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Le déclin démographique mondial

Le déclin démographique mondial

 

Dominique Boulbès , expert en démographie,  explique dans l’Opinion que: «La transition démographique a commencé à changer le monde. La moitié de ses habitants sont engagés dans le même processus : baisse du nombre de jeunes, augmentation des seniors, décroissance en cours ou à venir de la population»

 

 

« Qui sait que la population des moins de 60 ans de l’Europe géographique va baisser de 94 millions de personnes d’ici à 2050 ? Qu’un pays comme le Brésil va perdre 36 % de ses moins de 25 ans dans les cinquante prochaines années ? Que dans la même période, le continent asiatique comptera 420 millions de jeunes de moins de 30 ans ? Peu de gens en réalité.

Nous avons en effet une vision continue de l’accroissement de la population mondiale, largement héritée de notre histoire démographique récente. Nous étions environ 400 millions d’êtres humains quand Notre-Dame-de-Paris était en construction, 1,5 milliard en 1900, 2,5 milliards en 1950, 7,8 milliards aujourd’hui.

Peu de gens ont conscience de ce qui est en train de se jouer : à l’exception de l’Afrique, tous les continents sont engagés dans un processus de baisse de leur population, qui comprend uniformément deux aspects : baisse du nombre de jeunes, explosion du nombre de seniors. C’est la transition démographique, phénomène universellement observé, véritable logiciel unique, qui a commencé à toucher les pays européens il y a près de deux siècles. Ce processus est identique dans tous les pays du monde avec cependant des calendriers différents. Comment opère-t-il ?

Transition. Avant la transition démographique, les taux de natalité et de mortalité d’une société traditionnelle sont tous les deux élevés, si bien que la croissance démographique est très faible. Pendant des millénaires, l’humanité a ainsi connu un taux de fécondité de 6 à 7 enfants par femme, et un taux de mortalité d’un enfant sur 4 la première année, d’un sur deux avant dix ans.

La transition démographique démarre lorsque les conditions de vie s’améliorent. Dès que l’économie se développe, les progrès médicaux et sanitaires, une meilleure hygiène, l’assainissement des villes, font diminuer la mortalité infantile. De moins en moins d’enfants meurent précocement. Pourtant, les comportements natalistes ne changent pas encore. La conséquence ? Une explosion démographique, avec des taux annuels de croissance de 2 ou 3 %, qui doublent ou triplent la population en trente-cinq ans. L’Europe a commencé la première sa transition démographique, passant de 140 à 420 millions d’habitants entre 1750 et 1900.

De façon universelle, on constate que le taux de fécondité par femme ne se stabilise pas, mais commence à passer au-dessous de 2, qui est le seuil de renouvellement des générations. L’Europe était à ce stade en 1970, l’Asie en 2020, l’Amérique du Nord en 1970, l’Amérique du Sud vers 2010, l’Afrique l’atteindra entre 2060 et 2100

Fécondité. La deuxième phase de la transition démographique s’enclenche alors. Le taux de fécondité par femme commence à baisser, pour atteindre 2 en fin de phase. Le développement économique s’accompagne en effet d’une évolution des mentalités et des comportements : émancipation des femmes, contraception, montée en puissance des classes moyennes… Dans les pays développés, cette phase a été atteinte dans les années 1950.

A la fin de cette deuxième phase, le taux de croissance démographique est redevenu très faible, comme dans la période qui précédait, mais pour des raisons différentes : on est passé d’un taux de fécondité et de mortalité forts à un taux de fécondité et de mortalité faibles. La théorie de la transition démographique, telle qu’elle avait été formulée par le démographe américain Frank Notestein en 1945, devait s’arrêter là. La population mondiale devait atteindre un certain niveau et s’y tenir. Or, c’est un phénomène bien différent qui est apparu, qui n’avait pas été anticipé. Certains parlent de troisième phase de la transition démographique, d’autres de post-transition démographique.

De quoi s’agit-il ? De façon universelle, on constate que le taux de fécondité par femme ne se stabilise pas, mais commence à passer au-dessous de 2, qui est le seuil de renouvellement des générations. L’Europe était à ce stade en 1970, l’Asie en 2020, l’Amérique du Nord en 1970, l’Amérique du sud vers 2010, l’Afrique l’atteindra entre 2060 et 2100.

La vitesse du phénomène s’accélère sans cesse. La France a atteint ce stade en deux siècles, le Brésil en 55 ans, la Chine en 40 ans… Plusieurs explications : les anticipations pessimistes sur l’avenir – que la pandémie actuelle ne va pas améliorer –, le confort matériel qui amoindrit le désir d’enfant, la société post moderne qui nous fait entrer dans un monde de plus en plus virtuel…

Quoi qu’il en soit, le fait est là, massif : à un moment donné, une population arrête de se renouveler. Sur la période 2020-2025, les prévisions sur l’indice de fécondité sont de 1,62 en Europe, 1,76 en Amérique du Sud, 1,96 en Amérique du Nord, 1,70 en Chine… Les exemples du Japon (1,37) ou de la Corée du Sud (1,11) sont emblématiques. Contrairement à ce qu’on pourrait penser intuitivement, des populations entières d’Asie du sud-est (Bangladesh, Thaïlande, Malaisie…) sont désormais en deçà de 2.

Winter is coming. Voilà ce qu’est la post-transition démographique : les uns après les autres, les pays voient une baisse du nombre de naissances, suivie mécaniquement par la diminution du nombre de jeunes, puis de celui de l’ensemble de la population. C’est l’hiver démographique : Winter is coming…

Les conséquences sont insondables, et largement sous-estimées dans les projections politico-économiques.

Première conséquence, un constat fort : la croissance de la population mondiale s’arrêtera un jour. Les prévisions centrales de l’ONU étaient jusqu’à présent l’atteinte d’un pic de 10,8 milliards d’habitants en 2100. Une nouvelle étude, publiée en juillet 2020 dans The Lancet et réalisée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation de l’université de Seattle, prédit 9,7 milliards d’habitants en 2064, suivi d’un déclin jusqu’à 8,8 milliards en 2100. Dans le scénario bas de l’ONU, qui semble se confirmer pour l’instant dans nombre de pays, on atteindrait 8,9 en 2050, et 7,3 en 2100, soit un niveau inférieur à 2020. Les enfants qui naissent connaîtront très probablement une planète moins peuplée.

En 2020, l’ensemble des seniors de plus de 65 ans dépasse le nombre des enfants de 0 à 5 ans dans le monde. En 2050, ils en représenteront… plus du double ! Les plus de 60 ans, qui constituent actuellement 13 % de la population, devraient en représenter 21 % en 2050, soit un passage de 1 à 2 milliards

Deuxième conséquence, les populations des pays développés, qui ont entamé plus tôt que les autres leur post-transition démographique, ont commencé à décroître ou vont bientôt le faire. Par exemple, en 2050, l’Italie aura perdu 6 millions d’habitants pour atteindre 54 millions, soit sa population de 1973, la Russie, 10 millions, pour atteindre 135 millions, soit son niveau de 1977, le Japon, 21 millions pour atteindre 105 millions, soit son niveau de 1970. Quasiment tous les pays développés sont entrés dans ce processus de baisse de leur population.

Vieillissement. Troisième conséquence : le vieillissement de la population. L’allongement de l’espérance de vie, associée à la baisse du nombre de naissance, fait mécaniquement augmenter la part des personnes âgées dans la population. En 2020, l’ensemble des seniors de plus de 65 ans dépasse le nombre des enfants de 0 à 5 ans dans le monde. En 2050, ils en représenteront… plus du double ! Les plus de 60 ans, qui constituent actuellement 13 % de la population, devraient en représenter 21 % en 2050, soit un passage de 1 à 2 milliards.

Pour ce qui concerne les plus de 80 ans, leur nombre progresse encore plus vite. Ils sont environ 145 millions aujourd’hui et atteindront les 426 millions de personnes d’ici à 2050, peut-être le double en 2100. Ces seniors compensent encore pour partie, et pour un temps qui n’est plus très long, la décroissance du nombre des jeunes. En Chine, entre 2 020 et 2070, la baisse de la population sera de 181 millions de personnes, dont une hausse de 204 millions des plus de 60 ans et une baisse de 385 millions des moins de 60 ans.

Contrairement à ses voisins, la France va voir augmenter sa population, qui va passer de 67,8 millions en 2020 à 76 millions en 2070. Mais cette progression masque un fait majeur : ces 8,2 millions de Français supplémentaires ne seront constitués que de personnes de plus de 60 ans. Les moins de 60 ans, de 50 millions actuellement, vont en effet rester à ce niveau.

Le vieillissement de la population est désormais intégré dans les perceptions. Ce qui est moins connu, c’est l’autre versant de la post transition démographique : les naissances ont commencé à baisser, suivi par le nombre de jeunes, puis par la population elle-même. A terme, dans une fenêtre comprise entre 2060 et 2100, la planète comptera chaque année moins d’habitants. Ce renversement de perspective reste pour une large part un impensé des réflexions sur les enjeux écologiques, géopolitiques, économiques, sociétaux, pourtant largement dépendants de la démographie.

Acteur de la silver économie

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, titulaire d’un DEA d’analyse industrielle, Dominique Boulbès est depuis 2007 président du groupe Indépendance Royale, un acteur majeur du maintien à domicile des personnes âgées. Vice-président de la filière silver économie chargé de la croissance des entreprises, il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages sur le vieillissement dont La Silver économie, 60 acteurs de l’économie des 60+, avec Serge Guérin (éditions La Charte, 2018).

Les transports collectifs parisiens dans le top mondial

D’après la dernière édition du classement des «50 villes les plus résilientes en matière de mobilité urbaine», réalisé par le Oliver Wyman Forum en partenariat avec l’Université californienne de Berkeley, la ville lumière n’a pas à rougir de ses réseaux. Le «Urban Mobility Readiness Index 2020», , classe en effet Paris à la neuvième place, sur 50 villes étudiées.

Parmi les critères retenus le think-tank a déterminé six «attributs clés» que doit proposer un «écosystème de mobilité» moderne à ses usagers. Ces systèmes doivent être «intégrés», avec un service multimodal à guichet unique et un trajet fluide ; «accessible», facile à utiliser, efficace, abordable et pratique ; «durable», protégeant l’environnement et la santé des citadins ; «innovant», grâce à l’emploi de technologies récentes ; «collaboratif», faisant travailler ensemble de grands groupes et de jeunes pousses ; et «résilient», c’est-à-dire capable de résister à des catastrophes et risques multiples.

Derrière, cinq «dimensions» regroupant 56 paramètres précis ont été utilisées pour établir le classement final des villes : les infrastructures, l’impact social, l’attractivité du marché, l’efficacité des systèmes et l’innovation des réseaux.

Dans le détail, Singapour, Londres et Stockholm forment le trio de tête. Ces métropoles sont suivies par Hongkong, Amsterdam, Tokyo, Helsinki, Berlin, Paris et New York. Ce top 10 reste resserré, les villes ayant chacune un score global compris entre 70,8 et 74,1. Avec 71,7, Paris, neuvième, est à égalité parfaite avec Berlin. Les vingt premières villes du classement laissent la part du lion à l’Europe, avec 9 villes, contre 4 villes pour l’Asie, 6 villes pour l’Amérique du Nord et une ville pour l’Océanie – Sidney.

Coronavirus Inde: 78.761 cas en 24 heures, un record mondial

Coronavirus Inde:  78.761 cas en 24 heures, un record mondial

Plus de 25 millions de cas ont été officiellement recensés au total dans le monde, dont plus de la moitié en Amérique, selon un comptage réalisé par l’AFP dimanche. Le Brésil a de son côté dépassé la barre des 120.000 décès et l’Inde a annoncé dimanche 78.761 nouveaux cas en 24 heures, un record mondial. Pendant ce temps, des anti-masques ont défilé en Europe, à Berlin, Paris ou Londres.

En France, 5.453 nouveaux cas d’infection ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, a annoncé samedi Santé Publique France, un chiffre en baisse après trois jours de progression. Cette baisse temporaire est toutefois à prendre avec précaution. Depuis le début de l’épidémie, la France a enregistré 30.602 décès, dont six au cours des dernières 24 heures, selon cet organisme.

Tourisme mondial : une perte de 320 milliards

Tourisme mondial : une perte de 320 milliards

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a estimé mardi que la pandémie avait déjà coûté, de janvier à mai, 320 milliards de dollars au secteur du tourisme mondial.

Sur cette période, le nombre des touristes internationaux a fondu de 56% par rapport à 2019, soit 300 millions de visiteurs en moins. L’OMT table sur une chute de 60 à 80% du nombre de touristes internationaux pour 2020, avec des pertes de 910 à 1200 milliards de dollars.

La Grèce comme l’Espagne, ou encore l’île portugaise de Madère où le masque est obligatoire dans la rue et les visiteurs dépistés, font partie des pays très touchés par l’effondrement du tourisme.

L’Espagne a vu le nombre de nouveaux cas quotidiens plus que tripler depuis deux semaines, pour dépasser les 1800. Après la France et le Royaume-Uni, l’Allemagne a déconseillé à ses ressortissants d’y voyager. Et la Grèce a annoncé de son côté qu’elle rendait à nouveau le masque obligatoire dans la quasi-totalité des lieux clos.

 

Tourisme : marasme mondial

Tourisme : marasme mondial

Globalement l’activité touristique dans le monde représente à peu près 10 % du PIB et au moins autant en matière d’emploi. Dans certains pays c’est primordial car  cette activité peut représenter jusqu’à 25 % du PIB. Or le Coronavirus aura bloqué pendant plusieurs mois cette activité essentielle. Pour l’instant, les autorités publiques commencent aborder sérieusement cette question mais les mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Le premier ministre français a annoncé un certain nombre de dispositions pour aider financièrement et fiscalement les acteurs du tourisme mais la question centrale est celle de la reprise des activités dont on ne sait pas quand elle va intervenir et dans quelles conditions

De son côté L’Europe  aussi essaye de traiter le dossier.

L’union européenne commence donc à s’interroger pour voir comment elle pourrait relancer une activité actuellement en état de mort clinique. Pour l’instant la réflexion de l’union européenne apparaît bien maigre;  elle se concentre uniquement sur les conditions de remboursement de prestations touristiques déjà payées mais non effectuées en raison du Coronavirus.

La problématique est évidemment plus large. La première urgence , c’est   de limiter les dégâts de l’immense vague de défaillances d’entreprises et d’organisations qui  se prépare. La seconde est d’ imaginer des labels qualité qui garantissent  le respect de normes d’hygiène.

Pour la France en particulier cela supposerait que les vacances ne soient pas toutes concentrées sur seulement deux mois. De toute façon, cette réflexion ne peut être utile que si elle est menée avec les acteurs économiques sinon on risque de déboucher sur des dispositions de nature technocratique inopérantes  tant sur le plan économique que  sanitaire.

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En attendant ,l ’Allemagne et 11 autres pays de l’UE ont demandé à la Commission de suspendre le règlement européen disant que les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière sont tenues de rembourser intégralement les vols et les voyages.

Ces pays proposent à la place de ce remboursement un bon d’achat. En réponse à cette suggestion, l’exécutif européen va dire aux Etats membres de l’UE qu’ils doivent garantir ces bons, afin de convaincre les clients de les accepter, selon le document vu par Reuters.

“Pour encourager les passagers et les voyageurs à accepter ces bons d’achat plutôt qu’un remboursement, ils devraient être mis à l’abri de la faillite de leurs émetteurs et rester remboursables, lors de l’expiration de leur validité, s’ils n’ont pas été utilisés”, lit-on dans le texte.

Le tourisme génère normalement quelque 150 milliards d’euros de recettes sur la période juin-août à la faveur notamment de 360 millions d’arrivées internationales, précise la Commission.

Cette dernière a dit vendredi souhaiter que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

“Notre industrie touristique est en grave danger”, poursuit la Commission dans son document, disant que 6,4 millions d’emplois pourraient disparaître dans le secteur, où les restaurants et hôtels ont fait état d’une chute de 50% de leurs chiffre d’affaires et les compagnie aériennes et les croisiéristes d’un plongeon des revenus pouvant atteindre 90%. Un bon constat, mais on attend autre chose de l’union européenne.

Hier le Premier ministre français a annoncé quelques mesures.

«Le fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration tourisme jusqu’à fin 2020»,. L’aide versée en ce sens pourra grimper jusqu’à 10.000 euros selon la taille d’entreprise..

Le gouvernement va aussi «renforcer les dispositifs de prêts». Un «prêt garanti État saison» (PGES) sera lancé avec des «conditions plus favorables que celle du PGE», a promis Édouard Philippe. Son plafond pourra atteindre «les trois meilleurs mois de l’année précédente», et non plus 25% du chiffre d’affaires. Une mesure qui permet de prendre en compte la saisonnalité des secteurs touristiques. «C’est pour un très grand nombre d’entreprises la possibilité d’avoir recours de façon bien plus importante à ces prêts, ce qui est évidemment une très bonne nouvelle», a lancé le premier ministre.

En outre, BPI France augmentera l’enveloppe qu’elle alloue aux «prêts tourisme» pour la quadrupler, de 250 millions d’euros à un milliard d’euros.

Enfin, a ajouté Édouard Philippe, les banques se sont engagées à «systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois». Jusqu’à aujourd’hui, ce report n’était proposé que sur 6 mois. «Un élément très important pour soulager la trésorerie des entreprises de ce secteur», estime le gouvernement.

Le secteur sera exonéré des cotisations sociales patronales dues entre mars et juin, a annoncé le gouvernement. Une exonération qui sera d’ailleurs prolongée tant que la fermeture de l’entreprise durera.

Par ailleurs, «un crédit de cotisation de 20% des salaires versés depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner leur reprise». Ce crédit, «une forme d’aide sans précédent», selon les termes du premier ministre, pourra concerner l’ensemble des cotisations. Selon le chiffrage du gouvernement, cela représente encore plus de deux milliards d’euros d’aide.

En ce qui concerne le chômage partiel, les entreprises du secteur pourront continuer d’y recourir au moins jusqu’à la fin septembre, voire plus loin encore si la reprise est trop lente.

Le gouvernement a fixé un cap pour l’été et se veut positif. «Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et d’août, en métropole ou dans les départements d’outre mer», a annoncé le premier ministre. Tout en ajoutant cependant qu’«il n’y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se manégeant ainsi l’hypothèse d’une seconde vague de l’épidémie et de possibles «restrictions très localisées». Il a promis par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d’annulation de leur réservation liée au Covid.»

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé. «Si l’épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin». Des mesures sans doute utiles mais qui n’empêcheront pas une énorme vague de défaillances et de licenciements surtout sans perspectives de reprise des activités.

 

Tourisme : marasme mondial

Tourisme : marasme mondial

Globalement l’activité touristique dans le monde représente à peu près 10 % du PIB et au moins autant en matière d’emploi. Dans certains pays c’est primordial car  cette activité peut représenter jusqu’à 25 % du PIB. Or le Coronavirus aura bloqué pendant plusieurs mois cette activité essentielle. Pour l’instant, les autorités publiques commencent aborder sérieusement cette question mais les mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Le premier ministre français a annoncé un certain nombre de dispositions pour aider financièrement et fiscalement les acteurs du tourisme mais la question centrale est celle de la reprise des activités dont on ne sait pas quand elle va intervenir et dans quelles conditions

De son côté L’Europe  aussi essaye de traiter le dossier.

L’union européenne commence donc à s’interroger pour voir comment elle pourrait relancer une activité actuellement en état de mort clinique. Pour l’instant la réflexion de l’union européenne apparaît bien maigre;  elle se concentre uniquement sur les conditions de remboursement de prestations touristiques déjà payées mais non effectuées en raison du Coronavirus.

La problématique est évidemment plus large. La première urgence , c’est   de limiter les dégâts de l’immense vague de défaillances d’entreprises et d’organisations qui  se prépare. La seconde est d’ imaginer des labels qualité qui garantissent  le respect de normes d’hygiène.

Pour la France en particulier cela supposerait que les vacances ne soient pas toutes concentrées sur seulement deux mois. De toute façon, cette réflexion ne peut être utile que si elle est menée avec les acteurs économiques sinon on risque de déboucher sur des dispositions de nature technocratique inopérantes  tant sur le plan économique que  sanitaire.

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En attendant ,l ’Allemagne et 11 autres pays de l’UE ont demandé à la Commission de suspendre le règlement européen disant que les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière sont tenues de rembourser intégralement les vols et les voyages.

Ces pays proposent à la place de ce remboursement un bon d’achat. En réponse à cette suggestion, l’exécutif européen va dire aux Etats membres de l’UE qu’ils doivent garantir ces bons, afin de convaincre les clients de les accepter, selon le document vu par Reuters.

“Pour encourager les passagers et les voyageurs à accepter ces bons d’achat plutôt qu’un remboursement, ils devraient être mis à l’abri de la faillite de leurs émetteurs et rester remboursables, lors de l’expiration de leur validité, s’ils n’ont pas été utilisés”, lit-on dans le texte.

Le tourisme génère normalement quelque 150 milliards d’euros de recettes sur la période juin-août à la faveur notamment de 360 millions d’arrivées internationales, précise la Commission.

Cette dernière a dit vendredi souhaiter que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

“Notre industrie touristique est en grave danger”, poursuit la Commission dans son document, disant que 6,4 millions d’emplois pourraient disparaître dans le secteur, où les restaurants et hôtels ont fait état d’une chute de 50% de leurs chiffre d’affaires et les compagnie aériennes et les croisiéristes d’un plongeon des revenus pouvant atteindre 90%. Un bon constat, mais on attend autre chose de l’union européenne.

Hier le Premier ministre français a annoncé quelques mesures.

«Le fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration tourisme jusqu’à fin 2020»,. L’aide versée en ce sens pourra grimper jusqu’à 10.000 euros selon la taille d’entreprise..

Le gouvernement va aussi «renforcer les dispositifs de prêts». Un «prêt garanti État saison» (PGES) sera lancé avec des «conditions plus favorables que celle du PGE», a promis Édouard Philippe. Son plafond pourra atteindre «les trois meilleurs mois de l’année précédente», et non plus 25% du chiffre d’affaires. Une mesure qui permet de prendre en compte la saisonnalité des secteurs touristiques. «C’est pour un très grand nombre d’entreprises la possibilité d’avoir recours de façon bien plus importante à ces prêts, ce qui est évidemment une très bonne nouvelle», a lancé le premier ministre.

En outre, BPI France augmentera l’enveloppe qu’elle alloue aux «prêts tourisme» pour la quadrupler, de 250 millions d’euros à un milliard d’euros.

Enfin, a ajouté Édouard Philippe, les banques se sont engagées à «systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois». Jusqu’à aujourd’hui, ce report n’était proposé que sur 6 mois. «Un élément très important pour soulager la trésorerie des entreprises de ce secteur», estime le gouvernement.

Le secteur sera exonéré des cotisations sociales patronales dues entre mars et juin, a annoncé le gouvernement. Une exonération qui sera d’ailleurs prolongée tant que la fermeture de l’entreprise durera.

Par ailleurs, «un crédit de cotisation de 20% des salaires versés depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner leur reprise». Ce crédit, «une forme d’aide sans précédent», selon les termes du premier ministre, pourra concerner l’ensemble des cotisations. Selon le chiffrage du gouvernement, cela représente encore plus de deux milliards d’euros d’aide.

En ce qui concerne le chômage partiel, les entreprises du secteur pourront continuer d’y recourir au moins jusqu’à la fin septembre, voire plus loin encore si la reprise est trop lente.

Le gouvernement a fixé un cap pour l’été et se veut positif. «Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et d’août, en métropole ou dans les départements d’outre mer», a annoncé le premier ministre. Tout en ajoutant cependant qu’«il n’y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se manégeant ainsi l’hypothèse d’une seconde vague de l’épidémie et de possibles «restrictions très localisées». Il a promis par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d’annulation de leur réservation liée au Covid.»

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé. «Si l’épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin». Des mesures sans doute utiles mais qui n’empêcheront pas une énorme vague de défaillances et de licenciements surtout sans perspectives de reprise des activités.

 

Une chute du commerce mondial jusqu’à 30% (OMC)

Une  chute du commerce mondial jusqu’à 30% (OMC)

La chute du commerce mondial est évidemment inévitable ; d’abord il faut constater que les échanges ont stagné en 2019 et qu’ils étaient déjà sur une tendance à la baisse avant le Coronavirus. Depuis évidemment, l’activité générale de chaque pays s’est profondément affaiblie  engendrant une diminution notable de la demande internationale. On peut s’attendre à une baisse des croissances internes d’environ  20 % qui mécaniquement va peser sur le niveau de la demande internationale. L’Organisation mondiale du commerce (OMC). prévoit donc  une baisse de 13% à 32% du commerce de biens, une fourchette dont la largeur reflète l’incertitude actuelle quant à l’impact de la crise sanitaire qui touche la quasi-totalité des pays de la planète.

“Les chiffres sont mauvais, c’est indéniable”, a déclaré Roberto Azevêdo, le directeur général de l’OMC, cité dans un communiqué. “Mais une relance rapide et vigoureuse est possible. Les décisions prises aujourd’hui détermineront la forme de la reprise et les perspectives de croissance mondiale.”

Pour 2021, l’organisation internationale basée à Genève dit tabler sur un rebond de 21% à 24% des échanges tout à fait hypothétique . elle explique que l’ampleur de la reprise dépendra pour une bonne part de la durée de l’épidémie et de l’efficacité des mesures mises en oeuvre pour limiter son impact économique.

Les échanges de services ne sont pas pris en compte dans les prévisions de l’OMC mais elle estime qu’ils pourraient être plus durement touchés encore que les échanges de biens en raison des restrictions imposées aux transports et au tourisme.

Vers un confinement mondial généralisé

Vers un confinement mondial généralisé

 

 

 

Les mesures prises par les différents pays diffèrent en fonction de la radicalité. Ceci tant,  avec le temps, progressivement, la plupart des pays se dirigent  vers un confinement général. Il n’y a donc pas d’un côté des pays qui soutiennent des stratégies très contraignantes en matière de mobilité et de relations sociales et de l’autre des pays plus tolérants qui -paraît-il- géreraient t la crise en douceur pour écrêter un pic susceptible de paralyser le système de santé. Cela est de la littérature (y compris avec des modélisations et des courbes pseudos scientifiques). Il y a simplement des pays en avance dans leur plan de lutte et des pays en retard. En fait, la totalité des pays se dirigent vers un confinement général. En France on se résout de la même manière qu’ailleurs à freiner voire interdire les lieux de contact mais toujours avec un flou assez irresponsable comme le  maintien ce dimanche des élections municipales.. De nombreux pays continuaient samedi de fermer leurs frontières, de placer en quarantaine les voyageurs, d’interdire les rassemblements de masse et de fermer lieux culturels et commerces pour tenter de contenir la propagation du coronavirus qui a fait plus de 5.000 morts dans le monde.

Accusé par ses détracteurs de ne pas prendre toute la mesure de la situation, le Premier ministre britannique Boris Johnson pourrait finalement durcir les mesures de précaution face à ce virus apparu en décembre en Chine et qui a depuis contaminé plus de 138.000 personnes.

Selon une source gouvernementale outre-Manche, une série de mesures d’urgence seront dévoilées la semaine prochaine, parmi lesquelles la possibilité pour l’exécutif d’interdire des rassemblements de masse et de prendre des mesures de compensation pour les entreprises. L’interdiction des rassemblements de masse pourrait, selon certains médias, entrer en vigueur dès la semaine prochaine et pourrait affecter le tournoi de tennis de Wimbledon, prévu fin juin.

Aux Etats-Unis, l’état d’urgence nationale a été décrété, ouvrant la voie au déblocage d’une aide fédérale supplémentaire de 50 milliards de dollars à destination des Etats et localités affectés. Signe d’une fragile trêve entre l’administration et l’opposition, le président Donald Trump a par ailleurs indiqué qu’il soutenait un programme d’aide sur le coronavirus, élaboré avec les démocrates, visant à rendre plus accessibles les tests de dépistage et accorder des congés maladie payés pour les travailleurs.

Emboîtant le pas à d’autres pays, au premier rang desquels les Etats-Unis, la Colombie a annoncé qu’elle allait fermer sa frontière à partir de 05h heure locale samedi avec le Venezuela et refuser l’entrée sur son territoire aux voyageurs ayant séjourné en Europe ou en Asie au cours des 14 derniers jours.

L’Arabie saoudite va de son côté suspendre tous les vols internationaux pour une durée de deux semaines, à partir de dimanche, selon l’agence de presse officielle SPA.A Taïwan, les voyageurs en provenance des 26 pays européens de l’espace Schengen, de Grande-Bretagne et d’Irlande seront eux placés à partir du 17 mars en quarantaine pendant 14 jours à leur arrivée sur l’île.

En Europe, qui est selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le nouvel “épicentre” du coronavirus, plusieurs pays continuaient samedi de fonctionner au ralenti.

Comme l’Italie, premier foyer du coronavirus sur le continent, Le gouvernement tchèque a annoncé la fermeture de la plupart des restaurants et des commerces à partir de samedi matin, à l’exception des stations service, des supermarchés et des pharmacies.

L’état d’alerte a été décrété au Portugal et en Espagne.

A Paris, la Tour Eiffel, le musée du Louvre sont fermés, tout comme le parc d’attractions Disneyland qui a annoncé qu’il fermait ses portes plus tôt que prévu, dès samedi matin et jusqu’à la fin du mois.

Le premier tour des élections municipales se tiendra toutefois lui comme prévu dimanche, dans des conditions sanitaires “strictes” promet le gouvernement français qui a fait le choix inverse de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis qui ont reporté leurs élections respectives.

En Asie, les autorités chinoises ont annoncé samedi de 11 nouveaux cas de contamination au coronavirus et de 13 décès supplémentaires en Chine continentale – où 3.189 personnes sont mortes et 80.824 personnes infectées par le virus depuis décembre dernier.

Faisant espérer une tendance à la baisse, la Corée du Sud a pour sa part fait état samedi de plus de personnes rétablies que de nouveaux cas, pour le deuxième jour d’affilée. En Asie il semble bien que le plan très contraignant de confinement ait donner des résultats tandis que dans des pays occidentaux comme la France emménage encore les préoccupations sanitaires, politiques et économiques.

La France, troisième exportateur mondial d’armes : les questions

La France, troisième exportateur mondial d’armes : les questions

 

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Un succès industriel indiscutable qui permet en outre à la France de disposer d’un système de défense particulièrement moderne. Ce qui pose cependant évidemment des questions philosophiques et d’éthique que soulève l’ invité de franceinfo, Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire des armements.

 

 

 

Les trois premiers clients de la France en matière d’achat d’armes sont l’Egypte, le Qatar et l’Inde. Sait-on comment ces pays utilisent ces armes ?

 

Patrice Bouveret : Pour certains, oui. On a par exemple vendu du matériel à l’Egypte qui a servi notamment à la répression des manifestations de la société civile. Par rapport à l’Arabie saoudite, on sait l’implication de ces ventes dans le conflit au Yémen et les dégâts causés. Quand on augmente nos ventes d’armes, il y a des dégâts. On ne peut pas se réjouir d’un tel succès.

 

Est-ce qu’il existe des pays auxquels la France s’interdit de vendre des armes ?

Non, pas vraiment. Bien sûr qu’il y a un encadrement, que le gouvernement sait exactement quel type de matériel il vend. Là où l’encadrement pose problème, c’est au niveau démocratique et parlementaire. On n’a que les montants financiers qui sont dévoilés, mais on ne sait pas quels types d’armes sont vendus. Et ce n’est pas forcément les armes qui rapportent le plus en termes financiers qui causent le plus de dégâts. Là-dessus, il n’y a pas vraiment de débat politique au sein du Parlement et encore moins au sein la société. On met en avant les emplois qui sont créés, mais jamais l’usage qui est fait de ces armes-là, alors qu’il faut relativiser au niveau économique.

 

Mais quel est l’intérêt politique pour la France de vendre ses armes à certains pays ?

Pour le gouvernement français, il s’agit de maintenir son influence dans certaines zones et notamment au Moyen-Orient, parce qu’on a besoin d’acheter du pétrole. Mais il faut se poser les questions différemment et voir les dégâts sur les populations. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? N’aurait-on pas plutôt intérêt à développer d’autres types de coopération plutôt que celles reposant sur les outils de mort ?

 

Il y a un mois, Emmanuel Macron se félicitait d’avoir contribué à la réduction du nombre de têtes nucléaires, mais à côté de ça, il y a le reste de l’arsenal français, qui continue de bien se développer…

 

Il faut bien sûr se féliciter de la réduction du nombre de têtes nucléaires. Mais c’est surtout le fait des Etats-Unis et de la Russie dans le cadre d’accords préalablement signés, et qui sont d’ailleurs actuellement remis en cause. Pour la France, ces réductions du nombre de têtes nucléaires datent des années 90. Depuis, le pays maintient non seulement son niveau d’arsenal nucléaire, mais prévoit de le renouveler entièrement dans le cadre de la loi de programmation militaire. C’est même déjà mis en oeuvre. Donc finalement, la France investit toujours de manière très importante dans le domaine militaire au lieu d’investir dans d’autres domaines qui seraient plus facteurs de paix et de coopération entre les populations.

 

 

Virus chinois : danger mondial (OMS)

Virus chinois : danger mondial (OMS)

 

 

 

Il est clair que depuis le début de cette affaire, l’OMS se caractérise par une certaine mollesse dans ses prises de position. L’organisation mondiale de la santé a d’abord tenté de minimiser l’impact de cette maladie affirmant même que la situation était contrôle.

Progressivement, compte tenu du nombre croissant de personnes infectées et du nombre de décès, l’OMS a bien été contrainte de prendre la mesure de ce qui constitue en fait une véritable pandémie qui menace le monde entier. Certes pour l’instant,  le virus affecte surtout la population chinoise mais ce qui inquiète, c’est sa vitesse de transmission. C’est donc un peu résignée- pour ne pas déplaire à la Chine– que l’OMS déclare enfin que le virus chinois rebaptisé Covid-19 constituent le danger numéro un au plan mondial.

 

“Avec 99% des cas recensés en Chine, cela reste essentiellement une urgence pour ce pays mais qui représente une très grave menace pour le reste du monde”, a-t-il souligné.

“Nous espérons que l’un des résultats de cette réunion sera une feuille de route sur laquelle chercheurs et donateurs pourront s’aligner”, a-t-il ajouté, précisant qu’un vaccin pourrait être découvert d’ici 18 mois.

Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’impact de cette épidémie, partie d’un marché de la ville de Wuhan en décembre, pourrait être encore plus important que celui provoqué par un attentat terroriste.

“Un virus peut provoquer plus de bouleversements politiques, économiques et sociaux que n’importe quelle attaque terroriste”, a-t-il souligné, appelant le monde à “se réveiller” et à “considérer ce virus ennemi comme l’ennemi public numéro un.”

Au total, l’OMS a activé un réseau de 15 laboratoires de référence et identifié 168 autres laboratoires dans le monde disposant de la technologie nécessaire pour dépister le Covid-19, en accentuant ses efforts sur les pays en développement.

Il y a une semaine, seuls deux laboratoires en Afrique étaient en mesure de détecter le nouveau virus, mais dimanche, l’OMS prévoyait que chaque pays africain soit capable de diagnostiquer la pneumonie virale.

Le bilan de l’épidémie de coronavirus en Chine a franchi le cap des 1.000 morts et des analystes redoutent que l’impact des perturbations liées à la maladie sur l’économie chinoise soit grandement sous-estimé.

Lundi, le directeur général de l’OMS s’était inquiété de l’augmentation de cas de contamination hors de Chine. “Cela pourrait être l’étincelle qui devient un gros incendie”, avait-il déclaré à des journalistes à Genève.

“Pour l’instant c’est juste une étincelle et notre objectif reste de la circonscrire”, avait-il ajouté. “Nous devons vraiment unir nos forces pour combattre ce virus avant que la situation n’échappe à tout contrôle.”

 

Le pire évidemment serait que ce virus atteigne des pays en développement dans le système sanitaire serait complètement incapable de contrôler la diffusion du virus.

Société- Chômage mondial en baisse mais précarité et pauvreté en hausse

Société- Chômage mondial en baisse  mais précarité et pauvreté en hausse

Les gouvernements ont trouvé la martingale pour faire baisser le chômage, installer la précarité qui met les salariés en concurrence et exerce une pression à la baisse sur les conditions sociales. Du coup, le nombre de ménages en difficultés financières progressent, la pauvreté aussi. Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années.

Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement.

D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple.

 

Crise : La bulle de l’ endettement mondial à 240% du PIB va-t-elle éclater ?

Crise : La bulle de l’ endettement mondial à 240% du PIB va-t-elle éclater  ?

 

 

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut si en attendant, l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. . Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

 

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

 

L’étude s’appuie entre autres sur les données de la Banque des règlements internationaux et du Fonds monétaire international (FMI). Elle précise que la dette mondiale, hors secteur financier, à 172.000 milliards d’euros, représente désormais plus de 240% du PIB mondial. Par ailleurs, l’IFF souligne que certains pays sont particulièrement vulnérables face à l’inflation constante de la dette. C’est notamment le cas pour la Turquie, le Mexique ou le Chili, qui ont accumulé beaucoup de dettes en devises.

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche  

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut, si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. .Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

 

Endettement mondial : 240% du PIB ! risque d’explosion

 

Endettement mondial : 240% du PIB !

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. . Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

L’étude s’appuie entre autres sur les données de la Banque des règlements internationaux et du Fonds monétaire international (FMI). Elle précise que la dette mondiale, hors secteur financier, à 172.000 milliards d’euros, représente désormais plus de 240% du PIB mondial. Par ailleurs, l’IFF souligne que certains pays sont particulièrement vulnérables face à l’inflation constante de la dette. C’est notamment le cas pour la Turquie, le Mexique ou le Chili, qui ont accumulé beaucoup de dettes en devises.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

 Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environment institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

Record mondial de chaleur en Octobre 2019

Record mondial de chaleur en Octobre 2019

 

Encore un record mondial pour le climat .  Le mois d’octobre de cette année a été 0,63°C au dessus de la température moyenne de la période de référence 1981-2010, battant de très peu (0,01°C) octobre 2015, mais à 1,2°C au dessus de la température préindustrielle.

« C’est le cinquième mois d’affilée qui enregistre un record ou s’approche de très près d’un record », a souligné Copernicus dans un communiqué.

Juin 2019 avait été le mois de juin le plus chaud et juillet avait atteint le record absolu du mois le plus chaud jamais enregistré. Août 2019 s’était classé deuxième mois d’août et septembre 2019 en première position de tous les mois de septembre.

Les températures du mois d’octobre 2019 ont été au-dessus des moyennes de la période de référence de 1981-2010 en Europe, notamment dans l’Est et dans le Sud-Est du continent.

Dans le reste du monde, les températures dans l’hémisphère Nord en octobre 2019 ont été « sensiblement en hausse notamment dans des parties de l’Arctique, du Moyen-Orient, à l’Est des Etats-Unis et du Canada, en Afrique du Nord et en Russie », par rapport à la période de référence de 1981-2010.

Les températures ont, cependant, été « considérablement en-dessous des moyennes dans une grande partie de l’ouest des Etats-Unis et du Canada, mais également dans certaines parties de l’Afrique tropicale et de l’Antarctique ».

Si Copernicus précise que ses chiffres peuvent être différents par rapport à d’autres données, un consensus existe pour attester de la chaleur exceptionnelle de 2016 et des coups de chaud en 2015, 2017, 2018 et 2019. Tous les organismes récoltants des données sur le climat s’accordent aussi sur le fait que l’augmentation moyenne de la température est de 0,18°C par décennie depuis la fin des années 1970.

En août, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estimait déjà que l’année 2019 se classerait dans le top 5 des prévisions, en ligne avec les impacts du changement climatique prévus par les scientifiques.

Prévisions de croissance du commerce mondial en forte baisse (OMC)

Prévisions de croissance du commerce mondial en baisse (OMC)

 

 

 

Comme les croissances internes, le commerce international un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, on peut considérer que les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

Une crise de l’eau structurelle et un stress hydrique mondial

Une crise de l’eau structurelle et un stress hydrique mondial  

 

En France, on s’interroge sur le caractère conjoncturel ou structurel de la crise de l’eau. Une crise qui affecte bien d’autres pays ; en Afrique bien sûr mais dans la plupart des continents. En France dans certaines régions,  il n’a pas plu depuis des mois ou pratiquement pas. Il n’avait déjà pas plu cet hiver dans certaines zones, ce qui n’a pas permis de recharger les nappes phréatiques. Ajoutons à cela des températures assez exceptionnelles et des vents qui ont complètement asséché la terre au point de détruire nombre de cultures comme par exemple celle des maïs. Un article du Monde attire l’attention sur la gravité de cette situation.

 

«  Y aura-t-il demain assez d’eau pour tous sur notre planète ? Théoriquement oui, mais il est urgent de changer « radicalement » la façon de l’utiliser et de la partager, prévient l’Organisation des Nations unies (ONU) dans son rapport annuel 2015 sur l’or bleu, qu’elle a rendu public vendredi 20 mars, à l’avant-veille de la journée mondiale de l’eau. Sinon, au rythme actuel, « le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40 % » dès 2030, écrivent les experts du Programme mondial des Nations unies pour l’évaluation des ressources en eau.

Inextricablement liée au changement climatique, à l’agriculture et à la sécurité alimentaire, à l’énergie, à la santé et même à l’égalité entre les sexes, l’eau est peut-être le thème qui illustre le mieux les trois piliers du développement durable, qu’il s’agisse de la lutte contre la pauvreté, du développement économique, ou de la préservation des écosystèmes. Il s’agit de défis essentiels. Le rapport souligne ainsi à quel point la pénurie et la mauvaise gestion de cette précieuse ressource cristallisent les tensions et les conflits autour du monde.

Stress hydrique dans le monde. Rapport ONU-Eau

Le stress hydrique – autrement dit, une ressource insuffisante pour répondre aux différentes activités humaines et aux besoins de l’environnement – commence lorsque la disponibilité en eau est inférieure à 1 700 mètres cubes par an et par personne. Quasiment les trois quarts des habitants des pays arabes vivent en dessous du seuil de pénurie établi, lui, à 1 000 m3 par an, et près de la moitié se trouvent dans une situation extrême avec moins de 500 m3, en Egypte, en Libye notamment.

Les pays en voie de développement ne sont pas les seuls touchés. « Comment l’Ouest américain, certaines provinces de Chine, le Mexique ou encore le Sud méditerranéen vont-ils faire dans trente ans ? s’interroge Richard Connor, expert pour l’ONU, qui participe pour la quatrième fois au rapport annuel sur l’eau. Le stress hydrique peut avoir des conséquences incalculables. Par exemple, en 2010, les sécheresses et les feux de forêt dans les steppes de Russie ont fait chuter les exportations de bléRésultat : le prix du pain a doublé, ce qui a débouché sur le printemps arabe. »

Les projets de centres de dessalement se multiplient pour produire de l’eau potable dans les régions du monde qui en ont les moyens, comme en Californie ou dans les pays arabes. À elle seule, l’Arabie saoudite souhaite se doter de 16 nouvelles usines fonctionnant à l’énergie nucléaire.

  • Les eaux souterraines de plus en plus surexploitées

Les aquifères souterrains fournissent de l’eau potable à la moitié de la population mondiale. Mais un sur cinq est surexploité. Largement dévolus à l’irrigation intensive – comme dans le nord de la Chine où le niveau de la nappe phréatique est descendu de 40 mètres en quelques années –, les prélèvements excessifs accentuent les risques de glissement de terrain et favorisent surtout les entrées de sel, rendant à terme l’eau inconsommable. Avec l’élévation du niveau de la mer, des grandes villes voient ainsi la qualité de l’eau douce de leurs aquifères menacée, notamment Shanghaï, en Chine, et Dacca, au Bangladesh. Et des îles du Pacifique comme Tuvalu et Samoa sont contraintes d’importer de plus en plus d’eau douce. La pénétration de sel représente aussi une inquiétude pour les régions méditerranéennes françaises.

L’Inde est souvent citée en exemple au chapitre de l’exploitation non-durable de la ressource souterraine. En 1960, le pays était équipé de moins d’un million de puits ; en 2000, il en comptait 19 millions. Toute cette ressource prélevée au moyen de pompes a permis d’accroître fortement la productivité agricole et de réduire le niveau de pauvreté. Mais le choix de l’irrigation se paie aujourd’hui non seulement par de graves pollutions, mais aussi parce que les pannes d’électricité dues au manque d’eau pour faire fonctionner les centrales thermiques sont monnaie courante.

  • Une amélioration de l’accès à l’eau potable

En vingt ans, le nombre de personnes ayant accès à « un point d’eau potable amélioré » a augmenté de 2,3 milliards. Les rapporteurs de l’ONU parlent de « progrès impressionnants » – alors que l’accès à l’eau était l’un des objectifs du Millénaire pour le développement pour 2015. Ils citent par exemple la mutation de Phnom Penh, au Cambodge, où la gestion de la distribution de l’eau a cessé d’être catastrophique et corrompue pour devenir très performante.

Pour autant, ce chiffre fait débat, dans la mesure où il englobe aussi bien les personnes qui s’approvisionnent à une borne commune, à un puits – dans ce cas, quelle distance leur faut-il parcourir pour aller remplir leur seau ? – ou à un robinet chez eux – alimenté combien d’heures par jour ?

Dans le monde, 748 millions de personnes restent privées d’eau potable. Dans les agglomérations qui s’étendent à une vitesse vertigineuse avec leurs lots de bidonvilles, le nombre de citadins sans accès à l’eau est passé de 111 millions à 149 millions entre 1990 et 2012. Et l’Afrique subsaharienne continue de souffrir de la pénurie, dans les cités comme dans les campagnes. Les femmes et les filles surtout : ce sont essentiellement elles qui se chargent de la corvée d’eau, elles y consacrent encore deux à quatre heures par jour en moyenne dans les zones rurales. « Le principe de l’équité, peut-être davantage que n’importe quelle recommandation technique, porte en lui la promesse d’un monde où la sécurité de l’eau deviendra une réalité pour tous, » écrivent les rapporteurs. Globalement, 36 % de la population africaine ne dispose toujours pas d’un point d’eau accessible.

  • Des progrès en matière d’assainissement

La situation de l’assainissement se prête nettement moins à un satisfecit. Cet objectif-là aurait besoin de 53 milliards de dollars (50 milliards d’euros) d’investissements par an pendant cinq ans pour atteindre une couverture universelle, selon l’ONU. De plus en plus d’ONG se saisissent de la Journée mondiale de l’eau pour attirer l’attention sur l’absence de toilettes et de latrines dans le monde, avec des conséquences épouvantables sur la vie quotidienne d’une bonne part de l’humanité et sur l’environnement. Un milliard de personnes défèquent en plein air, faute de mieux. Et 2,5 milliards vivent sans aucun raccordement à un système de collecte. Sans compter que celui-ci, lorsqu’il existe, ne débouche souvent sur aucune forme de traitement avant le rejet dans la nature.

Il faudrait rendre l’agriculture moins gourmande afin qu’elle puisse nourrir de plus en plus d’humains, sans contaminer pour autant la ressource ni polluer davantage l’environnement. Avoir recours aux eaux usées, une fois traitées, pourrait contribuer à relever ce défi.

Enfin, les rapporteurs de l’ONU rappellent l’impératif d’accroître les efforts pour ménager les ressources, car les écosystèmes sont en déclin, en particulier les zones humides. Or, celles-ci rendent des services sans commune mesure. L’ONU-Eau cite une étude de 2014 qui évalue à 20 000 milliards de dollars (19 000 milliards d’euros) les pertes dues à leur détérioration, et qui montre qu’investir pour la préservation de l’environnement s’avère très rentable. »

Canicule Juillet 2019 : record mondial confirmé depuis 2000 ans

Canicule Juillet 2019 : record mondial confirmé depuis 2000 ans  

Une novelle étude de  l’Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA, a confirmé des observations émises par l’Union européenne il y a quelques jours.

« La majeure partie de la planète a connu une chaleur sans précédent en juillet, les températures ayant atteint de nouveaux sommets au cours du mois le plus chaud jamais enregistré », a commenté l’agence américaine, précisant que la chaleur record avait également « réduit la banquise dans l’Arctique et l’Antarctique à des niveaux historiquement bas ».

Selon la NOAA, la température moyenne de la planète en juillet était 0,95 degré Celsius au-dessus de la moyenne du 20e siècle, de 15,8 degrés Celsius, ce qui en fait le mois le plus chaud jamais enregistré, pour des mesures remontant à 1880. Le mois le plus chaud précédemment enregistré était juillet 2016.

« Neuf des dix mois de juillet les plus chauds ont eu lieu depuis 2005, les cinq dernières années ayant été les cinq plus chaudes », a affirmé l’agence. L’Alaska a connu son mois de juillet le plus chaud depuis qu’elle a commencé à y prendre des mesures en 2005.

Plusieurs pays d’Europe ont enregistré de nouveaux records de température, et ce fut aussi le mois le plus chaud jamais enregistré dans toute l’Afrique. En moyenne, la banquise de l’Arctique a atteint son niveau le plus bas en juillet, 19,8% sous la moyenne, encore plus bas que le record historique de juillet 2012, selon des données de la NOAA et la Nasa. La banquise de l’Antarctique était quant à elle 4,3 % inférieure à la moyenne relevée entre 1981 et 2010.

Deux études autres études ont contré  les climatosceptiques qui contestent le réchauffement, ses causes humaines et se réfugient derrière la science pour raccommoder le climat. La première étude, publiée dans la revue Nature, met, par exemple, en évidence que lors du «petit âge glaciaire» (de 1300 à 1850), s’il a fait extraordinairement froid en Europe et aux États-Unis pendant plusieurs siècles, il n’a pas fait froid partout sur la planète. «Lorsque nous retournons dans le passé, nous trouvons des phénomènes régionaux, mais aucun n’est mondial», explique Nathan Steiger de l’Université Columbia à New York. «Alors qu’actuellement, le réchauffement est global. 98% du globe s’est réchauffé après la révolution industrielle», ajoute-t-il.

Un deuxième article, dans Nature Geoscience, examine la moyenne des variations de température sur de courtes périodes, de quelques décennies chacune. Leurs conclusions sont claires: à aucun moment depuis le début de notre ère, les températures n’ont augmenté aussi rapidement et aussi régulièrement qu’à la fin du XXe siècle: quand après-guerre, la production – alimentée par les combustibles fossiles — et la consommation ont atteint des niveaux sans précédent. Ce résultat «souligne le caractère extraordinaire du changement climatique actuel», explique Raphael Neukom de l’Université de Berne en Suisse, coauteur de l’étude.

Ces études «devraient enfin stopper les climatosceptiques qui prétendent que le réchauffement climatique observé récemment s’inscrit dans un cycle climatique naturel», souligne Mark Maslin de l’University College de Londres, commentant les travaux

 

Une remise en cause du modèle de production mondial ?

Une remise en cause du modèle de production mondial ?

C’est ce qu’aborde-un peu timidement-  une tribune du monde- qui explique le fonctionnement du modèle actuel. Un article intéressant mais qui évite d’imaginer le futur modèle de production et de distribution. (Extraits)

« Le entre de commandement dernier cri de l’entreprise. Flex, géant américain de la fabrication en sous-traitance, situé en Californie,  évoque une salle de crise du Pentagone. Le tableau de bord lui permet de surveiller les 16 000 fournisseurs de Flex ainsi que plus de 100 usines produisant à peu près tout, des systèmes automobiles au matériel de cloud-computing destiné à plus de 1 000 clients à travers le monde. Tom Linton est reconnu comme l’un des rois de la chaîne d’approvisionnement, un mécanisme au cœur de la mondialisation des dernières décennies grâce auquel matières premières, pièces détachées et composants s’échangent en traversant de multiples frontières avant d’être incorporés dans des produits finis. Lorsqu’on l’interroge sur l’avenir, cependant, sa réponse est inquiétante : “Nous nous dirigeons vers un monde post-global.”

Il y a quelques années, cette thèse aurait relevé de l’hérésie. La révolution des technologies de l’information, qui a rendu les communications fiables et abordables, combinée à l’arrivée de la Chine sur le marché mondial – qui a fourni une main-d’œuvre bon marché abondante – ont transformé la fabrication en une aventure mondialisée. Dans son livre ‘The Great Convergence’, Richard Baldwin soutient que le cocktail résultant du savoir-faire industriel occidental et de la puissance manufacturière asiatique a alimenté l’hyper-mondialisation des chaînes d’approvisionnement. Entre 1990 et 2010, le commerce a connu un essor considérable grâce aux réductions des tarifs douaniers, à la baisse du coût des communications et aux transports à bas prix.

L’OCDE, le think-tank des économies avancées, estime que 70 % du commerce mondial implique désormais des chaînes [...] »

 

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