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Le suicide du mouvement des gilets jaunes

Le suicide du mouvement des gilets jaunes

 

Environ  10 000 manifestants en France et un mouvement qui ne cesse de s’étioler. De toucher au  ridicule aussi. On est loin de la mobilisation initiale qui avait concerné plus de 300 000 d’un soutien très majoritaire de la part de la population. Aujourd’hui le mouvement ne rassemble plus que des marginaux gauchistes, anarchistes, casseurs et populistes. D’une certaine manière, le mouvement s’est suicidé lui-même. D’abord quand il a décidé de s’orienter vers des revendications d’ordre politique de type gauchiste et basiste. Ensuite quand le mouvement a fait preuve d’une grande tolérance vis-à-vis de l’intrusion de casseurs. Une intrusion par ailleurs favorisée par le pouvoir pour discréditer les gilets jaunes. La responsabilité des leaders auto proclamés est grande. Ils auraient voulu tuer mouvement qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est d’ailleurs la méthode classique utilisée par certaines organisations syndicales pour tuer la mobilisation. En gros,  on durcit d’autant plus le mouvement que la mobilisation ne repose plus que sur des radicaux de moins en moins nombreux. Le mouvement des gilets jaunes a cependant permis de secouer le cocotier d’un pouvoir central surtout au service des grands intérêts financiers. Mais il se termine de manière lamentable.

 

Gilets jaunes : le suicide d’un mouvement

Gilets jaunes : le suicide d’un mouvement

 

Encore autour de 10 000 manifestants en France comme le week-end précédent. Bref un mouvement qui ne cesse de s’étioler. De toucher au  ridicule. On est loin de la mobilisation initiale qui avait concerné plus de 300 000 d’un soutien très majoritaire de la part de la population. Aujourd’hui le mouvement ne rassemble plus que des marginaux gauchistes, anarchistes, casseurs et populistes. D’une certaine manière, le mouvement s’est suicidé lui-même. D’abord quand il a décidé de s’orienter vers des revendications d’ordre politique de type gauchiste et basiste. Ensuite quand le mouvement a fait preuve d’une grande tolérance vis-à-vis de l’intrusion de casseurs. Une intrusion par ailleurs favorisée par le pouvoir pour discréditer les gilets jaunes. La responsabilité des leaders auto proclamés est grande. Ils auraient voulu tuer mouvement qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est d’ailleurs la méthode classique utilisée par certaines organisations syndicales pour tuer la mobilisation. En gros,  on durcit d’autant plus le mouvement que la mobilisation ne repose plus que sur des radicaux de moins en moins nombreux. Le mouvement des gilets jaunes a cependant permis de secouer le cocotier d’un pouvoir central surtout au service des grands intérêts financiers. À noter cependant Un léger regain de mobilisation samedi, avec 10.300 manifestants dans toute la France, (au lieu de 9500 la semaine passée dont 1100 à Paris selon le ministère de l’Intérieur. La semaine dernière, ils étaient 9500 dans l’ensemble du territoire et 1500 dans la capitale.

Sondage Gilets jaunes : 60 % pour l’arrêt du mouvement

Sondage Gilets jaunes : 60 % pour l’arrêt du mouvement

 

D’après un sondage Elabe pour BFM, l’opinion publique soutient toujours à hauteur d’environ 50 % des revendications portées par les gilets jaunes. Par contre, ils sont désormais 60 % à souhaiter que s’arrête cette mobilisation caractérisée par des affrontements et des violences

60% des personnes sondées déclarent ainsi qu’elles désirent la fin de la mobilisation. Elles n’étaient que 56%, en février dernier. Corollairement, les partisans de la poursuite du mouvement sont passés de 43% à 40%. Les catégories de Français les plus en faveur d’un arrêt du mouvement sont les personnes de 65 ans et plus (70%, +7 points par rapport au 20 février 2019), les 18-24 ans (59%, +14) et les cadres (75%, -5). Les employés sont très divisés sur la question, avec seulement 53% d’interlocuteurs appelant à une cessation des défilés jaunes. Parmi les ouvriers, on ne trouve qu’une minorité de 43% pour appeler à la fin de la mobilisation.

L’approbation des gilets jaunes est très large parmi les classes populaires, avec 66%, en progression d’un point, et domine toujours parmi les classes moyennes (52%, +3). On observe un bond chez les retraités, à nouveau au centre de l’actualité sociale ces jours-ci, avec 50% d’approbation, après un accroissement de six points.

En revanche, parmi les classes les plus aisées, on n’enregistre plus qu’un taux de 44% et la glissade est lourde du côté des habitants des communes rurales et des petites agglomérations, avec respectivement des scores de 54%, en chute de sept points, et 51%, après une baisse similaire.

Un détour par les prismes politiques indique que l’approbation est toujours vigoureuse parmi les électeurs de Marine Le Pen, stable à 73%, et de Jean-Luc Mélenchon, estimée à 68%, bien que fragilisée par une réduction de cinq points.

Enfin, 68% des Français ont dit à l’institut Elabe que les gilets jaunes s’étaient selon eux éloignés de leurs premières revendications, quand 31% ont soutenu l’inverse.

Une dernière donnée explorée par le sondage ne va pas inciter l’exécutif à l’optimisme. 75% des Français jugent ainsi que le débat national d’Emmanuel Macron ne permettra pas de résoudre la crise, et 60% qu’il ne permettra pas d’améliorer la participation des citoyens aux décisions.

Sondage mené sur un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 23 et 24 avril 2019. 

Un des fondateurs de Place publique, L’économiste Thomas Porcher, quitte le mouvement

Un des fondateurs de Place publique, L’économiste Thomas Porcher, quitte le mouvement

 

 

L’économiste Thomas Porcher, un des fondateurs du mouvement place publique quitte le mouvement qui a décidé de participer à l’opération sauvetage du parti socialiste (interview du JDD)

Pourquoi ne participerez-vous pas à la campagne européenne de Place publique (PP)?
Quand on a créé PP, on avait une promesse : mettre les citoyens au cœur des institutions en rassemblant toutes les forces de gauche. Aujourd’hui, on se retrouve cornérisé avec le PS, quelques petites chapelles, comme l’Union des démocrates et des écologistes [UDE], et un mouvement de centre droit, Cap21, qui a fait campagne pour Emmanuel Macron ! Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a annoncé que toutes les tendances de son parti seraient représentées : ce sera une liste d’apparatchiks, pas de citoyens. C’est pourquoi je préfère quitter Place publique.

Pourquoi ne pas se satisfaire de cette union d’au moins quelques forces de gauche?
Je n’ai pas envie de servir de caution de gauche au PS, ni que Place publique soit le nouvel emballage d’un produit périmé.

Qu’aurait dû faire Place publique?
On voulait rassembler du PS à La France insoumise. Mais les appareils politiques se sont recroquevillés sur eux-mêmes. Les communistes veulent se reconstruire ; Yannick Jadot veut y aller seul, sur une ligne difficile à cerner : écologie libérale ou populaire, on n’arrive plus à savoir. À partir de là, on aurait dû passer notre tour.

Le mouvement des gilets jaunes victime de ses leaders

Le mouvement des gilets jaunes victime de ses leaders

 

 

Encore moins de participation ce week-end. Le soutien aux manifs des gilets jaunes bascule en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes une majorité soutient encore les gilets jaunes mais la même majorité condamne les manifestations.  Deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes en particulier sont en train de tuer le mouvement : Maxime Nicolle et Eric Drouet  (sans parler de Christophe Chalençon qui parle de prise de pouvoir par des paramilitaires !). Heureusement d’autres leaders plus réalistes considèrent les dérives politiques comme irresponsables.  Finalement, certains leaders autoproclamés n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Malheureusement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup décourage les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho légèrement de droite des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Le mouvement des gilets jaunes dérape

Le mouvement des gilets jaunes dérape

Le soutien aux manifs des gilets jaunes bascule en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes un majorité soutient encore les gilets jaunes mais la même majorité condamnent les manifestations.  Deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes en particulier sont en train de tuer le mouvement : Maxime Nicolle et Eric Drouet  ( sans parler de Christophe Chalençon qui parle de prise de pouvoir par des para-mimitaires !). Huerisement d’autres leaders plus réalistes considèrent les dérives politiques comme irresponsables.  Finalement,certains leaders auto-proclamés n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Malheureusement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait est au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup découragent les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho légèrement de droite des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Maxime Nicolle et Eric Drouet vont tuer le mouvement des gilets jaunes

 

 

Maxime Nicolle  et Eric Drouet vont tuer le mouvement des gilets jaunes 

Les deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes sont en train de tuer le mouvement. Finalement ils n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Finalement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature.et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait est au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup découragent les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Gilets jaunes aux Européennes : La politisation va tuer le mouvement

Gilets jaunes aux Européennes : La politisation va tuer le mouvement

Au rythme actuel on pourrait bien se retrouver avec cinq ou six listes des gilets jaunes aux élections européennes. De quoi évidemment ridiculiser le mouvement et le tuer. Il y a la liste donts les médias ont beaucoup parlé :  celle de l’aide-soignante Ingrid le Vavasseur. Aussi la liste Patrick Cribouw de Nice, ancien directeur commercial. , baptisée “Union jaune”. , une troisième liste intitulée “Rassemblement des Gilets jaunes citoyens” a vu le jour. Emmenée par Thierry-Paul Valette, un habitant du Calvados, elle compte pour l’heure dix candidats dont un agriculteur, un assureur et une étudiante. Une quatrième liste pourrait apparaître autour de Jacqueline Mouraud sans parler de celle constituée autour de Francis Lalanne. Conclusion la dispersion va nécessairement nuire aux chances de réussite de conversion du mouvement en organisation politique. Notons que ces listes se présentent à peu près toutes comme apolitique,  ce qui constitue en soi un contresens sémantique puisque le faite de se présenter constitue clairement une acceptation du système politique. C’est même l’acte le plus symbolique. En réalité, se  pose la question de savoir ce que doit être le devenir du mouvement des gilets jaunes : soit un mouvement de type syndicat de citoyens soit finalement une organisation politique comme les autres. Il est clair que la force de gilets jaunes vient de sa capacité de contestation et de proposition. Une fois entrés dans le système les gilets jaunes auront comme les autres partis  à rendre compte de leur gestion est nécessairement seront prisonniers des contraintes politiques, économiques et victimes aussi comme les autres de déviances personnelles. Une liste politique des gilets jaunes par ailleurs n’a pas de sens politique tellement l’éventail des sensibilités est large. Un éventail qui va de l’extrême gauche à l’extrême droite en pensant par le populisme et l’apolitisme. En outre chez les  gilets jaunes, les questions européennes n’ont pratiquement pas été abordées.Et pour cause les leaders des gilets jaunes ont les pires diffcultés à maîtriser les problématiques sur les terrains sociaux économiques, environnementaux et sociétaux. S’il veulent  continuer d’exister et de rassembler, les gilets jaunes doivent demeurer un mouvement à caractère social, une sorte de syndicat des citoyens. Faute de cela il risque d’être de se discréditer  voire même de se ridiculiser

Européennes : liste gilets jaunes, l’erreur fatale qui va tuer le mouvement

Européennes : liste gilets jaunes, l’erreur fatale qui va tuer le mouvement

 

Les gilets jaunes viennent sans doute de commettre l’erreur fatale en décidant de se transformer en parti politique avec présentation de candidats aux élections européennes. Ce mouvement appelé RIC (ralliement d’initiative citoyenne)  se présente comme apolitique comme s’il était possible de faire de la politique en déclarant ne pas en faire. La première conséquence de cette politisation d’une partie du mouvement sera de le diviser. Nombre de gilets jaunes ne souhaitaient justement pas cette évolution politique. Ainsi à Marseille des gilets jaunes avaient-ils protesté lorsque se préparait la politisation du mouvement. De nombreuses contradictions traversent les gilets jaunes mais en gros on peut tenter de faire un essai de typologie avec d’un côté les radicaux de type à anarcho gauchiste, des radicaux penchant plutôt à droite, des apolitiques qui refusent justement la transformation du mouvement en parti et des réformistes comme ceux qui veulent se présenter aux européennes. La plus grande partie du mouvement initial est opposée à cette évolution politique. Le mélange des genres est en effet toujours fatal. Les gilets jaunes fondamentalement constituent une sorte de syndicat de citoyens qui veulent à la fois contester la politique actuelle et l’influencer mais non mettre les doigts dans la gestion. En effet la gestion implique toujours des compromis, des alliances voir des compromissions sans parler des déviances personnelles que connaissent tous les partis. Les syndicats qui ont voulu monter sur le terrain politique en ont payé lourdement le prix. La CGT en particulier qui dominait et de loin le paysage syndical a vu son audience se rétrécir du fait de sa proximité avec le parti communiste. C’est  le même sort pour l’extrême gauche politique qui anime le syndicat Sud. On ne peut pas à la fois être en situation de contestation, de contrôle de la vie publique et en même temps se situer dans la gestion. Dernier élément de la fragilité du mouvement des gilets jaunes : l’absence de responsables ayant à la fois les compétences et l’expérience. On le voit bien dans les émissions télévisées, la plupart ne tiennent pas le choc face aux politiques chevronnées, aux journalistes ou aux experts. Le dernier élément qui pourrait tuer définitivement le mouvement des gilets jaunes serait la présentation d’autres listes qui confirmeraient ainsi les contradictions internes. Notons aussi que finalement cette liste est fortement encouragée par le pouvoir pour affaiblir le rassemblement national.«L’idée est que cette liste soit portée par des gens qui ont fait cette mobilisation depuis le début sur les ronds-points, pas des technocrates. On a déjà refusé plusieurs grandes personnalités, assure au Figaro Hayc Shahinyan, autre figure du mouvement qui assurera la fonction de directeur de campagne.  «Il y a beaucoup de positions différentes au sein du mouvement des “gilets jaunes” sur cette question des élections, mais rien qui ne puisse faire l’objet d’un dialogue. À partir du moment où l’on refuse les partis traditionnels, il y avait trois options, détaille le jeune homme. Soit faire la politique de la chaise vide aux européennes, ce qui à terme aurait permis aux partis de faire leur jeu habituel. Soit rejoindre une liste existante, ce qui revient à soutenir un parti. Où, troisième solution, rester indépendant, assumer nos différences pour porter notre message sur le long terme», plaide Hayc Shahinyan, qui verrait bien le «RIC» présenter également des candidats aux prochaines élections locales comme aux législatives.

«La nuit jaune», la proposition de Drouet qui va discréditer le mouvement

«La nuit jaune», la proposition de Drouet qui va discréditer le mouvement

De  toute évidence le médiatique leader des gilets jaunes Éric Drouet  utilise la provocation pour s’imposer comme le principal responsable du mouvement. La lettre qu’il vient d’adresser au président est particulièrement incohérente puisque qu’elle se fixe pour objet d’obtenir une rencontre avec le chef de l’État mais qu’en même temps Drouet  menace de sortir des règles républicaines pour durcir l’action. En clair il annonce une plus grande radicalité et conseille  même aux gilets jaunes un peu mous de s’abstenir de venir. Il propose maintenant des manifestations de nuit qui pourraient n’être pas déclarées. Cette lettre officiellement adressée au président est surtout destinée aux gilets jaunes les plus radicaux pour qu’ils se rallient à Éric Drouet. Il est clair que se joue actuellement chez les gilets jaunes une bataille de leadership entre ceux  qui veulent politiser et durcir le mouvement et ceux plus réformistes qui souhaitent des résultats. La lettre d’Éric Drouet  assez maladroite sur la forme démontre à l’évidence un manque d’expérience politique et sociale avec un mélange de rouerie et de naïveté. Éric Drouet  se sert aussi des gilets jaunes en colère pour assurer sa propre promotion médiatique. Politiquement Éric Drouet se situe sur une ligne à anarcho  gauchiste et soigne son image de marque pour s’imposer personnellement. Une attitude que dénoncent nombre d’autres leaders des gilets jaunes qui ont critiqué les initiatives provocatrices de l’intéressé. Sa demande d’audience auprès du président de la république n’est cependant pas sans arrière-pensée. Il n’en espère sans doute pas grand-chose mais ce serait une manière de le consacrer comme leader indiscutable du mouvement. La proposition radicale d’organiser des manifestations non déclarées de nuit relève d’une grande irresponsabilité et pourrait porter un coup fatal au mouvement par suite des violences inévitables qui pourraient être favorisées la nuit. Il est probable cependant qu’Éric Drouet ne mettra pas sa menace à exécution. En effet déjà poursuivi judiciairement, certes pour des motifs plus ou moins clairs, il pourrait cette fois être lourdement condamné. Une fois encore on constate que ce mouvement des gilets jaunes manque cruellement de coordination et de responsables à la hauteur des enjeux je. Le pire ennemi des gilets jaunes pourrait bien venir désormais de l’intérieur, des contradictions idéologiques mais aussi des déviances personnelles.

Un mouvement gilets jaunes en Grande-Bretagne et au Canada

Un mouvement gilets jaunes en Grande-Bretagne et au Canada

 

Il semblerait que le mouvement gilets jaune constitue une matière exportation puisque dans plusieurs pays d’Europe déjà des manifestations se sont produites avec le fameux symbole. Désormais le phénomène atteint aussi la Grande-Bretagne et le Canada. Dans ces deux pays des manifestations sont prévues pour le week-end prochain. Le dénominateur commun de ces manifestations set un mécontentement vis-à-vis de la justice sociale et de l’austérité budgétaire mais prend aussi en compte des revendications sociétales.  Grande-Bretagne Le mouvement anti-austérité People’s Assembly appelle à une « manifestation nationale » samedi à Londres, exhortant les participants à revêtir un « gilet jaune », reprenant le symbole utilisé dans les manifestations qui secouent la France depuis deux mois. Cette organisation classée à gauche appelle également à des rassemblements dans d’autres villes du Royaume-Uni la semaine prochaine. Elle réclame l’organisation d’élections législatives anticipées pour évincer le Parti conservateur, au pouvoir depuis 2010.  Au Canada plusieurs groupes de gilets jaunes, ou « yellow vests » en anglais, ont été formés ces derniers jours au Canada sur Facebook, l’un d’eux comptant plus de 100.000 membres, avec des propos virulents portés contre Justin Trudeau, tant pour la taxe carbone que son gouvernement vient d’imposer que pour sa défense du multiculturalisme et de l’immigration.

Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire éclater le mouvement

Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire  éclater le mouvement

Au-delà de la participation, ce qui pourrait affaiblir voire faire éclater les  gilets jaunes c’est l’objectif même du mouvement. On a vu par exemple ce week-end à Marseille « une coordination « gilets jaune mouvement » se réunir avec un objectif  de transformation en parti politique. Une perspective contestée par une centaine d’autres gilets jaunes qui ne veulent surtout pas mettre les doigts dans la politique. Du coup, la coordination « gilets jaune mouvement » a dû se rabattre sur un objectif de coordination et de recueil des revendications. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. Pour schématiser une mouvance à caractère surtout sociale, une autre à caractère plutôt politique. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces (sans parler d’éventuelles dérives personnelles). Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. La plupart des leaders affichent  en effet leur inexpérience sociale aussi leur insuffisance de maîtrise de la problématique socio-économique globale voire sociétale.  Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourrait de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Face au mouvement Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

Face au  mouvement Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

La France se trouve dans une situation un peu surréaliste. D’un côté le gouvernement qualifie les violences de quasi état de guerre mais de l’autre il se tait. Il faut dire que jusqu’alors, à chaque fois qu’il s’est exprimé après les premières manifestations, le propos a été aussitôt oublié ; pire, le soutien de l’opinion publique au mouvement des gilets jaunes s’est encore renforcé. Du coup après les graves incidents de la dernière manifestation, Macron et son gouvernement ont choisi le silence. Pour toute réponse,  il propose de rencontrer les organisations politiques dont précisément les gilets jaunes se méfient. Certes le gouvernement maintenant accepte de rencontrer les gilets jaunes, c’est une avancée puisque pendant longtemps non seulement on a minimisé le mouvement mais on a refusé de recevoir ces couches populaires qui cassent les codes de la politique classique. Il est clair que cette concertation ne va pas servir à grand-chose tant que le gouvernement n’aura pas manifesté son esprit d’ouverture en prenant quelques mesures symboliques sur la  fiscalité et une mesure pour faciliter la hausse du pouvoir d’achat des ménages. Alors pourrait s’engager peut-être une concertation. Peut-être, car la problématique dépasse de loin maintenant la seule question de la  fiscalité sur le carburant. Elle porte globalement sur la politique économique et sociale et sur la démocratie. Face à cette situation, Macon le petit roi est nu. En outre, il est entouré  essentiellement de bras cassés comme de Rugy, Castaner ou Lemaire, sans parler des petits marquis arrivistes étiquetés en marche au Parlement. Le problème c’est que la parole de Macron n’est plus crédible. La crise est évidemment sociale, elle est économique mais elle est devenue politique. Certes l’hypothèse d’un pourrissement des gilets jaunes n’est pas à écarter mais Macron en subira les conséquences  plus tard lors des élections européennes. Aujourd’hui il ne peut guère espérer plus de 15 % à l’occasion de cette échéance. Avec un tel résultat sa légitimité politique sera alors encore reposée. Et son baratin, type oral de l’ENA, qui plaît tellement aux « élites » apparaîtra encore davantage obsolète qu’aujourd’hui. D’une manière ou d’une autre, il devra le moment venu d’abord changer de gouvernement, ensuite sans doute s’il veut se maintenir organiser des élections législatives anticipées. Sinon sa fin de mandat risque d’être pathétique voire dramatique pour lui et le pays. .

 

Mouvement Gilets jaunes : pourquoi la grande trouille des institutionnels

Mouvement Gilets jaunes : pourquoi la grande trouille des institutionnels

 

 

D’une manière générale les médias accordent une certaine place au mouvement des gilets jaunes mais en manifestant parfois une certaine condescendance, une grande incompréhension aussi. Quelque chose « comme on approuve mais ….. ». C’est vrai de la plupart des institutionnels qu’ils soient politiques, syndicaux, élus, experts. La vérité, c’est que ce type de manifestation constitue aussi une remise en cause de l’intermédiation classique d’organisations qui ont tendance à se scléroser. Ce mouvement comprend en effet des aspects sociaux, économiques mais aussi sociétaux en ce sens que c’est une contestation également de la démocratie telle qu’elle est pratiquée. Contestation du pouvoir en place bien entendu qui s’arroge le pouvoir de matraquer fiscalement les moins nantis mais contestation aussi des institutions, des partis, des syndicats. Une contestation des organisations tout autant que de la pensée culturelle dominante. Une pensée par ailleurs, comme la mode, très évolutive, voir à cet égard l’évolution concernant le diesel. Peut-être demain sur la filière bois aujourd’hui encensée, peut-être demain mise au pilori. Et cette fameuse taxe carbone dont les économistes, Bercy et les écolos attendent des merveilles. Comme si soudain tous s’étaient convertis à la monétarisation des nuisances comme mode de régulation. Or l’environnement est une question sociétale qui ne peut être régulée par le seul signal prix et par le seul marché. La vraie régulation de ce type de problématique passe par une politique de normes et par une politique d’offre industrielle. Une politique qui doit être cohérente et qui ne peut être que progressive. Ce mouvement constitue une sorte de coup de pied dans la fourmilière des institutions qui au mieux roupillent, au pire participent à la dégradation économique et sociale du pays. La grande trouille des institutions c’est que, le même phénomène se reproduise. Bref qu’il devienne une forme d’expression de démocratie vivante sur tous les grands sujets d’intérêt général.  

 

Mouvement des gilets jaunes » : « des conséquences catastrophiques » ? (CCI France)

 «Mouvement des  gilets jaunes » : « des conséquences catastrophiques » ?  (CCI France)

 

 

Le président de CCI France, Pierre Goguet, alerte sur les conséquences à long terme du mouvement des gilets jaunes sur l’économie tricolore. Il a sans doute raison d’autant que le moral des entreprises et des ménages s’écroule.  Tout cependant est loin de venir du blocage des gilets jaunes. La principale raison, outre la dégradation de l’environnement international, tient dans l’échec de la politique économique qui a tué notamment la croissance avant même le début du mouvement des gilets jaunes. (Interview dans le journal la Tribune)

 

Quelles sont vos principales inquiétudes sur le plan économique ?

PIERRE GOGUET - Actuellement, nous sommes dans une période cruciale pour le commerce où l’activité économique est importante. A l’approche de Noël, les commerçants ont commencé à faire des stocks pour pouvoir vendre. Mais s’ils ne peuvent plus vendre comme les années précédentes, ils pourraient être confrontés à des problèmes de trésorerie rapidement. Ces difficultés concernent toutes les tailles d’entreprise. Ces confrontations médiatisées peuvent également jouer sur l’attractivité du commerce. Il y a aussi des conséquences dans les services, l’industrie ou les chaînes de logistique.

Quels pourraient être les secteurs les plus pénalisés selon vous ?

Depuis la diffusion des images des affrontements sur les Champs-Elysées durant le week-end dernier, l’économie française pourrait connaître de vraies difficultés sur le tourisme. De nombreuses familles étrangères pourraient annuler leurs voyages et leurs chambres d’hôtel au moment des fêtes de Noël. Tout le commerce en lien avec l’activité saisonnière des fêtes de fin d’année pourrait être pénalisé. Il y a beaucoup de commerçants qui font la moitié de leur chiffre d’affaires sur cette période. Les conséquences pourraient être catastrophiques si elles étaient amenées à durer.

Avez-vous eu des remontées précises de la part de votre réseau de chambres implantées dans les régions ?

Notre réseau consulaire nous permet d’avoir des enquêtes flash sur l’ensemble du territoire avec des retours quasi-permanents. Notre rôle est d’écouter et d’apaiser nos entrepreneurs et nos commerçants, même si c’est difficile en ce moment, et on a des cellules spécifiques dans les chambres implantées en région qui sont mobilisées. Grâce à ce réseau, on a enregistré des chutes d’activité très précises dans des hypermarchés ou dans des zones commerciales.

Un magasin Décathlon à Nantes a perdu par exemple 200.000 euros de chiffre d’affaires en une journée. Dans la région Grand-Est, PSA n’a pas pu produire 1.500 voitures qui étaient prévues la semaine dernière à cause de la logistique. Au niveau de l’île de La Réunion, nous avons reçu des alertes extrêmement fortes. C’est un avantage d’être connecté avec notre réseau d’élus qui sont issus du commerce, de l’industrie ou des services. Nos interlocuteurs nous demandent de relayer toutes ces inquiétudes auprès des pouvoirs publics.

Vous avez évoqué récemment les risques d’un affaiblissement des corps intermédiaires dans un tweet. Pouvez-vous apporter des précisions sur cette remarque ?

Les 70 observatoires du commerce que nous avons à travers le territoire sont extrêmement utiles. Si un réseau comme le nôtre n’est plus aussi présent grâce à toutes ces organisations professionnelles, l’exaspération des entrepreneurs victimes d’une dégradation de leurs marchandises ou qui n’ont plus accès à leur site, pourrait prendre de l’ampleur. Le danger est de revenir à une forme de poujadisme où les commerçants iraient jusqu’à s’organiser eux-mêmes pour essayer de défendre leurs activités. Certains indépendants risquent la survie de leur commerce et l’emploi de leurs salariés.

Est-ce que vous êtes régulièrement en relation avec le ministère de l’Economie ?

Nous diffusons régulièrement à nos ministères de tutelle des comptes rendus que l’on met à jour quasi quotidiennement. Je crois que ça remonte l’Elysée. Ce réseau local montre toute son utilité pour rassurer les entreprises et peut être force de proposition sur les mesures d’accompagnement.

Justement, quels sont les types de solution ou de réponse à apporter ?

A partir du moment où nous sommes dans des zones affectées, où il y a une entrave à la libre-circulation et à l’accès, je pense qu’il faut envisager un échelonnement des cotisations sociales et fiscales des entreprises touchées. Elles comptaient sur les ventes de cette période pour refaire leur trésorerie. Dans le réseau des CCI, nous avons des dispositifs qui peuvent être activés. On a système qui s’appelle « alerte commerce » dans une soixantaine de chambres qui consiste à alerter les commerçants dans des zones très précises sur un éventuel danger ou des problèmes d’accessibilité.

Si des commerçants ont été entravés dans leurs activité, il serait intelligent de permettre aux commerçants qui le souhaitent d’avoir des journées d’ouverture complémentaires au mois de décembre pour tenter de rattraper le chiffre d’affaires qu’ils ont perdu et écouler les stocks qu’ils n’ont pas vendus. Le nombre de jours d’ouverture le dimanche est limité malgré tout. Les commerçants qui le souhaitent devraient pouvoir ouvrir leur magasin ce jour-là.

Pour ceux qui ont subi le plus de préjudices, il faut envisager des mesures d’indemnisation pour que les entreprises survivent. Beaucoup de petits commerçants n’ont pas d’assurance pour des pertes d’exploitation. Il faut encore pouvoir démontrer le lien de causalité entre le préjudice subi et la situation. A la Réunion par exemple, des commerçants ont sollicité la mise en place d’un fond d’indemnisation.

Ces réponses sont loin d’être complètes. Nos chambres vont travailler sur des questions de solidarité territoriale. L’idée est que les écosystèmes d’entrepreneurs détectent les entreprises les plus fragilisées à l’issue de ces événements là et essaient de les aider en participant au remplissage des carnets de commande quand c’est possible. Ce sera des mesures au cas par cas.

Quelles pourraient être les conséquences à plus long terme ? 

À plus long terme les problématiques sont plus liées à des enjeux de compétitivité-coût. Des entreprises se heurtent parfois à des salariés qui sont confrontés à des problématiques de pouvoir d’achat notamment dans les zones rurales liées à la hausse des produits pétroliers et aux taxes. Cela se traduit par des demandes d’augmentation de salaires. Des entreprises pourraient être ainsi confrontées à des sollicitations. Or les mêmes entreprises subissent aussi les coûts de l’énergie. Dans un contexte où les marges peuvent être altérées par ces phénomènes combinés à une hausse des salaires, les entreprises pourraient avoir des difficultés.  Ce mouvement traduit enfin de vraies fractures entre les territoires, entre les zones rurales et les territoires métropolitains.

Sondage gilets jaunes : un mouvement de plus en plus soutenu

Sondage gilets jaunes : un mouvement de plus en plus soutenu

 

En dépit des menaces de Castaner, ancien proche du grand banditisme, aujourd’hui ministre de l’intérieur qui n’a cessé de dramatiser et de caricaturer, le mouvement des gilets jaunes demeure de plus en plus  soutenu par l’opinion publique. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo, réalisé les 21 et 22 novembre sur un échantillon de plus de mille personnes, près de 8 Français sur 10 (77 %) trouvent l’appel à bloquer la capitale, ce samedi, légitime. Soit trois points de plus qu’ils ne l’étaient samedi dernier. Preuve de l’échec de la récente stratégie de diabolisation du mouvement adoptée par le gouvernement, 62 % des sondés refusent de qualifier les «gilets jaunes» de «violents». Une grande majorité préférant les caractériser comme «populaires» (81 %), «courageux» (77 %), engagés dans «une lutte pour l’intérêt général» (78 %). Si les modes d’action à venir font débat dans les rangs du mouvement, deux Français sur trois (66 %) appellent à ce que la mobilisation se poursuive, catégories populaires en tête (78 %). Et ce, même s’ils sont une majorité à relativiser leur efficacité. 56 % des sondés expriment ainsi des doutes quant à la capacité des «gilets jaunes» d’arracher de nouvelles concessions au gouvernement, susceptible de produire de réels effets sur le pouvoir d’achat.

 

L’écologie : une science, pas un mouvement politique

L’écologie : une science, pas un mouvement politique

 

 

Ce qu’explique  Sébastien Barot (Directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, au laboratoire IEES-Paris) dans un papier au Monde.

« . Nicolas Hulot a démissionné parce qu’il était conscient de la gravité de la crise environnementale et qu’il n’a pas pu convaincre le gouvernement de réagir suffisamment vite pour lutter contre cette crise. Pourquoi est-il convaincu de la nécessité d’agir rapidement ? Parce qu’il ne met pas en doute les analyses des chercheurs faisant le diagnostic de cette crise. En miroir, le problème est que les pouvoirs politiques et économiques connaissent généralement peu le monde de la recherche et comprennent mal son fonctionnement. Cela conduit souvent à une forme de défiance et parfois à un scepticisme entretenu volontairement vis-à-vis de la recherche. Ce problème est renforcé du fait que l’écologie, la science qui fait le diagnostic de la crise de la biodiversité, qui en analyse les mécanismes, qui peut suggérer des solutions, reste méconnue. D’une part, il s’agit d’une science assez jeune, qui s’est développée sous sa forme actuelle depuis la seconde guerre mondiale, et depuis les années 1970 en France. Cette jeunesse fait qu’il faut encore trop souvent lutter au sein du monde académique pour qu’elle obtienne la place qu’elle mérite. D’autre part, au moins en France, le mot « écologie » est plus facilement associé à des mouvements politiques qu’à une science. Cela discrédite la ­parole des chercheurs en écologie dont le discours paraît idéologique, alors même qu’ils ne font qu’exposer leurs résultats, avec la même objectivité qu’un chimiste ou un physicien.La confusion est renforcée par le fait que, très souvent, la crise environnementale est présentée dans les médias par des défenseurs de l’environnement comme Hubert Reeves, qui jouent un rôle positif mais n’ont aucune compétence en écologie scientifique.…… »

 

Mouvement du 17 novembre : les politiques ni souhaités, ni utiles

Mouvement du 17 novembre : les politiques ni souhaités, ni utiles

 

 

Hormis le rassemblement national qui saute sur tout ce qui bouge, aucun autre parti politique ne devrait s’associer au mouvement du 17 novembre visant à protester contre l’augmentation du carburant. De toute manière, les organisateurs de cette manifestation ne souhaitent pas cette immixtion des partis politiques. D’une certaine manière le soutien du Rassemblement national constitue même un handicap pour le succès des gilets jaunes car les autres partis politiques ont plutôt tendance à dénoncer l’instrumentalisation par l’extrême droite. La méfiance des organisations politiques se nourrit aussi de l’inquiétude de voir émerger  la mise en place d’un mouvement qui pourrait éventuellement leur faire concurrence. On a vu en effet dans certaines circonstances notamment en Italie que certains mouvements spontanés pouvaient ensuite se transformer en structures politiques. Pour l’instant l’hypothèse est peu vraisemblable mais tout dépendra, quant à la suite à donner, du niveau de mobilisation. Ce qui est certain tout cas c’est que la grogne importante, une grogne contre la fiscalité du carburant considérée comme la goutte qui a fait déborder le vase de la contestation globale d’une fiscalité qui étouffe. S’ils sont farouchement opposés à la hausse des taxes sur le carburant, Les Républicains semblent tout autant en désaccord avec la manifestation du 17 novembre. «Les Français respecteront davantage une opposition qui propose plutôt qu’une opposition qui montre les dents et bloque les routes», estime Annie Genevard, vice-présidente du parti, selon des propos rapportés par France Inter. «Violer la loi et empêcher la liberté d’aller et venir, ce n’est pas une réponse», souligne également le député LR Julien Aubert. «Le débat doit rester cantonné au débat démocratique, et je regrette que finalement la psychorigidité du gouvernement l’empêche d’écouter le message de la rue, car cela fait du miel de tous ceux qui sont démagogiques, et de ces partis qui soufflent sur les braises», a poursuivi celui qui est aussi secrétaire général adjoint des Républicains. Le Parti socialiste doit décider mardi soir lors de son Bureau national s’il appelle ou non ses militants à soutenir le mouvement. Il n’y a cependant pas beaucoup de suspens. Les cadres refusent de soutenir une opération «instrumentalisée par l’extrême droite». «On voit bien que le Rassemblement national essaie de surfer sur l’événement», regrette un d’entre eux, pourtant pas opposé au mouvement spontané. Le PS voit derrière la hausse des taxes du carburant un nouvel épisode du «matraquage fiscal» mené par le gouvernement «sur le dos de l’écologie».

La position de Jean-Luc Mélenchon a pu faire sursauter à gauche. Alors qu’il voulait «engager la sortie du diesel» lors de la campagne présidentielle, le leader de La France Insoumise se porte désormais en défenseur des opposants à la hausse des prix à la pompe. «Ceux qui utilisent du carburant le font parce qu’ils n’ont pas le choix», a-t-il soutenu lors de son meeting la semaine dernière à Lille. Un point de vue loin d’être partagé en interne. Sa collègue députée Clémentine Autain se montre par exemple nettement moins affirmative. «Je ne serai pas le 17 dans les blocages parce que je ne me vois pas défiler à l’appel de Minute et avec Marine Le Pen», a-t-elle écrit dans une note de blog. La députée Insoumise insiste en revanche pour promettre qu’elle «ferait tout son possible pour que les décisions prises se conjuguent avec la justice sociale et le recul massif des émissions dangereuses.»

 

Lienemann lance un mouvement, « Après »… l’EPHAD ?

Lienemann lance un mouvement, « Après »… l’EPHAD ?

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, (avec Emmanuel Maurel) lance un nouveau parti mouvement provisoirement baptisé “Après”, elle déjà une alliance avec La France insoumise pour les élections européennes de mai 2019. En clair elle espère  un poste de député européen. Voilà près de 45 ans que Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste vit dans la politique. A près de 70 ans, elle veut maintenant lancer un nouveau parti avec quelques autres frondeurs. Un parti révolutionnaire évidemment, un vrai parti socialiste, le parti du front populaire. On croit rêver forcément et il y avait matière à rire  si la chose n’était pas aussi sérieuse. L’intéressée a en effet opéré de curieux slaloms politiques en soutenant les uns puis les autres, en passant notamment de Rocard aux frondeurs mais en s’assurant un avenir personnel avec cette élection au Sénat et peut-être l’opportunité maintenant d’être à nouveau réélu mais sur la liste de Mélenchon. Un bel exemple de l’oligarchie, de l’incompétence et de la sénilité aussi. Certes quelques vieux politiques conservent leur vitalité intellectuelle mais Marie-Noëlle Lienemann a perdu depuis longtemps sa capacité à exprimer une phrase un peu construite et se perd régulièrement dans des raisonnements accessoires qui obscurcissent complètement le thème qu’elle veut traiter. Un comportement typique des gauchistes verbeux et qui ne s’arrange pas avec l’âge. Pour masquer le vieillissement intellectuel, on sollicite la radicalité comme substitut au raisonnement. Elle n’est pas la seule dans ce registre, Cohn-Bendit lui-même, sans doute épaissi par les repas mondains,  a bien du mal à soutenir les motifs  de son soutien à Macron. Lui à l’inverse est passé au gauchisme à l’ultra droite avec cependant quelques bons sentiments encore en souvenir de son passé révolutionnaire. Certes les vieux politiques peuvent encore parfois des rôles importants et on ne saurait les éliminer au nom du jeunisme. Encore faudrait-il que les intéressés continuent de réfléchir de manière un peu approfondie sur l’évolution de la société au lieu simplement de rabâcher qui le vieux catéchisme gauchiste, qui le vieux catéchisme ultra libéral. Bref au lieu de radoter.  »Après » … c’est l’Ehpad !

 

Démographie en Afrique : l’aide au développement favorise le mouvement migratoire (Stephen Smith)

Démographie en Afrique : l’aide au développement favorise le mouvement migratoire (Stephen Smith)

Interview sur Europe  1

 

Point de vue intéressant mais qui fait l’impasse sur le développement conjoint de l’éducation et de l’économie locale, hypothèse envisageable avec la stabilité démocratique et la fin de la corruption

«  L’Europe sort à peine la tête de la crise migratoire qui l’a frappé en 2015, qu’elle pourrait très vite avoir un autre défi de taille à relever. Pour Stephen Smith, spécialiste de l’Afrique, l’explosion démographique du continent ne pourra pas être contenue par son développement économique, trop lent, et dans les prochaines décennies, un flux migratoire sans précédent pourrait déferler vers l’Europe. En effet, le rapport démographique entre l’Europe et l’Afrique sera dans trente ans de un à cinq, soit 450 millions d’Européens pour 2,5 milliards d’Africains. « C’est une fatalité, l’Afrique suit la courbe de toutes les autres régions. Quand je suis né [en 1956, ndlr], il y avait 180.000 habitants à Abidjan, aujourd’hui il y en a 4 millions. Il y avait 300 millions d’Africains au sud du Sahara, aujourd’hui ils sont 1,3 milliards, il y en aura 2,5 milliards en 2050″, souligne l’universitaire, invité mercredi de la matinale d’Europe 1, et qui publie chez Grasset, La Ruée vers l’Europe.

Une jeunesse qui regarde ailleurs. Stephen Smith insiste également sur la grande jeunesse du continent. « C’est une pyramide de l’âge qui fait que 40% de la population a moins de quinze ans ». Ainsi, jamais dans l’histoire les habitants d’une partie du monde n’ont été aussi jeunes que les africains sub-sahariens. Une jeunesse poussée à partir, notamment lorsqu’elle a pu avoir accès à une éducation. « La pression migratoire ne peut aller qu’en s’accroissant », explique le spécialiste, mais le phénomène des départs ne concerne « pas les gens les plus pauvres ». « Ce sont ceux qui sortent la tête de l’eau, qui ont une vue du monde, qui savent où aller, qui sont sur Facebook, qui ont un téléphone portable et les 2.000 ou 3.000 euros nécessaires pour se lancer dans le voyage », détaille-t-il. Selon une étude de 2016 réalisée par l’institut Gallup, 42% des jeunes africains (de 15 à 24 ans) et 32 % des diplômés du supérieur déclarent vouloir émigrer.  »Ils sont partis du village pour aller en ville, à la capitale, et maintenant c’est le débordement. Les gens vont partir à l’extérieur, pas forcément en Europe mais essentiellement en Europe ». De quoi constituer un véritable « défi » pour le vieux continent.

Les effets pervers de l’aide au développement ? Paradoxalement, c’est le co-développement, visant notamment à maintenir dans leur pays les populations défavorisées en leur donnant sur place accès à une éducation, qui favoriserait les phénomènes de déracinement, selon Stephen Smith. « C’est un paradoxe terrible », pointe-t-il. « Pendant trente ans le gens vont migrer, par la suite le pays va aussi atteindre un seuil où il sera plus intéressent, également pour des raisons affectives, de rentrer ou de rester chez soi, mais d’ici là il y a une période ou l’aide ou développement favorise l’immigration », estime l’enseignant.  »L’aide au développement, on l’essaye depuis près de 60 ans. Est-ce qu’il y a des succès ? Les partis du monde qui s’en sont sorties ne sont pas les parties les plus aidées », assure encore Stephen Smith qui cite en exemple l’essor économique de l’Asie. »

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