Archive pour le Tag 'Montée'

Montée de l’incivilité ou de l’insécurité ?

Montée de l’incivilité ou de l’insécurité ?

Sur le strict plan des chiffres et sur très longue période, on ne constate pas une montée de l’insécurité. Par contre, le sentiment d’insécurité est, lui, en progression. On sait que certains responsables politiques ont volontairement confondu l’incivilité avec des crimes et délits graves y compris des assassinats sans doute pour en minimiser la portée. Le sentiment d’insécurité est alimenté par la médiatisation beaucoup plus grande des agressions, des violences et des meurtres.

Le haut niveau incivilité, lui, n’est pas contestable et derrière se dissimule la négation du savoir-vivre et de la politesse. Il suffit de voir que nombre de personnes négligent voire méprisent les formes simples de la vie en société comme dire bonjour ou merci. Chez les commerçants, dans les lieux publics, chez  les médecins,  rares sont ceux qui disent bonjour, au revoir ou merci. On comprend que cela ne soit guère possible dans les lieux réunissant des dizaines voire des centaines d’individus. Malheureusement cela se produit même lorsque sont réunis seulement quelques personnes. Tout commence là avec des gestes simples comme le bonjour signifiant la reconnaissance et l’acceptation d’autrui dans le cercle social. L’indifférence, pire le refus de cette reconnaissance peuvent déboucher sur la haine voire la violence au premier incident pour un nombre croissant d’asociaux. La responsabilité est sans doute largement partagée. Elle appartient à l’école qui n’enseigne plus la manière d’être et de se conduire collectivement . Elle appartient aux parents parfois dépourvus de toute autorité et/ou qui considèrent l’enfant roi. Elle appartient aux pouvoirs publics qui par leur laxisme favorisent la dégradation des liens font société en ne punissant pas les incivilités. La France n’est pas seulement malade de son insécurité, elle est malade de la disparition de l’art de vivre dans une part croissante de la population.

 

La montée de la violence (Alain Bauer)

La montée de la violence (Alain Bauer)

 

La chronique d’Alain Bauer dans le monde:

 

 

Si l’appareil statistique policier français est connu pour ses multiples défauts (partiel, parcellaire, parfois partial), en grande partie corrigés, mais plus pour longtemps, par l’enquête nationale de victimation mise en place par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (enquête et observatoire vont disparaître pour des raisons aussi misérablement comptables qu’irrationnelles), il n’en reste pas moins qu’il dispose de la continuité et d’une certaine forme de cohérence. Il ne supprime rien, même s’il redispose entre catégories avec cet objectif politique permanent : avoir de « meilleurs chiffres » que l’an dernier… La couleur politique du gouvernement n’influant en rien sur cette pulsion à la minoration.

« ….. les chiffres publiés jeudi 16 janvier en catimini par le service statistique du ministère de l’Intérieur (après les vœux ministériels), posent de graves questions pour l’avenir.

Forte augmentation des violences sexuelles enregistrées (+12 %), nette augmentation des homicides (970 victimes, 76 de plus qu’en 2018, soit + 8,5 %)… Les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8 %). La hausse est modérée pour les vols sans violence contre les personnes (+3 %) et pour les vols dans les véhicules (+1 %). Les vols avec armes et les cambriolages de logements sont stables. Les escroqueries progressent de 11 %. Curieusement, après une longue année de casse, les destructions et dégradations volontaires baissent (-1 %). Ce sujet méritera sans doute d’être vérifié auprès des assureurs…

 

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années

Si le gouvernement pointe à juste titre une forte crispation sociale et des violences « de rue » particulièrement prégnantes, incluant des violences non seulement contre les forces de l’ordre mais aussi, et c’est particulièrement représentatif de la dégradation du climat sociétal, contre les pompiers, on ne saurait occulter des phénomènes multiples, aux causes différentes mais aux effets convergents : forte augmentation des plaintes pour agressions sexuelles, progression des coups et blessures et surtout, forte progression des homicides et sans doute des tentatives, qui devraient faire passer la barre cumulée de l’homicidité au-delà du pic historique connu en 1983, bouclant ainsi sept années de progression régulière.

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années (1994-2010), ce basculement public et privé, visible et intime, personnel et collectif, vers les violences de toutes natures doit interpeller les acteurs sociaux et politiques avant que la réaction citoyenne n’emporte tout. »

 

Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers. Dernier livre publié : Trois minutes pour comprendre cinquante grandes affaires criminelles (Courrier du Livre).

Coronavirus France : 14 morts et montée de la contamination

Coronavirus France : 14 morts et montée de la contamination

  14 morts de plus au cours des 24 dernières heures en France dans le milieu hospitalier, ce qui porte le bilan depuis le 1er mars à 30.152 décès à l’échelle nationale, a annoncé vendredi la Direction générale de la santé (DGS). Des chiffres évidemment rassurants mais qui ne peuvent cacher la grande inquiétude d’une possible deuxième vague.

En effet un peu partout en France se révèle des clusters particulièrement inquiétants comme en région parisienne, en Mayenne, en Aquitaine ou encore en Bretagne.

Au total, 6.688 personnes sont actuellement hospitalisées en raison du COVID-19, ce qui fait 108 de moins que jeudi. En ce qui concerne les patients en réanimation, ils sont 477 alors qu’ils étaient 481 jeudi.

Le nombre de cas confirmés est quant à lui passé de 173.838 jeudi à 174.674 vendredi, ce qui fait 836 infections supplémentaires, selon Santé publique France.

L’enjeu de la montée agressive de la Chine

L’enjeu de la montée agressive de la Chine 

 

Dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », analyse les méthodes de Pékin pour accroître son influence géopolitique, et constate qu’elles sont bien plus brutales que le discours officiel.

Longtemps, les dirigeants chinois nous ont dit : « Dormez tranquilles ». La montée en puissance de leur pays se fera paisiblement. La réémergence de la Chine au premier rang des Grands sera une ascension harmonieuse. Comme dans un ballet de l’Opéra de Pékin, tout glissera dans la légèreté et l’élégance – une affaire quasi poétique en somme.

Forgée il y a presque vingt ans, en 2003, l’expression « montée en puissance pacifique » (« peaceful rise » en anglais), due à Zheng Bijian, l’un des pontes de l’Ecole centrale du Parti communiste (PCC), fait partie de la doctrine officielle. A maintes reprises, des diplomates chinois nous l’ont expliquée sur le mode de la leçon de morale. La Chine, sa stature parmi les nations retrouvée, ne se comportera pas comme les autres « empires ». Ni colonialisme européen, ni impérialisme américain, ni expansionnisme soviétique : la Chine se développera dans le respect absolu de la souveraineté des autres, nous disait-on.

Pour contenir une petite part de vérité, cette belle histoire n’a cependant jamais été tout à fait crédible. Et s’il fallait une date pour en signaler la fin, le mois de juin (et le début de juillet) 2020 serait un bon marqueur. A l’instar de ce que fut l’avènement d’autres puissances dans le passé, l’arrivée du géant chinois ne se fait pas pacifiquement. Elle advient dans la confrontation avec les autres, les heurts, la menace, la gesticulation militaire. Elle est conflictuelle. Ces dernières semaines ont été une succession de démentis à la fable de la « montée en puissance pacifique ».

Affrontement armé

La fin juin a vu le sang couler dans l’Himalaya, à 4 200 mètres d’altitude, le long d’une zone contestée entre l’Inde et la Chine. A coups de poings, de planches à clous et de barres de fer, soldats chinois et indiens se sont affrontés des heures durant. Les morts se comptent par dizaines. Le conflit frontalier est loin d’être réglé, la Chine se refuserait à présenter sa carte de la ligne frontalière, l’Inde renforce son dispositif militaire.

Fin juin encore, l’Australie subissait une cyberattaque massive qui visait pêle-mêle services publics, entreprises privées, infrastructures critiques. Personne n’a revendiqué. Le premier ministre, Scott Morrison, a dit que « seul un acteur étatique » pouvait être l’auteur d’une agression aussi large et sophistiquée. La Chine ? Canberra est en conflit avec Pékin pour avoir osé réclamer une enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19.

 

 

Facebook : la montée du boycott publicitaire et la colère s’amplifient

Facebook : la montée du boycott publicitaire et la colère s’amplifient

 

La montée du boycott publicitaire s’amplifie contre Facebook de la part de nombreux d’entreprises qui se sont associées pour réclamer davantage de rigueur à Facebook. Les organisateurs de la protestation contre Facebook ont promis que le boycott, déjà suivi par près de 1.000 entreprises  dont Adidas, Levi’s, Coca-Cola, Starbucks… allait continuer tant que Facebook ne prendrait «aucun engagement à agir» contre les contenus qui promeuvent le racisme, la discrimination et la haine.

«Je suis très déçue que Facebook continue de refuser de se montrer responsable vis-à-vis de ses utilisateurs, de ses annonceurs et de la société en général», a assené Jessica Gonzalez, coprésidente de l’association Free Press, après l’entretien en visioconférence avec Mark Zuckerberg, le fondateur et PDG, et sa numéro deux Sheryl Sandberg. «J’espérais voir de l’humilité et une réflexion profonde sur l’influence disproportionnée de Facebook sur l’opinion publique, les croyances et les comportements, ainsi que sur les nombreux torts qu’il a causés dans la vraie vie. Au lieu de quoi nous avons eu droit à plus de dialogue et pas d’action», a continué Jessica Gonzalez dans un communiqué.

Le mouvement #StopHateForProfit a été lancé il y a quelques semaines par des organisations de défense des droits civiques des Afro-Américains et contre l’antisémitisme, sur fond de manifestations contre le racisme et les violences policières dans tout le pays. Elles réclament notamment un poste de référent sur les droits civiques chez Facebook, des audits, des remboursements aux annonceurs dont les pubs ont côtoyé des contenus qui ont ensuite été retirés, la création d’équipes d’experts du harcèlement en ligne ou encore le retrait de tous les groupes publics ou privés qui traitent de suprématie blanche, d’antisémitisme, de théories du complot violentes, de négationnisme, de désinformation sur les vaccins et de climatoscepticisme.

Facebook a de son côté mis en avant tous les efforts entrepris depuis plus de deux ans en termes de modération des contenus problématiques et de lutte contre la désinformation. Les associations «veulent que Facebook soit débarrassé des contenus haineux et nous aussi», a déclaré un porte-parole du géant californien après la réunion. «Nous avons investi des milliards en personnel et technologie pour y arriver. Nous avons créé de nouveaux règlements pour interdire les interférences avec les scrutins ou le recensement et nous avons lancé la plus importante campagne d’information sur les élections de l’histoire américaine».

Les quatre associations espéraient un retour sur leurs recommandations, présentées à Facebook «il y a 3 semaines». Mais «nous n’avons rien eu du tout», a déploré Jonathan Greenblatt, le patron de l’Anti-Defamation League. «Ils ont parlé de «nuance» (…), ils nous ont dit qu’ils étaient «en chemin», qu’ils s’amélioraient, qu’ils y étaient presque», a-t-il raconté lors d’une conférence de presse. «Mais Starbucks ne dirait pas: «Nous sommes en bonne voie, 89% de nos cafés ne contiennent pas de toxines!».

Les organisations veulent remettre en cause le modèle économique de Facebook, fondé sur le ciblage publicitaire à très grande échelle. «Leur cœur de métier c’est de garder nos pupilles vissées à leur plateforme», s’est indignée Jessica Gonzales. Elles reprochent au réseau de n’agir que sous pression externe, et souvent quand c’est trop tard. Les violences contre les Rohingyas au Myanmar (alimentées par des discours de haine non régulés sur la plateforme il y a plus de deux ans) et la mouvance d’extrême droite américaine «Boogaloo» dont les adeptes lourdement armés ont tenté à plusieurs reprises de perturber les récentes manifestations antiracistes ont notamment été évoquées. Fin juin, le réseau social au 1,73 milliard d’utilisateurs quotidiens a finalement banni les groupes «Boogaloo».

Facebook doit aussi publier mercredi le troisième et dernier volet d’un audit sur les droits civils, lancé en mai 2018. Avant la rencontre, Sheryl Sandberg s’était dite consciente de l’importance de ce qui est en train de se jouer. Sur sa page Facebook, elle a noté que la téléconférence se tenait «dans le contexte de ce qui est peut-être le plus important mouvement social dans l’histoire des États-Unis, et la meilleure – et peut-être la dernière — chance pour notre nation d’agir contre le racisme qui imprègne notre pays».

 

La montée des réseaux criminels tchétchènes

La montée des réseaux criminels tchétchènes

Les démonstrations de force des groupes criminels tchétchènes «sont de plus en plus fréquentes sur le territoire et évoluent vers des violences sans précédent», alerte une note confidentielle de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) datée de mardi 16 juin, et dont Le Parisien a publié des extraits ce mercredi. Ces observations ont été formulées après que des dizaines de Tchétchènes ont lancé vendredi 12 juin une expédition punitive dans le centre-ville de Dijon. Cette descente a donné le coup d’envoi d’un week-end de violentes tensions entre cette communauté originaire du Caucase et des habitants du quartier des Grésilles.

«Ces dernières années, les affrontements entre les Tchétchènes et les autres communautés, principalement d’origine maghrébine, se sont développés», résume cette note du Sirasco, le service de renseignements criminels de la police judiciaire. «Ces conflits relèvent bien souvent du domaine de l’honneur ou résultent d’enjeux clandestins sur fond d’économie grise.». Bref pour ne pas schématiser, davantage, il s’agit  davantage de lutte entre mafias que de conflits ethniques dont des populations sont elles-mêmes victimes. Si les affrontements qui ont éclaté ce week-end à Dijon relèvent plutôt de la première catégorie, Le Parisien rappelle, source proche du dossier à l’appui, que la plupart de ses participants, côté Tchétchènes, sont «membres d’organisations criminelles».

Depuis plusieurs années, remarquent les analystes de la PJ, «les réseaux criminels tchétchènes investissent un large panel d’infractions». Dans plusieurs régions, comme l’Alsace et le sud de la France, «les membres des réseaux tchétchènes se sont notamment imposés en qualité d’agents de sécurité dans le milieu de la nuit, tenu principalement par le banditisme traditionnel. Dans ce domaine d’activité, ils sont parvenus progressivement à évincer par la force (violences aggravées, extorsions) la concurrence et à développer leurs propres activités.»

En Île-de-France, la note fournit l’exemple de la ZUP Surville, à Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, où les Tchétchènes sont parvenus à s’implanter et «à s’imposer par la force, les menaces et intimidations auprès des habitants et des trafiquants locaux».

Cette progression ces dernières années a attiré l’attention des services de renseignement français, qui s’inquiètent particulièrement des entrelacs du banditisme tchétchène avec des éléments «connus pour leur appartenance à la mouvance indépendantiste tchétchène ou pour leur fondamentalisme religieux». D’après Le Parisien, environ 300 Tchétchènes seraient aujourd’hui inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), «une surreprésentation».

 

La montée du gauchisme stalinien de syndicalistes radicaux

La montée du  gauchisme stalinien  de syndicalistes  radicaux  

 

Le  gauchisme envahit depuis déjà des années certaines organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communiste et -ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen suprême  de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève, rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne restent  alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud ( solidaires), c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales.

 

Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

 

La montée du gauchisme stalinien de syndicalistes radicaux

La montée du  gauchisme stalinien  de syndicalistes  radicaux  

 

Le  gauchisme envahit depuis déjà des années certaines organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communiste et -ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen suprême  de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne reste alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud, c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales.

 

Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

La montée du gauchisme fascisant de syndicalistes radicaux

La montée du  gauchisme fascisant de syndicalistes  radicaux  

 

Le  gauchisme envahit depuis déjà des années certains organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communiste et -ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen prenne de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne reste alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales. Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire ce les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

 

Montée mondiale des mécontentements: la démocratie contre les oligarchies (Jean-Claude Monod)

 Montée mondiale des mécontentements: la  démocratie contre les oligarchies (Jean-Claude Monod)

Jean-Claude Monod, philosophe, directeur de recherche au CNRS,  considère que la montée du mécontentement social dans nombre de pays obéit à un désir de démocratie qu’écrase notamment le néolibéralisme injuste et autoritaire

tribune au « Monde ».

«  Chili, Equateur, Liban, Irak, Algérie, Haïti… sur tous les continents, des peuples se révoltent. La dispersion est trop grande, les situations trop disparates – a fortiori si l’on y ajoute le mouvement des « gilets jaunes » en France – pour qu’on puisse parler d’unité ou d’imitation. Le point de départ de ces mouvements semble même très particulier, ponctuel, local, et l’on peine à y repérer le grand lyrisme de la Révolution. Précisément : toutes ces raisons incitent, pour les analyser, à réactiver un concept forgé par Michel Foucault à la fin des années 1970, celui de « crises de gouvernementalité ». Le néologisme de « gouvernementalité » visait à rendre compte des modalités multiples du pouvoir ou de la « conduite des conduites » des individus ou des populations, au-delà du seul gouvernement de l’Etat.

Une crise de gouvernementalité intervient lorsqu’une part importante des « gouvernés » met en question un acte ou une mesure d’un pouvoir jugés abusifs. Elle peut s’étendre, de proche en proche, à tout un système. Les points d’ancrage de ce type de crise se sont déplacés avec le temps, mais certains aspects se répètent. Ainsi, aux XVe et XVIe siècles, la corruption de l’Eglise et de ses représentants provoquait des indignations populaires, tournant parfois en « guerres des pauvres ». Du Moyen Age au XVIIIe siècle, des révoltes visaient les taxes ou impôts réclamés par des princes.

Aujourd’hui, ce sont d’abord les chefs d’Etat et de gouvernement dont on dénonce la corruption ou la collusion avec une oligarchie, ces quelque pour-cent les plus riches de la population, qui semblent dicter les réformes fiscales, économiques ou la refonte du code du travail. Et c’est encore et toujours une taxe ou une augmentation de prix affectant le quotidien de la population – ticket de métro au Chili, prix de l’essence en Equateur ou en France, – qui mettent le feu aux poudres. Eclate alors ce que Foucault entendait par « crises de gouvernementalité » : un « nous ne voulons plus être gouvernés ainsi », pas comme ça, pas par eux, pas pour eux…

Chaque fois, une décision économique apparemment mineure est perçue comme un abus de trop, un signe de mépris du peuple et d’injustice, alors qu’en parallèle les mêmes gouvernements ont généralement réduit les contributions fiscales des plus riches, privatisé, favorisé les inégalités… La combinaison de réformes socialement brutales et de l’état d’urgence contre les révoltes qui en résultent caractérise aujourd’hui ce qu’on peut appeler le néolibéralisme autoritaire, qui est le visage du néolibéralisme en temps de crise. Mais la nouvelle apportée par les mouvements actuels est que les refrains néolibéraux ne passent plus, et que le recours à la répression est inopérant. »

Montée catastrophique des océans (GIEC)

Montée catastrophique des   océans (GIEC)

Il est probable que nombre de climato- sceptiques qui ont notamment déversé des tombereaux d’injures sur Greta Thunberg  après son intervention à l’ONU vont encore contester la nouvelle alerte du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à propos de la montée des océans et de la fonte des glaciers. Une conséquence directe du réchauffement climatique et qui entraînera une croissance notable des inondations et autres tempêtes et cyclones sans parler de la disparition pure et simple de certaines îles et de certaines zones du littoral. Si rien n’est fait pour réduire les émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement, le futur des océans tel que le décrit le rapport du Giec s’annonce apocalyptique, selon les informations qui ont fuité dans l’AFP et selon un nouveau rapport de synthèse sur la Terre, publié lundi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et des experts internationaux.

Les océans jouent un rôle majeur dans la machine climatique. Ils sont une sorte de pompe à carbone, en captant 30 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone par an, ce qui augmente leur acidité, avec des impacts sur les écosystèmes marins. Ces derniers sont également affectés par des zones moins riches en oxygène, notamment à cause du réchauffement des eaux de surface (qui réduit le taux de dilution de l’oxygène). De plus, les océans servent de climatiseurs, en captant chaque année environ 90 % du surplus d’énergie lié aux activités humaines.

 

En contrepartie, ils se réchauffent à des niveaux inquiétants. «La teneur en chaleur des océans entre 0 et 700 mètres de profondeur atteint un pic sans précédent en 2018, 2017 et 2015 affichant respectivement les deuxième et troisième valeurs les plus élevées», note le rapport «United Science» de l’OMM. La hausse du niveau des mers s’accélère à cause de la fonte plus rapide des pôles et des glaciers de montagne, dont le rôle est devenu prépondérant sur l’expansion thermique de l’eau. Entre mai 2014 et mai 2019, le niveau des mers est monté de 5 mm/an, contre 4 mm/an pour la décennie 2007-2016, 3,2 mm/an depuis 1993 et 1,4 mm/an entre 1900 et 1990. Au siècle prochain, dans le scénario le plus alarmiste, mais pas forcément le plus probable, «les hausses pourraient dépasser plusieurs centimètres par an», selon une fuite du rapport du Giec divulguée par l’AFP.

 

Déjà, la fonte des glaces s’accélère. Entre 2015 et 2018, l’étendue moyenne de la banquise arctique, à son niveau minimum, observée en septembre, est largement «inférieure à la moyenne de 1981-2010», note l’OMM. De son côté, le Giec doit préciser cette étendue à plus long terme, selon la hausse de la température. La disparition estivale probable de la banquise arctique est déjà anticipée à la fin du siècle, par deux nouveaux modèles français, même si le thermomètre grimpe seulement de 2 °C. L’Antarctique suit également une évolution préoccupante: une perte de masse glaciaire de 252 milliards de tonnes par an entre 2009 et 2017, multipliée par six par rapport à la période 1979-1990, selon l’OMM. Par ailleurs, la superficie du pergélisol (ou permafrost), qui renferme autant de CO2 qu’il y en a dans l’atmosphère, pourrait se réduire dans des proportions comprises entre 10 % et 90 % vers la fin du siècle!

Avec cette hausse accélérée du niveau des mers, le Giec devrait indiquer que 280 millions de personnes seraient déplacées, a révélé l’AFP, si le réchauffement est limité à 2 °C, qui entraînerait une hausse cumulée de 0,5 mètre du niveau des mers. Par ailleurs, les populations vulnérables, qui habitent près des côtes, pourraient être d’un milliard de personnes en 2050, contre 600 millions actuellement. Aggravé par des pluies diluviennes qui provoquent des inondations, il y aurait un risque accru de submersion. Ce sera le cas notamment de 20 % de la superficie du Bangladesh, qui compte 30 millions d’individus.

L’impact des catastrophes climatiques s’aggrave. Comme sur terre, les vagues de chaleur océaniques deviendront plus fréquentes. Cette température plus élevée, conjuguée à la hausse du niveau des océans, va renforcer les effets dévastateurs des cyclones. Ils pourront s’enfoncer davantage à l’intérieur des terres et deviendraient plus intenses, à cause de la hausse des températures de l’air et de l’eau. Ce sont les tempêtes, les cyclones tropicaux et les inondations qui ont «causé les pertes économiques les plus importantes», note l’OMM. L’ouragan Harvey, en 2017, avait entraîné 125 milliards de dollars de dommages aux États-Unis. Dans l’océan Indien, «le Mozambique a été frappé par deux cyclones tropicaux, d’une violence sans précédent», en mars et avril 2019. Le bilan en vies humaines est également catastrophique, notamment aux Caraïbes, avec le récent ouragan Dorian.

Les solutions les plus efficaces pour lutter contre ces effets dévastateurs restent celles qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faudra tripler les ambitions des pays pour limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à la période préindustrielle et les quintupler pour tenir sous 1,5 °C, rappelle l’OMM.

 

 

 

La montée des eaux : plus d’1 mètre en 2100

La montée des eaux : plus d’1 mètre en 2100

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Pour les climato- sceptiques et autres politicards faux-culs, les propos de Greta Thunberg  tenu à l’ONU ont été trop radicaux, trop pessimistes voir même haineux. Pourtant le GIEC  vient de publier un nouveau rapport particulièrement inquiétant concernant les conséquences du réchauffement climatique sur la montée des eaux des océans.

La montée du niveau des eaux est un phénomène qui est parti pour durer encore plusieurs siècles, d’après les prévisions du GIEC. Si on ne fait rien, à la fin du 21e siècle, le niveau des eaux pourrait croître jusqu’à 1m10, alors que si on respecte l’accord de Paris, précise le GIEC, l’augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm.

Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu’à 5 m en 2300, ce qui entraînera – de toute évidence – des répercussions sur les évènements climatiques. Le rapport estime que des phénomènes d’inondations ou de submersion marine qui n’avaient lieu que tous les siècles auront désormais lieu tous les ans.

Toujours selon les auteurs du rapport, les phénomènes de réchauffement de l’océan ont doublé depuis 1982. Quant aux températures du permafrost, elles n’ont jamais été aussi élevées. Sa fonte va continuer de relâcher dans l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 et de méthane mais aussi du mercure, jusqu’ici piégé dans le sol, ce qui provoquera – et provoque déjà – des problèmes de pollution de l’eau.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) lance mercredi 25 septembre une alerte sur les impacts du réchauffement climatique sur l’océan et la cryosphère. Aujourd’hui, d’après le GIEC, le niveau des mers et océans monte deux fois plus vite, tout en se réchauffant. Autrement dit, l’océan s’acidifie, produisant de moins en moins d’oxygène et de poissons.

Les glaciers, la couverture neigeuse des hautes montagnes du monde entier et le permafrost des régions polaires ont tous décliné au cours des dernières décennies. En Arctique, on assiste à une réduction de la banquise sans précédent depuis 1000 ans, qui pourrait être irréversible. Selon le GIEC, la fonte des glaces de l’Arctique et de l’Antarctique fait monter le niveau de la mer de 3,6 millimètres par an, soit deux fois plus vite qu’au siècle dernier, qui a vu le niveau de la mer augmenter de 15 cm, à raison de 0,7 mm chaque année.

La montée du niveau des eaux est un phénomène qui est parti pour durer encore plusieurs siècles, d’après les prévisions du GIEC. Si on ne fait rien, à la fin du 21e siècle, le niveau des eaux pourrait croître jusqu’à 1m10, alors que si on respecte l’accord de Paris, précise le GIEC, l’augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm.

Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu’à 5 m en 2300, ce qui entraînera – de toute évidence – des répercussions sur les évènements climatiques. Le rapport estime que des phénomènes d’inondations ou de submersion marine qui n’avaient lieu que tous les siècles auront désormais lieu tous les ans.

Toujours selon les auteurs du rapport, les phénomènes de réchauffement de l’océan ont doublé depuis 1982. Quant aux températures du permafrost, elles n’ont jamais été aussi élevées. Sa fonte va continuer de relâcher dans l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 et de méthane mais aussi du mercure, jusqu’ici piégé dans le sol, ce qui provoquera – et provoque déjà – des problèmes de pollution de l’eau.

Or, précisent les experts, ces écosystèmes jouent un rôle essentiel pour la vie sur Terre. Les glaciers nous apportent de l’eau potable, l’océan fournit 50% de l’oxygène atmosphérique et permet de réguler le climat en captant le CO2 et en absorbant la chaleur liée aux émissions. Il est également source d’alimentation et revenus pour plus de 800 millions de personnes.

Le constat du GIEC est pourtant sans appel : l’océan arrive à saturation, s’acidifie et produit moins d’oxygène et moins de poissons. On pourrait perdre 15% de la production de biomasse de l’océan et pêcher jusqu’à 26% de poissons en moins qu’actuellement, sans compter que ce phénomène pousse les espèces à remonter vers les pôles, laissant les pays subtropicaux sans ressources.

Le GIEC plaide donc, une nouvelle fois, pour que soit respecté l’accord de Paris et pour limiter le réchauffement en dessous de 2 degrés afin de pouvoir garder une chance de gérer les conséquences de ce changement climatique et de préserver l’océan et les glaciers sur terre. Une ressource vitale, dont dépendent actuellement 1,4 milliard de personnes, et dont dépendront en 2050 près de 2 milliards de personnes, la moitié des mégalopoles étant à côté des côtes ou près des montagnes.

 

Montée de l’extrême droite dans l’ex Allemagne de l’Est

Montée de l’extrême droite dans l’ex Allemagne de l’Est

 

La montée des populismes et des partis extrêmes se confirme un peu partout ;  même l’Allemagne pourtant réputée pour sa stabilité politique ne fait pas exception. Plusieurs raisons à cela. La baisse tendancielle des partis conservateurs comme sociaux-démocrates d’abord qu’on rend responsables d’une baisse inquiétante de la croissance. Un phénomène qui n’est pas seulement conjoncturel mais aussi structurel car c’est le modèle allemand qui est en cause. Un modèle trop orienté vers l’industrie et l’exportation alors  que les tensions internationale affectent de manière significative les échanges. La seconde raison est liée à l’usure de l’alliance entre conservateurs et sociaux-démocrates au gouvernement, un phénomène classique. Il y a aussi, comme partout, contestation du système par les populistes. Il faut aussi prendre en compte les réactions à la politique d’immigration menée par Angela Merkel. D’où la montée de l’AFD parti qui  a enregistré dimanche les meilleures performances électorales de son histoire sans parvenir néanmoins à remporter les deux régions de la Saxe et du Brandebourg. Celles-ci faisaient hier l’objet d’un scrutin local lourd de conséquences pour l’avenir politique du pays. Selon les premiers sondages de la première chaîne ARD, cette formation – qui surfe sur le fort sentiment anti-immigrés prévalant dans l’est de l’Allemagne – a respectivement obtenu 27,5 % et 22,8 % des voix, soit des scores en progression respective de 18 et 10 points. Son porte-parole, Alexander Gauland, s’est dit «très heureux» tout en regrettant que son parti ne soit «pas devenu la première force» en ex-RDA.

En Saxe, par rapport au dernier scrutin de 2014, la CDU d’Angela Merkel, qui dirige actuellement le gouvernement régional, conserve sa première place tout en accusant un net recul de 7 points. Dans le Brandebourg, son allié social-démocrate SPD au sein de la coalition fédérale, qui tient les manettes du Land depuis 30 ans, remporte également le scrutin, en baisse pour sa part de 4 points.

Aux côtés de l’AfD, les Verts sont le seul parti à améliorer leur score – d’environ trois points – remportant 9 % et 10 % des voix en Saxe et dans le Brandebourg.

 

 

Climat: Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

Climat: Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

 

Conséquence des émissions des gaz à effet de serre provenant notamment de l’activité humaine, la montée des eaux va engloutir nombre de territoires est perturber encore un peu plus le climat. La fonte des calottes polaires et des glaciers conjuguée à la dilatation thermique de l’eau fait monter le niveau des océans. Une hausse de plus de 40 cm environ est attendue d’ici à 2100 dans le scénario optimiste où le réchauffement global ne dépasserait pas 2 °C (nous sommes plutôt sur une trajectoire de 3 °C à 4 °C qui provoquerait une hausse deux fois plus importante). Et ce ne sera qu’un début. L’élévation du niveau des mers se poursuivra au rythme de «plusieurs centimètres» chaque année (contre quelques millimètres à l’heure actuelle). Cela conduirait au déplacement de 280 millions de personnes dans le monde, anticipent les experts.

 

«Quand vous observez l’instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l’océan», s’inquiète Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, un institut de recherches basé aux États-Unis.

Comme le niveau des mers sera plus haut, les cyclones risquent par ailleurs de provoquer des inondations plus facilement, potentiellement tous les ans à partir de 2050 dans de nombreuses mégalopoles proches des côtes et de petites nations insulaires, préviennent les chercheurs. Rappelons par ailleurs que les cyclones sont d’autant plus puissants que les eaux de surface qui les alimentent sont chaudes, ce qui n’incite guère à l’optimisme…

Autre source d’inquiétude: la fonte attendue d’une grande partie (entre 30 % et 99 % d’ici à 2100!) du permafrost, des sols qui restent en principe gelés toute l’année. Comme ces terres piègent de grandes quantités de CO2 et de méthane, leur «décongélation» va libérer une «bombe carbone» qui promet d’accentuer très nettement le réchauffement, craignent les spécialistes.

 

La fonte des glaciers de montagne va par ailleurs donner trop d’eau douce, puis trop peu, à deux milliards de personnes qui en dépendent, pointe le rapport. Les glaciers situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase, l’Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80 % de leur volume d’ici à 2100. Les glaciers et le permafrost contiendraient par ailleurs près de 800.000 tonnes de mercure qui seront libérées dans les eaux potables.

 

Le CO2, qui se dissout dans l’eau en grandes quantités, provoque par ailleurs une acidification des océans. Celle-ci est catastrophique pour les organismes calcificateurs, notamment les mollusques et les coraux. Ces derniers pourraient bien ne pas survivre à un réchauffement de 2 °C. Ce qui constituerait une catastrophe écologique majeure et mettrait en grand danger le demi-milliard de personnes qui dépendent de ces écosystèmes extrêmement riches pour leur nourriture et leur protection.

Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

 

Conséquence des émissions des gaz à effet de serre provenant notamment de l’activité humaine, la montée des eaux va engloutir nombre de territoires est perturber encore un peu plus le climat. La fonte des calottes polaires et des glaciers conjuguée à la dilatation thermique de l’eau fait monter le niveau des océans. Une hausse de plus de 40 cm environ est attendue d’ici à 2100 dans le scénario optimiste où le réchauffement global ne dépasserait pas 2 °C (nous sommes plutôt sur une trajectoire de 3 °C à 4 °C qui provoquerait une hausse deux fois plus importante). Et ce ne sera qu’un début. L’élévation du niveau des mers se poursuivra au rythme de «plusieurs centimètres» chaque année (contre quelques millimètres à l’heure actuelle). Cela conduirait au déplacement de 280 millions de personnes dans le monde, anticipent les experts.

 

«Quand vous observez l’instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l’océan», s’inquiète Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, un institut de recherches basé aux États-Unis.

Comme le niveau des mers sera plus haut, les cyclones risquent par ailleurs de provoquer des inondations plus facilement, potentiellement tous les ans à partir de 2050 dans de nombreuses mégalopoles proches des côtes et de petites nations insulaires, préviennent les chercheurs. Rappelons par ailleurs que les cyclones sont d’autant plus puissants que les eaux de surface qui les alimentent sont chaudes, ce qui n’incite guère à l’optimisme…

Autre source d’inquiétude: la fonte attendue d’une grande partie (entre 30 % et 99 % d’ici à 2100!) du permafrost, des sols qui restent en principe gelés toute l’année. Comme ces terres piègent de grandes quantités de CO2 et de méthane, leur «décongélation» va libérer une «bombe carbone» qui promet d’accentuer très nettement le réchauffement, craignent les spécialistes.

 

La fonte des glaciers de montagne va par ailleurs donner trop d’eau douce, puis trop peu, à deux milliards de personnes qui en dépendent, pointe le rapport. Les glaciers situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase, l’Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80 % de leur volume d’ici à 2100. Les glaciers et le permafrost contiendraient par ailleurs près de 800.000 tonnes de mercure qui seront libérées dans les eaux potables.

 

Le CO2, qui se dissout dans l’eau en grandes quantités, provoque par ailleurs une acidification des océans. Celle-ci est catastrophique pour les organismes calcificateurs, notamment les mollusques et les coraux. Ces derniers pourraient bien ne pas survivre à un réchauffement de 2 °C. Ce qui constituerait une catastrophe écologique majeure et mettrait en grand danger le demi-milliard de personnes qui dépendent de ces écosystèmes extrêmement riches pour leur nourriture et leur protection.

Une montée inévitable de l’or

Une montée inévitable de l’or

 

L’once d’or à plus de 1.500 dollars mercredi.  Une valeur qui n’avait pas été franchie depuis environ six ans. Cela témoigne à l’évidence de la recherche de refuge de la part des investisseurs et des épargnants face aux incertitudes qui s’accumulent. Parmi ces incertitudes ou ces peurs,  il y a d’abord cette baisse de structurelle de la croissance mondiale qui montre que nous sommes en fin de cycle. À cet environnement structurel défavorable s’ajoute une conjoncture elle aussi très dépressive liée à la baisse des échanges internationaux notamment. La vague du populisme et du nationalisme amène les uns et les autres à peser pour freiner les importations et au contraire favoriser les exportations. Mais comme cette stratégie est pratiquée –avec des ampleurs différentes– ces actions s’annulent et au total c’est le commerce mondial qui faiblit. Il faut aussi prendre en compte les inquiétudes relatives aux conflits mondiaux dans le monde, au nombre environ d’une dizaine qui rejaillissent  justement au nom du populisme et du nationalisme. Une étincelle pourrait transformer l’un de ces conflits en guerre internationale par exemple en Iran. Il y a aussi une bataille de géants entre les États-Unis et la Chine, les uns comme les autres veulent dominer le monde économique, culturel voire politique. La Chine en particulier vise clairement le leadership politique mondial ce que lui conteste évidemment les États-Unis. La bataille a lieu pour l’instant sur le plan économique parce que les balances commerciales beaucoup trop défavorables par rapport à une Chine qui fausse  les conditions de concurrence sur le plan social, sanitaire et environnementale. Sans parler de la dictature interne qui se renforce depuis que le président xi a décidé d’enfiler le costume de Mao pour resiniser la vie sociale et culturelle. La nouvelle problématique de l’environnement met  est aussi en cause les conditions de production et de consommation. L’impact pourrait être considérable puisqu’il s’agit de substituer au village mondial, au moins en, partie une économie locale dite circulaire. Une vraie révolution économique celle-là et aussi culturelle. Les facteurs anxiogènes conduisent donc investisseurs et épargnants à se réfugier sur la valeur refuge que constitue leur l’or dont l’once pourrait bien gagner une centaine de dollars d’ici la fin de l’année et encore davantage en 2020.

 

La montée du télétravail

La montée du  télétravail

 Le télétravail a progressé en 2018 dans le secteur privé, où 29% des salariés l’ont pratiqué de façon occasionnelle ou régulière, contre 25% en 2017, selon une étude Ifop pour Malakoff Médéric Humanis publiée mercredi. Le télétravail est une pratique de plus en plus courante dans le secteur privé. En moyenne, les salariés usant de cette pratique ont télétravaillé 7 jours par mois et « presque huit sur dix sont satisfaits ou très satisfaits de leur pratique du télétravail », a souligné Anne-Sophie Godon, directrice innovation de Malakoff Médéric Humanis. Le domicile « reste le lieu prépondérant » où s’exerce le télétravail (92% des télétravailleurs), a-t-elle précisé. Mais les salariés peuvent aussi le pratiquer dans « un tiers lieu » (21% y ont recours), comme un café ou un espace de travail partagé. Leur entreprise peut aussi leur permettre de télétravailler dans un « bureau satellite » (35%), c’est-à-dire dans un autre site de la même société. Le télétravail est développé « surtout dans les plus grandes entreprises », a relevé Mme Godon. Ainsi près de la moitié (49%) des télétravailleurs sont employés dans des sociétés de plus de 1.000 salariés. Les ordonnances de l’automne 2017, qui ont réformé le Code du travail et simplifié le recours au télétravail, « sont plutôt une incitation à étendre le télétravail » là où « il existait » déjà, a-t-elle ajouté.  Plus de cinq télétravailleurs sur dix (51%) sont des cadres, quasiment tous (97%) sont en CDI, 45% sont âgés de 35 à 49 ans, et plus de trois sur dix (34%) vivent en Ile-de-France. Pourquoi demander à télétravailler ? D’abord pour « réduire ou supprimer » les trajets entre le domicile et le lieu de travail, répondent plus de la moitié des télétravailleurs (54%). « Comme l’an dernier », le temps consacré au transport est le premier sujet de motivation, a souligné Mme Godon.

 

Guerre commerciale : les Français redoutent la montée des tensions

Guerre commerciale : les Français redoutent la montée des tensions

Selon le dernier baromètre BVA pour La Tribune sur les questions de l’économie, 60% des interrogés estiment que la situation conflictuelle sur les droits de douane  ne profitera ni aux États-Unis ni à l’Union européenne. Seulement 6% des sondés indiquent que cette situation sera bénéfique des deux côtés de l’Atlantique.  Selon les résultats collectés par l’organisme de sondage, moins de 4 Français sur 10 déclarent que la politique économique européenne sera favorable pour « les entreprises françaises (38%), la situation du pays (33%) et l’emploi (27%). » À l’échelle européenne, les répondants signalent que les orientations économiques de l’UE sont « une bonne chose pour les entreprises européennes (52%), ils ne sont que 41% à juger qu’elles sont une bonne chose pour la situation économique en Europe et 39% pour l’emploi en Europe. » Interrogés sur la mise en place de barrières tarifaires en Europe, les Français semblent très partagés sur ce type de dispositifs. S’ils sont 48% à affirmer que ces mesures protectionnistes peuvent améliorer la compétitivité des entreprises françaises, ils sont seulement 34% à dire que cela pourrait améliorer le pouvoir d’achat.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 2 au 3 juillet 2018. L’échantillon est composé de 975 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge et CSP du chef de famille.

Essence : la montée des prix

Essence : la montée des prix

 

 

Doucement mais sûrement les prix de l’essence remonte pour atteindre 1.50 le litre d’essence ordinaire (SP95). Une hausse qui n’est peut-être pas terminée. Il y a bien sûr l’effet de la fiscalité à prendre en  compte mais aussi le rebond net du baril depuis des semaines.  Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi sur le marché new-yorkais Nymex, Le contrat juin sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 47 cents, soit 0,69%, à 68,57 dollars le baril.. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 52 cents, soit 0,70%, à 75,16 dollars. Sur le mois, le brut léger américain a pris environ 6% et le Brent quelque 7%.Les cours sont soutenus par les craintes d’un renforcement des sanctions américaines contre l’Iran, qui pèserait probablement sur ses exportations de pétrole. L’approvisionnement mondial pourrait s’en trouver affecté. Par ailleurs, une enquête Reuters montre que la production de pétrole de l’OPEP est tombée en avril à son plus bas niveau des 12 derniers mois en raison de la baisse de la production au Venezuela et du recul des expéditions des producteurs africains. De son côté, l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a fait état dans son rapport mensuel d’une hausse record de la production de pétrole à 10,26 millions de barils par jour (bpj), soit 260.000 bpj de plus par rapport à janvier. (Ayenat Mersie Avec Henri-Pierre André, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français).

 

 

Pourquoi la montée du populisme (Errejón)

Pourquoi la montée du populisme (Errejón)

Iñigo Errejón est le cofondateur et le stratège de Podemos, parti espagnol d’opposition fondé en janvier 2014. Explique les raisons de la montée du populisme en Europe. Interview Le figaro

 

Vous êtes l’un des théoriciens du populisme, à l’origine de la stratégie de Podemos. La qualification de «populiste» sert souvent à rassembler l’extrême-droite et l’extrême-gauche.

Qu’est-ce qui différencie ces populismes?

 

 

Iñigo ERREJÓN.- C’est tout un ensemble de phénomènes nationaux qui est à l’œuvre aujourd’hui en Europe. Il faut bien saisir cela pour comprendre ce qui est en train de se passer: partout sur le continent, particulièrement en Europe du Sud, on vit un «moment populiste». Celui-ci est une réaction au fait que les acteurs politiques et économiques traditionnels cessent d’intégrer ou d’incarner les besoins de la plus grande partie de la population pour préserver ceux d’un système. Aujourd’hui, bien que la majeure partie des pays européens ont maintenu leurs gouvernements en place, on assiste clairement à une profonde «crise d’horizons». Celle-ci se manifeste essentiellement à travers le sentiment éprouvé par de nombreux Européens d’être abandonnés et laissés sans protection. Le projet européen tel que nous le connaissons a échoué, car il n’est pas parvenu à susciter la tranquillité, la confiance et l’adhésion chez la majeure partie des populations européennes.

 

Nous vivons partout en Europe un «moment populiste».

De toutes parts, face à la politique de dérégulation à laquelle se livre une élite cosmopolite – une véritable loi de la jungle consistant à dire aux privilégiés qu’ils peuvent faire et gagner toujours plus d’argent -, des voix se font entendre pour réclamer que l’État redevienne responsable vis-à-vis des citoyens. Des personnes exigent que soit renforcée l’idée de communauté et d’appartenance, et que cela se traduise par un rééquilibrage des droits et obligations qui régissent la société. Or ce contrat, le pacte social issu de la Seconde Guerre mondiale, est aujourd’hui rompu. Les minorités privilégiées, en se situant au-delà de tout contrôle démocratique, ont contribué à cette rupture. Voilà ce qui caractérise le moment populiste que traverse aujourd’hui l’Europe. J’ajouterais que Dani Rodrik, un économiste progressiste, a récemment rappelé dans le New York Times à quel point le New Deal, aux États-Unis, fut à l’époque perçu comme un mouvement ou même une «pulsion» populiste. On a de plus en plus l’impression qu’il y a un divorce entre le «pays réel» et le «pays officiel». Ce pays réel réclame que les institutions redeviennent à son service, et repassent sous son contrôle. Il exige des politiques adéquates pour l’ensemble de la population, et par conséquent que soit recréé un lien national – lâche mais très étendu – qui supplante les appartenances de classe. Ce pays réel rassemble l’immense majorité des perdants des politiques menées toutes ces dernières années, qui restent unis tant qu’ils appartiennent à une communauté nationale. Le populisme en tant que forme politique dépend de la généalogie d’un peuple, de la définition que l’on en donne. Dans les populismes identifiés comme démocratiques ou progressistes, le peuple n’est pas une communauté par essence, prisonnière de l’histoire, mais repose sur une adhésion civique renouvelée de manière permanente. Nous sommes espagnols, français, italiens, etc. parce que nous décidons de l’être. Nous reconnaissons que nous partageons un passé commun, mais par-dessus tout, que nous avons un futur à partager. Appartenir au peuple relève d’une décision civique sans cesse renouvelée. Ce n’est pas fermé, cela ne dépend pas de la race, du nom, du lieu de naissance. À l’inverse, les constructions populaires ou populistes réactionnaires se réfèrent à une forme d’identité essentielle et figée dans l’histoire. Dans ce cas, le peuple est fermé, il est déjà constitué pour tous, qu’on le veuille ou non.

Dans le premier cas, le peuple est une chose qui se conçoit sur l’idée républicaine de construire une communauté de transcendance, de gens qui appartiennent à autre chose qu’à leur propre individualité. Comme le peuple n’existe pas, sa construction est une bataille culturelle et politique permanente, inséparable du pluralisme politique et de l’équilibre institutionnel républicain. Dans le second cas, tout ce qui relève du pluralisme politique et des contre-pouvoirs peut quasiment devenir une gêne. C’est la différence fondamentale qui sépare en deux aujourd’hui la pulsion populiste qui traverse l’Europe. Aujourd’hui en Europe, la grande question est: vers quel populisme les pays pencheront-ils? Un populisme démocratique, soucieux de l’amélioration de la gouvernance et respectueux des institutions républicaines, ou un populisme réactionnaire consistant à monter les perdants de la crise contre ceux qui sont encore plus perdants? Voilà la bataille politique de notre époque.

 

Les dernières élections italiennes ont vu triompher deux forces: les populistes du Mouvement cinq étoiles et la Ligue du Nord. Comment analysez-vous la politique italienne et le succès de ces deux mouvements?

À mon sens, le premier enseignement se trouve dans la déroute des formations politiques soumises au diktat de Bruxelles, ce pouvoir qui n’est qu’indirectement démocratique. En second lieu, c’est une réactualisation de l’idée selon laquelle les personnes «normales» ne sont plus protégées et qu’elles sont mises de côté par les élites économiques et politiques traditionnelles. Cette idée a acquis une composante clairement conservatrice et réactionnaire dans le vote en faveur de Matteo Salvini, qui est très préoccupante. À côté, le Mouvement cinq étoiles a su jouer sur différents tableaux. Son programme contient des propositions progressistes en termes sociaux, et dans le même temps des propositions clairement régressives en matière de droit pénal ou d’immigration.

Il se dessine en Italie un scénario de transition: le système actuel ne va pas durer. Ce qui se passe actuellement est le résultat de la disparition des grands partis politiques italiens et nous allons assister à la lente formation d’un autre système. La question fondamentale est d’identifier qui saura vraiment se préoccuper de cette sensation qu’ont les Italiens et les Italiennes d’être abandonnés ou maltraités par le système politique traditionnel. Mais cette question n’est pas seulement italienne, elle est présente partout en Europe, et – j’insiste – tout particulièrement dans les pays du Sud, sur les épaules desquels pèse la charge d’une ligne politico-économique très austéritaire et absolument insensée.

 

Les révolutions sont toujours une négociation avec le passé.

Vous défendez régulièrement l’idée que les révolutions sont aussi des moments conservateurs. Qu’est-ce que vous entendez par là?

 

Que contrairement à une idée d’origine libérale, très courante également à gauche, selon laquelle l’histoire est linéaire et va toujours de l’avant, vers plus de progrès, les grandes mobilisations ont davantage vocation à défendre des acquis, des institutions ou des droits qui préexistaient, plutôt qu’à en conquérir de nouveaux. Il en existe bien sûr pour acquérir de nouveaux droits, mais je pense que pour la plupart, les mobilisations qui ont le plus réussi sont celles où une rupture s’est faite entre ce que l’on obtient vraiment et ce à quoi on considérait avoir droit. C’est-à-dire une rupture entre ce qu’on espérait et ce qui se produit concrètement. Cela apparaît d’autant plus crûment lorsque ceux qui tiennent les rênes du pays se montrent incapables de satisfaire les espoirs qu’ils ont eux-mêmes fait naître.

Cela signifie qu’en politique, il est toujours plus facile de défendre qu’attaquer. Je parle de défendre des institutions, des droits, des ensembles juridiques dont la population se sent le digne légataire parce qu’elle en a déjà évalué le bénéfice, plutôt que de se battre pour des choses nouvelles. Même les utopies les plus avancées en termes de répartition de la richesse et du pouvoir politique, d’inclusion, se sont toujours appuyées sur des mythes ou des confessions qui préexistaient dans l’imaginaire et la culture populaire. J’en veux pour exemple la ressemblance entre certaines métaphores ouvrières ou socialistes et des idées profondément enracinées dans la pensée chrétienne. Une certaine pensée libérale s’est trop autorisée à croire que le progrès devait être linéaire, sans lien avec le passé. Or dès lors que l’on fait appel à des sentiments, des idées, des préjugés, des mythes qui sont déjà présents dans l’imaginaire collectif, alors même les révolutions les plus abruptes deviennent possibles. Les révolutions sont toujours une négociation avec le passé, même lorsqu’elles prétendent faire table rase de ce qui a précédé.

 

Pourquoi est-ce que les forces progressistes devraient s’emparer des aspirations conservatrices?

 

Je ne crois pas qu’il y ait de dichotomie entre progressisme et conservatisme. Le néolibéralisme a impliqué de toutes parts une désorganisation massive des modes de vie, des projets de vie des gens. Les jeunes peinent à planifier leur avenir ou à fonder une famille parce que s’est effondrée la vieille idée de la méritocratie. Le déséquilibre est tel qu’aujourd’hui, bien plus qu’à l’époque de nos parents, être privilégié dès le berceau assure de manière quasi certaine un avenir confortable, tandis que naître dans un milieu modeste prédestine à un avenir du même acabit. Le néolibéralisme a provoqué une désorganisation massive de nos pays à tous les niveaux. Les gens ne peuvent plus se projeter et sont dépossédés de toute identité solide pourvoyeuse de certitudes, de ce sentiment d’appartenir à quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes. Nos appartenances sociales sont fragmentées. Face à cette désorganisation qui ne profite qu’à une infime minorité, la plus grande réforme qui soit est celle de l’ordre. Mettre de l’ordre, cela implique de retrouver nos anciennes certitudes, celles sur lesquelles nos pères et nos mères se sont construits. Ce qui n’empêche pas de remettre en cause la forme patriarcale de la société qui, elle, est contestable. Mais en même temps, personne ne peut s’imaginer un retour pur et simple au temps de l’État providence, car les politiques déjà expérimentées ne fonctionneraient plus. Aujourd’hui la recherche de notre bien-être ne peut reposer uniquement sur notre relation au travail salarié. Elle doit passer par des mécanismes de redistribution d’une partie de la richesse produite avec toujours moins de travail, ce en raison de la digitalisation et de la robotisation. Il nous faut des politiques publiques différentes, avec le même objectif: retrouver une capacité d’ordre et de stabilité pour les gens «normaux». Les privilégiés ont des relations, de l’argent et la capacité d’exercer une violence. Personne n’a autant besoin de l’ordre, de la loi et des institutions que les personnes modestes.

 

Vous revendiquez d’incarner l’ordre face au «désordre néolibéral». La notion d’ordre est pourtant marquée à droite. Vous faites de même avec les drapeaux et les symboles nationaux. Pourquoi aller sur le terrain de votre adversaire?

C’est une erreur de la part des forces progressistes que d’avoir laissé aux conservateurs le monopole de l’idée d’ordre, de stabilité sociale et de continuité. Car selon moi, cet ordre est inséparable de la lutte contre les inégalités sociales.

Les sociétés les plus inégalitaires sont des sociétés économiquement moins efficaces, moins productives en termes de créativité sociale et plus conflictuelles au plan démocratique. Cela signifie que les sociétés les plus ordonnées sont celles dans lesquelles prévaut un idéal qui ressemble très fortement à l’idéal républicain français. C’est l’ordre entendu au sens de communauté. Une communauté spirituelle de destin, de citoyens qui savent qu’ils appartiennent à quelque chose de plus grand et de plus ancien qu’eux-mêmes, et qu’ils souhaitent conserver. Grâce à cette volonté, naissent des institutions qui permettent d’élaborer une communauté d’hommes libres et égaux, de garantir la bonne organisation du territoire, l’école publique assurant l’égalité des chances, la santé publique, des accords sociaux dans le cadre du travail… Un État responsable et entreprenant, qui assume la mission de développer l’ensemble de la force productive du pays. Le libéralisme a tissé des mensonges qui ont été particulièrement dommageables. On nous a raconté que tout projet collectif est une utopie systématiquement vouée à se transformer en totalitarisme. C’est un mensonge. La Constitution des États-Unis commence par «Wé, the people», elle ne dit pas «nous, individus». Elle énonce un horizon, une communauté d’appartenance transcendantale. Car sans transcendance, il n’y a pas de société. On nous a aussi raconté qu’il fallait d’abord penser à soi pour réussir dans la vie, en laissant de côté toute solidarité civique, cohésion et coopération. Cela a détruit et appauvri notre société. Il faut retrouver cette notion d’appartenance et de communauté au travers des institutions démocratiques et de la souveraineté populaire.

Quant aux symboles nationaux, il m’apparaît évident qu’il ne faut pas en faire la chasse gardée des forces réactionnaires, en grande partie parce que les nations se sont formées comme des ensembles démocratiques face aux défenseurs des privilèges. Au cœur de la nation se trouve une volonté démocratique. Par le fait de naître ici et de vivre ensemble, nous sommes égaux en droits. A une époque où les lieux de travail ne sont plus pourvoyeurs d’identité et où la somme un peu folle d’identités morcelées fournies par les réseaux sociaux et la société de consommation a montré ses limites, les gens éprouvent un besoin d’appartenance. Ils ont besoin que cette identité retrouvée s’intègre dans une société qui se soucie de ses membres, dans les bons comme dans les mauvais moments. Sans une idée forte de bien commun, c’est la pulvérisation et l’atomisation assurées.

Il y a quelque chose de potentiellement populaire et démocratique dans la réunification des appartenances nationales, mais à deux nuances près:

1) Le peuple n’est pas une communauté d’essence mais un projet en construction perpétuelle tourné vers l’avenir, civique et non pas romantique

2) Il faut des institutions pour conserver, protéger et maintenir le pluralisme politique. Dans ces conditions, on peut faire le pari de la rénovation européenne et d’un «New Deal» vert, car la transition écologique et énergétique de nos économies est elle-aussi nécessaire. Mais cette Europe-là ne pourra se construire qu’à partir d’un retour à la souveraineté populaire.

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