Archive pour le Tag 'Mobilisation'

Pour une culture de mobilisation globale . (Luc Carvounas)

Pour une culture de  mobilisation globale . (Luc Carvounas)

Le maire d’Alfortville (Val-de-Marne) plaide pour la généralisation d’organisations municipales de citoyens volontaires et bénévoles, apportant leur concours au soutien et à l’assistance des populations en cas de crise ( dans l’Opinion)

 

 

Plus de 20 000 hectares brûlés en Gironde en quelques jours par des mégafeux qualifiés de « monstres incontrôlables » par les professionnels, des centaines de sinistrés à épauler, des dizaines de milliers de vacanciers déplacés en quelques heures à accompagner, et de multiples records de températures à gérer auprès des personnes fragiles. La réalité – brute et cruelle – est face à nous. Nous ne pouvons feindre de la voir : l’inhabituel va devenir banal. L’extraordinaire est devenu chronique.

Canicule, sécheresse, incendie. Le triptyque redoutable du réchauffement climatique – qui n’en dessine ici qu’une de ses dramatiques facettes – nous appelle sans plus attendre à nous mobiliser toutes et tous dès maintenant pour anticiper les chocs à venir. La résilience devant se construire à tous les étages de notre société – un corps social à mettre en mouvement de la tête aux pieds – il nous faut renforcer massivement l’éducation face aux multiples risques (climatiques, sanitaires, sécuritaires…) et développer une culture de la protection civile la plus globale possible. Et il existe une demande citoyenne.

En mars 2020, nous avions formé avec à une trentaine d’élus une « coordination des maires d’Ile-de-France bouclier anti-Covid », et constaté que la crise sanitaire apportait un formidable élan de solidarité de nos populations avec la manifestation spontanée de très nombreuses bonnes volontés. Nous avions pris alors l’engagement dans notre livre blanc, Construire la résilience territoriale pour anticiper les chocs à venir, de constituer dans nos communes des « réserves citoyennes locales ». Constituées de citoyens volontaires et bénévoles, elles apporteraient leur concours au soutien et à l’assistance des populations en cas de crise majeure (sanitaire, inondation, incendie, canicule, grand froid…).

A Alfortville, nous avons décliné cet engagement par la mise en place d’une réserve communale de sécurité civile. De manière très concrète, citons quelques missions qui peuvent leur être confiées : l’aide aux évacuations préventives, l’accompagnement des sinistrés, le suivi des personnes vulnérables, la communication et la transmission des alertes et des consignes de sécurité dans leur quartier, l’aide à établir un périmètre de sécurité, l’accompagnement de l’hébergement et de la restauration des populations à secourir…

Cette réserve n’a aucunement vocation à remplacer les services publics de secours ou d’urgence ou à concurrencer le travail des associations. Il s’agit d’un renfort supplémentaire, un outil de mobilisation civique et de développement des solidarités locales. Les réservistes se préparent ainsi eux-mêmes à gérer une crise en participant à des exercices de simulation, et sont formés tout au long de leur engagement.

L’exemple de notre dispositif alfortvillais – il en existe d’autres dans tant de territoires engagés – démontre comment chacun peut se rendre utile de manière très active. La résilience n’est plus ainsi un concept creux, mais bel et bien un mode d’action solidaire de gestion des crises. Car qu’est-ce que la résilience, sinon notre capacité collective à agir tous ensemble pour surmonter les chocs ?

Chacun doit donc prendre sa part : Europe, Etat, collectivités territoriales, entreprises, associations et citoyens. Je note d’ailleurs pour ces derniers que la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France affirmait récemment qu’il est « aujourd’hui nécessaire de faire du citoyen le premier acteur de sa protection ».

Alors fixons-nous un objectif simple et ambitieux : bâtir dans notre société, dès le plus jeune âge, une culture de la mobilisation globale, allant de l’éducation à la prévention des risques et à l’engagement dans la protection civile. Confronté aux crises permanentes, l’engagement facilitera et renforcera la prise de conscience : celle qu’il n’est plus l’heure d’attendre pour agir.

Luc Carvounas est maire d’Alfortville (Val-de-Marne) et président de l’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (UNCCAS).

Mobilisation écologiste : Garder l’espoir

 Mobilisation écologiste : Garder l’espoir

 

Là où la participation des Américains à la Journée de la Terre, le 22 avril 1970, a été massive, la pollution a plus diminué qu’ailleurs dans les décennies suivantes, rapporte l’économiste Pauline Grosjean, à l’université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) ,dans sa chronique.

 

Il est vrai qu’en ce moment le discours écolo ne fait guère recette en politique même si la sensibilité globale à cette question n’a pas perdu de vigueur. En France par exemple le représentant de l’écologie politique s’écroule dans les sondages mais la question environnementale vient en troisième position dans les préoccupations après le pouvoir d’achat et la guerre en Ukraine. NDLR

 

Chronique.

 

Un jeune sur deux sur cette planète souffre d’écoanxiété, une angoisse de la fin du monde due aux conséquences des dérèglements écologiques, combinée à un sentiment profond d’impuissance (« Young People’s Voices on Climate Anxiety, Government Betrayal and Moral Injury : a Global Phenomenon », Elizabeth Marks et alii, 7 septembre 2021). Pourtant, la question environnementale est complètement éclipsée de la campagne présidentielle, l’écologie politique plafonne à 5 % des intentions de vote, des militants écologistes de Greenpeace sont déclarés coupables de dégradation légère par le tribunal correctionnel de Bordeaux [le 26 janvier] pour avoir affiché des autocollants et dessiné à la craie sur une station-service Total, quand ils ne risquent pas, comme deux activistes allemands en Australie il y a quelques jours, l’annulation de leur visa et l’expulsion pour avoir causé un embouteillage en protestant contre l’extension d’un port qui accueille des porte-conteneurs géants. Même ceux qui répondent aux appels à manifester de Greta Thunberg se découragent, à l’instar du cinéaste et militant écologiste Cyril Dion, qui a récemment déclaré au Monde que ces marches « ne débouchent sur rien ».

Mais, il ne faut pas se décourager si vite, comme le montre une étude mettant en évidence l’efficacité de la mobilisation écologiste (« Every Day Is Earth Day : Evidence on the Long-Term Impact of Environmental Activism », Daniel Hungerman et Vivek Moorthy, American Economic Journal : Applied Economics, à paraître). Les auteurs évaluent l’impact de la mobilisation citoyenne, lors de la première Journée de la Terre, le 22 avril 1970, sur la pollution locale, la mortalité et la morbidité infantiles, indicateurs traditionnels des effets de la pollution. Cet événement fut, et reste à ce jour, la plus importante mobilisation environnementale aux Etats-Unis. Entre vingt et vingt-cinq millions d’Américains, soit un sur dix, participèrent à cette manifestation conçue par le sénateur démocrate Gaylord Nelson. Depuis les années 1990, la Journée de la Terre est devenue un événement mondial.

Cette première Journée de la Terre et l’énorme mobilisation qu’elle suscita furent suivies de changements politiques importants, comme la création de l’Agence de protection de l’environnement [des Etats-Unis]. Mais comment savoir si ces changements législatifs n’auraient pas eu lieu en l’absence de mobilisation ? De la même façon, une corrélation entre la participation à la Journée de la Terre et la réduction de la pollution locale peut simplement être due au fait que certaines communautés motivées décident à la fois de participer à cette manifestation et… de réduire leur consommation de carburant.

Climat : Une mobilisation insuffisante des entreprises et de l’État

Climat : Une mobilisation insuffisante des entreprises et de l’État

 

 

L’assureur Pascal Demurger, Directeur général de l’assureur MAIF,  explique dans une tribune au « Monde » que l’Etat doit inciter les entreprises à se mobiliser pour qu’elles mènent de front des politiques conciliant changement climatique et cohésion sociale.

 

Tribune.

 

Nul, de bonne foi, ne peut aujourd’hui nier la gravité et l’urgence des défis environnementaux et sociaux de notre société, ni réfuter les contraintes lourdes qui pèsent sur l’Etat comme sur les entreprises dans un contexte de concurrence internationale totalement ouverte. La réconciliation de ces contraintes économiques et de l’urgence à agir devrait être au cœur de l’action publique.

Le comportement environnemental et social des entreprises n’est pas neutre. Il peut avoir un impact important sur la puissance publique, souvent contrainte de développer des actions correctrices au prix de dépenses considérables. Il serait donc légitime que les acteurs économiques contribuent aux charges publiques en fonction des surcoûts que leur activité génère pour la collectivité.

 

Il serait pertinent que la puissance publique cherche à prévenir plutôt que de devoir systématiquement réparer. L’Etat doit adopter une réglementation qui distingue les entreprises qui polluent de celles qui développent de réels efforts en la matière, celles qui délocalisent ou celles qui créent de l’emploi local, celles qui jouent des écarts de réglementation ou celles qui adoptent une stratégie fiscale responsable, etc.

Pour y parvenir, il dispose de nombreux outils afin d’inciter sans contraindre, de la fiscalité à la commande publique en passant par les aides qu’il accorde. Aujourd’hui, l’impôt sur les sociétés, assis uniquement sur les bénéfices des entreprises, ne prend en compte que la richesse produite. Par conséquent, qu’une entreprise pollue ou qu’elle cherche au contraire à réduire ses externalités négatives sur son environnement, cela n’interfère en rien avec son traitement fiscal.

Pourtant, il est désormais admis que le législateur peut utiliser « la fiscalité comme un moyen d’inciter les contribuables à adopter des comportements conformes à des objectifs d’intérêt général ». Cette évolution de la doctrine fiscale, et notamment de la jurisprudence constitutionnelle, ouvre la voie à une révolution plus profonde de la fiscalité.

Avec la mise en place de la taxonomie environnementale à l’échelle européenne, les entreprises devront bientôt publier la part « durable » de leur chiffre d’affaires. Intégrons cette part durable au calcul de l’impôt sur les sociétés, sans modifier son assise sur le montant des bénéfices.

Il serait alors possible de définir trois tranches de modulation du taux normal d’imposition (majorée, neutre, minorée) selon que cette part est considérée comme insuffisante, perfectible ou exemplaire. Cela permettra de peser sur les activités brunes, d’accompagner les activités en transition, d’encourager les activités vertes.

Manif des syndicats gauchistes : une mobilisation insignifiante

Manif des syndicats gauchistes : une mobilisation insignifiante

 

La participation à la grève et aux manifestations du jeudi 27 janvier a été tellement insignifiante que très peu de médias en rendent compte.

« Plus de 150 000 » personnes se seraient mobilisées lors de 170 manifestations et rassemblements, selon la CGT. En faite nettement moins que la moitié.

À Paris , la participation était très faible, quelques milliers de personnes. A Marseille,  2 500, selon la préfecture de police .

A Lyon, environ 1 500 personnes, selon la police, ont aussi défilé dans un froid glacial à la mi-journée, avec des messages comme : « c’est notre travail qui crée les richesses », tandis qu’ils étaient 1 500, selon la police, à Rennes, 2 500, selon les syndicats.

A Lille, plusieurs centaines de personnes se sont également réunies, sous la bruine, tandis qu’à Calais, les manifestants étaient 150 à 200.

A Strasbourg, plusieurs centaines de personnes (600 selon la préfecture, 700 selon les organisateurs) manifestaient aussi dans l’après-midi, et environ 500 à Besançon, derrière une banderole « Notre pouvoir d’achat part en fumée. Ras le bol ! ». Les manifestants étaient quelque 600 à Dijon, tandis qu’en Corse la mobilisation était faible, avec environ 150 personnes à Bastia, selon les autorités.

Les syndicats déplorent qu’il n’y ait eu aucun « coup de pouce » au smic au cours du quinquennat, au-delà des augmentations automatiques, ni de relèvement du point d’indice pour les fonctionnaires. Ils demandent une augmentation du smic et du point d’indice et, plus généralement, de tous les salaires, allocations et pensions de retraite, dans un contexte de forte inflation (+ 2,8 % sur un an en décembre) et de dividendes record.

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, est lui aussi favorable à la revalorisation des salaires. « Heureusement qu’il y a eu la puissance publique pour financer l’économie pendant cette période. Le patronat, il faut qu’il comprenne que, maintenant, il faut rendre un peu », a-t-il affirmé jeudi sur Europe 1. Mais le premier syndicat français ne joindra pas ses forces à l’intersyndicale jeudi, car « le fourre-tout ne marche pas ». En outre, la CFDT n’apprécie guère le radicalisme des syndicats gauchistes.

Manif Education nationale : très forte baisse de la mobilisation

Manif  Education nationale : très forte baisse de la mobilisation

Comme nous l’indiquions dans un article précédent, trop de grève tue la grève. Ainsi les syndicats très marqués à gauche se sont enivrés du parfum du succès de la première manifestation pour aussitôt décréter une nouvelle grève hier jeudi. En vérité un véritable fiasco. En effet les personnels tout autant que les parents n’ont pas suivi ce mouvement un peu irresponsable car trop précipité.
L’histoire se répète trop souvent dans les syndicats marqués par le gauchisme. On privilégie la lutte pour la lutte et non la lutte pour la satisfaction des revendications ; bref le mal structurel des syndicats Français trop marqués à gauche qui participent au discrédit du syndicalisme

Ils étaient 750 personnes à participer à la manifestation dans la capitale, selon la préfecture de police de Paris. Une semaine avant, ils étaient près de 78 000 personnes à manifester en France, dont 8 200 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur. Le ministère n’a comptabilisé que 1,15% d’enseignants grévistes dans le premier degré (maternelle et élémentaire) et 2,18% dans le second degré (collège et lycée), contre plus de 38% dans le premier degré et près de 24% dans le secondaire la semaine précédente.

5 octobre : une journée de mobilisation par les syndicats d’extrême-gauche

5 octobre : une journée de mobilisation par les syndicats d’extrême-gauche

Ce sont surtout les syndicats d’extrême-gauche qui participeront à une journée de mobilisation le 5 octobre à l’initiative de la CGT. On retrouvera en particulier FO, de FSU, de Solidaires (Sud) et des organisations de jeunesse (Unef, UNL, Fidl, MNL) . Par contre les syndicats réformistes n’y participeront pas notamment la CFDT premier syndicat de France, la CFTC et la CGC

Les principales revendications seront assez générales et devraient couvrir notamment l’emploi, la protection sociale et la défense des droits d’une jeunesse particulièrement fragilisée par la crise et les salaires. Une sorte de journée fourre-tout à caractère autant politique que syndical.

Manifs anti passe : cinquième journée de mobilisation

Manifs anti passe : cinquième journée de mobilisation

Le ministère de l’Intérieur, régulièrement accusé par les manifestants de sous-estimer la protestation, a compté 214.845 manifestants dans tout l’Hexagone, dont 13.900 à Paris. Ce serait moins que le week-end précédent qui avait réuni 230 000 personnes. Le sud-est a été, comme à son habitude, particulièrement mobilisé : ils étaient notamment 22.000 à Toulon, 6 000 à Nice ou encore 7 500 à Montpellier.

 

Birmanie : mobilisation et répression s’amplifient

Birmanie : mobilisation et répression s’amplifient

La répression devient de plus en plus sanglante en Birmanie, en même temps elle alimente une plus grande mobilisation. Les manifestants sont en effet retournés dans les rues après que les Nations Unies ont déclaré que 38 personnes avaient été tuées mercredi lors de la journée de manifestations la plus sanglante à ce jour.

La chef des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a demandé aux forces de sécurité de mettre un terme à ce qu’elle a appelé leur «répression brutale des manifestants pacifiques». Bachelet a déclaré que plus de 1700 personnes avaient été arrêtées, dont 29 journalistes.

L’enquêteur des droits de l’homme de l’ONU sur le Myanmar, Thomas Andrews, a exhorté le Conseil de sécurité – qui se réunit vendredi pour discuter de la situation – à imposer un embargo mondial sur les armes et des sanctions économiques ciblées à la junte. , désormais contrôlée par l’armée et sa principale source de revenus, a-t-il déclaré dans un rapport.

Les militants birmans ont continué d’appeler à la libération de Suu Kyi, 75 ans, détenue le matin du coup d’État, et à la reconnaissance de sa victoire électorale le 8 novembre. Ils rejettent également la promesse de la junte de tenir de nouvelles élections à une date non précisée.

Coronavirus : Macron pour une mobilisation molle

Coronavirus : Macron pour une mobilisation molle

 

Comme d’habitude, Emmanuel Macron a compensé la mollesse de ses orientations par l’enflure du discours. Une rhétorique bien connue pour masquer les hésitations et les contradictions. La seule mesure précise consiste à fermer les établissements scolaires. Pour le reste,  c’est le grand flou. Y compris pour la protection des plus vulnérables qu’il évoque sans en préciser le contenu sauf à leur recommander de rester chez eux. Une exception toutefois et une contradiction de plus, Macron  les invite à se rendre dans les bureaux de vote. Comme si l’enjeu du calendrier des municipales prévalait sur d’autres enjeux autrement plus importants concernant la situation sanitaire mais aussi économique et financière

Face à la “plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle”, l’urgence est de protéger nos compatriotes les plus vulnérables, a souligné le chef de l’Etat français dans une allocution télévisée solennelle d’une vingtaine de minutes à l’Elysée.

Toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, ainsi que celles qui souffrent de maladies chroniques ou de handicap, vont donc être invitées à rester chez elles et à limiter au maximum leurs déplacements, a-t-il annoncé. Pour autant, “rien ne s’oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes dimanche” pour le premier tour des municipales.

“Mais il conviendra de veiller au respect strict des gestes barrières contre le virus et des recommandations sanitaires”, a insisté Emmanuel Macron, au lendemain de la publication d’une circulaire comprenant une série de mesures drastiques destinées à rassurer les électeurs. Les entreprises sont quant à elles appelées à permettre au maximum à leurs employés de travailler à distance. Concernant le chômage partiel, l’Etat prendra en charge les salariés contraints de rester chez eux et toutes les entreprises pourront reporter sans justification le paiement des impôts et cotisations dus en mars.

“Tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises, quoi qu’il en coûte”, a assuré Emmanuel Macron. Une formule très vague qui veut tout dire et rien en même temps quand on ne connaît pas grand-chose du « tout « qui se résume à un décalage de cotisation encore imprécis et à une prise en charge du chômage partiel.

Les transports publics seront quant à eux maintenus – “car les arrêter ce serait tout bloquer y compris la possibilité de soigner” – mais les Français sont invités à “limiter leurs déplacements au strict nécessaire”.

”. Et pour ajouter encore à la confusion cette petite allusion à la remise en cause du marché et de la mondialisation.

“Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché”, a-t-il estimé. “Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie, au fond à d’autres, est une folie.” Des mots très forts mais des mesures complètement anecdotiques

à propos de la mobilité, une mollesse coupable “Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et à l’échelle européenne”, a-t-il insisté.

Le chef de l’Etat n’est toutefois pas allé jusqu’à annoncer officiellement le passage au stade 3 de l’épidémie, passage pourtant jugé “inexorable” par le Premier ministre Edouard Philippe début mars, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon évoquant lui un passage “dans les prochains jours”.

Mobilisation contre réforme des retraites : tassement

Mobilisation contre réforme des retraites : tassement

 

L’écart de participation constatée d’une part par le ministère de l’intérieur repart par la CGT n’a jamais été important. : Selon le ministère de l’Intérieur, 108.400 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 13.000 à Paris-; l a CGT annonce 180 000 personnes. Globalement, la participation semble bien enregistrer un sérieux tassement. Sans doute compréhensible compte tenu d’une part du très faible nombre de grévistes actuellement dans les transports aussi de la fatigue des protestataires dont la principale revendication à savoir le retrait total de la réforme apparaît assez inatteignable.

Le 24 janvier, lors de la précédente journée d’action, la ministère de l’Intérieur avait recensé 249.000 manifestants dans le pays dont 31.000 à Paris; la CGT en avait compté 1,3 million.

L’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse – la CFE-CGC, qui en fait partie, avait décidé d’une “pause” – marque sa détermination à obtenir le retrait des projets de loi dont l’examen parlementaire débute la semaine prochaine et réfléchit à diversifier le mouvement dont le coût financier est lourd pour de nombreux grévistes.

“L’opinion publique continue à nous soutenir. Nous sommes plus que jamais déterminés à continuer le temps qu’il faudra”, a déclaré la numéro deux de la CGT, Catherine Perret, dans le cortège parisien.

Les partenaires sociaux s’attellent jeudi au volet financier de la future réforme des retraites avec l’objectif à court terme d’un retour à l’équilibre du système en 2027, une mission dont les conclusions, attendues fin avril, sont loin d’être acquises tant les positions divergent.

Manifestation Retraites: la mobilisation résiste sur fond de baisse

Manifestation Retraites: la mobilisation résiste sur fond de baisse

 

indiscutablement, la mobilisation a tendance à se tasser aussi bien concernant les grévistes que les manifestants. En fait , il semble bien que le pouvoir pratique la stratégie d’usure. Le problème, c’est que ce mouvement social ressemble de plus en plus à celui des gilets jaunes avec certes de moins en moins de participants mais une détermination publique qui mine le terrain social mais aussi politique. Les syndicats radicaux ne sortiront pas grandis de cette affaire mais le pouvoir politique en place non plus car tout cela va produire aigreur et de rancune qu’il faudra payer lors des consultations électorales. Après 43 jours de contestation, la CGT a revendiqué 250.000 manifestants à Paris, contre 370.000 jeudi dernier. Selon le ministère de l’Intérieur, il n’y avait que 23.000 manifestants dans les rues de Paris et 187.000 dans toute la France.

Le taux de grévistes était en hausse par rapport aux jours précédents à la SNCF : 10,1%, selon la direction, dont 30,5% des conducteurs. Dans l’Education nationale, la mobilisation progresse également, mais loin des chiffres du début du mouvement, le 5 décembre. Le ministère recensait une moyenne de 6,72% d’enseignants en grève, dans les premier et second degrés.

A Marseille, la manifestation qui s’est déroulée jeudi matin a rassemblé 110.000 personnes, selon les organisateurs, 8.000 selon la police. A Toulouse, la police a compté 7.300 manifestants, les syndicats 80.000. Ils étaient 3.100 à Rennes selon la préfecture, 5.000 selon les syndicats.

“Au bout de 43 jours d’un conflit historique, il est normal qu’un mouvement pendulaire s’effectue. Un grand nombre de secteurs importants, bloquants et visibles, sont en train de réfléchir pour partir en grève reconductible”, a dit à Reuters Franck Bergamini, secrétaire de FO des Bouches-du-Rhône.

Des salariés du port de Marseille, de la pétrochimie, des transports, des enseignants, des “gilets jaunes” mais aussi des dizaines d’avocats en robe ont défilé côte à côte.

“Les manifestations ne sont pas le seul baromètre, il faut regarder les grèves. Il n’y a pas un gramme de démobilisation même si les jambes sont lourdes”, a déclaré à Reuters Olivier Mateu, secrétaire de la CGT des Bouches-du-Rhône.

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-CFE-CGC-Solidaires et les organisations de jeunesse UNEF-UNL-FIDL-MNL ont d’ores et déjà annoncé de nouvelles mobilisations les 22, 23 et le 24 janvier, date de la présentation du projet de loi en conseil des ministres et d’une 7e journée d’action nationale.

“Il ne m’appartient ni de décréter les débuts ni les fins de grève”, a déclaré mercredi Emmanuel Macron à des journalistes, en marge de ses vœux à la presse. Le front syndical s’est scindé depuis que le Premier ministre, Edouard Philippe, a consenti à suspendre la mesure de “l’âge pivot” à 64 ans pour ramener le système de retraites à l’équilibre financier en 2027.

Une décision saluée par les syndicats réformistes CFDT et Unsa mais dénoncée comme un “enfumage” par la CGT et FO, qui réclament toujours le retrait du texte prévoyant la fusion des 42 régimes existants en un système “universel” par points.

“Le chantage d’Edouard Philippe concernant l’âge d’équilibre a mobilisé les salariés du privé comme du public au lieu de les décourager”, estime Cédric Caubère, secrétaire général CGT Haute-Garonne, qui manifestait à Toulouse.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé jeudi soir sur BFM TV que “quand des logiques d’affrontement perdurent, on est tous perdants”.

“Il faudrait se mettre au travail, les uns et les autres”, a-t-il dit en référence à la prochaine “conférence de financement”, appelant le gouvernement à “sortir des ambiguïtés, des imprécisions.”

Retraites mobilisation : nouvelle journée de protestation jeudi et samedi

Retraites mobilisation : nouvelle journée de protestation jeudi et samedi

La chienlit sociale atteint des records avec le 36e jour d’affilée de blocage dans les transports publics (SNCF et RATP)  à l’initiative surtout de la CGT, de FO mais aussi de la CGC. Un mouvement social qui ressemble de plus en plus à celui des gilets jaunes avec une alternance de périodes calmes et des temps forts de mobilisation qui risque de s’éterniser pendant des semaines et même des mois. Le tout avec quelques incidences économiques mais surtout un climat qui est en train de plomber le moral des patrons et des ménages. «Pour gagner, il faut élargir et amplifier le mouvement dans tous les secteurs professionnels», justifie l’intersyndicale, emmenée par les centrales radicales et récemment rejointe par la CFE-CGC (cadres et techniciens). Cette coalition hétéroclite de syndicats entend frapper un grand coup, dans le public et le privé, pour obtenir le retrait pur et simple du projet de loi, qui doit toujours être présenté en conseil des ministres le 24 janvier et débattu au parlement à partir du 17 février. Et ce, pour pouvoir «ouvrir des négociations constructives afin d’améliorer le régime actuel pour tous les secteurs professionnels et toutes les générations», jure l’intersyndicale. Il ira donc ce jeudi et samedi deux journées de manifestations. Encore deux journées de galère surtout pour les parisiens et dans une moindre mesure dans les grandes métropoles.

Sondage – Retraites: 54% des Français pour la mobilisation

Sondage – Retraites: 54% des Français pour la  mobilisation

54% approuvent toujours le mouvement social contre la réforme des retraites, même si l’approbation est en baisse de quatre points en une semaine, selon le  sondage « L’Opinion en direct » réalisé par Elabe. Paradoxalement, 51% des personnes interrogées estiment que la mobilisation doit s’arrêter, tandis que 47% sont favorables à sa poursuite.

Par ailleurs, quatre français sur dix (41%) estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement sont les premiers responsables du conflit social. 28% pointent plutôt la responsabilité des syndicats et 31% pensent qu’ils sont autant responsables l’un que l’autre.

Sur le contenu de la réforme des retraites, un sondé sur deux se dit favorable au projet (37% « plutôt favorables » et 13% « très favorables »), tandis que 49% se disent opposés (31% « plutôt opposés » et 18% « très opposés »). Le 1% restant est « sans opinion ».

 

Parmi les mesures les plus populaires: la possibilité de partir à la retraite deux ans plus tôt pour les métiers pénibles (91% d’avis favorables), la mise en place d’une pension minimale à 1000 euros pour une carrière complète au SMIC (81%) et la majoration de la retraite de 5% dès le premier enfant, à attribuer à l’un des deux parents (79%). La suppression des régimes spéciaux est quant à elle approuvée par 70% des sondés.

À l’inverse, parmi les mesures qui recueillent la plus faible popularité figurent la mise en place d’un système universel par points (58% d’avis favorables) et surtout l’instauration d’un âge d’équilibre à 64 ans à partir de 2027 (54% d’avis défavorables).

Malgré un discours qui se voulait pédagogique, le Premier ministre ne semble pas avoir réussi à rassurer. En effet, 56% des Français considèrent que le nouveau système de retraite ne permettra pas de bénéficier d’un niveau de pension de retraite équivalent au système actuel.

Enquête réalisée selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Interrogation par Internet le 11 décembre 2019.

 

Mobilisation transports: un tassement inévitable

Mobilisation transports: un tassement inévitable

 

Le tassement de la mobilisation dans les transports était inévitable compte tenu de la durée du conflit. On sait que les gauchistes et autres anarcho-populistes  des organisations radicales sont lancés dans une course mortifère. Il s’agit de montrer à la base quelle  est l’organisation la plus intransigeante. Le problème, c’est qu’avec une telle stratégie, on perd en participation. Il est clair qu’après le succès de jeudi dernier, les organisations auraient dû faire une pause et attendre les déclarations du Premier ministre avant de se relancer dans un nouveau conflit. Si les organisations radicales continuent sur cette voie stratégique ils connaîtront le sort des gilets jaunes qui ont épuisé leurs troupes pour les mêmes raisons. Le problème, c’est que le bal est mené par les gauchistes de Sud et que la CGT ne veut pas se montrer moins radicale. Malheureusement les gauchistes de Sud ( solidaires) poursuivent un objectif politique et non un objectif syndical. La priorité de Sud n’est pas d’aboutir à un compromis mais de contester et de détruire le système politique en place. Un objectif qui n’est pas de la responsabilité d’une organisation syndicale.

 Partout, les cortèges ont été moins fournis que lors de l’acte I,: selon le ministère de l’Intérieur, 12.000 personnes ont manifesté dans le calme à Marseille contre 25.000 jeudi dernier, 7000 à Rennes contre 10.000, 5000 à Limoges contre 12.000 ou encore 2500 à Avignon contre 10.000. À Paris, seules 27.000 personnes ont défilé, beaucoup moins que cinq jours plus tôt, selon le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de médias, dont Le Figaro. Au total, 339.000 manifestants ont été recensés en France, contre 800.600 jeudi.

Pour Philippe Martinez, qui s’est sans surprise dit «satisfait», la mobilisation est restée «importante», même si le patron de la CGT reconnaît qu’il y avait «moins de monde». Au motif que «le mécontentement reste haut», il réclame donc toujours le retrait du projet qu’Édouard Philippe doit présenter ce mercredi midi«Aujourd’hui, on est dans l’installation d’un mouvement», a quant à lui précisé Yves Veyrier, le numéro un de FO. Une intersyndicale, qui s’est réunie dans la soirée, a décidé de deux nouvelles dates de mobilisation interprofessionnelle et de grève les jeudi 12 et mardi 17 décembre.

Le conflit a également baissé en intensité dans le service public, où les taux de grévistes étaient en chute libre: 6,15 % dans les trois fonctions publiques, versus 26 % le 5 décembre, avec une décroissance dans l’hospitalière. À EDF, la mobilisation est restée forte, avec 26,9 % de grévistes contre 41,4 % jeudi dernier. Idem dans l’Éducation nationale: 12,41 % des personnels dans le primaire et 19,41 % dans le secondaire étaient en grève, contre respectivement 51 % et 42 % cinq jours plus tôt, du jamais-vu depuis 2003.  Comme jeudi dernier, la RATP a tourné au ralenti: neuf lignes de métro à Paris sont restées fermées tandis qu’un RER A sur deux et un RER B sur trois circulaient aux heures de pointe. Comme la veille, sept dépôts de bus ont été bloqués jusqu’à ce que les forces de l’ordre les libèrent en fin de matinée. À la SNCF, où 20 % des TGV et des Transiliens étaient en service, plus de trois quarts des conducteurs étaient en grève, soit le même taux que la veille, mais en repli de plus de 10 points par rapport à vendredi, au deuxième jour d’un mouvement reconductible de jour en jour.

Aucune amélioration notable dans les transports n’est à attendre à court terme, surtout en Île-de-France«La circulation sera difficile jusqu’à la fin de la semaine», prédit le directeur général de SNCF Transilien, Alain Krakovitch, et ce même si les prévisions de trafic sont en très légère hausse pour ce mercredi. Par souci de sécurité, la direction de l’entreprise ferroviaire recommande toujours, toutefois, «de ne pas venir en gare et d’utiliser d’autres moyens de transport».

La situation ne devrait pas s’arranger non plus à la RATP, puisque la poursuite de la grève a été votée dans tous les dépôts, parfois jusqu’à… vendredi. «La semaine est morte», résume Thierry Babec, de l’Unsa-RATP, premier syndicat de la régie. La débrouille (covoiturage, vélos et trottinettes) et la patience, notamment en région parisienne, vont donc rester encore quelque temps de mise. 

Sondage Gilets jaunes: 63% contre une mobilisation

Sondage Gilets jaunes: 63% contre une mobilisation

Les dérives des gilets jaunes et de leurs leaders ont grandement affecté la crédibilité du mouvement qui au début bénéficiait d’un soutien de 50% de l’opinion pour aujourd’hui n’avoir que 22% de personnes favorables. Pire, Plus de 7 Français sur 10 estiment que la mobilisation n’a pas permis de faire avancer les choses dans le bon sens concernant le pouvoir d’achat (73%) ni de faire mieux comprendre à Emmanuel Macron les réalités de la vie quotidienne (71%). Ainsi, 63% des personnes interrogées ne souhaitent pas un regain de la mobilisation des gilets jaunes, contre 27% qui se disent favorables à une reprise et une amplification de la contestation. Chez les actifs, le souhait de regain du mouvement atteint 42%, contre 28% chez les retraités et 62% chez les ouvriers.

D’un point de vue politique, l’électorat de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui souhaitent le plus largement une reprise et une amplification du mouvement (55% et 53%). A l’inverse, 88% des électeurs d’Emmanuel Macron s’y opposent. Pour 64% des sondés, la mobilisation des gilets jaunes a notamment permis de créer du lien social entre les personnes engagées. Environ un Français sur deux estime qu’elle a également offert aux citoyens l’occasion de débattre sur les politiques publiques (56%) et de s’intéresser au rôle et au fonctionnement de l’Etat (47%). De quoi pousser plus d’un Français sur 2 à porter un regard positif sur les gilets jaunes.

Ils sont ainsi 22% à exprimer leur soutien et 33% leur sympathie à l’égard du mouvement, tandis que 16% s’y opposent et 13% affirment y être hostile. Sur le long terme, le jugement positif mesuré aujourd’hui est globalement inférieur à celui du début de la contestation (40-50% de soutien et 25-30% de sympathie), mais relativement stable depuis mars/avril. A l’approche de l’anniversaire du mouvement et dans un contexte où les mobilisations sociales se multiplient, le niveau de sympathie a même tendance à progresser sensiblement : +7 points par rapport à la semaine dernière, et +12 au total par rapport à début octobre.

Ce sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (72%), ceux de Marine Le Pen (72%) et les abstentionnistes (62%) qui portent le plus largement un regard positif sur la mobilisation des gilets jaunes. Les catégories populaires sont 69% à réserver un accueil positif au mouvement, contre 52% parmi les classes moyennes et 41% des cadres. Une adhésion qui culmine à 66% auprès des personnes étant obligées de se restreindre pour boucler leurs fins de mois, et à 60% dans les zones rurales et les agglomérations de moins de 100.000 habitants.

Elabe/BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV publié le 13 novembre 2019

Etude Elabe réalisée pour BFMTV auprès d’un échantillon de 1004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 12 et 13 novembre 2019. 

Sondage grèves: la mobilisation en hausse pour 66 %

Sondage grèves: la mobilisation en hausse pour 66 %

 

 

 

66% des Français estiment très majoritairement que le climat social risque de se dégrader dans un sondage Elabe.  Pour mener ces mobilisations et défendre les salariés, 53% des sondés disent faire confiance aux syndicats (46% déclarent l’inverse). Les jeunes (68% des 18-24 ans) sont plus nombreux que les 65 ans et plus (43%) à exprimer ce sentiment. Reste que plus de la moitié des personnes interrogées (55%) estiment que l’action des syndicats de salariés n’est pas efficace tandis que 44% pensent le contraire. Ils sont enfin 51% à considérer que les organisations syndicales sont « plutôt un élément de blocage » pour la société française contre 48% à affirmer qu’ils sont « plutôt un élément de dialogue ».

Dernier conflit social en date: celui opposant la SNCF aux cheminots ayant exercé leur droit de retrait en réponse à une collision survenue mercredi dernier entre un TER et un convoi routier dans les Ardennes. Et les agents de la compagnie ferroviaire ont visiblement gagné la bataille de l’opinion. 52% des Français estiment en effet qu’ils ont eu raison de faire valoir leur droit de retrait. À l’inverse, 47% pensent qu’ils ont eu tort et 1% se disent sans opinion.

Dans le détail, près de six usagers du train sur dix (57%) légitiment le mouvement des cheminots alors qu’ils sont moins de la moitié parmi ceux qui n’utilisent jamais le train (46%). Les jeunes de 25-34 ans (60%), de 18-24 ans (57%) et les ouvriers (60%) sont les principaux soutiens des agents de la SNCF. Contrairement aux personnes âgées de 65 ans et plus qui sont minoritaires (43%) à soutenir la cessation de travail.

 

Mobilisation contre la PMA: petite participation

Mobilisation contre la PMA: petite participation

 Ce n’est pas un bide mais on est loin de la mobilisation espérée de 1 million de manifestants.

D’après le cabinet Occurence, qui réalise un comptage pour un collectif de médias parmi lesquels BFMTV, 74.500 personnes étaient présentes dans la capitale. Les organisateurs, eux, en revendiquent 600.000, là où la préfecture de police de Paris avance le chiffre de 42.000. Invitée de BFMTV, la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, a invité la préfecture de police à « apprendre à compter ».

« Il y avait tellement de monde que le cortège ne pouvait pas avancer. (…) Je crains que le cabinet de comptage Occurence n’ait pas (…) prévu de dispositif sur tous les itinéraires complémentaires que nous avons dû ajouter au fur et à mesure », a-t-elle insisté.

Évoquant la sempiternelle « bataille des chiffres » qui suit une telle mobilisation, Ludovine de la Rochère s’est félicitée d’une manifestation « extrêmement importante », « paisible » et  »déterminée ». Rappelons qu’en novembre 2012, 100.000 manifestants avaient défilé en France lors de la première action d’opposition au mariage gay.

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

 

Grosse mobilisation partout dans le monde. En Europe aussi bien sûr avec en particulier un important défilé de presque 100 000 personnes à Berlin qui vient de décider un plan de 100 milliards sur 10 ans pour sauvegarder le climat Au total, plus de 5.000 événements étaient prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, a appelé jeudi dans une vidéo la jeunesse à s’approprier le combat. « Tout compte. Ce que vous faites compte », a déclaré celle qui est devenue le symbole d’une jeune génération convaincue que ses aînés n’en font pas suffisamment pour lutter contre le réchauffement.

Alors que le soleil se levait sur le Pacifique, des élèves ont lancé la journée au Vanuatu, aux Salomon ou aux Kiribati. « Nous ne coulons pas, nous nous battons, » scandaient des jeunes de ces atolls, menacés notamment par l’élévation du niveau des eaux.

En Australie, plus de 300.000 personnes – jeunes, parents et autres – se sont rassemblées dans plusieurs villes. Plus du double qu’au mois de mars, lors d’un premier mouvement similaire. « Nous sommes ici pour envoyer un message aux personnes au pouvoir, pour leur montrer que nous sommes sensibilisés et que cette question est importante pour nous », a déclaré à Sydney Will Connor, 16 ans. « C’est notre avenir qui est en jeu. »

« Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux », a déclaré à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes « ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses ».

Des milliers de personnes ont défilé aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation des océans. « Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique, et notamment des typhons », a déclaré à Manille Yanna Palo, 23 ans.

« C’est pour votre futur, pour votre existence et pour votre vie même. Si vous n’êtes pas dans la rue vous perdez votre temps, où que vous soyez dans le monde », a lancé Aman Sharma, un étudiant manifestant à Delhi.

En Afrique du Sud, environ un demi-millier de personnes ont défilé dans la matinée à Johannesburg. « Notre école nous a autorisés à partir pour la manifestation. Si on ne fait pas quelque chose rapidement, ça sera le début de l’extinction humaine », s’inquiétait Jonathan Lithgow, collégien de 15 ans.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes sud-américains, européens, asiatiques et africains y sont attendus.

Et vendredi 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial climat lundi à l’ONU doit réunir une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump ou son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l’idée d’une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU.

 

Journée d’action des syndicats : faible mobilisation

Journée d’action des syndicats : faible mobilisation

 

 

Finalement la journée d’action des syndicats ce mardi n’aura pas mobilisé davantage de monde que lors  du 5 février. Pourtant cette fois le mouvement était lancé non seulement par la CGT mais aussi par FO ainsi que Solidaires, la FSU, l’Unef et l’UNL. Le nombre de grévistes a été relativement insignifiant sauf 10 à 15 % parfois dans l’enseignement et le nombre de manifestants se situe dans une fourchette de 131 000 pour le ministère de l’intérieur et de 350 000 pour la CGT. À Paris, 17.500 personnes ont battu le pavé, selon le pointage du cabinet indépendant Occurrence pour un collectif de médias, contre 50.000 selon la centrale de Montreuil. Une journée d’actions également peu suivie en province avec 5000 manifestants – dont 200 «gilets jaunes» – enregistrés à Marseille par la police, 5000 à Lyon, 4200 à Bordeaux ou 2500 à Montpellier. Le faible succès de cette opération tient sans doute au caractère un peu tout des revendications qui concernaient des salariés, les retraités, les lycéens et les étudiants. Les syndicats majoritaires (notamment la CFDT) avait refusé de se joindre à cette journée. Après ce  relatif échec, se pose évidemment l’avenir des syndicats dont l’audience ne cesse de diminuer tant en ce qui concerne la syndicalisation que la participation aux mouvements revendicatifs nationaux. La responsabilité n’en incombe peut-être pas entièrement aux syndicats mais aussi au patronat et au gouvernement qui ont tendance à faire l’impasse sur ces corps intermédiaires. Ce qui d’une certaine façon alimente les mouvements spontanés comme ceux des gilets jaunes. Pas sûr cependant qu’on y gagne en démocratie et en efficacité économique et sociale.

Gilets jaunes : la mobilisation se poursuit

Gilets jaunes : la mobilisation se poursuit

 

 

Officiellement il y a il y aurait une légère baisse de participation pour ce 13e acte des gilets jaunes : 51 400 au lieu de 58 600 la semaine précédente. Il se pourrait qu’il y ait effectivement un très léger tassement. Il est toutefois difficile d’accorder du crédit à des chiffres du ministère de l’intérieur qui volontairement sous-estime le nombre de manifestants et parfois de manière ridicule en comptant jusqu’à l’unité le nombre de manifestants. Pour les gilets jaunes, le nombre de participants a atteint comme la semaine dernière de leurs 100 000 personnes. De l’ordre de 10 000 manifestants auraient défilé à Paris

et plusieurs milliers de personnes ont aussi défilé à Bordeaux et Toulouse, où les cortèges ont été les plus importants, ainsi qu’à Lyon, Dijon, Lorient ou Marseille. Partout, les Gilets jaunes ont dénoncé les taxes et les violences policières, en particulier l’usage controversé des lanceurs de balles de défense (LBD). « Stop aux violences, ça crève les yeux! », A noté une nouvelle fois des violences et surtout un manifestant à Paris dont la main a été arrachée. Une politique de maintien de l’ordre scandaleuse qui utilise des armes de guerre contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays démocratiques. De toute évidence, Castaner recherche volontairement l’affrontement en espérant sans doute l’incident qui pourrait discréditer le mouvement.  Dans les pays démocratiques, la stratégie de maintien de l’ordre est d’éviter le plus possible  le avec les manifestants. En France c’est exactement le contraire, les forces de l’ordre présentes partout et surtout recherchent le contact direct en utilisant des moyens qui peuvent tuer. Notons que ce mouvement aura déjà fait de leur de 3000 blessés. Du jamais vu sauf dans les dictatures.

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