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La montée des mafias dans le monde

La montée des mafias dans le monde

un papier du Monde souligne le danger de la montée des mafias un peu partout dans le monde et la collusion parfois avec les Etats.

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Editorial du « Monde ».

 

Né de l’expansion de la démocratie et du capitalisme, le phénomène des mafias ne cesse, à l’heure de la mondialisation, de se renforcer. Menace majeure pour la sécurité collective, le crime organisé transnational est devenu une puissance à part entière. Portées par leurs activités criminelles, dont la principale reste le commerce des drogues, les organisations mafieuses investissent chaque année davantage le champ des économies légales. Et les Etats, comme notre série « Géopolitique des mafias » l’a illustré chaque samedi de l’été, entretiennent tout autant le phénomène qu’ils le combattent.

Au Mexique, la force de frappe financière d’une quinzaine de cartels de la drogue est utilisée pour façonner le champ politique. Les criminels mexicains ont à leur disposition des moyens colossaux. Presque aucune élection n’échappe à leur influence. L’Etat est infiltré. Dans certaines régions, on peut même parler de cogouvernance entre l’Etat et les cartels.

Dans les Balkans, les criminels albanais, serbes ou monténégrins sont passés en trois décennies, depuis la chute du communisme, du rang de simples voyous à celui d’acteurs-clés du crime organisé international. Le problème, là aussi, est la relation étroite avec l’Etat. En Serbie et au Monténégro, les opérations criminelles sont orchestrées, avec la complicité des services secrets, en lien avec les pouvoirs politiques.

Ce type de relation fusionnelle entre l’Etat et la mafia se retrouve dans d’autres pays, où un système totalitaire, notamment communiste, a dominé jusqu’à récemment. C’est le cas en Russie et dans d’autres pays de l’espace ex-soviétique, où l’influence des Vory v zakone (Voleurs dans la loi) ne cesse de se renforcer. Nées dans les goulags, les organisations criminelles ont depuis longtemps étendu leurs ailes bien au-delà de leur berceau caucasien pour aller conquérir le monde.

A Hongkong, où c’est au contraire la démocratie qui a reculé depuis que le territoire est revenu dans le giron de Pékin, les triades opèrent aussi en lien avec le gouvernement chinois. Partie intégrante de la société hongkongaise, les mafias s’adaptent, depuis l’époque coloniale, aux changements de régime et prospèrent.

En Italie, mère patrie de la mafia au sens littéral du terme, cela fait longtemps que les criminels sont partis à la conquête du monde. Après l’Europe, les Etats-Unis et l’Amérique du Sud, ils ambitionnent aujourd’hui d’étendre leurs ramifications en Asie et en Afrique. La ’Ndrangheta calabraise, désormais la plus puissante des mafias italiennes, est estimée comme étant la plus dangereuse structure de crime organisé au monde.

Portées par l’internationalisation des échanges, les mafias investissent chaque jour davantage les économies légales. La création des monnaies virtuelles contribue également au blanchissement de l’argent du crime, certaines organisations favorisant désormais le bitcoin plutôt que le cash. Et, comme l’illustre le dernier épisode de notre série, la monnaie virtuelle est dorénavant aussi à l’origine d’un nouveau type de criminalité, qu’on ne peut pas assimiler à une mafia mais qui ébranle lui aussi les économies : l’extorsion de fonds à l’échelle planétaire.

Comme le notent depuis longtemps l’écrivain italien Roberto Saviano ou, cette semaine, dans une tribune envoyée au Monde l’opposant russe Alexeï Navalny, il est temps que les Etats réagissent vigoureusement, au niveau international, au développement de la corruption et à l’emprise du crime organisé.

 

Iran : Montée de la dictature… et de la contestation

Iran : Montée de la dictature… et de la contestation

 

 

l’Iran s’apprête à élire son nouveau président les 18 et 25 juin. Les autorités qui soutiennent un candidat de l’aide dure du régime redoutent une abstention élevée et une amplification des mouvements de protestations. (*) Par Hamid Enayat, analyste et écrivain iranien basé à Paris dans la Tribune.

Tribune

 

Dans son discours du 6 juin 2021, prononcé à l’occasion du 22e anniversaire de la mort du fondateur de la République Islamique d’Iran Ruhollah Khomeiny, l’actuel Guide Suprême, Ali Khamenei a considéré que l’abstention aux élections présidentielles qui se tiendront les 18 et 25 juin est un « grand pêché », équivalent au pêché de meurtre en Islam. Dans sa deuxième fatwa, il a même interdit le vote blanc. L’Ayatollah Ahmad Alam al-Hoda, un grand ayatollah proche à Ali Khamenei, a également affirmé que quiconque s’abstient au vote n’est pas musulman.

Ces fatwas sont une réponse au boycott national imminent des élections par le peuple iranien. En disqualifiant des personnes telles que le président du Parlement, qui a fait trois mandats, un homme de confiance, Khamenei a montré qu’il souhaitait que le peuple ne vote que pour son candidat préféré à la présidence, Ebrahim Raïssi. Certaines factions du régime avaient également appelé à ne pas voter.

Khamenei s’est toujours servi des élections comme outil de maintien de l’équilibre entre les factions de son régime. Cette élection est d’une haute importance pour lui, vu qu’elle survient après deux soulèvements, en 2017 puis en 2019, ce dernier ayant été réprimé par des tirs sur une foule de plus de 1.500 jeunes manifestants. Khamenei est conscient qu’un nouveau soulèvement est imminent.

Cette crainte est fondée, en raison principalement des conditions socioéconomiques du pays. En effet, l’économie s’est effondrée, et malgré les richesses du pays en pétrole, en gaz et en minerais, environ six millions d’enfants sont obliger de travailler. Les chiffres issus du centre de recherches du parlement indiquent qu’avant la pandémie, 60% des Iraniens étaient sous le seuil de pauvreté. Les médias pro-régime annoncent que désormais 80% de la population se situeraient entre les seuils de la pauvreté absolue et de la survie.

Cet appauvrissement a fait disparaitre la classe moyenne, devenue désormais une part des classes modestes. Les sociologues iraniens estiment que ces classes cherchent toujours à revenir au statu quo, ce qui justifierait un nouveau soulèvement.

Pour le régime, cet effondrement économique s’explique par les sanctions étrangères, et non par la colossale corruption institutionnalisée. Les candidats à la succession du président Hassan Rohani, ont pourtant expliqué durant les trois débats télévisés que la corruption institutionnalisée est la cause de la pauvreté sans précédent en Iran. Selon une étude de Reuters en 2005, la fortune du Guide Suprême s’élevait à 95 milliards de dollars. Rappelons que tous les candidats qui ont été confirmés ont occupé durant des années des fonctions de premier plan au sein du régime.

 

Ignorant ces données factuelles, Khamenei a choisi la politique de répression pour maintenir son règne. Il a ainsi disqualifié tous les candidats qui lui ont servi de pions face à l’Occident pour manifester des preuves de démocratie. Celle-ci n’est qu’un mirage en Iran.

Cette politique de repli sur soi a dévoilé la bipolarité de la société iranienne. Un sondage indique que 4% de la population possède tout, en ayant volé la souveraineté du peuple et violé les droits fondamentaux. 96% de la population est privée de tout.

La tragédie du pays, considère l’un des commandants de Basij (militants affiliés aux Gardiens de la Révolution), c’est lorsque les Iraniens expriment leur colère en s’abstenant de voter. Car c’est à ce moment-là, selon ce commandant, que les ennemis du régime viendront combler cette faille. Appelant à la séparation de la religion et de l’Etat et à la liberté, ils sont désormais organisés en unités de résistance auxquels les autorités n’hésitent plus à faire allusion. C’est comme si le pays était occupé par un ennemi étranger, raison pour laquelle les Iraniens croient à l’ouverture d’une nouvelle ère.

Si l’arrivée d’Ebrahim Raïssi à la présidence laisse présager une ère de répression accrue dans le pays et de terrorisme à l’étranger, elle annonce aussi l’éventuel fin d’un régime qui a imposé 40 ans de coercition religieuse et de politiques liberticides dans le pays, et le terrorisme et l’islamisme dans la région.

Hamid Enayat (*)

Palestine : montée de la violence

Palestine : montée de la violence

 

Au moins 72 personnes ont été tuées à Gaza depuis l’escalade des violences lundi, selon le ministère de la Santé du territoire. Sept personnes ont été tuées en Israël, selon des sources hospitalières. Tsahal a commencé à masser des milliers de soldats à proximité de la clôture de sécurité qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien, laissant entrevoir une intervention terrestre comme ce fut le cas en 2014 et en 2008-2009.

Les puissances mondiales ont appelé à la désescalade du conflit, le plus vif depuis celui de 2014, et Washington a prévu d’envoyer un émissaire américain en Israël. « Mon attente et mon espoir, c’est que cela se terminera assez rapidement, mais Israël a le droit de se défendre », a déclaré Joe Biden mercredi après s’être entretenu avec Benjamin Netanyahu. Le président américain n’a pas expliqué les raisons de son optimisme.

Cet espoir se heurte toutefois aux déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu qui s’accroche au pouvoir et a promis de continuer à frapper Gaza pour ébranler les capacités d’action du Hamas, qui a perdu mercredi le commandant en chef de son aile militaire, tué dans un bombardement israélien. Le mouvement palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, demeure lui aussi dans une posture martiale, comme en témoigne les propos de son dirigeant, Ismaël Haniyeh, qui évoque une confrontation « sans limitation de temps ».

 

 

Covid France : toujours la montée des hospitalisations

Covid France : toujours la montée des hospitalisations

 

25.469 hospitalisés ce lundi. 1676 malades ont été admis à l’hôpital entre dimanche et lundi. 4219 personnes sont actuellement soignées en service de réanimation, dont 401 arrivées en 24 heures. Concernant les chiffres de la vaccination, 5.135.616 premières doses ont été injectées.

En Île-de-France, le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en soins critiques en Île-de-France atteignait 1152 lundi selon l’agence régionale de santé (ARS), soit davantage qu’au pic de la deuxième vague épidémique, à l’automne.

Virus: La montée des variants dans l’est de la France

 

 

Une nouvelle fois la région de l’Est est durement atteinte par la pandémie. 300 cas de variants sud-africain et brésilien ont été détectés en quatre jours seulement. Le département avait déjà recensé 200 cas supplémentaires de ce variant les jours précédents.

 «les cas en Moselle ne peuvent pas tous être reliés à des foyers de contagion groupés (clusters), à des voyages à l’étranger ou à des contacts avec des personnes ayant voyagé», a-t-il alerté, soulignant que les autorités ne savaient pas encore expliquer une telle progression du nombre de cas, qui pourrait indiquer un début de diffusion non maîtrisée des variants. Une dynamique qui pourrait ensuite toucher plus largement dans l’Est de la France mais aussi dans tout le pays.

Les variants sud-africain et brésilien, ensuite, qui inquiètent particulièrement le gouvernement même s’ils circulent moins. «Ils sont également plus contagieux et ils pourraient entraîner des réinfections de personnes ayant déjà eu le Covid. Ils arrivent à contourner l’immunité et ils sont moins sensibles aux vaccins». 

États-Unis : la montée de la vente à crédit mais des défauts de paiement aussi

États-Unis : la montée de la vente à crédit mais des défauts de paiement aussi

Les services dits «acheter maintenant, payer plus tard» – offerts par des fournisseurs tels que Affirm Holdings Inc, Klarna, Afterpay Ltd et PayPal Holding Inc «Pay In 4» – se sont répandus sur les sites Web de vente au détail pendant la pandémie de coronavirus, car les gens se sont tournés davantage vers les achats en ligne .

Pourtant, la facilité avec laquelle de nombreux acheteurs peuvent effectuer des achats inquiète certains régulateurs du monde entier, qui craignent que les consommateurs ne dépensent plus qu’ils ne peuvent se le permettre.

Près de 40% des consommateurs américains qui ont utilisé «acheter maintenant, payer plus tard» ont manqué plus d’un paiement, et 72% d’entre eux ont vu leur cote de crédit baisser, selon une étude de Credit Karma, qui propose aux clients de vérifier gratuitement leur cote de crédit.

L’étude, menée pour Reuters, a interrogé 1 038 consommateurs adultes aux États-Unis pour évaluer l’intérêt pour «acheter maintenant, payer plus tard» et a révélé que 42% des répondants avaient déjà utilisé le service.

«Le pourcentage de consommateurs manquant de paiement est remarquable et pas aussi bas que ce à quoi on pourrait s’attendre», a déclaré Gannesh Bharadhwaj, directeur général des cartes de crédit chez Credit Karma.

Les défauts de paiement se développent mais sont évidemment quand même freiner par les notes de crédits attribués à chaque emprunteur en fonction de sa solvabilité. Une cote de crédit plus faible signale aux prêteurs qu’un consommateur peut présenter un risque plus élevé et rend plus difficile pour le consommateur d’emprunter, que ce soit pour obtenir un prêt hypothécaire ou une nouvelle carte de crédit. Il peut même être plus difficile pour un consommateur d’ouvrir un compte de services publics ou de trouver un logement, car les propriétaires effectuent généralement des vérifications de solvabilité avant de louer des appartements.

Les consultants en gestion Oliver Wyman estiment que les entreprises de la BNPL ont facilité entre 20 et 25 milliards de dollars de transactions aux États-Unis l’année dernière, bien que les estimations des analystes sur la taille de l’industrie du BNPL («acheter maintenant, payer plus tard ) varient parce qu’elle est relativement nouvelle et que certaines entreprises sont privées. Individuellement, ils ont décrit une croissance explosive l’année dernière alors que leurs services devenaient plus répandus.

Afterpay, basé en Australie, a déclaré avoir vu ses clients américains actifs plus que doubler pour atteindre 6,5 millions au cours de l’exercice clos le 30 juin 2020, et que ses ventes avaient plus que triplé au cours du trimestre juillet-septembre par rapport à l’année précédente.

Plus de la moitié des clients d’Afterpay aux États-Unis sont des milléniaux, âgés de 25 à 40 ans, a-t-il déclaré.

Les modèles de BNPL varient, certaines entreprises réalisant la plupart des bénéfices en percevant des frais auprès des commerçants au point de vente, et d’autres facturant des intérêts et des frais de retard aux consommateurs. Ils disent que leurs services aident les commerçants à augmenter les ventes et les consommateurs à acheter les choses dont ils ont besoin, et causent moins de dommages financiers que les cartes de crédit en raison des restrictions qu’elles imposent.

Néanmoins, les régulateurs britanniques et australiens sont en train de revoir ou de resserrer les règles du secteur. Les fournisseurs de services de la BNPL, classés comme des sociétés de technologie financière, devraient être soumis à des règles plus strictes, plus comme les banques, estiment certains régulateurs.

On ne sait pas comment acheter maintenant, payer plus tard s’inscrit dans la réglementation américaine parce que les entreprises qui offrent ces services n’ont pas de charte bancaire, certaines ne facturent pas d’intérêts et les lois varient selon les États. Cependant, certains experts s’attendent à ce que le secteur fasse l’objet d’un examen plus minutieux sous l’administration Biden.

« Réponse à la crise sociale et la montée de la pauvreté»

« Réponse à la crise sociale et la montée de la pauvreté»

 

Nadia Hai , La ministre déléguée chargée de la Ville tente de justifier la politique du gouvernement pour gérer la crise sociale et la montée de la pauvreté . L’intéressée se réfère notamment au rapport Borloo de 2018 qui rappelons-le a été balayé publiquement d’un revers de main par Macron . La référence est donc un peu théorique. ( interview dans l’Opinion)

 

Quelles sont les conséquences de l’épidémie et du reconfinement dans les quartiers prioritaires de la ville ?

Nous faisons face à plusieurs niveaux de difficultés. Il y a tout d’abord la crise sanitaire, comme sur le reste du territoire national, même si je tiens à souligner que les mesures ne sont pas moins respectées dans les quartiers qu’ailleurs. La crise économique ensuite. Ces quartiers ont une concentration de contrats précaires, intérimaires et CDD. Les entreprises décident aujourd’hui de ne pas les renouveler et cela nous conduit vers une crise sociale. Les entrepreneurs et les indépendants font eux aussi face à des difficultés à cause des coups de rabot dans les dépenses des entreprises qui ont de graves conséquences sur leur activité et leurs revenus. Face à cette situation, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures. Mais le confinement n’est pas une punition, contrairement à ce que peuvent dire certaines oppositions qui n’ont d’ailleurs pas de solutions à offrir. C’est une mesure obligatoire qui s’impose aujourd’hui à nous tous. Pas seulement en France mais partout ailleurs. Cela a été une décision difficile à prendre, même si nous voulons que la vie économique puisse continuer.

Comment comptez-vous aider leurs habitants face au risque de bascule dans la pauvreté ?

Nous avons annoncé des mesures de soutien aux ménages les plus fragiles, notamment une prime pour les bénéficiaires des APL. Mon prédécesseur avait débloqué 15 millions d’euros de fonds d’urgence pour les associations et l’achat de matériel informatique pour les écoliers à la maison. J’ai également annoncé il y a peu la création d’un fonds d’urgence pour les associations de proximité de 20 millions d’euros, car nous savons que ce sont elles qui peuvent réaliser le dernier kilomètre jusqu’aux publics les plus en retrait. Cette semaine, j’ai aussi annoncé une prime de 1 500 euros de trésorerie pour les entrepreneurs des quartiers. Cette mesure s’adresse à un public très large et nous visons les 5 000 bénéficiaires. Nous allons aussi agir sur l’emploi avec le doublement annoncé des personnes en contrat aidé, les parcours emploi compétences, dans les quartiers. Nous prenons ces mesures exceptionnelles car l’enjeu est bien d’éviter une crise sociale de grande ampleur dans les quartiers.

Les deux confinements ont montré l’urgence de la question du logement et de l’habitat, que comptez-vous faire ?

Nous allons poursuivre le programme de rénovation urbaine porté par nos prédécesseurs. Nous sommes arrivés à la fin du programme de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et avons doublé l’enveloppe du nouveau pour atteindre les 10 milliards d’euros. Nous intervenons aussi dans la construction de logements neufs, en intégrant par exemple des balcons là où il n’y en a pas dans les programmes en cours de réalisation. Cela paraît anecdotique mais la crise a révélé que c’était indispensable. Pour cela, le secteur de la construction doit continuer à fonctionner. Les entreprises du BTP nous ont confirmé que si les consignes sanitaires sont strictement respectées, il n’y a pas de risque. Il s’agit non seulement de l’un des moteurs de la relance mais aussi d’une nécessité pour la poursuite des programmes de l’Anru. Il y a encore des copropriétés dégradées avec pour certaines des urgences qui ne peuvent pas attendre. Nous devons aussi actionner le levier du cadre de vie et de l’environnement. Créer des espaces verts, des jardins partagés, des espaces de travail et des tiers lieux. Nous avons mis un gros coup d’accélérateur avec l’ambition de repenser de nouveaux critères pour les projets à l’aune des conséquences de l’épidémie et du premier confinement au printemps.

Comment la politique de la ville doit-elle évoluer ?

La crise a eu pour effet de remettre beaucoup de choses à plat. Certaines peuvent être revues, même si nous sommes confortés dans nos choix de soutien et d’accompagnement économiques. Le rapport remis en 2018 par Jean-Louis Borloo à Emmanuel Macron a donné naissance à une feuille de route de la mobilisation nationale pour les habitants des quartiers qui s’en est beaucoup inspirée. J’ai décidé de créer un comité de suivi de cette feuille de route pour mieux tenir compte de l’évolution de la situation économique et sanitaire. On y retrouvera des personnalités qualifiées, des associations, des citoyens, des membres du conseil présidentiel des villes ainsi que des élus, maires et parlementaires, de la majorité comme de l’opposition. Je souhaite faire d’ici deux à trois mois un état de la situation de la mise en œuvre de l’ensemble des mesures prévues, pour voir ce qui marche ou ne marche pas et si besoin renforcer ou réorienter l’action du ministère.

 

 

Coronavirus Royaume-Uni : montée des contaminations depuis deux semaines

Coronavirus Royaume-Uni : montée des contaminations depuis deux semaines

16.982 nouveaux cas d’infections au coronavirus lors des dernières 24 heures, selon les données officielles publiées dimanche, contre 16.717 le jour précédent.

Le nombre de décès liés au COVID-19 a atteint 67, contre 150 la veille.

Les nouvelles infections au coronavirus ont bondi au Royaume-Uni lors des dernières semaines, ce qui a poussé les autorités à renforcer les mesures de restriction et à instaurer des confinements locaux.

Crise de la presse écrite mais montée de l’info en ligne

Crise de la presse écrite mais montée de  l’info en ligne

 

La presse écrite va sans doute être affrontée à une crise très grave en raison de sa perte régulière d’audience. Un phénomène qui n’est pas nouveau mais qui a été aggravé pendant l’absence de diffusion correspondant au pic de la crise sanitaire. Les lecteurs se sont habitués à rechercher l’information sur le net. Par ailleurs il y a une chute brutale des recettes de publicité qui constitue le plus souvent la principale ressource de la presse écrite.. De nombreuses entreprises ont réduit leur budget publicitaire et ont  transféré pour partie sur les sites numériques.

L’audience des sites d’infos en ligne a progressé de manière considérable de 30 à 50 %. Les sites de la presse nationale ont profité de cette croissance mais moins que les sites à vocation régionale, locale et indépendants. Pa presse nationale a effectué un certain virage numérique cependant le contenu est toute aussi décevant que la version papier. En cause, le faite que ces sites sont très peu mis à jour qu’ils reprennent souvent des infos déjà anciennes et surtout développent une ligne éditoriale assez convenue qui se limite à la reprise des articles des agences, des communiqués du gouvernement ,des entreprises et des institutions. Sur la tendance, c’est l’audience même des versions papier de la presse qui est en cause. Nombre de titres devrait encore connaître des plans de suppressions d’effectifs voire disparaître. La menace vaut aussi pour des versions numériques aussi indigentes que les versions papier.

La fréquentation des sites de presse en ligne a donc «explosé» de juillet 2019 à fin juin 2020, boostée au printemps par la crise sanitaire et le confinement, selon des données intermédiaires publiées mardi par l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM). Au total, 10 millions de visites supplémentaires par jour en moyenne ont ainsi été enregistrées sur un an «par les sites et applications de presse, toutes familles confondues», selon l’ACPM.

La fréquentation en ligne des seuls titres de presse grand public a progressé de 18,9%, contre une augmentation de 3,5% sur la période 2018-2019. Dans le détail, c’est la presse quotidienne régionale qui enregistre la plus forte hausse de visites sur le web (+24,5%), devant la presse magazine (+22,8%) et les quotidiens nationaux (+7,8%) qui ont amorcé le virage numérique plus tôt que les deux autres catégories.

Le désir de s’informer sur le Covid-19, conjugué à l’impossibilité de se déplacer et à la fermeture des points de ventes, a accéléré le processus de transition du papier vers le numérique, potentiellement de «deux à trois ans», a expliqué à l’AFP le directeur général adjoint de l’ACPM, Jean-Paul Dietsch.

Montée de l’incivilité ou de l’insécurité ?

Montée de l’incivilité ou de l’insécurité ?

Sur le strict plan des chiffres et sur très longue période, on ne constate pas une montée de l’insécurité. Par contre, le sentiment d’insécurité est, lui, en progression. On sait que certains responsables politiques ont volontairement confondu l’incivilité avec des crimes et délits graves y compris des assassinats sans doute pour en minimiser la portée. Le sentiment d’insécurité est alimenté par la médiatisation beaucoup plus grande des agressions, des violences et des meurtres.

Le haut niveau incivilité, lui, n’est pas contestable et derrière se dissimule la négation du savoir-vivre et de la politesse. Il suffit de voir que nombre de personnes négligent voire méprisent les formes simples de la vie en société comme dire bonjour ou merci. Chez les commerçants, dans les lieux publics, chez  les médecins,  rares sont ceux qui disent bonjour, au revoir ou merci. On comprend que cela ne soit guère possible dans les lieux réunissant des dizaines voire des centaines d’individus. Malheureusement cela se produit même lorsque sont réunis seulement quelques personnes. Tout commence là avec des gestes simples comme le bonjour signifiant la reconnaissance et l’acceptation d’autrui dans le cercle social. L’indifférence, pire le refus de cette reconnaissance peuvent déboucher sur la haine voire la violence au premier incident pour un nombre croissant d’asociaux. La responsabilité est sans doute largement partagée. Elle appartient à l’école qui n’enseigne plus la manière d’être et de se conduire collectivement . Elle appartient aux parents parfois dépourvus de toute autorité et/ou qui considèrent l’enfant roi. Elle appartient aux pouvoirs publics qui par leur laxisme favorisent la dégradation des liens font société en ne punissant pas les incivilités. La France n’est pas seulement malade de son insécurité, elle est malade de la disparition de l’art de vivre dans une part croissante de la population.

 

La montée de la violence (Alain Bauer)

La montée de la violence (Alain Bauer)

 

La chronique d’Alain Bauer dans le monde:

 

 

Si l’appareil statistique policier français est connu pour ses multiples défauts (partiel, parcellaire, parfois partial), en grande partie corrigés, mais plus pour longtemps, par l’enquête nationale de victimation mise en place par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (enquête et observatoire vont disparaître pour des raisons aussi misérablement comptables qu’irrationnelles), il n’en reste pas moins qu’il dispose de la continuité et d’une certaine forme de cohérence. Il ne supprime rien, même s’il redispose entre catégories avec cet objectif politique permanent : avoir de « meilleurs chiffres » que l’an dernier… La couleur politique du gouvernement n’influant en rien sur cette pulsion à la minoration.

« ….. les chiffres publiés jeudi 16 janvier en catimini par le service statistique du ministère de l’Intérieur (après les vœux ministériels), posent de graves questions pour l’avenir.

Forte augmentation des violences sexuelles enregistrées (+12 %), nette augmentation des homicides (970 victimes, 76 de plus qu’en 2018, soit + 8,5 %)… Les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8 %). La hausse est modérée pour les vols sans violence contre les personnes (+3 %) et pour les vols dans les véhicules (+1 %). Les vols avec armes et les cambriolages de logements sont stables. Les escroqueries progressent de 11 %. Curieusement, après une longue année de casse, les destructions et dégradations volontaires baissent (-1 %). Ce sujet méritera sans doute d’être vérifié auprès des assureurs…

 

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années

Si le gouvernement pointe à juste titre une forte crispation sociale et des violences « de rue » particulièrement prégnantes, incluant des violences non seulement contre les forces de l’ordre mais aussi, et c’est particulièrement représentatif de la dégradation du climat sociétal, contre les pompiers, on ne saurait occulter des phénomènes multiples, aux causes différentes mais aux effets convergents : forte augmentation des plaintes pour agressions sexuelles, progression des coups et blessures et surtout, forte progression des homicides et sans doute des tentatives, qui devraient faire passer la barre cumulée de l’homicidité au-delà du pic historique connu en 1983, bouclant ainsi sept années de progression régulière.

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années (1994-2010), ce basculement public et privé, visible et intime, personnel et collectif, vers les violences de toutes natures doit interpeller les acteurs sociaux et politiques avant que la réaction citoyenne n’emporte tout. »

 

Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers. Dernier livre publié : Trois minutes pour comprendre cinquante grandes affaires criminelles (Courrier du Livre).

Coronavirus France : 14 morts et montée de la contamination

Coronavirus France : 14 morts et montée de la contamination

  14 morts de plus au cours des 24 dernières heures en France dans le milieu hospitalier, ce qui porte le bilan depuis le 1er mars à 30.152 décès à l’échelle nationale, a annoncé vendredi la Direction générale de la santé (DGS). Des chiffres évidemment rassurants mais qui ne peuvent cacher la grande inquiétude d’une possible deuxième vague.

En effet un peu partout en France se révèle des clusters particulièrement inquiétants comme en région parisienne, en Mayenne, en Aquitaine ou encore en Bretagne.

Au total, 6.688 personnes sont actuellement hospitalisées en raison du COVID-19, ce qui fait 108 de moins que jeudi. En ce qui concerne les patients en réanimation, ils sont 477 alors qu’ils étaient 481 jeudi.

Le nombre de cas confirmés est quant à lui passé de 173.838 jeudi à 174.674 vendredi, ce qui fait 836 infections supplémentaires, selon Santé publique France.

L’enjeu de la montée agressive de la Chine

L’enjeu de la montée agressive de la Chine 

 

Dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », analyse les méthodes de Pékin pour accroître son influence géopolitique, et constate qu’elles sont bien plus brutales que le discours officiel.

Longtemps, les dirigeants chinois nous ont dit : « Dormez tranquilles ». La montée en puissance de leur pays se fera paisiblement. La réémergence de la Chine au premier rang des Grands sera une ascension harmonieuse. Comme dans un ballet de l’Opéra de Pékin, tout glissera dans la légèreté et l’élégance – une affaire quasi poétique en somme.

Forgée il y a presque vingt ans, en 2003, l’expression « montée en puissance pacifique » (« peaceful rise » en anglais), due à Zheng Bijian, l’un des pontes de l’Ecole centrale du Parti communiste (PCC), fait partie de la doctrine officielle. A maintes reprises, des diplomates chinois nous l’ont expliquée sur le mode de la leçon de morale. La Chine, sa stature parmi les nations retrouvée, ne se comportera pas comme les autres « empires ». Ni colonialisme européen, ni impérialisme américain, ni expansionnisme soviétique : la Chine se développera dans le respect absolu de la souveraineté des autres, nous disait-on.

Pour contenir une petite part de vérité, cette belle histoire n’a cependant jamais été tout à fait crédible. Et s’il fallait une date pour en signaler la fin, le mois de juin (et le début de juillet) 2020 serait un bon marqueur. A l’instar de ce que fut l’avènement d’autres puissances dans le passé, l’arrivée du géant chinois ne se fait pas pacifiquement. Elle advient dans la confrontation avec les autres, les heurts, la menace, la gesticulation militaire. Elle est conflictuelle. Ces dernières semaines ont été une succession de démentis à la fable de la « montée en puissance pacifique ».

Affrontement armé

La fin juin a vu le sang couler dans l’Himalaya, à 4 200 mètres d’altitude, le long d’une zone contestée entre l’Inde et la Chine. A coups de poings, de planches à clous et de barres de fer, soldats chinois et indiens se sont affrontés des heures durant. Les morts se comptent par dizaines. Le conflit frontalier est loin d’être réglé, la Chine se refuserait à présenter sa carte de la ligne frontalière, l’Inde renforce son dispositif militaire.

Fin juin encore, l’Australie subissait une cyberattaque massive qui visait pêle-mêle services publics, entreprises privées, infrastructures critiques. Personne n’a revendiqué. Le premier ministre, Scott Morrison, a dit que « seul un acteur étatique » pouvait être l’auteur d’une agression aussi large et sophistiquée. La Chine ? Canberra est en conflit avec Pékin pour avoir osé réclamer une enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19.

 

 

Facebook : la montée du boycott publicitaire et la colère s’amplifient

Facebook : la montée du boycott publicitaire et la colère s’amplifient

 

La montée du boycott publicitaire s’amplifie contre Facebook de la part de nombreux d’entreprises qui se sont associées pour réclamer davantage de rigueur à Facebook. Les organisateurs de la protestation contre Facebook ont promis que le boycott, déjà suivi par près de 1.000 entreprises  dont Adidas, Levi’s, Coca-Cola, Starbucks… allait continuer tant que Facebook ne prendrait «aucun engagement à agir» contre les contenus qui promeuvent le racisme, la discrimination et la haine.

«Je suis très déçue que Facebook continue de refuser de se montrer responsable vis-à-vis de ses utilisateurs, de ses annonceurs et de la société en général», a assené Jessica Gonzalez, coprésidente de l’association Free Press, après l’entretien en visioconférence avec Mark Zuckerberg, le fondateur et PDG, et sa numéro deux Sheryl Sandberg. «J’espérais voir de l’humilité et une réflexion profonde sur l’influence disproportionnée de Facebook sur l’opinion publique, les croyances et les comportements, ainsi que sur les nombreux torts qu’il a causés dans la vraie vie. Au lieu de quoi nous avons eu droit à plus de dialogue et pas d’action», a continué Jessica Gonzalez dans un communiqué.

Le mouvement #StopHateForProfit a été lancé il y a quelques semaines par des organisations de défense des droits civiques des Afro-Américains et contre l’antisémitisme, sur fond de manifestations contre le racisme et les violences policières dans tout le pays. Elles réclament notamment un poste de référent sur les droits civiques chez Facebook, des audits, des remboursements aux annonceurs dont les pubs ont côtoyé des contenus qui ont ensuite été retirés, la création d’équipes d’experts du harcèlement en ligne ou encore le retrait de tous les groupes publics ou privés qui traitent de suprématie blanche, d’antisémitisme, de théories du complot violentes, de négationnisme, de désinformation sur les vaccins et de climatoscepticisme.

Facebook a de son côté mis en avant tous les efforts entrepris depuis plus de deux ans en termes de modération des contenus problématiques et de lutte contre la désinformation. Les associations «veulent que Facebook soit débarrassé des contenus haineux et nous aussi», a déclaré un porte-parole du géant californien après la réunion. «Nous avons investi des milliards en personnel et technologie pour y arriver. Nous avons créé de nouveaux règlements pour interdire les interférences avec les scrutins ou le recensement et nous avons lancé la plus importante campagne d’information sur les élections de l’histoire américaine».

Les quatre associations espéraient un retour sur leurs recommandations, présentées à Facebook «il y a 3 semaines». Mais «nous n’avons rien eu du tout», a déploré Jonathan Greenblatt, le patron de l’Anti-Defamation League. «Ils ont parlé de «nuance» (…), ils nous ont dit qu’ils étaient «en chemin», qu’ils s’amélioraient, qu’ils y étaient presque», a-t-il raconté lors d’une conférence de presse. «Mais Starbucks ne dirait pas: «Nous sommes en bonne voie, 89% de nos cafés ne contiennent pas de toxines!».

Les organisations veulent remettre en cause le modèle économique de Facebook, fondé sur le ciblage publicitaire à très grande échelle. «Leur cœur de métier c’est de garder nos pupilles vissées à leur plateforme», s’est indignée Jessica Gonzales. Elles reprochent au réseau de n’agir que sous pression externe, et souvent quand c’est trop tard. Les violences contre les Rohingyas au Myanmar (alimentées par des discours de haine non régulés sur la plateforme il y a plus de deux ans) et la mouvance d’extrême droite américaine «Boogaloo» dont les adeptes lourdement armés ont tenté à plusieurs reprises de perturber les récentes manifestations antiracistes ont notamment été évoquées. Fin juin, le réseau social au 1,73 milliard d’utilisateurs quotidiens a finalement banni les groupes «Boogaloo».

Facebook doit aussi publier mercredi le troisième et dernier volet d’un audit sur les droits civils, lancé en mai 2018. Avant la rencontre, Sheryl Sandberg s’était dite consciente de l’importance de ce qui est en train de se jouer. Sur sa page Facebook, elle a noté que la téléconférence se tenait «dans le contexte de ce qui est peut-être le plus important mouvement social dans l’histoire des États-Unis, et la meilleure – et peut-être la dernière — chance pour notre nation d’agir contre le racisme qui imprègne notre pays».

 

La montée des réseaux criminels tchétchènes

La montée des réseaux criminels tchétchènes

Les démonstrations de force des groupes criminels tchétchènes «sont de plus en plus fréquentes sur le territoire et évoluent vers des violences sans précédent», alerte une note confidentielle de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) datée de mardi 16 juin, et dont Le Parisien a publié des extraits ce mercredi. Ces observations ont été formulées après que des dizaines de Tchétchènes ont lancé vendredi 12 juin une expédition punitive dans le centre-ville de Dijon. Cette descente a donné le coup d’envoi d’un week-end de violentes tensions entre cette communauté originaire du Caucase et des habitants du quartier des Grésilles.

«Ces dernières années, les affrontements entre les Tchétchènes et les autres communautés, principalement d’origine maghrébine, se sont développés», résume cette note du Sirasco, le service de renseignements criminels de la police judiciaire. «Ces conflits relèvent bien souvent du domaine de l’honneur ou résultent d’enjeux clandestins sur fond d’économie grise.». Bref pour ne pas schématiser, davantage, il s’agit  davantage de lutte entre mafias que de conflits ethniques dont des populations sont elles-mêmes victimes. Si les affrontements qui ont éclaté ce week-end à Dijon relèvent plutôt de la première catégorie, Le Parisien rappelle, source proche du dossier à l’appui, que la plupart de ses participants, côté Tchétchènes, sont «membres d’organisations criminelles».

Depuis plusieurs années, remarquent les analystes de la PJ, «les réseaux criminels tchétchènes investissent un large panel d’infractions». Dans plusieurs régions, comme l’Alsace et le sud de la France, «les membres des réseaux tchétchènes se sont notamment imposés en qualité d’agents de sécurité dans le milieu de la nuit, tenu principalement par le banditisme traditionnel. Dans ce domaine d’activité, ils sont parvenus progressivement à évincer par la force (violences aggravées, extorsions) la concurrence et à développer leurs propres activités.»

En Île-de-France, la note fournit l’exemple de la ZUP Surville, à Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, où les Tchétchènes sont parvenus à s’implanter et «à s’imposer par la force, les menaces et intimidations auprès des habitants et des trafiquants locaux».

Cette progression ces dernières années a attiré l’attention des services de renseignement français, qui s’inquiètent particulièrement des entrelacs du banditisme tchétchène avec des éléments «connus pour leur appartenance à la mouvance indépendantiste tchétchène ou pour leur fondamentalisme religieux». D’après Le Parisien, environ 300 Tchétchènes seraient aujourd’hui inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), «une surreprésentation».

 

La montée du gauchisme stalinien de syndicalistes radicaux

La montée du  gauchisme stalinien  de syndicalistes  radicaux  

 

Le  gauchisme envahit depuis déjà des années certaines organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communiste et -ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen suprême  de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève, rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne restent  alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud ( solidaires), c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales.

 

Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

 

La montée du gauchisme stalinien de syndicalistes radicaux

La montée du  gauchisme stalinien  de syndicalistes  radicaux  

 

Le  gauchisme envahit depuis déjà des années certaines organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communiste et -ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen suprême  de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne reste alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud, c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales.

 

Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

La montée du gauchisme fascisant de syndicalistes radicaux

La montée du  gauchisme fascisant de syndicalistes  radicaux  

 

Le  gauchisme envahit depuis déjà des années certains organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communiste et -ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen prenne de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne reste alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales. Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire ce les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

 

Montée mondiale des mécontentements: la démocratie contre les oligarchies (Jean-Claude Monod)

 Montée mondiale des mécontentements: la  démocratie contre les oligarchies (Jean-Claude Monod)

Jean-Claude Monod, philosophe, directeur de recherche au CNRS,  considère que la montée du mécontentement social dans nombre de pays obéit à un désir de démocratie qu’écrase notamment le néolibéralisme injuste et autoritaire

tribune au « Monde ».

«  Chili, Equateur, Liban, Irak, Algérie, Haïti… sur tous les continents, des peuples se révoltent. La dispersion est trop grande, les situations trop disparates – a fortiori si l’on y ajoute le mouvement des « gilets jaunes » en France – pour qu’on puisse parler d’unité ou d’imitation. Le point de départ de ces mouvements semble même très particulier, ponctuel, local, et l’on peine à y repérer le grand lyrisme de la Révolution. Précisément : toutes ces raisons incitent, pour les analyser, à réactiver un concept forgé par Michel Foucault à la fin des années 1970, celui de « crises de gouvernementalité ». Le néologisme de « gouvernementalité » visait à rendre compte des modalités multiples du pouvoir ou de la « conduite des conduites » des individus ou des populations, au-delà du seul gouvernement de l’Etat.

Une crise de gouvernementalité intervient lorsqu’une part importante des « gouvernés » met en question un acte ou une mesure d’un pouvoir jugés abusifs. Elle peut s’étendre, de proche en proche, à tout un système. Les points d’ancrage de ce type de crise se sont déplacés avec le temps, mais certains aspects se répètent. Ainsi, aux XVe et XVIe siècles, la corruption de l’Eglise et de ses représentants provoquait des indignations populaires, tournant parfois en « guerres des pauvres ». Du Moyen Age au XVIIIe siècle, des révoltes visaient les taxes ou impôts réclamés par des princes.

Aujourd’hui, ce sont d’abord les chefs d’Etat et de gouvernement dont on dénonce la corruption ou la collusion avec une oligarchie, ces quelque pour-cent les plus riches de la population, qui semblent dicter les réformes fiscales, économiques ou la refonte du code du travail. Et c’est encore et toujours une taxe ou une augmentation de prix affectant le quotidien de la population – ticket de métro au Chili, prix de l’essence en Equateur ou en France, – qui mettent le feu aux poudres. Eclate alors ce que Foucault entendait par « crises de gouvernementalité » : un « nous ne voulons plus être gouvernés ainsi », pas comme ça, pas par eux, pas pour eux…

Chaque fois, une décision économique apparemment mineure est perçue comme un abus de trop, un signe de mépris du peuple et d’injustice, alors qu’en parallèle les mêmes gouvernements ont généralement réduit les contributions fiscales des plus riches, privatisé, favorisé les inégalités… La combinaison de réformes socialement brutales et de l’état d’urgence contre les révoltes qui en résultent caractérise aujourd’hui ce qu’on peut appeler le néolibéralisme autoritaire, qui est le visage du néolibéralisme en temps de crise. Mais la nouvelle apportée par les mouvements actuels est que les refrains néolibéraux ne passent plus, et que le recours à la répression est inopérant. »

Montée catastrophique des océans (GIEC)

Montée catastrophique des   océans (GIEC)

Il est probable que nombre de climato- sceptiques qui ont notamment déversé des tombereaux d’injures sur Greta Thunberg  après son intervention à l’ONU vont encore contester la nouvelle alerte du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à propos de la montée des océans et de la fonte des glaciers. Une conséquence directe du réchauffement climatique et qui entraînera une croissance notable des inondations et autres tempêtes et cyclones sans parler de la disparition pure et simple de certaines îles et de certaines zones du littoral. Si rien n’est fait pour réduire les émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement, le futur des océans tel que le décrit le rapport du Giec s’annonce apocalyptique, selon les informations qui ont fuité dans l’AFP et selon un nouveau rapport de synthèse sur la Terre, publié lundi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et des experts internationaux.

Les océans jouent un rôle majeur dans la machine climatique. Ils sont une sorte de pompe à carbone, en captant 30 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone par an, ce qui augmente leur acidité, avec des impacts sur les écosystèmes marins. Ces derniers sont également affectés par des zones moins riches en oxygène, notamment à cause du réchauffement des eaux de surface (qui réduit le taux de dilution de l’oxygène). De plus, les océans servent de climatiseurs, en captant chaque année environ 90 % du surplus d’énergie lié aux activités humaines.

 

En contrepartie, ils se réchauffent à des niveaux inquiétants. «La teneur en chaleur des océans entre 0 et 700 mètres de profondeur atteint un pic sans précédent en 2018, 2017 et 2015 affichant respectivement les deuxième et troisième valeurs les plus élevées», note le rapport «United Science» de l’OMM. La hausse du niveau des mers s’accélère à cause de la fonte plus rapide des pôles et des glaciers de montagne, dont le rôle est devenu prépondérant sur l’expansion thermique de l’eau. Entre mai 2014 et mai 2019, le niveau des mers est monté de 5 mm/an, contre 4 mm/an pour la décennie 2007-2016, 3,2 mm/an depuis 1993 et 1,4 mm/an entre 1900 et 1990. Au siècle prochain, dans le scénario le plus alarmiste, mais pas forcément le plus probable, «les hausses pourraient dépasser plusieurs centimètres par an», selon une fuite du rapport du Giec divulguée par l’AFP.

 

Déjà, la fonte des glaces s’accélère. Entre 2015 et 2018, l’étendue moyenne de la banquise arctique, à son niveau minimum, observée en septembre, est largement «inférieure à la moyenne de 1981-2010», note l’OMM. De son côté, le Giec doit préciser cette étendue à plus long terme, selon la hausse de la température. La disparition estivale probable de la banquise arctique est déjà anticipée à la fin du siècle, par deux nouveaux modèles français, même si le thermomètre grimpe seulement de 2 °C. L’Antarctique suit également une évolution préoccupante: une perte de masse glaciaire de 252 milliards de tonnes par an entre 2009 et 2017, multipliée par six par rapport à la période 1979-1990, selon l’OMM. Par ailleurs, la superficie du pergélisol (ou permafrost), qui renferme autant de CO2 qu’il y en a dans l’atmosphère, pourrait se réduire dans des proportions comprises entre 10 % et 90 % vers la fin du siècle!

Avec cette hausse accélérée du niveau des mers, le Giec devrait indiquer que 280 millions de personnes seraient déplacées, a révélé l’AFP, si le réchauffement est limité à 2 °C, qui entraînerait une hausse cumulée de 0,5 mètre du niveau des mers. Par ailleurs, les populations vulnérables, qui habitent près des côtes, pourraient être d’un milliard de personnes en 2050, contre 600 millions actuellement. Aggravé par des pluies diluviennes qui provoquent des inondations, il y aurait un risque accru de submersion. Ce sera le cas notamment de 20 % de la superficie du Bangladesh, qui compte 30 millions d’individus.

L’impact des catastrophes climatiques s’aggrave. Comme sur terre, les vagues de chaleur océaniques deviendront plus fréquentes. Cette température plus élevée, conjuguée à la hausse du niveau des océans, va renforcer les effets dévastateurs des cyclones. Ils pourront s’enfoncer davantage à l’intérieur des terres et deviendraient plus intenses, à cause de la hausse des températures de l’air et de l’eau. Ce sont les tempêtes, les cyclones tropicaux et les inondations qui ont «causé les pertes économiques les plus importantes», note l’OMM. L’ouragan Harvey, en 2017, avait entraîné 125 milliards de dollars de dommages aux États-Unis. Dans l’océan Indien, «le Mozambique a été frappé par deux cyclones tropicaux, d’une violence sans précédent», en mars et avril 2019. Le bilan en vies humaines est également catastrophique, notamment aux Caraïbes, avec le récent ouragan Dorian.

Les solutions les plus efficaces pour lutter contre ces effets dévastateurs restent celles qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faudra tripler les ambitions des pays pour limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à la période préindustrielle et les quintupler pour tenir sous 1,5 °C, rappelle l’OMM.

 

 

 

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