Archive pour le Tag 'Monnaies'

Guerre des monnaies-Baisse des taux et dévaluation

Guerre des monnaies-Baisse des taux et dévaluation

 

En dévaluant sa monnaie la Chine répond aux États-Unis qui ont engagé une baisse des taux et plus généralement une nouvelle étape de politique monétaire accommodante. L’objectif est le même : agir sur le plan monétaire pour obtenir davantage de compétitivité à court terme. D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

 

Blockchain : fin des monnaies nationales et des banques ?

Blockchain : fin des monnaies nationales et des banques ?

 

La France a décidé de réguler le blockchain sans doute en raion des risques de spéculation mais aussi en  raison des menaces sur les institutions financières (Banques, banque centrale etc.) mais aussi sur la souveraineté monétaire. Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène.

 

Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges) s’explique le phénomène en liant peut-être de manière excessive la technologie blockchain et Bitcoin.

« Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. La cryptomonnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

Blockchain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel. Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts). Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. »

 

Blockchain : fin programmée des banques et des monnaies

Blockchain : fin programmée des banques et des monnaies

Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène

 

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. qui est distribué dans de nombreux

La crypto-monnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

BlockChain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

 

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts).

Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. Blockchain/bitcoin sont sur la même voie.

 

 

G7 : guerre des monnaies mais pas de relance économique

G7 : guerre des monnaies mais pas de relance économique

 

 

Dialogue de sourds ou presque au G7 où la question centrale a tourné autour de la guerre des monnaies alimentée notamment par le Japon désireux d’empêcher une surévaluation du yen. Pour le Japon l’environnement monétaire est désordonné ce que contestent d’autres notamment les Etats Unis. Concernant la relance économique ce n’est pas pour demain. On convient seulement qu’il faudrait un mix monétaire, budgétaire et de réformes structurelles, ce qui est sans doute vrai et même indispensable an regard de la faiblesse de l’activité mondiale. Cependant chacun reste sur ses positions, L’Allemagne ne veut pas entendre parler de relance. En clair chaque pays fera ce qu’il veuet ! Les Etats-Unis ont adressé samedi une nouvelle mise en garde au Japon afin qu’il n’intervienne pas sur le marché des changes pour soutenir sa devise, occultant les autres sujets de la réunion ministérielle du G7 à Sendai, dans le nord de l’archipel. Pour Washington, rien ne justifie que Tokyo agisse pour freiner l’appréciation de sa devise, les mouvements du yen n’étant pas suffisamment « désordonnées ». « Il est important que le G7 trouve un accord, non seulement pour s’abstenir de procéder à des dévaluations compétitives mais aussi pour communiquer afin que personne ne soit pris au dépourvu », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, lors d’une conférence de presse organisée en clôture du sommet du G7. Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a assuré que les débats étaient restés calmes même s’il était normal que deux pays aient des divergences sur la manière d’apprécier la fluctuation des changes. « J’ai dit (à Lew) que les récentes fluctuations allaient dans une seule direction et qu’elles étaient spéculatives », a dit le ministre nippon lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’à son avis, les hausses enregistrées ces derniers temps par le yen étaient « désordonnées ». Si Taro Aso et ses homologues ont réaffirmé l’importance de la stabilité des changes, le Japon n’a reçu aucun soutien de la part des autres pays du G7 en faveur d’une intervention destinée à contenir la hausse du yen. »Il y a un consensus autour du fait que la politique monétaire est adaptée et qu’il n’y a pas d’écarts importants entre devises et qu’il n’est donc pas nécessaire d’intervenir », a déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin. Les autorités japonaises ne sont pas intervenues directement sur le marché des changes depuis 2011. A l’époque, Tokyo avait obtenu le feu vert du G7 pour enrayer la hausse du yen, alors alimentée par la spéculation sur la possibilité qu’après le séisme et la catastrophe de Fukushima, le gouvernement impose aux assureurs de rapatrier une partie des fonds placés à l’étranger pour financer les indemnisations. Ces derniers mois, Tokyo a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude sur le caractère excessif de la hausse du yen, des arguments toujours rejetés par Washington, qui plaide pour des accords empêchant les interventions sur les devises. Après avoir poussé jusque dans leurs derniers retranchements les politiques d’assouplissement monétaire, les pays du G7 peinent à parler d’une seule voix pour relancer une croissance anémique. Ils ont réclamé samedi la mise en oeuvre d’un mix de politiques monétaires, budgétaires et structurelles tout en laissant à chaque pays le soin de choisir ses propres priorités. L’Allemagne est de son côté resté sourde aux appels du Japon et des Etats-Unis, qui lui demandaient d’augmenter sa dépense publique. « Le plus important, ce sont les réformes structurelles (…) on admet de plus en plus (au sein du G7) que les réformes structurelles sont cruciales », a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

(Avec Reuters)

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

La fin des monnaies nationales et des banques avec Blockchain ?

 

Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène

 

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. qui est distribué dans de nombreux

La crypto-monnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

BlockChain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts).

Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. Blockchain/bitcoin sont sur la même voie.

 

La fin des monnaies nationales avec Blockchain ?

La fin des monnaies nationales avec Blockchain ?

Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. qui est distribué dans de nombreux

La crypto-monnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

BlockChain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc.. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts).

Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. Blockchain/bitcoin sont sur la même voie.

Vers une guerre des monnaies ?

Vers une guerre des monnaies ?

 

Avec la décision surprise de la Banque centrale du Japon de mettre en place des taux d’intérêt négatif on s’engage sans doute vers un renforcement de la guerre des monnaies. L’objectif en quelque sorte est de mettre en place une rémunération négative des dépôts des banques. Et d’empêcher la stérilisation des dépôts afin qu’ils puissent être réinjectés dans l’économie réelle. Une telle décision pourrait être prise prochainement aussi par la Banque centrale européenne voire d’autres banques centrales. Dans la zone euro, le taux central est à son plus bas historique de 0,05%. Au Japon, en Europe mais aussi aux États-Unis l’objectif est de lutter contre une inflation trop faible voir inexistante. Mécaniquement la mise en place de taux d’intérêt négatif va bouleverser la parité des monnaies. Une situation qui risque de rajouter des incertitudes aux inquiétudes ambiantes relatives aux perspectives du commerce international. Du côté de la Banque centrale des États-Unis,  il n’est pas question de s’engager vers des taux négatif ;  par contre la perspective d’un relèvement des taux en mars s’éloigne de plus en plus surtout en raison de la baisse surprise de la croissance au  dernier trimestre 2015. Au sein de la B anque centrale européenne, les avis sont assez divergents sur une accentuation de la politique accommodante notamment vis-à-vis de l’hypothèse d’une baisse des taux et d’un accroissement du rachat d’actifs. La crainte c’est que le gonflement artificiel de la masse monétaire ne vienne pas directement alimenter l’économie réelle mais qu’elles servent à favoriser des risques de bulles immobilières et financières. « Il faut mettre un terme à la politique de taux zéro » pratiquée par l’institution, plaide Jörg Krämer, de Commerzbank, économiste en vue, dans une tribune publiée jeudi dans la presse allemande. L’inflation en zone euro n’a été que de 0,2% en 2015 d’après les données d’Eurostat publiées mardi 5 janvier. Les prix du pétrole, qui ont poursuivi leur chute cette année, sont l’une des principales causes de la faiblesse de ce chiffre. Hors prix de l’énergie, l’inflation « core » (ou « sous-jacente ») en zone euro a en effet été de 0,9% cette année, un chiffre légèrement plus élevé. Le phénomène est particulièrement criant en Allemagne, où l’inflation a été négative en décembre par rapport à novembre (-0,1%) alors que les attentes étaient positives (+0,2%). Quel que soit le chiffre retenu, l’inflation en zone euro reste encore bien loin de l’objectif poursuivi par la Banque Centrale Européenne (BCE). Celle-ci cherche en effet à faire remonter l’inflation en zone euro à un taux « inférieur mais proche de 2% », selon une formule définie dès sa création en 1998.Mais  En dépit de politiques de plus en plus accommodante il n’est pas certain que les banques centrales parviennent à faire gonfler l’inflation.

Plongée des monnaies émergentes

Plongée des monnaies émergentes

En réduisant sa politique accommodante,  la Fed rend le loyer de l’argent plus intéressant, du coup les capitaux placés à l’étranger fuient les pays émergents dont les structures et l’endettement inquiètent par ailleurs.  Ce qui renforce la fuite des capitaux de certains marchés émergents, comme l’Afrique du Sud, la Turquie, la Russie, l’Argentine, ou l’Ukraine. Ces liquidités qui se retirent font apparaître toutes les problématiques structurelles », explique Patrick Legland, responsable mondial de la recherche pour Société générale CIB, sur BFM Business. La défiance des investisseurs vis-à-vis de ces pays ne date pas d’hier, rappelle-t-il. « L’indicateur de la peur pour les émergents, le Vix, qui mesure la volatilité des marchés financiers, a commencé à se tendre en mai 2013″, souligne-t-il. La fulgurante perte de valeur du rouble, de la roupie, du rand et de leurs consœurs résulte de « problèmes structurels », estime le spécialiste. « Les déficits, public et courant, se cumulent dans la majorité des pays émergents, la dette y a progressé entre 30 à 40% dans le secteur privé. La Chine, censée rassurer, fait peur sur sa dette… »  Les Banques centrales de ces pays tentent bien de contenir l’hémorragie, à base de traitements de cheval. La Réserve sud-africaine a annoncé ce jeudi un relèvement de son taux directeur à 5,5%. L’avant-veille, la Banque centrale turque doublait le sien, de 4,5 à 10%. Plus tôt encore, l’Argentine, la Russie et l’Inde déployaient l’artillerie lourde, via le contrôle sur l’achat de devises, d’autres hausses de taux ou des injections de liquidités. Des mesures à double tranchant. Cette remontée des taux, qui va automatiquement faire grimper les taux d’emprunt « va transformer tous les investissements peu ou pas rentables [effectués dans ces pays, NDLR] en créances douteuses », met en garde Patrick Legland. En outre, ces mesures sont court-termistes. La valeur retrouvée de ces monnaies face au dollar et à l’euro s’est effacée très vite. Pour l’analyste, le seul moyen d’endiguer le phénomène serait « une forte volonté des gouvernants ». Et de remarquer, pessimiste: « 2014 est une année électorale dans la majorité des pays émergents ».

 

La guerre des monnaies inquiète l’AMF

La guerre des monnaies inquiète l’AMF

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a jugé jeudi préoccupantes les informations de presse selon lesquelles des traders auraient manipulé des taux de change de référence utilisés par des milliers d’entreprises et d’investisseurs. Selon l’agence Bloomberg News, qui cite cinq intervenants informés de ces pratiques, cette affaire de manipulation de taux de change implique des salariés de certaines des principales banques mondiales, dont l’agence ne donne pas les noms. Ces révélations surviennent après le scandale provoqué l’an dernier par les cas de manipulation des taux interbancaires, le Libor et son équivalent européen l’Euribor. « C’est assez préoccupant », a réagi Gérard Rameix, le président de l’AMF, lors d’une conférence de presse sur la stratégie 2013-2016 de l’AMF. « Ce qui est dit c’est qu’il peut y avoir des manipulations de marché un peu voisine, transposée de ce qu’on a pu constater avec le problème des taux d’intérêt et des indices de taux d’intérêt. » Gérard Rameix a toutefois précisé que l’AMF n’avait pas compétence pour intervenir sur le marché des changes. « En ce qui concerne l’AMF, nous ne sommes pas compétents pour les opérations de change qui ne sont pas considérées comme des instruments financiers », a fait savoir le président de l’AMF. « Il n’y a pas de marchés qui soient sous notre autorité qui se livrent à des activités sur ces indices. » La Financial Conduct Authority (FCA), l’autorité britannique du secteur des services financiers, a indiqué mercredi qu’elle allait étudier les cas de manipulation évoqués par la presse. L’agence Bloomberg précise que l’un des principaux gérants d’actifs d’Europe a informé les autorités britanniques de ses soupçons au cours des 12 derniers mois.

Après le G20, toujours la guerre des monnaies

Après le G20, toujours la guerre des monnaies

Car si les ministres des Finances et les banquiers centraux du Groupe des 20 peuvent s’engager à ne pas dévaluer directement, rien ne permet de garantir que leur monnaie ne continuera pas de souffrir des injections massives de liquidités par les banques centrales, censées soutenir l’activité économique. « Nous nous abstiendrons de procéder à des dévaluations compétitives », peut-on lire dans le communiqué publié samedi à l’issue de la réunion de Moscou. « Nous ne poursuivrons pas d’objectifs de taux de change à des fins de concurrence, nous résisterons à toutes les formes de protectionnisme et nous maintiendrons nos marchés ouverts. » Mais ce sont bel et bien les politiques monétaires ultra-accommodantes menées par la Réserve fédérale américaine ou la Banque du Japon afin de favoriser la croissance qui ont fait baisser le dollar et le yen ces derniers mois et alimentent l’essentiel des débats sur les risques de « guerre des monnaies ». Cette situation ne risque pas de changer de sitôt, ce que n’ont pas manqué de souligner samedi la Chine et plusieurs autres pays émergents. Le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a déclaré vendredi que « les Etats-Unis utilisent des outils de politique intérieure pour atteindre des objectifs intérieurs ». De même, Tokyo insiste sur le fait que l’engagement de la Banque du Japon à acheter des quantités illimitées d’emprunts d’Etat sur les marchés vise uniquement à faire sortir l’économie nippone de la récession. Et le G20 a admis que de telles politiques n’avaient rien de répréhensible. Pourtant, une dévaluation, qu’elle soit délibérée et assumée ou qu’elle constitue l’effet collatéral d’une politique monétaire donnée, reste une dévaluation.

Le G 20 veut ignorer la guerre des monnaies

Le G 20 veut ignorer la guerre des monnaies

 

Pas tout à fait enterrée mais presque la guerre des monnaies ; En clair, et en langage diplomatique, on évoquera seulement la nécessité d’éviter la volatilité excessive des monnaies, ce qui ne veut rien dire ou plus exactement autorise certaines fluctuations.  Le projet de communiqué final de la réunion du G20 à Moscou ne reprend pas les termes du communiqué du G7 de mardi soulignant que les politiques budgétaires et monétaires ne doivent servir que des objectifs nationaux, a déclaré vendredi un délégué du Groupe. Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 sont réunis vendredi et samedi dans la capitale russe alors que le débat sur les risques de « guerre des monnaies » a été au centre des débats ces derniers jours, en raison notamment de la forte baisse du yen, conséquence de la politique budgétaire et monétaire ultra-accommodante menée par Tokyo. Le projet de communiqué final s’en tiendra au discours antérieur du Groupe sur la nécessité d’éviter une volatilité excessive des marchés de change, a dit le délégué après plusieurs heures de discussions vendredi. Les Etats industrialisés et émergents membres du groupe devraient aussi réaffirmer leur engagement à se fixer des objectifs budgétaires à moyen terme crédibles, tout en évoquant la possibilité pour certains pays de prendre en compte la situation économique à court terme. Le texte ne fera pas mention d’objectifs budgétaires spécifiques, conformément à la volonté des Etats-Unis, et ne reprendra pas l’engagement – affirmé par le G7 en début de semaine – de ne pas établir de « cibles » de taux de change, a précisé le délégué.

 

 

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La France isolée dans la guerre des monnaies (comme au Mali !)

La France isolée dans la guerre des monnaies (comme au Mali !)

Comme pour le Mali , l’Europe va mettre du temps à réagir dans le guerres des monnaies. Face à l’appréciation de la monnaie unique, François Hollande avait  estimé qu’on ne pouvait pas la laisser « fluctuer selon les humeurs du marché » car cela met en péril les efforts de compétitivité des pays qui en font usage, et réclamé « une politique de change », lors d’un discours devant le Parlement européen à Strasbourg.   »Il ne s’agit pas d’assigner de l’extérieur un objectif à la BCE qui est indépendante mais d’engager l’indispensable réforme du système monétaire international, car sinon nous demandons à des pays de faire des efforts de compétitivité qui sont annihilés par la valorisation de l’euro », a-t-il ajouté.  La BCE s’est refusée mardi à commenter cet émoi quelque peu esseulé pour le moment, aucun autre responsable européen n’ayant encore abondé publiquement dans ce sens.  Et de l’avis des analystes de UniCredit, son président Mario Draghi devrait se contenter de rappeler jeudi, à l’issue de sa réunion mensuelle de politique monétaire, qu’elle n’a, de par son mandat, pas d’objectif de taux de change et ne consent à intervenir que si son objectif d’inflation à moyen terme -soit maintenir la hausse des prix proche mais sous 2%- est menacé.   »Dans le passé, la BCE est rarement intervenue de façon ciblée pour des questions de taux de change. Il faudrait une appréciation beaucoup plus forte de l’euro pour qu’elle change de cap », estime Marie Diron, économiste au cabinet de conseil Ernst and Young.   »Elle hésiterait beaucoup pour ne pas déclencher de +guerre des monnaies+. Tant que l’appréciation ne nuit pas à la croissance » elle n’a pas intérêt à le faire, ajoute-t-elle.  L’euro a atteint plus de 1,37 dollar vendredi soit une progression de plus de 11% en six mois, tandis que la parité euro/yen est « en hausse fulgurante de 10% » depuis un mois, a calculé Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets France.   »S’il stimule les cambistes, le succès de l’euro pourrait néanmoins jouer des tours aux entreprises européennes », estime-t-il.  Pour un responsable européen toutefois, « à ce stade, je ne crois pas que cela soit un problème ». D’autant que l’euro s’est stabilisé mardi, après un recul la veille.  Le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier, a rappelé pour sa part que « l’euro a été à 1,60 dollar, parfois en dessous de 1, c’est une monnaie jeune. Il faut juger la valeur sur une distance, je ne peux pas faire de commentaires là-dessus et fais confiance à la BCE qui est indépendante et qui doit le rester ».  En visite à Paris, le ministre allemand de l’Economie Philipp Rösler a lui jugé préférable de renforcer la compétitivité de l’Europe plutôt que de chercher à en affaiblir la monnaie.  Le chef d’Etat français abordera sans doute la question avec la chancelière allemande Angela Merkel qu’il rencontre mercredi, à la veille d’un sommet européen.  Paradoxalement, l’appréciation de l’euro est aussi le miroir d’une zone euro qui se porte mieux et a retrouvé la confiance des investisseurs après plusieurs années de crise aiguë.  Une amélioration qui doit beaucoup à l’intervention de la BCE qui a baissé son taux d’intérêt directeur à son plus bas niveau historique (0,75%). Elle a en outre injecté des milliards d’euros de liquidités au travers entre autres de prêts très avantageux sur trois ans aux banques (LTRO) et a promis d’intervenir sur le marché de la dette publique si nécessaire.  Le mouvement s’est toutefois accéléré sous l’effet des politiques monétaires des banques centrales américaine et japonaise, qui font jouer « la planche à billets », et qui « en affaiblissant délibérément leur monnaie pour rendre leurs économies respectives plus compétitives, soutiennent un peu plus l’appréciation de l’euro », souligne Fabrice Cousté.  Face à ces politiques « plus agressives », la BCE a elle commencé à se faire rembourser ses LTRO, ce qui signifie moins de liquidités en circulation.  Mais s’il le faut, la BCE a les moyens d’intervenir, selon un responsable européen qui n’exclut pas une déclaration de M. Draghi lors du G20 à Moscou les 15 et 16 février, théâtre habituel des discussions sur les changes.

 

L’euro fort victime de la la guerre des monnaies

L’euro fort victime de  la guerre des monnaies

Pour 2013 il faut surtout s’attendre à une guerre des monnaies ; d’abord de la part des Etats-Unis qui en fait vont continuer de s’endetter malgré quelques restrictions budgétaires. L’objectif est de faire baisser le dollar pour redonner de la compétitivité à la croissance. La Chine souhaite aussi une politique monétaire plus accommandante. Autrement dit la guerre des monnaies pour redonner de la compétitivité est bien déclarée même si l’Europe refuse de s’y engager. Le premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé la banque centrale à soutenir l’activité dans la deuxième économie mondiale, qui a commencé à rebondir depuis l’automne après avoir enregistré en 2012 sa plus faible croissance en 13 ans. « Le secteur financier reste confronté à un environnement difficile au plan intérieur comme extérieur », a déclaré M. Wen selon un communiqué diffusé hier soir par le gouvernement chinois. « Nous devons utiliser pleinement les outils monétaires pour arriver à un développement sain et durable », a ajouté le chef du gouvernement. la banque centrale a annoncé des opérations à court terme sur le marché monétaire, une mesure qui lui permet d’augmenter la quantité de monnaie en circulation. Le japon veut lui aussi sortir de la crise grâce à une politique monétaire très accommandante. »Le gouvernement et la Banque du Japon se sont entendus pour mener conjointement une politique renforcée afin d’en finir rapidement avec la déflation et permettre au pays d’atteindre une croissance économique durable, la BoJ a consenti mardi non seulement à fixer un objectif d’inflation de 2%, mais aussi à amplifier son dispositif spécial d’achat d’actifs financiers divers, au premier rang desquels figurent des obligations d’Etat.  La BoJ va modifier le procédé et « acheter chaque mois pour un certain montant » des actifs financiers, de façon illimitée dans le temps, au lieu d’une enveloppe pour une période plurimensuelle donnée comme c’était le cas jusqu’à présent.  Le nouveau montant est fixé à 13.000 milliards de yens (110 milliards d’euros) par mois à partir de janvier 2014, dont 10.000 milliards pour les bons du Trésor et 2.000 milliards pour les obligations d’Etat, le reste étant réservé à des titres divers d’entreprises ou fonciers.  Grâce à ces dispositions et à un plan de relance de 20.200 milliards de yens (dont la moitié à la charge de l’Etat) décidé. En Europe, on suit la position allemande «Le taux de change est important pour la stabilité des prix, mais ce n’est pas un objectif de notre politique», a indiqué le patron de la BCE., Mario Draghi. Autrement dit la BCE n’entend pas s’engager dans la bagarre. Cette mise au point est d’autant plus significative qu’au même moment les Européens sont en train de se mettre d’accord sur la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Eurogroup. Le passage de relais au Néerlandais Jeroen Dissselbloem signifie qu’il n’y aura aucun changement dans la répartition des rôles dans la gestion du taux de change de l’euro. Contrairement aux États-Unis, à la Chine  et au Japon, qui confient la responsabilité des changes au gouvernement, l’Euroland a dès le départ laissé ce rôle au président de la BCE. «Monsieur Euro c’est moi!», avait déclaré d’emblée Wim Duisemberg, le premier président néerlandais de la BCE. Depuis lors, l’Eurogroup n’a jamais voulu reprendre ce pouvoir, contrairement aux souhaits exprimés en France, où le pouvoir politique n’a cessé de se plaindre de la surévaluation manifeste de l’euro. En tout cas du point de vue des exportateurs français. La prise de position de Mario Draghi, plus allemand que jamais, ne saurait pourtant être considérée comme une surprise. «La politique de change du Japon sera-t-elle sans réponse? Du côté européen, oui. Mais sans doute pas du côté de la Fed, car les Américains comptent sur leurs exportations pour soutenir leur croissance», analyse Eric Chaney, le chef économiste d’AXA Group. Pour résumer les Etats-Unis, le Japon, le chine vont s’engager (ou poursuivre pour les Etats-Unis) dans des politiques monétaires très accommandantes avec le but plus ou moins avoué de faire baisser le taux de change. Un moyen de redonner de la compétitivité à une croissance qui s’essouffle. L Europe risque d’être la grande perdante dans ce nouveau type d’affrontement. La zone euro est entrée en récession en 2012 et y demeurera en 2013. Du coup pourrait ressurgir aussi la question de l’éclatement de la bulle obligataire. En effet, l’endettement public va encore s’accroitre du fait du tassement des rentrées fiscales lesquelles dépendent bien entendu de la croissance. Avec un endettement accru, une croissance dans le rouge, l’emploi qui se replie, la question de la notation des pays les plus endettés pourraient se reposer (donc la question des taux d’intérêt).Les mesures budgétaires drastiques pour l’instant n’ont permis qu’une période d’accalmie sur les marchéss financiers. L’inquiétude porte désormais sur la capacité pour l’Europe à conjuguer à la fois d’avantage de rigueur en matière de dépenses publiques et davantage de soutien à la croissance. A cet égard le FMI est de plus en plus critique sur le calendrier de rétablissement des équilibres financiers publics en Europe. Il faut souhaiter qu’il soit entendu. Mais sans doute pas avant les élections en Allemagne !

 

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La guerre des monnaies sur le dos de l’euro.

La guerre des monnaies sur le dos de l’euro.

 

Ces deux dernières semaines, le yen a fortement reculé vis à vis du dollar et de l’euro. Mario Draghi en a profité pour préciser la doctrine traditionnelle de la BCE: «Le taux de change est important pour la stabilité des prix, mais ce n’est pas un objectif de notre politique», a-t-il insisté. Autrement dit la BCE n’entend pas s’engager dans la bagarre. Cette mise au point est d’autant plus significative qu’au même moment les Européens sont en train de se mettre d’accord sur la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Eurogroupe. Le passage de relais au Néerlandais Jeroen Dissselbloem signifie qu’il n’y aura aucun changement dans la répartition des rôles dans la gestion du taux de change de l’euro. Contrairement aux États-Unis et au Japon, qui confient la responsabilité des changes au gouvernement, l’Euroland a dès le départ laissé ce rôle au président de la BCE. «Monsieur Euro c’est moi!», avait déclaré d’emblée Wim Duisemberg, le premier président néerlandais de la BCE. Depuis lors, l’Eurogroupe n’a jamais voulu reprendre ce pouvoir, contrairement aux souhaits exprimés en France, où le pouvoir politique n’a cessé de se plaindre de la surévaluation manifeste de l’euro. En tout cas du point de vue des exportateurs français. La prise de position de Mario Draghi, plus allemand que jamais, ne saurait pourtant être considérée comme une surprise. «La politique de change du Japon sera-t-elle sans réponse? Du côté européen, oui. Mais sans doute pas du côté de la Fed, car les Américains comptent sur leurs exportations pour soutenir leur croissance», analyse Eric Chaney, le chef économiste d’AXA Group.

 

Monnaies : la guerre des dévaluations en 2013

Monnaies : la guerre des dévaluations en 2013

 

Avec des politiques monétaires très accommodantes, les Etats –Unis ont montré l’exemple depuis plusieurs annéeés.la Chine de son coté a tout fait pour limiter la réévaluation du yuan.  La banque d’Angleterre et surtout récemment celle du Japon suivent l’ exemple. Avec l’approfondissement de la crise, les banques centrales vont injecter des masses de capitaux pour sauver à la fois le système financier et ce qui peut l’être en matière de croissance. Même ‘l’orthodoxe BCE a été contrainte de faire une entrave à sa doctrine en injectant aussi des liquidités. Cependant la BCE pourrait être la dernière à soutenir de manière significative la croissance. En fait on cherche à affaiblir la valeur des monnaies pour soutenir la compétitivité quitte évidemment à importer de l’inflation. Une opération négative car elle pèse sus le pouvoir d’achat et la consommation mais positive car elle booste les exportations. La « guerre des monnaies » qui, jusqu’ici, n’avait provoqué guère davantage que des éclats de voix, pourrait-elle en 2013 se transformer en guerre ouverte entre les Etats? La décision de la Banque du Japon (BoJ), de donner un coup d’accélérateur à son programme d’assouplissement quantitatif pour la troisième fois en quatre mois, est la dernière tentative en date des pays développés pour soutenir leur croissance en recourant à des outils non-conventionnels. Mais les Etats émergents pourraient avoir à payer le prix de cette politique monétaire ultra-accommodante. Avec un afflux de liquidités toujours plus important dans leurs économies du fait des rachats d’actifs initiés par les banques centrales des pays développés, ceux en voie de développement risquent de subir une appréciation de leur devise susceptible d’avoir pour effet de nuire à la compétitivité de leurs exportations. De ce fait, ces Etats pourraient ne pas avoir d’autre choix que d’abaisser les taux d’intérêt et/ou d’intervenir pour maintenir leur devise à un niveau raisonnable. Au risque d’alimenter l’explosion des prix du crédit et des actifs, terreau de l’inflation. « Certains signes montrent que nous assistons actuellement à une course à la dévaluation », a commenté une source d’un pays membre des pays du G7. S’exprimant avant la décision de politique monétaire de la BoJ, cette source avait ajouté: « Si tout le monde essaie de dévaluer sa monnaie, cela aura au final des :

 




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