Archive pour le Tag 'Montebourg'

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

 

Officiellement Montebourg va déclarer forfait pour les présidentielles en raison de l’impossibilité de réunir les 500 signatures d’élus nécessaires. La vérité est sans doute tout autre à savoir que sa candidature n’a jamais réellement pris dans l’opinion. Pour preuve les sondages ne lui attribuent qu’autour de 1 %. Certes Montebourg a soulevé des questions légitimes concernant les délocalisations et la nécessité de réindustrialiser le pays. Le problème chez Montebourg, c’est le manque de crédits de ses propositions. Un manque de pertinence pour ne pas dire de nonchalance dont il a d’ailleurs témoigné quand il était ministre du redressement productif ( la gauche a toujours fait dans l’innovation sémantique ! Moins dans l’innovation opérationnelle).Il faut aussi reconnaître que Macron a bien savonné la planche de Montebourg quand ce dernier était ministre de l’industrie.

Montebourg va donc retourner à son activité mellifère . Arnaud Montebourg n’aurait pas l’intention de soutenir qui que ce soit dans l’immédiat même s’il se sent particulièrement «proche de Fabien Roussel». Certains membres de son équipe de campagne pourraient d’ailleurs rejoindre le candidat communiste. Ses liens sont aussi notoires avec Christiane Taubira qui dirigea son comité de soutien à la primaire de 2011-2012. Il n’y aurait pour autant aucune évidence.( On ne voit pas en effet très bien ce qui rapproche ces deux personnalités).

Une union de Taubira avec Montebourg : le mariage de la carpe et du lapin ?

Une union de Taubira avec Montebourg : le mariage de la carpe et du lapin ?

Montebourg , comme d’ailleurs la maire  de Paris Anne Hidalgo, aimerait bien se dépatouiller de cette affaire de candidature aux présidentielles qui le ridiculise. En effet, dans les derniers sondages on ne lui attribue plus que environ 1 %. Même chose pour Anne Hidalgo qui elle peut espérer 3 à 4 %, c’est-à-dire la moitié du score déjà pitoyable de Benoît hamon  en 2017.

Elle aussi voudrait bien transmettre le bâton merdeux à Taubira bien contente quelque soit le score de s’exhiber et de jeter ses derniers feux de bourgeoise gauchiste. L’union paraît d’autant plus paradoxale que Montebourg et Taubira ne partagent à peu près rien en commun. Montebourg est l’avantage sur des valeurs républicaines universalistes classiques tandis que Taubira ne résiste pas courant wokiste ou la cancel culture.

Sur l’énergie, sur l’économie, sur l’environnement même sur le social, il n’y a pas grand-chose qui les rassemble. On pourrait objecter que Taubira n’ayant pas vraiment de programme, ce rassemblement n’est pas impossible.C’est toute la contradiction de cette perspective d’union de la gauche réclamée par des bobos.

 C’est précisément cette confusion totale des analyses, des projets et des idéologies qui a coulé la gauche. Une gauche qui finalement Une fois pouvoir a globalement fait une politique de droite classique à quelques exceptions près.

Immigrés et transferts de fonds privés : mea culpa de Montebourg

Immigrés et transferts de fonds privés : mea culpa de Montebourg

 

Mea culpa de Montebourg après sa proposition de bloquer le transfert de fonds privés des immigrés vers leur pays d’origine. la proposition du candidat aux élections présidentielles visait à sanctionner les pays qui refusent le retour des immigrés clandestins condamnés en France.

Ceci étant,  sa proposition de sanctionner tous les immigrés paraissait juridiquement et politiquement bien mal adapté à sa préoccupation.

Juridiquement il est évident que la proposition était relativement inapplicable sans parler des mesures de rétorsion aurait pu prendre les pays dans lesquels nous avons des intérêts.

Les transferts de fonds privés des immigrés représentent 2deux à 3 milliards moyenne annuels mais la balance commerciale de l’Algérie est très déficitaire vis-à-vis de la France..

Le déficit de la balance commerciale de l’Algérie s’est élevé à 10,6 milliards de dollars au cours de l’année 2020.

 

Le  volume des importations algériennes a enregistré une baisse de 18% en 2020, pour s’établir à 34,4 milliards de dollars, alors que le volume des exportations a diminué au cours de la même année de 33% à 23,8 milliards de dollars.

la Chine est le premier partenaire de l’Algérie avec 17% des importations, suivie de la France de 10%, de l’Italie de 7%, de l’Allemagne de 6,5% et de l’Espagne de 6,2%.

Immigration : Montebourg dérape

Immigration : Montebourg dérape

Autant on peut adhérer à certaines analyses de Montebourg sur la maîtrise de l’immigration autant sa proposition de bloquer les transferts financiers vers les pays d’origine des immigrés paraît totalement iconoclaste. D’abord juridiquement évidemment , c’est impossible au regard des réglementations internationales et européennes. Politiquement, c’est également une erreur qui met dans chaque des immigrés coupables d’infraction en France et ceux qui travaillent et respectent les lois républicaines françaises. ( On imagine qu’elle serait les rétorsions politiques et financières vis-à-vis de la France). Comme d’habitude Montebourg fait souvent des analyses qu’on peut partager mais les solutions qu’il propose sente l’amateurisme technique et l’aventurisme politique

.Montebourg a largement raison de dénoncer le phénomène de désindustrialisation en France est de se prononcer pour des relocalisations. Par contre, Montebourg démontre une nouvelle fois son incompétence politique et technique.

 

Pour une politique de “made in France” XXL (Montebourg)

Pour  une politique de “made in France” XXL (Montebourg)

Montebourg dénonce les «démantèlements» opérés durant le quinquennat d’Emmanuel Macron qui ont creusé, selon lui, le déficit de la balance commerciale de la France.

La balance des échanges extérieurs constitue en effet  l’indicateur central de la compétitivité d’un pays. Or depuis des dizaines d’années la balance commerciale de la France est dans le rouge, en moyenne de 50 à 60 milliards. Observons que parallèlement en moyenne l’Allemagne dégage un excédent ôyen de 200 milliards . En cause évidemment l’insuffisance de compétitivité et de qualité des exportations françaises,le  poids de la fiscalité et le manque de productivité de la population active française.

Le déficit commercial pourrait atteindre 60 milliards en 2021 est presque 100 milliards en 2022.

Par ailleurs En 2020, le déficit des transactions courantes ressort à 43,7 milliards d’euros (1,9 % du PIB). Il se dégrade de 36,7 milliards par rapport à 2019. Cette dégradation s’explique par le creusement du déficit du commerce des biens manufacturés, dû notamment à la baisse des excédents dans l’aéronautique et par le recul de 7,6 milliards de l’excédent du commerce de services recule dû notamment à celui des services de voyages. Le solde des revenus d’investissements s’établit à 20,7 milliards d’euros, soit une dégradation de 15,8 milliards d’euros.

Pour combler toutes ses insuffisances d’une manière ou d’une autre il faut recourir à la dette. Pour l’instant la crédibilité de la note de la France est assurée grâce à l’Europe et à l’Allemagne. En clair, la France vit à crédit depuis longtemps grâce à la bonne gestion des pays frugaux et de l’Allemagne en particulier.

«La France est dans la panade». À deux reprises, Arnaud Montebourg, candidat à la présidentielle, a prononcé cette formule sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. «Tous les pays européens, sauf l’Espagne, la Roumanie et la France, ont une balance commerciale excédentaire, affirme Arnaud Montebourg. Nous avons un déficit de 85 milliards d’euros de la balance commerciale. On est la lanterne rouge en Europe de l’incapacité à produire pour nous-mêmes, se désole Arnaud Montebourg. La situation s’est aggravée sous le quinquennat Macron».

Et d’ajouter : «Je sais pourquoi : vous laissez vendre l’industrie en pièces détachées et que vous la laissez déménager. Alstom, Technip, Alcatel, Lafarge, Essilor, Suez : tout ça ce sont les démantèlements Macron», a déploré Arnaud Montebourg, partisan revendiqué de la souveraineté industrielle depuis plus de dix ans.

Pour sauver la France «économiquement, politiquement et humainement», l’ancien locataire de Bercy prône une «politique de “made in France” XXL». «Les médicaments Alcaloïde, ça sert à endormir les gens pendant les opérations chirurgicales, on en importe chaque année 10 milliards par an. C’est l’équivalent de 10 usines. On va dire aux directeurs d’achat des hôpitaux : “Maintenant, vous achetez sur nos usines”».

 

« Doublement du salaire des enseignants » : pas sérieux d’après Montebourg

« Doublement du salaire des enseignants » : pas sérieux d’après Montebourg

Il est clair qu’Anne Hidalgo a commis sa première erreur politique comme future candidate à l’élection présidentielle avec sa proposition un peu surréaliste de doublement des salaires des enseignants. Du coup même à gauche, la critique est sévère et Arnaud Montebourg qui se présente sans l’aval socialiste en a profité pour enfoncer la maire de Paris.

Invité de l’émission «On est en direct» sur France 2, l’ancien ministre du Redressement productif de François Hollande a raillé la proposition d’Anne Hidalgo de doubler les salaires des professeurs sur cinq ans«Personne n’y croit», a-t-il soupiré. «Et ça fait des dégâts chez les enseignants. Ils ont l’impression d’être des jouets électoraux», a déploré Arnaud Montebourg. Le candidat a voulu souligner qu’une telle proposition représentait «60 milliards» d’euros, soit «80% de l’impôt sur le revenu». «Donc personne ne peut le croire», a-t-il répété.

2022 : Montebourg aussi candidat à la présidentielle

2022 : Montebourg aussi candidat à la présidentielle

 

 

L’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg a officialisé samedi sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 en France. L’intéressé ne fait aucune référence au parti socialiste qui de son côté présentera un candidat désigné par les militants.

Pour lui, sa candidature vise à empêcher un « duel mortifère Macron/Le Pen », il faut à la gauche « penser aux classes populaires et moyennes qui ont fait l’élection présidentielle: Chirac avec la « fracture sociale », Sarkozy avec le « travailler plus pour gagner plus », Hollande avec « mon ennemie la finance », Macron avec sa fausse révolution qui s’est transformée en restauration ». À propos de Mélenchon, il déclare

« A force de creuser des tranchées sectaires autour de lui, il ne peut pas rassembler (…). Jean-Luc Mélenchon ne sera pas président de la République, tout le monde le sait »,

Montebourg : la primaire pour les autres pas pour lui !

Montebourg : la primaire pour les autres pas pour lui !

L’essayiste David Desgouilles n’exclut pas que l’ancien ministre réussisse une percée s’il conjugue souveraineté économique et fermeté en matière de sécurité et d’immigration. Toutefois parmi des contradictions il y a le faite que Montebourg est l’initiateur du concept de primaire qu’il  ne veut pas s’appliquer à lui-même (interview dans le Figaro, extrait)


Arnaud Montebourg va annoncer, début septembre, sa candidature à la présidentielle. Un sondage l’a crédité de 5 % des intentions de vote. Pour autant il ne représente aucune formation politique établie. Est-ce une candidature de témoignage ?

David DESGOUILLES. - Qui peut aujourd’hui prévoir ce qui va se passer d’ici au mois d’avril 2022 ? La situation sanitaire, mais aussi internationale, rendent aléatoire toute tentative de prévision. D’autant qu’une frange toujours plus croissante des électeurs se décident lors des dernières semaines voire les derniers jours de la campagne.

Il y a cinq ans, les chances d’Emmanuel Macron, qui ne représentait lui non plus aucune formation politique établie, étaient minces selon la plupart des observateurs. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a bondi de 6% dans les sondages fin janvier 2017 à près de 20% dans les urnes trois mois plus tard.

Ce qui compte, c’est de parvenir à trouver un espace politique, grâce à un projet cohérent et audible, puis de créer une dynamique. Arnaud Montebourg en est-il capable ? C’est possible mais il est impossible de préciser un taux de probabilité sans manquer de sérieux.

À gauche, Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et les Verts se sont déjà positionnés pour 2022. Montebourg ne risque-t-il pas d’être un candidat de plus dans une présidentielle embouteillée ?

Montebourg a déjà eu l’occasion de préciser qu’il ne s’inscrivait plus dans un clivage droite-gauche. Il a fait comprendre également que cette fois, il ne passerait pas par une primaire, souhaitant s’adresser directement et immédiatement aux Français.

C’est ce qu’il a de mieux à faire car telle est le véritable esprit de l’élection présidentielle dans la Ve République. Mais je ne peux m’empêcher de sourire à ce retour aux sources gaulliennes, puisqu’il fut l’un des militants les plus zélés d’une VIe République et également l’une des chevilles ouvrières de l’importation du système des primaires en France.

 

Y a-t-il un espace politique pour le souverainisme qu’Arnaud Montebourg semble vouloir incarner ? Pourquoi ?

Je ne pense pas qu’il limite son projet à un souverainisme «de gauche». Il devrait plutôt aller vers un souverainisme plus complet. Ce souverainisme-là, qui ne souffrirait d’aucun angle mort, a sans doute un espace politique, pour peu qu’il soit décliné avec intelligence, de manière audible et compréhensible par le plus grand nombre.

Notre crise est avant tout démocratique, on le constate avec la contestation, assez soutenue par l’opinion, contre le passe sanitaire. Le sentiment de dépossession démocratique est extrêmement répandu dans le pays. La souveraineté est la clef de tout ça. Les peuples veulent «reprendre le contrôle». Celui qui convaincra les électeurs qu’ils reprendront ce contrôle grâce à lui peut emporter la décision. Plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens…

 

On connaît les positions d’Arnaud Montebourg sur le plan économique (made in France, relocalisations, etc.), moins sur les questions de société (immigration, sécurité). Est-ce son talon d’Achille pour convaincre de larges pans de la population française?

En effet, on les connaît peu. Je ne conseillerais pas à Arnaud Montebourg d’être une forme de miroir inversé de ce qui se passe à droite sur les questions de souveraineté. Xavier Bertrand mais aussi l’ex-commissaire européen Michel Barnier, de manière surprenante, insistent aujourd’hui sur la souveraineté juridique du pays, et font des propositions en ce sens, mais seulement sur les questions d’immigration et de sécurité. C’est à mon sens insuffisant pour convaincre les classes populaires de revenir vers eux.

Le même dilemme, mais dans l’autre sens, se pose à Arnaud Montebourg : s’il délaisse ces sujets régaliens de souveraineté et ne se concentre que sur les sujets de souveraineté économique, il sera borgne lui aussi et ne convaincra pas les classes populaires, un peu comme Jean-Pierre Chevènement en 2002. En est-il conscient ? C’est possible puisqu’il semble ne pas vouloir inscrire sa campagne «à gauche». Nous en saurons sans doute davantage à partir du 4 septembre.

Candidature Présidentielle: Montebourg, le bobo de gauche aussi !

Candidature Présidentielle: Montebourg, le bobo de gauche aussi ! 

 

Montebourg n’a pas peur du ridicule. Il a d’ailleurs montré lorsqu’il était ministre de l’économie, plus généreux en paroles en action. Cette fois le bobo de gauche, archétype du responsable du parti socialiste, se déclare candidat à la présidentielle de 2022. Et pour ajouter un peu plus au ridicule, Montebourg s’affranchit de la consultation socialiste. « L’état de la France, la violence des fractures, les dangers l’ont obligé à sortir de sa réserve. C’est quasiment une question morale pour lui », explique Laurence Rossignol. La sénatrice PS de l’Oise appartient au petit cercle des premiers soutiens d’Arnaud Montebourg. « Ce qui a consolidé sa décision cet été, ajoute-t-elle, c’est que les raisons pour lesquelles il était décidé à y aller sont toujours valides et que rien ni personne n’est parvenu à s’imposer ces derniers mois. » En l’état des sondages pourrait bien faire 2 ou  3 %. De quoi favoriser encore davantage l’éclatement ce qui reste de la gauche. Lors des derniers sondages ont donnait à l’écolo Jadot autour 10% des voix, à Anne Hidalgo 8% et Jean-Luc Mélenchon 7% et à Fabien Roussel du Parti communiste 2,5% à   »un candidat d’extrême gauche » 1,5% des voix.

Pour tuer la gauche définitivement : le retour de Montebourg !

Pour tuer la gauche définitivement : le retour de  Montebourg !

Il est clair que pour espérer un jour une éventuelle renaissance d’un parti socialiste, il faut tuer ce qui reste du parti existant. Finalement la renaissance de l’histoire quand l’actuel parti socialiste avait tué la vieille SFIO compromise et usée.

 

Pourtant certains s’accrochent à l’idée qu’on pourrait encore relancer la marque de Solférino. Siège vendus suite à une faillite financière qui démontre la capacité de gestion de l’organisation. Après le siège,  c’est la marque elle-même qui pourrait être bradée pour partie à certains gauchistes, pour partie à certains opportunistes du centre ou de droite.

 

Ce n’est en tout cas pas Montebourg , l’archétype du socialo  bobo qui peut donner l’illusion d’une possible résurgence d’un parti qui n’en finit pas de mourir. L’intéressé appelle à l’union comme on pourrait être amené à solliciter l’oignon pour faire la soupe mais sans trop s’inquiéter du contenu douteux du breuvage. Car il s’agit bien de soupe quand on sollicite l’union sans véritablement la moindre convergence des projets voire même sans projet.

Pas de miel entre les bourgeois et les réactionnaires (Montebourg)

Pas de miel entre les bourgeois et les réactionnaires (Montebourg)

 

 

Pour le marchand de miel qu’est devenu Montebourg pas question de préférer la gourmandise bourgeoise à la gourmandise réactionnaire. En vue de l’élection présidentielle de 2022, l’ex-ministre socialiste de l’économie appelle, dans une tribune au « Monde », à une union des forces populaires qui passe selon lui par un programme politique interventionniste, régulationniste, (Le marchand de miel a du mal avec la sémantique et davantage encore avec les concepts),  républicain et laïc, mais aussi par le contrôle de l’immigration et la lutte contre l’islamisme politique.Bref un vrai programme mielleux! 

 

Il y a dix ans, les sociaux-libéraux encourageaient la gauche à persister dans sa dangereuse préférence pour les questions sociétales, les minorités et le goût pour une certaine bourgeoisie libérale s’épanouissant dans l’individualisme et une mondialisation heureuse. Triomphait alors la version française du « clintonisme » qui avait uni dans un même programme politique Wall Street et Hollywood, symbolisant un mépris implicite pour les classes populaires qui se jetaient à l’inverse dans les bras de Trump.

Pour les gauches mondiales, il n’était plus nécessaire de s’attaquer aux excès du système économique néolibéral et mondialisé puisqu’il était prétendument bon pour nos sociétés. Le protectionnisme devait rester l’apanage des supposés populistes alors que chacun comprend l’urgente nécessité de rééquilibrage écologique et social d’une mondialisation sauvage et destructrice de nos sociétés occidentales. La question des salaires et de l’amour du travail était abandonnée au profit de la seule redistribution, par les impôts et le revenu universel, célébrant ainsi curieusement l’union de Bill Gates avec Benoît Hamon.


En acceptant ainsi le monde tel qu’il était devenu, la gauche du quinquennat Hollande fit grossir de 15 points le Front national par sa politique austéritaire, parachevée par le quinquennat Macron, champion du mépris de classe en apportant les 15 points de plus qui manquaient pour atteindre les 50 % du corps électoral. Le résultat de ce choix est maintenant connu : les « gilets jaunes » s’affrontèrent en fracture ouverte avec Macron en défendant désespérément le droit de vivre de leur travail ; aujourd’hui la famille Le Pen est aux portes du pouvoir, plusieurs régions sont sur le point d’être gagnées par le Rassemblement national, et tous les candidats se revendiquant de la gauche (Mélenchon, Jadot, Hidalgo) seraient battus par Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Tout comme Macron qui n’en est plus très loin et devrait entrer dans l’histoire pour avoir minutieusement installé le RN au pouvoir, par incompétence ou cynisme.

François Mitterrand avait exprimé clairement une vérité lors de son célèbre discours d’investiture du 21 mai 1981 : avec la victoire de la gauche, « la majorité sociale a enfin rencontré la majorité politique ». Avec Emmanuel Macron, c’est la minorité sociale d’un bloc bourgeois qui a arraché une majorité politique, gouvernant pour une base étroite avec arrogance. Cette recomposition découle de choix délibérés d’indifférenciation idéologique et de conversion de la gauche à la pensée unique. Depuis si longtemps, gauche et droite se succèdent au pouvoir pour mener les mêmes politiques néolibérales aux dépens des droits économiques et sociaux des classes moyennes et populaires.

2022, Marine Le Pen va gagner (Montebourg)

2022, Marine Le Pen «va gagner» (Montebourg)

Dans une interview accordée au Financial Times, Arnaud Montebourg estime c’est Marine Le Pen qui «gagnera» l’élection présidentielle de 2022. «C’est la même chose que le phénomène Trump ou le Brexit», estime Arnaud Montebourg. Cela en raison du fait majeur que Macon est surtout détestée par l’opinion publique

 

Cette victoire de Marine Le Pen surviendra selon lui à cause du président de la République qui mène des politiques pour «l’oligarchie» tout en se posant comme «le rempart à l’extrême droite».

Cette intervention du chantre du «made in France» intervient alors qu’il s’était fait beaucoup moins présent dans les médias depuis plusieurs semaines. Selon Le Parisien, Arnaud Montebourg serait par ailleurs en train de s’atteler à la rédaction d’un petit manifeste sur le modèle d’«Indignez-vous !» de Stéphane Hessel, afin d’inciter les jeunes à s’intéresser à la politique.

Présidentielle 2022: après Mélenchon, Montebourg maintenant Taubira !

Présidentielle 2022: après Mélenchon, Montebourg maintenant Taubira !

D’une certaine façon, la gauche voudrait bien refaire le coup de Mitterrand en 81 à savoir présenter un programme très à gauche pour rassembler avant les élections. Ensuite l’élection passée, on passe aux choses sérieuses et aux alliances pour finalement mettre en place une politique tout aussi libérale sinon davantage qu’actuellement.

 

Après Mélenchon, après Montebourg,  c’est maintenant Taubira, la prêtresse de la gauche radicale déjà responsable de la défaite de Jospin et qui pourrait en rajouter une couche en 2022.

L’ancienne ministre, que l’on sait sceptique sur une aventure présidentielle, a donné son feu vert. Avec une question en tête: la mèche prendra-t-elle? Sur France Inter, fin septembre, elle avait déclaré«S’il se dégage que c’est à moi qu’il reviendra de tenir le gouvernail (…) oui, je serai là.» L’heure est enfin venue d’en avoir le cœur net, alors que les sondages la placent toujours haute dans l’électorat de gauche.

 

Le problème c’est que cet électorat de gauche est de plus en plus exsangue et qu’il s’appuie surtout sur les purs, les durs ; comme par exemple Chevènement en 81 qui avait préparé le programme socialiste, vite rangé dans un tiroir par Mitterrand pour être remplacé par les 101 propositions de l’intéressé.

 

Une candidature de plus de division à gauche même pas certaine de faire les 6 % qu’avait récupéré Hamon  au dernier scrutin présidentiel. En plus des candidatures de leaders de gauche très embourgeoisés !

« L’Engagement », les regrets du frondeur Arnaud Montebourg

« L’Engagement », les regrets du frondeur Arnaud Montebourg

Les regrets du frondeur Arnaud Montebourg analysés par le Monde à travers le livre récent de l’intéressé intitulé l’engagement qui évoque les renoncements successifs et le récit de déceptions de gauche. (Analyse de la journaliste Sylvia Zappi)

Livre. 

 

Arnaud Montebourg est de retour et veut s’engager en politique. C’est d’ailleurs le titre du livre qu’il vient de publier, L’Engagement. L’ancien ministre de l’économie et du redressement productif y défend son bilan mais démolit consciencieusement celui de François Hollande. Dans ce récit personnel des deux années qu’il passa au gouvernement (2012-2014), l’entrepreneur peint le tableau sombre d’une mandature pour laquelle la gauche avait tant promis et au cours de laquelle elle a abandonné ses électeurs. Le ton est parfois un peu grandiloquent, mais la démonstration lucide sur le pouvoir et ses faux-semblants se lit avec plaisir.

Dans cette mise à plat des renoncements successifs qu’il veut dénoncer, l’auteur met toute la passion que lui inspire la politique. Montebourg décrit ses premiers pas de jeune député, la manière dont il a forgé sa doctrine souverainiste de gauche, et décortique par le menu un appareil d’Etat qu’il découvre sclérosant. Le défenseur du « made in France » ne cache ni l’enthousiasme des débuts ni les affres qu’il dit avoir ensuite traversées quand il se prend en pleine figure le virage « libéral » voulu par François Hollande.

Florange, premier accroc au contrat

Le récit commence par l’évocation du fameux meeting du Bourget, le 22 janvier 2012, où le candidat PS avait su trouver, dans un discours devenu talisman, les accents exaltés pour emballer son auditoire, et ce jusqu’aux plus sceptiques des socialistes. Arnaud Montebourg avoue avoir cru aux envolées du futur président faisant de la finance son « véritable adversaire ». Il détaille, à travers les dossiers de sauvetage industriels auxquels il a été confronté, la réorientation par touches vers des mesures à l’orthogonale des promesses de la campagne présidentielle.

Le livre devient ainsi le recueil minutieux des désillusions qui font écho à celles que vécurent les électeurs de gauche. D’abord, la fermeture de Florange. On se rappelle d’un François Hollande, durant la campagne présidentielle, juché sur le toit d’une camionnette et promettant de garder les hauts-fourneaux lorrains. Quelques semaines après la victoire, c’est la douche froide : le gouvernement laisse le PDG Lakshmi Mittal fermer les aciéries en 2013. C’est le premier gros accroc au contrat : « L’étendue de la défaite est immense : sentimentale, affective, morale, intellectuelle, culturelle et idéologique. Cette sensation de solitude désertique ne me quitta pas », résume Montebourg. Le ton est presque intime quand il livre son désarroi.

Le retour de Montebourg et du slip français !

Le retour de Montebourg et du slip français !

Le champion du made in France revient et se positionne même dans la bataille des candidats pour 2022. Pour gauchir un peu sa position Montebourg reprend à peu près les thèmes souverainistes de Mélenchon. Pour le reste,  il demeure dans le flou qui caractérise le personnage dont l’éloquence mondaine parvient parfois à dissimuler le vide du contenu.

Faute de projet précis, Montebourg reprend donc les thèses de Mélenchon et de Marine Le Pen. Interrogé sur la nécessité de durcir les conditions d’entrée dans l’espace Schengen, Arnaud Montebourg est allé plus loin encore sur le thème des frontières. «Je crois qu’un État ne peut pas faire l’économie de contrôler ses propres frontières, à la fois sur les entrées de biens et services ou pour toute personne qui cogne à sa porte. Pour moi, c’est la base de la reconstitution de notre indépendance : des frontières nationales, a expliqué l’ancien ministre reconverti dans l’entrepreneuriat. Moi, je suis favorable à ce que les États européens reprennent le contrôle de leurs frontières parce que c’est l’exercice de leur souveraineté et de leur liberté (…) Et ce n’est pas pour moi une position antieuropéenne, c’est une position d’avenir où les États reprennent le contrôle sur leur destin».

Le théoricien de la «démondialisation» semble donc adopter un discours souverainiste plus marqué qu’à l’accoutumée, même s’il a toujours défendu des thèses assez proches du souverainisme. Semblant tendre la main à la droite, il a salué le travail de certains élus, notamment Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, par ailleurs candidat pour la présidentielle de 2022

«Le sujet, ce n’est pas la gauche, ce n’est pas la droite, c’est la France», a-t-il conclu….. de manière théâtrale comme d’habitude.

 

Alstom-GE Belfort: Montebourg pour le rachat de la branche énergie

Alstom-GE Belfort: Montebourg pour le rachat de la  branche énergie

 

 

La crise que connaît Alstom branche énergie détenue maintenant par General électrique (depuis 2014) témoigne à l’évidence d’une crise plus profonde : celle de notre stratégie industrielle. Certes pour certaines productions, les marchés évoluent à la fois pour des raisons économiques mais aussi technologiques et écologiques. Des restructurations, des alliances, des recentrages sont nécessaires. Malheureusement, en France on se refuse le plus souvent avoir une vision prospective dans nombre de secteurs industriels. Du coup, on laisse traîner les restructurations nécessaires jusqu’au jour où on liquide une partie de l’activité. C’est le cas la branche électrique d’Alstom cédée de façon un peu précipité et pour des motifs pas très clairs à General électrique. General Electric qui avait fait des promesses pour embaucher un millier de personnes environ et qui en fait va en supprimer 1000 ! De toute manière, la plupart du temps ces annonces de création d’emplois sont faites pour faire avaler les restructurations et constituent des promesses de coiffeur et elles ne  sont même pas contractuelles. Pourtant Alstom général électrique constitue un fleuron de la technologie française, les compétences sont exceptionnelles même si la gestion elle a laissé à désirer notamment la vision prospective. Montebourg à plusieurs reprises à dénoncé l’accord de 2014. Maintenant il appelle le gouvernement à «annuler» cette vente qu’il a qualifiée «d’erreur majeure». «Cette vente (a été) une erreur majeure des dirigeants de l’époque (…) Je serais l’Etat, je ferais annuler l’accord» signé en novembre 2014 entre l’Etat français et GE, a déclaré M. Montebourg lors d’un dîner à Belfort avec l’intersyndicale (CFE-CGC, Sud et CGT) de GE.

Pas sûr qu’il soit très entendu  d’autant que ces Macron lui-même qui avait finalisé la vente à General électrique plaçant même à la tête l’un de ses collaborateurs. Dans cette affaire il y aurait  sans doute aussi à questionner les conflits d’intérêts.

 

Montebourg, après le slip bleu blanc rouge, miel « Bleu Blanc Ruche »

Montebourg, après le slip bleu blanc rouge, miel « Bleu Blanc Ruche »

L’ancien ministre de l’économie Arnaud Montebourg qui s’était spécialisée dans la reconquête économique nationale avec des résultats assez douteux se lance maintenant dans la promotion du miel. Celui qui avait défendu le slip et le maillot tricolore veut maintenant lancer la marque bleue blanc ruche pour le miel français. En fait il s’agit d’une marque commerciale qui encouragerait cependant le développement de la filière. On peut évidemment se réjouir de toutes les initiatives qui visent à sauver les abeilles menacées par la chimie de l’agriculture et le caractère industriel du mode de production- reconvertie dans le business Arnaud Montebourg n’a encore pas fait la démonstration de son talent, peut-être parviendra-t-il à se sucrer avec le miel ? L’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, qui a fait du repeuplement des abeilles l’un de ses chevaux de bataille, lance une marque de miel « d’origine France garantie » et une école d’apiculture, a-t-il annoncé mercredi 8 août à l’AFP.
« On lance une marque qui s’appelle « Bleu Blanc Ruche », qui va acheter du miel à des apiculteurs français à un prix supérieur au marché, en contrepartie de quoi ceux-ci s’engagent à eux-mêmes repeupler, c’est-à-dire à augmenter leur cheptel », a indiqué Arnaud Montebourg à l’AFP.

2017 -Popularité: Montebourg, en tête ??

2017 -Popularité:  Montebourg, en tête ??

On se demande si la guerre des sondages n’est pas lancée quand on compare le sondage IFOP qui met Montebourg en tête des personnalités politiques à 60 % et Montebourg à 53%. Et le sondage SOFRES qui mettait Montebourg à 24 % et Macron à 39%. Une différence de taille qui montre sans doute que certains organismes de sondages ne sont pas complètement neutres ou bien que leur évaluation statistique est assez approximative. La popularité d’Arnaud Montebourg lui permettra-t-il de séduire les électeurs lors de la primaire de la gauche les 22 et 29 janvier ? Le chantre du « made in France » a fait un bon de neuf points selon un sondage IFOP-Fiducial du 17 janvier, le plaçant ainsi à la tête du classement des personnalités politiques. Point pour l’IFOP L’ancien ministre de l’Économie engrange ainsi 60 % des bonnes opinions et passe devant Alain Juppé (58 %, +4 points), et Bernard Cazeneuve (56 %). De son côté, Emmanuel Macron gagne de points (53 %), mais passe de la quatrième à la cinquième place. Avec ses 49 % comme en décembre, Jean-Luc Mélenchon se maintient, mais perd tout de même une place au classement et arrive sixième. De leur côté, les mastodontes François Fillon et Manuel Valls perdent tous les deux des points. Le candidat LR recule de trois points (45 %), de la septième à la onzième, alors que l’ancien Premier ministre perd quatre points (41 %) et passe de la onzième à la treizième. Pour la SOFRES le classement est notoirement différent SOFRES

 

Classement :

Macron 39 %

Mélenchon 32 %

Fillon 31 %

Juppé 28 %

Valls 26 %

Le Pen 24 %

Montebourg 24 %

 

Un sondage KANTAR SOFRES-OnePoint

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, deux vainqueurs de ce deuxième débat de la primaire de gauche. Arnaud Montebourg l’aurait emporté pour l’ensemble des téléspectateurs (29 %) et  Benoît qui, lui,  serait en tête chez les sympathisants de gauche. En fait, trois candidats se tiennent dans un mouchoir de poche : Valls, Montebourg et Benoît Hamon et rien n’est encore joué Valls semble  en effet légèrement en retrait cependant il apparaît comme le plus présidentiable. De toute manière, il convient de prendre ce sondage avec une certaine prudence dans la mesure où les marges d’erreur se situent dans une fourchette de un à quatre points. La seule certitude c’est que Vincent Peillon ne parvient pas à rendre crédible sa candidature. Après Montebourg (29 %), Manuel Valls (26 %) recueille un point de plus que Benoît Hamon (25 %). Pour l’ensemble des téléspectateurs. Mais chez les sympathisants de gauche, c’est l’ancien ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, qui est en tête avec 30% de téléspectateurs. D’après urs de gauche séduits. Il est devant Manuel Valls, 28%, et Arnaud Montebourg, 24%. Vincent Peillon se place en quatrième position, avec 7%, suivi de François de Rugy (4%), Jean-Luc Bennahmias (4%), et Sylvia Pinel (1%).Les téléspectateurs ont également été interrogés à la fin du débat sur les qualités nécessaires pour être président de la République. Ils estiment, à 37%, que Manuel Valls les possède, contre 35% avant le débat. Il devance Arnaud Montebourg (30%) et Benoît Hamon (18%). 33% des téléspectateurs pensent, avant et après le débat, que Benoît Hamon incarne celui qui défend le mieux les valeurs de la gauche. Arnaud Montebourg, recueille 31% des voix avant le débat, contre 28%  à la fin de l’intervention des sept candidats. Manuel Valls enregistre quant à lui 18% des votes après le débat.

Débat gauche : Montebourg, vainqueur ?

Débat gauche : Montebourg, vainqueur ?

 

Montebourg serait sorti vainqueur du premier débat des primaires de la gauche avec 29 %, le second serait Valls avec 26 % selon un sondage Elabe  pour BFM la question se pose quand même de savoir si Montebourg a été le meilleur ou  le moins mauvais. En effet alors qu’une grande partie du débat a été consacrée aux problèmes économiques et sociaux nombre de questions essentielles n’ont pas été traitées. Par exemple l’environnement international ou encore l’Europe sauf souvent pour la critiquer. On s’est en fait limité  à un débat franco français. Or la problématique économique ne peut être traitée avec pertinence si elle n’est pas intégrée à sa dimension internationale systémique. Dans l’industrie comme dans l’agriculture,  il est bien difficile de déterminer ce qui est du vrai made in France et ce qui ne l’est pas. Illustration avec que cette célèbre photo de Montebourg en marinière tenant à la main un robot ménager et ventant précisément les mérites du made in France. C’était lorsque l’intéressé assurait les fonctions de ministre dit du redressement. Un détail toutefois, le tissu de la marinière en question avait été fabriqué au Maroc et le robot ménager était entièrement fabriqué en Chine. En cause évidemment, le fait que la quasi-totalité de ces candidats n’ont qu’un rapport approximatif avec l’économie Montebourg y compris. Autre sujet non traité et pourtant essentiel : celui de l’avenir des contrats notamment du CDI et de sa coexistence avec le CDD voire avec le statut d’indépendant. Dans le même sondage, Valls serait en seconde position et amont en troisième. Mais pour les sympathisants de gauche ce serait Valls le vainqueur. Montebourg  ministre de l’Économie a en effet été jugé le plus convaincant par 29% des 3,8 millions de téléspectateursManuel Valls, recueil 26% des sondés. L’ancien Premier ministre rafle cependant la mise auprès des sympathisants de gauche, avec 28% des voix. L’avocat de profession n’occupe que la troisième place (23%), derrière Benoît Hamon, qui a réussi à fédérer 27% de sondés sensibles aux valeurs de la gauche. Un sondage toutefois à relativiser en raison de l’étroitesse des scores est aussi de la faiblesse de l’audience en comparaison avec celle de la primaire de la droite. Seulement 3,8 millions de personnes étaient devant TF1 pour assister à l’affrontement (sans coup d’éclat) entre les sept candidats dont Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg contre 5.6 millions pour la droite. . Selon les données fournies par Mediamétrie, cela représente 18,3% des téléspectateurs, positionnement tout de même le programme comme le numéro un de la soirée. Cela représente surtout 1,8 million de moins que la confrontation entre François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé courant octobre. Ce débat, organisé dans les mêmes conditions avait séduit 5,6 millions de personnes, soit 26% de l’audience.  L’autre comparaison délicate pour la primaire du PS version 2017 est celle avec le premier débat de la primaire de 2011. Les échanges entre François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal avaient rassemblé 4,9 millions de téléspectateurs. En faite le vrai vainqueur de cette de ce premier débat qui n’a pas bousculé la donne politique pourrait bien être Emmanuel Macon sans doute satisfait que ne se dégage pas de cette primaire un leader incontestable, crédible et charismatique. L’idéal serait sans doute pour Macon que les électeurs choisissent le dernier poète du PS à savoir Benoît Hamon. 

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