Archive pour le Tag 'Moody’s'

Diesel : Moody’s défend le diesel ou le crédit ?

Diesel : Moody’s défend le diesel ou le crédit ?

 

On se demande bien pourquoi l’agence de notation prend parti dans le débat en cours sur l’avenir du diesel en plus avec des arguments forts discutables. Pour l’agence de notation, cela remettrait en cause certaines formes de crédit notamment le crédit-bail et limiterait ainsi les achats d’automobiles. On voit mal pourquoi le crédit-bail serait menacé aussi bien avec les automobiles à essence qu’avec les automobiles électriques. D’une certaine manière, au contraire puisque vraisemblablement le prix des voitures électriques sera très sensiblement supérieur à celui des voitures classiques et qu’il faudra au contraire développer des formules de crédit encore plus nombreuses y compris via le crédit bail. L’agence de notation soutient que l’interdiction des véhicules diesels pèsera sur la valeur de revente des véhicules diesels. Il s’agit là d’une évidence qu’on ne peut contester mais le relais sera pris par les véhicules électriques et cela de manière progressive puisque l’interdiction des véhicules diesels n’interviendra pas avant 2030 2040 voir au-delà comme en Allemagne le gouvernement se montre très réticent pour fixer une date à l’interdiction du diesel. Les véhicules électriques auront vraisemblablement une durée de vie notoirement plus longue que celle des véhicules classiques et seront assurés d’une valeur de revente supérieure. Notons enfin que l’acquisition d’un véhicule diesel n’est vraiment rentable par rapport à véhicules à essence que pour les gros utilisateurs, c’est-à-dire ceux qui font beaucoup de kilomètres. Il en sera de même pour les premiers véhicules électriques vendus. À moins que d’ici là une révolution technologique importante rende l’accès des petits véhicules électriques à des conditions financières moins onéreuses. Interdire les véhicules diesel dans les villes européennes risque de remettre en cause les procédures de crédit mises en place par les constructeurs automobiles pour que leurs clients puissent acheter leurs voitures, estime cependant  l’agence de notation Moody’s Investors Service. Le tribunal administratif de Stuttgart a donné raison vendredi dernier à une organisation écologiste qui réclame l’interdiction du diesel dans les rues de cette ville du sud-ouest de   »Des mesures réelles visant à interdire les voitures diesel dans les agglomérations altèreraient fortement l’attrait de la voiture, déclenchant des décotes à l’argus qui affecteraient la qualité de la signature des ABS automobiles allemands », dit encore Moody’s plus soucieuse de la rentabilité de l’industrie notamment allemande que de l’environnement.

Moody’s encourage les réformes de la France

Moody’s encourage les réformes de la France

 

Depuis  le retrait en 2012 du fameux triple A par Moody’s les plus observateurs économiques sont attentif au commentaire que fait l’agence de notation à propos de la politique économique française. Pour l’instant, les propos sont plutôt encourageants depuis l’élection Emmanuel Macron. La tension est cependant portée par l’agence sur une croissance encore trop faible et sur un taux d’endettement excessif. Selon Moody’s, l’agence de notation américaine, «l’élection d’Emmanuel Macron fournit à la France l’occasion de s’attaquer aux défis qui pèsent sur sa note de crédit ». Selon ses économistes, la notation de la France pourrait être revue à la hausse si la croissance économique et la réduction du ratio de la dette sur PIB devaient dépasser leurs prévisions actuelles. Rappelons qu’en début d’année, Moody’s s’inquiétait de la situation budgétaire tricolore. Selon Moody’s, les dernières élections ont ouvert « une fenêtre d’opportunité pour mieux répondre aux principaux défis susceptibles d’avoir une incidence négative sur le profil de crédit de la France ». Néanmoins, elle reste vigilante, précisant que toute la question est de savoir si « cette volonté va se traduire dans les prochaines années par la mise en œuvre effective d’un vaste programme de réformes économiques ». Depuis 2015, la dette souveraine française dispose d’une note à long terme «Aa2», avec «une perspective stable». Une note de très bonne qualité, mais qui se situe deux crans sous le fameux «triple A» que Moody’s avait retiré à la France en novembre 2012, suivant l’agence Standard & Poor’s qui avait dégradé la note tricolore en janvier 2012. 

Ne pas exclure le risque de « Frexit » (Moody’s)

Ne pas exclure  le risque de « Frexit » (Moody’s)

 

L’agence de notation n’écarte pas le risque Frexit (la France qui quitterait l’Europe) même si la  probabilité est faible. En cause, évidemment de possibles surprises lors des sélections présidentielles avec des partis d’extrême droite et d’extrême gauche qui prônent  un souverainisme radical. On pourrait se demander pourquoi une agence de notation est conduite à donner un avis sur une échéance électorale française ;  tout simplement parce que la France ne peut vivre sans emprunter. Des emprunts nécessaires bien sûr pour un budget de l’État structurellement déficitaire mais aussi nécessaires aux entreprises et aux particuliers. Le paradoxe c’est que la France détient le record du monde de prélèvement fiscal avec un taux de 46 % mais bien insuffisants pour couvrir cependant les dépenses qui représentent-elles 57 % du PIB. À ce rythme de détérioration du rapport entre recettes et dépenses d’ici 20 ou 30 ans, sur la tendance, la totalité de la richesse nationale pourrait être affectée aux seules dépenses publiques, bref un taux d’affectation globale  de 100 % ! De toute manière cette problématique n’est pas tellement vendeur auprès des électeurs en tout cas auprès de la plus grande partie. En cause, l’incurie totale de la plupart des Français en matière de connaissances économiques et financières. Une récente étude effectuée en Europe sur ce sujet montre  que les Français occupent la dernière position en Europe. Il est clair qu’un endettement qui dépasse les 2000 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des citoyens (à peu près 100 % du PIB,  c’est-à-dire de la richesse nationale produite chaque année). Cela représente environ 33 000 € d’endettement par Français qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, à moins comme Mélenchon de décréter que la France ne remboursera pas la dette. Ce qui n’empêche pas Mélenchon de suggérer d’emprunter 100 milliards à la BCE pour financer son programme ! Quelques chiffres pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 150 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques». Or plusieurs parties extrémistes contestent le bien-fondé d’un rétablissement progressif des équilibres financiers et parlent  même d’annulation de la dette ou de sa renégociation. Une illusion évidemment car la France se trouverait dans la situation de la Grèce. Et ce sont les créanciers qui imposeraient une cure d’austérité sévère au pays. Les prêteurs sont donc inquiets par ses propos d’autant plus que la dette publique par exemple est détenue aux deux tiers par des prêteurs étrangers. Une politique économique souverainiste renchérirait considérablement le coût de l’argent obtenu via les emprunts dont la France ne peut se passer. Ce risque est donc naturellement évalué par les agences de notation qui contribuent  largement à déterminer les taux d’emprunt de chaque pays.

Italie: Moody’s sanctionne en abaissant la note

Italie: Moody’s sanctionne en abaissant la note

Conséquence du non au référendum, Moody’s a annoncé mercredi abaisser de stable à négative la perspective attachée à la note « Baa2″, qui reste inchangée, attribuée à la dette souveraine de l’Italie, évoquant la lenteur des réformes économiques et budgétaires du pays. Dans un communiqué, l’agence de notation estime que la victoire sans appel du « non » au référendum de dimanche portant sur le projet de réforme constitutionnelle, qui a entraîné la démission du président du Conseil Matteo Renzi, éloigne encore davantage la perspective de ces réformes. Moody’s ajoute que la faiblesse de la croissance anticipée pour les années à venir laisse peu de place à une diminution sensible de l’endettement de l’Italie qui, à un ratio de 133% du produit intérieur brut (PIB) estimé pour 2016, est le deuxième plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

Grande-Bretagne : menace de la note par Moody’s

 

 

 

Pour l’agence Moody’s il y a clairement un risque de baisse de l’économie britannique avec aussi une détérioration des équilibres financiers, les pertes financières étant supérieures aux économies à attendre des cotisations à l’Europe. Du coup vous Moody’s n’exclut pas d’abaisser la note de la Grande-Bretagne. En attendant L’agence Moody’s a révisé vendredi de stable à négative la perspective de la note du Royaume-Uni après la victoire du Brexit, signifiant qu’elle pourrait abaisser cette note dans un avenir proche.  Moody’s estime que s’amorce « une période prolongée d’incertitude » qui va avoir « des implications négatives sur les perspectives de croissance à moyen terme » de l’économie britannique. La note de la dette est maintenue à Aa1. « Pendant les quelques années où le Royaume-Uni va devoir renégocier ses relations commerciales avec l’Union européenne, Moody’s s’attend à ce qu’un regain d’incertitude, une diminution de la confiance et des investissements moindres conduisent à une croissance plus faible », affirme l’agence dans un communiqué. Elle craint aussi que les finances publiques du pays s’affaiblissent davantage que prévu. « L’impact négatif d’une croissance plus faible va dépasser les économies que le Royaume-Uni fera en ne contribuant plus au budget de l’Union européenne », assure Moody’s. L’agence rappelle que l’UE est le premier partenaire commercial du Royaume-Uni, absorbant 44% de ses exportations tandis que 48% des investissements étrangers directs vers le Royaume-Uni viennent aussi de l’UE. « Il est possible que le Royaume-Uni soit capable de rediriger son commerce vers d’autres régions et compense ainsi un commerce plus faible avec l’Europe, mais cela prendra du temps », prévient l’agence. .  « Il y a clairement des risques à la baisse », conclut Moody’s, ajoutant qu’ »en l’absence d’un accord commercial qui préserve le cœur de l’accès actuel de Royaume-Uni au marché unique (…) la croissance de son Produit intérieur brut sera matériellement plus basse ».

 

(Avec AFP)

La note de la France diminuée par Moody’s

La note de la France diminuée par Moody’s

La sanction de l’agence de notation est sans appel : la croissance économique de la France et notoirement insuffisante pour parvenir à redresser de manière significative les équilibres financiers. Pire la France et engluée dans la croissance molle pour plusieurs années. Du coup le chômage aura les pires difficultés à se résorber et les dépenses sociales vont continuer de dériver. Moody’s Investor Service a donc annoncé vendredi qu’elle avait abaissé la note souveraine à long terme de la France, à Aa2 contre Aa1, estimant que les perspectives de croissance du pays devraient rester faibles jusqu’à la fin de la décennie. L’agence de notation a relevé la perspective associée à sa note, à « stable » contre « négative », ce qui signifie qu’elle n’anticipe pas de modification de la note dans les 12 à 18 mois. « La principale raison de la décision de Moody’s d’abaisser la note de la dette souveraine de la France à Aa2 est l’évidence croissante, du point de vue de Moody’s, que la croissance économique française va rester faible sur le moyen terme, et le frein que cela va représenter pour tout retournement conséquent du fardeau important de la dette de la France dans un avenir prévisible », explique-t-elle dans un communiqué. « La reprise économique en cours en France s’est avérée sensiblement plus lente — et Moody’s croit qu’elle le restera — par rapport aux reprises observées lors des précédentes décennies », ajoute l’agence, tout en notant que la solvabilité du pays reste extrêmement élevée, ce qui justifie la note Aa2. Moody’s avait annoncé au printemps qu’elle pourrait abaisser la note Aa1 de la France si elle considérait que le ratio de dette publique ne décroîtrait pas à l’horizon 2018. Le mois dernier, l’agence avait exprimé son inquiétude après l’annonce d’une croissance nulle de l’économie française au deuxième trimestre, estimant qu’elle augmentait le risque que Paris n’atteigne pas ses objectifs en matière de réduction des déficits publics cette année. Selon l’agence de notation, le potentiel de croissance du pays est au mieux à 1,5% par an sur le moyen terme.  Moody’s s’aligne ainsi sur les deux autres grandes agences de notation en accordant à la France sa troisième meilleure note. La France est notée AA avec perspective négative par Standard & Poor’s et AA avec une perspective stable par Fitch.

 

La France n’est pas dégradée par Moody’s

La France n’est pas dégradée par Moody’s

 

Les taux relativement bas devraient continuer pour la France (et une grande partie de l’Europe) Moody’s vient de décider de maintenir la note de la France. Moody’s justifie sa décision en expliquant que, bien que soumise à des pressions défavorables, la France conserve des avantages importants, parmi lesquels « des taux de financement très bas, qui traduisent un socle d’investisseurs solide et diversifié et un contexte de rendements bas très favorable, qui ne devrait se dissiper que très progressivement au fil du temps ». L’agence ajoute avoir également pris en compte « l’engagement renouvelé du gouvernement à accélérer le rythme des réformes structurelles ». Elle estime que « les niveaux de popularité historiquement faibles du gouvernement reflètent les pressions auxquelles il est soumis » mais note que « le récent vote de confiance parlementaire a réaffirmé son mandat législatif pour mettre en œuvre une série de réformes susceptibles de favoriser la croissance. » Pour Moody’s, le maintien de la perspective négative traduit entre autres les risques de voir la situation économique et budgétaire de la France continuer de décliner pour tomber à un niveau incompatible avec le maintien de la note Aa1. Ses analystes prévoient une croissance de 0,4% seulement cette année et 0,9% en 2015, avant une accélération qui la porterait à 1,4% d’ici 2018. Ils jugent que le déclin continu de la croissance française depuis la crise financière « reflète en partie une perte progressive de compétitivité ». Moody’s avait retiré à la France sa note Aaa le 19 novembre 2012. Standard and Poor’s a quant à elle baissé la note de la France une première fois en janvier 2012 et une deuxième fois en novembre 2013, à AA, tout en l’assortissant d’une perspective stable.

Dégradation de la France par Moody’s : Hollande pas au courant

Dégradation de la France par Moody’s : Hollande pas au courant

 

 

Le président n’est pas au courant de la future dégradation de la note de la France par Moody’s. Or nombre d’experts et le journal l’opinion pensent que l’Elysée en a été informé.  Hollande comme souvent s’en est sorti par une pirouette indiquant que s’il était informé il ne voudrait pas être accusé de délit d’initié ! François Hollande a le sens de la formule. Lors de sa quatrième grande conférence de presse, le président de la République a été interrogé sur une possible dégradation de la France par l’agence de notation Moody’s.  A la question « est-il exact que [cette agence] a une nouvelle fois dégradé la note de la France?», le président a répondu « je ne sais pas ce que fera l’agence Moody’s ».  « Et si je le savais ce serait presque un délit d’initié puisque les marchés sont (ouverts) en continu. Si je vous disais donc ce que je ne sais pas, je violerais toutes les règles », a-t-il ajouté, alors que les Bourses européennes étaient fermées depuis quelques dizaines de minutes.  Et le président de la République a préféré rassurer en rappelant que « ce ‘n’est pas la première fois qu’une agence dégrade la signature de la France ». L’agence Moody’s doit livrer son verdict  sur la note de crédit de la dette française vendredi, avant l’ouverture ou après la fermeture de la Bourse. L’Opinion avait affirmé que l’exécutif avait déjà été averti d’une dégradation par l’agence. L’information a ensuite été démentie par Bercy.  François Hollande a ensuite voulu souligner que « jamais l’Etat n’a emprunté à des taux aussi bas ». « Au moment où je parle l’Etat emprunte à 10 ans à 1,40%. L’écart avec le taux allemand est de moins de 0,4% ». Le chef de l’Etat a souligné qu’en 2012 cet écart entre le coût de la dette allemande et français était de 1,2%.  « Nous sommes dans une situation bien meilleure qu’en 2012″, en a-t-il déduit. François Hollande a redit qu’il compte adapter « le rythme des déficits » pour ne pas affaiblir « la petite croissance ». Et pour cette raison, « nous continuerons à nous financer à des taux bas ». En guise de conclusion, le président a déclaré que « ce n’est pas l’agence de notation qui m’inquiète » mais « le financement des entreprises », que « les entreprises saines puissent trouver du crédit bancaire ». 

 

Croissance France: Moody’s abaisse encore ses prévisions

Croissance France: Moody’s abaisse encore ses prévisions

En une semaine l’agence Moody’s a révisé par deux fois les prévisions de croissance pour la France. En effet l’agence de notation  a revu une nouvelle fois à la baisse sa prévision de croissance pour la France lundi, après la toute dernière modification des objectifs gouvernementaux. L’agence, qui avait abaissé à 0,6% sa prévision de croissance du produit intérieur brut pour 2014 pas plus tard que lundi dernier, l’a de nouveau modifiée une semaine plus tard en la ramenant à 0,5%.Pour 2015, Moody’s n’attend plus qu’une progression de 0,9%, contre 1,3% auparavant. Dans une tribune publiée par le Monde, le ministre des Finances Michel Sapin a annoncé jeudi qu’il révisait sa prévision de croissance à 0,5% pour cette année, contre 1% auparavant, après la publication par l’Insee d’une croissance zéro au deuxième trimestre. Confronté de plus à une inflation plus faible que prévu, le ministre a prévenu que le déficit public dépasserait 4% du PIB cette année, au lieu des 3,8% espérés.

 

Italie : retour à la récession (Moody’s)

Italie : retour à la récession (Moody’s)

En Italie, la dynamique Renzi semble connaître ses limites ; certes les déficits sont mieux maitrisés mais le pays va retomber en récession (et du coup les déficits pourraient se détériorer davantage  que prévu). Moody’s a révisé à la baisse ses prévisions concernant l’évolution du produit intérieur brut (PIB) italien cette année, disant anticiper désormais une contraction de 0,1% pour l’ensemble de 2014. L’agence de notation, qui tablait jusqu’ici sur une croissance de 0,5%, a revu ses estimations après l’annonce la semaine dernière d’un retour en récession de l’économie transalpine au deuxième trimestre. Dans sa note, Moody’s indique que les statistiques témoignent d’une fragilité uniforme dans la troisième économie de la zone euro et que la détérioration des perspectives aura un impact sur la politique budgétaire et sur le climat politique. Moody’s prévoit un déficit budgétaire équivalent à 2,7% du produit intérieur brut cette année et la suivante, mais il y a un « risque significatif » que cette estimation soit relevée ultérieurement.

 

France : réduction de déficits impossible ( Moody’s)

France : réduction de déficits impossible ( Moody’s)

Mauvais pronostic de l’agence de notation Moody’s concernant la France : impossible d’atteindre les objectifs de déficits. Barnier (l’ex commissaire européen) avait bien raison de tenter d’interdire la notation des Etats .  Mieux vaut faire l’autruche pour les politiques français ! La France risque en effet  de ne pas atteindre ses objectifs en matière de réduction de son déficit budgétaire en 2014 et 2015, estime l’agence de notation Moody’s dans un communiqué, ce lundi 4 août. Et même si l’agence note que la France a donné une nouvelle orientation à sa politique budgétaire et la qualifie de positive, elle juge que l’application de nombreuses mesures reste floue et note que l’économie française est pénalisée par une faible croissance.  « En conséquence, si la tendance à la réduction du déficit devrait se poursuivre, il est peu probable que le pays atteigne ses objectifs budgétaires en 2014 et en 2015″, écrit Moody’s. Paris a promis à ses partenaires européens de ramener son déficit public à 3% de PIB en 2015, une promesse jugée peu réaliste par de nombreux économistes. Par ailleurs comme 2016 sera une année pré-électorale autant dire que les deficits sont repoussés à beaucoup plus tard.

 

Grèce : Moody’s relève la note de crédit

Grèce : Moody’s relève la note de crédit

 

Moody’s Investors Service a annoncé vendredi le relèvement de la note de crédit de la Grèce qui passe de Caa3 à Caa1 avec une perspective stable. L’agence de notation explique sa décision par les progrès réalisés par la République hellénique dans la mise en œuvre de réformes structurelles. Moody’s estime que le ratio endettement/PIB diminuera à partir de 2015 après avoir atteint cette année un pic à 179%.

Réforme territoriale : aucune économie d’après Moody’s

Réforme territoriale : aucune économie d’après Moody’s

Dans une note publiée ce lundi, l’agence de notation américaine indique qu’elle ne croit pas à l’efficacité du projet de François Hollande, qui est de faire des économies en ramenant de 22 à 14 le nombre de régions en France métropolitaine. Selon Moody’s, les économies générées par la réforme mettront du temps à se matérialiser. « Nous ne pensons pas que ces mesures vont générer d’économies pour les collectivités locales dans les années qui viennent car ces mesures ne font que redistribuer les coûts vers d’autres organes de l’État », affirme Daniel Marty, l’analyste de Moody’s, cité dans un communiqué. Cette réforme prévoit également le transfert aux régions de certaines des responsabilités jusqu’ici réservées aux départements dans l’éducation ou le social. « Ces changements vont faire faire quelques économies aux collectivités locales, mais sans de sérieuses réductions dans les coûts en pleine expansion de la masse salariale, nous ne pensons pas que les économies seront substantielles » estime l’analyste. Pour l’agence, les collectivités devront trouver ailleurs les ressources financières supprimées par l’Etat, soit 28 milliards d’euros pour la période 2014-2017. Le secrétaire d’Etat chargé du projet, André Vallini, assure une réduction de 5% sur cinq les dépenses des collectivités locales, soient environ 12 milliards d’euros. En revanche, le président français n’a pour l’instant donné aucun chiffre sur le coût de cette réforme et sur les économies qu’elle pourrait générer.

Moody’s sceptique sur les réformes de Hollande

Moody’s  sceptique sur les réformes de Hollande

 

L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi le maintien de la note de la dette française à Aa1, soit le deuxième meilleur niveau de son échelle, mais exprimé son scepticisme à l’égard du succès des réformes de François Hollande. Moody’s continue de juger « négative » la perspective de la note française, signifiant qu’elle n’exclut pas de l’abaisser à moyen terme. « Bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures » économiques, « la réalisation et l’efficacité de ces initiatives se heurtent à la persistance de rigidités » notamment sur le marché du travail, et à des « tensions politiques et sociales », estime l’agence dans son communiqué.   »Je ne peux que me réjouir » de l’annonce de Moody’s, a déclaré Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, ajoutant que la « France continue de bénéficier d’une note très élevée » auprès des agences de notation. « C’est la deuxième décision positive concernant la France après celle de Fitch », qui avait maintenu la note de la France, assortie d’une perspective stable le 20 décembre.  Alors que Moody’s estime que le Pacte de responsabilité annoncé par le gouvernement manquait de détails, le ministre a affirmé qu’il serait bâti « pendant les trois mois qui viennent ». « Nous avons pris la bonne direction », a-t-il conclu.

 

Moody’s : des efforts structurels et budgétaires pour la France

Moody’s : des efforts structurels et budgétaires pour la France

 

Moody’s  ne fait que confirmer ce que tout le monde sait,  sans efforts structurels la France va dans le mur. Moody’s  lie donc  la future note de la France à des progrès budgétaires et structurels L’agence de notation Moody’s a indiqué vendredi que ses futures décisions de notation concernant la France dépendraient en partie « des progrès du gouvernement pour s’attaquer aux pressions budgétaires et aux problèmes structurels de l’économie ». Dans un communiqué à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur le pays, l’agence souligne que l’économie française a une taille robuste et est diversifiée. Elle salue aussi l’endettement modéré de ses ménages, et sa moindre dépendance aux exportations que d’autres pays de la zone euro, ce qui limite son exposition aux chocs extérieurs.  L’agence évoque toutefois une série de difficultés, à commencer par une perte de compétitivité, liée entre autres aux rigidités de son marché du travail, des biens et des services. Les prévisions budgétaires sont par ailleurs rendues incertaines par des perspectives économiques maussades.  Moody’s attribue à la France sa deuxième meilleure note (Aa1), assortie d’une perspective négative.

 

Grèce : déclassée en pays en voie de développement » mais reclassée par Moody’s !

Grèce : déclassée en pays en voie de développement » mais reclassée par Moody’s !

 

 

 

La Grèce este récompensée par  Moody’s  qui relève la note de la Grèce de deux crans à Caa3. Cela au moment même où La société de conseil en investissements MSCI a fait passer la Grèce de statut de « pays développé » à celui de « pays émergent », soit au même niveau que des pays comme le Qatar ou la Corée du Sud. C’est la première fois qu’un pays occidental est dégradé de la sorte. La décision de MSCI, spécialisée dans la réalisation d’indices, résulte de la forte baisse de l’indice boursier grec: -83% depuis 2007. Dès lors, « la Grèce ne peut plus satisfaire à un certain nombre de critères », justifie MSCI.  Moody’s cite dans son communiqué comme « premier moteur » derrière le relèvement de sa note « les progrès faits par le gouvernement dans sa consolidation budgétaire dans le cadre du programme soutenu par la Troïka » (qui réunit l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international).   »Le budget 2014 réalise un équilibre entre le fragile environnement social et politique dans le pays et ses engagements envers ses créanciers internationaux », et devrait donc rester centrer « sur des économies générées par des réformes structurelles plutôt que sur davantage de coupes dans les dépenses », relève l’agence.  Autre facteur positif, elle voit « des signes que l’économie grecque a touché son point bas après presque six ans de récession ». Elle  estime que « la combinaison de facteurs cycliques et de la mise en œuvre de réformes structurelles conduit à une amélioration graduelle des perspectives de croissance à moyen terme ».  D’après Moody’s, la Grèce devrait voir encore son Produit intérieur brut se contracter de 0,5% l’an prochain, avant un retour à une croissance de 1% en 2015, les exportations et les recettes du tourisme restant les principales sources de croissance.  Moody’s invoque enfin une « réduction importante du fardeau des intérêts de la dette » grecque. Athènes négocie actuellement avec la troïka le déblocage d’une nouvelle tranche de prêt d’un milliard d’euros, en suspens depuis juin. Les parties sont en désaccord sur le montant du trou budgétaire pour 2014 et les mesures pour y faire face. Elles doivent aussi s’entendre sur l’avenir de trois entreprises publiques déficitaires, la poursuite du programme de privatisations, une nouvelle taxe foncière, d’éventuelles coupes supplémentaires dans les retraites, ainsi que des réductions de postes de fonctionnaires.

Moody’s : Vivendi de stable à négative

Moody’s : Vivendi de stable à négative

L’agence de notation financière Moody’s a abaissé lundi la perspective du groupe français de médias et de télécoms Vivendi de stable à négative, une semaine après la publication de ses résultats 2012 marqués par un effondrement du bénéfice net. Moody’s, qui a confirmé la note du groupe à Baa2, pointe notamment la « pression concurrentielle sévère et continue » concernant sa filiale de téléphonie SFR, mais aussi « l’incertitude sur la stratégie qui entoure le groupe », dans un communiqué.  Vivendi a vu en 2012 son bénéfice net part du groupe s’effondrer de 93,9% à 164 millions d’euros en 2012, du fait d’éléments non récurrents. Son chiffre d’affaires est resté stable (+0,6%) à 29 milliards d’euros.  SFR a pour sa part dégagé un résultat opérationnel (Ebitda) de 3,23 milliards d’euros, en repli de 13,2% sur un an. Et Vivendi prévoit pour 2013 un recul d’environ 12% du résultat opérationnel de sa filiale, autour de 2,9 milliards d’euros. « La pression concurrentielle pour SFR reste intense après l’arrivée sur le marché du quatrième opérateur Iliad (Free) », note Moody’s, qui s’attend à « une réduction similaire en 2013 de l’Ebitda de l’opérateur, avant une stabilisation graduée en 2014″.   »Mais l’évolution des prix sur le marché mobile français reste difficile à prédire. De plus, le plan de réduction de coûts de SFR, qui doit lui permettre d’économiser 500 millions d’ici 2015, n’en est qu’à ses débuts », est-il indiqué.  L’agence de notation estime que la perspective de Vivendi « pourrait être stabilisé, s’il vend un de ses actifs et que la performance opérationnelle reste au minimum en ligne avec les objectifs de Vivendi ».




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