Archive pour le Tag 'mort'

«Le bac est mort et tant mieux »

«Le bac est mort et tant mieux »

 

 

L’exception qu’est le bac 2020 est appelée à devenir la règle les années suivantes et c’est heureux, se réjouit dans le Figaro Jean-Robert Pitte, ancien président de l’université Paris-Sorbonne*.

À quelque chose, malheur est toujours bon: c’est l’un des fondements de notre culture chrétienne dont le Felix culpa de l’Exultet de Pâques devrait bien nous inspirer en ce moment. Espérons de tout cœur qu’une fois passé le cortège d’afflictions et de contraintes que provoque ce détestable virus
qui répand la terreur sur toute la planète, nous repartirons plus sages et d’un pied plus assuré dans bien des domaines. Comme la Deuxième Guerre mondiale a permis la naissance de l’Europe et l’entrée en démocratie de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon, il est à souhaiter que, demain, l’on fasse un meilleur usage de la mondialisation. Elle nous donne de fantastiques opportunités de vivre mieux et en paix ; faut-il encore accepter l’idée de regarder dans l’assiette du voisin et de s’inspirer des choix les plus intelligents des différents pays de la planète. Les Français n’ont pas spontanément ce réflexe, mais les grandes crises les ont parfois fait réfléchir à leur destin.

 

L’idée générale de la chronique vise à mettre au point un système d’orientation professionnelle qui tienne compte des capacités réelles des élèves au lieu de les parquer provisoirement pour certains dans la filière universitaire qui ne débouche sur rien.

50 députés objets de menaces de mort

50 députés objets de menaces de mort

Accompagnées de photos, des menaces, non revendiquées et sans motif clair, ont été envoyées par courrier électronique à des élus tels André Chassaigne (PCF), Éric Ciotti (LR) ou Alexis Corbière (LFI). Le titulaire LREM du perchoir n’a pas été visé mais des députés de la majorité l’ont été.

Au nom de l’Assemblée nationale, le président de l’assemblée va effectuer un signalement en application de l’article 40 du code de procédure pénale. Les députés sont régulièrement la cible de menaces, notamment sur les réseaux sociaux.

Vote par anticipation: déjà mort

Vote par anticipation: déjà mort

 

À peine évoqué le projet de vote par anticipation a été rejeté par le Sénat. En cause, une proposition du gouvernement surprise et mal ficelée. Surtout le fait que cette question n’a pas réellement fait l’objet d’un débat démocratique suffisant. Il pourrait y avoir aussi des obstacles juridiques avec notamment un rejet du conseil d’État et du conseil constitutionnel. En effet les votants pourraient n’être pas dans les mêmes conditions démocratiques si par hasard se produisait un événement important entre le début autorisé du vote par anticipation et la date du vote général. En outre les facteurs explicatifs de cette proposition n’ont pas été clairement miss en lumière. Subsiste en outre une grande confusion entre le vote par correspondance, par voie numérique et le vote par anticipation.

 

L’exécutif aurait voulu que cette initiative ne voie jamais le jour qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Mardi, à la surprise générale, un amendement du gouvernement permettant le vote par anticipation a été déposé au Sénat, où le projet de loi organique relatif à l’élection présidentielle est examiné. Et ce après avoir écarté, depuis plusieurs mois, toutes les propositions des parlementaires destinées à simplifier ou à adapter les modalités de vote au contexte sanitaire. Le MoDem avait par exemple proposé dès le second tour des élections municipales d’ouvrir la voie au vote par correspondance, et a relancé le sujet à la fin de l’année. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait sèchement fermé la porte.

Wuhan : le souvenir du médecin mort qui a alerté sur le virus et en plus inquiété par la police

Wuhan : le souvenir du médecin mort qui a alerté sur le virus et en plus inquiété par la police

 

D’une certaine manière, le sort qui a été réservé à Li Wenliang , le médecin qui le premier a lancé une alerte à propos du Coronavirus illustre bien l’environnement politique et démocratique du pays. D’abord le médecin est lui-même décédé des suites de ce virus. Avant  quand il s’est aventuré à lancer une alerte, il a été inquiété par la police au motif qu’il avait répandu des rumeurs.

Notons qu’une journaliste avait aussi repris les propos et demeure en prison. Bref un régime politique tout à fait épouvantable indigne de la civilisation actuelle qui reprend les pratiques de Mao en écrasant les libertés individuelles et collectives.

Discrètement quand même des Chinois de Whuan se souviennent et rendent hommage aux héros dans le pouvoir à écraser la mémoire. Alors que les gens dans les rues autour de l’hôpital de Li disent que la vie dans la ville est pour la plupart revenue à son rythme habituel, ils vénèrent toujours Li pour ses actions.

En ce moment une délégation de l’OMS tente de trouver des explications à l’origine du virus et à son processus. On sait que l’OMS est très influencée par les Chinois et on peut douter que la mémoire du médecin lanceur d’alerte, Li Wenliang, soit honoré dans ce rapport  ou même signaler !

 

Mulhouse : des enseignants menacés de mort

Mulhouse : des enseignants menacés de mort

L’affaire a éclaté lorsque la directrice de l’établissement, également institutrice au sein de l’école, a signalé aux autorités une maltraitance des parents vis-à-vis de l’un de ses élèves, a précisé au Figaro la procureure de la République de Mulhouse Edwige Roux-Morizot. Le couple s’est alors rendu à l’école où est scolarisé leur fils et a menacé de mort l’institutrice. Les deux parents ont été placés en garde à vue mais, la mère de famille étant enceinte de plusieurs mois, son état a été jugé incompatible avec une garde à vue.

 

La directrice de l’établissement s’est vue attribuer 5 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) et les parents comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Mulhouse dans quelques semaines pour «outrage à l’égard d’un agent chargé d’une mission de service public et menaces de mort». Le couple encourt une peine d’environ 7500 euros d’amende et plusieurs mois d’emprisonnement. «J’estime qu’après ce qui s’est passé avec Samuel Paty, ce sont des faits qui peuvent amener à de telles conséquences», a affirmé la procureure.

 

 

«En quelques semaines, il y a eu plusieurs remontées d’agressions de parents d’élèves à l’égard des enseignants dans la région. Ils dénigrent les professeurs et remettent en cause leur façon de travailler, leur pédagogie», explique au Figaro la secrétaire du SNUipp-FSU Ghislaine Umhauer, soulignant que l’esclandre de l’école de la Porte du Miroir fait partie d’une série de plusieurs faits similaires envers les enseignants de la région.

Chine : condamnation à mort pour bigamie et corruption

Chine : condamnation à mort pour bigamie et corruption

La grande reprise en main de l’économie par le parti communiste à la mode Mao est en route avec notamment la mise en accusation de très grands patrons. Certains sont accusés de corruption. Un patron va même être condamné à mort pour ce motif et pour bigamie ! Voitures de luxe, lingots d’or, liasses de billets, auxquels il n’aurait même pas osé toucher… Ce butin devrait coûter la vie à Lai Xiaomin. L’ancien président de l’une des plus grandes sociétés de gestion d’actifs contrôlées par l’Etat chinois a été condamné à mort ce mardi pour corruption et bigamie, a annoncé le Tribunal de Nianjin (Nord de la Chine).

Lai Xiaomin, 58 ans, qui était président de China Huarong Asset Management avant de faire l’objet d’une enquête en 2018, a été reconnu coupable d’avoir reçu 215 millions d’euros de pots de vin entre 2008 et 2018 et tenté d’en obtenir 13 millions supplémentaires. Il aurait également utilisé son poste pour détourner plus de 3 millions d’euros de fonds publics.

 

Vers la mort de l’hypermarché» ?

Vers la mort de l’hypermarché» ?

 

L’ancien patron de système U, Serge Papin, actuellement consultant, prévoit l’effondrement des hypermarchés classiques. Il part du constat que les géants français de la distribution traversent de sérieuses turbulences. Malgré des annonces stratégiques majeures ces derniers mois (alliances avec Amazon, Ocado et Google) et de bonnes performances commerciales publiées ces derniers jours, les cours de Bourse de Casino et de Carrefour peinent ainsi à remonter significativement. Amazon, de son côté, a bondi de 40 % depuis janvier, malgré un recul de 8 % la semaine passée. Dans le Figaro, il s’explique :

 

Comment expliquez-vous la défiance des marchés envers les distributeurs français, alors qu’ils encensent Amazon?

SERGE PAPIN. -Le commerce n’est que le reflet de la société. Amazon correspond à la modernité de l’époque.

 

La question est cependant controversée et les grandes marques tentent de changer leur modèle pour créer autour des hypers des sortes de centres de vie. En effet pour beaucoup de consommateurs, la tendance est désormais aux commerces de proximité, dans le supermarché du coin. Les sorties en très grandes surfaces se sont raréfiées. Avec l’arrivée du drive et des sites de vente en ligne depuis une dizaine d’années, les enseignes traditionnelles de la grande distribution se sont fait bousculer par de nouveaux concurrents. Pour se moderniser et s’adapter aux nouveaux modes de consommation, certains hypermarchés innovent déjà en essayant de transformer les supermarchés en centres de vie avec nombre d’activités et de services.

Brexit : toujours au point mort

Brexit : toujours au point mort

 

Au lieu d’un accord en bonne et due forme suite au brexit , on pourrait bien s’orienter vers une sorte d’accord temporaire qui permettrait la continuité commerciale dans des conditions proches de ce qui se fait actuellement. En effet sur le fond , demeurent de nombreux différences sur trois points essentiels à savoir les conditions de concurrence, la gestion et le contrôle de cette concurrence (comment, par qui ?)  enfin la pêche.

Un accord provisoire permettrait de repousser encore les échéances mais aussi de sauvegarder les apparences d’un Boris Johnson toujours attaché au brexit  dur mais qui ces derniers temps a sérieusement ramolli ses positions en se séparant d’ailleurs de son conseiller le plus intransigeant. Cela permettrait aussi de sauver aussi les apparences pour l’union européenne qui ne veut pas prendre l’initiative de la rupture et repousserait  ainsi dans le temps les difficultés en espérant que les conséquences néfastes de ce nouveau délai rendront la position britannique plus souple.

Dans ce climat d’incertitude, une hypothèse commence donc  à être envisagée : celle d’un accord qui interviendrait trop tard dans l’année pour permettre des ratifications en bonne et due forme. D’où l’idée d’une application provisoire, comme cela s’est fait par le passé, évoquée lors de la réunion des ambassadeurs de vendredi. Cela permettrait de préserver une relative fluidité des échanges début janvier, quitte à ce que les éléments juridiques rendant possible une telle fluidité ne soient formellement actés que quelques semaines plus tard.

Pour l’heure, certains estiment surtout qu’il faut se préparer au pire. Ce fut le sens du discours d’Emmanuel Macron, mais aussi de celui du Premier ministre belge, Alexander De Croo, lors de la visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement européens, jeudi soir. Les deux dirigeants ont appelé leurs homologues à hâter les préparations à un « no deal » en cas d’échec des négociations. « Il n’est absolument pas question de conclure un accord à tout prix », a de son côté déclaré ce week-end le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak. Avant d’ajouter : « Si nous n’y parvenons pas, ce sera parce que les Européens auront refusé de transiger. »

 

«Ruralité: la mort par le virus ou l’oubli ? »

 

À juste titre, Jean-Paul Pelras est écrivain et journaliste, s’interroge sur ce qui est le plus mortel pour la ruralité oubliée : le virus ou l’oubli. Vu de l’ultraruralité, le confinement et les restrictions sanitaires prennent un tour surréaliste. Le reste du temps, personne ne se demande si les habitants risquent de mourir faute de médecin ou s’ils sont coupés du monde faute de téléphone, raconte l’écrivain

 

(Tribune dans l’Opinion)

 

Plus aucun bruit ne monte de la vallée, le brouillard plonge le reste du monde dans l’étoupe des lointains. Le confinement, ici, dans les hauts cantons des Pyrénées-Orientales, ils l’évoquent en haussant les omoplates comme s’il n’était que le prolongement d’une fatalité. Cette fatalité qui les tient à bonne distance du progrès depuis des décennies.

Au début ils descendaient à la sous-préfecture, ils écrivaient aux députés. Et puis, ils se sont habitués à se rendre sous le clocher pour capter une barre sur le téléphone portable, les jours où « ça voulait bien passer ». Télétravail obligatoire, ils ont dit à Paris. La belle affaire quand, pour envoyer un mail, tu y passes tout un après-midi.

Fermetures. A l’entrée du village, le bar est fermé, il ne rouvrira pas. A presque 60 ans, le propriétaire en a assez de tout ce cinéma. C’était déjà compliqué à cause des normes, à cause des taxes, à cause de la déprise ambiante, à cause du printemps dernier où ils ont été obligés de fermer, à cause du fils qui, finalement, ne reprendra pas. Idem pour le petit restaurant qui dépannait les habitants du village et complétait son revenu avec les clients de passage. Les tables en formica sont empilées sous le préau, le rideau est baissé, les parasols ne reverront pas l’été.

Il reste bien la coiffeuse et l’épicier. Mais pour eux aussi, c’est devenu trop compliqué. Le premier va essayer de tenir encore un peu, la seconde a décidé d’arrêter. A quoi bon s’obstiner derrière une devanture fermée la moitié de l’année ? Et puis il y a l’éleveur qui n’arrive plus à vendre ses bêtes, le mécano qui travaille de moins en moins car personne n’ose circuler, trois ados qui s’ennuient entre deux parties de jeux vidéo et le tour de vélo qui va du lavoir au petit ruisseau. Jeunesse privée de flirt, de fêtes, de voyages, de découvertes et de tout ce qui fait l’aubaine furtive de son âge. Arrivent ensuite les conversations matinées d’incertitudes car peut-être là-haut cet hiver, la saison sera de nouveau foutue si les stations n’ouvrent pas. Comment fixer les populations quand le travail s’en va ?

«Les gens du haut pays ne comprennent pas pourquoi ils doivent se trimballer un laissez-passer pour aller chercher un peu de bois alors que le restant de l’année on les oublie là où le progrès n’arrive pas»

Et l’ancien qui ne peut plus aller voir son épouse dans cette maison de repos à quelques kilomètres de là. Bien sûr, enfant, il a connu la guerre. Mais, cette fois, c’est différent, les autorités lui ont dit que la zone libre s’arrêtait au cimetière. De temps en temps, il écoute la télévision même s’il n’a plus confiance en ceux qui parlent, le soir, aux informations. D’une annonce à l’autre, la réalité migre vers la fiction. Et les scénarios invraisemblables deviennent de plus en plus envisageables.

Complainte d’un oubli. Loin des villes où le virus circule des transports en commun aux immeubles surchauffés, les gens du haut pays ne comprennent pas pourquoi ils doivent se trimballer un laissez-passer pour aller chercher un peu de bois, alors que le restant de l’année on les oublie là où le progrès n’arrive pas.

Ils ne comprennent pas ce qu’est devenue cette société où l’on ne peut même plus acheter une casserole et des pinces à linge sans se faire verbaliser. Ils ne comprennent pas qu’on leur interdise de jouer à la pétanque ou au rami. Ils ne comprennent pas ce que sont ces palinodies politico-scientifiques où ce qui vaut le lundi est contredit le mardi.

D’ici quelques semaines ou quelques jours, le froid, le gel et la neige vont appareiller dans ces montagnes où l’automne n’est, bien souvent, qu’un tourbillon de feuilles entre deux saisons. Alors, les gens d’ici seront confinés près de la cheminée ou dans l’alcali des étables pour d’autres raisons que celles qui font l’actualité.

Et personne, absolument personne ne se demandera s’ils risquent de mourir parce que le médecin ne peut pas monter, parce que la route s’est à nouveau éboulée, parce que le téléphone est encore coupé, parce que cet hiver le voisin ne montera pas ouvrir le chalet, parce qu’il n’existe aucun test pour mesurer l’impact de l’indifférence sur la vacuité, parce que cette année ils n’ont pas pu se faire vacciner. Parce que, du côté de Lutèce, à trop barboter dans l’abstrait, les cardinaux de service, encore une fois, les auront oubliés.

Jean-Paul Pelras est écrivain et journaliste, rédacteur en chef du journal L’Agri.

La mort de nombre d’organisations sportives

 La mort de nombre d’organisations sportives

 

Le chef de l’État va enfin recevoir les représentants du sport victime lui  aussi d’un confinement qui menace même l’existence de nombre d’organisations. On pense bien sûr au sport professionnel et notamment au football. Il est vrai qu’on pourrait objecter que les dépenses démentielles du foot notamment à travers les salaires des joueurs ne pouvaient que conduire un jour à l’explosion d’une bulle. Il n’est en effet pas raisonnable de payer un joueur 1 ou 2 millions par mois dans les clubs les plus huppés.

Dans d’autres sports professionnels, les salaires sont nettement moins élevés ceci étant les équilibres financiers tout aussi précaires faute de la recette principale que représente souvent la billetterie. Il y a aussi l’économie en difficulté et des sponsors moins enthousiastes que précédemment.

 Pour le sport professionnel le confinement est catastrophique. Mais il est tout autant pour le sport amateur dont les ressources sont déjà anecdotiques et qui sont souvent condamnés à faire des exercices d’équilibriste dans le domaine financier. Sans parler des interdictions d’exercice même de l’activité.

Le confinement a de très graves conséquences économiques évidemment mais aussi sociales voire sociétales. Et certaines interdictions sont complètement incompréhensibles et vont tuer une grande partie du sport aussi bien professionnel qu’amateur.

 

Certes on comprend que certaines activités puissent être limitées voire interdites compte-tenu de la promiscuité mais ce n’est pas le cas loin s’en faut de toutes les activités. En outre, on a rarement détecté des clusters dans les activités sportives. Des cas ont été identifiés mais pas davantage est plutôt moins qu’ailleurs compte tenu précisément de la discipline sanitaire que s’est imposé le mouvement sportif.

 

«Schumpeter est mort » ? (Bertrand Jacquillat)

  • «Schumpeter est mort » ?  (Bertrand Jacquillat)
  • Schumpeter  revu  par Albion et analysé par Bertrand Jacquillat ,vice-président du Cercle des économistes ,senior advisor de J. de Demandolx Gestion dans l’Opinion
  •  « Le Roi est mort, vive le Roi ». Cette expression de la fin du Moyen-Age qui signifie « l’ancien Roi est mort, vive le nouveau Roi » inspire le titre de cette chronique. Philippe Aghion a repris le flambeau laissé en jachère par Joseph Schumpeter. A quelque soixante ans d’intervalle, tous deux furent professeurs d’économie à Harvard, le premier étant né quelques années seulement après la mort de son lointain prédécesseur.
  • Ce ne sont pas ces informations de nature biométrique qui suffisent à les rapprocher, mais leur domaine commun de recherche et la filiation intellectuelle du Français à l’égard de l’Autrichien. Ce sont deux économistes hors normes qui mettent toute leur énergie et leur talent à la compréhension du monde à l’aide d’une grille de lecture très parcimonieuse, l’innovation et la destruction créatrice.
  • Ces deux concepts désignent le processus continuellement à l’œuvre dans les économies, et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs économiques et d’entreprises conjointement à l’apparition de nouvelles activités économiques et de nouvelles entreprises portées par des entrepreneurs. Cette filiation est revendiquée par Philippe Aghion dont les travaux sont regroupés sous la double dénomination de « modèle de croissance par destruction créatrice » et de « modèle de croissance schumpetérien ».
  • Enigmes ontologiques. Un modèle ou un paradigme en économie se juge par sa capacité à éclairer certains phénomènes, pour mieux les comprendre. De ce seul point de vue, l’œuvre de Philippe Aghion apporte aussi bien des réponses à des énigmes quasi ontologiques, comme celle du décollage économique après des millénaires de stagnation séculaire (pourquoi ce phénomène s’est-il produit en 1820, et pourquoi en Grande-Bretagne et en France et non pas en Chine ?) qu’à d’importantes questions sociétales auxquelles le monde contemporain est confronté : la mondialisation, les vagues technologiques et leur impact sur l’emploi, la transition énergétique, etc.
  • Outre qu’elle n’accroît pas nécessairement l’inégalité globale proprement mesurée, l’innovation encourage la mobilité sociale et stimule la croissance de la productivité
  • Ce faisant, Aghion tord le cou à nombre d’idées reçues, comme on pourra s’en rendre compte à la lecture de son ouvrage avec Cécile Antonin et Simon Bunel Le pouvoir de la destruction créatrice. Celui-ci regroupe ses leçons au Collège de France, il est l’aboutissement de ses travaux de recherche qu’il commença en 1987 avec Peter Howitt, son complice et collègue de l’époque au MIT, et dont la collaboration accoucha au siècle dernier d’un ouvrage monumental sur la croissance endogène.
  • Son modèle de croissance par destruction créatrice s’inspire de trois idées émises par Schumpeter, mais que celui-ci n’avait jamais pu modéliser, ni tester, parce que le savoir économique cumulatif de l’époque était trop peu avancé pour ce faire. La première idée, c’est que l’innovation et la diffusion du savoir sont au cœur du processus de croissance. Ceci fait écho à la conclusion d’un autre théoricien de la croissance, Robert Solow, dont le modèle néoclassique fondé sur l’accumulation du capital se heurtait au phénomène des rendements décroissants. Il ne pouvait donc y avoir de croissance à long terme sans progrès technique, comme l’avait pressenti Jean Fourastié.
  • Droits de propriété. La deuxième idée, c’est l’importance des institutions, à commencer par les droits de propriété pour protéger les rentes de l’innovation, et plus généralement pour inciter à l’innovation, sans pour autant faire obstacle à l’arrivée de nouveaux innovateurs. Difficile équilibre à établir, mais qui a plusieurs conséquences. Ainsi, l’innovation contribue à l’augmentation de l’inégalité au sommet. C’est le fameux accroissement de la part des revenus et des patrimoines dans l’ensemble de la population des 0,1 % les plus riches constatée depuis les années 1980, notamment aux Etats-Unis.
  • Outre qu’elle n’accroît pas nécessairement l’inégalité globale proprement mesurée, l’innovation n’en possède pas moins plusieurs vertus. Elle encourage la mobilité sociale, surtout lorsque celle-ci est liée à l’entrée de nouveaux entrepreneurs sur le marché motivés par la perspective de rentes de monopole, et par ailleurs elle stimule la croissance de la productivité.
  • Il y a en quelque sorte une bonne inégalité, c’est celle de Bill Gates (Microsoft) ou de Steve Jobs (Apple) et une mauvaise inégalité, celle de Carlos Slim, dont la fortune provient de la privatisation sans régulation de la société de télécommunications mexicaine Telmex, ou celle aussi mal acquise des oligarques russes.
  • La république de Venise, première Cité-Etat d’Europe, a semé les germes de sa décadence au XVIIsiècle lorsqu’elle décida de placer les privilèges de ses élites au-dessus des entreprises de ses innovateurs
  • D’où la troisième idée, ce sont les bienfaits de la concurrence qui permet à la destruction créatrice d’opérer, pour lutter contre les barrières à l’entrée érigées par les entreprises et gouvernements en place pour contrer le processus de destruction créatrice. Ainsi la république de Venise, première Cité-Etat d’Europe, a semé les germes de sa décadence au XVIIsiècle lorsqu’elle décida de placer les privilèges de ses élites au-dessus des entreprises de ses innovateurs. Les innovations font de la destruction créatrice le moteur du capitalisme, avec un conflit permanent entre l’ancien et le nouveau.
  • Levier fiscal. Les solutions préconisées par Aghion pour faciliter au mieux ce passage de témoin permanent vont à l’encontre de bien des idées reçues. Ainsi, face à la montée des inégalités, Aghion dénonce la fausse solution de l’emploi inconditionnel du levier fiscal, toujours avec justifications empiriques à l’appui, issues de ses propres travaux ou de ceux auprès desquels il a fait école. Pour surmonter les craintes qu’ont certains d’une stagnation séculaire des économies occidentales due à une certaine anémie de la concurrence, Aghion recommande que les organismes antitrust revoient leur critère d’appréciation du bien-fondé des fusions et acquisitions quant à leur seul impact sur les prix, en prenant davantage en compte la dynamique concurrentielle.
  • Tout en vantant les mérites de la destruction créatrice comme force motrice de la croissance, Schumpeter s’était montré très pessimiste sur l’avenir du capitalisme dont il prévoyait la disparition pure et simple, à la suite de l’élimination des entreprises de taille moyenne par les conglomérats. Ce n’est manifestement pas la thèse d’Aghion. Certes, « le capitalisme est un cheval fougueux : il peut facilement s’emballer, échappant à tout contrôle. Mais si on lui tient fermement les rênes, alors il va où l’on veut ».
  • Plutôt que de vouloir dépasser le capitalisme qui génère effectivement des risques et des bouleversements, il convient de pouvoir contrôler, orienter, réguler ceux-ci par l’action intelligente de l’Etat et l’intervention active de la société civile, tout en préservant le pouvoir de la destruction créatrice à générer de la croissance. Car c’est bien la destruction créatrice qui a hissé nos sociétés à des niveaux de prospérité inimaginables il y a à peine deux cents ans.
  • Bertrand Jacquillat est vice-président du Cercle des économistes et senior advisor de J. de Demandolx Gestion.

Reconfinement : le risque de mort de l’économie

Reconfinement : le risque de mort de l’économie

 

Le reconfinement national plus ou moins total dans l’espace et dans le temps pourrait porter un coup mortel à une économie déjà chancelante. La crise sanitaire a déjà provoqué un choc qui  va entraîner la diminution du PIB de 10 % en 2020 sur la tendance actuelle. Un reconfinement selon son ampleur, aussi sa durée, pourrait faire plonger davantage encore l’activité. Surtout,  cela pourrait faire basculer définitivement nombre d’entreprises actuellement sur un chemin de crête entre maintien et liquidation.

 

Cela va aussi installer un climat déplorable dans le monde économique et se traduire notamment non seulement par des difficultés supplémentaires de trésorerie mais aussi par un écroulement total des investissements. Au-delà de l’incidence sur 2020, avec un PIB en recul de plus de 10 %, c’est aussi une hypothèque posée sur les perspectives de 2021.

Rien n’indique en effet qu’en fonction de l’évolution de la crise sanitaire le gouvernement ne sera pas condamné à alterner périodes de dé confinement avec d’autres périodes restrictives.  Le choc sera difficilement supportable dans plusieurs secteurs sensibles notamment du commerce.. «Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l’économie française, on risque de ne pas s’en remettre», a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, .

Couvre-feu : la mort des restaurants

Couvre-feu : la mort des restaurants

 

Avec les mesures restrictives déjà prises, on prévoyait une faillite de 20 à 30 % dans l’hôtellerie restauration. Le couvre-feu décidé par le président de la république sonne le glas de nombre d’établissements et les faillites pourraient atteindre  40 à 50 % du secteur . Il n’y aura pas que les bars, restaurants hôtels qui sont touchés mais toute une filière qui travaille  notamment en amont ( service, production, transport etc. ).

Plus d’un million de 1 003 300 salariés travaillent dans le secteur de l’hébergement et de la restauration en France métropolitaine , ce qui représente 5,6% de l’emploi salarié marchand non agricole. Ce secteur regroupe 171 970 établissements, soit 9,5% des établissements. Le nombre d’emplois dans le secteur de l’hébergement et de la restauration a fortement progressé sur la période 2005-2017 (hausse de plus de 25%). L’emploi a connu une croissance plus rapide que l’ensemble des secteurs jusqu’au premier trimestre de l’année 2008, puis a connu une moindre baisse pendant la crise de 2008

Plus des trois quarts des salariés du secteur (77,7%) travaillent dans la restauration (83,6% des établissements), l’hébergement représentant moins d’un quart des salariés pour moins d’un établissement sur cinq du secteur. Alors que le secteur de la restauration n’a jamais connu de baisse de ses effectifs au cours des dernières années, même pendant les périodes de crise, celui de l’hébergement a oscillé depuis 2005 entre période de hausse modérée d’activité et période de légère baisse en 2008-2009 et 2013-2014. C’est la restauration qui porte la quasi-totalité des hausses des effectifs salariés

Un recours important aux CDD et aux emplois saisonniers

Comme dans l’ensemble de l’économie, la très grande majorité des salariés de l’hébergement et de la restauration, hors intérim, sont en CDI (82,1% contre respectivement 88,2%). Toutefois, le recours aux CDD et aux apprentis est plus important dans ce secteur (14,6% de CDD contre 10,1% pour l’ensemble des secteurs et 3,3% d’apprentis contre 1,6%). C’est surtout dans l’hébergement que le recours aux CDD est élevé puisqu’il représente plus d’un contrat sur cinq (22,2%). 1. Source : Acoss. Cette statistique porte sur les salariés directement employés par les établissements du secteur de l’hébergement et la restauration. Elle n’inclut pas les travailleurs intérimaires (employés par les établissements du travail temporaire) mis à disposition d’entreprises du secteur. L’enquête Besoins en Main d’Œuvre (BMO) 2017 montre d’ailleurs que près de 60% des projets de recrutement du secteur sont saisonniers. Pour le premier semestre de l’année 2017, près de 20% des offres d’emploi déposées à Pôle emploi pour les métiers de l’hôtellerie et la restauration sont des contrats de travail saisonnier, contre 3,8% pour l’ensemble des métiers. En 2016, l’emploi intérimaire représente 1,1% de l’ensemble des salariés travaillant pour le secteur de l’hébergement et de la restauration. Ce taux de recours à l’intérim est inférieur à celui observé dans l’ensemble de l’économie (4,1%) ainsi que dans le secteur tertiaire (2,3%)

L’instauration d’un couvre-feu dans plusieurs métropoles françaises, dont Paris, ainsi que l’appel du gouvernement à limiter les déplacements et les rencontres a mis un nouveau coup de massue à ces professionnels déjà rudement éprouvés. En termes d’emploi au moins 300 000 postes pourraient être supprimés.

«Cette décision équivaut à une fermeture de nos établissements», ont immédiatement réagi plusieurs organisations représentatives de l’hôtellerie-restauration, dont le Syndicat de la restauration thématique (SNRTC), le Groupement des indépendants hôtellerie et restauration (GNI) et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih).

Bars, restaurants: la mort prochaine de 30 % des établissements

Bars, restaurants: la mort prochaine de 30 % des établissements

 

Globalement les dernières mesures restrictives vis-à-vis des bars et des restaurants pourraient conduire à la fermeture définitive de 20 à 30 % des établissements. Pour Marseille, c’est assurément une condamnation à mort des établissements qui ne disposent pas d’une assise financière suffisante. Ailleurs la législation et l’ambiance anxiogène vont aussi plomber l’activité Beaucoup auront de la peine à résister à une crise sans précédent qui les a privé d’une grande partie de leur chiffre d’affaires alors que les charges pour une partie continue de courir. Dans le nouveau dispositif à Paris les  établissements ne proposant pas de nourriture devront baisser leur rideau à 22h, dernier délai. Seuls pourront rester ouverts les restaurants disposant d’une licence de grande restauration. Le respect des gestes barrières et protocoles sanitaires devra être assuré.

La préfecture annonce en outre l’interdiction de la vente d’alcool à emporter, ainsi que de la consommation d’alcool sur la voie publique, à partir de 22h et jusqu’à 6h du matin. Il sera également interdit, sur cette même tranche horaire, de diffuser de la musique sur la voie publique ou de la musique «audible depuis la voie publique» : un moyen de lutter contre les fêtes sauvages dans les habitations.

Chauffeur de bus battu à mort, Pompier agressé ,: des «incivilités» pour Macron

Chauffeur de bus battu à mort, Pompier agressé ,: des  «incivilités» pour Macron

Une réaction vraiment surréaliste et même indigne de Macron à propos des crimes commis récemment, le chauffeur de bus battu à mort, cette policière écrasée, le pompier touché par balle etc. Macron s’est  contenté de dénoncer des » incivilités ». Un terme complètement inapproprié quand il s’agit de crimes. La preuve sans doute que Macron n’est pas prêt à mettre en œuvre une politique de sécurité à la hauteur des menaces actuelles. «Nous prendrons toutes les dispositions pour que la réponse judiciaire soit rapide et au rendez-vous de ces incivilités. (…) Nous ne pouvons pas accepter – et je n’accepterai pas – dans notre pays que ces incivilités deviennent une habitude», a-t-il assuré. «La sécurité, au quotidien, c’est ce qui garantit l’ordre public, l’ordre républicain, c’est-à-dire la vraie liberté», a-t-il conclu.

Dans la foulée de son intervention, plusieurs voix se sont immédiatement élevées, notamment à droite, pour dénoncer le choix des mots du président de la République. «Emmanuel Macron interrogé sur le meurtre d’un gendarme, l’agression ultra-violente d’un chauffeur de bus et des tirs contre un pompier parle par 2 fois ‘d’incivilités’. Ce laxisme lexical conduit inévitablement au laxisme judiciaire», s’est notamment indigné le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sur son compte Twitter.

La vérité c’est que Macron veut fermer les yeux depuis toujours sur la barbarie émanant surtout des quartiers sensibles notamment de banlieues. Faut-il rappeler qu’il a enterré devant les médias le plan banlieue de Borloo, l’humiliant même en public. En fait,  Macron depuis le début de son mandat ignore totalement ces réalités sociétales qui menacent non seulement la sécurité mais aussi la république. Car il s’agit bien d’attaque contre la république quand on vise des représentants particulièrement en charge de l’intérêt général.

 

 

Bayonne- mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

Bayonne-  mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 

C’est un peu la tradition après un drame comme celui l’assassinat du chauffeur de bus de Bayonne. La presse en rend compte, des manifestations de compassion sont organisées, le ministre se déplace puis on oublie presque. Darmanin, le ministre de l’intérieur a promis de “réaffirmer l’autorité” et de protéger “les honnêtes gens” en réponse à l’émotion créée par le décès d’un chauffeur de bus de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) violemment agressé alors qu’il travaillait. Ce n’est pas malheureusement la première est sans doute la dernière agression d’un agent assurant une mission de service public ( pompiers, agents du transport, médecin, ambulance voire  forces de l’ordre).

Ces agents assurent ces obligations de service public dans des conditions de plus en plus difficile et devraient pourtant pouvoir bénéficier d’un statut juridique plus protecteur. En clair, on pourrait aller jusqu’à des peines de prison à perpétuité pour toute agression ayant mis en danger la vie d’un de ses agents.

Aucune tolérance ne devrait être acceptée. Une échelle des peines devrait rendre compte du fait que la société n’accepte plus la moindre obstruction, contestation a fortiori agression contre un de ses représentants agissants pour le service public.

Après les déclarations du ministre de l’intérieur, la tolérance vis-à-vis des actes d’indiscipline et a fortiori agression doive être traitée juridiquement.

“C’est un acte parfaitement odieux, inqualifiable, et je fais confiance à la magistrature pour pouvoir mener avec les enquêteurs de la police de Bayonne tout ce qui pourra être fait pour pouvoir confondre ceux qui ont commis ces actes barbares”, a déclaré à la presse Gérald Darmanin, qui a rencontré à Bayonne des collègues du chauffeur défunt.

“Jamais, comme ministre de l’Intérieur, jamais le président de la République et le Premier ministre ne vont laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable”, a-t-il ajouté.

Gérald Darmanin a dit son intention de mobiliser les acteurs concernés par la sécurité dans les transports en commun.

“Je sais que trop souvent les conducteurs de bus, les conducteurs de métro, les contrôleurs, les citoyennes et les citoyens, les honnêtes gens, ont peur”, a-t-il dit. “Nous sommes là pour les rassurer et leur dire qu’on a bien compris que dans cette situation particulièrement dramatique, c’est en réaffirmant l’autorité qu’on arrivera de nouveau à réaffirmer la République.”

La mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 La mort d’un chauffeur de bus : pour un statut juridique protecteur des agents de service public

 

C’est un peu la tradition après un drame comme celui l’assassinat du chauffeur de bus de Bayonne. La presse en rend compte, des manifestations de compassion sont organisées, le ministre se déplace puis on oublie presque. Darmanin, le ministre de l’intérieur a promis de “réaffirmer l’autorité” et de protéger “les honnêtes gens” en réponse à l’émotion créée par le décès d’un chauffeur de bus de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) violemment agressé alors qu’il travaillait. Ce n’est pas malheureusement la première est sans doute la dernière agression d’un agent assurant une mission de service public ( pompiers, agents du transport, médecin, ambulance voire  forces de l’ordre).

Ces agents assurent ces obligations de service public dans des conditions de plus en plus difficile et devraient pourtant pouvoir bénéficier d’un statut juridique plus protecteur. En clair, on pourrait aller jusqu’à des peines de prison à perpétuité pour toute agression ayant mis en danger la vie d’un de ses agents.

Aucune tolérance ne devrait être acceptée. Une échelle des peines devrait rendre compte du fait que la société n’accepte plus la moindre obstruction, contestation a fortiori agression contre un de ses représentants agissants pour le service public.

Après les déclarations du ministre de l’intérieur, la tolérance vis-à-vis des actes d’indiscipline et a fortiori agression doive être traitée juridiquement.

 

 

“C’est un acte parfaitement odieux, inqualifiable, et je fais confiance à la magistrature pour pouvoir mener avec les enquêteurs de la police de Bayonne tout ce qui pourra être fait pour pouvoir confondre ceux qui ont commis ces actes barbares”, a déclaré à la presse Gérald Darmanin, qui a rencontré à Bayonne des collègues du chauffeur défunt.

“Jamais, comme ministre de l’Intérieur, jamais le président de la République et le Premier ministre ne vont laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable”, a-t-il ajouté.

Gérald Darmanin a dit son intention de mobiliser les acteurs concernés par la sécurité dans les transports en commun.

“Je sais que trop souvent les conducteurs de bus, les conducteurs de métro, les contrôleurs, les citoyennes et les citoyens, les honnêtes gens, ont peur”, a-t-il dit. “Nous sommes là pour les rassurer et leur dire qu’on a bien compris que dans cette situation particulièrement dramatique, c’est en réaffirmant l’autorité qu’on arrivera de nouveau à réaffirmer la République.”

Coronavirus: Aucun nouveau mort en Espagne

Aucun nouveau mort en Espagne. Le ministre espagnol de la Santé a annoncé lundi 1er juin qu’aucun nouveau mort dû au Covid-19 n’avait été signalé en 24 heures dans le pays. Le bilan reste donc inchangé avec 27 127 morts. Le nombre de nouvelles infections avait augmenté de 71 cas, dimanche, portant le total à 239 638.

Corona virus Royaume-Uni.  111 décès supplémentaires et tassement. Le nombre de cas officiellement confirmés a atteint 276 332, en augmentation de 1 570 contaminations, soit la plus faible depuis le 25 mars. Lundi, le déconfinement a franchi une nouvelle étape avec la réouverture des écoles et de certains commerces en Angleterre.

Chiffres encourageants en Italie. L’Italie a enregistré sa plus faible hausse quotidienne de nouveaux cas depuis le 26 février, a indiqué la Protection civile dans un communiqué. Le nombre de nouveaux cas a ainsi augmenté de 178 en 24 heures, portant le total à 233 197. A titre de comparaison, le nombre quotidien de nouveaux cas était de 516 vendredi, 416 samedi et 355 dimanche. Le nombre de décès au cours des dernières 24 heures est également en baisse par rapport à la moyenne des derniers jours avec 60 victimes enregistrées dans toute l’Italie pour un total de 33 475 morts.

Eoliennes: la mort économique pour 50 ans des territoires

Eoliennes: la mort économique pour 50 ans des territoires

 

Les éoliennes peuvent évidemment participer à la montée en charge des énergies renouvelables. Avec des limites toutefois compte tenu de leur caractère intermittent et de l’impossibilité de la stocker ( on peut l’utiliser par exemple pour la fabrication de l ‘hydrogène). La plupart du temps l’énergie est réinjectée dans le réseau général ( ou simplement perdue) et de toute façon doit être compensée par des sources souvent polluantes pour faire face à l’intermittence. Or au lieu de mettre en place un plan d’implantation des éoliennes à l’échelle nationale, on a choisi la stratégie du mitage du territoire. Un mitage qui dépend uniquement de la volonté des promoteurs ( qui savent être très persuasifs alors que la plupart revendront les éoliennes dès leur mise en exploitation sans aviser les propriétaires; ce qui changera les termes du contrat; sans parler de l’évolution du mode de tarification imposé de l’Etat comme on l’a vu pour le solaire); cela dépend aussi des élus locaux et surtout des propriétaires de terrains. La première priorité comme l’a déjà indiqué la ministre de l’écologie Élisabeth Bornes serait de définir une planification nationale avec des importations sur des zones suffisamment désertiques au lieu de les placer seulement à 500 m des habitations et de miner ainsi tout le territoire. Des territoires dont l’avenir économique sera  compromis pour une cinquantaine d’années. Première conséquence, celle de la valeur du patrimoine foncier qui va s’écrouler. En général on considère que la perte de valeur se situe autour de 30 % d’emblée. Une perte qui peut évoluer avec l’augmentation du dimensionnement du projet. Or quand des activités économiques s’implantent ,que des particuliers investissent dans des résidences, ils incluent évidemment la valeur de revente. Or cette valeur de revente et impactée dans un rayon de 10 à 15 km ( la hauteur des éoliennes peut varier de 100 à 180 m et donc affecter la valeur potentielle du foncier) . Or pour vivre une localité a besoin d’activités économiques, de services et de résidents. Trois dimensions qui fonctionnent de manière systémique. Or le mitage actuel constitue une vraie machine à refouler activités économiques et résidences particulières. Cela pour une durée de 50 ans environ. Pendant 20 ans l’éolienne pourra être en exploitation. Ensuite elle sera revendue à ce qu’on appelle des soldeurs qui tenteront d’en tirer encore parti avec un entretien minimum ou sans entretien du tout. Se posera après la question du démantèlement dont le coût sera au minimum de 500 000 €. Eu égard à ce montant, il est vraisemblable que les héritiers des anciens  propriétaires (qui auront profité de la manne) refuseront l’héritage et que la responsabilité et le coût du démantèlement reviendra à la collectivité. Contrairement à d’autre pays qui choisi d’implanter les éoliennes dans des zones très désertiques entre parenthèses (États-Unis, Afrique, Australie etc.). la France a choisi d’en mettre un peu partout surtout dans des territoires déjà économiquement défavorisés. Là où la perspective d’éolienne permet de trouver des pavillons pour 50 000 euros ! Pour faire bref , à terme ces territoires sont condamnés à devenir de véritables déserts économiques et humains et pour longtemps… à l’heure de la relocalisation .

Coronavirus : la veuve d’un médecin mort du coronavirus porte plainte

Coronavirus : la veuve d’un médecin mort du coronavirus porte plainte

Le 23 avril, le médecin urgentiste Eric Loupiac décédait à l’hôpital de Lons-le-Saunier dans le Jura après avoir contracté le coronavirus. Sa femme, Claire Loupiac, a décidé de porter plainte pour négligence et mise en danger de la vie d’autrui. Invité d’Europe 1, mardi, elle décrit les derniers départs de son mari à l’hôpital : « Ce qui s’est passé est injuste [...] il savait que l’hôpital n’était pas près. »

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