Archive pour le Tag 'Mobilisation'

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Mobilisation sociale : les Français toujours partagés

Mobilisation sociale : les Français toujours partagés

Une nouvelle qui confirme que les Français sont très partagés à l’égard de la mobilisation sociale. En gros,  les avis se  répartisse de manière à peu près égale entre ceux qui approuvent, ceux qui contestent la mobilisation sociale, ceux qui éprouvent  une sympathie pour cette action et ceux  qui sont indifférents. Une petite majorité de Français (53%) soutient ou éprouve de la sympathie pour la mobilisation contre la réforme du Code du travail, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi. Dans Un autre sondage BVA-La Tribune  50% des Français approuvent le mouvement de mobilisation contre la réforme gouvernementale du Code du travail contre 48% qui ne l’approuvent pas et 2% qui ne se prononcent pas. Pour Elabe, près de deux tiers des personnes interrogées (65%) estiment que les ordonnances gouvernementales constituent une menace pour les droits des salariés, selon cette enquête publiée à la veille de la deuxième journée de contestation, organisée notamment à l‘appel de la CGT. Et, si 82% des sondés jugent que la réforme donnera plus de liberté aux entreprises, seuls 36% pensent qu‘elle permettra de créer des emplois. Dans le détail, 27% des personnes interrogées déclarent soutenir le mouvement et 26% avoir de la sympathie, tandis que 22% y sont opposés ou hostiles. Un quart des Français sont “indifférents” à la mobilisation. Pour BVA sur le fond, 58% des Français considèrent que la réforme du Code du travail peut permettre d’améliorer la compétitivité de la France. En février 2016, seuls 41% des Français étaient de cet avis face au projet de loi El Khomri, soit 17 points de moins. De même une forte minorité de 45% des sondés jugent que la réforme actuelle peut permettre de lutter contre le chômage, soit 15 points de plus que lors d’un sondage BVA réalisé en février 2016 au moment de la présentation du projet de loi El Khomri. En revanche, 24% seulement des Français pensent que les ordonnances réformant le Code du travail vont permettre d’améliorer leurs conditions de travail.

Guyane : mobilisation vers l’effritement

Guyane :  mobilisation vers l’effritement

Plusieurs raison à cela, comme d’habitude  les effets d’une radicalisation assez irresponsable qui pénalise en premier les Guyanais. L’autre raison est liée à la perspective des élections présidentielles qui écrasent un peu toute autre information. Enfin le fait que la plupart des orientations relatives à la dynamisation économique de la Guyane sont nécessairement à long terme et qu’elles ne peuvent être satisfaites par les mesures cependant nécessaires relatives à la sécurité, à la santé et à la formation. Conscient de cela le patronat local à d’ailleurs demandé que soit levé les barrages et occupations. Le plan d’aide de plus d’un milliard d’euros présenté à la Guyane, en proie à un conflit social, a donc été examiné mercredi en conseil des ministres, où le président François Hollande a déploré les « intimidations » sur place.Des manifestants se sont installés mardi devant le centre spatial de Kourou pour réclamer une aide plus importante que le plan, d’une valeur de près de 1,1 milliard d’euros, proposé par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie dans le département situé en Amérique du Sud. « Face à des moments où l’intimidation a pris le pas sur le dialogue, (François Hollande) a rappelé que pour ce qui était du gouvernement, en Guyane, la méthode devait être à la fois le dialogue et la responsabilité », a déclaré le porte-parole du gouvernement. « Nous avons regardé, analysé les 428 propositions, nous y répondons à hauteur de 75% de ce qui a été proposé, nous ne souhaitons pas engager l’Etat sur des mesures qui n’auraient pas demain une réalité », a expliqué mercredi dans la cour de l’Elysée la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts. « Les mesures prises aujourd’hui sont financées, réalisables et seront réalisées », a insisté la ministre, qui s’est rendue en Guyane la semaine dernière aux côtés de son collègue de l’Intérieur, Matthias Fekl. Le plan d’aide gouvernemental prévoit notamment l’envoi de 50 policiers et gendarmes supplémentaires pour 2017 dans le département, la création d’une cité judiciaire à Cayenne, la construction d’un tribunal de grande instance et celle d’un établissement pénitentiaire à Saint-Laurent du Maroni. Des mesures ont également été prises dans des domaines comme l’aide aux entreprises, l’éducation, la santé et l’agriculture. Un problématique qui n’est guère nouvelle. Il y a des dizaines d’années que ce département de France est sous assistance financière et que rien n’a été fait pour assurer un développement économique un tant soit peu autonome. Du coup, c’est surtout l’emploi public (plus de la moitié de l’emploi salarié)  qui soutient l’économie. Avec des salaires  publics en moyenne supérieurs à la moyenne nationale et qui accentue encore les disparités entre catégories socio professionnelles. Le salaire moyen en Guyane est d’environ  de 2000 € pour environ 1800 € pour l’ensemble de la France. Cependant le chômage et la misère sont dévastateurs pour les autres. À cela s’ajoute des services publics en piteux état et en dépit des problèmes qui se posent à la Guyane des phénomènes d’immigration incontrôlable sans parler de l’insécurité qui gangrène le territoire. La Guyane véritablement sous perfusion financière pour les deux tiers de sa richesse alors  que les ressources existent mais elles n’ont jamais été valorisées et  alors que la Guyane pourrait occuper une place stratégique pour la France en Amérique du Sud. D’une certaine façon,  la France entretient des liens postcoloniaux avec ce territoire et la question de son maintien dans la république se pose si la France est incapable d’assurer un minimum de développement économique autonome à ce territoire. Une problématique qui concerne la plupart des zones d’outre-mer.

Primaire gauche : une mobilisation molle

Primaire gauche : une mobilisation molle

 

 

La situation est tellement grave au parti socialiste qu’on se réjouit de la mobilisation molle de la première journée des primaires. En réalité le nombre de votants aura tout juste dépassé la moitié de ce qui avait voté Hollande en 2012 est beaucoup moins que la moitié des votants de la primaire de la droite. La participation de la primaire à gauche représente 34 % de la participation de la primaire de droite. Or les sondages prévoient également que le candidat de gauche ne tiendra que de leurs deux 34 % du score du candidat de droite lors du premier tour des présidentielles, soit huit à 9 %. Un taux de participation qui est donc cohérent avec la baisse d’audience du parti socialiste. Pas le Nirvana, mais pas la descente aux enfers non plus. Avec 1.337.820 votants recensés sur 80% des bureaux de vote, le Parti socialiste soutient mal la comparaison avec les 2,6 million de votants qui s’étaient mobilisés pour élire François Hollande en 2011 reste cruelle. Pire encore, celle avec les Républicains et ses quelque 4,4 millions de sympathisants qui sont venus plébisciter François Fillon en novembre dernier. «Tout cela est normal. À l’époque, nous étions dans l’opposition, et donc en dynamique. Cette fois, c’est l’inverse. Nous sommes dans la majorité et ce sont eux qui se sont emparés de cette dynamique…», explique un candidat en privé.

Loi travail: mobilisation très relative

Loi travail: mobilisation très relative

 

En termes de résonance médiatique il est clair que les grèves et les manifs connaissent un grand retentissement surtout en plus avec la pénurie de carburant ; par contre contrairement à ce qui est affirmé dans nombre de médias la mobilisation est relativement faible. Dans les entreprises le nombre de gréviste est presque insignifiant  (exemple 10% à la SNCF pour le dernier mouvement), dans la rue avec entre 150 et 300000 participants, la participation est aussi très faible si on compare avec le nombre totale de salariés : 23 millions. Il faudrait réunir au moins 1 million de manifestants pour signifier une mobilisation un peu significative. Ce qui fait la Une sociale ce sont surtout les actions spectaculaires des bastions CGT, les blocages et les exactions des casseurs. Globalement la participation à la contestation de la loi travail n’est donc  pas en hausse.  Les nouvelles manifestations contre la loi travail ont réuni jeudi au moins 153.000 manifestants en France, selon les autorités, tandis que la CGT en a recensé le double, près de 300.000, soit une mobilisation en baisse par rapport à il y a une semaine. Selon le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris, 77 personnes ont été interpellées, dont 36 dans la capitale, et quinze policiers ou gendarmes ont été blessés. « Quatorze dépôts pétroliers ont été débloqués sans incidents », a ajouté le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet. « Dans plusieurs villes, cette nouvelle journée d’action a été synonyme de grandes tensions », a-t-il déclaré, estimant toutefois que le dispositif des forces de l’ordre avait « permis aux débordements d’être contenus». Cette mobilisation très médiatisée mais très relative encourage donc le gouvernement au maintien de la loi. Malgré une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail, la huitième en presque deux mois, le blocage des raffineries et des actions dans les centrales nucléaires, « il n’est pas question de retirer le texte, il n’est pas question de retirer l’article 2 et il n’est pas question de changer l’esprit de l’article 2, c’est-à-dire la primauté de l’accord d’entreprise », a déclaré sur France Info Christophe Sirugue, député PS de Saône-et-Loire, rapporteur de la loi Travail.  Une position soutenue sur BFM TV, par Manuel Valls. Comme il l’avait déclaré mercredi à l’assemblée nationale, le Premier ministre a répété ce jeudi matin : « On ne touchera pas à l’article 2″. Pour Manuel Valls, « il est hors de question de changer le cadre », mais il peut toujours « y avoir des modifications, des améliorations » apportée au projet de loi si contesté. Des propos qui contrastent  avec l’ouverture de Michel Sapin, ministre de l’Economie. Quelques instants avant cette prise de position du locataire de Matignon, il avait indiqué sur LCP qu’il fallait « peut-être » toucher à cet article, écartant en même temps « toute remise en cause des principes. »  Le conflit s’enlise et il faut trouver une solution pour sortir de cette situation. « Il faut trouver des gens qui ont envie de discuter », a insisté Christophe Sirugue. « Je constate qu’il y a le gouvernement, qui a accepté près de 800 amendements dans le texte et de l’autre côté, une CGT, qui en dehors du retrait du texte, ne fait aucune autre proposition. Donc, forcément qu’il va falloir qu’il y ait une discussion qui s’établisse pour sortir du blocage. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. » Et Christophe Sirugue prévient : « S’ils considèrent [ceux qui bloquent] qu’ils vont par leur position influencer le gouvernement, voire influencer la majorité parlementaire, ils se trompent. Ce n’est pas cette position-là qui nous fait discuter aujourd’hui, c’est la position de ceux qui nous ont dit qu’ils avaient envie de discuter. »

 

(Avec AFP)

Les blocages et mobilisation vont continuer » (Martinez, CGT)

Les blocages et mobilisation  vont continuer » (Martinez, CGT)

Le responsable de la CGT n’a pas laissé de doute, manifestations et blocage vont continuer ; Une arme à double tranchant car la pénurie de carburant pourrait être de nature à retourner une opinion qui soutenait jusque là la contestation à la loi travail. Interrogé ce matin sur RTL le « Ça fait un petit moment qu’on constate que le gouvernement ne veut pas entendre les diverses manifestations de rue », a déploré ce matin sur RTL Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « Je pense que le gouvernement devrait écouter les salariés et l’opinion publique », a-t-il ajouté, en référence aux blocages dans certaines villes.   Le gouvernement a-t-il raison de réquisitionner les salariés ? « Monsieur Sarkozy l’avait fait mais nous, ce qu’on souhaite, c’est que le gouvernement écoute plutôt que de choisir la force », explique le représentant syndical. « Les gens disent que ce n’est pas normal que le gouvernement ne change pas de position face à ce mauvais projet de loi qui va remettre en cause plusieurs décennies de droits sociaux». Quatre des huit raffineries pétrolières françaises sont à l’arrêt et plusieurs dépôts sont bloqués par des manifestants contre la loi Travail. Les actions pourraient prendre de l’ampleur car la CGT veut « élargir et durcir » le mouvement. « On n’a peur de personne », a lancé Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT en charge du dossier sur la loi Travail, dimanche sur France Info.

Loi travail : la mobilisation des jeunes se tasse sérieusement

Loi travail : la mobilisation des jeunes se tasse sérieusement

 

 

Lors  de la dernière manifestation du 31 mars la mobilisation n’avait déjà pas été exceptionnelle (autour de 600 000 personnes en France) mais cette fois le rassemblement des jeunes de mardi a révélé un être tassement des manifestations avec une participation qui n’a passé à dépasser 50 000 personnes. La faiblesse de la mobilisation a parfois été compensée par quelques actes  de violence heureusement sans conséquences graves.  plusieurs facteurs explicatifs face au tassement de la mobilisation. D’abord peut-être l’évidente  instrumentalisation du mouvement par l’extrême gauche qui brouille l’objectif de la protestation. Certes une majorité de Français à hauteur d’environ 60 % souhaite le retrait du texte mais la proposition de référendum en entreprise et l’adaptation du temps de travail en fonction de plans de charges des entreprises sont, elles, largement approuvées. En outre le gouvernement à rééquilibré les garanties accordées d’une part au patron d’autre part aux salariés,  désarmant ainsi une partie de la contestation.  Plusieurs milliers de jeunes ont cependant une nouvelle fois manifesté mardi à travers la France mais la mobilisation est en net recul contre le projet de loi Travail, dont l’examen a débuté en commission à l’Assemblée nationale. Après les rassemblements du 31 mars, qui ont réuni entre 390.000 et 1,2 million de personnes, étudiants et lycéens entendaient maintenir la pression avant une nouvelle journée avec les salariés le 9 avril, qu’ils espèrent plus fournie. Seuls 23.800 manifestants ont été dénombrés mardi par le ministère de l’Intérieur pour toute la France, y compris Paris. A Paris, entre 3.200 et 3.400 personnes, selon la police, ont défilé alors que les autorités en avaient dénombré 26.000 à 28.000 le 31 mars. Toutefois, une partie des jeunes mobilisés veulent s’affranchir de la tutelle des syndicats et des mouvements de jeunes des partis politiques pour lancer une démarche citoyenne à l’image du mouvement des indignés en Espagne en 2011. Des centaines de personnes, au nom du mouvement « Nuit Debout », ont occupé dans la nuit de lundi à mardi la place de la République à Paris pour la cinquième fois consécutive avec l’intention d’élargir les revendications et de créer un « sursaut citoyen ». Après la capitale, « Nuit Debout » devait s’étendre mardi soir à une vingtaine de villes de province, notamment Toulouse, Strasbourg, Rennes et Lyon.

(Avec Reuters)

Loi travail : mobilisation mitigée d’après la presse, pourquoi ?

Loi travail : mobilisation mitigée d’après la presse, pourquoi ?

Globalement la mobilisation de jeudi contre la loi paraît assez mitigée d’après la presse. Certes les manifestants ont été plus nombreux que le 9 mars mais ces dernières manifestations ont concerné  peu de participants. Cette fois ce serait une participation de 400 000 selon la police et de 1,2 millions selon les syndicats. Des manifestations importantes mais qui ne sont cependant pas parvenus à mobiliser la grande foule. En cause d’abord des mots d’ordre assez disparates, ce qui s’explique par le fait que fonctionnaires et agents du secteur public et nationalisé qui composaient le gros de la troupe des protestataires ne sont pas concernés directement par la loi travail. Même chez les jeunes la protestation est mitigée. En cause le fait que si les Français sont toujours contre la loi travail par contre ils approuvent certaines dispositions comme le référendum d’entreprise ou l’aménagement des conditions de travail en fonction du plan de charge. Deux dispositions particulièrement critiquées par les contestataires. Il faut aussi dire que le gouvernement a nettement rééquilibré les garanties accordées d’une part aux employeurs d’autre part aux salariés. Dernier élément le fait que les protestataires représentent la gauche de la gauche donc seulement une partie la population. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont donc  manifesté jeudi en France contre le projet de réforme du Code du travail, une troisième journée de mobilisation lors de laquelle les opposants au texte ont affiché leur détermination face à un gouvernement inflexible. La CGT, qui continue de réclamer le retrait du projet de loi remanié avec Force ouvrière et des organisations de jeunesse comme l’Unef, a annoncé deux nouvelles journées d’action les 5 et 9 avril après avoir salué « un véritable succès ». Alors que la contestation avait marqué le pas le 24 mars, le jour de la présentation du texte en conseil des ministres, les cortèges de salariés, étudiants et lycéens ont nettement grossi jeudi, malgré la pluie. L’objectif pour la CGT et FO était de faire mieux que le 9 mars, considéré jusqu’ici comme le point d’orgue du mouvement : 224.000 manifestants selon la police, 400.000 à un demi-million selon les organisateurs.  La CGT fait état de 1,2 million de manifestants jeudi dans tout le pays, le ministère de l’Intérieur en a recensé quelque 400.000 dont 26.000 à 28.000 à Paris, dans 233 défilés et rassemblements. Dix mille personnes selon la police, 30.000 selon les organisateurs ont défilé à Bordeaux, 6.500 à 10.000 personnes à Rennes, 20.000 à 100.000 à Toulouse, 15.000 à 30.000 à Lyon. A Marseille, les syndicats ont revendiqué 120.000 manifestants, tandis que la police en a compté 11.200. (Un écart très marseillais !)

Loi Travail : mobilisation surtout de jeunes et de fonctionnaires

Loi Travail : mobilisation surtout de jeunes et de fonctionnaires

 

Il est probable que la journée de jeudi connaisse une certaine mobilisation. Paradoxalement ceux  qui sont dans la rue ne sont pas les plus concernés par la loi de la même manière et les étudiants qui protestent ne sont pas les plus exposés à la précarité. En effet ce sont essentiellement les salariés du privé qui devront être soumis à la modification du code de travail sur tous ceux dont la qualification est relativement précaire. Même chose chez les jeunes ce sont surtout les exclus du système scolaire qui sont les premières victimes de la montée du chômage. Du coup l’impact de la mobilisation des fonctionnaires des salariés du secteur public et des jeunes étudiants sera à relativiser. Le gouvernement et les syndicats anticipent une participation massive aux manifestations prévues jeudi à travers la France à l’appel d’organisations de salariés et de jeunesse pour exiger le retrait du projet de réforme du Code du travail. Si la CFDT a bien accueilli les modifications apportées au texte pour apaiser la contestation, la nouvelle mouture du projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri cristallise encore les critiques. La journée de jeudi est censée constituer le point culminant des manifestations des opposants à la réforme, qui ont battu le pavé une première fois le 9 mars, avant les journées de mobilisation à l’initiative des mouvements lycéens et étudiants les 17 et 24 mars. Les organisations ayant appelé à la mobilisation et à la grève – CGT, FO, FSU, Solidaires pour les salariés et Unef, UNL et Fidl pour les étudiants et lycéens – n’excluent cependant pas de prolonger le mouvement, en fonction de la réaction du gouvernement.

La loi Travail : une mobilisation ratée

La loi Travail : une mobilisation ratée

 

Inutile de tourner autour du pot comme le fait la grande presse, la mobilisation des jeunes est un échec. Alors que environ 5 millions de jeunes sont concernés seulement Entre 69.000 et 150.000 lycéens et étudiants ont défilé jeudi partout en France pour réclamer le retrait du projet de réforme du Code du travail, remanié par le gouvernement mais toujours contesté par certains syndicats de salariés et de jeunes. Première observation ceux qui ont défilé ne sont pas les plus concernés. Or les 150 000 jeunes exclus du système de formation chaque année n’était pratiquement pas présents. En outre ce sont essentiellement les jeunes assez politisés voir instrumentalisés qui ont protesté. Leurs paroles méritent évidemment être entendue mais ils ne sont pas représentatifs de la jeunesse marginalisée (banlieue, ruraux, sans diplôme) qui éprouvent le plus de difficultés à s’insérer professionnellement. Il est possible cependant que ces manifestations prennent une ampleur aujourd’hui peu prévisible. Sans doute pourquoi les médias prennent des pincettes pour ne pas insulter l’avenir. Mais force est de constater que ces protestations sont largement manipulées par la gauche de la gauche. Cette constatation ne légitime pas pour autant les erreurs du gouvernement tant sur le fond que sur la forme du texte initial de la loi travail. De la même manière qu’il ne faut pas s’attendre à court et moyen terme a un effet significatif de cette loi sur la baisse du chômage. Pour autant le droit du travail devait être modernisé et le gouvernement a dû nettement rééquilibrer les garanties accordées d’une part aux entreprises d’autre part aux salariés. Pour tout dire cette réforme et maintenant acceptable même si bien d’autres mesures devront être prises pour redresser l’emploi mesurent d’ailleurs sans doute plus prioritaires que cette  loi. Mais la radicalité et la politisation du mouvement de ce justifie plus. En outre l’opinion publique souhaite une amélioration significative du dialogue social qu’elle considère comme trop caricaturale. Cela implique une culture du compromis et non une posture d’opposition de façade minoritaire qui ne fait que démontrer l’inefficacité des organisations systématiquement opposées à toute évolution.

Migrants Calais : « mobilisation supplémentaire » de la Grande-Bretagne : pour quoi faire ?

Migrants Calais : « mobilisation supplémentaire » de la Grande-Bretagne : pour quoi faire ?

En fait la mobilisation sur la question des migrants de Calais relève davantage de l’agitation que de la gestion politique. Dernière proposition en date de Cazeneuve qui a demandé des moyens supplémentaires à la Grande-Bretagne pour empêcher des migrants de s’y rendre. Conséquence il y aura encore davantage de migrants à Calais. Ce problème est évidemment ingérable car il faudrait empêcher ces migrants de partir de chez eux. Or s’ils quittent leur pays d’origine c’est parce que ces zones sont en prise avec  des problèmes de guerre ou de famine. Par ailleurs il faudrait aussi que l’Europe soit capable d’empêcher le franchissement de ses frontières. Or ces frontières sont de véritables passoires dans nombre de pays. En clair pour l’instant aucune solution humaine, politique  ou économique pour empêcher cette migration. Une migration considérée par les Européens comme le problème numéro un en raison de la crise actuelle. Cependant on ne saurait réguler les flux migratoires en tenant compte simplement de la conjoncture économique ou des replis nationalistes. De ce point de vue une réflexion reste à faire sur une problématique complexe traitée trop souvent de manière partielle et populiste. Malgré les signaux négatifs envoyés d’outre-Manche par le gouvernement de David Cameron, Bernard Cazeneuve demande à la Grande-Bretagne une  »mobilisation supplémentaire », face au problème des migrants de Calais. « Je pense qu’il faut aller au-delà » des efforts récemment consentis par les Britanniques dans la gestion de l’afflux des migrants, déclare le ministre dans un entretien au quotidien La Croix, précisant avoir « demandé à (son) homologue britannique (Theresa May) une mobilisation supplémentaire de ses services ».  Le ministre de l’Intérieur ajoute avoir « multiplié les contacts avec les Britanniques depuis plusieurs mois afin qu’ils s’impliquent davantage dans la gestion d’un problème qui les concerne tout autant que nous ». Il rappelle à cet égard, s’en félicitant, leur décision « d’investir quinze millions d’euros dans la sécurisation du port de Calais » et les dix millions supplémentaires pour celle du tunnel.

Ebola : la mobilisation enfin ?

Ebola : la mobilisation enfin ?

 

Les grandes puissances semblent prendre conscience de l’ampleur du virus Ebola. En fait c’est une méconnaissance totale de l’Afrique, continent délaissé, qui a permis de sous estimer à ce point les dangers de l’épidémie. Il  était en effet inévitable que la contagion gagne du terrain en l’état des conditions sanitaires et sociales en Afrique, de même qu’il est inévitable que des voyageurs étrangers soient eux aussi contaminés. Les Etats-Unis et quatre puissances européennes, dont la France, ont appelé mercredi soir à une mobilisation accrue contre l’épidémie d’Ebola qui a fait près de 4.500 morts depuis le mois de mars. Alors qu’un deuxième cas de transmission sur le sol des Etats-Unis a été confirmé par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Barack Obama, François Hollande, Angela Merkel, Matteo Renzi et David Cameron se sont entretenus de la situation lors d’une visioconférence qui a duré près d’une heure et quart. « L’essentiel de la discussion a porté sur l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest », indiquent les services du Premier ministre britannique dans un communiqué. « Les dirigeants sont convenus qu’il s’agissait de la plus grave urgence de santé publique internationale des dernières années et que la communauté internationale devait en faire bien plus et beaucoup plus vite pour stopper la progression de la maladie dans la région », ajoute Downing Street. Le sujet pourrait être de nouveau abordé ces prochains jours, lors du 10e sommet du Dialogue Asie-Europe (ASEM) qui s’ouvre ce jeudi à Milan puis lors du conseil européen de la semaine prochaine à Bruxelles. Les ministres de la Santé de l’Union européenne débattront dès ce jeudi à Bruxelles de l’opportunité d’imposer des contrôles dans les aéroports. Le dernier bilan en date de L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 4.493 décès depuis le mois de mars pour un nombre total de 8.997 cas confirmés, probables ou suspects. Plus grave, l’OMS note que la situation au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, les trois pays les plus touchés, continue de se dégrader « avec une transmission étendue et persistante du virus ».

 

Manif anti pacte de responsabilité : mobilisation très moyenne

Manif anti pacte de responsabilité : mobilisation très moyenne

 

Cette journée du « front du refus », dont les 140 cortèges ont été parfois clairsemés, a mobilisé 240.000 manifestants, selon la CGT.  Si quelques perturbations ont eu lieu dans le transport aérien, en particulier en province, la SNCF et la RATP ont fonctionné normalement.  Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a jugé cette mobilisation « très disparate ». « C’est avant tout contre le pacte de responsabilité », a-t-il dit, confirmant son souhait d’aller « vite ». « Les choses avancent, on est tout prêt de l’aboutissement sur les parties coût du travail et fiscalité », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec les agences de presse. Pour Jean-Claude Mailly, le leader de FO, cette mobilisation « constitue un avertissement pour les pouvoirs publics, tant vis-à-vis du pacte de responsabilité que sur les revendications et attentes en matière de salaires, d’emploi, de Sécurité sociale ». Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, reproche pour sa part au gouvernement de faire le jeu du Medef, la principale organisation patronale, et l’appelle à changer de cap. « Le président a renoncé au changement et tout le monde s’en rend compte », a-t-il dit. « Le renoncement renvoie au désespoir et risque de profiter au Front national ». A Paris, où Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly ont pris la tête du cortège, 60.000 personnes, selon les syndicats, et 10.000 d’après la police, ont défilé derrière une banderole proclamant « Non au pacte de responsabilité ». Environ 42.000 personnes selon les organisateurs et moins de 6.000 d’après la police, ont manifesté à Marseille.

 

Grèves : peu de mobilisation

Grèves : peu de mobilisation

 

Il faut s’attendre à une faible mobilisation ce mardi dans le cadre des grèves annoncées Les professions de la santé, les aéroports et la fonction publique seront concernés ce mardi par des mouvements de protestation et des grèves. Cette semaine de premier tour des municipales sera marquée par plusieurs mouvements syndicaux. Le premier d’entre eux concerne la fonction publique, en grève contre le pacte de responsabilité. Les fonctionnaires craignent en effet les économies que va devoir faire l’État pour financer la baisse des charges promise aux entreprises. Un autre mouvement luttera, lui, contre la réduction des effectifs de la Sécurité sociale. L’univers de la santé sera également toujours concerné par le combat des sages-femmes pour obtenir un statut médical. Les aéroports seront, eux aussi, touchés par un mouvement de protestation. Rien n’est prévu à la SNCF ni à la RATP où seule FO a déposé un préavis de grève. On dénombre, ce mardi 18 mars, -20% de vols à Nice, Marseille, Toulouse et Lyon. Roissy et Orly sont, eux, touchés par une baisse de 30% du nombre de vols. Les compagnies ont toutefois été prévoyantes, annulant leurs vols à la source et prévenant tous les passagers, ou presque, dès lundi soir. Les malchanceux, qui n’ont pas bénéficié de l’information, sont eux aussi rapatriés sur d’autres vols. Certaines compagnies, telles qu’Air France, permettent des changements de destination, de dates voire des remboursements.

 

Ecotaxe: mobilisation réussie des routiers

Ecotaxe: mobilisation reussie  des routiers

Barrages filtrants et opérations escargots: les routiers et leurs poids lourds ont fortement perturbé le trafic sur plusieurs autoroutes et nationales tout au long de la journée, à l’appel de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) qui demande l’annulation pure et simple de l’écotaxe, et pas son seul report.  L’organisation patronale a recensé 26 « cortèges » de camions, avec un total de 4.500 véhicules mobilisés. Elle affirme en outre que d’autres collectifs de routiers ont également mené de leur côté 21 actions, qui auraient rassemblé entre 2.000 et 3.000 camions.  De son côté, le ministère de l’Intérieur a également recensé un total de « 47 points d’action » des chauffeurs routiers, mais fait état de 2.200 camions impliqués.   »Nous sommes très satisfaits de cette mobilisation, c’est plus qu’il y a quinze jours », journée précédente de mobilisation où 4.000 poids lourds avaient été recensés selon les organisateurs, 2.000 selon la police, a résumé à l’AFP Gilles Mathelié-Guinlet, délégué général de l’OTRE.   »Notre mouvement a fait des petits, des collectifs spontanés, c’est désormais toute la profession qui manifeste, l’ensemble des PME et pas juste l’OTRE. Et cela, le gouvernement doit l’entendre. Nous allons voir comment il réagit, nous attendons son retour pour voir s’il a compris le message », a-t-il ajouté, sans se prononcer sur la suite du mouvement à ce stade.  Et le retour du gouvernement n’a pas tardé: pour le ministre des Transports, « manifester aujourd’hui signifie que l’on souhaiterait interdire le Parlement de se saisir d’une question », en allusion à la création mi-novembre d’une mission d’information sur l’écotaxe confiée à l’Assemblée nationale.  Selon lui, « le coeur du problème n’est pas l’écotaxe, la question est celle de l’état du pavillon français du transport routier et celle de la concurrence déloyale. Jeudi 5 décembre, je défendrai cette question au conseil des ministres européens, et je souhaite réunir dans les prochaines semaines à Paris une conférence avec mes homologues européens sur ces questions d’harmonisation », a-t-il indiqué.  Le calendrier de la mise en place de l’écotaxe « n’est pas arrêté », a rappelé Matignon vendredi.  La taxe, applicable sur les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur 15.000 km du réseau routier hors autoroutes, devait, avant sa suspension cet automne, entrer en vigueur début 2014 après plusieurs reports.  Autre mobilisation réussie samedi contre l’écotaxe et pour l’emploi en Bretagne, celle des Bonnets rouges qui ont rassemblé entre 17.000 et 40.000 personnes à Carhaix (Finistère).

 

Notre-Dame-des-Landes : mobilisation dans le calme

Notre-Dame-des-Landes : mobilisation dans le calme

 

Les organisateurs espèrent accueillir 50.000 personnes et maintenir ainsi la pression sur le gouvernement, malgré des tensions internes au mouvement. L’affluence, décevante en début d’après-midi, a gonflé jusqu’à atteindre les 8.000 participants à 20 heures selon les organisateurs. Comme à Avignon, il y aura un festival « in » et un « off » ce week-end à Notre-Dame-des-Landes, sur le site prévu pour la construction du futur aéroport du Grand-Ouest.  Côté officiel, les opposants historiques de l’Acipa attendent quelque 50.000 personnes pour la 13e édition de leur rendez-vous estival baptisé « On ne lâche rien ! ». Plusieurs têtes d’affiches sont attendues comme Tryo ou San Severino. Côté « off », les zadistes, militants qui occupent le site depuis quelques mois, lancent au même moment le festival « le ZAD’nard déchaîné ». La programmation ? Du punk, de l’électro ou du « hardcore ». Samedi après-midi, les organisateurs ont refusé de faire un bilan à mi-parcours, devant une affluence légèrement moindre qu’espéré, même si le chiffre de 8.000 festivaliers était annoncé vers 20 heures. Mais Sanseverino et Tryo, attendus dimanche, devraient faire monter la jauge sensiblement.

 

CGT- retraites : mobilisation en septembre

CGT-  retraites : mobilisation en septembre

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi que son syndicat allait organiser quatre meetings et lancer une journée de mobilisation début septembre contre « une énième réforme des retraites« , estimant que le gouvernement est de « plus en plus sensible » aux arguments du patronat. Cette déclaration intervient quelques heures après les propos du leader de la CFDT opposé au rapprochement des modes de calcul des retraites entre le privé et le public. « Nous n’accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite », a affirmé M. Lepaon, lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine. Thierry Lepaon a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d’une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. La date de cette journée d’action sera décidée « en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites », a expliqué Tierry Lepaon. Le leader de la CGT a estimé que, lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin, il est apparu que « le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat ».  Le syndicaliste reconnaît quelques « points positifs » à l’action gouvernementale – notamment la création de la banque publique d’investissement – « mais, aujourd’hui, c’est la déception qui domine », a-t-il jugé. Thierry Lepaon a souhaité que la mobilisation à la rentrée soit la « plus unitaire possible ». Il a relevé l’exemple du patronat qui, « avant la conférence sociale, a réussi à se mettre d’accord » sur la candidature de Pierre Gattaz à la tête du Medef pour succéder à Laurence Parisot, « pour peser sur le choix du gouvernement ».Selon lui, compte tenu de la manière dont M. Gattaz « s’est exprimé ces dernières semaines sur des contenus et sur la méthode du dialogue social, il est prévu qu’il puisse y avoir un changement avec la période qui a été celle de Laurence Parisot ». Thierry Lepaon a décelé neuf « points de convergence » entre les positions de la CGT et celles des autres syndicats, dont la CFDT: « l’Europe sociale, l’égalité professionnelle, la qualité de vie au travail, la santé au travail, le refus de la baisse des pensions de retraites, la lutte anti-discrimination, le plan d’action pour l’emploi, les droits syndicaux, le droit de regard » des représentants syndicaux. Concernant les retraites, la CGT propose notamment un retour à l’âge légal à 60 ans et la constitution d’une « maison commune de la retraite » pour créer « une coordination entre les régimes de retraites » et « un socle de droits communs valables pour tous », a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier. La CGT demande aussi une « réorientation » des 200 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. « On est passé d’une politique d’aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit des entreprises à disposer de l’argent public », a accusé Thierry. Lepaon. Concernant l’emploi, la centrale demande notamment un bilan des contrats de génération et des contrats d’avenir.

 

Mobilisation contre les plans sociaux

Mobilisation contre les plans sociaux

Alors que le gouvernement a fait de la lutte contre le chômage sa priorité, des centaines de salariés –qui pourraient venir grossir dans les prochains mois les rangs des 4,6 millions de personnes qui pointent à Pôle Emploi en métropole–, étaient dans la rue.  Point d’orgue de la journée de mobilisation, plus de 650 salariés de 3suisses, PSA, Pilpa, GoodYear, Sanofi, ou Crédit Agricole ont convergé vers le ministère du Travail à Paris, avec un même mot d’ordre: obtenir une loi contre les licenciements boursiers.  Le but de ces salariés est aussi de créer un rapport de force qui, « pour l’instant, n’est pas suffisant pour contraindre Hollande et son gouvernement à tenir ses promesses », a estimé Me Fiodor Rilov, qui défend une partie des salariés rassemblés mardi et qui vient d’obtenir une victoire avec la suspension temporaire du projet de restructuration chez PSA.  La mobilisation a été aussi l’occasion pour des membres de l’opposition de gauche, comme Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), de fustiger la destruction d’emplois et la mauvaise gestion des entreprises. Les parlementaires du Front de gauche déposeront d’ailleurs dans une dizaine de jours une proposition de loi « interdisant non seulement les licenciements boursiers mais aussi ceux fondés sur des motifs économiques qui n’en sont pas ».  Des salariés de PSA Peugeot Citroën avaient donné le ton dès la matinée avec la poursuite de la grève dans l’usine d’Aulnay-sous-Bois, condamnée à la fermeture, puis un rassemblement devant le siège parisien du groupe où se négociait âprement les modalités des 8.000 départs envisagés d’ici 2014.  Chez Renault, feux de palettes et débrayages ont marqué la journée. Près de 1.800 salariés se sont mobilisés dans la matinée pour peser dans les négociations syndicats-direction sur un projet d’accord de compétitivité.  Dans le secteur bancaire, où des milliers de postes ont été supprimés ces derniers mois, ce sont les salariés de la Banque de France qui ont donné de la voix à Paris. Une grève nationale a également été observée contre le projet de l’institution de supprimer 2.500 postes nets d’ici à 2020 (5.000 départs en retraite non renouvelés, et 2.500 embauches).

 

 

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