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Moscovici : « la dette va augmenter mais diminuer» …un jour !

Moscovici :  « la  dette va augmenter mais diminuer» …un jour !

 

Belle lapalissade ou aveu impuissance ? Moscovici ne cache pas que l’endettement va croitre mais il promet qu’un jour, elle va diminuer. Le ministre des Finances Pierre Moscovici a assuré mardi que l’endettement de la France allait « atteindre un maximum » avant de « décroître », insistant sur l’ardoise laissée par les précédentes majorités « L’endettement va atteindre un maximum et ensuite ça décroîtra », a déclaré sur France 2 le ministre, interrogé sur les révélations du Figaro d’un taux d’endettement de la France grimpant à 95,1% du produit intérieur brut fin 2014. Il ya en fait beaucoup trop d’incertitudes pour envisager une baisse de l’endettement notamment concernant la dépense publique et  la croissance, sans parler des taux pour l’instant relativement sages mais qui en  remontre à la moindre crise. Or précisément contrairement a ce qui est affirmé par le gouvernement nous ne sommes pas sortis de la crise ;  ni la crise financière (la preuve avec l’endettement de la France (et des autres pays types Grèce ou Portugal),ni  de la crise économique ; c’est même Draghi qui l’affirme la sortie de crise est très fragile. A signaler ce qui est le plus inquiétant et le mois  signalé la raréfaction des crédits au secteur privé qui hypothèque l’investissement et la croissance future.

 

2025 : trois dangers, le vieillissement, le déclin, le manque de capital (Moscovici)

2025 : trois dangers, le vieillissement, le déclin, le manque de capital (Moscovici)

En guise de rentrée gouvernementale ce lundi 19 août, François Hollande reçoit à 10 heures ses ministres, à l’Elysée, pour un séminaire consacré à « la France en 2025″. Objectif de l’exécutif: dessiner la France du futur. Chaque ministère a eu un mois pour rendre sa copie. Parmi elles, celle de Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. Pour lui, trois périls menacent la France. Le premier est d’ordre macro-géo-économique. En clair, il consiste en une perte d’influence et un déclassement de la France notamment face au émergents. Le second danger est démographique et social. La France vieillit, le nombre d’actifs diminue. Enfin, le dernier est un péril micro-économique et technologique. Sans accumulation massive de capital, la révolution numérique pourrait être compromise, estiment les services de Bercy.  Pierre Moscovici relativise toutefois. « Ces trois périls inévitables ne sont pas pour autant inéluctables », si tant est que le France soit capable de « rénover son état providence ». Dans la check-list du ministre: modernisation, dématérialisation des services publics, réforme du marché du travail, allègement de la fiscalité. Au niveau européen, le ministre de l’Economie propose de définir une politique économique commune. A noter, cette petite phrase en page 3 du document: « Prenons garde à ne pas faire l’erreur stratégique de copier le modèle allemand actuel, et de chercher à grand renfort d’argent public, à reconstruire une industrie perdue. ». Bref, beaucoup d’incantations, douze ans pour les concrétiser.

 

Croissance: Moscovici se fait remonter les bretelles par Hollande

Croissance:  Moscovici se  fait remonter les bretelles par Hollande

 

 

Pour avoir dit dans Nice Matin que la croissance se situerait entre -0.1 et +0.1%, Moscovici s’est fait remonter les bretelles par Hollande qui, lui, clame que la reprise et là. Du coup rétropédalage de Moscovici qui indique maintenant qu’il n’y aura pas de changement de prévisions du gouvernement.  Un rétropédalage très confus puisque , précise-t-il la croissance de 2013 pourrait être étale quand Hollande adopte la méthode Coué et ne cesse de clamer la sortie crise et l’inversion du chômage.  Le ministre s’est montré très confus  dimanche: « Je n’ai fait aucune révision de la prévision de croissance de la France » pour 2013, a-t-il déclaré lors d’une visite à Roissy, au lendemain d’une interview à Nice Matin, qui pouvait laisser penser le contraire.  Pierre Moscovici avait notamment déclaré au journal: « nous connaissons les tendances et cette année, la croissance sera faible voire étale, entre moins 0,1 et plus 0,1% ».  Or, le gouvernement faisait jusqu’à présent état d’une prévision de modeste croissance de l’ordre de 0,1%.   Selon le ministre de l’Economie, les propos qu’il a tenus à Nice Matin ne faisaient en fait référence qu’à des « tendances » générales, et ne reflétaient pas sa propre pensée ou celle du gouvernement.  Les chiffres de prévision de croissance entre moins 0,1 et plus 0,1% « sont des chiffres totalement dans le domaine public: ce sont les chiffres de l’Insee, c’est le consensus des instituts de conjoncture », a-t-il expliqué.   »C’est une simplification qui ne trahit pas … qui ne traduit pas ma propre pensée », a déclaré M. Moscovici, en butant un peu sur les mots.  Quelques heures plus tôt, le ministre avait assuré sur RTL qu’il maintenait la prévision gouvernementale d’une croissance de plus 0,1% pour 2013.  Il avait toutefois ajouté aussitôt après: « il y en aura peut-être une nouvelle prévision, le 25 septembre au moment de la présentation du projet de loi de Finances ».  La question du degré de croissance de la France en 2013 apparaît plus que jamais sensible et déterminante à quelques semaines de cette échéance majeure pour le gouvernement.  Une stagnation de l’économie alourdirait le déficit 2013 et priverait le pays de tout élan pour 2014, compliquant d’autant plus la préparation du budget.  Ce problème n’a d’ailleurs pas manqué de faire réagir l’opposition. Eric Woerth ironisait ainsi samedi après l’interview à Nice Matin sur le fait que le ministre avait dans le même temps annoncé une révision à la baisse de la croissance et une fin de la récession, jugeant qu’il pouvait souffrir d’une « légère insolation ».  Dimanche, Gilles Carrez (UMP), président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a estimé que toute idée de relever les prélèvements obligatoires dans le budget 2014 serait « une erreur majeure ».  Dans ce contexte, le ministre de l’Economie a voulu se montrer rassurant.   »Ce qui compte c’est la pente, c’est l’orientation et il faut que les Français sachent que nous sommes vraiment sortis de la récession, qu’il y a une croissance qui s’annonce dans le pays », a-t-il souligné.   »C’est vrai que l’année 2013 est une année compliquée, que c’est une année fragile, que c’est une année, j’ai prononcé ce mot, étale », a redit le ministre.   »Mais la tendance s’est inversée et nous sommes sortis de la récession », a-t-il ajouté.  Dimanche comme samedi, le ministre a clairement affirmé: « Je pense que 2014 sera la première année de croissance véritable et solide depuis trois ans ».  Concernant enfin la question fiscale, Pierre Moscovici a également démenti avoir fait à Nice Matin une quelconque annonce de nouveaux impôts.   »Il n’y a pas eu d’annonce de nouveaux impôts (…) Il n’y a eu aucun chiffre nouveau qui a été annoncé », a-t-il insisté, expliquant là encore que les chiffres qu’il avait évoqués dans les colonnes du journal régional étaient déjà connus de tous.  Le ministre y avait déclaré: « Nous devons réduire les déficits légués par la droite, mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le Fonds monétaire international, par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3% du PIB ».   »Là encore, on se sert de chiffres qui sont dans le domaine public pour assimiler prélèvements obligatoires et impôts, ce qui n’est pas la même chose », a expliqué le ministre sur RTL.

 

Moscovici: « L’économie française est sortie de la récession «avec +0.1 ou -0.1% de croissance ?

Moscovici: « L’économie française est sortie de la récession «avec +0.1 ou -0.1% de croissance ?

Moscovici ne doit pas croire ce qu’il dit ou ce qu’il répéte des propos de Hollande. Une sortie de récession avec une croissance entre -0.1% et +0.1% en 2013. L’économie française verrait-elle le bout du tunnel ? Peut-être mais alors le tunnel est très long et il faudra attendre 2015 pour en sortir.   Interrogé par le quotidien Nice Matin, Pierre Moscovici a estimé que « l’économie française est sortie de la récession et qu’elle amorce une reprise qui doit être durable, de plus en plus forte et créatrice d’emplois ». « Ce qui est important, c’est que la tendance s’est inversée. Après deux trimestres de croissance négative, le dernier de 2012 et le premier de 2013, les deuxième et troisième trimestres 2013 renoueront avec une croissance positive », a-t-il pronostiqué. Le patron de Bercy a estimé que « tous les indicateurs s’amélioraient, à commencer par la production industrielle ». « J’ai toutes les raisons de penser que 2014 sera la première année de croissance véritable depuis trois ans ». Pour autant, la stagnation de l’économie cette année complique encore davantage la préparation du budget de l’année prochaine.  M. Moscovici a indiqué à Nice Matin que le budget 2014, qui sera révélé dans quelques semaines, prévoirait une hausse des prélèvements obligatoires équivalant à 0,3% du produit intérieur brut.  « Nous devons réduire les déficits légués par la droite, mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le Fonds monétaire international, par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3% du PIB, toujours dans la justice sociale », a expliqué M. Moscovici. « La gauche est loin de chercher à matraquer fiscalement les Français, elle s’emploie au contraire à stabiliser progressivement les prélèvements obligatoires », s’est-il défendu. La mauvaise nouvelle du jour est surtout la révision à la baisse de la croissance. Le gouvernement estime désormais que le produit intérieur brut du pays devrait évoluer entre -0,1% et +0,1%. Pierre Moscovici tablait jusqu’à présence sur une modeste croissance de l’ordre de 0,1% de l’économie du pays, déjà unanimement jugée par les économistes comme largement insuffisante pour faire régresser le chômage.

 

Moscovici : Hausse des impôts 2014

Moscovici : Hausse des impôts 2014

 

Contrairement à ce que préconise le FMI ou encore la FED (et nombre d’experts) il y aura bien de nouveaux impôts en 2014. Ce sera donc un nouveau record pour les prélèvements obligatoires ; un record déjà en 2012 avec 44.9% du PIB, un autre en 2013 avec 46.5% et encore un nouveau avec près de 47% en 2014 ; Des hausses qui vont surtout peser sur les ménages pour ne pas affecter une compétitivité des entreprises déjà bien entamée et qui va plomber un peu plus la consommation, donc aussi la croissance qui pourrait être amputée de 0.5% ( il faut intégrer les nouveaux prélèvements sociaux comme  ceux des retraites et autre prestations non encore décidées).Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a annoncé samedi dans un entretien au quotidien Nice Matin que le budget 2014, qui sera révélé dans quelques semaines, prévoira une hausse des prélèvements obligatoires équivalant à 0,3% du produit intérieur brut.   »Nous devons réduire les déficits légués par la droite mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le Fonds monétaire international, par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3% du PIB, toujours dans la justice sociale », a expliqué M. Moscovici.

 

Moscovici avoue : « dérapage du déficit 2013″

Moscovici avoue : « dérapage du déficit 2013″

Tous les experts pensent que le déficit de 2013 sera d’au moins 4% du PIB. Le gouvernement lui s’accrochait à 3.7% car c’est la nouvelle promesse (après la précédente déjà non tenue) faite à Bruxelles ; Moscovici avoue enfin que cette prévision de 3.7 est obsolète du fait de l’absence de croissance (et des dépenses sociales). Le déficit 2013 pourrait dépasser 3,7%, c’est à dire la nouvelle prévision gouvernementale transmise à Bruxelles, reconnait Pierre Moscovici dans une interview au Wall Street Journal du 2 août. Mais le gouvernement ne prendra pas de nouvelles mesures d’économies d’ici la fin de l’année, ajoute-il.   Fin juin, la Cour des comptes avait averti que « le déficit public effectif pourrait se situer entre 3,8% et 4,1% » du PIB en fin d’année, si la croissance française était plus basse que le taux de 0,1% prévu par le gouvernement. Commentant le rapport de la Cour des comptes, le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, avait jugé cette estimation conforme « à la réalité de la situation ».  Concernant l’emploi, Pierre Moscovici affirme que la courbe du chômage s’inversera effectivement d’ici à la fin de l’année, comme l’a réaffirmé la semaine dernière François Hollande. «  »Ce n’est pas un slogan, c’est une prévision. Je suis convaincu que cela se produira ».    »Je reconnais que c’est en partie grâce à la montée en puissance de nos politiques en matière d’emploi et pas encore grâce à la création d’emplois dans le secteur privé, car, pour cela, il faut une croissance économique plus forte », reconnait cependant le ministre.

Epidémie de méthode Coué : Moscovici touché avec sa « sortie de récession »

Epidémie de méthode Coué : Moscovici touché avec sa « sortie de récession »

Après Hollande («  la reprise est làa) c’est Moscovici qui est touché, « on sort de la récession, les embauches reprennent, la consommation aussi ». Même l’INSEE n’y croit pas. D’abord il faudrait au moins une augmentation d’au moins 1.5% du PIB pour récréer des emplois , ensuite au mieux ce sera un croissance de 0.1%  environ pour 2013 ( et encore ce n’est pas certain) ; sans doute managé par les services de com. on vient de s’apercevoir que la crise est lié d’une part à l’amputation du pouvoir d’achat mais aussi par l’attentisme général ; un attentisme généré par les hausses  de fiscalité à venir et le flou de la politique économique. Du coup le mot d’ordre c’est redonner confiance ; évidemment les mots ne suffisent pas, le scepticisme demeurent surtout avec les augmentations à venir à l’automne et en 2014. C’est vrai, c’est vrai que la France est en train de sortir de la récession », a déclaré M. Moscovici à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député UMP (opposition) Dino Cinieri sur les déclarations de M. Hollande lors de son interview du 14 juillet à l’Elysée.   »La reprise, elle est là », avait déclaré M. Hollande. Cette affirmation avait été contestée par des économistes et membres de l’opposition.   »Le président de la République a adressé le 14 juillet aux Français un message, qui est un message de mobilisation, de confiance dans le pays », a affirmé mardi M. Moscovici.   »Et l’Insee et la Banque de France prévoient pour le deuxième trimestre de cette année 2013 une croissance positive de l’ordre de 0,2% », a argué M. Moscovici.   »Observez en effet les signaux qui apparaissent ici ou là. Je pense à l’investissement industriel qui repart plus qu’en Allemagne, je pense à la consommation des ménages, je pense au pouvoir d’achat, je pense aux embauches », a déclaré M. Moscovici.  L’Insee prévoit un petit rebond de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre après avoir confirmé une période de récession marquée par un recul de 0,2% de l’activité économique sur chacun des deux trimestres précédents.  Mais sur l’ensemble de l’année 2013, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) voit une contraction du PIB de 0,1%, tandis que le gouvernement prévoit une croissance de 0,1%.   »Tout cela ça ne fait pas une croissance qui repart à la hauteur de ce que nous souhaitons mais c’est la concrétisation de l’effort que nous faisons pour réformer ce pays, pour le redresser », a-t-il dit en citant « le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » (CICE) accordé aux entreprises et les « réformes structurelles ».   »Une reprise c’est une croissance de 2%, pour l’instant on n’y est pas du tout », avait alors commenté l’économiste Marc Touati du cabinet de recherche économique ACDEFI.  Le nouveau président du Medef, Pierre Gattaz, avait lancé, lundi à Marseille que les propos de François Hollande sur une reprise lui avaient « fait un peu peur ».  Luc Chatel, vice-président délégué de l’UMP, en commentant les déclarations de M. Hollande sur l’économie avait déclaré lundi avoir vu la veille « un président déconnecté de la réalité ».

 

Moscovici : 14 milliards d’économies en 2014-2015

Moscovici :  14 milliards d’économies en 2014-2015

Le gouvernement veut dégager 14 milliards d’euros d’économies en 2014 et un montant du même ordre en 2015, a déclaré mardi le ministre des Finances, Pierre Moscovici, avant le débat d’orientation des finances publiques à l’Assemblée nationale. Le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, a quant à lui précisé que les prélèvements obligatoires augmenteraient parallèlement de 6 milliards d’euros l’an prochain. Cette hausse doit « le plus possible épargner les ménages modestes et les classes moyennes et faire en sorte que les efforts demandés aux entreprises ne pèsent pas sur leur compétitivité », ajoute-t-il dans un entretien publié mardi dans le quotidien Le Monde. Pierre Moscovici a confirmé sur RMC et BFM TV qu’ »il y aura 9 milliards d’économies documentées et la dépense de l’Etat baissera de 1,5 milliard d’euros en 2014″, sur un total de 14 milliards d’euros d’économies prévus l’an prochain. Prié de dire, à propos de ces 14 milliards d’euros, à combien s’élèveraient les économies en 2015, il a répondu : « Ce sera du même ordre. » Les deux tiers des efforts de réduction du déficit seront réalisés l’an prochain en maîtrisant la dépense publique et le tiers restant en hausses de prélèvements, a-t-il confirmé. Interrogé sur le montant du déficit public fin 2013, il a répondu : « je n’en sais rien », du fait du ralentissement des recettes fiscales lié à la croissance économique atone. Il a jugé « raisonnable » l’estimation de la Cour des comptes selon laquelle le déficit pourrait se situer autour de 4%. Le gouvernement prévoit pour l’instant de réduire le déficit public à 3,7% du PIB à la fin l’année contre 4,8% fin 2012. Que la croissance du PIB soit cette année de +0,1% comme le prévoit le gouvernement ou de -0,1%, « on verra », a ajouté Pierre Moscovici, en répétant qu’il n’y aurait quoi qu’il en soit pas de budget rectificatif pour 2013.  

 

Livret A baisse du taux (Moscovici)

Livret A baisse du taux (Moscovici)

 

Baisse mais limitée a dit Moscovici, sans doute 1.50% au lieu de 1.75% ; autant dire un intérêt réel proche de zéro compte tenu de la sous évaluation de l’indice des prix. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a confirmé dimanche la probabilité d’une baisse du taux de rémunération du livret A en août, en promettant qu’elle sera limitée afin de préserver l’attractivité de ce livret d’épargne défiscalisé. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé vendredi que la rémunération du livret, actuellement à 1,75%, devrait baisser en raison du net ralentissement de l’inflation. Il doit proposer le mois prochain au ministre de l’Economie une nouvelle révision du taux. Invité de l’émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-I>Télé-Le Parisien, Pierre Moscovici a évoqué dimanche une « baisse limitée ». « Je veillerai à faire en sorte que le pouvoir d’achat du livret A (…) soit préservé et que ce pouvoir d’achat augmente davantage que l’inflation », a-t-il ajouté. Le taux de rémunération du livret A et du livret de développement durable (LDD) a été abaissé de 2,25% à 1,75% le 1er février, le gouverneur de la Banque de France ayant souhaité à l’époque une baisse encore plus importante. La formule utilisée pour calculer ce taux chaque semestre prend en compte les taux du marché monétaire et l’indice des prix à la consommation hors tabac. La banque centrale peut invoquer des « circonstances exceptionnelles » pour recommander une dérogation, ce qu’elle avait finalement fait en janvier. L’encours sur le livret A et le livret de développement durable (LDD) était de 363,7 milliards d’euros à fin mai.

 

Sondage : Moscovici et Montebourg très impopulaires bientôt au placard

Sondage : Moscovici et Montebourg très impopulaires bientôt au placard

Finalemenet Hollande pourrait décider de mettre Moscovici au placard et Montebourg à l’écologie (un autre placard mais pour le tenir en laisse) tellement leur image est dégradée dans un dernier sondage. Le ministre de l’Economie décroche la palme de ce sondage : 70% des personnes interrogées sont mécontentes de l’action de Pierre Moscovici. Dans ce sondage IFOP pour le JDD, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg récolte 62% de mécontents. Des records d’impopularité dus à la crise évidemment mais aussi à l’image qu’ils donnent : car depuis qu’ils sont à Bercy c’est la guerre ouverte. A l’offensive, le bouillonnant Arnaud Montebourg, qui ne se prive pas de critiquer publiquement les décisions du ministre de l’Economie qui est même allé jusqu’à tordre le bras de Jean-Marc Ayrault en proposant de « nationaliser Florange« . Des déclarations intempestives qui ont failli provoquer sa perte, le Premier ministre a eu très envie de le sortir de son gouvernement. Seulement voilà, Arnaud Montebourg, c’est un ministre turbulent, mais intouchable. Son surnom : « monsieur 17% ». Il a récolté 17% des voix à la primaire socialiste et cela lui donne du poids. Un député proche du Premier ministre reconnaît que François Hollande le garde à cause de son « poids politique et parce qu’il incarne l’aile gauche du PS« . Ce député très tolérant constate qu’Arnaud Montebourg « flirte avec la ligne, mais qu’il prend garde de ne pas trop s’en éloigner« . Les mises en garde de François Hollande y sont pour beaucoup. La dernière est toute fraîche, c’était jeudi dernier, lors de sa conférence de presse : « Ce qui m’importe au-delà des personnes et au-delà du nombre, c’est la ligne. Il ne doit y avoir qu’une seule ligne au sein du gouvernement. Tous les ministres sont liés les uns aux autres par un pacte qui n’a pas besoin d’être explicite, qui va de soi, et qui est de faire réussir la politique que j’ai décidé pour le pays.«  Depuis ce rappel à l’ordre, Arnaud Montebourg se fait discret. Dimanche, il était à la Roche de Solutré et ce lundi, il fera un discours dans le Morvan. Hier, le ministre du Redressement productif n’a accordé aucune interview et ce soir, il devrait se contenter de faire le service après-vente de la politique impulsée par François Hollande. Cette attitude calme ses détracteurs, notamment François Rebsamen. En mars, le président du groupe socialiste au sénat, proche de François Hollande avait conseillé à Jean-Marc Ayrault de virer un ministre, n’importe lequel, pour faire un exemple. Aujourd’hui, à la question « Arnaud Montebourg est il utile au gouvernement ?« , voilà ce que répond le même François Rebsamen : « Oui, ma réponse est oui. Il fait du bon travail et il se bat pour l’emploi, il se bat pour trouver des solutions, sauver les entreprises. C’est son job et il le fait plutôt bien, avec détermination. Comme tout ministre, pour le reste il n’a qu’à suivre la ligne qu’a donné le président de la République.«  Un échange de bons procédés d’après un député socialiste, il serait de toute façon « plus nuisible à l’extérieur qu’à l’intérieur« . Et puis cela serait moins grave qu’il n’y paraît, il n’y aurait pas vraiment de divergences entre Arnaud Montebourg et les deux têtes de l’exécutif. Un ministre, proche de François Hollande estime que « Montebourg c’est moins une ligne qu’un tempérament« . Il va le mettre dans sa poche son tempérament, c’est ce qu’affirme l’un de ses amis le député de Saône-et-Loire, Thomas Thévenoud : « Il faut de plus en plus, dans une période difficile, dépasser son propre égo. Il faut savoir s’unir, se dépasser, se donner la main. Ce gouvernement a besoin de cohésion, cette majorité à besoin de cohésion, il faut être organisé à Bercy. Il faut que l’on puisse avoir une coordination très forte entre les différents ministères. J’ai le sentiment qu’il y a une certaine complémentarité entre Pierre Moscovici et l’action qui mène Arnaud Montebourg. Il est utile à Bercy et au redressement de l’économie française.«  Montebourg / Hollande c’est un peu « je te tiens, tu me tiens par la barbichette« . Un ministre turbulent mais invirable. Sauf que le remaniement ne devrait pas épargner Bercy. Des bruits de couloir élyséens laissent entendre qu’Arnaud Montebourg pourrait être déplacé au ministère de l’Ecologie.

 

Moscovici : la politique du ni-ni

Moscovici : la politique du ni-ni

 

« Il n’est pas question de relâcher en quoi que ce soit l’effort de réduction des dépenses », a déclaré le ministre de l’Economie Pierre Moscovici dans un entretien à l’AFP. « Il n’y aura pas de surajustement structurel, pas de plan d’austérité, pas d’objectif impérieux de satisfaire à un chiffre », a-t-il poursuivi. « Le sérieux budgétaire oui, l’austérité non », a-t-il dit.  La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle octroyait à la France un délai de deux ans pour atteindre son objectif de ramener ses déficits publics sous les 3%, ce que Paris a salué comme un « changement de doctrine », une évolution « fondamentale » en faveur de la croissance, mais qui n’a pas été très bien perçue par les conservateurs et les libéraux au pouvoir en Allemagne.   »Nous sommes en train d’inventer un nouveau chemin entre réduction des déficits et croissance, cela nous donne le temps de mettre nos réformes à l’oeuvre », a estimé le ministre français.  A Berlin, si le gouvernement allemand, traditionnel défenseur de la rigueur budgétaire, est resté neutre, plusieurs hommes politiques de la coalition au pouvoir n’ont pas apprécié la décision bruxelloise. « C’est le mauvais signal. Je ne constate pas que la France entreprenne des réformes. Allonger le délai, c’est simplement dire, continuez comme cela », a déclaré à l’hebdomadaire Focus Michael Stübgen, responsable des questions européennes du groupe parlementaire conservateur (CDU et son parti frère bavarois CSU).  Pour le ministre français de l’Economie, ces réactions sont compréhensibles: « ils ont subi un recul idéologique », a-t-il dit.  Mais « ce qui compte, c’est que le gouvernement allemand ait une approche pragmatique, et nous traitons avec le gouvernement allemand », a-t-il ajouté.  Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a d’ailleurs défendu le choix de la Commission, rappelant que « le Pacte de stabilité (…) permet une certaine flexibilité » dans un entretien à paraître dans l’édition dominicale du quotidien Bild .  Ce délai donné par Bruxelles à la France pour aller chercher quelques précieux points de croissance a aussi suscité une petite mise en garde de la Banque centrale européenne (BCE) contre un éventuel relâchement en Europe.   »Bien sûr, il faut une stratégie de retour à la croissance collective », a déclaré sur France Inter un membre de son directoire, le Français Benoît Coeuré. Mais « ce n’est pas en créant de nouvelles dettes qu’on va résoudre le problème de la croissance en Europe ». Si l’effort français « s’atténue », obtenir le délai « n’aurait pas servi à grand chose ».  Il faut respecter deux principes selon lui: « continuer à réduire les déficits », peut-être à différents rythmes selon les pays, et les réduire « d’une manière qui ramène la croissance ».  La France a à coeur de rassurer ses partenaires à la veille d’une importante manifestation contre l’austérité organisée à Paris par l’extrême-gauche qui entend réaliser une démonstration de force, la veille du premier anniversaire de l’accession à l’Elysée de François Hollande, président à la peine.   »C’est une manifestation de gauche sous un gouvernement de gauche, contre une politique sociale libérale et pour changer les institutions », résumait vendredi son principal promoteur, Jean-Luc Mélenchon pour qui « à 100.000 (manifestants) c’est un triomphe », et alors qu’un certain mécontentement face à l’austérité parcourt le sud de l’Europe. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a défendu la chancelière allemande Angela Merkel face aux critiques venant de ces pays.   »Ce qui se passe en France ou au Portugal, ce n’est pas la faute de Mme Merkel ou de l’Allemagne. Chacun devrait balayer devant sa porte », a dit M. Barroso dans un entretien à paraître dimanche.

 

Moscovici pourrait sauter lors du remaniement de juin

Moscovici pourrait sauter lors du remaniement de juin

 

Moscovici soutient pour le moins avec mollesse les orientations contradictoires du gouvernement, il pourrait le payer lors du remaniement incontournable de juin (on parle de Sapin pour le remplacer). La décision de bloquer le rachat de Dailymotion, filiale d’Orange, par Yahoo! a été prise « en relation avec Pierre Moscovici », a affirmé jeudi le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg  « Nous ne pensons pas que ce soit une bonne opération d’abandonner Dailymotion entre les mains d’une société, Yahoo!, dont la santé est parfois vacillante et qui de surcroît risque de dévorer, faire disparaître Dailymotion », a-t-il ajouté à la sortie du Conseil des ministres.  Mais ces propos ont été rapidement démentis par le ministre de l’Economie en personne  « Ce n’est pas un dossier dans lequel j’ai été particulièrement impliqué », a déclaré Pierre Moscovici à la presse, sans plus de commentaire. La question est d’autant plus sensible que la décision de bloquer le rachat de Dailymotion, illustration de l’interventionnisme de l’Etat dans la sphère économique chère à M. Montebourg, a été critiquée à mots couverts jeudi par le patron de France Télécom lui-même. Pour Christian Estrosi, ce comportement est symptomatique d’un « gouvernement de pieds nikelés ».  Le couac de jeudi est parfaitement assumé. Pierre Moscovici veut désormais qu’on « le respecte », lâche un de ses proches. Car le ministre de l’Economie traverse une passe difficile. Insulté par Jean-Luc Mélenchon et ses amis, affaibli par l’affaire Cahuzac dans laquelle il a été accusé d’avoir couvert son collègue, et Bercy considéré désormais par les proches de François Hollande comme le chantier prioritaire du remaniement, Moscovici sait son poste menacé.  

Dailymotion : Moscovici contredit Montebourg

Dailymotion : Moscovici contredit Montebourg

La décision de s’opposer au projet de rachat du site français de vidéos en ligne Dailymotion par le groupe américain Yahoo a bel et bien été prise par « le gouvernement » et non par lui seul, a répété le ministre du Redressement productif interrogé jeudi après-midi par France 2. Il répondait ainsi au démenti du ministre de l’Economie Pierre Moscovici qui assurait ne pas avoir été impliqué dans cette décision, contrairement à ce que Arnaud Montebourg avait une première fois affirmé à la sortie du Conseil des ministres. « Nous ne pensons pas que ce soit une bonne opération d’abandonner Dailymotion entre les mains d’une société, Yahoo!, dont la santé est parfois vacillante et qui de surcroît risque de dévorer, faire disparaître Dailymotion », indique le ministre à la sortie du Conseil des ministres.  Ce n’est pas un dossier dans lequel j’ai été particulièrement impliqué, contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là », avait affirmé un peu plus tôt dans la journée Pierre Moscovici, lors d’une conférence de presse. « Je n’ai pas eu tous les éléments en ma possession. » A la question de savoir s’il avait été informé par Arnaud Montebourg, il a répondu : « Nous avons eu une conversation à ce sujet mais qui est restée extrêmement générale, il n’y a pas eu de réunion, de décision conjointe sur ce dossier ». Dans l’entourage d’Arnaud Montebourg, on assure avoir travaillé avec le cabinet de Pierre Moscovici. « Il n’a peut être pas travaillé toutes les pièces », persifle un conseiller.  A Matignon, on souhaite rester en retrait : « on ne va pas jouer les surgés de cour de récré » persifle un conseiller, avant d’ajouter : « leur histoire de couple, on n’en a rien à faire ! » Reste que, sur le fond, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a assuré que la position défendue par le ministre du Redressement productif était celle du gouvernement, ce qu’a confirmé l’entourage du Premier ministre. « La position qu’a défendu Arnaud Montebourg est celle du gouvernement », a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres. « Il est absolument naturel que l’Etat défendre les intérêts de ses entreprises (…) L’enjeu était d’éviter la disparition de Dailymotion ».Au milieu de ce couac du gouvernement, le patron de France Télécom-Orange, Stéphane Richard, semble, lui s’être fait une raison. Dans un premier temps, il a regretté l’échec des négociations avec Yahoo!, qu’il considérait comme un potentiel allié de poids pour « le développement de Dailymotion hors d’Europe ». Dans une interview au journal Les Echos, il a tenu a réaffirmer l’indépendance de son groupe. « Dailymotion est une filiale d’Orange et non de l’État. C’est le groupe, sa direction et son conseil d’administration qui gèrent ce dossier », a-t-il déclaré. « J’avais pourtant refusé que Yahoo! dispose d’une option pour acheter la totalité du capital de Dailymotion, et nous étions sur le point de trouver un arrangement », a déploré le patron de France Télécom. Jeudi soir, il s’est toutefois rangé aux côtés de l’Etat. « Yahoo! n’était pas le bon choix pour Dailymotion, c’est ça le constat qu’on peut faire aujourd’hui », a-t-il affirmé dans un entretien à France 2. « Maintenant, nous allons repartir à la recherche d’un bon partenaire. Le PDG de France Télécom-Orange évoque « beaucoup d’autres possibilités » « du côté des grands acteurs de l’Internet » ou des groupes spécialisés dans « le numérique » et « les contenus ».

 

Moscovici- Secret bancaire : « une porte ouverte » ! Comme en 2009, qui pourrait se refermer !

Moscovici- Secret bancaire : « une porte ouverte » ! Comme en 2009, qui pourrait se refermer !  

Moscovici rêve à propos de la fraude fiscale en considérant qu’une porte a été ouverte. Il oublie que l’enjeu c’est de l’ordre 50 milliards par an en France et que les heureux bénéficiaires en France comme à l’étranger feront tout pour que, comme en 2009, on enterre le dossier. « Une porte a été ouverte vers la fin du secret bancaire, pas seulement entrouverte, c’est quelque chose d’extrêmement important », a déclaré M. Moscovici devant la presse, en marge de l’assemblée de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM).  Mais il faut maintenant que les avancées obtenues en matière de lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale trouvent leur traduction au niveau international, en particulier au niveau du G20, a expliqué le ministre.  Les ministres des Finances des pays riches et émergents du G20 devaient se retrouver jeudi soir à Washington pour un dîner de travail, avant une autre réunion prévue vendredi matin afin de discuter entre autres des moyens de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale.  Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Pologne, se sont prononcés pour la mise en place d’un échange automatique d’informations fiscales.  La France, a expliqué M. Moscovici, souhaite aussi que le G20 adopte des normes internationales en matière de transparence pour éviter par exemple que des sociétés-écran, les trusts en droit anglo-saxon, empêchent de lutter efficacement contre l’évasion fiscale.   »Si nous sommes capables au sein du G20 d’avancer fortement dans ces deux directions, nous aurons fait œuvre extrêmement utile », a jugé le ministre.  Interrogé sur le coût de la fraude fiscale en France, qui pourrait représenter jusqu’à 50 milliards d’euros par an, le ministre n’a pas voulu confirmer ce chiffre mais a reconnu qu’elle représentait « plusieurs dizaines de milliards d’euros », « plutôt 35 milliards ».   »La lutte contre la fraude fiscale n’est pas seulement une question morale, c’est aussi une source très importante de revenus », a-t-il ajouté.  Revenant sur la nécessité de trouver un équilibre entre croissance et assainissement budgétaire, M. Moscovici s’est félicité du changement intervenu sur ce sujet depuis un an.   »Tout le monde comprend aujourd’hui qu’ajouter l’austérité à la récession serait une faute lourde », a-t-il assuré. Par rapport à l’an dernier, « les esprits ont beaucoup évolué, il n’y a pas aujourd’hui une Europe du sud et une Europe du nord, une Europe des laxistes et une Europe des vertueux », mais « une même volonté de définir un agenda commun pour la croissance », a-t-il encore affirmé.

 

Les sages moins optimistes que Moscovici

Les sages moins optimistes que Moscovici

 

Le Haut conseil des finances publiques crée par la loi organique de 2012 vient, en effet, de rendre son verdict, ce mardi 16 avril, à propos des prévisions économiques gouvernementales. Et il doute des nouvelles hypothèses de celui-ci. Pierre Moscovici avait évoqué pour 2013 une croissance de 0,1% et avançait pour 2014 le chiffre de 1,2%, tout comme Bruxelles. Visiblement encore trop optimiste selon le Haut conseil. Les sages n’excluent pas un recul du PIB en 2013. Le Haut conseil reconnait toutefois qu’ »un certain nombre d’aléas pourraient cependant avoir un impact positif sur la prévision« .  Mais ce sont surtout les prévisions pour l’après 2014 qui interpellent le Haut conseil. Pierre Moscovici évoquait 2% en 2015 voici quelques jours.  « L’hypothèse de redressement de la croissance potentielle, sans être exagérement optimiste, est entourée d’un certain nombre de risques baissiers« , écrivent les sages. « La prévision effective de 2% dès 2015 paraît incertaine« , ajoutent-ils.  Désormais, le gouvernement -ou plus exactement Bercy- n’est plus habilité seul à déterminer les prévisions économiques qui sont ensuite votées à l’occasion du Budget. Il devra prendre l’avis du Haut conseil présidé par le premier président de la Cour des comptes, actuellement Didier Migaud. Ses avis ne sont que consultatifs mais ils doivent être obligatoirement transmis au Parlement. Et on ne voit pas un gouvernement ne pas les suivre. Outre quatre autres membres de la Cour des comptes, cinq économistes de renom en font partie : Michel Aglietta, Jean Pisani-Ferry, Mathilde Lemoine, Philippe Dessertine, Marguerite Bérard-Andrieu, ainsi que le patron de l’Insee, Jean-Luc Tavernier.

 

Patrimoine ministres : Moscovici n’a pas de voitures et Taubira 3 vélos

Patrimoine ministres : Moscovici n’a pas de voitures et Taubira 3 vélos

Dans l’inventaire à la Prévert des ministres, on constate que Moscovici n’a pas de voitures et que Taubira a 3 vélos. Le ministre des Finances se déplace donc à pieds  et a peu de biens à déclarer: il dispose d’un appartement à Montbéliard, d’une surface de 125 m2 et d’une valeur de 200 000 euros, selon les informations publiées lundi par le gouvernement.  Outre cet appartement, Pierre Moscovici déclare 17 368 euros de comptes titres et 7574,97 euros de contrat d’assurance vie. Ses trois comptes bancaires totalisent 13 700 euros. Le ministre déclare encore 30 000 euros de « biens mobiliers divers ».  Selon sa déclaration, Pierre Moscovici ne possède pas de véhicule.

Moscovici : pas d’austérité en plus en 2014 ; mais des impôts en plus !

Moscovici : pas d’austérité en plus en 2014 ; mais des impôts en plus !

Pas d’austérité en plus déclare Moscovici mais pourtant des impôts en augmentation ;puisque les prélèvements obligatoires passeront de 46.3% en 2012 à 46.5% en 2014 après 44.9 en 2012; M. Moscovici, qui doit présenter mercredi le programme de stabilité de la France pour 2013 en conseil des ministres, a défendu dimanche sa position en estimant qu’accélérer le rythme nécessiterait un tour de vis supplémentaire, un surcroît d’ »austérité » que le gouvernement récuse.   »Pour 2014″, le déficit de la France « sera sous 3% sans, pour certains, être les 2,5%, 2,7% dont ils rêvaient », a déclaré M. Moscovici sur BFMTV, dans une référence au souhait exprimé par Bruxelles de voir Paris ramener l’an prochain son déficit « nettement sous les 3% ».   »Si on a l’idée, comme je l’ai lu ici ou là ou comme peut l’avoir tel ou tel service à la Commission européenne, d’être à 2,5 ou à 2,7%, il ne me paraît pas raisonnable de faire ça. Là pour le coup, ce serait une politique d’austérité », a-t-il estimé.   »Soyons clairs: la France ne mène pas de politique d’austérité et la France ne veut pas mener de politique d’austérité », a martelé Pierre Moscovici.   »La France doit poursuivre sa marche sur la réduction des déficits », a-t-il reconnu. Mais, a-t-il fait valoir, « je crois qu’il faut mettre l’accent d’abord sur la réduction du déficit structurel » (ndlr, hors aléas de la conjoncture).  Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a affirmé cette semaine que Paris entendait réduire d’un point le déficit structurel en 2014 pour le ramener « à seulement 1% de PIB ».   »Le rythme de la consolidation budgétaire doit être compatible avec la préservation de la croissance en France, c’est ce qu’on appelle laisser jouer les stabilisateurs automatiques quand la croissance est faible en Europe », a argumenté de son côté Pierre Moscovici.   »Nous voulons une politique qui soit une politique sérieuse, une politique qui réduit les déficits, une politique qui améliore nos positions structurelles, une politique qui fait des vraies réformes, une politique qui améliore la compétitivité du pays mais pas une politique d’austérité », a-t-il défendu.  Le ministre de l’Economie doit dévoiler mercredi en Conseil des ministres, puis devant les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat le programme de stabilité budgétaire que la France remettra une semaine plus tard à la Commission européenne.  Le gouvernement a déjà indiqué qu’il se calerait sur les prévisions avancées en février par Bruxelles, qui tablent sur une croissance française de 0,1% cette année et 1,2% en 2014, ainsi que sur un déficit de 3,7% fin 2013.  Mais il doit encore pour cela recevoir le feu vert du Haut conseil aux Finances publiques, présidé par le premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud. Son avis est attendu pour le tout début de la semaine.  Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, s’est dit prêt à accorder un délai à la France, après que celle-ci a renoncé à l’objectif initial d’un déficit ramené à 3% dès fin 2013, mais il a exprimé le souhait que Paris ramène son déficit « nettement en dessous » de 3% en 2014.

Cahuzac: Moscovici savait, il dément

Cahuzac: Moscovici savait, il dément

Selon l’hebdomadaire de droite, valeurs actuelles, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a su « avant le 31 décembre » que Jérôme Cahuzac, qui était alors son ministre délégué, avait détenu un compte en Suisse, grâce à une enquête diligentée par l’administration fiscale dès les premiers jours de l’affaire.  Le 7 décembre, trois jours après le premier article de Mediapart accusant M. Cahuzac, raconte Valeurs actuelles, le ministre de l’Economie et le directeur général des Finances publiques, Bruno Bézard, ont mis sur le dossier « une quinzaine de fonctionnaires » chargés d’enquêter sur la véracité de ces affirmations.   »Grâce aux excellentes relations nouées entre les hauts fonctionnaires du fisc français et les autorités suisses à l’occasion d’affaires politico-financières sensibles (…), la réponse parvient, semble-t-il, avant le 31 décembre », dit le journal.   »Une réponse fort désagréable pour le ministre délégué au Budget: oui, il a bien détenu un compte en Suisse à l’UBS », poursuit-il, en précisant: « Il semble que ce fameux compte, appelé compte maître ou compte racine, ait recélé plusieurs sous-comptes ».  Paru jeudi matin, cet article, qui ne cite aucune source, a été vivement critiqué par le ministère de l’Economie jeudi peu après midi. M. Moscovici va porter plainte contre Valeurs actuelles, selon son entourage.

Croissance : Moscovici capitule ; ça ira mieux en 2015 !

croissance : Moscovici capitule ; ça ira mieux en 2015 !

 

Exit les prévisions de croissance optimistes pour Moscovici, ça ira mieux en 2015 déclare–il ; En fait, comme la commison européenne, il n’en sait strictement rien mais en reportant l’échéance de vraie reprise, il gagne du temps ; comme il y a longtemps qu’il ne sera plus ministre des finances à ce moment là, ça ne mange pas de pain. Pour certains ministres et députés de gauche, l’atterrissage risque d’être rapide et douloureux. Au vu du traumatisme « moral » engendré par l’affaire Cahuzac, Cécile Duflot et quelques députés plaident pour une inflexion de la politique économique : « Jérôme Cahuzac avait incarné la rigueur et l’austérité. On ne peut pas continuer de dire la même chose », estime la ministre du Logement. Cette petite musique en faveur d’une « autre politique » n’est pas nouvelle : Cécile Duflot et Delphine Batho (Ecologie) l’avaient déjà entonnée le mois dernier. Mais il n’est pas question de changement de cap en matière de finances publiques - « Je n’imagine pas une demi-seconde que François Hollande l’envisage », témoigne un conseiller gouvernemental. Et cela va très vite être gravé dans le marbre dans le cadre du programme de retour à l’équilibre des finances publiques, qui sera finalisé cette semaine avant d’être présenté le 17 avril au Parlement. Certes, la France entend obtenir de Bruxelles le décalage d’un an de l’objectif de retour du déficit à 3 % du PIB. Sans cela, « nous mettrions le pays en récession », plaide le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. Mais même décalé à 2014, cet objectif sera très difficile à tenir. Loin d’enterrer la rigueur, le programme de stabilité va durcir le plan de redressement prévu jusque-là pour 2014. « Il faudra muscler l’effort », reconnaît-on au sein du gouvernement. En cause, un dérapage du déficit en 2012 (à 4,8 % de PIB), mais, surtout, de maigres perspectives de croissance. Le gouvernement a calé ses nouveaux chiffres sur les projections de Bruxelles, a officialisé dimanche Pierre Moscovici sur Europe 1. Pour 2013, Paris table désormais sur 0,1 % de croissance (contre 0,8 % précédemment). La prévision pour 2014 est également identique à celle de Bruxelles (1,2 %). A partir de 2015, « je pense que la croissance va retrouver un rythme de croisière qui lui permettra de créer des emplois : 2 % de croissance », a poursuivi le ministre. Ces prévisions vont désormais être transmises au Haut conseil des finances publiques, qui donnera son avis sur le scénario macroéconomique. En conséquence, l’effort d’assainissement restera très important. Pour 2013, Paris aligne également sa nouvelle prévision de déficit sur celle de Bruxelles, à 3,7 % de PIB. Pour revenir en dessous de 3 % de déficit en 2014, cela va donc impliquer un effort de redressement d’environ 0,8 point de PIB. Et comme la croissance ne permettra pas de le réduire « naturellement », l’effort devra être entièrement structurel. En clair : il faudra entre 15 et 20 milliards d’euros de mesures de redressement en 2014. Alors que la loi de programmation ne prévoyait jusque-là « que » 0,5 point de PIB (10 milliards). Autre arbitrage clef en vue : les efforts en 2014 devraient porter aux deux tiers environ sur des économies (Etat, collectivité, retraites, prestations familiales, assurance-maladie, etc.), et pour un tiers sur des nouveaux prélèvements. François Hollande avait donné le cap en indiquant que la majorité des efforts porteraient sur les dépenses.

 

Cahuzac blanchi par Moscovici (Edwy Plenel , Médiapart, interview RTL)

Cahuzac blanchi par Moscovici (Edwy Plenel , Médiapart, interview RTL)

Vous dites que Pierre Moscovici a blanchi Jérôme Cahuzac ?

« Il n’était pas le seul. Fin janvier, début février, Pierre Moscovici, les communicants, certains médias comme le Journal du Dimanche, M. Bartolone, ont essayé de faire pression sur l’enquête en cours en instrumentalisant l’administration fiscale sur un document que personne n’a vu et qui a permis d’affirmer à l’époque que Cahuzac était blanchi par la Suisse. »

La façon dont Pierre Moscovivi a posé les questions aux services suisses étaient biaisées ? Il ne pouvait avoir que cette réponse là car c’était la mauvaise question ?

« Tout cela était téléphoné par l’entourage de M.Cahuzac. Cela a été fait par l’administration fiscale dans un cadre où il faut consulter l’avocat de la personne concernée. M.Cahuzac et ses communicants essayaient d’entraver cette enquête depuis le 8 janvier. Il y a eu un conflit d’intérêt. Le fait que M.Cahuzac soit resté en poste après nos révélations fait qu’ils ont pu utiliser l’administration fiscale pour essayer d’entraver la marche à la vérité. Je n’emploie pas le mot « mensonge d’état » car cela voudrait dire que l’on remonte jusqu’au président et au Premier ministre. C’est plus complexe. Le point commun entre M.Moscovici et M.Cahuzac ? Ce sont les Strauss-kahniens. M.Hollande et M.Ayrault ont peut-être été minoritaires dans cette affaire par rapport à un autre courant au cœur du dispositif gouvernemental. L’ancien avocat de M.Cahuzac, Gilles August, est un proche de M.Strauss-Kahn. Le nouvel avocat de M.Cahuzac est le même que celui de M.Strauss-Kahn. Nous sommes au cœur d’une bataille. L’erreur de M.Hollande est de ne pas avoir écouté Mediapart dès décembre et demander à M.Cahuzac de quitter le gouvernement pour se défendre. »

D’où viennent les fonds des compte de Cahuzac ? De l’industrie pharmaceutique ?

« Medipart a évoqué cette hypothèse. Nous savons que ce compte a été ouvert en 1992 avec un premier versement. On tombe sur une autre famille politique ( Philippe Péninque, un proche de Marine Le Pen, aurait ouvert le compte de Jérôme Cahuzac chez UBS en 1992 selon Le Monde.fr, NDLR). Nous sommes devant un séisme qui est celui de l’évasion et de la fraude fiscale qui va ébranler la classe politique. Je rappelle que le premier défenseur de M.Cahuzac n’était autre que Eric Woerth, mis en cause dans l’affaire Bettencourt par Mediapart. Nous sommes devant un scandale oligarchique de gens qui brouillent les frontières politiques au cœur de leurs intérêts financiers. »

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