Archive pour le Tag 'Montebourg'

2017 -Popularité: Montebourg, en tête ??

2017 -Popularité:  Montebourg, en tête ??

On se demande si la guerre des sondages n’est pas lancée quand on compare le sondage IFOP qui met Montebourg en tête des personnalités politiques à 60 % et Montebourg à 53%. Et le sondage SOFRES qui mettait Montebourg à 24 % et Macron à 39%. Une différence de taille qui montre sans doute que certains organismes de sondages ne sont pas complètement neutres ou bien que leur évaluation statistique est assez approximative. La popularité d’Arnaud Montebourg lui permettra-t-il de séduire les électeurs lors de la primaire de la gauche les 22 et 29 janvier ? Le chantre du « made in France » a fait un bon de neuf points selon un sondage IFOP-Fiducial du 17 janvier, le plaçant ainsi à la tête du classement des personnalités politiques. Point pour l’IFOP L’ancien ministre de l’Économie engrange ainsi 60 % des bonnes opinions et passe devant Alain Juppé (58 %, +4 points), et Bernard Cazeneuve (56 %). De son côté, Emmanuel Macron gagne de points (53 %), mais passe de la quatrième à la cinquième place. Avec ses 49 % comme en décembre, Jean-Luc Mélenchon se maintient, mais perd tout de même une place au classement et arrive sixième. De leur côté, les mastodontes François Fillon et Manuel Valls perdent tous les deux des points. Le candidat LR recule de trois points (45 %), de la septième à la onzième, alors que l’ancien Premier ministre perd quatre points (41 %) et passe de la onzième à la treizième. Pour la SOFRES le classement est notoirement différent SOFRES

 

Classement :

Macron 39 %

Mélenchon 32 %

Fillon 31 %

Juppé 28 %

Valls 26 %

Le Pen 24 %

Montebourg 24 %

 

Un sondage KANTAR SOFRES-OnePoint

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, deux vainqueurs de ce deuxième débat de la primaire de gauche. Arnaud Montebourg l’aurait emporté pour l’ensemble des téléspectateurs (29 %) et  Benoît qui, lui,  serait en tête chez les sympathisants de gauche. En fait, trois candidats se tiennent dans un mouchoir de poche : Valls, Montebourg et Benoît Hamon et rien n’est encore joué Valls semble  en effet légèrement en retrait cependant il apparaît comme le plus présidentiable. De toute manière, il convient de prendre ce sondage avec une certaine prudence dans la mesure où les marges d’erreur se situent dans une fourchette de un à quatre points. La seule certitude c’est que Vincent Peillon ne parvient pas à rendre crédible sa candidature. Après Montebourg (29 %), Manuel Valls (26 %) recueille un point de plus que Benoît Hamon (25 %). Pour l’ensemble des téléspectateurs. Mais chez les sympathisants de gauche, c’est l’ancien ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, qui est en tête avec 30% de téléspectateurs. D’après urs de gauche séduits. Il est devant Manuel Valls, 28%, et Arnaud Montebourg, 24%. Vincent Peillon se place en quatrième position, avec 7%, suivi de François de Rugy (4%), Jean-Luc Bennahmias (4%), et Sylvia Pinel (1%).Les téléspectateurs ont également été interrogés à la fin du débat sur les qualités nécessaires pour être président de la République. Ils estiment, à 37%, que Manuel Valls les possède, contre 35% avant le débat. Il devance Arnaud Montebourg (30%) et Benoît Hamon (18%). 33% des téléspectateurs pensent, avant et après le débat, que Benoît Hamon incarne celui qui défend le mieux les valeurs de la gauche. Arnaud Montebourg, recueille 31% des voix avant le débat, contre 28%  à la fin de l’intervention des sept candidats. Manuel Valls enregistre quant à lui 18% des votes après le débat.

Débat gauche : Montebourg, vainqueur ?

Débat gauche : Montebourg, vainqueur ?

 

Montebourg serait sorti vainqueur du premier débat des primaires de la gauche avec 29 %, le second serait Valls avec 26 % selon un sondage Elabe  pour BFM la question se pose quand même de savoir si Montebourg a été le meilleur ou  le moins mauvais. En effet alors qu’une grande partie du débat a été consacrée aux problèmes économiques et sociaux nombre de questions essentielles n’ont pas été traitées. Par exemple l’environnement international ou encore l’Europe sauf souvent pour la critiquer. On s’est en fait limité  à un débat franco français. Or la problématique économique ne peut être traitée avec pertinence si elle n’est pas intégrée à sa dimension internationale systémique. Dans l’industrie comme dans l’agriculture,  il est bien difficile de déterminer ce qui est du vrai made in France et ce qui ne l’est pas. Illustration avec que cette célèbre photo de Montebourg en marinière tenant à la main un robot ménager et ventant précisément les mérites du made in France. C’était lorsque l’intéressé assurait les fonctions de ministre dit du redressement. Un détail toutefois, le tissu de la marinière en question avait été fabriqué au Maroc et le robot ménager était entièrement fabriqué en Chine. En cause évidemment, le fait que la quasi-totalité de ces candidats n’ont qu’un rapport approximatif avec l’économie Montebourg y compris. Autre sujet non traité et pourtant essentiel : celui de l’avenir des contrats notamment du CDI et de sa coexistence avec le CDD voire avec le statut d’indépendant. Dans le même sondage, Valls serait en seconde position et amont en troisième. Mais pour les sympathisants de gauche ce serait Valls le vainqueur. Montebourg  ministre de l’Économie a en effet été jugé le plus convaincant par 29% des 3,8 millions de téléspectateursManuel Valls, recueil 26% des sondés. L’ancien Premier ministre rafle cependant la mise auprès des sympathisants de gauche, avec 28% des voix. L’avocat de profession n’occupe que la troisième place (23%), derrière Benoît Hamon, qui a réussi à fédérer 27% de sondés sensibles aux valeurs de la gauche. Un sondage toutefois à relativiser en raison de l’étroitesse des scores est aussi de la faiblesse de l’audience en comparaison avec celle de la primaire de la droite. Seulement 3,8 millions de personnes étaient devant TF1 pour assister à l’affrontement (sans coup d’éclat) entre les sept candidats dont Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg contre 5.6 millions pour la droite. . Selon les données fournies par Mediamétrie, cela représente 18,3% des téléspectateurs, positionnement tout de même le programme comme le numéro un de la soirée. Cela représente surtout 1,8 million de moins que la confrontation entre François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé courant octobre. Ce débat, organisé dans les mêmes conditions avait séduit 5,6 millions de personnes, soit 26% de l’audience.  L’autre comparaison délicate pour la primaire du PS version 2017 est celle avec le premier débat de la primaire de 2011. Les échanges entre François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal avaient rassemblé 4,9 millions de téléspectateurs. En faite le vrai vainqueur de cette de ce premier débat qui n’a pas bousculé la donne politique pourrait bien être Emmanuel Macon sans doute satisfait que ne se dégage pas de cette primaire un leader incontestable, crédible et charismatique. L’idéal serait sans doute pour Macon que les électeurs choisissent le dernier poète du PS à savoir Benoît Hamon. 

Montebourg : un programme vite fait

Montebourg : un programme vite fait

Un programme vite fait pour Montebourg qui comme les autres candidats de la primaire de la gauche a été surpris par le renoncement tardif de François Hollande. La plupart d’ailleurs n’ont encore publié aucun programme hormis Hamon  qui propose notamment son utopie de revenu universel d’un coût de 300 milliards ! Montebourg se gauchise sans doute par opposition à Manuel Valls,  sont principal concurrent. Ce programme se caractérise surtout par des dépenses supplémentaires dont on ignore le financement. Par ailleurs tout en soulignant son attachement à l’environnement Montebourg botte en touche par rapport aux centrales nucléaires en renvoyant le choix de fermeture ou non à l’autorité de sécurité nucléaire dont évidemment ce n’est pas le rôle. Même attitude faux-cul concernant la très controversée taxe carbone que Montebourg renvoie aux frontières de l’Europe. Un programme résolument à gauche ! Première proposition ancrant clairement le projet d’Arnaud Montebourg à gauche : « mettre fin à l’austérité aveugle, abroger la loi Travail et lancer un grand plan de relance de 30 milliards d’euros pour soutenir la croissance économique ». En lançant sa campagne le 21 août, le candidat avait d’abord affirmé vouloir « renégocier » la loi Travail, avant de rectifier le tir à l’occasion d’un déplacement à Florange (Moselle). Arnaud Montebourg précise certaines propositions : il veut ainsi « rendre 800 euros par an de pouvoir d’achat aux Français par une baisse de la CSG », « encadrer les salaires des patrons en les obligeant à augmenter les salaires de leurs employés s’ils souhaitent augmenter le leur », « proposer à chaque Français l’accès à une mutuelle publique à 10 euros par mois » ou « dédoubler les classes du CP au CE2 ». Il en met d’autres sur la table, comme la création de 5.000 postes dans les hôpitaux, et l’établissement d’un « plafonnement légal des tarifs des actes prothétiques et des soins les plus courants ». Autres nouveautés : la création d’un parquet national antiterroriste (idée empruntée à la droite et rejetée par le procureur de Paris François Molins) et celle d’un « service de renseignement de proximité ». En matière écologique, Arnaud Montebourg se dit favorable à l’instauration d’une « taxe carbone aux frontières de l’Europe », et rappelle son opposition aux gaz de schiste. Dans le domaine nucléaire, il entend « laisser le choix de fermeture ou non des centrales nucléaires à l’Autorité de sécurité nucléaire », comme il l’avait déjà expliqué mi-décembre. L’ancien ministre reprend aussi à son compte des propositions de François Hollande en 2012, comme la promulgation d’une « grande loi de séparation bancaire », et l’instauration du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales. En matière institutionnelle, l’ancien ministre rappelle son souhait de proposer « dès l’été 2017 » un « référendum sur une nouvelle République », de « créer un statut de lanceurs d’alerte protecteur » ou de « permettre aux citoyens de saisir la Cour régionale des comptes ».

La start-up écolo de Montebourg en redressement judiciaire

La start-up écolo de Montebourg en redressement judiciaire

 

 

Montebourg l’ancien champion du redressement économique avais-je sans doute voulu montrer l’exemple en réinventant le moulin à vent. Pas vraiment un moulin à vent mais ça y ressemble : un arbre avant qui produit de l’électricité. Mais la start-up dans lequel Montebourg avait investi est aujourd’hui en redressement judiciaire L’ancien ministre de l’Économie avait investi, en octobre 2015, 56.000 euros dans une start-up bretonne, NewWind, qui développe un nouveau concept d’éolienne couvrant des micro-besoins en électricité. Il était également devenu président du conseil de surveillance de cette PME. Candidat à la primaire socialiste, Arnaud Montebourg a décidé un an plus tard, en octobre 2016, de démissionner de la présidence du conseil de surveillance. Mais il est resté actionnaire de cette start-up. Le 14 décembre 2016, NewWind a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Brieuc, a découvert le Journal des entreprises. Créée en 2011, NewWind a conçu « l’Arbre à Vent », un système éolien en forme d’arbre dont les feuilles sont autant de « turbines » multiples, génératrices de courant électrique. Leur technologie, baptisée Aeroleaf, permet de saisir le moindre souffle d’air pour produire de l’électricité destinée à une consommation immédiate de proximité. Le concept a séduit, puisqu’une quarantaine d’arbres a été commandée, mais la trésorerie était insuffisante et les coûts de la R&D trop élevés pour pouvoir passer à la production. Jérôme Michaud-Larivière, fondateur de la start-up, explique au Journal des entreprises: « Cette nouvelle arrive au mauvais moment car nous étions en pleine levée de fonds de 5 millions d’euros ». Le mensuel précise que NewWind a dorénavant trois options. Tout d’abord la levée de fonds. Pour lancer la production, la start-up a besoin de 1,25 million d’euros. Ensuite, signer un contrat d’exploitation avec le groupe Derichebourg qui, aujourd’hui, n’a qu’un contrat de maintenance et de pose. Ce qui déchargerait NewWind. Et enfin la dernière solution serait une reprise totale ou partielle de NewWind. Reste à savoir si ces trois scénarii seront suffisants pour sauver les 13 emplois en jeu. . (Info BFM)

Montebourg : candidat caméléon

Montebourg : candidat caméléon

 

Un candidat multicolore ou caméléon ? Sans doute les deux à la fois. Montebourg affirme en effet au centre de toutes les tendances  du PS. Un socialisme très coloré qui va de Strauss-Kahn à Chevènement, de la gauche sociale à la gauche du travail (allusion à Macron) avec une touche gaulliste et une autre gauchiste puisqu’il demande l’abrogation de la loi travail réclamée par les frondeurs. Bref Montebourg adopte la stratégie du caméléon, la synthèse au PS chère à François Hollande (et avant lui à Mitterrand). A la fois très à gauche mais tout autant à droite ce qui évite de trancher entre des idéologies contradictoires et irréconciliables c’est-à-dire entre les crypto communistes, les sociaux démocrates et les sociaux libéraux. Des sociaux libéraux comme Valls ou Peillon qu’il récuse par ailleurs. « Il ne faudrait pas que le candidat qui affrontera François Fillon soit un candidat social-libéral », indique-t-il encore. Dans son programme, il reprend des thèmes qu’il défend de longue date comme l’instauration d’une VIe République par référendum, avec notamment une diminution de moitié du nombre de parlementaires, l’élection à la proportionnelle d’une « fraction » de l’Assemblée nationale et l’entrée au Sénat de citoyens tirés au sort, à raison d’un par département. Alors que Manuel Valls propose de supprimer le recours à l’article 49-3 de la Constitution, Arnaud Montebourg estime nécessaire de pouvoir continuer à utiliser ce dispositif en matière budgétaire. Sur le plan économique, il propose un plan de relance de 30 milliards d’euros sur trois ans, sous forme de dix milliards de baisse de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les classes moyennes et populaires et 20 milliards d’investissements dans les infrastructures, ce qui permettrait selon lui de faire baisser de 500.000 le nombre de chômeurs. Seuls dix milliards seraient financés via une suppression du crédit d’impôt compétitivité emploi « pour les grands groupes qui n’en ont pas besoin ». Le chantre du « made in France » entend aussi que 80% de la commande et des marchés publics soient réservés aux PME hexagonales. S’agissant de l’Europe, il appelle de ses vœux un projet alternatif à la dérive « libérale et autoritaire, austéritaire » de l’UE, ce qui passe par la construction d’un « bloc réformateur radical contre le bloc conservateur qui existe dans tous les pays et dont M. Fillon fait partie ». Arnaud Montebourg propose enfin la création d’une mutuelle de soins « à prix modérés » dans le giron de Sécurité sociale et la mise en place d’un service national civil, militaire ou humanitaire de six mois. Bref un programme assez éclectique pour faire plaisir aux différents courants du PSE mais qui manque sérieusement de précision et de bouclage financier. : Un reproche qu’on peut d’ailleurs faire   la plupart des candidats d’autres formations politiques.

 

Sondage popularité : hausse de Macron, Mélenchon et Montebourg, baisse de Valls

Sondage popularité : hausse de Macron, Mélenchon et Montebourg, baisse de Valls

 

Des hausses mais aussi des baisses chez Valls et Fillon.  Arnaud Montebourg gagne 5 points en un mois et se hisse en 3e position à 51%, à égalité avec Emmanuel Macron (51%, +2), devant Jean-Luc Mélenchon (49%, +2). Martine Aubry perd 2 points à 47%, François Bayrou 5 à 46% et Manuel Valls, qui ne profite pas de l’annonce de sa candidature à la primaire socialiste, perd 5 points à 45% selon un sondage Ifop-Fiducial.  La popularité de François Hollande fait un bond de 14 points après sa décision de ne pas se représenter en 2017 et le premier ministre Bernard Cazeneuve se hisse en tête du classement des personnalités au détriment d’Alain Juppé, selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé aujourd’hui. Avec 35% de bonnes opinions, le chef de l’État retrouve le milieu du tableau, après avoir stagné durant des mois en bas de classement. Quelques jours après sa nomination à Matignon, Bernard Cazeneuve gagne 8 points à 56% et détrône le vaincu de la primaire de la droite, désormais deuxième avec 54% de bonnes opinions, selon cette enquête pour Paris Match et Sud Radio. Deux semaines après sa victoire à la primaire, François Fillon cède pour sa part 6 points à 48%. Nicolas Sarkozy perd 3 points à 32% et Marine Le Pen est stable à 30%. Par ailleurs, 53% des personnes interrogées disent préférer Emmanuel Macron à Manuel Valls (36%). Mais le résultat est inversé auprès des sympathisants du Parti socialiste, avec 62% pour Valls et 34% pour Macron. Le duel Valls/Montebourg tourne en faveur d’Arnaud Montebourg, qui recueille 49% de réponses favorables contre 45% à l’ex-premier ministre. Manuel Valls devance en revanche Benoît Hamon, l’un de ses concurrents à la primaire, avec 49% de réponses positives, contre 42% pour l’ancien ministre de l’Education. 69% des proches du PS disent préférer Valls à Hamon (28%). Enquête réalisée par téléphone du 9 au 10 décembre auprès de 1.004 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4% à 3,1%.

 

Montebourg : demandez le programme !

Montebourg : demandez le programme !

 

En apparence le programme de Montebourg présente des aspects intéressants mais avec des dimensions fortement étatiques dont  certaines irréalistes voir surprenantes  comme la nomination d’un commissaire chargé de la réduction du chômage dans chaque région et élue au suffrage universel ou encore une baisse de 50 % du coût de l’accession à la propriété. Un programme made in France cocktail de mesures protectionnistes, étatiques et sociales démocrates. Autre exemple la nationalisation d’une grande banque française de manière temporaire ou partielle ! Le soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME), autour desquelles M. Montebourg souhaite dynamiser le « made in France ». Ce soutien passerait par l’attribution de 80 % des marchés publics aux PME « pendant une période de huit ans, le temps que la France se réindustrialise ». Il propose également l’investissement de « 10 à 20 % » de l’assurance-vie des Français dans les PME et la remise en place d’un « crédit national », car, selon M. Montebourg, la banque publique d’investissement ne finance que « de façon homéopathique » les projets de développement. Cette « banque d’encouragement au risque » cautionnera « 90 % des emprunts, des crédits aux PME, aux TPE, aux start-ups, aux artisans, aux commerçants ».

  • La rénovation thermique des bâtiments dotés de 100 milliards d’euros sur cinq ans pour « faire repartir fortement les PME du bâtiment et du secteur des travaux publics », de façon à ce que l’écologie devienne le « carburant de la nouvelle croissance ».
  • La création d’un « Etat fort », avec la possibilité de « nationaliser temporairement ou partiellement une des cinq grandes banques françaises » pour agir sur l’économie nationale.
  • Le décret de la « fin de l’austérité », soit l’abandon du plafond de 3 % du déficit public autorisé au sein de l’UE.

Pouvoir d’achat :

  • L’annulation des hausses d’impôts de ces cinq dernières années pour les classes moyennes et populaires.
  • L’accès à la propriété grâce à « une baisse de 50 à 70 % par rapport au prix du marché » pour les locataires de logements sociaux, de façon à faire baisser la charge du prix du logement.

Réforme du modèle social :

  • La suspension de la directive des travailleurs détachés, un « dumping social à domicile » qui revient selon M. Montebourg à « importer le chômage des autres pays européens ».
  • La formation des chômeurs « à un nouveau métier » pendant un an sur les 24 mois d’indemnités chômage, financé par l’argent de la formation professionnelle.
  • L’élection au suffrage universel dans chaque région d’un « commissaire chargé de la réduction du chômage » et de la formation professionnelle.

Sécurité :

  • Le rétablissement du « service national, civil et militaire obligatoire pour six mois » pour tous les jeunes hommes et les jeunes femmes.
  • Le rétablissement d’une « police de proximité ».

Réformes européennes et institutionnelles :

  • Le « sauvetage aux forceps de l’Union européenne » en remettant en cause les traités européens sur la base du refus de l’austérité budgétaire et monétaire et de la création d’un « gouvernement économique » de la zone Euro pour « impliquer les citoyens » dans l’avenir de l’Europe.
  • La réduction de l’Assemblée nationale de 577 à 350 députés, dont 50 élus à la proportionnelle afin que les partis politiques « exclus de la représentation parlementaire » soient représentés.
  • La réduction du Sénat à 200 membres dont 100 tirés au sort parmi les électeurs, « un par département, afin d’assurer l’entrée de citoyens dans le système politique » et 100 membres du conseil économique, social et environnemental.
  • La fin de l’utilisation de l’article 49-3, « sauf en matière budgétaire ».

 

Le programme du Parti socialiste, présenté mardi, propose de « rétablir la conscription ». Une idée qui traverse les lignes partisanes.

2017: Montebourg leader des « frondeurs » du PS

Montebourg leader des « frondeurs » du PS

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Montebourg a reçu le soutien des frondeurs mais pour autant ce n’est pas un gage de succès aux primaires du PS.  Selon un sondage Elabe, François Hollande et Manuel Valls devancent Arnaud Montebourg auprès des sympathisants de gauche pour la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Compte tenu de l’évolution du chômage, 83 % des personnes interrogées estiment par ailleurs qu’une candidature Hollande en 2017 ne serait « pas justifiée », contre 16 % d’un avis contraire. L’enquête ne porte pas sur des intentions de vote à la primaire socialiste de janvier, mais sur des souhaits exprimés par les personnes interrogées, mêlant votants et non votants à ce futur scrutin, selon cette enquête pour BFM TV. Auprès des sympathisants de gauche, François Hollande obtient 30 % d’avis favorables, contre 28 % à Arnaud Montebourg, 16 % pour Benoît Hamon et 9 % à Marie-Noëlle Lienemann. Dans l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls – en l’absence de François Hollande -, l’actuel Premier ministre obtient 31 % de réponses positives dans cette tranche de l’électorat, contre 24 % à Arnaud Montebourg, 15 % à Benoît Hamon et 10 % à Marie-Noëlle Lienemann. Auprès des seuls sympathisants socialistes, Arnaud Montebourg est largement devancé par François Hollande (48 %, contre 25 % à l’ancien ministre de l’Économie) et par Manuel Valls (48 % contre 21 %). Le chef de file des députés « frondeurs » socialistes a cependant jugé mercredi François Hollande disqualifié pour porter les couleurs de la gauche lors de l’élection présidentielle de 2017 et lancé un appel à soutenir la candidature de l’ancien ministre de l’Economie d’Arnaud Montebourg. Il estime dans un communiqué que deux risques d’une « immense gravité » menacent la France, avec la « révolution conservatrice » promise par le candidat de la droite, François Fillon, et la « révolution nationale » représentée par Marine Le Pen, présidente et candidate du Front national. « L’inventaire lucide du quinquennat ne permet pas la réunion des gauches et des écologistes autour du président de la République », poursuit Christian Paul.

Montebourg : les électeurs de droite doivent éliminer Hollande à la primaire PS

Montebourg : les électeurs de droite doivent éliminer Hollande à la primaire PS

 

Constatant sans doute l’influence qu’ont pu avoir certains électeurs de gauche lors  de la primaire de la droite pour éliminer Sarkozy, Montebourg appelle les électeurs de droite à éliminer Hollande lors de la primaire du parti socialiste. Un appel qui pourrait être entendu non pas massivement mais peut-être suffisamment (autour de 10 % des votants) pour infliger un cuisant échec à François Hollande. « Je les invite à venir à la primaire participer finalement aux choix politiques de l’avenir du pays et d’y participer à leur manière. Je leur propose de battre le président de la République avec ma candidature », a-t-il ajouté. Selon une enquête BVA-Salesforce publiée la semaine dernière, Arnaud Montebourg l’emporterait sur François Hollande au second tour de la primaire de la gauche. L’ex-ministre du Redressement productif serait en revanche battu en cas de duel avec le Premier ministre, Manuel Valls. Très bas dans les sondages d’opinion, François Hollande doit annoncer début décembre s’il est candidat ou non à sa succession, théoriquement avant le 15, date limite de dépôt des candidatures pour la primaire organisée par le parti socialiste fin janvier. « On ne peut pas lever l’espoir sur un échec et le quinquennat est un quinquennat qui constitue un échec », a estimé Arnaud Montebourg. « Il est fait de reniements et de renoncements de combats non menés, d’abandons, donc je crois que ce serait à l’honneur du président de la République d’en tirer les justes conclusions, mais c’est lui seul qui décide ».

(Avec Reuters)

Montebourg veut un sénat de citoyens et d’élus !

Montebourg veut un sénat de citoyens et d’élus !

Face à la dégradation de la vie démocratique chaque candidat ou presque tente désespérément de mettre des rustines sur le système. C’est le cas de Montebourg qui invente le gadget d’un Sénat composé pour moitié de citoyens tirés au sort et pour moitié d’élus. On peut légitimement se demander pourquoi maintenir ce sénat qui ne fait que compliquer la procédure législative. Pourquoi aussi ne pas limiter le nombre d’élus nationaux partout, limiter la durée des mandats y compris au plan local, limiter l’accès des fonctionnaires à une  fonction élective à moins de démissionner du statut de fonctionnaire. Sans doute pour ne pas froisser les élus locaux qui constituent la base politique. La vraie question est celle de la composition sociologique des élus notamment nationaux qui ne sont absolument pas représentatifs de la population. La faute aux  appareils qui se reproduisent eux-mêmes et s’appuient  sur les mêmes couches sociales. Du coup les propositions de Montebourg relèvent davantage gadget que d’une véritable réforme de notre démocratie. Invité du grand jury RTL-LCI-Le Figaro, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire du PS, a détaillé son programme de réforme des institutions politiques françaises. Comme il l’explique, il souhaite « faire en sorte que la vague du changement par le bas, submerge l’institution par le haut ». Concrètement, cela passe par l’introduction de contre-pouvoirs dans le système politique, des contre-pouvoirs qui ne sont autres que les citoyens, « qui n’ont jamais droit à la parole ». Pour mettre cela en place, Arnaud Montebourg voudrait organiser un référendum dès le début de son mandat, pour réduire les pouvoirs du président de la République, faire en sorte que les ministres puissent être destitués par le Parlement et limiter le 49-3. Pas sûr cependant que le référendum constitue un moyen privilégié pour revitaliser la démocratie. Dire oui ou non constitue un aspect assez réducteur d’une démocratie réellement participative.

Montebourg, le Sarkozy de gauche, candidat

Montebourg, le Sarkozy de gauche,candidat

De Charybde en Sylla pour le parti socialiste avec la candidature de Montebourg sorte de Sarkozy de gauche : plus c’est gros plus ça passe,  l’essentiel est de faire de bruit. Et il en a fait du bruit mais avec peu de résultats l’ancien ministre de l’économie. Il n’a pas réussi à sauver Florange,  pas plus à empêcher la lamentable scission entre la branche énergie et la branche ferroviaire d’Alstom. Il s’est surtout borné à critiquer le gouvernement dans lequel il était au lieu de gérer son portefeuille. Ce qui lui a valu d’être exclu. Difficile de voir clair dans le corpus idéologique de Montebourg tout simplement parce que la faconde, le verbe, le baratin masque le vide sidéral. Un responsable du type Sarkozy,  près à tout en politique ;  un jour une chose, le lendemain une autre, le contraire est à nouveau retour à la première version. Bref des responsables qui confondent la démocratie avec les prétoires où il est autorisé que les avocats disent à peu près n’importe quoi du moment où cela peut assurer la défense du client. Le seul bilan positif pour Montebourg c’est d’avoir inventé la marinière made in France,  a quand le slip tricolore ? Ancien allié de François Hollande devenu depuis deux ans l’un de ses principaux détracteurs, il avait jusqu’ici laissé planer le doute sur son intention de participer à la primaire de la gauche, craignant que ses modalités ne reviennent à limiter la consultation aux seuls soutiens du gouvernement. « J’ai décidé d’inscrire ma candidature à l’élection présidentielle de 2017 dans le cadre des primaires de la gauche », a déclaré l’avocat de 54 ans, qui était l’invité du journal de 20 h de TF1 Le « parlement » du PS s’était réuni à huis clos à la Maison de la Mutualité, à Paris, pour arrêter les modalités de ce scrutin organisé par la « gauche de gouvernement » – qui réunit le PS et ses partenaires de la Belle Alliance populaire – afin de désigner le candidat de la gauche pour l’élection présidentielle du printemps. « Ces primaires ne sont pas faites pour punir mais pour unir » et « elles doivent être loyales, impartiales et transparentes », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis devant la presse après cette réunion. La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, le militant socialiste Gérard Filoche et l’ex-ministre de l’Education nationale Benoît Hamon, désormais l’une des figures des frondeurs socialistes, ont déjà annoncé leur souhait de participer à cette primaire.  Le député écologiste François de Rugy, transfuge d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV) compte également se présenter, tout comme Jean-Luc Benahmias (Front démocrate). Mieux que les guignols de Canal dont on commence à s’ennuyer !

 

Alstom : « le gouvernement savait, dit Montebourg …..Mais lui aussi

Alstom : « le gouvernement savait, dit Montebourg …..Mais lui aussi

 

 

 

 

Un peu culotté Arnaud Montebourg qui sur BFM. Déclare « Pour moi, la fermeture de Belfort est la preuve de l’abandon par la classe dirigeante des dossiers industriels ». Déclare Montebourg étaient pourtant à leur ministre de l’économie quand à brader sa branche énergie au américain « L’un des anciens présidents d’Alstom était M. Tchuruk, qui avait théorisé la France sans usine », a-t-il poursuivi. « Nous avons eu ensuite Patrick Kron, qui contre un chèque de 4 millions d’euros est allé vendre en pièces détachées toute la branche énergétique d’Alstom. Il a fallu se battre, créer les conditions du blocage pour éviter qu’Alstom ne soit dévoré ». Selon Arnaud Montebourg, « le gouvernement le savait, il n’a strictement rien fait »….même lui qui était ministre de l’économie.

Dans son livre dans son livre « ,  Jean-Michel Quatrepoint, remet les pendules à l’heure. Extrait (site Atlantico)

« La responsabilité des dirigeants d’Alstom, comme celle du conseil d’administration du groupe, est engagée. Ceux- ci n’ont pas anticipé l’évolution des marchés. Ils se sont laissé happer, pendant des années, par les querelles d’ego qui ont miné la filière nucléaire française. Pendant que les Gaulois d’Areva, d’Alstom et d’EDF s’étripaient, les concurrents, eux, s’activaient et se renforçaient. En ce qui concerne son secteur de production des turbines à gaz, Alstom n’a pas pris les décisions qui s’imposaient quand il en était encore temps. Enfin, ses dirigeants sont aussi coupables de n’avoir pas mesuré l’ampleur de l’offensive judiciaire américaine. À leur décharge, ils ne sont pas les seuls. BNP Paribas en sait quelque chose, qui doit s’acquitter de 9 milliards de dollars d’amende pour avoir effectué des transactions avec des pays sous embargo américain.  Qu’on le regrette, qu’on s’en offusque, importe peu. Notre classe dirigeante, tant au niveau des grandes entreprises que de la haute administration, a joué les autruches. Les États- Unis imposent au monde occidental de nouvelles normes dans le droit des affaires, découlant directement d’une évolution récente du Droit américain. Comme la première puissance mondiale contrôle, à travers sa monnaie, l’ensemble des transactions internationales, elle impose ses normes juridiques. Des entreprises comme Alstom n’ont pris conscience que très tardivement de cette évolution, impulsée il y a plus d’une décennie déjà et qui bouleverse certaines de leurs méthodes commerciales. L’État a sa part de responsabilité dans cet aveuglement. N’ayant pas vu venir l’offensive judiciaire américaine, il n’a pas vraiment adapté notre droit à ce nouveau paradigme. Il n’a pas su, non plus, élaborer, de concert avec les entreprises, une stratégie globale pour s’adapter à cette nouvelle donne de la guerre économique. Un État qui ne veut plus, ne peut plus jouer son rôle de stratège, d’arbitre, de fédérateur des intérêts de l’entreprise France. Au colbertisme si décrié depuis vingt ans, pourtant synonyme de la grandeur de la France, a succédé le laissez- faire total. Les Allemands chassent en meute. C’est leur force. Aux États- Unis, ce qui est bon pour les entreprises est bon pour le pays et vice- versa. Dans ses fonctions de secrétaire d’État, de 2009 à 2013, Hillary Clinton n’hésitait pas à peser de  tout son poids pour que les grandes entreprises américaines obtiennent des contrats. General Electric en a largement profité. En France, nos managers, sortis des grandes écoles de la République, ont par trop considéré les entreprises comme leur propriété personnelle, alors qu’ils n’en sont que des salariés mandataires. À l’image de Patrick Kron, ils détestent généralement l’État, oubliant tout ce qu’il a fait pour eux et pour l’entreprise qu’ils dirigent. Sans l’État, Alstom, société anonyme à l’actionnariat privé, serait mort en 2004. Sans les coups de pouce de la Coface et les commandes publiques, l’entreprise ne se serait pas maintenue dans le peloton de tête des géants de la construction électrique. Voilà pourquoi, en négociant en catimini son accord avec General Electric, Patrick Kron a une responsabilité, au moins morale. Il a voulu mettre tout le monde devant le fait accompli. Il a finalement réussi. La préparation d’un accord a fuité. Le scoop de l’agence Bloomberg, le 23 avril 2014, n’a fait que repousser l’échéance. Le pouvoir exécutif, de François Hollande à Arnaud Montebourg, en passant par Manuel Valls et Emmanuel Macron, a tenté de sauver les meubles. En négociant avec General Electric quelques aménagements pour préserver les intérêts d’EDF et d’Areva dans la maintenance des centrales nucléaires. Sur le fond, ces efforts n’ont rien changé à la cession, comme l’avouera Patrick Kron devant les actionnaires : « Il n’y a eu aucun changement depuis la divulgation du projet d’accord le 23 avril par Bloomberg, ni sur la nature de l’opération, ni sur son prix. » Dès le départ, c’est bien la vente de l’ensemble des activités dans le secteur énergie d’Alstom qui a été négociée pour 12,35 milliards d’euros. Tout le reste n’aura été qu’un habillage. Le scandale, c’est aussi et surtout la manière dont cette opération a été présentée, « vendue » à l’opinion publique, aux actionnaires, aux salariés et à la représentation nationale. Ce qui fera dire à certains députés qu’ils ont été « floués ». Tous les protagonistes y sont allés de leurs contre- vérités. De Jeffrey Immelt à Patrick Kron, en passant par Arnaud Montebourg et le gouvernement. Les uns ont menti par omission. Les autres, intentionnellement. Comme il fallait sauver la face, on a présenté, à l’été 2014, un accord entre égaux, un accord équilibré entre Alstom et GE l’acquéreur. Il a été vanté la création de trois co- entreprises, à 50/50, associant les deux groupes. Au passage, on a oublié de mentionner que General Electric récupérait à 100 % les deux tiers du pôle énergie d’Alstom, de loin l’activité la plus rentable du groupe… En focalisant l’attention sur les co-entreprises et la golden share de l’État français s’appliquant à la partie strictement nucléaire des activités du groupe, on a omis de mentionner quelques détails. Ceux- ci n’apparaîtront au grand jour que quelques mois plus tard… à la fin de l’année 2014. Ce sera fâcheux. Plus d’accord entre égaux. General Electric est bien le patron opérationnel. Dans la co-entreprise nucléaire, GE a même 80 % des actions, et non pas 50 %. Dans Alstom Grid et Alstom Énergies renouvelables, il a 50 % plus une action et une voix prépondérante au conseil d’administration. L’américain a le pouvoir de décision. Il contrôle la gestion, la trésorerie. Sans parler des management fees que s’octroie toujours le groupe majoritaire. On laisse aux Français la direction technique. Rien d’étonnant, c’est justement cela qui intéresse General Electric, les Français ayant des savoir- faire à lui apporter dans des domaines que l’américain avait abandonnés : hydraulique, nucléaire, charbon, éolien off shore. »

 

La finance c’est comme le cholestérol (Montebourg)

La finance c’est comme le cholestérol (Montebourg)

 

 

Sans doute pour contredire Hollande qui réactualise son fameux slogan « l’ennemi c’est la finance » Montebourg considère que la finance c’est comme le cholestérol, il y a le bon côté et le mauvais côté. La finance « ce n’est pas un adversaire », a affirmé mardi Arnaud Montebourg (PS), candidat à l’Elysée pour 2017, parodiant une célèbre formule prononcée par François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012. « La finance ce n’est pas un adversaire. La finance, il y a la bonne et la mauvaise, c’est comme le cholestérol », a déclaré l’ancien ministre de l’Economie sur BFM Business. « Il y a celle qui spécule, qui est sur les marchés, qui ne s’intéresse pas au long terme, qui est trop gourmande. Et puis il y a celle qui est patiente, qui est sur le long terme, qui s’intéresse à l’économie réelle, à l’industrie, à la production, celle-là, on en a besoin. » Pour Arnaud Montebourg, « il faut juste faire changer les comportements de la finance ». Bref changer le changement !

Primaire à gauche : Montebourg vainqueur

Primaire à gauche : Montebourg vainqueur 

 

Selon un sondage Ipsos commandé par le parti socialiste Montebourg serait vainqueur de la primaire à gauche. Dans l’hypothèse où François Hollande et Benoît Hamon se présenteraient, l’ancien ministre du redressement productif totaliserait 32% de voix, contre 37% pour le président sortant et 13% pour l’ancien ministre de l’Éducation. Montebourg l’emporterait ensuite face à Hollande au second tour avec 53% des suffrages. Dans l’hypothèse où François Hollande renoncerait à se représenter au profit d’une candidature de Manuel Valls, ce dernier serait en tête au premier tour avec 35% des voix, talonné par Arnaud Montebourg avec 32%. Au second tour, l’ancien patron de Bercy battrait le premier ministre à plates coutures, avec 54% des voix contre 46%. Si, en revanche, c’était Emmanuel Macron (qui a déjà manifesté son refus d’intégrer la primaire) qui représentait l’aile droite du PS en l’absence du premier ministre et du président, l’ancien banquier serait en tête au premier tour avec 38% des voix. Il perdrait cependant de peu au second tour avec 48% des suffrages pour 51% à Arnaud Montebourg. Ces indicateurs, recueillis par le parti socialiste, pourraient convaincre Arnaud Montebourg de concourir à la primaire promise par Jean-Christophe Cambadélis. Bien qu’il ait été l’un des principaux initiateurs de l’édition de 2011, Arnaud Montebourg n’a rien laissé filtrer de ses intentions quant à une éventuelle participation lors de sa déclaration de candidature à Frangy-en-Bresse, le week-end dernier. François Hollande et Arnaud Montebourg devraient clarifier leurs intentions dans le courant du mois de décembre. Les deux tours de la primaire pourraient avoir lieu les 22 et 29 janvier prochains. Ce «sondage secret» a été réalisé entre le 1er et 4 juillet, selon la méthode des quotas, à partir d’un échantillon d’environ un millier de personnes, certaines d’aller voter à la primaire socialiste. La même méthodologie est employée par Ipsos pour sonder les chances des candidats de la primaire à droite.

(Avec le Point et AFP)

2017 : candidature Montebourg : le flop

2017 : candidature  Montebourg : le flop

Avec seulement 28 % d’opinions positives Montebourg vient en 14e position parmi les leaders politiques loin derrière Juppé évidemment ou encore Macon. Depuis 2014, la popularité de l’ex-ministre socialiste de l’Economie est globalement en forte baisse, 37% des Français ayant une bonne opinion de lui, contre 51% il y a deux ans. En outre, seuls 50% des sympathisants de gauche ont aujourd’hui une bonne opinion d’Arnaud Montebourg, contre 73% en avril 2014. Cette chute est surtout flagrante auprès des sympathisants PS, passant de 75% il y a deux ans à 43% aujourd’hui, soit une baisse de 32 points en deux ans. Cette enquête a été réalisée les 22 et 23 août auprès d’un échantillon de 1099 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Avec Reuters)

 

Montebourg : l’abaissement improductif

Montebourg : l’abaissement improductif

 

Des propos présidentiels assorti par le porte-parole du gouvernement de piques à l’adresse d’Arnaud Montebourg, qui a invité dimanche François Hollande, dans un discours très offensif, à renoncer à un second mandat. Stéphane Le Foll, proche du chef de l’Etat, a ironisé sur l’ancien ministre du Redressement productif en l’invitant à « ne pas tomber dans l’abaissement improductif ». Arnaud Montebourg a inscrit dimanche son nom sur la liste hétéroclite des personnalités de gauche en lice pour l’élection présidentielle de 2017, dont le point commun est de cibler François Hollande et le bilan de son quinquennat finissant. Face à cette adversité, à laquelle s’ajoute le cavalier seul du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, le chef de l’Etat en a appelé lundi à « l’esprit de responsabilité » et au « collectif » lors du conseil des ministres de rentrée. « . D’autres membres du gouvernement se sont agacés du ton d’Arnaud Montebourg à l’encontre du président, qui doit dire en décembre s’il est candidat à sa propre succession. Dans la cour de l’Elysée, le ministre des Sports, Patrick Kanner, a jugé « excessifs » les mots employés par son ancien collègue, membre du gouvernement de 2012 à 2014. Le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie le Guen, a dénoncé pour sa part sur France 2 la « violence » de la charge d’Arnaud Montebourg. « Lorsqu’on a été membre de ce gouvernement de François Hollande (…), lorsqu’on est un responsable, qu’on a vocation à l’être en tout cas, de la gauche, je pense qu’on peut s’exprimer sans être dans l’outrance et dans la caricature », a-t-il estimé. La candidature d’Arnaud Montebourg s’ajoute à celles d’autres ex-ministres comme l’écologiste Cécile Duflot, dans le cadre de la primaire organisée par Europe-Ecologie Les Verts, ou le socialiste Benoît Hamon. Ce dernier s’inscrit dans le cadre de la primaire que le Parti socialiste veut organiser en janvier, de même que la sénatrice « frondeuse » Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche, inspecteur du travail à la retraite et autre franc-tireur du PS, qui a aussi appelé François Hollande à ne pas se présenter. Arnaud Montebourg s’est borné dimanche à dire qu’il était « candidat à la présidence de la République », laissant entendre qu’il pourrait enjamber une primaire aux contours encore flous.

(Reuters)

Montebourg : socialiste, gaulliste, écolo et…. démago

Montebourg : socialiste, gaulliste, écolo et…. démago

Un programme en forme d’auberge espagnole pour Montebourg (Comme à la samaritaine on y trouve tout). Une sorte de programme de bistrot avec des propositions intéressantes comme le retour du service militaire ou la réduction du nombre de parlementaire mais aussi nombre de mesures démagogiques comme l’annulation des augmentations d’ impôts de ces dernières années, le creusement du déficit ou la nationalisation d’une banque. L’ancien ministre Arnaud Montebourg s’est en effet lancé dimanche dans la course à l’élection présidentielle de 2017, esquissant un »projet France». On se serait douté que ce projet était destiné à la France !  « Je suis candidat à la présidence de la République », a-déclaré Montebourg dimanche.  « Je suis bien conscient des difficultés de la tâche à accomplir (mais) je suis convaincu que nous pouvons, cette fois, l’emporter », a ajouté l’ex-député, sans jamais évoquer la primaire que le Parti socialiste veut organiser en janvier. Son « projet alternatif » pour la France est « un projet socialiste : oui, pour une grande part (…) mais pas seulement », a dit celui qui avait recueilli 17% des voix à la primaire PS de 2011, affirmant s’être aussi inspiré des idées écologistes et du « gaullisme social ». L’ancien allié de François Hollande devenu son détracteur a eu des mots sévères pour le chef de l’Etat. « Il m’est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l’actuel président de la République », a-t-il dit. Celui qui fut son ministre du Redressement productif de 2012 à 2014 s’est adressé directement au locataire de l’Elysée, qui dira en décembre s’il brigue ou non un second mandat. « Je lui demande de bien réfléchir à sa décision, de bien considérer les faits, de prendre en compte l’intérêt supérieur du pays, de mesurer la faiblesse inédite et historique qui est la sienne au regard des Français, d’affronter sa conscience, sa responsabilité, et s’il le faut, de lutter contre lui-même ». Arnaud Montebourg a présenté un programme prévoyant une relance économique via une annulation des hausses d’impôts de ces cinq dernières années et la mobilisation de l’assurance-vie pour aider les petites et moyennes entreprises. Entre 10% et 20% de l’épargne nationale y serait consacré. Il n’a par ailleurs pas exclu de « nationaliser temporairement ou partiellement une des cinq grandes banques françaises » pour financer la « reconstruction » du secteur industriel. Le chantre du « made in France » veut aussi réserver 80% des marchés publics de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux aux PME de France, une mesure protectionniste contraire aux règles européennes. « Je préfère payer les amendes plutôt que laisser mourir l’économie française », s’est-il justifié. Comparant l’Union européenne à « une entreprise en faillite qu’il faudrait restructurer pour la sauver », il invite à « bâtir un nouveau projet qui devra déboucher sur un nouveau traité de Rome ». Il prône entre autres l’abandon du plafond de 3% du déficit public autorisé au sein de l’UE, qu’il juge responsable de l’austérité. Face à l’insécurité et au terrorisme, le candidat Montebourg propose le rétablissement du service national obligatoire, civil ou militaire, pour une durée de six mois, à destination des jeunes hommes et femmes. Vingt ans après la suppression du service militaire par Jacques Chirac, l’ex-ministre y voit une façon de soutenir les forces de l’ordre et une illustration du « beau mot de fraternité » pour des jeunes d’origines diverses « tous d’abord Français, et passionnément au service de la France. » Au chapitre institutionnel, Arnaud Montebourg propose de profondes réformes : retour au septennat, qui serait non renouvelable, réduction à 350 du nombre de députés (au lieu de 577), à 200 du nombre de sénateurs (au lieu de 348), fin du recours à l’article 49.3 permettant l’adoption d’une loi sans vote, sauf pour les textes budgétaires. Il veut aussi réserver l’Ecole nationale d’administration (Ena), qui forme l’élite de l’administration, à des candidats ayant une expérience professionnelle.

(Avec Reuters)

Montebourg : le candidat Bleu-Blanc-Rouge

Montebourg : le candidat Bleu-Blanc-Rouge

 

Des chaussettes jusqu’à la marinière en passant par le slip tout sera Bleu-Blanc-Rouge chez Montebourg qui va annoncer sa candidature pour 2017. Bref le champion du made in France va en faire des tonnes à coups d’effets de manches (tricolores aussi)  pour tenter de gagner la primaire à gauche voire même pour se présenter sans l’accord du parti socialiste. Comme Hollande en 2012,  il promet de tout changer y compris l’Europe. Évidemment des promesses qui n’engageront que ceux qu’il est écoute.  Dans un registre volontiers souverainiste, le chantre du made in France entend donc mettre en place un mandat « voté par le peuple » pour renégocier avec Bruxelles certaines dispositions communautaires. Selon nos informations, Montebourg promet par exemple s’il est élu président d’engager un bras de fer avec la Commission pour supprimer la directive sur les travailleurs détachés. Quitte à l’interdire unilatéralement sur le sol français. Il envisage par ailleurs de revoir les mécanismes des commandes publiques afin de favoriser les entreprises françaises. Dans la fibre patriotique, Montebourg va annoncer le retour d’un service national obligatoire pour les garçons et les filles, selon de nouvelles modalités. Les jeunes concernés devront donner un peu de leur temps et de leur énergie au pays pour répondre à des enjeux de solidarité et de développement notamment. Objectif, selon un proche, « renouveler l’idée de nation, de communauté d’intérêts de droits et de devoirs ».  Sur le plan économique, l’ancien ministre de Bercy souhaite créer une grande banque couvrant les risques des PME, l’actuelle BPI (Banque publique d’investissement) étant jugée utile mais sous-dimensionnée. Plus originale, la création d’un service public local de l’emploi, placé « sous contrôle citoyen » au niveau régional. En matière de pouvoir d’achat, Montebourg, qui s’est reconverti dans le privé après sa sortie du gouvernement en septembre 2014, propose que les salariés touchent une participation plus importante sur les bénéfices de leur entreprise. Enfin il voudrait offrir la possibilité à quatre millions de locataires du parc HLM d’acquérir leur logement.

 

 

2017 : Montebourg en slip tricolore

2017 : Montebourg en slip tricolore

L’annonce de la candidature de Montebourg pour les présidentielles est imminente. Ce sera donc un nouveau changement de fonction  pour Montebourg qui troque son métier de vendeur de meubles chez Habitat pour celui de marchand de salades. Il faut dire que le passage de Montebourg chez Habitat n’est pas nécessairement une réussite puisque le chiffre d’affaires a baissé de 10 % en 2015 ! Montebourg sera sans doute plus efficace pour vendre des salades politiques en profitant de la  primaire organisée à gauche. Après avoir relancé la marinière Made in France peut-être Montebourg va-t-il promouvoir le slip tricolore ? A quelques jours de la fête de la rose qu’il organise tous les ans à Frangy-en-Bresse, l’ancien ministre de l’Economie va « suspendre ses activités chez Habitat… le temps de la campagne électorale », annonce-t-il au Canard enchaîné. Depuis mars 2015, il occupait le poste de vice-président de l’entreprise d’ameublement. Mais l’ancien ministre ne s’était pas arrêté là: il avait également investi dans une start-up française, New Wind, dont il était président du conseil de surveillance. Là encore, il va suspendre ses activités pour ne pas gêner la levée de fonds potentielle de l’entreprise. Comme le rappelle l’hebdomadaire, Arnaud Montebourg ne compte pas s’arrêter pour autant de travailler: il va poursuivre sa collaboration avec le groupe Talan, et conserve sa petite société Les Equipes du Made in France. Mais le plus gros projet qui l’attend reste encore son parti politique, Le Projet France. En attendant d’annoncer, peut-être, une candidature à Frangy le 21 août prochain. Montebourg qui n’a pas montré de compétences particulières comme ministre de l’économie s’était distingué par contre en se faisant le représentant de la marinière made in France, peut-être lancera-t-il cette fois la mode du slip tricolore, une tenue qui pourrait lui être utile après le désastre attendu de 2017.

 

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