Archive pour le Tag 'monde'

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L’équipe de foot la plus chère du monde

L’équipe de foot  la plus chère du monde ,

 

Selon l’étude:  du Centre internationale d’étude du Sport de Neuchâtel.

Formation 4-4-2: Manuel Neuer (Bayern Munich) – Luke Shaw (Southampton), Gérard Piqué (FC Barcelone), Vincent Kompany (Manchester City), Kyle Walker (Tottenham Hotspur) – Sergio Busquets (FC Barcelone), Paul Pogba (Juventus), Eden Hazard (Chelsea), Gareth Bale (Real Madrid) – Cristiano Ronlado (Real Madrid), Lionel Messi (Barcelone).  Plus globalement, outre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, le podium est complété par l’Uruguayen Luis Suarez suivi du Belge Eden Hazard et du Brésilien Neymar Junior. Paul Pogba se classe sixième. Un seul autre Français figure dans le classement: Olivier Giroud, 48ème avec une valeur de marché comprise entre 28 et 32 millions  d’euros. Le premier joueur évoluant dans le championnat français est Edinson Cavani, l’attaquant uruguayen du PSG, 9e avec une fourchette de 48 à 56 millions d’euros. D’ailleurs on dénote pas moins de 4 joueurs du PSG dans le top 50 (Cavani, Lucas, Silva et Verratti), mais pas Zlatan Ibrahomovic. L’étude remarque d’ailleurs que sur les cinq vainqueurs des grands championnats européens, Manchester City, le Bayern Munich, la Juventus, l’Atletico Madrid et le PSG, quatre d’entre eux totalisent l’effectif avec la plus forte valeur de marché dans leur championnat natinonal. L’exception est l’Atletico Madrid, largement devancé par Barcelone et le Real Madrid.  Par ailleurs, si l’étude se focalise sur les joueurs et les clubs, les auteurs estiment que « les données peuvent aussi être interprétées à l’aune de la Coupe du Monde du Brésil ».  Ils estiment ainsi que la forteresse défensive brésilienne risque bien d’être infranchissable, le Brésil comptant 6 défenseurs parmi les meilleurs mondiaux avec Dani Alves, Maicon,Thiago Silva, Dante, Maxwell et Marcelo. Quant à la France, les auteurs pointent du doigt la non-sélection de Samir Nasri, alors que celui-ci évolue, d’après eux dans les 10 meilleurs mondiaux à son poste.

 

Chômeurs : 200 millions dans le monde

Chômeurs : 200 millions dans le monde

 

Quatre millions d de chômeurs en plus dans le monde en 2013, dont le nombre s’élève désormais à 199,8 millions, selon le rapport annuel sur le travail publié ce mardi par l’Organisation internationale du travail (OIT), une agence de l’ONU, basée à Genève. Le taux de chômage en 2013 est « resté largement inchangé à 6% » de la population active, a ajouté le rapport, qui relève cependant que 90% des nouveaux emplois dans le monde seront créés dans les pays en développement à moyen-terme. De ce fait, les migrations vont se faire dans le sens Sud-Sud et aussi Nord-Sud, relève l’OIT, car les personnes en recherches d’emploi vont se rendre en priorité dans les régions qui créent des emplois. La hausse en 2013 du chômage s’explique par le fait que les pays n’ont pas créé suffisamment d’emplois pour absorber tous les nouveaux venus sur le marché du travail. Le monde compte désormais 30,6 millions de chômeurs de plus qu’avant la crise financière de 2008. Depuis 2009, les économies avancées et les économies émergentes ont réagi de manière différente sur le plan de l’emploi. Dans les économies avancées, le taux de chômage a grimpé à 8,5% au début de 2009, contre 5,8% en 2007, avant le début de la crise. En revanche, dans les pays en développement, le taux de chômage n’a que faiblement progressé passant de 5,4% en 2007 à 5,8% en 2009, en raison notamment d’un système de protection sociale beaucoup moins favorable, qui ne leur permet pas de percevoir longtemps des indemnités pour perte d’emploi. Depuis cette date, il a à nouveau baissé et a quasiment retrouvé son niveau d’avant-crise. Pour 2014, l’OIT s’attend à une hausse de 3,3 millions du nombre des chômeurs dans le monde.  »D’ici à 2019, le chômage atteindra 213 millions », prévoit l’organisation internationale, et « le nombre de sans-emplois devrait se maintenir globalement au niveau actuel de 6% jusqu’en 2017″. L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont les régions qui auront le taux de chômage les plus élevés en 2014 avec des taux respectifs de 12,3% et 11,1%. La plus forte hausse en 2014 concernera l’Europe centrale et du Sud-Est et les pays de l’ancien bloc soviétique où le chômage atteindra 8,3% en 2014. Le dynamisme des pays en développement en matière d’emploi va avoir « un impact majeur sur les flux migratoires », relèvent encore les experts de l’OIT.  »Les migrations Sud-Sud sont en plein essor, et davantage de travailleurs quittent aussi les économies avancées, en particulier les pays européens durement frappés par la crise pour aller travailler dans les pays en développement », indique M. Moazam Mahmood, directeur adjoint du département de la recherche de l’OIT, et principal auteur du rapport. Selon le rapport, 231,5 millions de personnes vivaient dans un pays autre que celui de leur naissance en 2013. Le nombre total de migrants a augmenté de 57 millions depuis l’an 2000, et 19% de cette hausse se sont produits au cours des trois dernières années. Les économies développées et l’UE attirent 51% des migrants, mais depuis le début de la crise financière mondiale, les migrations Sud-Sud prennent de l’ampleur. L’OIT signale ainsi « une multiplication de cas isolés de jeunes diplômés issus des pays développés frappés par la crise, qui ont émigré vers les économies émergentes ces dernières années ». Dans les pays en développement, 839 millions de travailleurs gagnent toujours moins de deux dollars par jour. Mais ces emplois ne représentent plus qu’un tiers de l’emploi total, contre 64% il y a 20 ans. La classe moyenne constitue désormais 44,5% de la main-d’œuvre des pays en développement, contre 20% il y a deux décennies. « Au cours des prochaines années, la majorité des nouveaux emplois dans les pays en développement seront d’une qualité suffisante pour permettre aux familles d’accéder à un niveau de vie dépassant le seuil de pauvreté aux Etats-Unis », affirme le rapport. Toutefois, 85% de la main-d’œuvre des pays en développement vivra encore en 2018 au-dessous de ce qui est considéré comme le seuil de pauvreté aux Etats-Unis.

 

Crise : elle peut toucher tout le monde

Crise : elle peut toucher tout le monde

 

La toute récente enquête OpinionWay pour la Croix-Rouge, publiée ce vendredi, montre que la majorité des Français a été ébranlée par la crise et pense que la précarité peut « toucher tout le monde à tout moment ». Si les Français avaient une impression de stabilité financière, la crise économique a achevé de briser leurs illusions. La précarité peut « toucher tout le monde à tout moment », ils sont presque unanimes (94%) pour le dire. C’est en tout cas ce que révèle la dernière enquête OpinionWay pour la Croix-rouge française, intitulée « Les Français et l’engagement ». Dans cette période plus difficile, les Français s’inquiètent davantage pour leurs proches (84%) que pour eux-mêmes (66%). Mais cette attention va plus loin que le cercle de leur famille : quatre Français sur cinq (81%) sont plus attentifs qu’avant aux autres, même s’ils sont par ailleurs nombreux (72%) à avoir le sentiment que cette prise de conscience n’est pas collective. S’ils sont plus craintifs, les Français ne sont pas pour autant découragés. Ils croient à l’efficacité de leur action personnelle, dans 81% des cas, pour aider les personnes en difficulté. Plus de 70% estiment d’ailleurs que l’on ne discute pas assez avec eux, ni que l’on ne passe assez de temps avec ceux qui sont seuls. La France compte plus d’un million d’associations, un véritable point fort. Un Français sur deux pense d’ailleurs qu’elles ont un rôle important à jouer dans la crise : pour venir en aide à ceux qui en ont besoin (52%) ou même pour remplacer les pouvoirs publics (48%). 56% des Français joignent l’action à la parole en déclarant vouloir être ou être déjà bénévole au sein d’une association. A ce sujet, la Croix-Rouge Française en profite pour les inviter à s’engager à ses côtés : « Dans ce contexte où les financements publics baissent, les journées nationales 2014 qui se tiendront du 24 mai au 1er juin, constituent plus que jamais un rendez-vous crucial de l’association pour mobiliser le plus grand nombre et recueillir un maximum de dons ». La Croix-rouge française fête cette année ses 150 ans. L’association a décidé d’organiser une « grande opération fédératrice dans toute la France » : des cartes seront distribuées par des bénévoles, invitant à offrir une couverture de survie à une personne sans abri, à passer un moment avec son voisin qui vit seul, ou à aider une personne âgée à faire ses courses.

Traité transatlantique : Fleur Pellerin se fout du monde

Traité transatlantique : Fleur Pellerin se fout du monde

 

 

Gonflée la secrétaire d’Etat aux commerce extérieur, d’abord elle avoue qu’elle aurait faire davantage de pédagogie sur le traité avec les Etats-Unis alors que le contenu de cet accord est totalement secret. Personne n’a osé en parlé pendant la campagne sauf les opposants. Un traité stratégique qui finalement est négocié sans mandat, sans contrôle et surtout sans vision.  La secrétaire d’État au Commerce extérieur, était l’invitée de BFM Business ce lundi 19 mai. Elle est revenue sur la diplomatie économique et le traité transatlantique en cours de négociation. , Fleur Pellerin est revenu sur le traité transatlantique . Et elle a fait, au nom de la classe politique, son mea culpa. « Nous aurions dû faire davantage de pédagogie ». La situation est compliquée: ce traité est négocié en toute confidentialité, mais certains pays comme la France demandent sa publication officielle. D’ailleurs, la secrétaire d’Etat salue le fait que le texte ait fuité sur internet. Concernant ce traité, Fleur Pellerin a essayé de rassurer les Français. Elle a expliqué que plusieurs lignes rouges ont été fixées et qu’en dernier recours, c’est le Parlement qui décidera de le ratifier ou non. « Si les lignes rouges ont été franchies, le Parlement ne le ratifiera pas ».

« Limiter les hausses de salaires à 1% mais +30% pour lui !  » ( Gattaz qui se fout du monde)

« Limiter les hausses de salires  à 1% mais +30%  pour lui ! «  ( Gattaz qui se fout du monde)

Cette fois Gattaz (sans doute pas une mauvais chef d’entreprise)  mais pas très futé, s’est largement discrédité avec ses propositions tant sur la baisse du SMIC que sur la quasi stagnation des salaires. Dans le JDD il tente d’expliquer cette contradiction entre la modération salariale pour les autres et la hausse de sa propre rémunération en indiquant qu’il ne faut pas confondre salaires et autres rémunérations. En clair il se fout du monde.

François Hollande vous appelle à être « exemplaire » après vos propos sur le smic et la hausse de votre rémunération de 29%. Que répondez-vous au président de la République?
On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. Mon salaire fixe a été augmenté de 3%, et celui de mes salariés de 3,3%. C’est ma rémunération variable qui a augmenté. Elle est liée aux résultats de mon entreprise Radiall, qui sont très bons et que je réinvestis intégralement. Entre 2008 et 2010, cette part variable a été nulle car l’entreprise allait moins bien. En 2002, j’ai même baissé mon salaire de 5%. C’est ça l’exemplarité. Faut-il que je m’excuse pour avoir fait des profits?

Mais vous prônez en même temps la modération salariale, n’est-ce pas contradictoire?
Au contraire. Mon entreprise est en vie parce que depuis vingt ans j’y pratique la modération salariale, qui consiste à faire attention aux salaires fixes en période de crise. Cela m’a permis de garder quatre usines en France quand mes concurrents arrêtaient, et de racheter une cinquième usine en 2007. La modération salariale, c’est pour cela que j’ai réussi et embauché environ 500 personnes en France en vingt ans. On devrait me féliciter!

Concrètement, quel serait le bon niveau d’augmentation des salaires?
Ce n’est pas au Medef de le définir, mais je pense qu’il faut se caler par rapport à l’inflation, juste un peu au-dessus. Actuellement, les prix progressent de moins de 1% sur douze mois. Il ne faudrait donc pas trop s’éloigner de 1%. Mais c’est dans l’entreprise qu’on négocie. Et les partenaires sociaux ne doivent pas pousser à la roue.

 

Foot : Tapie attaque Guy Roux , le monde à l’envers !

Foot : Tapie attaque Guy Roux , le monde à l’envers !

La justice, Tapie connaît et se régale. Il va attaquer Guy Roux  ( ce dernier n’a jamis acheté un match! ); Peut-être avec l’argent octroyés par Lagarde (50 millions pour préjudice moral dans l’affaire Adidas, record mondial d’indemnisation dans ce domaine !). L’ancien entraîneur d’Auxerre Guy Roux faisait il y a quelques jours campagne pour la sortie de son autobiographie, intitulée « Il n’y a pas que le football dans la vie » et commercialisée depuis le 16 avril dernier.  Dans l’ouvrage, il accuse notamment l’ancien président de l’OM et patron de presse Bernard Tapie d’avoir parlé de son ancien joueur Basile Boli en des termes peu glorieux : « Je veux t’acheter ton singe aux pieds carrés », aurait ainsi dit Tapie selon les allégations de l’homme de 75 ans.  Indigné par ces propos, Bernard Tapie n’a pas tardé à répliquer dans les colonnes de La Provence.  « Il suffit de demander à Basile Boli, Marcel Desailly, Abedi Pelé, Jocelyn Angloma et d’autres ce qu’ils en pensent. Ils ont été et restent mes amis ! Ils se souviennent, comme tout le monde, du combat que j’ai mené contre ceux qui tiennent ce genre de propos (et notamment leur parti politique préféré). Je tiens à rappeler qu’en 1990, lorsqu’un de nos joueurs a été accueilli par certains supporters, au Vélodrome, à coups de cris de singe et de jets de banane, j’ai immédiatement fait savoir à l’issu du match que si un tel événement se renouvelait, je quitterai l’OM de suite. Ce genre d’incident ne s’est jamais reproduit ».  Malgré ses démêlés avec la justice, le sulfureux homme d’affaires n’hésitera pas à retourner devant les tribunaux. C’est d’ailleurs ce qu’il compte faire en attaquant Guy Roux pour diffamation.  « Guy Roux vient de démontrer une nouvelle fois qu’il est un gros malin et qu’il trouve, en citant mon nom, le moyen de faire de la publicité à son livre. Je vais l’attaquer en diffamation car rien ne m’amuserait plus que de lui faire sortir son argent ! », a-t-il ainsi ajouté en guise conclusion.

Explosion des inégalités partout dans le monde

Explosion des inégalités partout dans le monde

De plus en plus de riches et de plus en plus de pauvres partout. « Les inégalités extrêmes se sont aggravées », s’inquiète l’ONG Oxfam. Les 67 personnes les plus fortunées sur le globe possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, a estimé ce mercredi 9 avril, Oxfam. Selon l’ONG, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui tiennent leur assemblée générale cette semaine à Washington doivent passer de la « rhétorique » aux actes pour tenter de réduire ce fossé. « Le président de la Banque Jim Yong Kim et la directrice générale du FMI Christine Lagarde ont abondamment parlé des dangers posés par l’explosion des inégalités. Cette semaine, nous devons voir des actions concrètes pour appuyer cette rhétorique », a plaidé Raymond Offenheiser, président d’Oxfam America, cité dans le communiqué.  Le FMI a récemment publié deux rapports soulignant les méfaits des inégalités sur l’économie. La Banque mondiale s’est, elle, fixé l’objectif de doper les revenus des 40% plus pauvres partout sur le globe. Mais, selon Oxfam, ces deux institutions doivent désormais « changer » leurs recommandations et leur politique de prêts à leurs Etats-membres en plaidant pour davantage d’investissements dans la santé et l’éducation

Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

 

 

Sam Pitroda  est une star aux Etats-Unis et en Inde. Physicien de formation, entrepreneur en série, il a consacré sa vie aux télécommunications. Dans les années 1980, à la demande de Rajiv Gandhi, il a contribué à doter son pays d’un réseau digne de ce nom. L’homme aux 100 brevets a aussi inventé l’agenda électronique et le portefeuille virtuel. Depuis dix ans, il travaille auprès du Premier ministre Manmohan Singh pour faire de l’innovation le moteur de la croissance indienne. Toujours en quête de nouvelles visions, il a lancé avec Hubert Védrine un think tank d’une quinzaine de personnalités internationales, pour réfléchir aux modèles de développement futurs.

Ce monde est-il vraiment dépassé?

Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète. Prenez l’éducation. Voilà quinze ans, on a décidé qu’il fallait cinq années pour obtenir un master : cela n’a plus de sens. Il suffit de regarder les enfants d’aujourd’hui : j’ai une petite-fille de 3 ans en Californie, elle utilise Skype chaque jour, seule, pour m’appeler. Elle n’est pas spéciale, juste normale. Nous sous-estimons ces enfants : quand ils auront 6 ans et iront à l’école, à quoi servira leur professeur?   Leur cerveau n’est pas configuré comme le nôtre, car ils grandissent dans un écosystème différent. Il faut aussi sortir des catégories : je ne serai plus ingénieur toute ma vie, je pourrai être manager, politicien, artiste, inventeur! Les enfants d’aujourd’hui vivront cent quinze ans, et les générations suivantes, peut-être encore plus longtemps, du fait des avancées de la recherche en biotechnologies et nanotechnologies.   Autre exemple : pourquoi un médecin devrait-il se souvenir de chaque mot désignant la moindre partie du corps humain? Tout est disponible sur le Web! Il s’agit d’apprendre non plus à mémoriser cette masse d’informations, mais à l’utiliser au mieux. Les nouvelles technologies offrent des possibilités bien supérieures à la capacité d’adaptation des êtres humains. Nos leaders ne regardent pas le futur en face, car ils en ont peur. 

Ne sont-ils pas en train de prendre conscience de cette révolution technologique?

Je ne le crois pas. Pendant la crise financière, aux Etats-Unis, on a voulu protéger les banques plutôt que de les laisser disparaître. Mais le système bancaire actuel est condamné: demain, l’argent sera disponible sur votre smartphone, nous n’aurons plus besoin d’imprimer des billets, de les stocker et de les faire circuler physiquement. Dans l’éducation aussi, notre approche est dépassée. Finie l’époque où il suffisait de faire des études pour décrocher un emploi dans une grande entreprise, qui vous offrait protections et garanties tout au long de votre carrière. Aujourd’hui, vous devez la plupart du temps créer votre propre emploi, mais personne ne vous l’a appris ! Résultat : le chômage sévit partout. 

L’innovation technologique n’en est-elle pas parfois responsable, par exemple quand les robots remplacent les hommes?

Depuis quinze ans, la technologie nous a beaucoup apporté : elle a réduit la mortalité, accru la longévité, amélioré les communications, les transports. La qualité de vie n’a cessé de progresser. Et pourtant, ce n’est pas le cas du bien-être ressenti… Car la technologie n’est qu’un outil. En quinze ans, beaucoup de problèmes n’ont pas été résolus : la pauvreté, la faim, le terrorisme. La réponse est sans doute dans la formation des individus : comment préparer chacun à chercher en soi, et pas forcément à l’extérieur, la solution à ses problèmes.   En Inde, les gens se plaignent aujourd’hui de leur téléphone mobile, dont ils sont devenus esclaves ; voilà dix ans, ils n’avaient même pas de téléphone ! Il leur manque quelque chose, il nous manque tous quelque chose : avoir appris à travailler sur nous-mêmes. Nous nous sommes concentrés sur la fabrication de produits zéro défaut au lieu de nous concentrer sur les hommes. 

 

Comment renverser le cours des choses?

Il faut d’abord reconnaître que tout est en train de changer. Prenez les banques : nous n’avons pas besoin d’immenses sièges sociaux ; nous avons juste besoin de confiance. L’éducation : je n’ai plus besoin de professeur qui délivre du savoir, mais d’un mentor qui m’accompagne. Pour apprendre, seules trois choses sont indispensables : la motivation, le temps, les contenus. La santé : je n’ai pas besoin d’un médecin chaque fois que j’ai un rhume. La démocratisation de l’information redonne du pouvoir aux citoyens pour prendre leur destin en main. 

Elle ne garantit pas forcément la capacité d’innovation…

Il est vrai que, ces cinquante dernières années, presque toutes les technologies clefs nous sont venues des Etats-Unis. Mais rien n’empêche d’utiliser ces technologies, qui se sont largement démocratisées, pour inventer un autre monde. Le modèle américain, fondé sur un cycle de consommation très court, n’est pas tenable. Cela peut fonctionner pour 300 millions de personnes, pas pour 7 milliards. Aujourd’hui, les meilleurs cerveaux du monde travaillent à résoudre les problèmes des riches et non ceux des pauvres. Il faut changer de perspective : Bangalore est devenu le back-office des Etats-Unis, pourquoi l’Inde ne serait-elle pas plutôt le back-office de Bangalore ? 

Vous dénoncez la course au gigantisme des villes…

Pourquoi les mégalopoles sont-elles devenues l’unique modèle de développement ? Avec Internet, avons-nous vraiment besoin de concentrer les administrations gouvernementales dans une seule et même ville ? Notre modèle urbain actuel est fondé sur le système américain, où l’on prend chaque matin sa voiture pour aller travailler, avec un trajet de plus en plus long. On construit des parcs technologiques occupés de 9 à 17 heures, le reste du temps, routes, parkings, bureaux sont vides.   C’est un non-sens, à l’heure du pétrole cher! Demain, nous irons au travail à pied et non en voiture. Ce qui suppose de redessiner les villes. Les nouvelles technologies permettent d’envisager de créer des emplois localement. Cela ne veut pas dire renoncer à la globalisation. Les puces électroniques continueront probablement à parcourir des milliers de kilomètres, mais pourquoi les tomates que nous consommons le devraient-elles? 

En quoi des pays comme l’Inde peuvent-ils nous inspirer dans cette quête?

Nous réfléchissons depuis plusieurs années à un autre modèle de développement, que je qualifierais de « gandhien » – fondé sur la simplicité, l’accessibilité, la satisfaction des besoins essentiels, la confiance et la non-violence. Les technologies peuvent nous y aider. Il ne s’agit pas de faire du socialisme. Il faut arrêter de penser le monde en termes de socialisme ou de capitalisme.   Ces prismes ne sont plus valables. En Inde, compte tenu de la taille de la population et de la pauvreté, tout ce que nous développons doit être abordable, évolutif et donc durable. Nous devons apprendre à créer dans un monde aux ressources de plus en plus rares et aux inégalités de plus en plus criantes. Cela nous a conduits au concept d’innovation frugale : une innovation peu coûteuse, mais profitable au plus grand nombre.   Le Dr Devi Shetty, qui a réussi à baisser fortement les prix des opérations cardiaques dans notre pays, vient d’ouvrir dans les Caraïbes un hôpital pour la clientèle américaine : il y propose des interventions à 6000 dollars, au lieu d’un prix moyen de 75000 dollars! C’est un exemple de ce que nous pouvons décliner dans le reste du monde. 

L’innovation n’est pas seulement technologique, disiez-vous?

En effet. Un jour, je roulais en zone rurale, je suis tombé en panne, je me suis arrêté dans un village. Un jeune homme a ouvert le capot de ma voiture, il y avait une fuite dans le radiateur. Je lui ai demandé s’il avait les outils nécessaires pour le réparer, il a dit « non, mais pas de problème, je vais le faire ». Il est parti dans sa cuisine, est revenu avec du curcuma qu’il a mis dans le radiateur, et la fuite a été stoppée ! Car cette épice possède des propriétés coagulantes ! Cela n’allait pas durer longtemps, mais allait me permettre de parcourir 50 miles, jusqu’à la prochaine ville.   Voilà un exemple d’innovation locale, et frugale. Il en existe beaucoup d’autres. Il faut aider ces gens et leur redonner du pouvoir localement. La gouvernance de demain sera décentralisée et participative. Le pouvoir ne pourra plus être concentré, à cause de la démocratisation de l’information et des progrès de la connectivité. 

Quel est le secret de la créativité?

Une femme au foyer, qui règle des problèmes quotidiens, peut se révéler très innovante. Etre créatif suppose d’abord de bien se connaître, de savoir quelles sont ses compétences, ce qu’on peut apporter, et d’avoir confiance en ses capacités. Cela suppose aussi d’être capable de travailler en collaboration avec des personnes aux profils différents. Le drame des business schools, c’est qu’elles vous apprennent à extraire la valeur, pas à la créer par vous-même. 

Lu dans l’Express

Singapour et Paris, villes les plus chères du monde

Singapour et Paris, villes les plus chères du monde

 

 Immobilier, carburant fiscalité générale, trois éléments qui font de Paris la deuxième ville la plus chère du monde.  Singapour détrône ainsi Tokyo, qui glisse à la 6e place (ex-aequo avec Melbourne, Genève et Caracas) sous l’effet d’un affaiblissement du yen.  Paris a également gagné six places au classement, une tendance symptomatique selon l’EIU du redressement des prix en des monnaies en Europe.  Oslo, Zurich et Sydney occupent respectivement les 3e, 4e et 5e rangs.   »L’enquête sur le coût de la vie dans le monde » de la société d’études EIU (groupe The Economist) examine les prix de quelque 160 produits et services dans 140 villes à travers 10 catégories et vise à aider les entreprises à calculer les indemnités de leurs cadres expatriés.   »A Singapour, les prix ont augmenté de manière régulière plutôt que spectaculaire », relève l’analyse accompagnant l’étude: une hausse de 40% de la monnaie locale conjuguée à une forte inflation a ainsi fait passer la ville-Etat du 18e au 1er rang en une décennie.  Le système de quotas et de taxes élevées qui pèse sur le marché automobile y rend la possession d’un véhicule plus coûteuse que nulle part ailleurs, tandis que le coût global des transports est trois fois plus onéreux qu’à New York (au 26e rang du classement). De plus, la dépendance de Singapour en termes d’énergie et d’alimentation en eau en fait la 3e ville la plus chère en matière de services publics.  Concernant l’Europe, l’étude relève que les villes européennes sont les plus chères dans les catégories loisirs et divertissement. Concernant Paris, aucune catégorie ne se distingue particulièrement, la Ville Lumière étant plus chère que la plupart des cités étudiées dans 7 catégories sur 10, note l’étude.  En queue de peloton, Bombay est classée comme la ville la moins chère, aux côtés de Karachi, New Delhi ou Katmandou.

 

Chine: la plus haute tour du monde, 838m, stoppée net

Chine: la plus haute tour monde stoppée net

La folie sans doute stoppée à temps avec l’annulation des travaux de cette tour la plus haute du monde qui devait accueillir 30 000 personnes. En Chine, les travaux de la future plus grande tour du monde ont été interrompus ce jeudi 25 juillet, à peine quelques jours après avoir débutés. D’après, les informations du quotidien chinois XiaoXiang Morning Post, le constructeur n’a pas obtenu les autorisations nécessaires. Les travaux de la tour que l’on présentait déjà comme la plus haute du monde avec ses 838 mètres, ne dépasse pour le moment pas le ras du sol. Les autorités ont ordonné d’interrompre le chantier, « car certaines procédures n’ont pas été effectuées pour obtenir l’autorisation de commencer les travaux ».  Une porte-parole du promoteur « Broad Group » a assuré, au contraire, que tout était en ordre. Mais apparemment, ce qui inquiète, c’est la méthode et la vitesse de construction. Une fois les fondations terminées, ériger la tour ne devait prendre que quatre mois grâce à l’utilisation notamment d’unités préfabriquées. Dernier fait d’arme du promoteur: une tour de 29 étages construite en quinze jours.Peut-on parler d’excès de prudence de la part des autorités chinoises. Il faut dire que le pays est secoué depuis plusieurs années par « le syndrome des constructions en tofu », du nom de cette pâte blanche et molle très consommée dans le pays. A de multiples reprises, des ponts, des routes, des barres d’immeubles toutes entières se sont effondrés, sans crier gare…

 

Jean-Luc Mélenchon : « la pourriture du monde politique »

Jean-Luc Mélenchon : «  la pourriture du monde politique »

Jean-Luc Mélenchon cherche à capter la colère provoquée par l’affaire Cahuzac et à ne pas laisser à Marine Le Pen le terrain du « tous pourris ». Depuis l’accélération du scandale et les aveux de l’ancien ministre du Budget sur l’existence de son compte en Suisse, les deux adversaires résolus que sont le Front de gauche et le Front national apparaissent de plus en plus en concurrence pour tirer bénéfice de l’affaire, si tant est que celle-ci ne fasse tout simplement le jeu de l’abstention. « Grand coup de balai » pour « purifier (l’)atmosphère politique », « pourriture intrinsèque (du) système », a tonné vendredi matin Jean-Luc Mélenchon sur France Info. Mercredi, devant une usine de Charleville-Mézières, Marine Le Pen utilisait une autre image pour réclamer la dissolution de l’Assemblée nationale: « Il faut qu’ils vident en quelque sorte l’abcès par de nouvelles élections. » D’abord proposée par le seul Parti de gauche, puis par l’ensemble des partenaires du Front de gauche, « la marche citoyenne pour la VIe République » et « contre la finance et l’austérité » aura lieu le dimanche 5 mai, un an après l’élection de François Hollande (le 6 mai 2012). Mais, hasard du calendrier – ou pas -, elle suivra de quelques jours un autre défilé, celui que le FN consacre chaque année à la figure de Jeanne d’Arc. Secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel dément toute volonté de « se compter » et de chercher à « concurrencer le FN ». « On n’y a même pas pensé. Jusqu’à preuve du contraire, la grande manifestation du 1er mai, c’est celle des travailleurs » et des syndicats, rappelle-t-il.   »Notre problème n’est pas de concurrencer le FN, mais d’avoir des mots qui parlent et qui sont compris dans la situation actuelle », explique-t-il aussi. Il n’y a pas si longtemps, le 23 mars, Jean-Luc Mélenchon affirmait cependant avoir, dans cette période de crise, « le sentiment d’être dans une course de vitesse avec l’extrême droite ». « Le peuple qui rejette le système choisira entre notre réponse et la leur », déclarait-il. Jeudi, le Parti de gauche a durement attaqué Marine Le Pen, qualifiée de « caniche fidèle » dans l’affaire Cahuzac et renvoyée à la « lamentable caste de l’entre-soi ». Il faut dire que la veille une nouvelle fenêtre de tir s’était ouverte avec la révélation des liens d’amitié entre la présidente du FN et Philippe Péninque, l’ancien avocat et ex-leader du GUD qui avait ouvert le compte en Suisse de Jérôme Cahuzac en 1992. « On voit bien qu’il y a des proches de Marine Le Pen qui ne sont pas très éloignés de l’oligarchie (…) S’il y a une seule solution de rupture dans ce pays, elle est avancée par le Front de gauche », assure M. Coquerel. « Je ne suis pas sûr que Mélenchon soit le mieux placé. Il a passé 31 ans au PS, a été ministre de Jospin… », répond le vice-président du FN, Florian Philippot. « Il porte une part de responsabilité dans ce délitement, en ayant appelé à voter Hollande sans condition au soir du 1er tour » de la présidentielle, ajoute-t-il. Côté frontiste, on déclare volontiers ne plus craindre Jean-Luc Mélenchon, qui avait échoué à battre Marine Le Pen aux législatives en juin dernier à Hénin-Beaumont. « Mais dans les périodes un peu troubles », souligne un cadre du FN sous couvert d’anonymat, « son discours simplificateur peut empêcher un certain nombre d’électeurs de gauche de basculer vers nous ».

 

 

 

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