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Croissance économique mondiale : ça se tasse

Croissance économique mondiale : ça se tasse  

 

Résultats moins bien que prévus aux Etats-Unis, croissance atone en Europe, pays émergents qui peinent à redémarrer. Du coup le FMI a revu à la baisse ses prévisions pour l’activité mondiale. La croissance économique mondiale sera un peu moins vigoureuse cette année que ne le prévoyait le Fonds monétaire international (FMI) en avril dernier. L’organisation internationale publie ce jeudi ses dernières prévisions. La progression du PIB planétaire envisagée en 2014 revient ainsi de 3,7 % à 3,4 %. Principale explication avancée: le coup de froid subi l’hiver dernier par l’économie américaine, qui a eu plus d’impact que prévu. Le FMI a amputé son estimation pour les États-Unis de 1,1 point. Le PIB américain ne progressera que de 1,7 % cette année, contre 2,8 % encore estimés en avril. Le froid polaire a littéralement paralysé les transports, le commerce et la consommation aux États-Unis. L’économie des États-Unis pesant encore environ 16,5 % de la richesse mondiale, ce coup de froid, mécaniquement, pèse sur l’ensemble de la planète. Si cet accident climatique a ralenti la marche du PIB américain, le dynamisme de son économie n’est pas en cause. Aussi le FMI prévoit-il en 2015, une croissance de 3 % (révisée à la hausse de 0,1 % par rapport à avril).  Dans la zone euro en revanche, «la reprise reste faible et l’inflation demeure trop basse», commente Olivier Blanchard, le conseiller économique du FMI. La prévision demeure inchangée pour 2014, à 1,1 %, et à 1,5 % pour l’an prochain, à peine revue à la hausse. L’organisation de Washington avait déjà communiqué ses statistiques pour la France et l’Allemagne: respectivement 0,7 % et 1,9 %. Les dernières révisions, négative pour la France et positive pour son voisin, ont creusé l’écart entre les deux premières puissances de la zone euro. Pour les pays émergents, le FMI a aussi révisé à la baisse (de 0,2 %) sa prévision pour l’année en cours, à 4,6 %. Pour 2015, la croissance de ces pays devrait afficher 5,2 %, légèrement en-deçà de l’estimation d’avril. Le ralentissement de la croissance chinoise (7,4 % puis 7,1 % en 2014 et 2015 respectivement) explique en partie cette décélération. Pékin tente de rééquilibrer sa croissance au profit de la consommation, en ralentissant l’investissement.  «En résumé, conclut Olivier Blanchard, la reprise continue. Mais elle reste faible et a toujours besoin de soutien politique, afin de stimuler aussi bien la demande que l’offre». Le FMI met enfin en garde contre «les aléas géopolitiques» (guerres en Irak, à Gaza et en Ukraine) «qui se sont aggravés depuis avril». Il ne les a pas pris en compte dans ses prévisions chiffrées mais les cite parmi les «risques baissiers» susceptibles de peser sur la croissance d’un monde toujours plus interdépendant.

 

Croissance mondiale : reprise en 2015 mais fragile (FMI)

Croissance mondiale  : reprise en 2015 mais fragile (FMI)

 

D’après le FMI, La reprise mondiale cale un peu début 2014 mais pourrait redémarrer en 2015 avec toutefois des inquiétudes sur l’investissement qui demeure faible. L’activité économique mondiale, morose au cours des premiers mois de 2014, devrait se renforcer dans la seconde partie de l’année et s’accélérer en 2015 mais la dynamique pourrait être moins forte que prévu, estime le Fonds monétaire international.  Les effets sur la demande des politiques accommodantes des banques centrales ont leurs limites et les pays devraient aussi agir pour soutenir l’offre, a expliqué dimanche la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, elle a recommandé à ceux-ci d’investir dans les infrastructures, la santé et l’éducation, tant que leurs finances le permettent. « Malgré les ripostes à la crise (…) la reprise est modérée, laborieuse, fragile et les mesures de soutien a la demande, malgré la bonne volonté des banques centrales, trouveront leurs limites. Donc il faut renforcer les capacités d’offre pour muscler la reprise », a-t-elle déclaré. Selon Christine Lagarde, l’activité mondiale prend de l’élan mais l’impulsion pourrait être moins forte que prévu alors que la croissance potentielle est plus faible et que l’investissement reste atone. « L’occasion se présente dans un certain nombre de pays de relancer les investissements pour la croissance sans menacer la viabilité des finances publiques », a-t-elle estimé. Les prévisions de croissance mondiale, qui seront publiées dans une quinzaine de jours par le FMI, seront « très légèrement » différentes de celles annoncées en avril, a-t-elle ajouté. « Si on regarde les pays émergents d’Asie et en particulier la Chine, on peut être rassuré (…) puisque nous ne voyons pas (…) un atterrissage brutal mais un léger ralentissement d’une croissance devenue plus qualitative et plus soutenable, que nous considérons pour 2014 quelque part entre 7 et 7,5%. » La zone euro émerge aussi lentement de la récession, même si la reprise est loin d’être suffisante pour faire baisser chômage et endettement, considère la directrice générale du FMI. « Il reste donc crucial, de notre point de vue, de parachever les grandes réformes en zone euro, notamment l’union bancaire avec l’ensemble de ses attributs (…) et sans mollir », a ajouté Christine Lagarde.

 

Le déséquilibre des capitaux menace la reprise,mondiale

Le déséquilibre des capitaux menace la reprise mondiale

 

Les pays émergents reprochent aux politiques monétaires très accommodantes menées par les économies avancées de générer d’importants flux de capitaux qui risquent de les déstabiliser. Et pour les pays riches, l’accumulation de réserves de devises par les nations en développement empêche de progresser sur la voie de la croissance et du rééquilibrage de l’économie mondiale. La réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20 cette semaine à Washington a donné l’impression que ces tensions, perceptibles depuis plusieurs années déjà, augmentaient encore. Le problème est que chacun des deux camps dit agir dans son propre intérêt et qu’il ne manque pas d’arguments très rationnels pour défendre sa position. Même si le G20 s’est accordé pour dire que l’économie mondiale se portait mieux, ces divergences laissent penser que le monde est encore loin d’en avoir fini avec le déséquilibre historique qui voit les riches emprunter massivement pour acheter la production des pauvres. « Nous ne sommes pas dans une situation saine », a résumé Raghuram Rajan, le gouverneur de la banque centrale indienne, lors d’un débat avant la réunion du G20. Raghuram Rajan est l’un des principaux promoteurs d’une réforme de l’ordre monétaire mondial, notamment en appelant les banques centrales des pays les plus avancés à éviter des politiques monétaires trop audacieuses susceptibles de pénaliser le monde entier. A ses yeux, les années de politiques monétaires accommodantes que viennent de vivre le monde développé ont conduit les pays émergents à amasser des réserves de dollars afin d’être en mesure d’intervenir sur le marché des changes, pour protéger leur économie en cas de mouvements brusques de capitaux.

Croissance mondiale : affectée par les pays émergents (FMI)

Croissance mondiale : affectée par les pays émergents (FMI)

 

Austérité, restructuration et risques géopolitique plombent la croissance mondiale notamment celle des pays émergents. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une accélération de la croissance mondiale cette année grâce aux pays avancés mais a abaissé ses prévisions pour les pays émergents, dont la Russie et le Brésil. L’organisation basée à Washington a toutefois souligné que des politiques économiques plus appropriées étaient nécessaires pour augmenter la croissance potentielle mondiale et éviter une période prolongée de croissance faible. Le FMI a très légèrement abaissé sa prévision de croissance mondiale pour cette année, à 3,6%, dans la version semestrielle de ses Perspectives économiques mondiales publiées mardi contre 3,7% lors de l’actualisation du mois de janvier. Pour 2015, il table sur 3,9%. Les performances économiques des pays avancés, où l’austérité budgétaire sera moins marquée, et des pays émergents, où les conditions financières vont se durcir, divergent, note le FMI. Les risques géopolitiques ont aussi augmenté, souligne l’institution, la crise ukrainienne continuant d’alimenter les tensions entre la Russie et les Occidentaux. « Le renforcement de la reprise dans les économies avancées depuis la Grande Récession est un développement bienvenu », relève le FMI. « Mais la croissance n’est pas aussi solide partout dans le monde, et de nouveaux efforts en matière de politique économique sont nécessaires pour restaurer la confiance, assurer une croissance solide et limiter les risques baissiers. » En dépit des perturbations de l’activité en début d’année aux Etats-Unis liées à un hiver inhabituellement rigoureux, le FMI s’attend à une croissance américaine supérieure au potentiel, à 2,8%.  L’économie américaine bénéficiera d’une moindre austérité budgétaire, de la poursuite de la reprise de l’immobilier et d’une politique monétaire toujours accommodante, la Réserve fédérale ne devant pas relever ses taux d’intérêt avant le troisième trimestre 2015, selon le FMI.  

 

Davos : trop d’interrogations sur la sortie de crise mondiale

Davos : trop  d’interrogations sur la sortie de crise mondiale

 

 

Les responsables traditionnellement tentent d’insuffler de l’optimisme pour rassurer les marchés, les consommateurs et les citoyens. Ce qu’ils ont encore fait à Davos mais avec tellement d’interrogations que finalemenet une possibilité de rechute n’est pas totalement exclue. Pour résumer l’économie mondiale est encore dans le brouillard. Et les tendances risquent d’être contrastées et volatiles tout au long de cette année 2014. « Nous pouvons être prudemment optimistes pour la perspective économique mondiale », a estimé le banquier central du Japon Haruhiko Kuroda.   »D’abord, les Etats-Unis vont probablement croître de 3% ou plus cette année et la suivante. L’Europe est en train de redémarrer, de croître, et le Japon fait aussi des progrès significatifs. Pour les pays émergents comme l’Inde, la Chine, l’Indonésie, et d’autres, leur taux de croissance va probablement se maintenir à des hauts niveaux ou même accélérer », a-t-il résumé.  Le FMI avait légèrement relevé mardi sa prévision de croissance mondiale pour 2014 (à 3,7 contre 3,6% auparavant) juste avant le début des travaux des quelque 2.500 participants au forum qui se tient chaque hiver dans la petite ville suisse de Davos.  Ils ont notamment débattu de l’état de l’Europe, qui semble sortie de plusieurs années de crise.   »La zone euro dans son ensemble n’est plus au centre de toutes les préoccupations de l’économie mondiale », s’est réjoui le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, estimant que les « pays membres qui ont le plus de succès sont ceux qui ont subi des programmes d’assistances, parce qu’ils ont rempli leur mission », l’Irlande, le Portugal et la Grèce qui « a fait bien mieux que quiconque s’y attendait il y a deux ans, pour être tout à fait franc ».  Mais lors d’un autre débat à Davos mercredi, d’autres intervenants ont estimé que « l’Europe n’est pas de retour », selon les mots d’Axel Weber, président du conseil d’administration de la banque suisse UBS et ancien patron de la banque centrale allemande.  Un des risques soulevés par Christine Lagarde est la « faible probabilité » de déflation, particulièrement en Europe, où l’inflation est « très en dessous » de la cible officielle de près de 2%.  Le président de la BCE, Mario Draghi, lui a immédiatement répondu en répétant sa position: l’inflation est faible et le restera, mais il n’y a pas de risque de déflation, selon lui, précisant « nous sommes prêts à agir au besoin ».  L’autre gros point d’interrogation vient des pays émergents, qui connaissent ralentissements et turbulences provoquées notamment par la fin de la politique monétaire ultra-généreuse de la Réserve fédérale américaine. « C’est clairement un nouveau risque à l’horizon », selon Mme Lagarde.  Larry Fink, le patron de BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde (4.324 milliards de dollars sous gestion fin 2013), a tenu à calmer l’excès « d’optimisme », en rappelant la récente chute du peso ou de la livre turque, et estimant que, si l’action des banques centrales avait été salutaire, le danger vient désormais du fait que c’est au pouvoir politique d’agir.   »L’expérience de cette semaine sur les marchés est indicative de ce qui va se passer cette année », a-t-il estimé, prédisant « un monde avec beaucoup plus de volatilité ».   »Pour que l’économie mondiale aille de l’avant », il va falloir que les politiques jouent le jeu, selon lui. « Nous allons dépendre de l’exécution des réformes en Chine, (…) nous allons devoir observer (le Premier ministre, Shinzo) Abe et les réformes au Japon, aux Etats-Unis, et partout ailleurs »   »Cela m’inquiète parce qu’il y a une grande tendance des politiciens à traîner des pieds ».  Pourtant, la veille, c’était le ministre des Finances néerlandais Jeroen Djisselbloem, patron de l’Eurogroupe, qui disait « cela aiderait certainement si quand nous allons de l’avant, le secteur financier ne réagissait pas de manière aussi négative ».

 

Reprise économique mondiale mais sans emploi (OIT)

Reprise économique mondiale mais sans emploi (OIT)

 

Reprise économique mondiale mais sans véritablement d’emploi d’après l’organisation internationale du travail (OIT°). En fait l’institution regrette qu’on n’investisse pas assez dans les entreprises qui créent réellement des emplois nouveaux. Le rapport de l’Organisation Internationale du Travail sur les Tendances mondiales de l’emploi 2014 relève que la croissance de l’emploi reste faible, que le chômage continue d’augmenter, surtout parmi les jeunes, et que beaucoup de travailleurs découragés (23 millions) restent en dehors du marché du travail.  Au rythme actuel, 200 millions d’emplois supplémentaires seront créés d’ici à 2018, selon le rapport. C’est inférieur au niveau requis pour absorber le nombre grandissant de nouveaux arrivants sur le marché du travail.  Le nombre de demandeurs d’emploi devrait grimper de plus de 13 millions d’ici à 2018.   »Ce dont nous avons immédiatement besoin, c’est de repenser nos politiques. Nous devons accroître nos efforts pour accélérer la création d’emplois et soutenir les entreprises qui créent des emplois», souligne dans le rapport le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder.  Près de 74,5 millions de personnes de la tranche d’âge des 15-24 ans sont sans emploi, le taux de chômage des jeunes atteignait 13,1 pour cent en 2013, plus de deux fois supérieur au taux de chômage mondial tous âges confondus.  La reprise mondiale des marchés du travail est freinée par un déficit de la demande globale. Dans de nombreuses économies développées, les réductions drastiques des dépenses publiques et les hausses des impôts sur le revenu et des taxes à la consommation pèsent lourdement sur les entreprises privées et les ménages, estime l’OIT.  Le rapport met aussi l’accent sur le nombre de travailleurs pauvres vivant avec moins de 2 dollars par jour: 839 millions de travailleurs (soit 26,7% de l’emploi total).   »La leçon consiste à ne pas accepter une sorte de fatalité et de penser que nous sommes condamnés à une croissance du chômage », a affirmé lundi dans une conférence de presse à Genève M. Ryder. « Il est absolument nécessaire d’intervenir pour stimuler l’emploi comme voie de sortie de crise. Par définition la sortie de crise c’est quand les gens sont de retour au travail », a-t-il dit.  Le rapport appelle les gouvernements à dépenser davantage dans des politiques actives du marché du travail (PAMT), pour lesquelles 0,6% du PIB ont été dépensés en 2011. Si ce chiffre passait à 1,2% ce sont 3,9 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être créés dans les économies développées dont l’Union européenne, affirme l’étude.

 

La Banque mondiale prête à un trafiquant de drogue

La Banque mondiale prête à un trafiquant de drogue

 

On sait depuis longtemps que les fonds de la Banque mondiale ne servent qu’en partie aux pays les plus pauvres et que les fonds sont souvenait détournés ou gaspillés. On ignorait que ces financements pouvaient aussi servir le trafic de drogue.  Une filiale de la Banque mondiale a été en effet sévèrement critiquée en interne vendredi pour ne pas avoir procédé à des vérifications suffisantes avant l’attribution d’un prêt à une société hondurienne soupçonnée d’être impliquée dans des meurtres et du trafic de drogue. Avant de donner son feu vert en 2009 à un prêt de 30 millions de dollars à Corporacion Dinant, une société basée à Tegucigalpa, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale spécialisée dans les prêts au secteur privé, aurait dû approfondir son enquête, estime le Compliance Advisor Ombudsman (CAO), un organisme de surveillance interne à la Banque. Une recherche standard dans la presse, comme le demande la réglementation de la Banque mondiale, aurait permis de savoir que le propriétaire de Dinant était accusé d’avoir organisé le meurtre d’un défenseur de l’environnement et que ses propriétés étaient réputées être des points de ravitaillement pour les trafiquants de drogue, indique le CAO dans un rapport publié vendredi. Le CAO dit ne pas avoir cherché à vérifier l’authenticité des articles de presse et souligne que l’homme d’affaires a été acquitté des accusations de meurtre. Mais, souligne le CAO, leur simple existence aurait dû servir d’alerte dans la mesure où la réputation de la Banque mondiale était susceptible d’être atteinte. « Le personnel de la SFI ou bien était au courant de ces allégations et n’a pas cherché à les traiter », ou bien n’a pas mené les recherches requises dans la presse, indique le CAO. Le prêt accordé en 2009 était destiné à aider Dinant à développer ses activités dans l’huile de palme et dans l’agroalimentaire. Le CAO a lancé son audit sur le projet en 2012. Via ce prêt, la SFI s’est retrouvée indirectement impliquée dans l’un des différends fonciers les plus épineux d’Amérique centrale. Depuis l’approbation du prêt, des articles de presse ont affirmé que Dinant avait contribué à l’éviction de fermiers par la force dans la région fertile où elle opère et que « l’utilisation inappropriée » de ses forces de sécurité s’était traduit par des décès multiples, indique le CAO.

 

La croissance mondiale sera revue à la hausse (FMI)

La croissance mondiale sera revue à la hausse (FMI)

 

Le FMI va réviser à la hausse la croissance 2014, ce sera marginal mais pédagogique. Il faut en effet redonner confiance ; le fait même d’annoncer une hausse future sans donner de chiffres  participe de cette démarche volontariste. Pour autant tout va surtout dépendre des Etats-Unis car l’Europe est toujours en convalescence et les pays émergents doivent engager des réformes structurelles et assainir leurs grands équilibres. ; Lors d’une conférence de presse à Nairobi (Kenya), Christine Lagarde, a annoncé, ce mardi 7 janvier, que le fonds compte réviser à la hausse sa prévision de croissance mondiale, d’ici à trois semaines. Le directrice générale de l’institution a toutefois jugé qu’il serait prématuré d’en dire davantage à ce stade. Dans son document « WEO » pour « World Economic Outlook », le FMI indiquait tabler sur une croissance mondiale de 2,9% pour 2013 et 3,6% en 2014, en octobre dernier.  L’institution avait alors estimé que la croissance mondiale traduirait un léger virage, les pays développés connaissant une hausse plus importante que prévue de leur PIB, alors qu’au contraire, la croissance des pays émergents aurait tendance à ralentir, tout en restant à un niveau élevé. « Cette transition va conduire à des tensions pour les pays émergents », expliquaient alors le célèbre économiste français Olivier Blanchard, chef économiste du FMI. Le 22 décembre dernier, Christine Lagarde avait déjà surpris en annonçant, lors d’un déplacement à New York, que le FMI allait réviser à la hausse ses perspectives de croissance pour les Etats-Unis pour l’année 2014. Elle n’avait alors pas donné davantage de détails.

 

Economie mondiale : le tassement des pays émergents

Economie mondiale : le tassement des pays émergents

 

Depuis des années, l’économie mondiale ne jurait que par eux: le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud…  Leur forte croissance compensait la stagnation des pays avancés, leurs marchés intérieurs en pleine expansion aiguisaient les appétits des grands groupes occidentaux, leurs bas coûts de production faisaient tourner le commerce mondial et leurs réserves de devises leur permettaient de financer l’endettement occidental.  Mais 2013 a marqué un coup d’arrêt. Ils ont perdu un peu de leur lustre, pour être considérés d’un ?il peut-être plus lucide.   »Nous l’attendions depuis un moment, mais c’est devenu très clair » en 2013, a déclaré à l’AFP Jennifer Blanke, chef économiste du World Economic Forum (WEF), basée à Londres.  Pour l’économiste Chris Weafer, associé-senior de la firme de conseil Macro Advisory, basée à Moscou, ce « changement d’attitude envers les émergents » était « nécessaire et retardé depuis trop longtemps » par des investisseurs bercés d’illusions, voire « complaisants ».  Tout d’abord, plusieurs grands émergents ont vu leur croissance nettement ralentir. La Russie, l’Afrique du Sud, mais surtout, le premier d’entre eux, la Chine. Et si la Chine éternue, l’économie risque le rhume un peu partout dans le monde.  La banque espagnole BBVA identifie comme un « facteur de risque » au niveau international « l’ajustement (à la baisse) de la croissance de la Chine et d’autres économies émergentes ».  Pour la Banque centrale européenne, « tout ajustement plus brutal ou désordonné dans les économies émergentes doit être surveillé de près, compte tenu des risques d’impact plus forts et plus durables en zone euro ».   »Les investisseurs avaient présumé que la Chine continuerait à croître à un taux de 8-9% par an. C’est impossible sur le long terme », explique à l’AFP M. Weafer, alors que l’objectif officiel de croissance de Pékin pour 2013 est de 7,5%.  Malgré tout, « nous sommes soulagés parce que certains parlaient d’un atterrissage brutal » de l’économie chinoise, qui aurait eu des conséquences plus graves, pointe Mme Blanke.   »Plusieurs pays sont devenus dépendants » de la croissance chinoise, souligne UBS dans une note sur les perspectives d’investissements en 2014.   »La croissance des investissements chinois a alimenté la demande de matières premières et soutenu plusieurs économies telles que le Brésil ou l’Australie », poursuit la banque suisse qui prévient qu’il « n’y a pas de +Chine après la Chine+ ». En d’autres termes, il n’y aura pas de superpuissance avec une croissance à deux chiffres capable de remplacer la Chine comme moteur de l’économie mondiale.  A ce ralentissement vient s’ajouter un deuxième facteur de risque: l’instabilité financière. Cet été, Bourses et devises de plusieurs émergents ont été très chahutées par le reflux brutal de capitaux provoqué par la perspective de la fin de la politique monétaire ultra-généreuse de la Banque centrale américaine.  Plusieurs grands groupes américains ou européens ont ainsi subi de lourdes pertes financières à cause des effets de change.  Enfin, l’instabilité sociale est un autre facteur de risque, « comme ce que nous avons vu récemment au Brésil ou en Afrique du Sud, avec des gens qui exigent une plus grande part du gâteau, parce qu’ils ne constatent pas d’amélioration (de leur qualité de vie) aussi rapide qu’ils le souhaitent », analyse Mme Blanke.  C’est « un très gros risque, et je crois que ces pays en sont conscients », selon Mme Blanke, même si elle admet que plusieurs d’entre eux n’ont pas assez mis à profit les années d’opulence écoulées pour se réformer suffisamment.   »Un gouvernement doit écouter la voix de la rue. Un gouvernement ne peut pas s’isoler et se refermer sur lui-même », reconnaissait fin novembre dans le journal El Pais la présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

Sondage moral des patrons : plus bas que la moyenne mondiale

Moral des patrons : plus bas que la moyenne mondiale

 

Les dirigeants d’entreprises français « affichent un manque de confiance dans l’économie nationale avec un indice à 35,17, un chiffre qui contraste avec la moyenne mondiale qui est de 48,85″, indique le groupe Sage dans un baromètre conduit cet été auprès de 11.000 entreprises dans 17 pays. La confiance affichée la plus élevée est celle de Singapour (61,63). La France présente ainsi le taux de confiance le plus bas avec le Portugal (37,36) et l’Afrique de Sud (39,92). « L’Espagne, pourtant davantage touchée par la crise, se montre plus confiante (43,19) », commente Sage, qui est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de logiciels de gestion pour les entreprises de taille petite et moyenne. De plus, cet indice de confiance dans l’économie française est quasiment identique à celui de l’été 2012 (33,36). « C’est un phénomène assez spécifique à la France, un manque de confiance des Français dans l’économie de leur pays », a commenté Antoine Henry, directeur de Sage France, dans un entretien accordé à l’AFP. « A mon avis, les raisons sont moins réelles et économiques que psychologiques », a-t-il ajouté. « Quand un chef d’entreprise n’a pas confiance dans la santé de son pays pour des raisons plutôt psychologiques, on a un risque qu’il investisse moins », a-t-il ajouté. En revanche, concernant leur propre activité, les chefs d’entreprise de l’Hexagone se montrent bien plus optimistes qu’il y a un an, avec un indice de confiance dans leur activité de 55,16 points, soit une augmentation de 9,61. Ce chiffre reste néanmoins le plus bas de tous les pays étudiés à l’exception du Portugal. 23% des patrons français considèrent que la lourdeur des procédures administratives et des réglementations est le principal obstacle à l’entrepreneuriat en France, indique l’étude tandis que 19% citent le niveau d’imposition comme étant un problème majeur et 15% l’attitude du gouvernement envers l’entreprise, un taux parmi les plus élevés. Au niveau mondial, la bureaucratie est également citée en premier, avec un taux moyen un peu supérieur (25%). A titre de comparaison les Etats-Unis affichent 27% et le record revient à la Pologne avec cet obstacle cité en premier par 36% des chefs d’entreprises. « On voit bien que la bureaucratie est un phénomène mondial et pas uniquement français », souligne M. Henry. Quant au niveau d’imposition, il souligne que ses clients français évoquent surtout le besoin de « stabilité fiscale ». « Ils ont besoin de visibilité pour savoir exactement quelles pressions fiscales ils vont subir et cela me semble particulier à la France », dit-il. L’enquête a été réalisée sur un échantillon de 11.734 entreprises dans 17 pays (États-Unis, Canada, Allemagne, Autriche, France, Royaume-Uni, Espagne, Afrique du Sud, Malaisie, Singapour, Irlande, Pologne, Suisse, Portugal, Brésil, Maroc et Tunisie), par courrier électronique entre le 31 juillet et le 28 août. Le nombre de répondants en France a été de 862.

 

Al-Qaïda : alerte mondiale au terrorisme

Al-Qaïda : alerte mondiale au terrorisme

 

Craintes contre les intérêts occidentaux dans nombre de pays musulmans mais aussi ailleurs. Une alerte mondiale a été lancée et beaucoup d’ambassades fermées.  Alerte d’Interpol, fermeture des ambassades américaines dans les pays musulmans, Paris, Berlin et Londres qui en font de même au Yémen: les pays occidentaux redoutent des attentats d’Al-Qaïda, redoublant de prudence au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le Canada a décidé de son côté de fermer préventivement dimanche sa représentation diplomatique à Dacca, au Bangladesh.  A la veille de la fermeture temporaire des ambassades américaines dans le monde arabe, en Israël ainsi qu’en Afghanistan et au Bangladesh, une réunion au sommet consacrée aux menaces terroristes d’Al-Qaïda s’est tenue samedi à la Maison Blanche.  Présidée par la conseillère pour la Sécurité nationale Susan Rice, cette réunion s’est déroulée en présence du secrétaire d’Etat John Kerry, du secrétaire à la Défense Chuck Hagel et de la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano. Y assistaient également les chefs de la CIA, du FBI et de l’Agence de sécurité nationale (NSA), ainsi que l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies.  Le président Barack Obama a ordonné dès vendredi soir de prendre « toutes les mesures nécessaires pour protéger les Américains ».  Le département d’Etat a annoncé la fermeture dimanche, jour ouvré dans la plupart des pays musulmans, de ses ambassades dans 22 pays, en réaction aux menaces d’attentats.  Ces représentations diplomatiques sont situées en Israël, dans le monde arabe, ainsi qu’en Afghanistan et au Bangladesh.  Le département d’Etat avait diffusé plus tôt un avis de prudence à l’attention de tous ses ressortissants dans le monde: des attentats sont possibles « particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord », et Washington a insisté également sur « la péninsule Arabique ».  Peu après les Etats-Unis, Interpol a lancé samedi une alerte globale de sécurité invitant à la plus grande vigilance tous les pays membres de l’organisation de coopération policière face à la menace d’Al-Qaïda.  Interpol a décidé de lancer son alerte « après une série d’évasions de prison dans neuf pays membres, parmi lesquels l’Irak, la Libye et le Pakistan », a annoncé dans un communiqué l’organisation internationale basée à Lyon (centre-est de la France).  Interpol rappelle que le mois d’août est une date anniversaire liée à plusieurs « violentes attaques terroristes » en Inde, Russie et Indonésie.   »Cette semaine marque aussi le 15e anniversaire des attentats contre l’ambassade des Etats-Unis à Naïrobi au Kenya et Dar es Salam en Tanzanie lors desquels 200 personnes, majoritairement africaines, avaient été tuées, et 4.000 blessées », a notamment souligné Interpol.  Le 7 août 1998, à Nairobi et à Dar es Salam, deux attentats à 10 minutes d?intervalle avaient frappé les intérêts américains.  Une menace est au moins concrète: dans un enregistrement audio posté sur des forums jihadistes, le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, accuse les Etats-Unis d’avoir « comploté » avec l’armée égyptienne et la minorité chrétienne copte pour faire destituer le président islamiste égyptien Mohamed Morsi il y a un mois.  Les menaces d’attentats d’Al-Qaïda visent l’ensemble des intérêts occidentaux, a prévenu un haut responsable américain. Elles sont « plus spécifiques » que ce qu’il avait pu y avoir jusqu’à présent, a déclaré à la chaîne de télévision ABC le chef d’état-major américain, le général Martin Dempsey.  La cible exacte n’est pas connue, mais « l’intention est claire. L’idée est d’attaquer les intérêts occidentaux, pas seulement américains », a-t-il déclaré dans cette interview à l’émission « This Week ».  Trois des principaux pays de l’Union européenne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, ont annoncé à quelques heures d’intervalle la fermeture dimanche et lundi de leur ambassade à Sanaa au Yémen, pays considéré comme l’un des bastions d’Al-Qaïda.  Ottawa a estimé de son côté que le risque le plus élevé concernait sa représentation diplomatique à Dacca, sans donner d’autres détails.  La fermeture de l’ambassade de France pourrait durer « plusieurs jours », a précisé le président français François Hollande: « Nous sommes informés directement et indirectement de menaces qui concerneraient nos implantations à l’étranger voire nos ressortissants, menaces venant d’Al-Qaïda ».  M. Hollande a appelé les quelque 600 ressortissants français au Yémen « de prendre les plus grandes précautions dans leurs déplacements sur le territoire ».  Samedi, un attentat suicide à la voiture piégée visant un consulat indien dans l’est de l’Afghanistan, près de la frontière pakistanaise, a fait au moins neuf morts et une vingtaine de blessés.

 

Croissance mondiale : plus ralentie pour la Banque mondiale

Croissance mondiale : plus ralentie pour la Banque mondiale

La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance globale, affirmant que l’économie mondiale allait poursuivre en 2013 son développement à un rythme plus lent que l’année précédente. L’institution précise que cette révision est liée à une récession plus forte que prévue en Europe ainsi qu’à un ralentissement sur les marchés de certains pays émergents. Dans son rapport semestriel, la Banque mondiale prévient que les grandes économies émergentes, qui ont tiré la croissance vers le haut au cours des dernières années, ne pourront plus jouer le même rôle qu’avant la crise financière. La Banque mondiale préconise des réformes structurelles pour maintenir l’expansion. Le PIB mondial devrait augmenter de 2,2% cette année, juste en dessous des 2,3% enregistrés en 2012. Dans une précédente prévision, en janvier, la banque avait avancé le chiffre de 2,4% de croissance pour 2013. Les perspectives sont de 3% pour 2014 et de 3,3% pour 2015. « La croissance ne s’est pas ralentie en raison d’un problème lié à la demande mais plutôt parce que, à notre avis, la très forte croissance à laquelle nous avions assisté avant la crise était due à un phénomène de bulle », a expliqué Andrew Burns qui a dirigé la rédaction du rapport. »Ce que nous observons actuellement est plus conforme au potentiel sous-jacent de croissance », a-t-il ajouté. « Nous sommes dans le cas d’un retour à une nouvelle norme après la crise ».Cette « nouvelle norme » signifie que les taux de croissance dans des pays comme le Brésil, l’Inde, la Russie et la Chine vont ralentir

Pétrole: baisse prévision de la demande mondiale

Pétrole: baisse  prévision de la  demande mondiale

En données arrondies, l’AIE continue à tabler sur une demande de 90,6 millions de barils par jour cette année, soit une croissance modeste de 785.000 barils par jour ou 0,9% par rapport à 2012, précise-t-elle dans son nouveau rapport mensuel sur le marché pétrolier.  Le léger ajustement est dû à une révision des données concernant la consommation pétrolière russe en 2012 et 2013, détaille l’agence énergétique des pays développés. Même si la variation est mineure, c’est la quatrième fois depuis le début de l’année que l’AIE diminue sa prévision pour la demande pétrolière mondiale, alors qu’elle tablait encore en janvier sur 90,8 millions de barils par jour.  Pour le reste, les prévisions de l’AIE restent globalement inchangées. « Les conditions macroéconomiques ternes restent le principal facteur pour la prévision de la demande pétrolière », indique l’AIE.  En clair et comme elle l’avait déjà annoncé précédemment, la crise économique persistante en Europe et le fléchissement en cours de la croissance chinoise vont freiner cette année la progression de la consommation pétrolière.  Côté production, l’AIE estime que l’offre pétrolière mondiale s’est établie à 91,2 millions de barils par jour en mai, soit 90.000 barils de moins qu’en avril en raison de la maintenance d’installations au Canada, mais 180.000 de plus qu’il y a un an.  La production de l’Opep, cartel qui regroupe 12 pays producteurs de brut dont l’Arabie saoudite, a elle-même progressé de 135.000 barils à 30,89 millions, son niveau le plus élevé depuis fin 2012, sur fond de hausse des productions saoudienne, iranienne, émiratie et koweïtienne, en partie contrebalancée par une activité réduite en Irak, Libye et Nigéria, en raison notamment des conflits ou troubles qui sévissent dans ces trois pays.

 

FMI : nouveau ralentissement de l’économie mondiale

 

FMI : nouveau ralentissement de  l’économie mondiale

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé mardi que l’économie mondiale pourrait entrer dans une « phase plus difficile », comme le montrent les récentes révisions à la baisse du Fonds des projections de croissance pour l’Allemagne, la France ou la Chine.   »Des tendances plus sombres se font jour. De récentes données suggèrent par exemple un certain ralentissement de la croissance », a déclaré Mme Lagarde dans un discours à la Brookings Institution, un centre de réflexion de Washington.  Le Fonds monétaire international a légèrement révisé à la baisse mardi la prévision de croissance de la France après avoir, lundi, divisé par deux celle de l’Allemagne pour 2013 (+0,3%). Fin mai, les prévisions de croissance du Fonds pour la Chine ont également été abaissées, passant de 8% à « environ 7,75% » cette année.   »Nous pourrions entrer dans une phase plus difficile », a estimé Mme Lagarde, répétant que la zone euro, qui s’est enfoncée dans la récession pour le sixième trimestre consécutif, restait « la principale source d’inquiétudes » de l’économie mondiale.  En avril, le FMI avait révisé à la baisse de 0,2 point ses prévisions de croissance économique mondiale, à 3,3%.

G20 : risques de récession mondiale

G20 : risques de récession mondiale

«Des risques importants persistent et la croissance mondiale est toujours trop faible avec le chômage persistant à un niveau élevé inacceptable dans de nombreux pays». Tel est l’avertissement que les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des vingt pays les plus riches du monde ont formulé dans leur communiqué à l’issue de leur réunion, sous présidence russe, samedi à Moscou. Certes, le FMI (Fonds monétaire international) vient de relever sa prévision de croissance pour le monde en 2013 de 3,25% à 3,5%, a souligné le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. «Mais si nous échouons à rester sur cette note positive, il y a un danger à revenir à une récession», a-t-il mis en garde. En écho, le ministre Pierre Moscovici s’est félicité que «le projecteur ne soit plus braqué sur la zone euro» et «sa capacité à survivre» mais rejoint le diagnostic collectif sur «la croissance faible» et «l’emploi faible» comme étant les principaux risques pesant sur l’économie mondiale. Dans le premier paragraphe du communiqué, les deux pays explicitement cités, pour les «incertitudes liées à leur situation budgétaire» sont les Etats-Unis et le Japon.Dans  ce contexte, les pays du G20 ont quelque peu levé le pied sur les objectifs de réduction des déficits budgétaires et de dettes publiques. «La prise en compte de la dégradation de l’économie doit nous permettre de ne pas ajouter de l’austérité à la récession», a commenté Pierre Moscovici. Son collègue russe a reconnu qu’en 2010, lorsque le G20 s’était engagé à Toronto à réduire de moitié les déficits d’ici 2013 «nos prévisions étaient assez optimistes». Les «engagements de Toronto» ne sont plus explicitement mentionnés dans la déclaration de Moscou. Les pays avancés du G20 présenteront pour le sommet des chefs d’Etat, prévu en septembre à Saint-Pétersbourg, «des stratégies budgétaires de moyen terme crédibles» «prenant en compte les conditions économiques de court terme», indique le communiqué. Pour la France, est-ce un blanc-seing a posteriori pour ne pas respecter son engagement d’un déficit limité à 3% du PIB cette année? Les conclusions du G20, a répondu Pierre Moscovici, montrent bien «que nous cherchons un équilibre entre le sérieux budgétaire auquel nous ne renonçons pas» et la nécessité «du maintien de la croissance à court terme». L’objectif d’un équilibre budgétaire en 2017, réaffirmé récemment par Jean-Marc Ayrault «est absolument intact», a insisté le patron de Bercy. Dans la recherche d’un rééquilibrage mondial, le G20 appelle les pays «en surplus» (comme la Chine ou l’Allemagne) à «dynamiser leur croissance interne». Sont explicitement visés «les grands pays producteurs de matières premières», comme la Russie, ou l’Arabie saoudite, également membre du G20. C’est également au nom de la préservation de la croissance que les pays du G20 se sont engagés à ne pas recourir «aux dévaluations compétitives». Prenant le relais du communiqué publié mardi par le G7 sur la «guerre des monnaies», le G20 s’engage à progresser «plus rapidement vers un système de taux de change déterminé par les marchés». En assurant que sa politique monétaire, à l’origine de l’inquiétude sur les dévaluations compétitives ces dernières semaines, le Japon «est en ligne avec notre vision des politiques de change», a diplomatiquement commenté le ministre russe. Ainsi qu’a conclu Pierre Moscovici, «le G20 n’est pas une instance spectaculaire» mais le bon lieu avec les «bons interlocuteurs» pour débattre entre «anciennes et nouvelles puissances économiques» pour construire une «mondialisation plus régulée». Le G20 représente 90% du PIB mondial et 80% du commerce mondial.

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Cacao : première conférence mondiale à Abidjan

Cacao :  première conférence mondiale à Abidjan

« Le défi auquel est confrontée une économie cacaoyère durable est celui de la consommation, qui appelle une transformation durable, elle-même fondée sur une production durable du cacao », a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara à l’ouverture.  Selon lui, la conférence doit « trouver des pistes de solutions » pour répondre à la demande sans cesse croissante des « pays émergents, notamment la Chine ». A; Ouattara’a cependant pas évoqué le désintérêt des producteurs  pour la filière du fait de la corruption généralisée depuis des annéeés  dans la filière. en Côte dIvoire (premier productuer mondial).  Plus de 1.200 participants, dont de nombreux industriels (négociants, chocolatiers) mais aussi des représentants des producteurs et des experts, se réunissent jusqu’à vendredi pour cette grand-messe organisée par l’Organisation internationale du cacao (ICCO) et la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial.  Selon l’ICCO, dont le siège est à Londres, le gotha de la filière doit s’entendre sur un « agenda mondial » et un plan d’action.  Les industriels s’inquiètent d’un possible déficit de l’offre par rapport à la demande dans les années à venir, ce qui pourrait faire bondir les cours, alors que l’appétit pour le chocolat reste fort en Europe et en Amérique du Nord – les deux plus grands débouchés – et ne cesse de s’aiguiser dans les pays émergents, Brésil, Inde et Chine en tête.  Cette « rencontre historique » est « devenue impérative car de lourdes menaces pèsent sur la durabilité du secteur mondial du cacao », a affirmé le directeur exécutif de l’ICCO, Jean-Marc Anga.   »Si nous ne prenons pas les mesures qui s’imposent, dans quelques années le chocolat risque d’être un produit de luxe et nous entamerons un déclin du secteur cacaoyer qui pourrait durer sur plusieurs générations », a-t-il alerté.  L’amélioration de la qualité et de la productivité, le vieillissement des vergers et la concurrence d’autres cultures comme l’hévéa et le palmier à huile, qui attirent de nombreux cultivateurs de cacao vivant dans la pauvreté, sont aussi de grands défis pour la filière.  La Côte d’Ivoire, qui a restauré cette année un système de prix garanti pour tenter de protéger ses producteurs, représente à elle seule 35,6% de la production mondiale de cacao avec 1,41 million de tonnes, sur les 3,962 millions de tonnes attendues pour la récolte 2011-2012, devant le Ghana (21,7%) et l’Indonésie (12,1%).  L’Afrique représente 70,3% de la production mondiale, devant l’Amérique latine (15,4%) et l’Asie-Océanie (14,3%).  Notamment affectée par un fort harmattan (vent très sec venant du Sahara) – qui a eu un fort impact sur les plantations ivoiriennes en début d’année -, la production mondiale devrait selon l’ICCO avoir reculé de 8,1% par rapport à la récolte record enregistrée en 2010-2011.  Du coup, les prix ont grimpé de 40% à Londres et New York, les deux places financières sur lesquelles le cacao est négocié, entre fin décembre 2011 et début septembre 2012, avant de perdre de leur élan ces deux derniers mois.  Pour la Côte d’Ivoire, qui attend un nouveau gouvernement cette semaine après la dissolution du précédent cabinet en raison de dissensions dans la coalition au pouvoir, les grands événements comme la conférence sur le cacao marquent son retour sur la scène internationale.  Le pays a traversé une décennie de tourmente ayant abouti à la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait environ 3.000 morts.

 

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