Archive pour le Tag 'monarchie'

La déliquescence de la monarchie britannique

La déliquescence  de la monarchie britannique 

 

Fragilisée par le traitement réservé à la princesse Diana et par les accusations d’agressions sexuelles portées contre le prince Andrew, la monarchie britannique est à bout de souffle, estime cette figure de la gauche radicale au Royaume-Uni, dans une tribune au « Monde ».par Tariq Ali , britannique

 

Charles est un prénom que les rois d’Angleterre rechignent à porter depuis le XVIIe siècle. Commençons donc par le premier du nom. Un siècle et demi avant 1789, les Anglais connurent une guerre civile puis une révolution bourgeoise. Ils décapitèrent le roi Charles Ier le 30 janvier 1649, abolirent la Chambre des lords et instaurèrent un régime républicain : le « Commonwealth » qui fédérait l’Angleterre, l’Ecosse, l’Irlande et le Pays de Galles ne dura pas longtemps mais laissa des traces. La restauration de 1660, avec la montée sur le trône de Charles II, fut le fruit d’un compromis : il n’était pas question de ressusciter l’absolutisme.

Le 9 septembre, Charles III a accédé au trône après le long règne de sa mère. Il attendait ce moment avec impatience. Son règne ne s’éternisera pas, mais l’état actuel de la Grande-Bretagne et de la monarchie incite à se poser des questions, à commencer par celle-ci : la monarchie survivra-t-elle si le Royaume-Uni éclate et que l’Ecosse décide de le quitter et d’adhérer à l’Union européenne ? Selon un récent sondage, pas moins de 49 % des Ecossais sont désormais favorables à l’indépendance. Les Anglais n’auraient alors pas d’autre choix que de réviser leur Constitution en réformant ou en abolissant la Chambre des lords et la monarchie, et en restructurant le Parlement, le pouvoir judiciaire et les forces armées, qui sont organiquement liés à la Couronne.

Pourquoi le pays qui a inauguré la tradition des révolutions réussies s’accroche-t-il depuis si longtemps à la monarchie ? Parce qu’il l’a adaptée afin qu’elle puisse toujours répondre aux mêmes besoins essentiels : procurer de la stabilité à la classe dirigeante et disposer d’une entité chapeautant toutes ses institutions, y compris le Parti travailliste et les syndicats. Preuve en est que les dirigeants des syndicats de cheminots et de postiers, habituellement peu suspects de complaisance, ont suspendu leurs mouvements de grève la semaine dernière par respect pour la défunte reine.

L’historien écossais Tom Nairn soutient depuis près d’un demi-siècle que la monarchie a joué un rôle de balancier indispensable dans le pays afin de maîtriser une classe ouvrière en plein essor, tout en s’efforçant de lui ménager une place dans les institutions. Sur ce point, on peut dire qu’elle y est parvenue. A l’étranger, il fallait à l’Empire britannique un monarque pour renforcer son emprise sur des colonies où les rois étaient la norme. En Asie comme en Afrique, la monarchie était utilisée pour pacifier les populations locales. La princesse héritière Elizabeth se rendit au Kenya en 1952 alors que les Britanniques écrasaient les insurgés Mau-Mau en les soumettant à la torture et en les enfermant dans des camps de concentration. C’est lors de ce séjour qu’on lui annonça la mort de son père et qu’elle devint reine.

Une monarchie britannique cosmétique (Piketty)

Une monarchie britannique cosmétique  (Piketty)

 

 

 

Avec la crise du « People’s Budget », la Chambre des lords a perdu tout pouvoir législatif véritable, rendant la trajectoire politique et institutionnelle du Royaume-Uni proche de celle de la France, rappelle l’économiste dans Le Monde.

 

On pourrait facilement objecter que c’est plutôt la France qui s’est rapprochée du modèle britannique en instituant une sorte de monarchie républicaine de plus en plus impotente  et qui cumule les défauts d’une fausse démocratie et d’une monarchie dissimulée NDLR

 

 

 

Avec la disparition d’Elizabeth II, il est tentant d’évoquer l’immuabilité des institutions britanniques, à l’opposé de la France et de ses multiples révolutions et Constitutions. Les choses sont, en réalité, plus complexes, et les deux pays sont plus proches que ce qu’ils s’imaginent parfois, y compris dans leurs trajectoires politiques et institutionnelles.

Le Royaume-Uni a connu son lot de révolutions et de bouleversements constitutionnels, avec notamment la chute de la Chambre des lords, sans réel pouvoir depuis la crise du People’s Budget en 1909-1911. Privée de ses Lords, qui constituaient jusqu’alors l’ossature de ses gouvernements et des pouvoirs exécutif et législatif (la plupart des premiers ministres en étaient issus), la monarchie britannique n’est plus, depuis cette date, qu’une monarchie cosmétique, entièrement gouvernée par la Chambre des communes, du moins jusqu’au choc référendaire du Brexit, en 2016.

Commençons par le commencement. Le pays fait sa « Révolution française » une première fois en 1530, quand Henri VIII exproprie les monastères. De la même façon qu’en France après 1789, mais avec plus de deux siècles d’avance, les terres de l’Eglise sont vendues aux nobles et aux bourgeois qui ont les moyens de les acheter. Cela permet, dans les deux cas, de renflouer l’Etat, tout en contribuant au développement d’une nouvelle classe de propriétaires privés, puissante et unifiée, prête à se lancer sans entrave dans le capitalisme agraire puis industriel.

Après la décapitation de Charles Ier, en 1649, puis un bref épisode républicain, la Couronne n’a d’autre choix, lors de la « Glorious Revolution » de 1688, que de se soumettre au pouvoir du Parlement, nettement dominé par la Chambre des lords. Au XIXe siècle, la mobilisation sociale et ouvrière et la montée en puissance du suffrage universel renforcent la légitimité de la Chambre des communes.

Macron doit choisir entre monarchie et démocratie

Macron doit choisir entre monarchie et démocratie

Le président de la République ne réussira pas à lutter contre le réchauffement climatique, à réformer l’éducation nationale ou à réorganiser l’offre de soins sans remettre les Français dans le jeu, estime dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Pour cela, il doit faire émerger de nouveaux relais, alors que toutes les intermédiations sont en crise. Elle l’ampleur du divorce démocratique qui mine le pays et rend éminemment difficile l’idée même de réforme

 

La feuille de route délivrée vendredi 27 mai par Elisabeth Borne aux membres du gouvernement est indexée sur la très forte défiance politique qui paralyse le pays. « Rapidité, efficacité, résultats », a ordonné la première ministre pour tenter de réhabiliter l’action publique alors que de nombreux Français doutent que l’Etat puisse encore quelque chose pour eux. Dans le même temps, le président de la République est à la recherche d’une méthode permettant d’associer les Français aux réformes.


La combinaison de ce double impératif, agir vite tout en prenant le temps de concerter et d’embarquer un maximum d’acteurs, résume la difficulté du quinquennat qui s’ouvre. Des chantiers majeurs doivent être rapidement conduits, comme la transition écologique, le nouveau contrat éducatif, la lutte contre les déserts médicaux, parce que les signaux sont devenus alarmants : la planète se réchauffe à vue d’œil ; l’hôpital craque ; l’éducation nationale traverse une crise de vocation sans précédent.

Tout est à rebâtir ; or personne ne sait très bien par quel bout tous ces chantiers seront pris. La seule réforme qui a été clairement énoncée pendant la campagne présidentielle – repousser à 65 ans l’âge du départ à la retraite – suscite une telle opposition dans l’opinion publique et une telle fronde chez les syndicats qu’on se demande comment elle pourra voir le jour.

Divorce démocratique

Longtemps, le mot réforme a rimé, en France, avec épreuve de force. Certains gouvernements de droite ont même jaugé la profondeur de leur action au nombre de journées de grève que celle-ci déclenchait, y voyant une façon de galvaniser leurs électeurs et le moyen de solidifier leur base électorale. Le mouvement des « gilets jaunes », qui a marqué le précédent quinquennat, a remis les pendules à l’heure. Il a révélé l’effondrement du clivage gauche-droite, la marginalisation des syndicats, l’invisibilité d’une partie de la société et sa tentation de recourir à la violence pour obtenir réparation parce qu’elle se sentait elle-même violentée.

 

Combinée à la montée de l’abstention, cette irruption a mis au jour l’ampleur du divorce démocratique qui mine le pays et rend éminemment difficile l’idée même de réforme : bouger, c’est prendre le risque de la rupture ; rester les bras ballants, c’est accroître aussi sûrement le risque de rupture. La seule voie de passage consiste à retisser le lien entre la base et le sommet, associer les Français au changement, partager les responsabilités.

Dans le nouveau rôle qu’il s’assigne, Emmanuel Macron a beaucoup à se faire pardonner. Il a incarné la verticalité tout au long de son premier mandat, à la fois par penchant naturel et parce qu’il voulait marquer une franche rupture avec l’émollient quinquennat de François Hollande. Ses opposants, issus de la gauche et de la droite de gouvernement, le rendent responsable de la montée des extrêmes et de leur propre affaiblissement, ce qui est beaucoup lui prêter. Au PS comme à LR, le ver était dans le fruit depuis de longues années. Les syndicats, CFDT comprise, lui reprochent d’avoir voulu les marginaliser, ce qui est une façon de nier leurs propres limites liées à l’étroitesse de leur base. L’accumulation du contentieux est telle que le chef de l’Etat ne trouvera pas beaucoup d’alliés dans les forces politiques et syndicales en présence, au moment où le débat politique a tendance à se polariser et se radicaliser.

Politique-Macron doit choisir entre monarchie et démocratie

Politique-Macron doit choisir entre monarchie et démocratie

Le président de la République ne réussira pas à lutter contre le réchauffement climatique, à réformer l’éducation nationale ou à réorganiser l’offre de soins sans remettre les Français dans le jeu, estime dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Pour cela, il doit faire émerger de nouveaux relais, alors que toutes les intermédiations sont en crise. Elle l’ampleur du divorce démocratique qui mine le pays et rend éminemment difficile l’idée même de réforme

 

La feuille de route délivrée vendredi 27 mai par Elisabeth Borne aux membres du gouvernement est indexée sur la très forte défiance politique qui paralyse le pays. « Rapidité, efficacité, résultats », a ordonné la première ministre pour tenter de réhabiliter l’action publique alors que de nombreux Français doutent que l’Etat puisse encore quelque chose pour eux. Dans le même temps, le président de la République est à la recherche d’une méthode permettant d’associer les Français aux réformes.


La combinaison de ce double impératif, agir vite tout en prenant le temps de concerter et d’embarquer un maximum d’acteurs, résume la difficulté du quinquennat qui s’ouvre. Des chantiers majeurs doivent être rapidement conduits, comme la transition écologique, le nouveau contrat éducatif, la lutte contre les déserts médicaux, parce que les signaux sont devenus alarmants : la planète se réchauffe à vue d’œil ; l’hôpital craque ; l’éducation nationale traverse une crise de vocation sans précédent.

Tout est à rebâtir ; or personne ne sait très bien par quel bout tous ces chantiers seront pris. La seule réforme qui a été clairement énoncée pendant la campagne présidentielle – repousser à 65 ans l’âge du départ à la retraite – suscite une telle opposition dans l’opinion publique et une telle fronde chez les syndicats qu’on se demande comment elle pourra voir le jour.

Divorce démocratique

Longtemps, le mot réforme a rimé, en France, avec épreuve de force. Certains gouvernements de droite ont même jaugé la profondeur de leur action au nombre de journées de grève que celle-ci déclenchait, y voyant une façon de galvaniser leurs électeurs et le moyen de solidifier leur base électorale. Le mouvement des « gilets jaunes », qui a marqué le précédent quinquennat, a remis les pendules à l’heure. Il a révélé l’effondrement du clivage gauche-droite, la marginalisation des syndicats, l’invisibilité d’une partie de la société et sa tentation de recourir à la violence pour obtenir réparation parce qu’elle se sentait elle-même violentée.

 

Combinée à la montée de l’abstention, cette irruption a mis au jour l’ampleur du divorce démocratique qui mine le pays et rend éminemment difficile l’idée même de réforme : bouger, c’est prendre le risque de la rupture ; rester les bras ballants, c’est accroître aussi sûrement le risque de rupture. La seule voie de passage consiste à retisser le lien entre la base et le sommet, associer les Français au changement, partager les responsabilités.

Dans le nouveau rôle qu’il s’assigne, Emmanuel Macron a beaucoup à se faire pardonner. Il a incarné la verticalité tout au long de son premier mandat, à la fois par penchant naturel et parce qu’il voulait marquer une franche rupture avec l’émollient quinquennat de François Hollande. Ses opposants, issus de la gauche et de la droite de gouvernement, le rendent responsable de la montée des extrêmes et de leur propre affaiblissement, ce qui est beaucoup lui prêter. Au PS comme à LR, le ver était dans le fruit depuis de longues années. Les syndicats, CFDT comprise, lui reprochent d’avoir voulu les marginaliser, ce qui est une façon de nier leurs propres limites liées à l’étroitesse de leur base. L’accumulation du contentieux est telle que le chef de l’Etat ne trouvera pas beaucoup d’alliés dans les forces politiques et syndicales en présence, au moment où le débat politique a tendance à se polariser et se radicaliser.

Macron doit choisir entre monarchie et démocratie

 

 

Macron doit choisir entre monarchie et démocratie

Le président de la République ne réussira pas à lutter contre le réchauffement climatique, à réformer l’éducation nationale ou à réorganiser l’offre de soins sans remettre les Français dans le jeu, estime dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Pour cela, il doit faire émerger de nouveaux relais, alors que toutes les intermédiations sont en crise. Elle l’ampleur du divorce démocratique qui mine le pays et rend éminemment difficile l’idée même de réforme

 

La feuille de route délivrée vendredi 27 mai par Elisabeth Borne aux membres du gouvernement est indexée sur la très forte défiance politique qui paralyse le pays. « Rapidité, efficacité, résultats », a ordonné la première ministre pour tenter de réhabiliter l’action publique alors que de nombreux Français doutent que l’Etat puisse encore quelque chose pour eux. Dans le même temps, le président de la République est à la recherche d’une méthode permettant d’associer les Français aux réformes.


La combinaison de ce double impératif, agir vite tout en prenant le temps de concerter et d’embarquer un maximum d’acteurs, résume la difficulté du quinquennat qui s’ouvre. Des chantiers majeurs doivent être rapidement conduits, comme la transition écologique, le nouveau contrat éducatif, la lutte contre les déserts médicaux, parce que les signaux sont devenus alarmants : la planète se réchauffe à vue d’œil ; l’hôpital craque ; l’éducation nationale traverse une crise de vocation sans précédent.

Tout est à rebâtir ; or personne ne sait très bien par quel bout tous ces chantiers seront pris. La seule réforme qui a été clairement énoncée pendant la campagne présidentielle – repousser à 65 ans l’âge du départ à la retraite – suscite une telle opposition dans l’opinion publique et une telle fronde chez les syndicats qu’on se demande comment elle pourra voir le jour.

Divorce démocratique

Longtemps, le mot réforme a rimé, en France, avec épreuve de force. Certains gouvernements de droite ont même jaugé la profondeur de leur action au nombre de journées de grève que celle-ci déclenchait, y voyant une façon de galvaniser leurs électeurs et le moyen de solidifier leur base électorale. Le mouvement des « gilets jaunes », qui a marqué le précédent quinquennat, a remis les pendules à l’heure. Il a révélé l’effondrement du clivage gauche-droite, la marginalisation des syndicats, l’invisibilité d’une partie de la société et sa tentation de recourir à la violence pour obtenir réparation parce qu’elle se sentait elle-même violentée.

 

Combinée à la montée de l’abstention, cette irruption a mis au jour l’ampleur du divorce démocratique qui mine le pays et rend éminemment difficile l’idée même de réforme : bouger, c’est prendre le risque de la rupture ; rester les bras ballants, c’est accroître aussi sûrement le risque de rupture. La seule voie de passage consiste à retisser le lien entre la base et le sommet, associer les Français au changement, partager les responsabilités.

Dans le nouveau rôle qu’il s’assigne, Emmanuel Macron a beaucoup à se faire pardonner. Il a incarné la verticalité tout au long de son premier mandat, à la fois par penchant naturel et parce qu’il voulait marquer une franche rupture avec l’émollient quinquennat de François Hollande. Ses opposants, issus de la gauche et de la droite de gouvernement, le rendent responsable de la montée des extrêmes et de leur propre affaiblissement, ce qui est beaucoup lui prêter. Au PS comme à LR, le ver était dans le fruit depuis de longues années. Les syndicats, CFDT comprise, lui reprochent d’avoir voulu les marginaliser, ce qui est une façon de nier leurs propres limites liées à l’étroitesse de leur base. L’accumulation du contentieux est telle que le chef de l’Etat ne trouvera pas beaucoup d’alliés dans les forces politiques et syndicales en présence, au moment où le débat politique a tendance à se polariser et se radicaliser.

La monarchie absolue ou la démocratie de la délation ???

La monarchie absolue ou la démocratie de la délation ???

 

Une défense pitoyable du baron De Rugy sur BFM hier ; De Rugy appelle même à la censure sur internet sans doute pour susbtituer à la démocratie une monarchie absolue dont s’inspire Macron.

Visiblement Macron ( comme le courtisan de Rugy) a des difficultés avec la sémantique et sa tendance à l’hystérisation des situations délicates pour le gouvernement  le conduit à déraper.  En matière de vocabulaire. En effet,  Emmanuel Macron a mis en garde lundi contre la « République de la délation». Emmanuel Macron  oppose des faits aux révélations de la presse. Or certaines révélations relatives à de Rugy constituent des faits indiscutables exemple ces dîner fastueux, cet appartement à Nantes à loyer aidé ou encore le fait qu’il n’ait pas payé d’impôts en 2015. Comment un citoyen français, par ailleurs député, qui dispose à revenu de 16 000 € mensuels environ peut-il ne pas payer d’impôt sur le revenu ? En réalité, la presse n’a fait que son travail d’autant plus que de Rugy avait  adopté une posture de père la rigueur en exigeant la réduction du train de vie des députés. Difficile de comprendre le positionnement de Macron qui pourrait traiter cette affaire par le mépris et qui pourtant déclare : “J’ai demandé au Premier ministre d’apporter toute la clarté”, a déclaré le président interrogé sur cette affaire lors d’une conférence de presse à Belgrade. “Moi je ne prend pas de décisions sur la base de révélations mais de faits”. “Il y a encore dans notre pays le respect de la personne individuelle, des droits de la défense et de la possibilité de répondre sinon ça devient la République de la délation ».

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Cette transparence ne serait être condamnable même si aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement.

 

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Cette transparence ne serait être condamnable même si aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement.

 

Démocratie : République de la délation ou de la monarchie absolue ?

Démocratie : République de la délation ou de la monarchie absolue ?

Visiblement Macron a des difficultés avec la sémantique et sa tendance à l’hystérisation des situations délicates pour le gouvernement  le conduit à déraper en  matière de vocabulaire. En effet,  Emmanuel Macron a mis en garde contre la « République de la délation». Emmanuel Macron  oppose des faits aux révélations de la presse. Or certaines révélations relatives à de Rugy constituent des faits indiscutables exemple ces dîner fastueux, cet appartement à Nantes à loyer aidé ou encore le fait qu’il n’ait pas payé d’impôts en 2015. Comment un citoyen français, par ailleurs député, qui dispose d’un revenu de 13 000 € mensuels environ peut-il ne pas payer d’impôt sur le revenu ? En réalité, la presse n’a fait que son travail d’autant plus que de Rugy avait  adopté une posture de père la rigueur en exigeant la réduction du train de vie des députés. Difficile de comprendre le positionnement de Macron qui pourrait traiter cette affaire par le mépris et qui pourtant déclare : “J’ai demandé au Premier ministre d’apporter toute la clarté”, a déclaré le président interrogé sur cette affaire lors d’une conférence de presse à Belgrade. “Moi je ne prend pas de décisions sur la base de révélations mais de faits”. “Il y a encore dans notre pays le respect de la personne individuelle, des droits de la défense et de la possibilité de répondre sinon ça devient la République de la délation ».

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Or aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  Si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement La  preuve encore avec le limogeage de Rugy.

République de la délation ou république de la monarchie absolue ?

République de la délation ou république de la monarchie absolue ?

Visiblement Macron a des difficultés avec la sémantique et sa tendance à l’hystérisation des situations délicates pour le gouvernement  le conduit à déraper.  En matière de vocabulaire. En effet,  Emmanuel Macron a mis en garde lundi contre la « République de la délation». Emmanuel Macron  oppose des faits aux révélations de la presse. Or certaines révélations relatives à de Rugy constituent des faits indiscutables exemple ces dîner fastueux, cet appartement à Nantes à loyer aidé ou encore le fait qu’il n’ait pas payé d’impôts en 2015. Comment un citoyen français, par ailleurs député, qui dispose à revenu de 16 000 € mensuels environ peut-il ne pas payer d’impôt sur le revenu ? En réalité, la presse n’a fait que son travail d’autant plus que de Rugy avait  adopté une posture de père la rigueur en exigeant la réduction du train de vie des députés. Difficile de comprendre le positionnement de Macron qui pourrait traiter cette affaire par le mépris et qui pourtant déclare : “J’ai demandé au Premier ministre d’apporter toute la clarté”, a déclaré le président interrogé sur cette affaire lors d’une conférence de presse à Belgrade. “Moi je ne prend pas de décisions sur la base de révélations mais de faits”. “Il y a encore dans notre pays le respect de la personne individuelle, des droits de la défense et de la possibilité de répondre sinon ça devient la République de la délation ».

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Cette transparence ne serait être condamnable même si aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement.

 

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Cette transparence ne serait être condamnable même si aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement.

 

Affaire Benalla: Etat de droit ou monarchie ?

Affaire Benalla: Etat de droit ou monarchie ?

 

 

En intervenant avec virulence contre l’audition de Benalla à la commission d’enquête du Sénat, le pouvoir par la voix de la ministre de la justice et de Castaner responsable du parti majoritaire démontrent  à l’évidence que le pays s’oriente indiscutablement vers un régime monarchique. Le pire est évidemment la mauvaise foi  de la ministre de la justice qui met en garde contre le mélange des genres et la confusion des pouvoirs. Un compliment qui peut lui être retourné car en l’occurrence c’est bien le gouvernement et l’Élysée qui s’immiscent  dans le fonctionnement d’un Sénat dont le rôle est précisément de contrôler le gouvernement. D’une certaine manière, on peut quand même s’interroger sur ce que cache cette défense acharnée de Benalla par le pouvoir. La vérité c’est sans doute que Benalla, particulièrement proche de Macron, détient des informations sensibles que le pouvoir en place ne souhaiterait pas divulguer. Un seul exemple, comment l’affaire Ferrand a pu être enterrée par un tribunal de province au motif notamment que les délais pour l’instruction étaient dépassés. Un classement sans suite !  Pas étonnant Richard Ferrand, l’un des très proches de Macron a profité de sa situation pour enrichir sa campagne pour un montant de leurs de 500 000 €. Bien d’autres questions et problèmes pourraient être révélés comme par exemple le financement d’En Marche par les grands groupes de la fiance.  La garde des Sceaux s’est donc attiré une vive réplique du président de la commission, Philippe Bas (Les Républicains), mais aussi du Syndicat de la magistrature, en justifiant lundi dernier le refus d’Alexandre Benalla de se rendre devant les sénateurs. “Il ne peut pas y avoir d’interférences entre la commission d’enquête et l’information judiciaire”, avait-elle déclaré en marge d’un déplacement. Philippe Bas, notamment, s’était étonné de ce que la ministre se comporte en véritable avocat de Benalla. De quoi vraiment s’interroger sur les craintes du gouvernement dans cette sulfureuse affaire

Vers une monarchie présidentielle ?

Vers une monarchie présidentielle ?

 

Après le congrès de Versailles, l’opposition notamment le président du Sénat Gérard Larcher, proteste contre la dérive du régime présidentiel. Cette protestation intervient notamment dans le cadre de la proposition de Macron visant à répondre directement aux députés lors du congrès. Ce qui ne lui est pas permit actuellement par la constitution. Du coup, le congrès serait non seulement l’occasion pour le président de dégager les grandes orientations de sa politique mais aussi de répondre point par point et aux critiques sur les modalités de mise en œuvre de cette politique. Bref d’endosser le rôle de premier ministre. Ce que lui reproche précisément Gérard Larcher et bien d’autres. Or la dérive constatée n’est pas nouvelle, elle est née dans la constitution qui donne la suprématie des pouvoirs au président. Le président décide et le premier ministre et son gouvernement exécutent.  Depuis 1958 les institutions fonctionnent de cette manière. Avec Macron toutefois la concentration des pouvoirs à l’Élysée s’est encore renforcée et cette centralisation extrême a aussi en quelque sorte été sacralisée par un rituel quasi monarchique voulu par Macon qui veut non seulement restituer sa dignité à sa fonction mais aussi faire accepter le concept de monarque républicain. Sans doute pourquoi aussi il ne tolère aucune opposition, aucune concurrence, aucune contestation et qu’il se permet même de mépriser toutes négociations avec les corps intermédiaires en négligeant y compris le Parlement quand il décide par (équivalent des anciens édits royaux). Il est clair que Macron cumule les fonctions de président et de Premier ministre et que ce dernier est renvoyé à un rôle de directeur d’administration. Les mises en garde d’ordre politique et constitutionnel se multiplient donc après la proposition du chef de l’Etat, formulée lundi à Versailles, d’introduire dans la loi fondamentale la possibilité de répondre l’an prochain aux questions des élus après son adresse annuelle aux députés et sénateurs. Cette idée “bouleverserait tout l’équilibre de la Ve République”, a prévenu le président du Sénat Gérard Larcher, mercredi dans le Parisien. “Elle reviendrait à reconnaître le cumul entre les fonctions du président de la République et du Premier ministre. Et je suis contre un tel cumul.” “On ne joue pas avec la Constitution”, a lancé pour sa part sur franceinfo Jean-Louis Debré, ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel. L’idée d’Emmanuel Macron “signe la rupture d’une tradition ancienne” de séparation des pouvoirs, a estimé dans l’Opinion le constitutionnaliste Didier Maus. “C’est incontestablement un renforcement de la présidentialisation du système”, a-t-il ajouté, rejoignant des critiques en ce sens de l’opposition dans l’actuel débat sur la réforme des institutions.

Macron : « il sait ce qu’il me doit» (Hollande)…. ou la condescendance de la monarchie républicaine

Macron :  « il sait ce qu’il me doit» (Hollande)….  ou la condescendance de la monarchie républicaine

 

 

Hollande a confirmé lors de son émission télévisée sur France 2 la logique de l’oligarchie.  A la tête, il y a le monarque républicain, omniprésent, autour des courtisans qui attendent la faveur du roi et très loin dans un horizon difficile à distinguer : des sujets. Hollande rappelle donc les règles en vigueur dans cette oligarchie : les jeunes aristocrates de la politique sont d’abord choisis comme membres des cabinets avant éventuellement de postuler pour un mandat électoral et pour une échéance comme 2017 il faut forcément être adoubé par le monarque lui-même à moins d’être accusé de trahison. C’est d’ailleurs de cette manière que François Hollande est entré en politique après avoir soutenu la candidature de Mitterrand, il est devenu chargé de mission à l’Élysée. Il s’est lui aussi ce qu’il doit à Mitterrand, c’est-à-dire à peu près tout à moins comme Cheminade de finir dans un placard d’un quelconque ministère. C’est de cette manière que l’oligarchie se reproduit, c’est-à-dire de manière tout à fait aléatoire, injuste et corporatiste. Rien évidemment ne prédestinait François Hollande à devenir président de la république, il aura fallu de nombreux concours de circonstances. Mais les circonstances ne transforment pas un homme aussi habile fut-il en homme d’État. C’est tout le drame de l’actuel président de république dont le costume est beaucoup trop large pour lui en dépit de l’embonpoint retrouvé depuis 2012. On voit bien que la Ve République qui fait tout reposer sur les décisions de son président a atteint les limites de l’acceptable. S’autoriser à déclarer en substance « tais-toi tu me dois tout »  démontre à à l’évidence la confusion mentale du plus haut magistrat du pays qui confond concept de mandat et pouvoir autocratique.

Ghislaine Ottenheimer dénonce la monarchie républicaine dans un livre Poison présidentiel

Ghislaine Ottenheimer dénonce la monarchie républicaine  dans un livre Poison présidentiel

Ce qui la caractérise : omnipotence élyséenne, figuration gouvernementale, grogne parlementaire, rébellion des élus locaux, rejet citoyen, tentation populiste? Sans compter l’impuissance réformatrice, l’incapacité à construire du consensus et l’instabilité constitutionnelle. Dans un essai vif et documenté, Ghislaine Ottenheimer dénonce le système institutionnel, en particulier le déséquilibre produit par la réforme de 1962 et l’élection du président au suffrage universel. Paré de cette onction populaire, le président, « nombril de la République », écrase tout sur son passage. Ce système construit sur mesure pour le général de Gaulle rend l’exercice du pouvoir de plus en plus délicat, à mesure que l’omnipotence se conjugue avec l’impuissance. De la fracture sociale (Chirac) à « la finance, mon ennemie » (Hollande) en passant par « travailler plus pour gagner plus » (Sarkozy), la dichotomie s’approfondit entre « le rite chamanique » des campagnes et les désillusions postélection. Et même les promesses de simplicité (les convois officiels qui s’arrêtent aux feux rouges pour Chirac; les déplacements en train de Hollande) cèdent vite à la vie (isolée) sous les ors de la République, au défilé des courtisans (la palme revient à Lang s’adressant à Mitterrand : « Il y a Louis XI, Louis XIV, et vous! »). On rêve en pensant à Angela Merkel faisant ses courses le week-end au Lafayette Gourmet de Berlin et surtout aux processus collectifs de décision qui prévalent en Allemagne. « La seule monarchie d’Europe » (selon Jean-Pierre Dubois) est à bout de souffle. « On n’a jamais connu une aussi grande faiblesse de l’exécutif, cela rappelle la fin de la IVe République », analyse Marcel Gauchet. Ghislaine Ottenheimer examine les différentes possibilités de rééquilibrage des différents pouvoirs. Les prochains mois devraient nous valoir bien des débats (et peut-être même une réduction du nombre des parlementaires). Cela suffira-t-il à éviter un big bang comparable à celui de 1958?

Poison présidentiel, de Ghislaine Ottenheimer, Albin Michel, 256 pages, 19 euros

Monarchie républicaine : Julie Gayet s’installe à l’Elysée

Monarchie républicaine : Julie Gayet s’installe à l’Elysée

Dans une  république monarchique il est normal que la courtisane installe ses quartiers près du roi. Ce que vient de faire Julie Gayet d’après l’hebdomadaire VSD. Le rondouillard petit monarque Normal 1er a même offert des vacances à toute la famille Gayet à la Lanterne, autre résidence royale.  Le petit monarque impopulaire ne doute de rien surtout pas  de lui-même, , il ne craint pas même le ridicule. A quand un statut officiel de la favorite ? Après avis du conseil constitutionnel évidement. D’après VSD Julie Gayet  »  rejoint le Président tous les soirs et ne s’en cache plus. Mais elle tient à garder son indépendance ».  Toutefois, dans les colonnes de VSD, pas de grande révélation. Hormis le fait que, selon des sources « savamment distillées », « Julie Gayet trouve ses marques à l’Élysée », « qu’on l’y croise presque quotidiennement » et « qu’elle n’y entre plus clandestinement ». Ainsi que de nouveaux meubles seraient entrés au palais présidentiel. « Tout ce la a un parfum de vérité », commente le magazine, argumentant qu’on y « trouve tous les ingrédients du hollandisme », à savoir : un « mélange de transgression et de prudence », un « goût pour l’aventure » et « la peur de la faute lourde ».  VSD rappelle également les photos publiées mi-avril par Voici montrant la supposée compagne de François Hollande et sa famille à La Lanterne, à l’occasion du week-end de Pâques.

 

« En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie » (T Zeldin)

« En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie »  (T  Zeldin)

Theodore Zeldin a publié il y a une semaine Les plaisirs cachés de la vie. Ce philosophe, auteur des Français (1983) considéré comme un ouvrage de référence, évoque au JDD.fr son amour pour la France, tout en critiquant le système « monarchique » français.

Concevez-vous Les plaisirs cachés de la vie comme la somme de vos savoirs?
J’ai essayé de rassembler le résultat de l’expérience humaine à travers l’histoire du monde. J’ai voulu imaginer une alternative à Montaigne qui a défini un art de vivre dans une période de chaos en se référençant au stoïcisme du monde ancien. Pour lui, il valait mieux mettre en pratique les leçons du passé (de l’Antiquité en l’occurrence, Ndlr) plutôt que d’inventer un nouveau modèle. Au contraire, il ne faut pas s’éviter de penser. A travers mon livre, je ne vous livre pas une recette du bonheur ou du futur. Je vous poser des questions qui, je l’espère, vont vous inciter à penser.

Internet n’est-il pas au contraire un nouvel espace de liberté?
Tout bienfait contient des effets pervers. Internet développe et diffuse autant de vérités que de mensonges. Il n’y a pas de liberté de connexion du moment que le patron d’une entreprise peut savoir ce que consulte son employé. Le contrôle est plus sévère dans le cadre du travail. Il y a toujours des failles dans le progrès. L’automobile a par exemple été une révolution industrielle qui symbolisait la liberté. Mais on ne peut pas conduire hors de routes embouteillées et contrôlées par l’Etat.

La démocratie ne permet-elle pas la liberté?
La démocratie, c’est le droit d’élire un tyran pour quatre ou cinq ans. En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie. La réalité, c’est que l’homme n’a trouvé aucun système politique dans lequel sa liberté serait assurée. Le problème, c’est qu’une partie de l’humanité est devenue imbécile. Pour m’expliquer, je reprendrais la définition de l’imbécilité faite par Einstein : « Un imbécile, est quelqu’un qui répète chaque jour les mêmes choses en attendant des résultats différents. » A chaque élection, un nouveau parti vient au pouvoir, mais le système reste le même. Rien ne peut donc changer.

La France a pourtant connu maintes révolutions, ces deux derniers siècles, qui ont permis à sa démocratie d’évoluer…
Depuis 1789, les Français ont tenté des coups de force, mais, à chaque fois, la révolution n’a pas été synonyme d’évolution. Ça n’a pas marché. D’ailleurs, la monarchie absolue a été chassée pour aboutir sur un empire, celui de Napoléon Ier. L’empire de Napoléon III a été remplacé par une République dans laquelle le président est comparable à un roi.

La République est selon vous une monarchie?
On m’a nommé à la tête de certaines commissions ou conseils en France. J’ai alors découvert que tout président, tout haut responsable est un dictateur au sein de sa structure. En Angleterre, si vous êtes Prime minister ou chairman (PDG, Ndlr), vous devez demander l’avis de la Reine, de vos ministres ou de vos actionnaires. Le président français a, lui, un pouvoir démesuré.

Comprenez-vous son impopularité actuelle?
François Hollande me donne l’impression de n’être jamais à Paris. Il est devenu maréchal de France à force d’avoir ce côté va-t’en-guerre. Ceci dit, il semble se trouver dans une situation qu’il est incapable de résoudre. Il essaye d’appliquer le système et, avec Manuel Valls, ils suivent avec quinze ans de retard Tony Blair. Mais je ne crois pas qu’un chef d’Etat puisse trouver seul la solution. Le changement doit venir de la base.

Faut-il, à l’image des Ukrainiens de la place Maidan ou du mouvement des Indignés, descendre dans la rue et faire pression sur le pouvoir politique?
L’idée d’indignation n’est qu’un commencement. S’indigner sans réfléchir ne mène nulle part. Descendre dans la rue empêche une loi, mais cela ne change pas le système. J’ai été membre de la Commission Attali (mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007 pour « repenser » le système économique et « libérer la croissance » française, Ndlr). J’y ai insisté sur le fait que les 300 lois proposées par cette commission n’auraient jamais changé complétement le système. Les mentalités ne changent pas par la loi. Chacun évolue selon ses rencontres avec d’autres individus. Et c’est la découverte de l’autre qui permet de faire bouger les choses. Encore une fois, le changement ne vient pas d’en haut.

Comprenez-vous que la majorité des Britanniques souhaitent quitter l’Union européenne?
Les Britanniques en ont marre de l’Europe, c’est évident. Les institutions européennes produisent un million de documents juridiques chaque année, et les Anglais croient qu’il faut tous les appliquer. Cette bureaucratie est extraordinaire et absurde à la fois. Nous devrions faire comme les Italiens et négliger tous ces règlements. Nous serions plus heureux!

Le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse était-il légitime à vos yeux?
J’étais très partagé car, d’une part, le Royaume-Uni a toujours réussi grâce à son unité. Et d’autre part, les Ecossais auraient au moins eu le mérite d’inventer quelque chose. L’exemple scandinave, quand le Royaume de Suède s’est séparé en trois puis en quatre nations différentes (Norvège, Suède, Finlande, Danemark), montre que cela marche d’ailleurs. Ce qui m’inquiète toutefois, c’est la montée du nationalisme local qui a fait surface avec la campagne sur l’indépendance.

 

Mettre fin à la monarchie républicaine

Mettre fin à la monarchie républicaine

 

La France se prétend une république démocratique alors qu’elle n’est qu’une monarchie. Cette démocratie est complètement obsolète et le pouvoir incarné par le Président de la République une caricature ; un président souvent élu par défaut car Hollande n’a pas été lu, c’est Sarkozy qui a été battu. Une confusion dramatique car le PS s’est cru autorisé à appliquer une programme complètement incohérent. La vérité c’est qu’il n’y a jamais eu de programme au PS, les orientations de Hollande ont été décidées à la hâte comme la taxe à sur les riches, la loi Florange, la réforme de l’Etat, la fiscalité en général ; Tout cela et le reste a fini en eau de boudin. Le taxe sur l es riches est finalement payée par les entreprises, la loi Florange qui devait sauver les entreprises est un enfumage, la justice sociale une fumisterie et finalemenet c’est l’austérité qui s’est imposé aux entreprises comme aux ménages. Tout cela décidé par un seul homme: le président de la république (et sa horde de petits marquis). Un énarque qui ignore tout du monde économique et social réel, qui a toujours vécu de la politique et qui est le pur produit du système politique français. On se moque souvenet à juste titre des oligarques des pays de l’Est, les anciens politiques qui ont pillé leur pays mais c’est la même logique qui prévaut en France. Car les énarques qui ont confisqué le pouvoir politique se partagent la direction des entreprises privées comme publiques, s’enrichissent sans jamais risquer le moindre ou, imposent auusi une politique économique délirante. Finalement l’oligarchie a remplacé la noblesse. A la tête le monarque, ensuite les marquis du gouvernement, les barons des partis, du parlement et des collectivités locales. Tous parlent la même langue de bois, font du verbiage, déversent les mêmes pluies d’âneries. Il faut mettre fin à cette monarchie républicaine ridicule, inefficace et injuste. La remplacer par une démocratie vivante avec l’exigence d’un renouvèlement du personnel politique notamment en interdisant de faire de la politique un métier. C’est une mission pas une carrière. Donc en particulier limiter les mandats, interdire aux fonctionnaires de faire de la politique (ou alors de démissionner de la fonction publique), consulter régulièrement le peuple. La vérité c’est que ce pays n’est plus gouverné que par des petits marquis nourris au lait des partis, incompétents et méprisants. La transformation démocratique exigera une modification profonde de la sociologie des responsables pour s’appuyer sur les forces vives de la nation et non sur une caste dégénérée.




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