Archive pour le Tag 'mourir'

Environnement : Dans 200 ans le monde va mourir (Aurélien Barrau, astrophysicien)

Environnement : Dans 200 ans le monde va mourir (Aurélien Barrau, astrophysicien)

Un nouveau cri d’alarme est considère que tout les écosystèmes vont disparaître d’ici 200 ans et que la planète ne sera plus vivable. Et de citer la disparition de près de 50 % des vertébrés en quelques dizaines d’années et de 80 % des les insectes sans parler de l’hécatombe du nombre et des espèces d’oiseaux Sa prise de parole à la tribune du festival Climax 2018, début septembre à Bordeaux, l’a transformé en porte-étendard de la lutte contre le réchauffement climatique.

n’est pourtant pas climatologue, mais astrophysicien. Et ses phrases chocs font mouche à chaque fois. « Nous sommes en train de mettre en œuvre le crash du système planète Terre, assène-t-il. Nous sommes en train de décider de léguer à nos enfants un monde en guerre. »

Ce spécialiste des trous noirs est professeur à l’université Grenoble-Alpes et chercheur au sein du laboratoire de physique subatomique et de cosmologie du CNRS. Il a lancé un appel aux responsables politiques afin qu’ils agissent d’urgence en faveur de l’environnement, explique Le Monde. Un appel qu’il a renouvelé sur le plateau de l’émission « C Politique », dimanche 23 septembre sur France 5.

Le scientifique, âgé de 45 ans, le martèle :  »C’est la vie qui est en train de mourir sur Terre. » « C’est tout l’écosystème mondial qui est en train de mourir. » « Au rythme actuel, dans 200 ans, il n’y a plus rien. » « On ne peut pas ne pas considérer, aujourd’hui, cette question comme étant la plus importante de l’histoire de l’humanité. » « On parle de la fin du monde. » Et le scientifique d’égrener les exemples d’une « vérité factuelle » : « En quelques décennies à l’échelle mondiale, on a perdu 60% des vertébrés. A l’échelle européenne, on a perdu 400 millions d’oiseaux. Et à l’échelle d’un pays, par exemple l’Allemagne, on a perdu 80% des insectes. » 

L’universitaire est à l’origine d’une retentissante tribune signée par 200 personnalités dans Le Monde, afin de pousser les dirigeants à agir « pour sauver la Terre »« Quand ça ne va plus, il faut des lois. Il faut que le politique intervienne pour nous limiter », martèle-t-il à la télévision.  »Aujourd’hui, un président, un Premier ministre qui ne joue pas ce rôle ne sert à rien. » « Il devrait être exclusivement orienté vers cette obsession : comment sauver le monde. Et ce n’est pas du tout ce qui se passe. »

 

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Pourquoi autant d’enthousiasme maintenant autour de l’équipe de France de foot dans le cadre de la coupe du monde. Sans doute parce qu’il y a dans ce pays un énorme besoin d’espérer, de se libérer de sortir de cette morosité qui caractérise l’environnement économique, social et politique. L’élection de Macron avait fait naître beaucoup d’espoirs chez certains qui espérait l’émergence d’un monde un peu différent, porteur de plus de dynamisme mais aussi de justice. Hélas un an après,  nombre d’espérances sont déçues. Certes Macon engage nombre de réformes mais il le fait sans le soutien actif des acteurs et même sans les consulter. Sa politique dont  certains éléments sont sans doute nécessaires manquent cruellement d’adhésion active des plus concernés et souffrent d’un déséquilibre entre décisions  économique et mesures sociales. Le plus grave sans doute c’est que Macon ne suscite pas l’enthousiasme. Il se comporte comme un monarque républicain certes dynamique mais triste. Triste aussi comme la plupart de ses ministres, de ses parlementaires ou de son parti en marche. Tous ont davantage des profils de notaires, de comptables ou d’huissiers plutôt que de manager des forces vives de la nation. Bref, la France n’a guère le moral et cela se retrouve dans les sondages concernant aussi bien le personnel politique que les Français eux-mêmes. Du coup partager même pendant une très courte période un moment d’enthousiasme, de fierté de rassemblement national sera toujours sera toujours ça de pris dans un paysage socio-économique d’une aussi morne grisaille. Bien entendu d’ici 15 jours comment en 98, la plus récente victoire du monde de l’équipe de France de foot, les réalités reprendront le pas. En attendant il faut goûter avec la plus grande gourmandise, c’est éphémère mouvement de joie partagée.

2017 : une gauche complètement en morceaux qui peut mourir

2017 : une  gauche complètement en morceaux qui peut mourir

 

De l’avis même de Manuel Valls la gauche peut éclater et même mourir. Du coup, il appelle au rassemblement. Un appel un peu vain car les candidatures à gauche vont se multiplier et se maintenir. Il y a comme traditionnellement les trotskistes de l’extrême gauche, mais aussi les écolos qui veulent se désolidariser de la gestion catastrophique des socialistes. Il faut ajouter la candidature de Sylvia Pinel du parti radical de gauche surtout la candidature de Mélenchon et de Macron. Deux concurrents qui de toute façon maintiendront leur démarche. Chacun d’ailleurs est crédité autour de 15 %, c’est-à-dire cinq points de plus que le candidat officiel du parti socialiste on voit mal pourquoi ce serait à eux de se rallier au PS et non l’inverse. De toute manière même rassemblée la gauche est battue par avance et ne pourra réunir que 25 à 30 % des voix. Du coup la représentation de la gauche à l’assemblée nationale pourrait devenir anecdotique. Le parti socialiste pourrait ainsi passer à une cinquantaine de députés voire moins alors qu’il en dispose aujourd’hui de 250. Des courants de pensée de la gauche pourraient complètement disparaître de l’Assemblée nationale. Valls a raison, la gauche peut mourir de cet éclatement mais il n’existe aucun plan B pour la sauver. Aucun candidat de gauche, y compris lui, ne pourra se  qualifier pour le deuxième tour de la présidentielle.   »Jamais l’avenir de la gauche n’a été aussi incertain depuis 1969″, estime Jean Chiche, du centre de recherche de l’Institut de sciences politique de Paris (Cevipof), dont une récente étude évalue à 6% la cote de popularité de François Hollande. La référence n’est pas tant, en effet, l’année 1993, qui vit le PS perdre 80% de ses députés après 12 ans de présidence de François Mitterrand, que l’élection présidentielle de 1969.Gaston Defferre, candidat de l’ancêtre du PS, la SFIO, recueille alors 5% des voix au premier tour. Quelque mois plus tard, la SFIO disparaît et cède la place au PS, agrégation de formations de gauche dont François Mitterrand s’empare en 1971 pour en faire le levier de son élection à l’Elysée en 1981. Les élus socialistes et des analystes se raccrochent à l’idée que « les partis n’apparaissent pas et ne disparaissent pas comme ça » et que le PS a déjà surmonté nombre de crises. Mais les divisions de la gauche en général et du PS en particulier étaient beaucoup moins exacerbées en 1993 qu’elles ne le sont 2016, juge un autre chercheur du Cevipof, Henri Rey. La déroute aux législatives de 1993 n’avait pas non plus entamé l’ancrage territorial du PS, qui lui a permis de rebondir et de revenir au pouvoir en 1997. Or, depuis le début du quinquennat de François Hollande, il a perdu toutes les élections – municipales, départementales, régionales, sénatoriales. Avec pour conséquence une hémorragie d’élus locaux, de cadres, d’argent et de militants. « Le PS a perdu le tissu d’élus de proximité qui faisait sa force », souligne Jean Chiche. « C’est une perte d’influence, de relais et de moyens de faire campagne de façon active. » Pour Jérôme Sainte-Marie, président de l’institut Pollingvox, cette fragilisation de l’appareil du PS est de nature à pousser nombre de militants et d’élus du parti à « chercher leur salut ailleurs », tant le label socialiste a cessé de faire gagner des élections locales. « Quand (le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe) Cambadélis dit ‘vous n’aurez pas l’investiture du PS, tout le monde s’en fout’ », confirme un jeune cadre du parti. La primaire du PS sera un test important. Pour Jean Chiche, si la participation est très inférieure à celle de 2011 (2,6 millions de votants), « on pourra dire que le PS n’a plus de base populaire et aller vers une décomposition plus rapide ». Cette crise structurelle se double d’une crise idéologique, avec l’épuisement du modèle social-démocrate et « une rhétorique qui tourne à vide », estiment les chercheurs du Cevipof. L’agonie annoncée du PS marque aussi l’échec posthume de François Mitterrand, qui avait favorisé la montée du Front national dans les années 1980 en pensant affaiblir la droite. Trente ans plus tard, le FN a siphonné une grande partie de l’électorat populaire de la gauche et la droite semble avoir trouvé l’homme capable de la ramener au pouvoir en 2017.La gauche pourrait alors se disperser entre au moins trois familles recomposées après l’élection : un pôle radical autour de Jean-Luc Mélenchon, un pôle social-démocrate autour de ce qui restera de l’appareil du PS, et un pôle social-libéral, qui pourrait rejoindre Emmanuel Macron.

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal + devra plier devant BeIN Sport sur l’injonction de l’autorité de la concurrence. On sait que Canal a perdu le spectacle phare, à savoir les droits du foot anglais le plus regardé au monde. Les droits de retransmission des rencontres sont plus que jamais indispensables pour attirer les téléspectateurs vers une chaîne payante. Plus de la moitié des abonnés à Canal le sont pour le foot. Mais le marché des droits sportifs – objet d’une lutte sans merci entre Canal+ et BeIN Sports – est bouleversé par l’initiative d’Altice, le groupe du milliardaire des télécoms Patrick Drahi. Le groupe européen de télécoms et de médias a arraché  les droits de diffusion de la Premier League, le championnat anglais de football, pour le marché français,  Le montant du nouveau contrat est estimé autour de 100 millions d’euros par an, selon une source proche du dossier. Jusqu’ici, les droits appartenaient à Canal+ pour 63 millions d’euros annuels, selon L’Equipe.  C’est un coup très dur pour Canal+, dont les droits de la Premier League étaient devenus le dernier actif exclusif en matière de football. Les deux autres produits de premier choix, la Ligue des Champions et la Ligue 1, sont partagés avec BeIN Sports. . La filiale de Vivendi va enfin savoir si elle peut ou non commercialiser beIN Sports. Car cet accord avec la chaîne sportive reste soumis à l’approbation de l’Autorité de la concurrence. L’anti-trust, après avoir promis un verdict pour fin avril, l’a repoussé, et va finalement se prononcer d’ici mi-juin, a révélé le Monde la semaine dernière. Ce retard s’explique par les négociations entre la chaîne cryptée et le gendarme de la concurrence, plus âpres que prévues. Au fur et à mesure, la chaîne présidée par Vincent Bolloré a dû faire des concessions et en préciser d’autres. Mais cela ne suffit pas à l’Autorité de la concurrence, qui envisage d’infliger des obligations supplémentaires.  À l’origine, la filiale de Vivendi voulait commercialiser beIN Sports en exclusivité, sur le même modèle que les autres chaînes distribuées en exclusivité par CanalSat (Eurosport…). En pratique, pour regarder beIN Sports, le téléspectateur aurait été obligé de s’abonner aussi à CanalSat ou Canal Plus, permettant ainsi de doper leurs abonnements. Mais Canal a dû reculer sur ce point. Finalement, le téléspectateur pourra continuer à s’abonner à beIN Sports en solo, comme aujourd’hui. Le texte confidentiel des engagements proposés par la chaîne (cf. ci-dessous) stipule: « Canal Plus s’engage à rendre possible la souscription en stand alone par tout consommateur qui le souhaiterait. [...] beIN Sports sera vendue seule, via une offre de Canal Plus, si le consommateur en fait la demande, pendant toute la durée du contrat [soit 5 ans], et sera disponible dès le mois de juillet au prix garanti de 14 euros TTC par mois en 2016. Ce prix pourra ensuite faire l’objet d’une révision annuelle ». 

(avec BFM)

La Grèce se prépare à mourir guérie

La Grèce se prépare à mourir guérie

Pour 64% des Grecs, 2013 sera « pire » que 2012 pour le pays, qui traversera alors sa sixième année de récession consécutive, selon ce sondage de l’institut Kapa réalisé auprès de 1.028 personnes les 20 et 21 décembre.  Le taux de pessimistes grimpe à 71,7%, en ce qui concerne leur situation personnelle, alors même que 77% des sondés ont eu du mal à boucler leurs fins de mois en 2012, avec un niveau de vie réduit de plus d’un tiers par trois ans d’austérité, selon les estimations officielles.  Près d’un tiers des sondés redoutent en particulier de perdre leur emploi, sur fond de montée en flèche du chômage, à plus du quart de la population active.  En dépit des sacrifices, 76,5% des Grecs restent en faveur du maintien du pays dans l’euro, contre 15,8% souhaitant un retour à la drachme.  Ce dilemme a été au centre du psychodrame politico-économique grec en 2012, avant que l’UE flanquée du FMI ne réaffirme finalement son soutien au pays surendetté, en le remettant en décembre sous perfusion financière en contrepartie d’un nouveau sursaut de rigueur et de réformes.  Confirmant les craintes des Grecs, José Manuel Barroso, souligne, également à To Vima, que 2013 « sera une année difficile » car « la solidarité n’est pas sans conditions. Elle dépend du maintien des efforts de réforme ».   »Je répète que c’est maintenant que le plus dur commence (…) nous avons beaucoup de travail à faire », convient du coup M. Stournaras, prônant notamment une lutte efficace contre la fraude fiscale et plus de dérégulation pour relancer la compétitivité. « Jamais le dimanche », lui ont rétorqué dans le centre d’Athènes plusieurs centaines d’employés du commerce, qui ont manifesté sous une pluie battante à l’appel de leurs syndicats contre un projet gouvernemental d’ouverture dominicale généralisée des magasins.

 




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