Archive pour le Tag 'molle'

PS : la fin programmée comme le PC avec un homme de la synthèse molle

PS : la fin programmée comme le PC avec un homme de la synthèse

Le PS  a sans doute choisi de se suicider en choisissant Olivier Faure, un apparatchik grand amateur de synthèse floue chère aux socialistes. En plus un Premier secrétaire relativement peu connu en raison peut-être  dune élocution  toujours très confuse,-du Rocard mais sans les idées- et surtout d’un manque total de charisme. Mais c’est un homme d’appareil qui a été retenu par ce qui reste de ce parti d’élus et qui subira le sort du PC faute de clarté sur sa ligne.   . Peu connu du grand public, Olivier Faure l’est mieux des instances du PS. Et pour cause, il y milite depuis ses 16 ans. Alors qu’il s’apprête aujourd’hui à souffler sa 50e bougie, celui qui a fait ses classes au sein des jeunes rocardiens n’a quasiment jamais connu que la politique. Tout juste a-t-il passé quatre années en tant que cadre dans une PME entre 1993 et 1997. Le reste n’est que compagnonnage d’élus ou mandat. Collaborateur à l’Assemblée nationale dans ses jeunes années, conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi pendant trois ans avant d’enchaîner, en 2000, comme directeur adjoint du Premier secrétaire du PS de l’époque, François Hollande. Et s’il n’est finalement devenu député pour la première fois qu’en 2012, cela faisait à l’époque déjà bien quinze ans qu’il avait eu le temps d’arpenter et apprendre par cœur les couloirs de l’Assemblée. . Trop peu de charisme pour un tel poste, jugent certains, qui doutent de la capacité d’Olivier Faure à s’imposer face aux autres chefs de parti rois des meetings aux ambiances survoltées que sont Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez ou Marine Le Pen. Lors du débat entre les quatre candidats, la semaine dernière, le député de Seine-et-Marne était d’ailleurs apparu bien plus hésitant que ses concurrents. « Il est plus à l’aise dans les débats d’hémicycle », glisse l’un d’eux, Emmanuel Maurel.

 

PS : non à la synthèse molle (Stéphane le Foll)

PS : non à la synthèse molle (Stéphane le Foll)

 

Stéphane le Foll candidat la direction du parti socialiste s’oppose à la stratégie de la gauche du parti qui veut un vaste rassemblement mais un rassemblement très flou. Bref la synthèse molle habituelle chez les socialistes (de Mitterrand à Hollande) qui s’unissent sur des propos radicaux très vagues mais qui une fois pouvoir font voler en éclats leurs programmes. « Cette idée qu’il suffit de rassembler et puis après on verra », c’est « l’ancienne méthode », a dit Stéphane Le Foll. « Ceux qui ont contesté la synthèse hollandaise sont maintenant les premiers à la revendiquer. J’ai même vu certains dire qu’il fallait une synthèse nouvelle ! », a ironisé Stéphane Le Foll, visant le député européen Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche du parti. L’ancien ministre de l’Agriculture a aussi donné un coup de griffe à Olivier Faure, qui a reçu le soutien la semaine dernière de Martine Aubry, de l’ancien député vallsiste Philippe Doucet et du collectif des fédérations emmené par Sébastien Vincini.   »Je connais Olivier Faure, et (…) j’attends d’ailleurs de voir ce que va être le rassemblement qui va de (..) Martine Aubry (…) en passant peut-être par Valérie Rabault, jusqu’à Philippe Doucet qui était un proche de Manuel Valls. Je me dis simplement que si on repart comme ça (…) on risque de se retrouver après le congrès avec des sujets qui n’auront pas été traités, et qui ne seront traités qu’après, dans des moments où au contraire on aura besoin d’être rassemblés ». « Profitons de ce congrès pour essayer de clarifier les choses et c’est les militants qui doivent choisir », a-t-il dit.

Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence

  • Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

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Primaire gauche : une mobilisation molle

Primaire gauche : une mobilisation molle

 

 

La situation est tellement grave au parti socialiste qu’on se réjouit de la mobilisation molle de la première journée des primaires. En réalité le nombre de votants aura tout juste dépassé la moitié de ce qui avait voté Hollande en 2012 est beaucoup moins que la moitié des votants de la primaire de la droite. La participation de la primaire à gauche représente 34 % de la participation de la primaire de droite. Or les sondages prévoient également que le candidat de gauche ne tiendra que de leurs deux 34 % du score du candidat de droite lors du premier tour des présidentielles, soit huit à 9 %. Un taux de participation qui est donc cohérent avec la baisse d’audience du parti socialiste. Pas le Nirvana, mais pas la descente aux enfers non plus. Avec 1.337.820 votants recensés sur 80% des bureaux de vote, le Parti socialiste soutient mal la comparaison avec les 2,6 million de votants qui s’étaient mobilisés pour élire François Hollande en 2011 reste cruelle. Pire encore, celle avec les Républicains et ses quelque 4,4 millions de sympathisants qui sont venus plébisciter François Fillon en novembre dernier. «Tout cela est normal. À l’époque, nous étions dans l’opposition, et donc en dynamique. Cette fois, c’est l’inverse. Nous sommes dans la majorité et ce sont eux qui se sont emparés de cette dynamique…», explique un candidat en privé.

2017 : croissance molle identique à 2016 en France

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Comme la plupart des intituts économques la BdF prévoit uen croissance molle en 2017  identique  à 2016 soit 1.2 ou 1.3%. En cause  les difficultés à modéliser les incertitudes qui vont surtout structurer l’évolution de l’activité notamment au plan international. Incertitudes sur la véritable politique des Etats Unis, incertitudes sur l’évolution des taux, sur le pétrole, sur les négociations du Brexit   et surtout incertitudes politiques découlant des élections en particulier en Allemagne et  en France. Sans parler des conflits militaires et du terrorisme.  LOCDE se montre assez prudente concernant la croissance mondiale. L’organisation espère des effets positifs du plan de relance budgétaire promis par Donald Trump  et le Japon mais se montre inquiète sur les conséquences d’un nouveau protectionnisme. L’OCDE a maintenu ce lundi sans changement sa prévision de croissance mondiale pour 2016 à 2,9% et relevé très légèrement celle de 2017 à 3,3% (+0,1%), en fait une croissance molle qu’elle souhaiterait dynamiser avec une relance budgétaire. Croissance molle  qu’elle appelle à combattre depuis le début de l’année en relançant la dépense budgétaire. Ce que comptent faire des États-Unis première économie mondiale qui retrouverait en 2018 un taux de croissance vigoureux de 3%, le double de cette année (1,5%) et plus encore que le 2,3% attendu pour 2017 Le Japon, qui a annoncé ce printemps un plan de relance budgétaire, connaîtra des répercussions sur sa croissance plus modestes qu’aux États-Unis, mais l’OCDE a toutefois fortement relevé ses prévisions pour cette année à 0,8% (+0,2%), avec une même tendance pour l’année prochaine à 1% (+0,3%), mais un recul à 0,8% attendu pour 2018. En Europe par contre la croissance est toujours cadenassée par les limites du pacte de stabilité auxquels il faut ajouter les incertitudes électorales notamment en Allemagne et en France. . L’Allemagne, principale économie de la zone euro, devrait stagner à 1,7% de 2016 à 2018. L’OCDE abaisse même sa prévision de croissance pour la France cette année à 1,2% (-0,1%), en-dessous du 1,4% prévu par le gouvernement. Elle s’élèverait à 1,3% en 2017. Quant aux Royaume-Uni, l’OCDE maintient son pessimisme après le référendum sur le Brexit. Si elle revoit légèrement à la hausse sa prévision pour cette année à 2% (+0,2%), elle s’attend à un coup de frein l’année prochaine avec une croissance qui devrait chuter à 1,2% et ralentir encore en 2018 à 1%. L’organisation s’attend aussi à la poursuite du ralentissement de la croissance chinoise, qui devrait atteindre 6,7% cette année, soit 0,2% de plus que prévu, mais descendre à 6,4% l’an prochain et 6,1% en 2018. Tendance inverse pour l’Inde: l’OCDE s’attend à ce que ce pays maintienne sa forte croissance, qui passerait de 7,4% en 2016, à 7,6% l’an prochain et 7,7% en 2018. Quant au Brésil, qui connaît une forte récession de 3,4% cette année, il devrait sortir la tête hors de l’eau en 2017 (0%), pour renouer avec la croissance en 2018 à 1,2%. Pour la France, la prévision de croissance à 1,5 % en 2017 paraient illusoire. La Banque de France prévoyait jusqu’à présent une croissance de 1,4% cette année, puis 1,5% en 2017 et 1,6% en 2018. La révision – à 1,3% en 2016 et 2017 puis 1,4% en 2018 – est donc, selon elle, «significative».En cause dans cette croissance molle, la faiblesse de la consommation, l’atonie des investissements, le nouveau tassement des exports 

Croissance Zone euro: 1.7% mais bien trop molle

Croissance Zone euro: 1.7% mais bien trop molle

 

Une petite augmentation des prévisions de croissance pour la zone euro qui passe de  1,6 à 1,7%. C’est la grande faiblesse de la zone euro et sans doute la source aussi de l’essentiel des bouleversements sur le plan politique. La question centrale à savoir celle du chômage liée mécaniquement à la croissance n’a pas été résolue notamment parce que la France a toujours été incapable depuis 10 ans  de peser sur l’Allemagne pour mettre en place un plan de soutien économique au service des investissements, donc de l’activité et de l’emploi. Mais une croissance encore bien insuffisante pour faire diminuer de manière significative le chômage qui se situe à 10 % Par rapport à la période avril-juin, le produit intérieur brut (PIB) a bien augmenté de 0,3% au troisième trimestre, comme au deuxième, a précisé Eurostat, confirmant une première estimation donnée le 15 novembre. Mais, sur un an, la croissance a été revue en hausse de 0,1 point de pourcentage, à 1,7%. Et la croissance du deuxième trimestre 2016 par rapport à la même période de 2015 a fait l’objet d’une révision similaire, passant également de 1,6% à 1,7%. La consommation de ménages a été le plus important contributeur au PIB du troisième trimestre, apportant 0,2 point de pourcentage au chiffre définitif. Les stocks et les dépenses publiques ont chacun contribué à hauteur de 0,1 point de pourcentage. La contribution des exportations a été nulle tandis que les importations ont pesé à hauteur de 0,1 point. Contrairement au deuxième trimestre, quand les PIB français et finlandais avaient reculé de 0,1%, tous les pays ont été en croissance au troisième, la Slovénie, la Grèce et le Portugal affichant les meilleures performances. Dans l’Union européenne, la croissance a été de 0,4% sur le trimestre et de 1,9% sur un an.

Croissance Chine: un recul commerce extérieur qui annonce une croissance mondiale molle

Croissance Chine: un recul  commerce extérieur qui annonce une croissance mondiale molle

 

Avec la forte dégradation en septembre et surtout son recul sur un an  du commerce extérieure de la Chine, il se confirme que la croissance molle s’installe au plan international.  Le commerce extérieur de la Chine a en effet essuyé un gros coup de froid en septembre avec un repli conjugué des exportations et des importations, qui augure mal des perspectives de reprise de la deuxième économie mondiale. Les exportations ont reculé de 10% sur un an à 184,5 milliards de dollars et les importations de 1,9% à 142,5 milliards, a annoncé jeudi l’administration des Douanes. Ces chiffres sont nettement plus mauvais qu’attendu par les économistes, qui tablaient sur un repli de seulement 3,3% des exportations, selon le consensus des analystes interrogés par l’agence Bloomberg. Ce repli confirme la baisse de la demande extérieure pour les produits chinois, après celle de 2,8% enregistrée en août. La baisse des importations est également plus forte qu’attendu, les économistes tablant sur un repli de 0,6% seulement. Elle constitue surtout une déception quant à la vigueur de la demande intérieure chinoise: les importations étaient reparties à la hausse en août pour la première fois depuis deux ans, avec une augmentation de 1,5%. « Le développement du commerce extérieur de la Chine reste confronté à des obstacles manifestes », a commenté le porte-parole des douanes, Huang Songping, lors d’un point de presse. Ces mauvais chiffres ont entraîné un repli des places boursières asiatiques à la mi-journée, les investisseurs s’inquiétant d’un essoufflement durable de la croissance économique chinoise, tombée l’an dernier à 6,9%, son taux le plus faible depuis un quart de siècle. Dans ses prévisions annoncées la semaine dernière, le Fonds monétaire international (FMI) a dit tabler sur une croissance de 6,6% du PIB chinois cette année, puis de 6,2% en 2017. La Chine doit annoncer mardi son taux de croissance pour le troisième trimestre. Les chiffres du commerce extérieur sont en tout cas de nature à accroître la pression sur le taux de change du yuan, la monnaie nationale tombée ces derniers jours à son plus bas niveau face au dollar depuis six ans. La baisse du yuan facilite la vie des exportateurs, a reconnu M. Huang, mais en même temps « elle augmente le prix des importations de matières premières pour les entreprises » chinoises, a-t-il souligné. Le repli des achats à l’étranger, notamment en ce qui concerne le minerai de fer et de cuivre, « pourrait être annonciateur d’une perte de vigueur de la récente reprise de l’activité économique », s’inquiète l’économiste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics. Sur neuf mois, les importations sont en repli de 8,2%. Les exportations sont quant à elles en recul de 7,5% depuis le début de l’année et les économistes d’ANZ Research ne s’attendent pas à une reprise prochaine de la demande étrangère du fait des incertitudes liées aux élections américaines et au Brexit. Sur neuf mois, les exportations sont en repli de 4,3% à destination de l’Union européenne et de 7,8% à destination des Etats-Unis. Le porte-parole des Douanes a mis les difficultés du commerce chinois sur le compte des politiques des pays développés et la concurrence des autres pays émergents. L’industrie de pointe quitte la Chine et retourne dans les pays riches qui cherchent à défendre l’emploi, a souligné M. Huang. Les pays émergents sont quant à eux plus compétitifs en ce qui concerne les industries de base du fait de leurs coûts de production plus bas que ceux de la Chine, a-t-il souligné. Notant une hausse des procédures lancées à l’étranger contre les exportations chinoises, il a dénoncé « la montée du protectionnisme mondial ».  « Le commerce de la Chine risque d’être pénalisé par les frictions commerciales croissantes », a-t-il déclaré. « Nous pensons que le commerce extérieur de la Chine est confronté à un environnement difficile cette année à l’intérieur comme à l’extérieur et ces difficultés ne sont pas temporaires. La compétitivité du commerce traditionnel s’affaiblit », a-t-il reconnu.

 

(AFP)

Contre la « pensée molle »Sarkosy propose la pensée vide

Contre la « pensée molle »Sarkosy propose la pensée vide

 

 

 

Un nouveau concept pour Sarkozy : la pensée molle qu’il dénonce évidemment en pensant peut-être encore davantage à Juppé qu’à Hollande. La conceptualisation est devenue rare chez l’ancien président de la république depuis qu’il a perdu sa plume : Henri Guaino ; du coup maintenant sa de communication se rapproche de plus en plus des méthodes des marchands de cravates ou des vendeurs d’enclume à la sauvette. Bref de la pub avec à chaque meeting une formule choc  pour cacher le vide sidéral de sa pensée. Il reproche en particulier à Juppé de rechercher les voies des électeurs du centre et de gauche. Comme si électeurs étaient marqués à vie par  leurs votes précédents. Il n’est pas illogique que certains anciens sélecteurs ayant voté pour Hollande se déclarent  maintenant en faveur de candidats de la droite et pour cause la gauche va perdre la moitié de ses électeurs. Le futur président de la république sera nécessairement élu par des voies dites de droite et des voies dites de gauche surtout pour battre Marine Le Pen. Du coup la charge de Sarkozy est non seulement ridicule mais aussi contre-productive  l’ex-chef de l’Etat accuse son principal adversaire de préparer une « alternance molle » pour avoir invité les « déçus du hollandisme » et les électeurs du centre à voter. « La primaire de la droite et du centre, ce n’est pas la primaire de la droite, du centre et de la gauche », a lancé samedi l’ancien chef de l’État lors d’une réunion publique aux Sables d’Olonne (Vendée) devant près de 800 militants et sympathisants. L’ancien président de la République estime par ailleurs qu’un élargissement aux idées de gauche pose un problème de « loyauté », dans la mesure où les électeurs de la primaire seront appelés à signer une charte où ils disent adhérer aux valeurs de la droite et du centre. « Quand on cherche à se faire élire avec les voix de la gauche, il faut se préparer à donner une politique qui donnera des gages à la gauche, à faire des petits arrangements », a insisté Nicolas Sarkozy.

(Avec Reuters)

Europe : la croissance molle pour au moins 3 ans (Deutsche Bank)

Europe : la croissance molle pour au moins 3 ans (Deutsche Bank)

 

 

La croissance molle pour longtemps, c’était le titre d’un de nos récents articles. Ce que confirme aujourd’hui les très sérieux experts de la banque qui pronostiquent  par ailleurs que pour les 30 années à venir la progression de l’activité sera moins forte qu’au cours des décennies précédentes. Ce qui vaut pour l’économie allemande  vaudra bien entendu pour toute l’Europe. La croissance de l’activité sera si faible au cours des trois prochaines décennies que les responsables politiques auront bien du mal à faire face aux défis politiques, sociaux et économiques qui en résulteront, avertit Deutsche Bank dans une étude prospective publiée vendredi. Contrairement à ce qui s’est passé au cours des 35 dernières années, l’inflation et les rendements obligataires augmenteront au cours des trente prochaines années, selon cette étude dont plusieurs intervenants de marché ont dit qu’elle avait contribué aux importants dégagements sur les marchés obligataires ayant poussé vendredi les rendements à la hausse à des niveaux oubliés depuis des mois. Les marchés actions ont aussi décroché. Cet exercice de prospective annuel d’une des plus grandes banques d’investissement mondiales soutient que les conditions qui ont assuré la hausse de la croissance économique mondiale et la prospérité au cours des 35 dernières années sont en train de disparaître. « Nous sommes en train d’assister à une transformation de l’ordre mondial qui a dicté l’économie, la vie politique, les décisions politiques et les prix des actifs des années 1980 jusqu’à aujourd’hui », écrivent les auteurs de l’étude. « Sachant que ce cycle a duré environ 35 ans, il est possible que le prochain cycle (…) va aussi durer plusieurs décennies. Extrapoler ce qui s’est passé sur les 35 dernières années pourrait être l’erreur la plus dangereuse que feraient investisseurs, responsables politiques et banquiers centraux », poursuivent-ils. Ils soulignent que les valorisations des actifs dans les principaux pays développés n’ont jamais été aussi élevées mais pour des raisons spécifiques à la période allant des années 80 à aujourd’hui. Le rendement des Treasuries à 10 ans, référence de fait des taux à long terme pour le reste du monde, a bondi à 1,67%, au plus haut depuis le vote britannique en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit) qui avait alimenté des craintes de récession. Les rendements des emprunts d’Etat à 10 ans allemands se sont aussi fortement tendus, repassant en territoire positif pour la première fois depuis le Brexit. Et Wall Street a cédé près de 1,5%, sa plus forte baisse en cours de séance depuis le mois de juin. Pour Deutsche Bank, les thèmes qui domineront les 35 prochaines années seront notamment une croissance réelle plus faible, une inflation plus élevée, un ralentissement des échanges internationaux, un plus grand contrôle des flux migratoires, une baisse de la part des profits des entreprises dans la richesse nationale et des rendements réels négatifs sur l’obligataire.

(Avec Reuters)

Croissance molle : La BCE impuissante

Croissance molle : La BCE impuissante

En dépit de la politique accommodante de la banque centrale européenne, l’union économique ne parvient pas à relancer la croissance et l’inflation. Pour la croissance,  il faudra sans doute s’habituer à une croissance molle pendant de nombreux mois voir plusieurs années, sans doute autour de à 1,3 % pour la croissance et de 0,3 % pour l’inflation annuelle. Cela démontre à l’évidence les limites d’une politique monétaire qui n’est pas articulée avec une politique budgétaire dynamique et avec des réformes structurelles. Toute la problématique tourne autour de la faiblesse de la demande. La banque centrale européenne a beau se montrer accommodante cela ne relance pas pour autant la demande de crédit destiné au seul investissement. Aussi bien des entreprises que des ménages.  La Banque centrale européenne semble donc avoir épuisé son arsenal pour relancer l’inflation dans la zone euro, montre une enquête Reuters publiée jeudi. La BCE a gonflé ses achats d’actifs pour les porter à 80 milliards d’euros mensuels, a offert aux banques des refinancements à bas coûts et a réduit son taux de facilité de dépôt à -0,4%. Malgré tout cela, les 60 économistes interrogés par Reuters s’attendent à voir l’inflation dans l’union monétaire plafonner à 0,3% cette année et 1,3% l’an prochain. L’objectif de la BCE d’une hausse des prix très légèrement inférieure à 2% ne devrait pas, selon eux, être atteint avant 2019, au plus tôt. Après un bon début d’année, la croissance en zone euro ralentit et devrait, selon l’enquête Reuters, se situer autour de 0,3% par trimestre jusqu’à la fin de l’année et de 0,4%, toujours par trimestre, l’an prochain. « Nos prévisions indiquent que la morosité de l’économie de la zone euro, qui paraissait s’estomper, va persister plus longtemps que ce à quoi nous nous attendions, ainsi que la BCE », écrit dans une note Paul Mortimer-Lee, économiste de marché chez BNP Paribas. « Plutôt qu’au Brexit, cela est dû à l’érosion de certains des facteurs temporaires qui ont stimulé la croissance cette année », ajoute-t-il. (Avec Reuters)

Risque de croissance molle durable en Europe

Risque de croissance molle durable en Europe

 

 

 

L’Europe pourrait bien connaître une très longue période de croissance molle. C’est-à-dire une croissance qui ne dépasserait pas 2 %. C’est la crainte de la Banque centrale qui pense que le haut niveau de chômage notamment des jeunes pèse de manière négative sur les perspectives significatives de redressement. D’une certaine façon la Banque centrale européenne reconnaît les limites de sa politique monétaire pourtant très accommodante. Une politique sans doute nécessaire voire indispensable mais qui doit s’articuler avec une politique budgétaire et des réformes structurelles concernant le marché des biens et des services mais aussi le marché de l’emploi. L’Europe en quelque sorte ne connaît pas une vraie sortie de crise. Témoin d’ailleurs les prévisions de la commission économique. Dans ses prévisions de printemps, l’exécutif européen table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 1,6% en 2016 et de 1,8% en 2017 en zone euro, contre 1,7% en 2016 et 1,9% en 2017 prévus dans son pronostic d’hiver du 4 février dernier. La Commission européenne a aussi revu en baisse ses prévisions d’inflation. Elle attend désormais une inflation de 0,2% en 2016 et de 1,4% en 2017. Dans son pronostic d’hiver, elle tablait sur une hausse des prix à la consommation de 0,5% cette année et de 1,5% pour l’an prochain. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer et surtout de quoi répondre à la question centrale du chômage des jeunes. La Banque centrale européenne (BCE) s’est donc inquiétée vendredi 17 juin d’une « génération perdue » en Europe si les gouvernements de la région n’accélèrent pas le rythme des réformes structurelles, mettant notamment en doute le caractère suffisamment ambitieux de la loi travail en France. « Le chômage des jeunes dépasse le chômage global dans tous les pays (…) Cela pénalise déjà l’économie car les jeunes qui veulent travailler mais qui ne trouvent pas d’emploi sont empêchés de développer leurs compétences », a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution monétaire européenne, lors d’un discours à Berlin. « Pour éviter de créer une génération perdue, nous devons agir rapidement », a ajouté Benoît Coeuré. Le banquier central a salué la mise en oeuvre de réformes du marché du travail dans plusieurs pays « où les rigidités étaient considérées comme étant particulièrement lourdes », citant l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce ou encore, il y a plus de dix ans, l’Allemagne. Mais la France, deuxième économie européenne, « est toujours à la traîne et, bien qu’une réforme du marché du travail soit actuellement en discussion, il reste à voir si celle-ci est suffisamment ambitieuse » pour doper l’emploi, a-t-il souligné. Très contestée, la loi travail donne lieu à de violentes résistances notamment des syndicats français. Le banquier central a également pointé du doigt les réticences à réformer le marché des biens et des services, en particulier en France et en Allemagne. La BCE, qui a multiplié les gestes en faveur de l’économie ces dernières années, ne manque jamais une occasion d’appeler les Etats européens à la soutenir dans ses efforts. « Pour doper le potentiel de croissance et renforcer les fondations de notre union économique et monétaire, nous avons besoin de réformes élargies et bien séquencées dans les Etats nationaux ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, et nous en avons besoin maintenant », a martelé Benoît Coeuré. Il a plaidé pour donner la priorité aux réformes du marché des biens et des services avant de s’attaquer à celles des marchés du travail, afin que « les effets négatifs à court terme (d’une flexibilisation de l’emploi, ndlr) n’arrivent idéalement que lorsque la reprise gagne en vigueur ».

(Avec AFP)

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

 

 

La croissance mondiale menace de demeurer molle pendant plusieurs années, c’est la crainte de l’OCDE. Du coup à l’OCDE (comme au FMI)  commence à émerger un discours visant à toujours encourager les politiques monétaires accommodantes mais aussi à inciter a une  relance budgétaire accompagnée cependant de réformes structurelles. D’une certaine façon c’est aussi en creux le constat que les seules politiques d’austérité sont un échec. L’OCDE appelle donc les gouvernements à agir vite pour sortir l’économie mondiale du piège de la « croissance molle », en constatant que l’activité globale devrait progresser pour la deuxième année consécutive à son rythme le plus lent depuis la crise financière. Dans ses perspectives économiques de printemps publiées mercredi, l’Organisation de coopération et de développement économiques a confirmé sa prévision de l’hiver d’une croissance mondiale limitée à 3,0% cette année, tout comme en 2015. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un chiffre aussi faible et les perspectives sont à peine meilleures pour 2017, avec 3,3% attendu. Les économistes de l’OCDE sont plus pessimistes que ceux du FMI, qui voient l’économie mondiale progresser de 3,2% cette année et de 3,5% l’an prochain. Pour l’organisation basée à Paris, l’atonie de la demande globale combinée à la faiblesse de la dynamique de l’offre, avec notamment des investissements en berne, expliquent cette situation. Si une croissance aussi faible se prolonge, le risque est que les perspectives d’emploi soient moindres pour les jeunes et que les engagements pris envers les personnes âgées en matière de santé et de retraite ne puissent être tenus, estime Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. « La conséquence est que nous ne tenons pas les promesses faites aux jeunes et aux personnes âgées. Les responsables politiques doivent donc agir pour nous sortir du piège de cette croissance molle », a déclaré à Reuters Catherine Mann. Dans ce contexte, l’organisation pousse les gouvernements à agir en actionnant les leviers structurels mais aussi budgétaires, et à ne pas se reposer sur les politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales, « levier depuis trop longtemps exclusif de l’action publique ». « S’attacher uniquement à redynamiser la croissance économique sans s’appuyer parallèlement sur des politiques budgétaires ou structurelles compromet l’équilibre qui existe entre les avantages et les risques » de cette politique monétaire, estime-t-elle.

(Avec Reuters)

 

 

France : Un pays de vieux condamné à la croissance molle

France : Un pays de vieux condamné à la croissance molle

 

Hippolyte d’Albis, Professeur d’Economie à Paris-I  attire l’attention sur les conséquences à terme du vieillissement de la population (interview Le Figaro)

. Le vieillissement de la population française présente-t-il des risques?

Les générations nées après guerre sont en effet beaucoup plus nombreuses que celles qui les ont précédées. Leur passage à la retraite représente un choc massif pour l’équilibre des systèmes sociaux. Les systèmes de retraite sont, depuis quelques années très affectés, et demain, c’est l’assurance maladie qui risque d’être fortement déstabilisée. Les réponses démographiques au vieillissement ne sont pas évidentes à mettre en place. Accroître la natalité est difficile et augmenter les flux migratoires est très polémique. Il me semble que la principale réponse doit provenir de l’accroissement de la participation des femmes sur le marché du travail, qui est aujourd’hui encore très inférieure à celle des hommes. Une politique volontariste serait ainsi en mesure d’infléchir significativement la dégradation du ratio entre les actifs et les inactifs. Cette politique doit reposer sur deux piliers. La poursuite de la lutte contre les discriminations envers les femmes sur le marché du travail et une réorientation des politiques familiales en faveur des outils permettant une meilleure conciliation de la vie privée et de la vie familiale. Travail des femmes et forte natalité ne sont pas antinomiques et peuvent aller de pair pourvu que des dispositifs appropriés de garde des enfants soient mis en place.

 

Une démographie dynamique fait-elle partie des facteurs de croissance d’un pays?

Il ne fait aucun doute que les évolutions démographiques ont des effets sur la richesse d’un pays, et même sur la richesse par habitant. Cependant, les relations entre variables démographiques et les variables économiques sont statistiquement complexes à étudier car si la démographie peut influencer la croissance économique, l’inverse est également vrai. Pour comprendre les différences de croissance économique d’un pays à l’autre, un indicateur démographique pertinent est la part des personnes d’âge actif dans la population. La croissance est d’autant plus forte que cette part est élevée. Ainsi, une baisse du nombre des naissances a plutôt un effet positif à court terme sur la croissance car il réduit mécaniquement les coûts induits par les enfants, qui (bien heureusement) ne participent pas à la production. Cependant, cet effet positif n’est que temporaire et peut se retourner à terme. Une population dont les naissances diminuent va vieillir plus vite et le rapport entre ceux qui ne travaillent plus et les actifs se dégrade, ce qui induit un ralentissement économique. L’Allemagne ou la Chine, ont plutôt bénéficié de cette conjoncture démographique favorable mais sont aujourd’hui confrontés à un sérieux risque de ralentissement.

 

Faut-il relancer la politique de croissance démographique en France?

Les politiques familiales sont aujourd’hui très importantes en France. Elles représentent un coût proche des 5% de la richesse nationale, ce qui nous place parmi les pays les plus actifs en la matière. Les développer encore plus n’est pas une option très crédible étant donné l’état des finances publiques et ne serait pas forcement très efficace. L’Allemagne fait également beaucoup pour la famille, notamment via son système de «quotient conjugal», ce qui ne l’empêche pas d’avoir une natalité assez catastrophique. Ce qui fonctionne pour la natalité et le travail des femmes sont les dépenses en faveur de l’accueil et l’éducation des enfants de moins de six ans. La France est en retard par rapport à des pays tels que le Danemark et la Suède.

 

La France renoue avec la croissance molle

La France renoue avec la croissance molle

La France renoue avec la croissance mais une croissance molle comme d’ailleurs dans l’ensemble de la zone euro. Il y a certes une petite amélioration 0,3 % pour le troisième trimestre mais évidemment à relativiser car le second trimestre avait fait apparaître une stagnation. Au total sur la tendance il se confirme que sur un an la croissance pourrait atteindre tout petit peu plus que 1 %, un chiffre positif mais qui ne suffira pas à créer de manière significative des emplois. Surtout des emplois durables car jusqu’alors  c’est essentiellement l’intérim qui permet à l’emploi de se maintenir ;  certes  il progresse globalement de 0,3% mais diminue légèrement (-2.700 postes) si l’on enlève les chiffres de l’intérim. Et les destructions d’emploi continuent de s’accumuler dans l’industrie depuis 2001, tout comme dans la construction qui connaît son 14e trimestre négatif consécutif. L’embellie de l’économie au troisième trimestre a été portée par la demande intérieure finale, à savoir pour l’essentiel la consommation des ménages (+0,3% après une stagnation au deuxième trimestre), avec des dépenses d’énergie en nette hausse, et l’investissement des entreprises (+0,7% après +0,5%). La consommation des administrations (+0,4% après +0,3%) reste dynamique alors que leur investissement (-1,0% après -1,8%) poursuit le recul amorcé depuis deux ans sur fond de rigueur budgétaire. La baisse de l’investissement des ménages se prolonge également, quoiqu’à un rythme moins prononcé (-0,5% après -1,1%) cohérent avec les quelques signes de redémarrage du secteur du logement. Le commerce extérieur a en revanche pesé. Sa contribution à la croissance a été négative à hauteur de 0,7 point mais compensée en totalité par un mouvement de restockage des entreprises. « On reste sur une tendance de reprise modérée, voire molle », déclare Michel Martinez, économiste à la Société générale.

COP 21 : la contrainte molle de Hollande !

COP 21 : la contrainte molle de Hollande !

 

 

François Hollande a vivement réagi aux propos du secrétaire d’État américain John Kerry en affirmant que la COP 21   serait contraignante ou ne serait pas. En réalité,  il s’agit d’une contrainte molle typique d’ailleurs des consensus qu’obtient le président de la république   »Si l’accord n’est pas juridiquement contraignant, il n’y a pas d’accord parce que ça voudra dire qu’il n’est pas possible de vérifier ou de contrôler les engagements qui seront pris », a dit François Hollande à la presse en marge d’un sommet sur les migrations à La Valette (Malte). En fait le secrétaire d’État américain a raison il n’y aura pas de contrainte juridique concernant COP 21. Cette rencontre internationale prévue à Paris se terminera avec une déclaration d’intention où chaque pays aura déterminé lui-même l’ampleur des efforts à faire pour réduire les émissions polluantes, les objectifs et les moyens. La seule contrainte introduite, et qui n’en est pas vraiment une, consiste en une clause de révision pour observer si dans la pratique chaque pays atteint les objectifs qu’il a lui-même défini. Il s’agit donc bien comme le dit le secrétaire d’État américain John Kerry d’une absence de réelle contrainte juridique. D’ailleurs en l’état actuel des contributions de chaque pays il ne sera pas possible de limiter l’augmentation de la température à 2° mais entre 2,7 et 4° selon les experts. Observons aussi au passage qu’il n’y a pas d’accord sémantique pour qualifier la fin de la négociation (traité ? Simple déclaration ? Passion résolution ? Accord international etc.) De toute manière il faut bien prendre conscience que  COP 21est hypothéqué  par le souci de donner  une légitimité à la  candidature de Hollande aux élections françaises de 2017. Pour faire bonne figure le président français a dit comprendre les difficultés de l’exécutif américain, confronté aux réticences du Congrès majoritairement républicain.   »Je sais combien c’est difficile, mais nous devons donner à l’accord de Paris, si accord il y a, un caractère contraignant au sens où les engagements qui auront été pris devront être tenus et respectés », a-t-il insisté.  La « clause de révision », dont les modalités sont en cours de négociation, permettra aux contributions déposées par chaque pays d’être « régulièrement revues pour arriver à cette trajectoire : pas plus de 2°C de réchauffement climatique », a aussi expliqué le président. « Ce ne sera certainement pas un traité », a estimé John Kerry dans les colonnes du Financial Times. « Il n’y aura pas d’objectifs de réduction juridiquement contraignants comme cela avait été le cas à Kyoto ». Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, également présent à Malte, a dit s’être entretenu mercredi de cette question avec son homologue américain.   »Il faut que les choses soient bien claires, on peut discuter, les juristes le feront, de la nature juridique de l’accord : est-ce que ça doit être un traité, un accord international, etc. » « En revanche, le fait qu’un certain nombre de dispositions doivent avoir un effet pratique, être juridiquement contraignantes, c’est une évidence », a-t-il ajouté. Prisanat même de manière confuse : »Ne confondons pas – c’est peut-être ce qu’a fait M. Kerry – la nature juridique de l’accord et puis le fait qu’il faut évidemment que les dispositions sur lesquelles nous allons nous mettre d’accord se traduisent dans les faits. Ce n’est pas une discussion politique en l’air, c’est un accord réel dont il s’agit ».

Trop de bureaucratie en France et la croissance molle pendant longtemps (FMI)

Trop de bureaucratie en France et la croissance molle pendant longtemps  (FMI)

 

 

 

Trop de bureaucratie, trop de réglementation, trop de fonctionnaires, trop d’endettement pas assez de productivité, tout est dit !  C’est le bilan sans concession  du FMI pour la France qui pourrait s’enfoncer pendant une longe période dans la croissance très molle. L’institution alerte en effet  la France sur les risques d’une «longue période de faible croissance», met par ailleurs la faible productivité dans le pays «en partie» sur le compte d’un manque de concurrence et d’une «régulation excessive». Le Fonds Monétaire International appelle la France à une réforme «fondamentale» de ses dépenses publiques, en freinant les embauches de fonctionnaires ou en relevant l’âge de départ à la retraite, et critique une «régulation excessive», dans un rapport publié vendredi. «Une réforme fondamentale (…) est requise pour garantir une réduction durable de la dépense publique», indique le Fonds monétaire international dans ce rapport consacré à l’ensemble des pays du G20. Le FMI estime ainsi que «l’actuelle stratégie gouvernementale» ne permettra d’atteindre que de «justesse» l’objectif européen d’un déficit public sous la barre des 3% du PIB en 2017, laissant «peu de marge» en cas d’évènement contraire. L’institution gardienne de l’orthodoxie budgétaire préconise donc «de mettre un terme à la croissance de l’emploi public» en menant un examen «à tous les niveaux de l’administration» et plaide «pour un relèvement effectif de l’âge de départs à la retraite» pour alléger le coût de l’assurance-vieillesse. Le Fonds assure également que de «nouvelles coupes» doivent être menées dans les «transferts sociaux» assurés par les collectivités locales, dont les capacités d’endettement doivent être davantage limitées. Le Fonds appelle dès lors le gouvernement à «libéraliser les professions régulées» qui n’ont pas été ouvertes à la concurrence par la controversée loi Macron.

 

 

Hausse des exportations françaises mais croissance molle

Hausse des  exportations françaises mais croissance molle

Il y a certes du mieux pour les des exportations françaises, mais cela tient aussi à la faiblesse des prix des importations en particulier du pétrole. L’amélioration de la balance commerciale est toutefois significative. Elle pourrait soutenir la croissance qui par ailleurs a dit mal à être dynamisée par la consommation intérieure et par la production industrielle. D’une façon globale la croissance française demeure moll, handicapée surtout par un manque de compétitivité, compétitivité plombée par la fiscalité. La France a donc enregistré en juin son déficit commercial le plus faible depuis près de six ans, grâce à des livraisons d’Airbus « exceptionnelles », une poussée des exportations d’automobiles et la livraison d’une frégate à l’Egypte. Les chiffres publiés vendredi par les Douanes contrastent avec ceux de la production industrielle, en recul de 0,1% sur le même mois, alors qu’elle était attendue en hausse (+0,2% pour le consensus Reuters). Sur l’ensemble du deuxième trimestre, la production industrielle s’est même contractée de 0,7%, ce qui, ajouté au recul de 0,1% de la consommation des ménages en biens annoncé la semaine passée, augure d’un rythme de croissance du PIB en net retrait par rapport au 0,6% du premier trimestre. Le consensus des économistes se situe à 0,3% pour la croissance de la période, un niveau également anticipé par l’Insee, alors que la Banque de France ne table plus que sur 0,2%. Les prévisions pour l’ensemble de l’année restent à 1,2%.  Pour Christian Parisot, économiste d’Aurel BGC, le commerce extérieur pourrait sauver la croissance du deuxième trimestre, avec en outre un rebond qu’il attend purement technique de l’investissement des entreprises et des dépenses publiques qui agissent toujours en facteur de soutien. Mais « les chiffres de la production industrielle après ceux de la consommation confirment le tableau donné par les PMI (indices des directeurs d’achat), à savoir que la reprise reste en retard en France comparée au sud de l’Europe, notamment l’Espagne, et qu’il y a toujours un problème de compétitivité », dit-il.  « On a l’image d’une amélioration graduelle mais relativement molle, la France a du mal à redémarrer », ajoute l’économiste.

 

La Chine :une croissance molle à 7%

La Chine :une croissance molle à 7%

0 7% on peut considérer qu’il s’agit d’uen croissance molle pour la Chine car ce sera le plus faible taux depuis 25 ans. En faiat l’usine du monde cale ce que Le Premier ministre chinois Li Keqiang l’ a redit  au Chili dans le cadre de son premier voyage en Amérique latine ; Il faut en effet constater une Nouvelle baisse d’activité de l’usine du monde qui témoigne des incertitudes sur la croissance mondiale. L’activité manufacturière chinoise subit une nouvelle phase de contraction en mai, toutefois moins marquée qu’en avril, a annoncé jeudi la banque HSBC, qui relève notamment une baisse du volume de la production industrielle dans la deuxième économie mondiale. La croissance de l’économie chinoise avait déjà a fortement ralenti  au premier trimestre, s’établissant à 7 % sur un an confirmant l’essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale. C’est la plus basse croissance enregistrée pour un premier trimestre depuis 2009 et les débuts de la crise financière mondiale. Cette progression du produit intérieur brut (PIB) chinois est toutefois légèrement meilleure qu’attendu par le panel d’analystes interrogés par l’AFP, qui tablaient sur un ralentissement plus marqué (+6,9 %). Mais le chiffre reste très en deçà des +7,3 % du trimestre précédent, et de la croissance de 7,4 % enregistrée sur l’année 2014, qui avait déjà constitué la plus faible performance depuis presque un quart de siècle.  L’indice PMI provisoire des directeurs d’achats rendu public par la banque britannique pour mai s’établit à 49,1, en léger mieux comparativement au 48,9 enregistré en avril.  Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction.  Le chiffre de mai marque un troisième mois consécutif de contraction de l’activité et confirme les difficultés de la Chine à relancer le dynamisme de son économie, malgré les récents coups de pouce du gouvernement. L’indice, calculé par le fournisseur de services Markit, analyse l’activité des usines et ateliers chinois et est considéré comme un baromètre de la santé économique du géant asiatique.

 

 

 

Défense : la synthèse molle et floue

Défense : la synthèse molle et floue

Finalement c’est un synthèse molle et floue qu’a imposé Hollande concernant les moyens de l défense ; d’abord les besoins se situaient à un minimum  de 5 milliards, finalement le financement sera limité à 3.8 milliards, ensuite à vrai dire on ne sait pas très bien commente tout cela sera financé. Enfin  on supprimera quand même des effectifs , environ 16 000 au lieu de 34000 prévus. La question centrale est  celle de orientation stratégique. En fait pour l’instant les forces armées sont surtout destinées au maintien de l’ordre et au combat contre les rebelles islamistes et autres. Une mission que des appelés pourraient remplir. Or depuis la suppression du service militaire obligatoire, les effectifs ont considérablement fondu. En 2007, les forces armées  comptent 437 000 personnes dont 355 000 militaires soumis au statut général des militaires (38 000 officiers, 200 000 sous-officiers, 92 000 militaires du rang et 25 000 volontaires) et 83 000 civils (fonctionnaires, contractuels et ouvriers d’État). Les réservistes sont au nombre de 56 000 ; ils devaient être plus de 60 000 fin 2007 pour atteindre l’effectif cible de 94 000 en 2012.Les effectifs ont depuis grandement baissé et pour 2019, l’objectif est de l’ordre 250 000 personnels de la Défense[19]. En comparaison, en 1991, l’Armée française compte 300 643 militaires de carrière, 241 716 appelés et 127 778 civils soit un total de 670 137 . Or la question des effectifs devient centrale compte tenue des missions actuelles.  Pour faire face aux menaces extérieures mais aussi intérieures (près de 10.000 militaires sont actuellement mobilisés sur le territoire national dans le cadre de l’opération Sentinelle), François Hollande a annoncé que la suppression de 18.500 postes de militaires sur les 34.000 prévus dans la loi de programmation était annulée, dont 7.500 dès cette année. En fait, plus personne ne pensait que l’objectif de 34.000 suppressions d’emploi était encore tenable, la défense ayant été l’un des principaux ministères à réduire ses effectifs et externaliser des missions depuis 2006. François Hollande a aussi promis 3,8 milliards d’euros supplémentaires pour la période 2016-2019 à l’occasion de l’actualisation de la loi de programmation qui interviendra avant l’été. C’est là que le bas blesse le plus. Les militaires avaient estimé (et sans doute surévalués volontairement) entre 5 et 9 milliards leurs besoins supplémentaires pour assumer l’ensemble des missions réclamées par l’exécutif.  L’Elysée a donc revu cette demande à la baisse.  »C’est un effort important, c’est même un effort considérable », a estimé le chef de l’Etat. L’Elysée considère en fait que l’effort financier n’a pas à être plus élevé puisque les militaires vont encore faire des économies dans les années à venir sur les dépenses de carburants et la vente à l’export de Rafale, voire de frégates multi-missions (FREMM). Le problème, c’est que ces 3,8 milliards vont en partie être absorbés par les dépenses de personnels liés à la non-suppression des 18.500 postes de militaires. Finalement, les moyens financiers supplémentaires vont en partie servir à payer les soldes et non à abonder les crédits d’équipements comme l’espéraient les état-majors.

Congrès PS :Valls salue la synthèse molle de Cambadélis- Aubry

 

A défaut de changement, de  programme et de résultats, c’est le mot «  rassemblement » qui est à la mode au PS. L’accord entre Martine Aubry et Jean-Christophe Cambadélis sur une motion commune en vue du congrès du Parti socialiste en juin est une « bonne chose », a déclaré samedi le Premier ministre, Manuel Valls. Jusqu’ici très critique à l’égard de l’exécutif, la maire de Lille a annoncé vendredi soir qu’elle ferait motion commune avec le premier secrétaire du Parti socialiste, laissant peu de chances aux « frondeurs » et à la gauche du PS de renverser le rapport de forces au sein du principal parti de la majorité à l’Assemblée nationale. « Le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche sont indispensables. Et quand ce rassemblement se fait pour la réussite du quinquennat de François Hollande et de l’action du gouvernement que je dirige, c’est une bonne chose », a déclaré Manuel Valls, en marge d’une visite au Salon des seniors à Paris. « Plus que jamais, l’action du gouvernement doit être autour de cette idée de rassemblement et d’unité des Français (…) et moi, je me réjouis bien sûr que les socialistes, de ce point de vue-là, donnent l’exemple », a-t-il ajouté.  Les différentes motions pour le congrès du PS étaient présentées samedi au Conseil national du parti à l’Assemblée nationale, en vue du congrès qui se tiendra début juin à Poitiers. Elles seront soumises au vote des militants socialistes le 21 mai.

 

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