause. Ce mouvement a d’ailleurs déjà commencé en France.

 

 

Gilets jaunes :  » le mouvement a pratiquement disparu « 

Gilets jaunes :  » le mouvement a pratiquement disparu « 

« Le mouvement, qui existait par sa présence dans la rue, n’existe pratiquement plus », décrypte Jérôme Sainte-Marie, politologue et président de la société d’études et de conseil Polling Vox, sur Europe 1. 

Les « gilets jaunes » ont fait leur rentrée samedi, avec une faible mobilisation. Ils étaient 6.000 à défiler en France, dont 2.500 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Après de nombreuses manifestations chaque samedi, le mouvement populaire, lancé en novembre 2018, est-il en train de disparaître ?  »Le mouvement, qui existait par sa présence dans la rue, n’existe pratiquement plus », décrypte Jérôme Sainte-Marie, politologue et président de la société d’études et de conseil Polling Vox, sur Europe 1.

« On sort de six mois où il n’y avait pas de mobilisations possibles, et si vous cherchez la dernière grande mobilisation de « gilets jaunes », je pense qu’il faut remonter au 1er mai 2019, donc cela fait très longtemps que ce mouvement a pratiquement disparu dans la rue », poursuit le politologue qui explique ce phénomène par une volonté de convergence des luttes. « Je crois qu’il y a plusieurs causes à cela, y compris une forme de ‘gauchisation’ de ses porte-paroles qui ont voulu pratiquer une forme de convergence des luttes. Ils s’étaient associés d’ailleurs à la mobilisation autour d’Adama Traoré. Et cette tentation de la convergence a abouti à une catastrophe. »

Selon une étude de l’Ifop révélée par Le Parisien dimanche matin, seulement 10% des personnes interrogées se sentent encore « gilets jaunes », soit neuf points de moins que l’année dernière. En revanche, ils sont encore 41% à ne pas sentir « gilets jaunes » mais à les soutenir. « Plus vous avez le sentiment d’être en bas de la société, plus vous l’êtes vraiment par votre revenu ou par votre situation sociale, et plus vous vous identifiez toujours aux gilets jaunes », analyse Jérôme Sainte-Marie.

Pourtant d’après les chiffres des mobilisations précédentes, ce soutien ne se traduit plus sur le pavé. Selon le politologue, il y a plusieurs raisons à cela notamment une forme de répression. « Cela a un coût de manifester, il faut d’abord accéder aux endroits où on manifeste », assure-t-il. « Il y a eu de très nombreuses interpellations, c’est dissuasif. »

 

«Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 «Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 

La plupart des grands médias qui ont rendu compte de la dernière manif des gilets jaunes ont parlé de mobilisation en demi-teinte. La vérité est plus cruelle,  la participation se situe entre 5000 et 10 000 personnes pour l’ensemble de la France. Une participation qu’on devrait trouver pour une seule ville !

Ces  nouvelles mobilisations constituent un véritable échec. Il ne reste plus le dernier carré des gauchistes et autres anarchistes et poujadistes avec un éventail de revendications surréalistes, contradictoires et même incompréhensibles. En gros,  on affiche un contenu social mais sur le fond l’objet du mouvement est la révolution. Exactement ce qu’on retrouve dans les journaux à diffusion microscopique des organisations d’extrême-gauche qui ont noyauté le mouvement comme ils  tentent régulièrement de noyauter le mouvement syndical.

Le mouvement de départ qui avait un sens , qui  a  indiscutablement bénéficié d’un certain soutien populaire s’est transformé en groupuscule manipulé qui brasse aussi bien des revendications sociales que sociétales ou politiques .  La participation a été ridiculement basse partout à Paris avec autour trois 4000 manifestants, à Marseille avec 150 manifestants comme dans de nombreuses autres villes.

On objectera que certaines manifestations étaient interdites mais cela n’a jamais empêché les gilets jaunes de défiler précédemment. Par ailleurs, cette fois les forces de l’ordre sont intervenues très en amont pour interpeller des meneurs susceptibles de provoquer des violences. Du coup, ces dernières ont été relativement réduites.

Dernier épisode rocambolesque l’éjection de l’humoriste Bigard, représentant autoproclamé des gilets jaunes, candidats aux élections présidentielles et accusé de trahison. Un représentant mal accepté des gilets jaunes qui portaient sur sa casquette ce slogan philosophique : « allez tous vous faire vous faire enculer » ! Ou la politique et l’humour dans le caniveau !

 

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

 

Les radicaux voudraient définitivement tuer l’organisation syndicale qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. En effet, la gestion des grèves à la RATP comme à la SNCF est complètement irresponsable. Cette gestion aura pour conséquence d’avoir privé de salaire pendant 40 et peut-être 50 jours des salariés sans leur apporter en retour la moindre satisfaction. Elle ne va générer que rancœur, désillusion et rejet des organisations syndicales à  commencé par les plus radicales. Bref, une stratégie totalement suicidaire du fait de en particulier de la confusion qu’il y a entre le rôle d’une organisation politique et celui d’un syndicat.

 Le syndicat a pour vocation de prendre en charge les intérêts des salariés, de négocier, de favoriser des compromis qui permettent d’obtenir de satisfaire les revendications. Les syndicats n’ont pas vocation à organiser un rapport de force pour renverser un gouvernement, favoriser un courant politique,  une quelconque idéologie fut-elle révolutionnaire. Nombre de responsables de syndicats radicaux sont de ce point de vue de véritables apprentis sorciers. Ils poussent leurs troupes jusqu’à l’épuisement accompagnant ainsi et même favorisant la stratégie d’étouffement du mouvement voulu par le gouvernement. Leur incompétence tout autant que leur irresponsabilité aura largement contribuée à tuer la mobilisation. On ne conduit pas un mouvement syndical de cette manière. On doit être capable d’analyser l’état réel du rapport de force et de le gérer avec intelligence et efficacité. La grève ultime recourt ne doit pas être galvaudée pour être sacrifiée sur l’autel illusoire de la révolution gauchiste et -ou anarchiste. Toute l’histoire du mouvement syndical montre que les grandes conquêtes n’ont été permises la que lorsque deux facteurs ont été réunis:  d’abord une mobilisation significative voire majoritaire et une capacité à négocier. Ce n’est pas le cas quand le taux de grévistes tombe à quelques % et qu’on refuse toute perspective de négociation sur le sujet objet du conflit.

 

5 décembre: des violences pour discréditer le mouvement ?

 5 décembre: des  violences pour discréditer le mouvement ?

Il est pour le moins curieux que les Pouvoirs publics annoncent par avance que plusieurs milliers de casseurs sont susceptibles de se joindre à la manifestation du 5 décembre à Paris et ailleurs. Certes l’hypothèse est vraisemblable et il est normal que les Pouvoirs publics organisent le maintien de l’ordre en conséquence. Pour autant ,cette déclaration sonne aussi comme une sorte de bizarre invitation. “Nous savons que des ‘black blocs’ et des gilets jaunes radicaux ont décidé de se joindre aux manifestations”, a-t-il poursuivi. “Ce sont quelques centaines de personnes supplémentaires à Paris et peut-être quelques milliers sur l’ensemble du territoire national”. En effet l’avenir du mouvement qui commence le 5 décembre se jouera surtout dans l’opinion publique. De ce point de vue, le gouvernement ne peut guère espérer un basculement de cette opinion qui risque de demeurer favorable aux grévistes. Par contre, des incident et surtout des violences pourraient faire changer l’avis des Français comme on a pu le constater par ailleurs avec les gilets jaunes. A la préfecture de police de Paris, on souligne un “contexte social et revendicatif des plus tendus” qui laisse présager “que les violences et les dégradations que subit la capitale depuis le mouvement dit des ‘Gilets jaunes’ sont susceptibles de se reproduire”. Les craintes ne sont évidemment pas injustifiées mais il est sans doute inutile de les susciter  par des déclarations un peu irresponsable en forme d’invitation.

Le mouvement des gilets jaunes victime de ses leaders

Le mouvement des gilets jaunes victime de ses leaders

 

 

Dernier sursaut d’un mouvement qui se meurt ce week-end ; sans doute aussi dernières violences. pour  Le soutien aux manifs des gilets jaunes a basculé en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes les gilets jaunes  bénéficient encore d’un certain soutien mais une  majorité condamne les manifestations.  Les  principaux leaders radicaux des gilets ont  tué le mouvement.  Finalement, certains leaders autoproclamés n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Malheureusement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Les  leaders autoproclamés ont certes encore des soutiens  mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup décourage les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho , gauchiste et populiste,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales des responsables. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Gilets jaunes: les derniers feux d’un mouvement irresponsable

Gilets jaunes: les derniers feux d’un mouvement irresponsable

 

Ce samedi donnera sans doute lieu à l’une des dernières commémorations d’un mouvement de plus en plus irresponsable.  Il y ira forcément une participation un peu plus importante que précédemment puisque des dernières semaines, il ne restait plus que quelque centaines de grognards. Aujourd’hui vont se mêler aux manifestations des casseurs qui vont finir de discréditer totalement le gilets jaunes ( on se demande pourquoi il y aura trois défilés alors qu’un seul aura du mal à remplir les rues).  En dépit de l’écroulement de la participation, les gilets jaunes vont continuer  d’épuiser les quelques forces qui leur restent. Cette gestion du mouvement est assez pathétique puisqu’on est passé d’une participation de plusieurs centaines de milliers de manifestants à quelques milliers;  au point qu’il n’y a même pas une ligne dans la plupart des médias pour rendre compte de manifestations de plus en plus anecdotiques ces derniers mois . En cause, évidemment l’incapacité totale à structurer le mouvement par des leaders gauchistes et populistes complètement irresponsables. Une évolution bien connue dans les mouvements sociaux traditionnels. Plus la participation diminue et plus les mots d’ordre gauchiste durcissent  l’action jusqu’à l’épuisement total. On voudrait discréditer l’action qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il est à craindre cependant que les leaders gauchistes s’enferment un peu plus chaque samedi dans leur entêtement mortifère et le mouvement des gilets jaunes finira  avec quelques dizaines  de protestataires. D’une certaine manière,  l’étiolement de la participation rend service pouvoir qui peut d’autant mieux critiquer un mouvement qui au départ avait un certain  un sens mais qui de dérive en dérive a perdu toute notion d’objectif et de stratégie. Pour parler clair, on est passé de la contestation sociale à la protestation politique sans la moindre perspective d’aboutir. L’objectif annoncé des «gilets jaunes»: obtenir «un automne  noir» traduit bien le ridicule et l’inconséquence des leaders gauchistes et populistes.

Mais ce mouvement imprévisible, qui a bien longtemps pris de court le pouvoir et qui a surpris par son ampleur, reste sous étroite surveillance. Même si on n’est pas aujourd’hui sur des niveaux de mobilisation importants, ces rassemblements peuvent être l’occasion de voir s’agréger les mouvances radicales d’ultragauche, lesquelles souhaitent que tout bascule dans la violence.

 

Grève sauvage SNCF: un mouvement de plus pour tuer l’entreprise

 

En instrumentalisant le droit de retrait, les gauchistes des syndicats ont porté un coup supplémentaire à une entreprise qui ne cesse de décliner et qui finira par disparaître du fait d’un corporatisme complètement irresponsable.

Le trafic des TGV Atlantique est de nouveau  perturbé ce jeudi en raison d’une grève spontanée ( en fait suscitée par Sud rail) dans un technicentre de la SNCF. « La réaction épidermique des agents est à la hauteur de la violence des annonces de la direction de la SNCF », explique sur BFMTV Erik Meyer, secrétaire fédéral Sud Rail.qui dénonce la violence de la SNCF suite à une modification des conditions de travail  de 200 agents spécialisés dans la maintenance en banlieue parisienne. Certes les questions de dialogue social se posent sans doute dans l’entreprise mais il ne faut pas être dupes les raisons essentielles de la mobilisation liée à la concurrence à acharnée que se livrent les gauchistes de Sud rail dune part,  de la CGT d’autre part. Une CGT qui en quelque sorte marque  à la culotte Sud rail et veut se montrer aussi radicale au moins pour conserver son poids électoral dans l’entreprise . Pour l’instant l’opinion public adhère globalement aux préoccupations de sécurité mais en ignorant évidemment la problématique précise. En effet, il y a longtemps que les trains régionaux sont équipés avec un seul agent notamment en région parisienne où la circulation est autrement plus importante, plus complexe et plus dangereuse .

On ne fera croire à personne que le droit de retrait massivement pratiqué par des roulants SNCF repose sur un mouvement spontané. C’est clairement un mouvement de grève des syndicats gauchistes qui veulent prendre leur revanche après l’échec des actions contre la réforme de la SNCF. Pour preuve il y a longtemps que de nombreux trains circulent avec un seul conducteur notamment les trains régionaux de la banlieue parisienne où les conditions de circulation sont autrement plus difficiles qu’en province. Notons que parmi ceux qui  nt exercé leur droit de retrait figurent  des agents conduisant des trains équipés de plusieurs agents ! En fait cette stratégie gauchiste accélère le naufrage dune entreprise menacée de disparition. Pour ce qui concerne précisément les TER (trains régionaux) déjà subventionnés à hauteur de 75%, le retour à l’équipement avec deux agents condamnerait l’équilibre économique de ce type de transport au profit sans doute du car. (Comme nombre d’anciens trains omnibus). Il est clair que le camion d’une part, l’automobile d’autre part ont largement participé à  la régression du rail. Mais les forces conservatrices et corporatistes internes y ont aussi largement contribué. Certes, le rail est encore très dynamique sur certains créneaux de marché comme le TGV (mais rentable seulement sur les grands corridors). Globalement cependant, la SNCF n’a cessé de perdre des parts de marché par rapport à ses concurrents. Le boulet de la dette, le manque chronique de compétitivité, l’archaïsme culturel de l’entreprise ont affaibli un outil qui paradoxalement pourrait retrouver des raisons d’exister et de se développer du fait des nouvelles préoccupations environnementales. Sud rail s’est développé sur ce terreau de l’archaïsme culturel, une sorte de cocktail de gauchiste au sommet du syndicat et de basistes corpos sur le terrain. Et la CGT en baisse régulière depuis des dizaines d’années est contrainte d’emboiter le pas de Sud pour tenter de sauver ses positions. Bref une vraie fuite en avant qui contribue à tuer l’entreprise. Au plan économique  Le frein, c’est évidemment le coût. Le rail est plombé par une dette dont une part revient aux pouvoirs publics qui imposent des investissements que l’entreprise ne peut financer et par la gestion calamiteuse de la SNCF. Les deux cumulés aboutissent au fait qu’à la louche on peut considérer que la SNCF est presque subventionnée à hauteur de 50% de ses coûts (chiffrage de la Cour des comptes). A ce niveau, la question est de savoir si la SNCF est une entreprise ou une administration ; Culturellement la SNCF est plus proche d’une administration que d’une entreprise affrontée à un environnement concurrentiel. Et la défense d’un mode de fonctionnement obsolète par les syndicats comme par la direction (un terme inapproprié car on se demande où est le pouvoir quand on compte autant de directeurs) est le meilleur moyen d’enfoncer un peu plus depuis des dizaines d’années une entreprise en sursis. Pour boucher le trou apparent de la gestion, la philosophie est toujours la même, réduire la taille du service. A ce petit jeu le service du transport express par train a d’abord disparu. Ensuite, c’est le service de messagerie qui a été bradé (avec l’étape Sernam). Le transport de marchandises par wagon complet est devenu marginal, la plupart des triages ont été fermés faute de volume à traiter. En transport de voyageurs, on a supprimé des petites lignes et de services. Nombre de voies ferrées qui participaient à l’aménagement du territoire sont envahie par les ronces ou ont même été déposées. Les cheminots se recroquevillent, ils étaient plus de 500 000 en 1935, ils sont moins de 150 000. Paradoxe, l’entreprise détient l’un des plus grands groupe privé de transport, logistique, transport routier de personnes et d’ingénierie. Un groupe de 650 filiales dont la gestion, elle, est exemplaire et qui ne cesse de se développer. Au point que la SNCF -purement ferroviaire- honteuse agglomère les résultats de ces filiales avec l’activité SNCF pour mieux masquer ses déficiences. (Un CA global d’environ 33 MMF en 2018). Dans les faits il n’y a pratiquement pas de convergences technique ou économique entre ces filiales et la SNCF traditionnelle. En cause, l’archaïsme de la gestion et la culture corporatiste. Les dirigeants argumentent en considérant que l’entreprise fait régulièrement des progrès en matière de gestion. Le problème, c’est que la concurrence, elle avance encore plus vite. En fait, l’entreprise vit toujours dans un monde en retard d’une vingtaine d’année voire plus. Il suffit pour s’en persuader d’écouter les discours désuets et destructeurs de certains responsables syndicaux. On se croirait encore dans les années 50. Le gouvernement porte bien sûr une lourde responsabilité par rapports aux choix d’investissements imposés et non financés mais aussi pour avoir laissé pénétré partout dans l’entreprise la culture énarchique à la place de l’ancienne culture des ingénieurs des mines. Pour tuer une entreprise il n’y a pas mieux : nommer des anciens fonctionnaires à la direction. Jadis, on résumait l’esprit de entreprise avec ce raccourci : » la SNCF, c’est l’armée avec la discipline en plus » maintenant on pourrait convenir que « c’est toujours l’armée mais avec la discipline en moins. »

Grève SNCF: un mouvement de plus pour tuer l’entreprise

Grève  SNCF: un mouvement de plus pour tuer l’entreprise

En instrumentalisant le droit de retrait, les gauchistes des syndicats ont porté un coup supplémentaire à une entreprise qui ne cesse de décliner et qui finira par disparaître du fait d’un corporatisme complètement irresponsable.

Le trafic des TGV Atlantique est de nouveau  perturbé ce jeudi en raison d’une grève dans un technicentre de la SNCF. « La réaction épidermique des agents est à la hauteur de la violence des annonces de la direction de la SNCF », explique sur BFMTV Erik Meyer, secrétaire fédéral Sud Rail.qui dénonce la violence de la SNCF suite à une modification des conditions de travail  de 200 agents spécialisés dans la maintenance en banlieue parisienne. Certes les questions de dialogue social se posent sans doute dans l’entreprise mais il ne faut pas être dupes les raisons essentielles de la mobilisation liée à la concurrence à acharnée que se livrent les gauchistes de Sud rail dune part,  de la CGT d’autre part. Une CGT qui en quelque sorte Marque  à la culotte Sud rail et veut se montrer aussi radicale au moins pour conserver son poids électoral dans l’entreprise . Pour l’instant l’opinion public adhère globalement aux préoccupations de sécurité mais en ignorant évidemment la problématique précise. En effet, il y a longtemps que les trains régionaux sont équipés avec un seul agent notamment en région parisienne où la circulation est autrement plus importante, plus complexe et plus dangereuse .

On ne fera croire à personne que le droit de retrait massivement pratiqué par des roulants SNCF repose sur un mouvement spontané. C’est clairement un mouvement de grève des syndicats gauchistes qui veulent prendre leur revanche après l’échec des actions contre la réforme de la SNCF. Pour preuve il y a longtemps que de nombreux trains circulent avec un seul conducteur notamment les trains régionaux de la banlieue parisienne où les conditions de circulation sont autrement plus difficiles qu’en province. Notons que parmi ceux qui  nt exercé leur droit de retrait figurent  des agents conduisant des trains équipés de plusieurs agents ! En fait cette stratégie gauchiste accélère le naufrage dune entreprise menacée de disparition. Pour ce qui concerne précisément les TER (trains régionaux) déjà subventionnés à hauteur de 75%, le retour à l’équipement avec deux agents condamnerait l’équilibre économique de ce type de transport au profit sans doute du car. (Comme nombre d’anciens trains omnibus). Il est clair que le camion d’une part, l’automobile d’autre part ont largement participé à  la régression du rail. Mais les forces conservatrices et corporatistes internes y ont aussi largement contribué. Certes, le rail est encore très dynamique sur certains créneaux de marché comme le TGV (mais rentable seulement sur les grands corridors). Globalement cependant, la SNCF n’a cessé de perdre des parts de marché par rapport à ses concurrents. Le boulet de la dette, le manque chronique de compétitivité, l’archaïsme culturel de l’entreprise ont affaibli un outil qui paradoxalement pourrait retrouver des raisons d’exister et de se développer du fait des nouvelles préoccupations environnementales. Sud rail s’est développé sur ce terreau de l’archaïsme culturel, une sorte de cocktail de gauchiste au sommet du syndicat et de basiste corpos sur le terrain. Et la CGT en baisse régulière depuis des dizaines d’années est contrainte d’emboiter le pas de Sud pour tenter de sauver ses positions. Bref une vraie fuite en avant qui contribue à tuer l’entreprise. Au plan économique  Le frein, c’est évidemment le coût. Le rail est plombé par une dette dont une part revient aux pouvoirs publics qui imposent des investissements que l’entreprise ne peut financer et par la gestion calamiteuse de la SNCF. Les deux cumulés aboutissent au fait qu’à la louche on peut considérer que la SNCF est presque subventionnée à hauteur de 50% de ses coûts (chiffrage de la Cour des comptes). A ce niveau, la question est de savoir si la SNCF est une entreprise ou une administration ; Culturellement la SNCF est plus proche d’une administration que d’une entreprise affrontée à un environnement concurrentiel. Et la défense d’un mode de fonctionnement obsolète par les syndicats comme par la direction (un terme inapproprié car on se demande où est le pouvoir quand on compte autant de directeurs) est le meilleur moyen d’enfoncer un peu plus depuis des dizaines d’années une entreprise en sursis. Pour boucher le trou apparent de la gestion, la philosophie est toujours la même, réduire la taille du service. A ce petit jeu le service du transport express par train a d’abord disparu. Ensuite, c’est le service de messagerie qui a été bradé (avec l’étape Sernam). Le transport de marchandises par wagon complet est devenu marginal, la plupart des triages ont été fermés faute de volume à traiter. En transport de voyageurs, on a supprimé des petites lignes et de services. Nombre de voies ferrées qui participaient à l’aménagement du territoire sont envahie par les ronces ou ont même été déposées. Les cheminots se recroquevillent, ils étaient plus de 500 000 en 1935, ils sont moins de 150 000. Paradoxe, l’entreprise détient l’un des plus grands groupe privé de transport, logistique, transport routier de personnes et d’ingénierie. Un groupe de 650 filiales dont la gestion, elle, est exemplaire et qui ne cesse de se développer. Au point que la SNCF -purement ferroviaire- honteuse agglomère les résultats de ces filiales avec l’activité SNCF pour mieux masquer ses déficiences. (Un CA global d’environ 33 MMF en 2018). Dans les faits il n’y a pratiquement pas de convergences technique ou économique entre ces filiales et la SNCF traditionnelle. En cause, l’archaïsme de la gestion et la culture corporatiste. Les dirigeants argumentent en considérant que l’entreprise fait régulièrement des progrès en matière de gestion. Le problème, c’est que la concurrence, elle avance encore plus vite. En fait, l’entreprise vit toujours dans un monde en retard d’une vingtaine d’année voire plus. Il suffit pour s’en persuader d’écouter les discours désuets et destructeurs de certains responsables syndicaux. On se croirait encore dans les années 50. Le gouvernement porte bien sûr une lourde responsabilité par rapports aux choix d’investissements imposés et non financés mais aussi pour avoir laissé pénétré partout dans l’entreprise la culture énarchique à la place de l’ancienne culture des ingénieurs des mines. Pour tuer une entreprise il n’y a pas mieux : nommer des anciens fonctionnaires à la direction. Jadis, on résumait l’esprit de entreprise avec ce raccourci : » la SNCF, c’est l’armée avec la discipline en plus » maintenant on pourrait convenir que « c’est toujours l’armée mais avec la discipline en moins. »

Le suicide du mouvement des gilets jaunes

Le suicide du mouvement des gilets jaunes

 

Environ  10 000 manifestants en France et un mouvement qui ne cesse de s’étioler. De toucher au  ridicule aussi. On est loin de la mobilisation initiale qui avait concerné plus de 300 000 d’un soutien très majoritaire de la part de la population. Aujourd’hui le mouvement ne rassemble plus que des marginaux gauchistes, anarchistes, casseurs et populistes. D’une certaine manière, le mouvement s’est suicidé lui-même. D’abord quand il a décidé de s’orienter vers des revendications d’ordre politique de type gauchiste et basiste. Ensuite quand le mouvement a fait preuve d’une grande tolérance vis-à-vis de l’intrusion de casseurs. Une intrusion par ailleurs favorisée par le pouvoir pour discréditer les gilets jaunes. La responsabilité des leaders auto proclamés est grande. Ils auraient voulu tuer mouvement qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est d’ailleurs la méthode classique utilisée par certaines organisations syndicales pour tuer la mobilisation. En gros,  on durcit d’autant plus le mouvement que la mobilisation ne repose plus que sur des radicaux de moins en moins nombreux. Le mouvement des gilets jaunes a cependant permis de secouer le cocotier d’un pouvoir central surtout au service des grands intérêts financiers. Mais il se termine de manière lamentable.

 

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