Archive pour le Tag 'Montebourg'

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Macron, le nouveau Montebourg !

Macron,  le nouveau Montebourg !  

 

Macron ne menace pas vraiment les patrons mais il donne une coloration de gauche à son discours et réclamant des engagements des patrons. Lesquels n’en veulent pas ! Et pour cause comment s’engager sur l’emploi quand la croissance est nulle et la défiance générale. Macron, le nouveau ministre de l’économie, accordé une interview au quotidien régional « Ouest France » où il dit attendre des entreprises qu’elles montrent leur engagement, à l’instar du gouvernement. «Le gouvernement a montré son engagement à travers le CICE, le pacte de responsabilité et de solidarité. J’attends qu’il en soit de même pour les entreprises», dit-il. «L’entreprise est le cœur de notre économie, c’est elle qui emploie, exporte, innove. Et la scop illustre très bien l’idée que je me fais de l’entreprise : une collectivité humaine qui est aussi la propriété de ceux qui la font». «Il y a une polémique sur les dividendes suite au CICE. Je m’impliquerai personnellement pour que les entreprises clarifient ce point», souligne-t-il aussi. «Sur le plan de la fiscalité, les choses ont beaucoup changé en faveur des entreprises. Mais la compétitivité ne se réduit pas aux charges et aux impôts», affirme Emmanuel Macron, notant que «la compétitivité, c’est l’organisation de l’entreprise, son financement, la montée en gamme et en qualité, la meilleure adaptation du droit du travail, l’investissement productif».  Questionné sur sa vision de la gauche, le ministre répond qu’il «n’est pas interdit d’être de gauche et de bon sens : si on ne produit pas, ma grand-mère m’a toujours dit qu’on n’avait pas grand-chose à distribuer». «Être de gauche, pour moi, c’est en effet être efficace, recréer les conditions pour investir, produire et innover (…), être juste pour que les efforts comme les gains soient équitablement répartis. Être de gauche, c’est être responsable, ce n’est pas prendre une posture, c’est essayer de faire bouger les choses (…) être davantage du côté du risque que de la rente». «J’ai 36 ans. J’ai des convictions et je suis aujourd’hui en responsabilité, mais je ne me vois pas comme un homme politique. Je ne sais pas ce que je ferai demain. Ce que je sais simplement, c’est que ma génération aura à rendre des comptes longtemps», a poursuivi le ministre de l’Economie.

 

Montebourg : rendez-vous dans un an !

Montebourg : rendez-vous dans un an !

 

A la Rochelle Montebourg n’a pas fait excès mais a rappelé ses potions ; pour se rassurer il a donné rendez au PS dans un an car il est persuadé – à juste titre- que la politique d’austérité de Hollande va complètement échouer. Il est clair  que d’ici un an beaucoup de choses risquent d’avoir évolué non seulement en France mais aussi dans cette Europe engluée maintenant dans la déflation. L’atelier sur le volontarisme politique de l’ex-ministre de l’Économie avait des allures de meeting samedi à La Rochelle. Arnaud Montebourg a estimé que c’était le « destin » des « hommes d’État » de « se faire congédier » quand « ils ont parfois raison », samedi à la tribune de l’université d’été du PS, où il a fait « l’éloge de l’intervention de l’État dans l’économie ». L’ex-ministre de l’Économie participait à une plénière intitulée « Que peut le volontarisme politique pour le développement de l’économie et la réindustrialisation? », aux côtés notamment de Michel Sapin, ministre des Finances. Après une arrivée sous les acclamations mais aussi sous les sifflets des militants, Arnaud Montebourg a défendu pendant une vingtaine de minutes son bilan à Bercy, faisant « l’éloge de l’intervention de l’État dans l’économie », et le « patriotisme économique du quotidien » autrement dit « le made in France », qui selon lui est en train de « gagner la bataille culturelle ». Estimant qu’il n’avait pu « taire » son « intime conviction », le fait que « nous sommes menacés d’entrer dans la mécanique de l’austérité », il a de nouveau plaidé pour davantage de croissance dans la zone euro et expliqué pourquoi cela l’avait « conduit à demander une inflexion de la politique économique » conduite par le gouvernement. « Les responsables publics et les hommes d’État n’ont pas toujours vocation à se taire et c’est parfois leur destin de se faire congédier quand ils ont parfois – pas toujours – raison », a-t-il lancé, sous les applaudissements de la salle. Assurant que « nous nous retrouverons l’année prochaine et nous prenons date », il a conclu son discours par un « Vive le socialisme moderne et de bon sens, vive le redressement productif de l’économie française, vive la République et vive la France! ». Comme un président.

 

Austérité, la CFDT d’accord avec Montebourg

Austérité, la CFDT d’accord avec Montebourg

Laurent Berger rejoint en quelque sorte le diagnostic établi par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon Dans une interview au Parisien de ce mardi 26 août, le leader de la CFDT revient sur la crise politique qui secoue l’exécutif.   »Au moment où il y a une grave crise économique, sociale et citoyenne, on ne parle dans cette rentrée que de remaniement, de posture des uns et des autres, de leur amertume », se désole-t-il.  Or, « pour la CFDT, l’échéance n’est pas l’élection présidentielle de 2017 ! Notre cap et notre seul camp, ce sont les salariés et les chômeurs ».  A ce titre, le numéro un de la CFDT dresse un constat similaire aux ministres évincés en contestant « le rythme de la réduction des déficits (qui) devrait être revu » car « il est trop brutal et pèse sur le financement des politique de solidarité dont les gens ont fortement besoin ». Refusant toutefois de prendre position dans la querelle interne à la gauche (« ce n’est pas mon rôle »), Laurent Berger estime que la priorité du nouveau gouvernement doit être d’ »accélérer tout ce qui permet de créer de l’emploi ».  Il attend également de Manuel Valls, mercredi à l’université du Medef, « qu’il fixe des limites au patronat » et que ce dernier « tienne (les) engagements » pris en termes de soutien à l’emploi dans le pacte de responsabilité.

Critiques : Montebourg persiste et signe

Critiques : Montebourg persiste et signe

 

Montebourg n’entend pas émettre le moindre regret pour ses citriques à l’égard de la politique économique du gouvernemenet , de plus il apparait même en position de force vis-à-vis de Valls ; de ce fait Montebourg n’envisage pas un moment quitter le gouvernement. De quoi faire manger son chapeau à Valls qui n’en a pas l’habitude mais qui n’a sans doute pas le choix,  à moins de plonger une peu plus dans les sondages. Montebourg Le ministre de l’Economie assure sur Europe 1 qu’il n’est « pas dans l’hypothèse » d’un départ du gouvernement. Au cœur de l’actualité après sa sortie du week-end, Arnaud Montebourg a assuré ce lundi 25 août ne pas regretter ses critiques de la politique économique de François Hollande et de Manuel Valls, dans lesquelles il n’y a cependant « nulle remise en question de la solidarité gouvernementale ». Des regrets? « Non. D’abord parce qu’il n’y a pas de colère. Il y a aujourd’hui un débat mondial, des appels mondiaux à la correction des erreurs de politique économique qui sont commises par tous les pays européens en même temps en Europe », a déclaré sur Europe 1 le ministre de l’Economie, qui affirme cependant qu’il n’y a « nulle remise en question de la solidarité gouvernementale » car « les décisions ne sont pas prises ».  « Pour l’instant, nous en discutons. Tant que les décisions ne sont pas prises, il n’y a pas d’infraction à la solidarité gouvernementale », a-t-il plaidé.  Montebourg ne se place « pas dans l’hypothèse » d’un départ du gouvernement, alors que l’entourage de Manuel Valls a estimé que le locataire de Bercy avait « franchi la ligne jaune » après ses déclarations au Monde appelant à une réorientation de la politique économique. Ce n’est « pas un débat d’autorité » mais un « débat d’orientation économique », a ajouté Montebourg. « Nous avons discuté tout l’été avec les uns et les autres dans la collégialité du gouvernement, de ce débat fondamental et crucial. Nous sommes à la mi-temps du quinquennat. » « Dans mon discours de Bercy du 10 juillet, c’était exactement le même discours », souligne le ministre de l’Économie, qui ajoute qu’il a « proposé et sollicité le président de la République. Je l’ai fait dans la collégialité et je l’ai exprimé publiquement afin que nul n’en ignore. »

 

Dissidence Montebourg, Hamon : Valls coincé

Dissidence Montebourg, Hamon : Valls coincé

 

Pour l’entourage de Valls (sans doute quelques jeunes énarques encore  boutonneux) ils ont franchi la ligne jaune ; On promet que Valls va réagir. Un obstacle cependant, si Valls et Hollande devait prendre la sanction suprême, le carton rouge, il en subirait sans doute immédiatement les conséquences en matière de popularité. Or précisément cette popularité s’écroule, depuis longtemps pour Hollande et depuis peu pour Valls. Or Montebourg et Hamon même s’ils ne sont pas les meilleurs ministres du monde et loin s’en  faut, pour autant peuvent incarner ce ralbol de l’austérité imposé par Merkel, l’Europe et suivie bêtement par un Hollande complètement incompétent et au surplus désinvolte. Il parait donc vraisemblable que Hollande pour ce franchissement de ligne préférera le carton jaune au  carton rouge qui le fâcherait un peu plus avec le Français et y compris ses amis  socialistes.  Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ne seront sans doute pas punis   »pour avoir émis  des critiques contre les choix budgétaires du gouvernement et en fustigeant la politique austéritaire » de l’Allemagne. S’ils le sont, cela pourra se retourner contre Valls et Hollande car la critique étaitt fondée.  Le ministre de l’Economie et le ministre de l’Education ont en effet accentué ces 48 dernières heures la pression sur le couple exécutif, dont la popularité est au plus bas, pour l’inciter à « infléchir » sa politique économique et devenir le « moteur alternatif » de l’Europe, à l’heure où François Hollande s’apprête à faire une série d’annonces. Réunis à l’occasion de la fête de la Rose à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), les deux représentants de l’aile gauche du PS au sein du gouvernement ont prononcé un plaidoyer offensif en faveur d’une réorientation économique, tout en assurant rester loyal au chef de l’Etat. « La promesse de remettre en marche l’économie, de retrouver le chemin de la croissance, d’obtenir le plein emploi, elle n’a pas fonctionné, l’honnêteté oblige à le constater et à le dire », a déclaré Arnaud Montebourg devant un parterre de militants et d’élus.   »Le rôle du ministre de l’Economie, de tout responsable public, de tout homme d’Etat, est d’affronter la vérité même cruelle sans l’atténuer, sans la noircir, et de proposer des solutions alternatives », a-t-il ajouté sous les applaudissements. Contacté par Reuters, l’Elysée n’a pas souhaité faire de commentaires. L’entourage de Manuel Valls a estimé pour sa part que les deux ministres avaient franchi une « ligne jaune » avec leurs déclarations sur la politique économique et « sur le partenaire européen qu’est l’Allemagne qui sont extrêmement dures ». « Considérant que la ligne jaune a été franchie, le Premier ministre a décidé d’agir », a-t-on indiqué, sans donner plus de précisions.

Austérité : face aux critiques de Montebourg, Hollande fait le dos rond

Austérité : face aux critiques de Montebourg, Hollande fait le dos rond

 

Montebourg dit le contraire de Hollande mais ce denier acculé par son impopularité tente vainement d’expliquer que les propos ne sont pas contradictoires. Bref une synthèse à la mode Hollande avec son flou et ses contradictions.  En déplacement aux Comores, François Hollande a réagi samedi aux déclarations d’Arnaud Montebourg, qui estime dans les colonnes du Monde qu’il faut faire passer au second plan la réduction « dogmatique » des déficits.   »Il y a toujours une alternative », assure Arnaud Montebourg dans un entretien accordé au Monde, samedi. Le ministre de l’Économie prend à revers François Hollande et le gouvernement en plaidant pour une relance de la croissance, loin des plans de réduction « dogmatique » des déficits. « Pour l’instant, le débat est ouvert, puisque la loi budgétaire sera présentée en septembre. Les choix politiques ne sont pas figés », ajoute l’ancien candidat à la primaire socialiste, habitué de ce genre de coups d’éclat. En avril 2013, il avait déjà estimé que la « politique d’austérité conduit à la débâcle ». La réponse de François Hollande ne s’est pas fait attendre. Quelques jours après avoir lui-même défendu sa politique économique dans une interview au Monde, le Président, actuellement en visite dans l’Océan indien, a réagi aux propos d’Arnaud Montebourg. « Je souhaite que nous puissions convaincre nos partenaires européens de donner une priorité à la croissance. Tous ceux qui portent cette idée sont les bienvenus et c’est la position de tout le gouvernement », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Moroni, aux Comores. De son côté, Matignon ne voit « rien de choquant, rien de nouveau » aux déclarations du ministre de l’Économie. « La donne européenne est en train de changer », précise-t-on. « Le président de la République et le Premier ministre agissent dans ce sens et le Premier ministre attend du ministre (Arnaud Montebourg, ndlr) un engagement total sur la loi croissance et le pouvoir d’achat ». Au début du mois de septembre, Montebourg doit présenter une loi pour relancer la croissance en s’attaquant aux professions réglementées. Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, et représentante de l’aile gauche du parti, s’est félicitée pour sa part de l’intervention du ministre de l’Économie. « Il y a besoin de ce débat approfondi, il y a besoin d’une réorientation et que le ministre de l’Économie s’engage est positif. Maintenant il ne faut pas que ça reste lettre morte et il faut que le débat aille à son but, c’est-à-dire effectivement donner du pouvoir d’achat, faire une politique plus favorable à l’emploi », a-t-elle déclaré au micro de BFMTV samedi.

Montebourg contredit Valls et veut une autre politique économique

Montebourg contredit Valls et veut une autre politique économique

Montebourg contre-attaque et se place pour l’avenir. Il sent bien que ce gouvernement est discrédité et ne veut pas partager cette solidarité de l’échec. Constatant  une impopularité historique du gouvernement et des résultats économiques et sociaux catastrophiques, Montebourg saisit l’occasion d se démarquer nettement de Hollande et de Valls et réclament tout bonnement une autre politique économique.  Une déclaration qui ne passera pas inaperçue et risque de créer une chaude ambiance tant au sein du gouvernement qu’au sein du PS. Après l’annonce de François Hollande de donner un coup de pouce fiscal aux salariés modestes, le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg appelle en effet « à faire évoluer nos choix politiques ». « Nous devons apporter des solutions alternatives, affirme-t-il dans une interview au Monde. « Il faut donner la priorité à la sortie de crise et faire passer au second plan la réduction dogmatique des déficits, qui nous conduit à l’austérité et au chômage », alerte-t-il. Un discours qui tranche sévèrement avec celui prononcé, il y a un peu moins de dix jours, par le premier ministre Manuel Valls qui refusait de changer de cap politique. Valls a sans doute eu tort de suivre aveuglément les orientations floues et contradictoires de Hollande, il risque de se brûler les ailes dans cet exercice de bon élève. Dans cette affaire se joue déjà auusi la crédibilité aux primaires pour la désignation du candidat socialiste et Montebourg qui plafonne à 10% de popularité comme candidat potentiel sort donc du bois d’autant que la côte de Valls est condamnée à suivre celle de Hollande sur la durée. Les prochain sondages devraient lui être très défavorables dans la mesure où hors se coups de mentons, Valls ne se distingue guère de Hollande dans son inefficacité.

 

Pharmacies : Montebourg pour une révolution

Pharmacies : Montebourg pour une révolution

Montebourg veut faire jouer la concurrence en autorisant le vente de médicaments sans ordonnances en dehors des pharmacie et en favorisant la création de grandes chaînes de distribution pharmaceutique ; L’objectif est bien entendu de faire baisser le prix d’achat des médicaments aux laboratoires par des achats beaucoup plus groupés ; Une mesure qui peut être favorable aux consommateurs mais qui risque de faire baisser le prixdu  fond de commerce des pharmacies, prix par ailleurs exhorbitant  ( et leurs résultats). Le ministre de l’Economie propose la constitution de « chaînes de pharmacies », parallèlement à la remise en cause du monopole des officines sur la vente de certains médicaments, a déclaré mardi à Reuters la présidente de l’Ordre nationale des pharmaciens. Arnaud Montebourg souhaite également ouvrir le marché français des médicaments à la vente sur internet, a ajouté Isabelle Adenot, qui a été reçue vendredi par le ministre. Deux propositions contre lesquelles s’élève la présidente de l’Ordre des pharmaciens, qui dénonce un « double langage » du gouvernement, le ministère de la Santé défendant pour sa part le monopole des pharmacies sur la vente de médicament et leur rôle de commerce de proximité.  Selon Isabelle Adenot, Arnaud Montebourg a confirmé son intention de permettre la vente en grande surface ou dans des magasins de parapharmacie de médicaments comme le Doliprane, le Spasfon, l’Aspégic, le Nurofen, l’Humex ou le Fervex, ainsi que le propose un rapport de l’Inspection générale des finances. Les services du ministre de l’Economie estiment, dans une note obtenue par Reuters, que « la théorie économique plaide pour la suppression du monopole des pharmacies sur l’ensemble des produits accessibles sans ordonnance », ce qui représente un chiffre d’affaires cumulé de 2,1 milliards d’euros. Cette mesure est susceptible de faire baisser les prix de 20%, estiment les auteurs de la note, selon lesquels le gain de pouvoir d’achat des consommateurs pourrait être de 327 à 420 millions d’euros selon le scénario retenu.

 

Hollande essaye de récupèrer Valls et Montebourg

Hollande essaye de récupèrer Valls et Montebourg

 

Hollande qui se croit encore un président qui dirige récupère (ou tout au moins tente)  le crédit accordé à Valls et aussi la critique  de Montebourg  sur sa politique. Hollande essaye de faire bonne figure, il adopte la posture de celui qui dirige et contrôle alors qu’en faiat il ne sait pas où il va sinon dans le mur.    »Arnaud s’est mis dans un cadre, celui du gouvernement, sur ses textes. Il a fait son discours à Bercy, dans le lieu de sa responsabilité, sur son secteur », raconte le Président à ses interlocuteurs. Montebourg veut s’attaquer aux professions réglementées? « Il a raison », confie en privé Hollande. Et sur l’Europe? « Il ne met pas en cause ce qu’on dit. » Le chef de l’État dit souvent de l’ancien candidat à la primaire qu’il est « utile ». Montebourg a annoncé 6 milliards pour le pouvoir d’achat des Français. Le prix à payer pour que le flamboyant ministre reste au gouvernement? « C’est à lui de les trouver, pas à nous de les donner », a confié Hollande. Curieuse forme de solidarité en réalité, une belle hypocrisie auusi. . « Je lui ai laissé une large place pour valoriser les annonces sur Alstom, plus qu’il ne fallait », a-t-il expliqué en privé. « Hollande est un peu comme un chat avec son petit jouet avec Arnaud, il s’amuse », décrypte un des rares qui connaît parfaitement les deux hommes. Et Montebourg prend soin de ne pas franchir la ligne rouge. « Doucement, Arnaud a rangé ses gaules, il s’est beaucoup assagi. Il a demandé Bercy, ce n’est pas pour partir. Arnaud cherche à consolider son équation : être si possible un homme d’État, sans perdre son côté rebelle », analyse un ami du ministre. « Arnaud développe des scénarios économiques, c’est son rôle. Son discours, c’était toutes les bonnes raisons de rester », glisse un proche de Montebourg. . Cette semaine, Hollande a confié à des proches : « Valls, il fait comme je voulais qu’il fasse. » Le Président est content de la fluidité de leurs relations et de l’omniprésence médiatique de Valls. Car pour lui, avoir un Premier ministre maîtrisant parfaitement la communication est un atout essentiel.

Montebourg : « Je ne suis pas le prince Potemkine »

Montebourg : « Je ne suis pas le prince Potemkine »

 

Pour Montebourg, c’est clair,  il n’est pas là pour cacher la misère aux yeux du monarque ( Hollande). Il conteste évidemment la politique d’austérité de  Hollande mais au passage égratigne Sapin, le nouvel « ami de la bonne fiance ». Arnaud Montebourg estime qu’il ne s’écarte pas de la ligne du gouvernement quand il propose de consacrer un tiers des 50 milliards d’euros d’économies publiques prévues sur la période 2015-2017 aux ménages sous forme de baisses d’impôts. « Je suis chargé de trouver des solutions pour remettre en marche l’économie », a déclaré vendredi sur France Inter le ministre de l’Economie et du Redressement productif. « J’ai expliqué qu’il fallait amplifier une politique déjà menée par le Premier ministre » avec les baisses d’impôts pour les ménages modestes prévues dans le projet de loi de finances rectificative débattu au Parlement, a-t-il ajouté. Lors d’un discours sur le redressement économique de la France, Arnaud Montebourg a fustigé jeudi les politiques d’austérité imposées selon lui par l’Union européenne et défendu la nécessité d’un rythme moins contraignant de consolidation budgétaire. Sans remettre en cause le programme d’économies de 50 milliards d’euros, il a proposé qu’il serve pour un tiers à réduire les déficits, un tiers à baisser les charges des entreprises et un tiers à réduire la fiscalité des ménages. Il se démarque ainsi du Pacte de responsabilité et de solidarité qui fait la part belle aux entreprises et ne prévoit jusqu’ici que cinq milliards d’euros de baisses d’impôts pour les ménages les plus modestes dans les trois ans qui viennent. Interrogé sur LCI/Radio Classique, le ministre des Finances Michel Sapin a voulu retenir qu’Arnaud Montebourg défendait « les deux piliers qui font la cohérence de la politique gouvernementale », à savoir les baisses de charges pour redresser la compétitivité des entreprises et les économies qui serviront à les financer. « Je ne l’ai pas entendu prendre rendez-vous pour 2017″, a-t-il dit en réaction à ceux qui ont vu dans le discours du ministre de l’Economie une véritable déclaration de politique générale. Arnaud Montebourg a indiqué sur France Inter que ses « coups de griffe » visaient non pas la politique suivie jusqu’à présent « mais l’Union européenne et l’ensemble des dirigeants européens » alors que les résultats de l’UE en termes de croissance sont « catastrophiques ».   »Il faut se réveiller, bouger un peu tout le monde », a-t-il déclaré en ajoutant qu’il était dans son rôle en tant que ministre de l’Economie et qu’il n’était pas le « prince Potemkine, le conseiller de Catherine II de Russie qui déployait des décors sur le passage de la tsarine pour cacher la misère. » A la question de savoir ce qu’il ferait s’il n’était pas suivi, il a répondu : « Je ne me situe pas dans cette perspective (…) mais on ne peut pas rester dans le statu quo, c’est cela mon message. »  Arnaud Montebourg a par ailleurs égratigné Michel Sapin pour avoir déclaré le week-end dernier « Mon amie, c’est la finance, la bonne finance », même s’il l’a bien distinguée de la « mauvaise finance », dans un clin d’œil au grand discours électoral de François Hollande, début 2012 au Bourget, quand il avait proclamé « Mon véritable adversaire, c’est la finance. » Pour le ministre de l’Economie, son colocataire de Bercy a peut-être voulu faire un bon mot « mais si c’était un bon mot, il a raté son objectif ».

 

Les professions à monopole visées par Montebourg

Les professions à monopole visées par Montebourg

Le ministre de l’Economie a affirmé que « de nombreuses professions sont en situation de monopole et captent par leur position des revenus pour des services payés trop chers qui entament le pouvoir d’achat des ménages ». Il a cité « les huissiers, les greffiers des tribunaux de commerce, les avocats, certaines professions de santé, et beaucoup d’autres secteurs réglementés: auto écoles, prothésistes dentaires, dans lesquels une baisse des prix des services est nécessaire ».  Notaires : Cette profession a le monopole de la réception des actes auquel les parties veulent donner un caractère authentique, ce qui est le cas en immobilier. Depuis mars, le gouvernement envisage une refonte de leurs tarifs  dans ce dernier domaine, afin de baisser les coûts des transactions immobilières. Il s’agirait de rendre cette rémunération forfaitaire. A l’heure actuelle, le notaire touche, en effet, lors de l’enregistrement de la transaction, un pourcentage du prix de vente selon un barème dégressif qui va de 4% à 0,825%.  Auxiliaire de justice : dont les tâches sont diversifiées, l’huissier de justice exerce le monopole de l’accomplissement de formalités indispensables au déroulement d’un procès. Comme l’explique le site vie-publique.fr, c’est ainsi lui qui est chargé des significations judiciaires, c’est-à-dire de porter à la connaissance des personnes leur convocation devant les tribunaux ainsi que les décisions rendues.  Les greffiers, qui exercent une profession libérale à la différence de ceux du ministère de la Justice, ont le monopole légal et de la transcription et de l’authentification des actes de procédures judiciaires et surtout, dans le cas cité par Arnaud Montebourg, la tenue du registre de commerce.  Les avocats : ont, en France selon une loi de 1971, le monopole de la représentation, l’assistance et la plaidoirie des parties devant les juridictions administratives ou judiciaire, en première instance ou en appel. Toutefois cette règle fait l’objet de certaines exceptions. A noter qu’ »Arnaud Montebourg est lui-même un ancien avocat.  Prothésistes dentaires : L’autorité de la concurrence avait rendu un avis en mars 2012 concernant les effets de l’exclusivité de la vente des prothèses dentaires par les chirurgiens-dentistes. Le SNFPD (Syndicat national des fabricants de prothèses dentaires) souhaitait, en effet, instaurer une relation directe entre prothésistes et patients alors qu’à l’heure actuelle le prothésiste n’intervient que sur commande exclusive du chirurgien-dentiste pour le compte de son patient.  Le gendarme de la concurrence a effectivement relevé « une insuffisante dynamique concurrentielle au détriment des patients ». Mais elle n’a pu donner raison au SNFPD, ne pouvant remettre en cause la réglementation qui consacre le monopole de l’art dentaire.  Les auto-écoles classiques : disposent d’une situation de quasi-monopole dans la formation et la préparation aux permis. Cette situation vient d’être contestée par la société Ornikar, qui propose une alternative moins chère à l’auto-école classique en préparant les candidats sur internet.  Le 9 juillet, elle a remporté une bataille devant la justice face aux associations et aux syndicats qui demandait la suspension de son activité. Mais Ornikar ne possède toujours pas l’agrément préfectoral nécessaire à son activité.

Montebourg critique l’austérité…de Hollande

Montebourg critique l’austérité…de Hollande

 

En creux c’est bien une critique de la politique de Hollande puisque Montebourg propose de restituer un tiers des économies (les fameux 50 milliards aux ménages) et un autre tiers à l’allègement des prélèvements. Pas sût cependant qu’il soit entendu car c’est Hollande  qui décide ( avec Sapin, son fidèle lieutenant)).Arnaud Montebourg a proposé jeudi qu’une part plus importante des 50 milliards d’euros d’économies prévues par le gouvernement serve à augmenter le pouvoir d’achat des ménages, estimant que les classes moyennes, déjà éprouvées par la crise, ne doivent « pas de surcroît payer la sortie de crise ». Présentant sa feuille de route pour « le redressement économique de la France », le ministre de l’Economie a fustigé l’austérité « sur-calibrée » imposée jusqu’ici par l’Union européenne et appelé la Banque centrale européenne à faire plus pour soutenir la croissance et faire baisser l’euro. La France doit faire entendre sa voix dans le débat en cours sur un assouplissement des règles communautaires en matière budgétaire pour encourager la croissance, a-t-il dit dans un discours aux allures de déclaration de politique générale. S’il ne conteste pas la nécessité de réduire les déficits, Arnaud Montebourg s’inquiète de l’effet récessif des politiques menées en ce sens en Europe. Celui-ci ne peut être compensé selon lui que par des injections monétaires et budgétaires d’ampleur équivalente ou en restituant les économies aux ménages et aux entreprises sous forme de baisses d’impôts. Dans ce contexte, il a estimé que la France devait profiter des « flexibilités conquises » dans le cadre du débat européen en réallouant les 50 milliards d’économies publiques programmées sur 2015-2017, qui doivent permettre de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2015 et nettement en-dessous au-delà. Il a proposé pour cela une règle des trois tiers, un tiers affecté à la réduction du déficit public, « garantissant notre sérieux budgétaire », un deuxième tiers affecté à la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises « conformément aux engagements du Pacte de responsabilité. Le dernier tiers serait consacré à « la baisse de la pression fiscale sur les ménages afin d’améliorer leur pouvoir d’achat », alors que le Pacte de responsabilité et de solidarité ne leur réservait jusqu’ici que la portion congrue, un peu plus de cinq milliards de baisses d’impôts et de cotisations pour les catégories les plus modestes. Il ne s’agit pas, selon lui, pas d’opposer une politique de l’offre à une politique de la demande, mais de « conjuguer les deux, car l’économie marche et avance sur deux jambes », a expliqué le ministre.   »Cette règle des trois tiers est de nature à soutenir la croissance, permettant par un autre chemin le rétablissement de nos comptes publics. » Le but est de recréer des emplois et de lutter contre « l’appauvrissement économique des classes moyennes et populaires ». « Les classes moyennes ont déjà payé la crise, elles ne peuvent pas payer de surcroît la sortie de crise », a dit Arnaud Montebourg.  Le ministre, qui a vu ses prérogatives élargies lors du dernier remaniement, n’a pas manqué de se référer à plusieurs reprises au Premier ministre Manuel Valls ou à d’autre de ses collègues du gouvernement mais n’a jamais cité nommément le président François Hollande. Arnaud Montebourg a par ailleurs annoncé la préparation au cours de l’été d’une « loi de croissance et de pouvoir d’achat » destinée à mettre fin à la situation de monopole dont jouissent certaines professions. Il a cité notamment les huissiers, les greffiers des tribunaux, les avocats, certaines professions de santé, les opticiens ou les prothésistes dentaires. Selon le ministre, les mesures à l’étude permettraient de « restituer l’équivalent de six milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français ».  Se référant au père du « New Deal », le président américain Franklin Roosevelt, il a défendu par ailleurs la nécessité d’une politique ambitieuse d’investissements alliant capitaux publics et privés, notamment dans les infrastructures (barrages, fibre optique, ports) mais aussi les services (tourisme et hôtellerie).  L’Etat pourrait aussi utiliser l’argent de ses participations « pour investir dans les nouvelles entreprises de santé qui s’attaquent aux grandes maladies et qui deviendront sous peu des leaders mondiaux, créateurs d’emplois en France. »

 

Montebourg : une loi pour la croissance !!

Montebourg : une loi pour la croissance !!

 

 

Montebourg en perte de vitesse dans les sondages veut sortir de sa poche une loi sur la croissance (et le pouvoir d’achat). Une loi pour quoi faire ? Il n’en sait sans doute rien mais comme Hollande l’important c’est la sémantique, ensuite on examine le fond, ou on l’oublie, voire on le renie. Comme si l’économie se dirigeait à coup de lois. Il serait plus simple immédiatement de baisser la fiscalité, de supprimer les formalités administratives inutiles, de supprimer un million de fonctionnaires, de soutenir l’investissement ; Avec la croissance, l’emploi suivra, puis le pouvoir d’achat. Avec Montebourg c’est la flou artistique «. Nous pouvons imaginer aujourd’hui de nouveaux rapports économiques dans tout un tas de secteurs ». On ne peut être plus vasouillard ! « Cela va être l’objet d’une grande loi sur la croissance et le pouvoir d’achat que nous préparons pour la rentrée ».  Sans vouloir donner plus de détails ( tu m’étonnes !)  il a expliqué vouloir  »réformer les mécanismes profonds de l’économie. Nous avons des phénomènes de rentes, de monopoles. Il n’y a pas trop de débat sur le sujet ». Cette loi « fait partie du programme national de réformes que nous allons présenter à nos amis européens », a ajouté le ministre Le cabinet du ministre a indiqué qu’Arnaud Montebourg dévoilera quelques éléments sur cette loi le 10 juillet prochain, dans un discours de politique générale économique.  »Le ministre est resté à l’écart pendant deux à trois mois, le temps de travailler ses axes d’attaques, notamment sur ce que pouvait être une politique de croissance », a expliqué le cabinet.

 

Alstom: première victoire pour Montebourg, enfin !

Alstom: première victoire pour Montebourg, enfin !

 

Il était temps que Montebourg réussisse enfin quelque chose de positif, c’est fait avec Alstom. Jusque là c’est surtout l’esbroufe qui caractérisait l’action de Montebourg, un échec concernant Alstom l’aurait sans doute condamné politiquement car sa popularité est déjà très faible. A sa décharge il ne connait pas grand-chose à l’économie et Hollande l’a placé là pour le neutraliser.  S’il faudra des mois avant la recomposition effective d’Alstom, un des protagonistes du dossier peut d’ores et déjà se frotter les mains. Arnaud Montebourg tient là sa première grande victoire de ministre, 19 mois après l’échec retentissant de Florange. Le ministre est parvenu à éviter le dépeçage d’Alstom par General Electric, en préservant la souveraineté nationale dans le nucléaire. Et à l’inverse de Florange, le nouveau poids lourd du gouvernement a imposé sa signature: entrée de l’Etat dans le capital (20%) et alliance avec un grand groupe étranger.  Couvert de louanges, le ministre de l’Economie a achevé sa semaine en annonçant dimanche un accord avec Bouygues pour racheter 20% de ses actions Alstom. Toutes les étoiles sont désormais alignées pour qu’il puisse mettre un terme à ce dossier haletant. C’est aussi la promesse d’une nouvelle dimension au gouvernement, où les succès sont rares.   »Finalement nous avons gagné la bataille industrielle de l’alliance plutôt que le rachat, dévoration, absorption, que craignaient à la fois nous-mêmes, le gouvernement, beaucoup de Français, mais aussi les syndicats de salariés », a-t-il déclaré dimanche soir sur le plateau de France 2. Il a évoqué « une alliance de long terme » dans laquelle les intérêts de l’État « sont préservés ».

 

Alstom: opération Blanche pour l’Etat !! (Montebourg)

Alstom: opération Blanche pour l’Etat !! (Montebourg)

 

Pour une fois Montebourg est parvenu à une solution industrielle qui ménage les intérêts stratégique du pays. Par contre quand il affirme que cette opération ne coutera rien au contribuable, il se plante. Visiblement l’ancien avocat entretient des relations assez approximatives avec la comptabilité nationale et la fiscalité. « Le conseil d’administration a unanimement décidé d’émettre un avis favorable à l’offre de GE » et l’entreprise engagera désormais « les procédures d’information et de consultation des instances représentatives du personnel d’Alstom », détaille le communiqué publié samedi soir.  Dans le même temps, les discussions continuent toujours entre l’Etat et Bouygues au sujet du prix de rachat des 20% du capital d’Alstom que l’Etat souhaite racheter. A l’Élysée, une source proche de la présidence se disait cependant samedi soir « optimiste sur un débouché rapide avant l’ouverture des marchés » lundi à 9 heures.  Arnaud Montebourg rappelle ce dimanche 22 juin dans une interview au Parisien/Aujour’dhui en France que « s’il n’y a pas d’entrée de l’Etat parce que M. Bouygues ne veut pas vendre ses actions, l’opération avec GE ne se fera pas. »  Dans cette interview, le ministre de l’Economie assure que l’entrée de l’Etat au capital d’Alstom « coutera zéro euro aux contribuables ». Elle sera en effet financée par la vente de « certaines » participations de l’Etat dans des grands groupes français. Il précise que l’Etat possède un portefeuille d’actions de 110 milliards dans 71 sociétés, et que c’est « en vendant certaines de ces actions » que seront achetés les 20% du capital d’Alstom détenus par Bouygues. « Aujourd’hui, parce que nous avons vendu un peu de Safran, d’Airbus et d’Aéroports de Paris, nous disposons de 2,7 milliards d’euros en caisse », assure le ministre. « Une partie de cette somme nous a permis de financer le réinvestissement (à hauteur de 800 millions d’euros) dans PSA, lors de l’entrée du chinois Dongfeng. Et nous sommes confortables pour intervenir dans Alstom », commente Arnaud Montebourg.

 

Montebourg découvre que les banques ne prêtent plus aux PME

Montebourg découvre que les banques ne prêtent plus aux PME

 

Il y a déjà plusieurs années que les banques ne font plus leur métier se contentant d’une part de récolter les dépôts , d’ autre part spéculer sur les marchés financiers. Les grandes entreprises, elles, s’adressent directement aux marchés sans passer par es banques quant aux PME, elles souffrent surtout de difficultés de trésorerie ; d’autant que la période de crise accentue les délais de paiement. Du coup Montebourg découvre la lune et il a appelé lundi les banques françaises à favoriser l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises, en souhaitant que cette activité soit prise en compte pour fixer les rémunérations des dirigeants du secteur. A l’issue d’une réunion avec le comité exécutif de la Fédération bancaire française (FBF), le ministre « a demandé qu’un travail soit conduit entre ses services et la FBF pour aboutir à un engagement des établissements bancaires pour l’accès au crédit des PME et TPE et en particulier au crédit de trésorerie », explique un communiqué du ministère. Parmi les dirigeants reçus à Bercy lundi figuraient le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, le président du directoire du groupe BPCE, François Pérol, et Rémy Weber, président du directoire de la Banque postale. Arnaud Montebourg « a rappelé à ses interlocuteurs l’insatisfaction exprimée par de nombreuses entreprises qui témoignent d’un accès beaucoup trop difficile au crédit », dit le communiqué, en citant une enquête de la Banque de France selon laquelle seules 60% environ des très petites entreprises ayant sollicité un crédit bancaire au premier trimestre l’ont obtenu. Le ministre « a enfin souhaité que les objectifs de développement du crédit aux PME ou TPE tiennent une place importante dans les plans stratégiques reflétant l’activité des banques, qui eux-mêmes déterminent les rémunérations variables des dirigeants d’établissements bancaires ». Le mois dernier, Arnaud Montebourg avait annoncé vouloir demander des explications aux dirigeants des banques sur l’augmentation de leurs rémunérations dans un contexte de crédit difficile pour les PME, évoquant des hausses « indécentes ».

Décret Montebourg : 70% favorable s….mais pour quoi faire ?

Décret Montebourg : 70% favorable s….mais pour quoi faire ?

 

Pas étonnant que 70% des Français soient pour le décret de « patriotisme économique » de Montebourg. Cependant pour quoi faire ? on ne manque pas de décrets (110 000 environ pour 11 000 lois !) y compris sur le terrain économiques. Si c’est pour aboutir au résultat de la loi Florange complètement vidée de son contenu et qui impose seulement au patron qui veut fermer son usine rentable de chercher (pas de trouver) un repreneur, autant dire que c’est un cop, d’épée dans l’eau. On le verra avec Alstom, une entreprise qu’il faut d’abord rationnaliser (et de façon provisoire) pour ensuite constituer un consortium type Airbus dans le domaine de l’énergie et du matériel de transport. Pour cela il faut du temps et c’est pour cela que la nationalisation s’impose en attendant. Sept Français sur dix sont donc favorables au décret d’Arnaud Montebourg sur le patriotisme économique, qui vise à protéger les entreprises françaises stratégiques de repreneurs étrangers. Sept Français sur dix (70%) approuvent le décret « Alstom » d’Arnaud Montebourg selon un sondage BVA paru ce samedi 17 mai dans I-Télé et Le Parisien/Aujourd’hui en France. Ce décret, publié au Journal Officiel jeudi, vise à protéger les entreprises stratégiques françaises de visées étrangères en accordant un droit de veto à l’Etat. Seules 28% des personnes interrogées y sont opposées (2% ne se prononçant pas). Les sympathisants de gauche plébiscitent le dispositif à 90%, ceux de droite sont plus partagés même si 56% l’approuvent. L’action d’Arnaud Montebourg au ministère de l’Economie suscite plus de réserves: le ministre est jugé plutôt pas efficace pour 65%, contre 30% (5% ne se prononcent pas). Personnalité clivante, il suscite l’adhésion à gauche (57% contre 39%) et une franche hostilité à droite (86% le jugent pas efficace contre 12%).

Alstom : Montebourg encore cocu !

Alstom : Montebourg encore cocu !

 

 

Montebourg à nouveau cocu, pas étonnant d’une part il n’a aucune compétence en économie d’autre part ne pèse rien dans le gouvernement. Pour, lui d’ailleurs peu importe, l’essentiel est de se placer pour les grandes échéances politiques ; Le PDG d’Alstom, Patrick Kron, l’a confirmé sur TF1 mercredi 30 avril : une partie d’Alstom va bel et bien passer sous pavillon américain. Alors, pourquoi continuer à affirmer que tout reste possible ? Car le ministre de l’Économie fait de la politique. Il a été pris au dépourvu par l’annonce d’Alstom. D’abord, ça l’a vexé. Ensuite, il fallait gagner du temps, créer un rapport de force – même factice. C’est d’ailleurs pour ça que l’on invente l’offre concurrente de Siemens, ou que l’on joue avec l’idée d’une solution française qui plait beaucoup aux électeurs. L’affaire tombait assez mal : un mois avant les européennes. Pas terrible pour un pouvoir déjà mal en point. C’est amusant, d’ailleurs, de voir comment l’État a tordu le bras d’Alstom – qui était prêt à signer – pour que rien ne soit décidé avant quatre semaines. Quatre semaines : cela tombe pile au lendemain des européennes. Le premier but recherché était donc d’éviter la casse avant le scrutin. Le deuxième objectif, c’est d’obtenir plus de General Electric, notamment plus de garanties d’emploi. Là, l’Etat est dans son rôle. Mais c’est à peu près tout ce qu’il peut faire, à partir du moment où il a renoncé – même Arnaud Montebourg – à l’idée d’une nationalisation, même partielle.

Alstom : Montebourg curieusement silencieux

Alstom : Montebourg curieusement silencieux

Le truculent ministre de l’économie, Montebourg, habituellement si bavard et champion du made in France, cette fois se tait curieusement ; Il vrai que cette fois l’esbroufe ne suffira pas et qu’il faut trouver une vraie solution industrielle qui sauvegarde les intérêts d’une des plus grandes entreprises française. L’enjeu c’est évidemment à terme le maintien des emplois en France.  Alors que 2 millions d’emplois industriels ont déjà disparu en prés de 30 ans, que depuis l’arrivée de Hollande ce sont encore 15 000 emplois industriels perdus. Montebourg a seulement faiat savoir qu’il fallait montrer une vigilance patriotique ce qui ne veut strictement rien dire datant que l’Elysée a ouvert la porte à la vente d’ Alstom. Au gouvernement on aimerait bien que cette affaire traine jusqu’aux élections européennes pour ne pas en rajouter  la débâcle annoncée (derrière le FN et l’UMP°.  Le gouvernement est intervenu ce vendredi 25 avril dans le dossier d’une possible reprise du fleuron industriel français Alstom par le géant américain General Electric, le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, indiquant travailler « à d’autres solutions » et affichant sa « vigilance patriotique ». Une clarification était également attendue du côté d’Alstom lui-même. Son cours de Bourse a été suspendu vendredi à la demande de l’Autorité des marchés financiers (AMF), dans l’attente de la publication d’un communiqué par le groupe dirigé par Patrick Kron. Dès les premières fuites dans la presse mercredi soir, avec la révélation par l’agence Bloomberg d’un projet de reprise, les analystes avaient souligné le caractère politiquement sensible du dossier : qu’allait dire Paris du possible passage sous pavillon américain d’un géant industriel français, présent sur les secteurs stratégiques de l’énergie et du transport? La réponse est finalement venue vendredi matin du ministre de l’Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg. « Le gouvernement travaille à d’autres solutions et éventualités que celles imaginées seules et sans que le gouvernement n’en ait été informé par Alstom », a tancé le ministre chargé de l’industrie dans une déclaration au Monde.  »Alstom est le symbole de notre puissance industrielle et de l’ingéniosité française. Dans ce dossier Alstom, le gouvernement exprime une préoccupation et une vigilance patriotiques », a fait valoir Montebourg. Il s’est notamment inquiété du « risque sérieux de perte d’un centre de décision » et du « nombre d’emplois perdus ou créés dans de telles opérations » alors que son action vise à renforcer les industries présentes sur le territoire français. L’entourage du ministre n’a pas souhaité faire de commentaire sur les autres scénarios envisagés. Mais Montebourg a eu jeudi « une discussion franche » avec Patrick Kron et une rencontre est également prévue « prochainement » entre le Premier ministre, Manuel Valls, Montebourg et le patron de General Electric, Jeffrey Immelt. Selon deux sources proches du dossier, confirmant une information du Figaro, les « discussions » portent sur la reprise des activités liées à l’énergie d’Alstom (équipements pour centrales thermiques, lignes à haute tension, énergies renouvelables, soit les divisions « Power » et « Grid »). Ce qui exclut la division ferroviaire avec ses métros et ses trains, dont l’emblématique TGV.  »Alstom est tout-à-fait désireux de faire cela », a assuré vendredi une source proche du dossier.  Ce gros morceau d’Alstom (plus de 70% du chiffre d’affaires, soit plus de 14 milliards d’euros) serait valorisé quelque 10 milliards d’euros, sans « tenir compte de la trésorerie » du groupe français, a affirmé vendredi le journal Le Monde. Pour l’Etat, Alstom est un sujet d’importance: s’il n’est plus actionnaire depuis 2006, il a été l’artisan de son sauvetage et de sa survie en 2003-2004, alors qu’Alstom était au bord de la faillite. Déjà à l’époque, Paris avait bataillé, avec Bruxelles principalement, pour éviter un dépeçage. L’opération suivrait aussi le mariage avec des groupes étrangers d’autres fleurons français, comme Publicis/Omnicom dans la publicité et Lafarge/Holcim dans le ciment. Environ la moitié des 18 000 employés d’Alstom en France travaillent pour les divisions liées à l’énergie, selon le site internet du groupe, avec de grands sites à Massy-Palaiseau, Belfort, La Courneuve, Villeurbanne ou encore Aix-Les Bains. Dans le monde, plus des deux tiers des effectifs totaux d’Alstom (environ 93 000 personnes) sont concernés par ces activités.
 Si la carte du « patriotisme économique » s’avérait décisive, General Electric peut se targuer de sa forte implantation en France, avec 11 000 employés et un siège régional à Belfort, après le rachat en 1999 d’activités à… Alstom. L’assise industrielle et financière du groupe américain, une des plus grandes entreprises au monde, permettrait également de régler les problèmes de « taille critique » d’Alstom, alors que le groupe français connaît de nouveau d’importantes difficultés. Celles-ci concernent justement en premier lieu l’activité énergie, pénalisée par le manque d’investissement dans les infrastructures électriques en Europe. Ainsi que par les flux de trésorerie négatifs d’Alstom, ses « cash flow », qui inquiètent les marchés. Quant à GE, qui se détourne de sa branche financière GE Capital, il accentuerait son virage stratégique vers l’industrie. D’autant que le groupe a un trésor de guerre colossal, notamment situé dans ses filiales hors des Etats-Unis.  »C’est un projet industriel qui peut avoir du sens », a commenté vendredi le commissaire européen aux Marchés intérieurs et aux Services, Michel Barnier.

 

Alstom, cotation suspendue et Montebourg en mode absence !

Alstom, cotation suspendue et Montebourg en mode absence !

 

Arnaud Montebourg, le champion du made in France se tait face au projet de rachat de Alstom par les américains ; Un projet de plus en plus sérieux et la cotation de Alstom a été suspendue aujourd’hui. Montebourg est auusi  resté muet lors du passage sous pavillon suisse de Lafarge, fleuron tricolore et leader mondial du ciment. Présentée comme un rapprochement entre égaux, l’OPA d’Holcim sur Lafarge sera pourtant assortie du transfert du siège social de Paris à Zurich.  Ce passage en mode «silencieux» de l’exécutif illustre en fait la difficulté du gouvernement à empêcher les grands groupes français de devenir des proies plutôt que des prédateurs dans le mouvement de consolidation mondial relancé depuis quelques semaines. Manuel Valls, visitant jeudi une usine en Eure-et-Loir, s’est contenté de lâcher: «Pour Alstom, comme pour tous les grands groupes français, nous sommes attentifs aux emplois, aux technologies et au centre de décision.» On a connu premier ministre plus combatif. Par exemple à l’été 2005, quand Dominique de Villepin clamait «entendre défendre les intérêts de la France» pour empêcher PepsiCo de lancer une OPA hostile sur Danone. Alstom est encore plus symbolique que Danone. Le groupe dirigé par Patrick Kron, sauvé de la faillite en 2004 grâce à l’activisme de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie, est présent dans deux secteurs considérés comme stratégiques par le pouvoir actuel. À tel point que le gouvernement étudie depuis des mois les options stratégiques d’Alstom, et a échangé à ce sujet avec Bouygues, actionnaire principal du groupe. L’option d’une cession à General Electric, privilégiée par Bouygues, ne semble pas entrer dans les plans du gouvernement. La branche transport d’Alstom serait certes préservée, ce qui permettrait au TGV de rester tricolore, mais elle serait isolée. Surtout, l’activité énergie passerait sous giron américain, alors que le président Hollande appelait de ses vœux, il y a quelques semaines, la constitution d’un Airbus de l’énergie, qui aurait pu regrouper Alstom et Siemens. En acceptant de «lâcher» Alstom après Lafarge, Arnaud Montebourg et le gouvernement se priveraient de moyens pour mettre en œuvre leur politique industrielle et pour peser dans l’économie mondiale. Cette fois, ils n’ont pas d’autre choix que de rompre le silence.

 

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