Archive pour le Tag 'Mobilisation'

Sondage Gilets jaunes: 63% contre une mobilisation

Sondage Gilets jaunes: 63% contre une mobilisation

Les dérives des gilets jaunes et de leurs leaders ont grandement affecté la crédibilité du mouvement qui au début bénéficiait d’un soutien de 50% de l’opinion pour aujourd’hui n’avoir que 22% de personnes favorables. Pire, Plus de 7 Français sur 10 estiment que la mobilisation n’a pas permis de faire avancer les choses dans le bon sens concernant le pouvoir d’achat (73%) ni de faire mieux comprendre à Emmanuel Macron les réalités de la vie quotidienne (71%). Ainsi, 63% des personnes interrogées ne souhaitent pas un regain de la mobilisation des gilets jaunes, contre 27% qui se disent favorables à une reprise et une amplification de la contestation. Chez les actifs, le souhait de regain du mouvement atteint 42%, contre 28% chez les retraités et 62% chez les ouvriers.

D’un point de vue politique, l’électorat de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui souhaitent le plus largement une reprise et une amplification du mouvement (55% et 53%). A l’inverse, 88% des électeurs d’Emmanuel Macron s’y opposent. Pour 64% des sondés, la mobilisation des gilets jaunes a notamment permis de créer du lien social entre les personnes engagées. Environ un Français sur deux estime qu’elle a également offert aux citoyens l’occasion de débattre sur les politiques publiques (56%) et de s’intéresser au rôle et au fonctionnement de l’Etat (47%). De quoi pousser plus d’un Français sur 2 à porter un regard positif sur les gilets jaunes.

Ils sont ainsi 22% à exprimer leur soutien et 33% leur sympathie à l’égard du mouvement, tandis que 16% s’y opposent et 13% affirment y être hostile. Sur le long terme, le jugement positif mesuré aujourd’hui est globalement inférieur à celui du début de la contestation (40-50% de soutien et 25-30% de sympathie), mais relativement stable depuis mars/avril. A l’approche de l’anniversaire du mouvement et dans un contexte où les mobilisations sociales se multiplient, le niveau de sympathie a même tendance à progresser sensiblement : +7 points par rapport à la semaine dernière, et +12 au total par rapport à début octobre.

Ce sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (72%), ceux de Marine Le Pen (72%) et les abstentionnistes (62%) qui portent le plus largement un regard positif sur la mobilisation des gilets jaunes. Les catégories populaires sont 69% à réserver un accueil positif au mouvement, contre 52% parmi les classes moyennes et 41% des cadres. Une adhésion qui culmine à 66% auprès des personnes étant obligées de se restreindre pour boucler leurs fins de mois, et à 60% dans les zones rurales et les agglomérations de moins de 100.000 habitants.

Elabe/BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV publié le 13 novembre 2019

Etude Elabe réalisée pour BFMTV auprès d’un échantillon de 1004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 12 et 13 novembre 2019. 

Sondage grèves: la mobilisation en hausse pour 66 %

Sondage grèves: la mobilisation en hausse pour 66 %

 

 

 

66% des Français estiment très majoritairement que le climat social risque de se dégrader dans un sondage Elabe.  Pour mener ces mobilisations et défendre les salariés, 53% des sondés disent faire confiance aux syndicats (46% déclarent l’inverse). Les jeunes (68% des 18-24 ans) sont plus nombreux que les 65 ans et plus (43%) à exprimer ce sentiment. Reste que plus de la moitié des personnes interrogées (55%) estiment que l’action des syndicats de salariés n’est pas efficace tandis que 44% pensent le contraire. Ils sont enfin 51% à considérer que les organisations syndicales sont « plutôt un élément de blocage » pour la société française contre 48% à affirmer qu’ils sont « plutôt un élément de dialogue ».

Dernier conflit social en date: celui opposant la SNCF aux cheminots ayant exercé leur droit de retrait en réponse à une collision survenue mercredi dernier entre un TER et un convoi routier dans les Ardennes. Et les agents de la compagnie ferroviaire ont visiblement gagné la bataille de l’opinion. 52% des Français estiment en effet qu’ils ont eu raison de faire valoir leur droit de retrait. À l’inverse, 47% pensent qu’ils ont eu tort et 1% se disent sans opinion.

Dans le détail, près de six usagers du train sur dix (57%) légitiment le mouvement des cheminots alors qu’ils sont moins de la moitié parmi ceux qui n’utilisent jamais le train (46%). Les jeunes de 25-34 ans (60%), de 18-24 ans (57%) et les ouvriers (60%) sont les principaux soutiens des agents de la SNCF. Contrairement aux personnes âgées de 65 ans et plus qui sont minoritaires (43%) à soutenir la cessation de travail.

 

Mobilisation contre la PMA: petite participation

Mobilisation contre la PMA: petite participation

 Ce n’est pas un bide mais on est loin de la mobilisation espérée de 1 million de manifestants.

D’après le cabinet Occurence, qui réalise un comptage pour un collectif de médias parmi lesquels BFMTV, 74.500 personnes étaient présentes dans la capitale. Les organisateurs, eux, en revendiquent 600.000, là où la préfecture de police de Paris avance le chiffre de 42.000. Invitée de BFMTV, la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, a invité la préfecture de police à « apprendre à compter ».

« Il y avait tellement de monde que le cortège ne pouvait pas avancer. (…) Je crains que le cabinet de comptage Occurence n’ait pas (…) prévu de dispositif sur tous les itinéraires complémentaires que nous avons dû ajouter au fur et à mesure », a-t-elle insisté.

Évoquant la sempiternelle « bataille des chiffres » qui suit une telle mobilisation, Ludovine de la Rochère s’est félicitée d’une manifestation « extrêmement importante », « paisible » et  »déterminée ». Rappelons qu’en novembre 2012, 100.000 manifestants avaient défilé en France lors de la première action d’opposition au mariage gay.

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

 

Grosse mobilisation partout dans le monde. En Europe aussi bien sûr avec en particulier un important défilé de presque 100 000 personnes à Berlin qui vient de décider un plan de 100 milliards sur 10 ans pour sauvegarder le climat Au total, plus de 5.000 événements étaient prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, a appelé jeudi dans une vidéo la jeunesse à s’approprier le combat. « Tout compte. Ce que vous faites compte », a déclaré celle qui est devenue le symbole d’une jeune génération convaincue que ses aînés n’en font pas suffisamment pour lutter contre le réchauffement.

Alors que le soleil se levait sur le Pacifique, des élèves ont lancé la journée au Vanuatu, aux Salomon ou aux Kiribati. « Nous ne coulons pas, nous nous battons, » scandaient des jeunes de ces atolls, menacés notamment par l’élévation du niveau des eaux.

En Australie, plus de 300.000 personnes – jeunes, parents et autres – se sont rassemblées dans plusieurs villes. Plus du double qu’au mois de mars, lors d’un premier mouvement similaire. « Nous sommes ici pour envoyer un message aux personnes au pouvoir, pour leur montrer que nous sommes sensibilisés et que cette question est importante pour nous », a déclaré à Sydney Will Connor, 16 ans. « C’est notre avenir qui est en jeu. »

« Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux », a déclaré à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes « ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses ».

Des milliers de personnes ont défilé aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation des océans. « Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique, et notamment des typhons », a déclaré à Manille Yanna Palo, 23 ans.

« C’est pour votre futur, pour votre existence et pour votre vie même. Si vous n’êtes pas dans la rue vous perdez votre temps, où que vous soyez dans le monde », a lancé Aman Sharma, un étudiant manifestant à Delhi.

En Afrique du Sud, environ un demi-millier de personnes ont défilé dans la matinée à Johannesburg. « Notre école nous a autorisés à partir pour la manifestation. Si on ne fait pas quelque chose rapidement, ça sera le début de l’extinction humaine », s’inquiétait Jonathan Lithgow, collégien de 15 ans.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes sud-américains, européens, asiatiques et africains y sont attendus.

Et vendredi 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial climat lundi à l’ONU doit réunir une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump ou son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l’idée d’une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU.

 

Journée d’action des syndicats : faible mobilisation

Journée d’action des syndicats : faible mobilisation

 

 

Finalement la journée d’action des syndicats ce mardi n’aura pas mobilisé davantage de monde que lors  du 5 février. Pourtant cette fois le mouvement était lancé non seulement par la CGT mais aussi par FO ainsi que Solidaires, la FSU, l’Unef et l’UNL. Le nombre de grévistes a été relativement insignifiant sauf 10 à 15 % parfois dans l’enseignement et le nombre de manifestants se situe dans une fourchette de 131 000 pour le ministère de l’intérieur et de 350 000 pour la CGT. À Paris, 17.500 personnes ont battu le pavé, selon le pointage du cabinet indépendant Occurrence pour un collectif de médias, contre 50.000 selon la centrale de Montreuil. Une journée d’actions également peu suivie en province avec 5000 manifestants – dont 200 «gilets jaunes» – enregistrés à Marseille par la police, 5000 à Lyon, 4200 à Bordeaux ou 2500 à Montpellier. Le faible succès de cette opération tient sans doute au caractère un peu tout des revendications qui concernaient des salariés, les retraités, les lycéens et les étudiants. Les syndicats majoritaires (notamment la CFDT) avait refusé de se joindre à cette journée. Après ce  relatif échec, se pose évidemment l’avenir des syndicats dont l’audience ne cesse de diminuer tant en ce qui concerne la syndicalisation que la participation aux mouvements revendicatifs nationaux. La responsabilité n’en incombe peut-être pas entièrement aux syndicats mais aussi au patronat et au gouvernement qui ont tendance à faire l’impasse sur ces corps intermédiaires. Ce qui d’une certaine façon alimente les mouvements spontanés comme ceux des gilets jaunes. Pas sûr cependant qu’on y gagne en démocratie et en efficacité économique et sociale.

Gilets jaunes : la mobilisation se poursuit

Gilets jaunes : la mobilisation se poursuit

 

 

Officiellement il y a il y aurait une légère baisse de participation pour ce 13e acte des gilets jaunes : 51 400 au lieu de 58 600 la semaine précédente. Il se pourrait qu’il y ait effectivement un très léger tassement. Il est toutefois difficile d’accorder du crédit à des chiffres du ministère de l’intérieur qui volontairement sous-estime le nombre de manifestants et parfois de manière ridicule en comptant jusqu’à l’unité le nombre de manifestants. Pour les gilets jaunes, le nombre de participants a atteint comme la semaine dernière de leurs 100 000 personnes. De l’ordre de 10 000 manifestants auraient défilé à Paris

et plusieurs milliers de personnes ont aussi défilé à Bordeaux et Toulouse, où les cortèges ont été les plus importants, ainsi qu’à Lyon, Dijon, Lorient ou Marseille. Partout, les Gilets jaunes ont dénoncé les taxes et les violences policières, en particulier l’usage controversé des lanceurs de balles de défense (LBD). « Stop aux violences, ça crève les yeux! », A noté une nouvelle fois des violences et surtout un manifestant à Paris dont la main a été arrachée. Une politique de maintien de l’ordre scandaleuse qui utilise des armes de guerre contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays démocratiques. De toute évidence, Castaner recherche volontairement l’affrontement en espérant sans doute l’incident qui pourrait discréditer le mouvement.  Dans les pays démocratiques, la stratégie de maintien de l’ordre est d’éviter le plus possible  le avec les manifestants. En France c’est exactement le contraire, les forces de l’ordre présentes partout et surtout recherchent le contact direct en utilisant des moyens qui peuvent tuer. Notons que ce mouvement aura déjà fait de leur de 3000 blessés. Du jamais vu sauf dans les dictatures.

Les « Gilets jaunes » : reprise de mobilisation

Les « Gilets jaunes » : reprise de mobilisation

S’il est évident que la mobilisation s’était assez nettement affaibli pendant la trêve des confiseurs, force est de constater qu’elle s’est un peu réveillé ce samedi avec une participation totale en France d’après les chiffres officiels de 50 000 personnes au lieu de 30 000 les week-ends précédents. On peut évidemment discuter ces chiffres qui sont ceux du ministère de l’intérieur et de Castaner  qui a l’art de faire des additions sulfureuses comptant parfois jusqu’à l’unité le nombre de gilets jaunes ! Si on se fie  aux manifestations de province, la participation réelle a sans doute été deux à trois fois plus importante. Ceci étant,  c’est moins que lors des  premiers épisodes et les rassemblements se caractérisent par une certaine radicalité des slogans, aussi une certaine contradiction. Certains se limitent à des questions de pouvoir d’achat et de justice sociale quand d’autres avancent des revendications plus sociétales voire politiques réclamant notamment un changement  de gouvernement ou de nouvelles élections législatives voir même une nouvelle constitution. Sans doute le résultat d’une composition assez hétéroclite des gilets jaunes non seulement sur le plan socioprofessionnel mais aussi sur le plan des orientations idéologiques. Pour faire court, la mouvance gilets jaunes se partage notamment entre ceux qui sont partisans de se transformer en sortes de syndicats des citoyens et ceux qui sont partisans de se transformer en force politique  y compris avec présentation de listes lors des élections. Si cette contradiction n’est pas levée, c’est sans doute sur ce point pourrait un jour se disloquer le mouvement.

 

Carburant : une baisse qui n’infléchit pas la mobilisation

Carburant : une baisse qui n’infléchit pas la mobilisation

 

La baisse du baril de pétrole commence à se faire sentir même si c’est avec un décalage temporel. Pour autant, cette baisse n’infléchit pas la mobilisation des gilets jaunes. Des gilets jaunes qui ont largement étendu le champ de leur problématique à la fiscalité en général, au pouvoir d’achat, à la justice sociale et même à la crise des institutions. Du coup, cette baisse réelle à la pompe démontre que si le gouvernement se limite à suspendre seulement la fiscalité sur le carburant, cela ne suffira pas pour désamorcer le mécontentement général. Il faudra d’autres gestes, d’autres réelles s négociations et pas seulement sur la question du carburant et du climat. C’est en effet la quatrième semaine de baisse pour Le litre de gazole, carburant le plus vendu en France qui  valait en moyenne 1,4287 euro, soit 2,66 centimes de moins que la semaine précédente. Pour L’essence sans-plomb 95 (SP95), c’est la septième semaine de baisse, elle s’affichait à 1,4305 euro le litre, en baisse de 2,23 centime, tandis que le litre de sans-plomb contenant jusqu’à 10% d’éthanol (SP95-E10) a vu son prix reculer de 2,23 centimes à 1,4054 euro. Enfin, le litre de super SP98 a baissé de 2,03 centimes à 1,4987 euro. Les cours de l’or noir ont affiché en novembre leur pire baisse depuis dix ans, en repli de 22%, du fait d’une surabondance de l’offre au niveau mondial. Cela en raison du tassement économique général au plan international.

Mobilisation interprofessionnelle (CGT et FO) le 28 juin

Mobilisation interprofessionnelle (CGT et FO) le 28 juin

On ne peut pas dire quelles manifs interprofessionnelles aient connu un vrai succès ce dernières semaines et derniers mois. Ce serait plutôt un fiasco. Pourtant,  la CGT lance un nouveau mouvement pour le 28 juin, cette fois sans son allié habituel SUD mais avec FO ! Ce qui permettra au moins au nouveau patron de FO de prendre  la mesure de son décalage entre ses propos et la mobilisation sur laquelle il peut compter ; autant dire qu’il agira de la dernière manif avant la rentrée de septembre. Une sorte de rituel d’enterrement car la participation risque d’être encore davantage insignifiante en raison de l’amalgame des revendications.  La CGT, FO et les organisations de jeunesse Unef, UNL et Fidl ont appelé mercredi à une journée de mobilisation le 28 juin, pour la défense des étudiants, travailleurs, chômeurs et retraités. C’est la première fois depuis la loi travail de 2016 que la CGT et FO organisent ensemble une mobilisation interprofessionnelle. Dans un communiqué, elles invitent par ailleurs les autres syndicats à « se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale » et « envisager » des initiatives unitaires. Solidaires, allié traditionnel de la CGT, n’a pas souhaité s’associer à cet appel. Elle appellera aussi à une mobilisation le 28 juin mais de son côté et sur « ses propres mots d’ordre », a précisé à l’AFP Eric Beynel, son porte-parole. Alliées contre la loi travail portée en 2016 par la ministre socialiste Myriam El-Khomri, la CGT et FO ont organisé 14 manifestations nationales ensemble. Elles se sont brouillées depuis mais Pascal Pavageau, le numéro un de FO depuis avril, n’a jamais caché son envie de renouer avec la CGT.

Mobilisation SNCF : des taux moyens sans signification

Mobilisation SNCF : des taux moyens sans signification

 

 

Sil est exact qu’on assiste à un tassement de la mobilisation générale à la SNCF, par contre la communication en gros sabots de la direction explique mal pourquoi il y a si peu de trains ; La mobilisation génarale serait de plus en plus faible et atteindrait moins de 18% alors que 60 à 70% des trains sont annulés ; La raison est simple, il suffit d’examiner les taux de grévistes par catégorie. La mobilisation continue effectivement de baisser à la SNCF. Au premier jour du cinquième épisode du mouvement social, le taux de grévistes était  de 17,45%, annonce la direction, lundi 23 avril. Soit moins d’un salarié sur cinq. C’est la deuxième fois que ce taux tombe sous la barre des 20% : il était de 19,8% lors du dernier épisode de grève, mercredi 18 avril. En comparaison, le taux de grévistes était de 33,9% mardi 3 avril, au premier jour de la mobilisation. Mais  La mobilisation est néanmoins toujours particulièrement forte parmi les conducteurs, dont 62,6% sont en grève, lundi. Parmi les autres personnels indispensables à la circulation des trains, il y a aussi 48,7% de grévistes chez les contrôleurs et 24,4% chez les aiguilleurs Si près de 63% des conducteurs sont déclarés grévistes cela signifie qu’ils sont en fait environ 85% en comptant les conducteurs en repos. Une mobilisation tout à fait exceptionnelle après la cinquième vague de grèves. Or la com.  assez bateau des énarques de la SNCF joue sur des moyennes qui n’ont pas grande signification et grand intérêt. Comme leur gestion d’ailleurs qui a conduit l’entreprise dans une impasse financière. Bref la gestion à la mode Pepy et à son entourage d’énarques.

Grèves : vers une mobilisation générale ?

Grèves : vers une  mobilisation générale?

 

  • Nombre d’experts tentent des pronostics quant à la possibilité d’uen grève générale en ce printemps 2018. Des pronostics relativement aléatoires car dans la vie sociale française rarement les grands mouvements ont été prévus. La gauche et l’extrême gauche l’espèrent avec toutefois un handicap car il n’’  pas de perspectives politiques sérieuses. Pas déchéance capitale et surtout pas assez de crédibilité des partis d’opposition. Pas sûr qu’en plus les salariés en grève souhaitent cette politisation. A extrême gauche on souhaite ce qu’on appelle maintenant la coagulation des luttes ; Encore une fois cette convergence des mouvements a très rarement été programmée par les organisations  syndicales encore moins par les organisations politiques. Si l’on devait tenter uen hypothèse, au lieu de coagulation on pourrait envisager une  multiplication d’actions parallèles dans des secteurs soumis à fortes tensions. Une sorte de printemps social pourri où des grèves succéderaient à d’autres grèves. Pas une grève générale mais un climat social très détérioré qui porterait atteinte à ‘limage même du pays, à son économie notamment à sa croissance .Précisément au moment où le pays commençait à donner une autre image internationale.
  • Les mécontentent ne manquent pas. Il y a peut-être d’abord le déséquilibre de la politique de Macron qui penche nettement en faveur des plus aisés. Aussi des revendications catégorielles dans certains secteurs soumis à des pressions comme dans les hôpitaux ou les prisons. D’une manière plus globale, une nette montée de la revendication pour une amélioration du pouvoir d’achat partout.

La mobilisation générale se produits soudainement en France tous les 25 ou 30 ans et s’appuie en général sur un sentiment de ralbol et d’injustice. De ce point de vue le contexte semble favorable à l’émergence d’un mécontentement global. Macron porte des responsabilités particulières (les gouvernemenet précédents aussi). En effet, ce gouvernement de technos manque cruellement de pédagogie et de vision à long terme. On peine a distinguer le projet global et la cohérence. En outre les technos d’En marche, comme leur parton, ont une fâcheuse tendance à la condescendance vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas leur point de vue. L’humilité et la compassion ne sont pas les qualités premières. En outre, ils ont une conception très étroite de la négociation qui se réduit surtout à des séances information sans réelle volonté d’aboutir à des compromis. Bref il faudra qu’en marche retombe un peu les pieds sur terre. Le pire scénario serait ce printemps social constitué de grèves perlées et éparses qui créerait un climat d’incertitude sur la capacité de la France à se réformer. Du coup, le doute pourrait’  installer chez les investisseurs, les acteurs économiques et les consommateurs hypothéquant ainsi une croissance dont la France a un urgent besoin pour commencer à résoudre son chômage et ses équilibres financiers.

SNCF: une mobilisation importante lundi

SNCF: une mobilisation importante lundi

La mobilisation lundi pourraiat être très importante lundi. D’une certaine façon,  elle serait renforcée par l’intransigeance voire les provocations de la ministre des transports visiblement pas à la hauteur dans ce conflit. En effet la réunion de vendredi a été jugée particulièrement contreproductive par les syndicats non seulement parce qu’il y a été affirmé que le statut serait supprimé pour les entrants mais qu’en outre le statut actuel subirait aussi des réformes. De quoi alimenter le mécontentement. Sur les autres sujets notamment la question fondamentale de l’endettement là, c’est le grand silence du gouvernement.  “Aujourd’hui, l’élément central, c’est l’annonce par la direction de l’entreprise de la remise en cause du statut pour les cheminots qui resteraient dans l’entreprise”, a dit Erik Meyer de Sud rail  à la presse. “On nous enfume, l’objectif est bien de démanteler l’entreprise et les cheminots”, a-t-il ajouté. Après des grèves très suivies mardi et mercredi, le mouvement reprendra dimanche et lundi. Erik Meyer a confirmé que Sud-Rail appellerait lundi à “durcir le mouvement”. “Nous allons tenir un marathon si le gouvernement nous l’impose”, a dit Laurent Brun. “Ce calendrier pourrait bien aller au-delà du mois de juin.” Le responsable CGT a dénoncé “du dumping social à tous les étages”. “L’entreprise SNCF veut revenir en arrière sur le contenu du statut”, a-t-il expliqué, évoquant la remise en cause de la reconnaissance des diplômes et de la tenue d’examens dans le cadre des promotions. “On voit se dessiner le modèle social qu’on nous promet : d’un côté on supprime votre statut, de l’autre, pour ceux qui le conservent temporairement, on va le vider sur ses éléments les plus importants.”

Mobilisation sociale : avertissement pour le gouvernement

  • Mobilisation sociale : avertissement pour le gouvernement

La mobilisation sociale n’a pas constitué un ras de marée mais elle été suffisamment significative pour constituer uen avertissement sérieux au gouvernemenet qui jouait sur la division et la faible capacité de mobilisation. Notons que la mobilisation a surtout été importante chez les cheminots, moins chez les fonctionnaires. Pour preuve aussi la nette baisse de Macron dans les sondages qui touche son plus bas niveau et ne cesse de baisser depuis trois mois. Sans doute les conséquences de mesures tous azimuts  dont certaines à la va vite et surtout sans concertation.  Sept syndicats de fonctionnaires sur neuf (CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires), mais pas la CFDT, avaient  appelé à la grève pour protester contre la réforme de la fonction publique et défendre leur pouvoir d’achat. La CGT et FO ont annoncé une participation de 500.000 personnes, soit un chiffre plus élevé que le 10 octobre 2017, date de la dernière manifestation nationale des fonctionnaires. Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de Paris ont calculé quant à eux un total de 323.000 manifestants. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a défendu une journée de mobilisation en forme d’alerte et appelé le gouvernement à accélérer le dialogue sur les réformes de la fonction publique et de la SNCF. “Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés”, a-t-il dit sur RTL, évoquant les rencontres des syndicats avec Olivier Dussopt. Mais le gouvernement, qui se dit “déterminé” à poursuivre les réformes, ne croit pas à un mouvement social dur et large qui paralyserait le pays, tout comme la plupart des experts du dossier social. Cependant  un sondage Odoxa publié mercredi, une majorité de Français (55%) trouvent justifiée la grande journée de mobilisation de la fonction publique de jeudi, un soutien est quasi unanime (82%) chez les salariés du service public.

SNCF : la mobilisation ne prendra pas !

SNCF : la mobilisation ne prendra pas !

 

C’est l’avis de la plupart des médias qui ne cessent de taper sur les cheminots et leurs privilèges. Une sorte de défoulement général comme si l’objectif était surtout de cogner sur  les cheminots, la SNCF et la CGT en particulier. Tous les experts sont unanimes la grève de 2018 ne ressemblera pas à celle de 1995 et l’opinion publique condamne nettement l’action du secteur ferroviaire. Et les médias d’expliquer que la bataille de l’opinion ne tournera pas forcément l’avantage des grévistes. L’image du géant du rail s’est détériorée. Et dans son sillage, la capacité de mobilisation des syndicats. « C’est comme s’ils étaient mis dans le même sac que les politiques, observe Raymond Soubie (ancien conseiller de Sarkozy). Depuis dix ans, le taux de syndicalisation s’effondre, tout comme le niveau de conflictualité et de participation aux élections professionnelles. C’est un ancien monde qui s’affaiblit. Des propos de la même tonalité que celle de ces experts qui devraient pourtant savoir qu’on ne peut jamais hypothéquer l’ampleur, les modalités et les conséquences d’un mouvement social. Certes la généralisation de la grève n’est evidemmenet pas souhaitable pour l’économie française qui parvient tout juste de se relever avec un  taux de croissance autour de 2% en 2017 et en 2018, ce qui  ne constitue pas une situation paradisiaque surcout compte tenu du nombre de chômeurs. Mais pour éviter les mécontentements inutiles et la mobilisation de certains secteurs encore faudrait-il éviter les provocations inutiles et  contre productives. Encore faudrait-il intégrer la négociation comme vecteur indispensable de la recherche de compromis. Or de ce point de vue Macron agit trop à la hussarde avec des ordonnances qui ne sont pas justifiées aboutissant aussi à des réformes parfois un peu bâclées et mal gérées. Macron devraient se méfier car de elles méthodes risquent d’aboutir a un nouvel affaiblissement dans l’opinion publique (voir à cet égard l’affaire des retraités, des hôpitaux et des Ehpad). Les médias devraient quant à eux se monter plus prudents quant à l’échec qu’ils annoncent pour cette mobilisation. Il est vrai que si la température sociale devait par hypothèse monter, ces mêmes medias  diraient le lendemain le contraire de ce qu’ils ont dit la veille !

 

Mobilisation sociale : le match : « En marche » contre la CGT

Mobilisation sociale : le match : « En marche » contre la CGT

 

Clairement le match Macon contre la CGT est lancé mais l’issue risque d’être assez improbable et d’apporter des surprises. Finalement,  les deux camps pourraient être perdants. Si Macron impose toutes ses réformes à la hussarde et fait plier les syndicats, il est clair que l’image des organisations de salariés déjà affectée suivra une nouvelle dégradation. « En même temps », ces défaites des syndicats pourraient constituer une sorte de fabrique de mécontents qui va encore affaiblir la popularité de Macron et de son gouvernemenet. Finalement tout le monde risque d’être perdant dans cette affaire. Le pays d’abord dont les secousses sociales auront  quand même quelques conséquences néfastes sur la croissance et sur le climat général. Les syndicats et la CGT en particulier auquel on va reprocher leur irresponsabilité et leur radicalisme. Mais comme les mécontentements sont très variés, il pourraient être amplifié la baisse de popularité de Macron dans les sondages. Or ces baisses de popularités annoncent aussi une régression des votes pour « en marche »e. On l’a déjà nettement constaté dans les élections partielles où en marche recule de manière significative. Mais la correction pourrait être  particulièrement sensible lors  les élections européennes de 2019 dont l’enjeu paraît souvent secondaire et qui pourraient être utilisées pour sanctionner le gouvernement. Cette politique à la hussarde en vérité parfois de nature un peu populiste n’est bonne pour personne. Dans un pays démocratique la discussion en vue d’un compromis est toujours préférable à un affrontement  qui fragilise tout le monde.

80 km/h : mobilisation des Républicains

80 km/h : mobilisation des  Républicains

Les Républicains veulent surfer sur la vague de mécontentement relative à la limitation de vitesse à 80km/h et politiser la question. Ils  ont lancé lundi une campagne contre l’abaissement de la vitesse maximale. La limitation  est en apparence de bon sens : réduire la vitesse pour limiter la gravité et le nombre d’accidents. On sait en effet que la vitesse et l’alcool sont les deux facteurs explicatifs majeurs qui affectent l’insécurité routière. Pour autant,  une mesure de portée générale n’est pas forcément très pertinente. En effet sur certaines portions, même une vitesse à 80 km/h peu se révéler dangereuse  alors que sur d’autres une vitesse à 100 km/h ne présente que peu de danger. La vérité c’est qu’il conviendrait de mettre en place une régulation de la vitesse beaucoup plus fine adaptée à chaque tronçon en fonction de la dangerosité. Une philosophie par exemple qui est pratiquée dans les chemins de fer pourtant un transport guidé où  les risques est beaucoup moindres. La baisse de 90 à 80km/h sur les routes bidirectionnelles, démunies de séparateur central, a donc été confirmée par le Premier Ministre avec application en juillet. . La nouvelle équipe d’Édouard Philippe retient aujourd’hui la certitude des scientifiques selon laquelle seules des mesures fortes permettent une chute significative de l’accidentalité. En écho à ces assertions, le Conseil national de la sécurité routière (CNRS) - organe purement consultatif – avait déjà préconisé cette réduction de la vitesse en 2013. Au lieu de le suivre, le gouvernement d’alors s’était tourné bien plus tard, en 2015, vers une expérimentation de deux ans sur quatre axes en France. Achevée depuis cet été, celle-ci est mise de côté. Le nouveau gouvernement, en effet, ne souhaite pas communiquer sur ses résultats, une manière de dire que cette expérimentation telle qu’elle a été conçue ne peut sérieusement être reprise. Sous dimensionnée dans la durée mais aussi dans le nombre d’axes choisis, ses données ne peuvent être exploitées d’après le gouvernemenet ! Une mesure de limitation 80 pour tout le réseau est  de nature très étatique et même bureaucratique. Certes réduire la vitesse est un impératif mais de façon intelligente en fonction du caractère accidentogène. Et pas seulement à 80, à moins sur de nombreuses portions. Mais autoriser plus sur d’autres. Dernier élément,  la pluie de PV qui va s’abattre sur les ruraux surtout avec les contrôles par des sociétés privées.

 

Mécontentement social : Mélenchon a tué la mobilisation

Mécontentement  social : Mélenchon a tué la mobilisation

Un véritable bide pour la énième manifestation avec 80 000 manifestants dans toute la France ce jeudi 16 novembre alors  que la première manifestation du 12 septembre en avait rassemblé plus de 200 000. À Paris,  on a compté jeudi 8.000 participants, Ils avaient été 16.000 le 21 septembre. En cause sans doute,  d’abord le grand flou sur l’objectif de la mobilisation puisqu’il ne s’agit plus de contester seulement les ordonnances relatives au code du travail mais l’ensemble de la politique libérale de Macron. Or les ordonnances ont été adoptées et on voit mal comment maintenant on pourrait revenir en arrière. Par ailleurs,  la contestation globale de la politique libérale de Macron constitue un objectif trop flou et manquant de concrétisation pour la plupart des salariés. Le second élément sans doute essentiel, c’est la tentative d’instrumentalisation du mouvement  social par Mélenchon à des fins politiques. Il faut se rappeler qu’il y a encore quelques semaines l’objectif de Mélenchon était de réunir 1 million de personnes aux Champs-Élysées au motif de combattre ce qu’il appelle le coup d’État social et de contester la légitimité politique de Macron. En clair de renverser le gouvernement et de lui substituer et d’organiser des élections en vue d’une illusoire assemblée constituante (au Venezuela ! Par ailleurs en faillite financière et démocratique). Il est clair que les syndicats CGT comprise n’ont guère apprécié  que Mélenchon veuille prendre la tête du mouvement syndical. Pour  Éviter cette dérive politique, les syndicats se sont engagés dans la classique stratégie d’usure des mobilisations. Cela en multipliant les manifestations qui viennent à bout de l’enthousiasme y compris des plus convaincus. Résultat avec un tel taux de participants, les syndicats contestataires ne sont pas prêts de  se ridiculiser  à nouveau dans des manifestations avant le printemps au moins. Autre facteur explicatif,  les grandes divergences entre d’une part les syndicats purement contestataires type CGT, Sud, voire FO quand ça l’arrange, et les autres syndicats. Curieusement Mélenchon a fait porter l’échec de la mobilisation sur la division syndicale. Or lui-même n’est même pas capable de réunir l’unité des partis politiques de gauche et même d’extrême gauche. Cette tentative de politisation de la part des insoumis et de Mélenchon constitue une sorte d’arme fatale pour tuer toute perspective de mobilisation. Personne ne peut croire sérieusement au processus révolutionnaire qu’envisage Mélenchon.

 

 

Mobilisation « unitaire » contre les ordonnances

 

Mobilisation « unitaire » contre les ordonnances

 

Une curieuse mobilisation « unitaire » que prépare la CGT contre les ordonnances. Une mobilisation qui sera précédée d’une rencontre de toutes les organisations syndicales dont certaines refusent catégoriquement de se mobiliser dans la rue contre les dites  ordonnances. Du coup,  il faut s’attendre à une journée d’action fourre-tout  qui pourrait additionner tous les mécontentements afin de dépasser le slogan simpliste visant à abandonner totalement les ordonnances. Une journée qui pourraiat aussi étouffer la contestation de certains gauchistes ou corpos minoritaires  à FO voire à la CFDT. «L’ordre du jour de la réunion sera de réfléchir à une journée de mobilisation syndicale dans les prochains jours», a expliqué la CGT, qui en a déjà organisé deux, les 12 et 21 septembre. Cette journée de mobilisation pourrait se tenir le 19 ou le 20 octobre, selon un syndicat de la CGT, information que la confédération, contactée par Le Figaro, n’a pas confirmée. Cette rencontre se tiendra à la veille d’une journée de mobilisation dans la fonction publique, à l’appel de tous les syndicats du secteur – une unité que les syndicats ont échoué à obtenir contre les ordonnances et qui représente une première depuis 10 ans dans la fonction publique. Deux jours plus tard, Emmanuel Macron recevra les organisations syndicales et patronales pour parler des prochaines réformes sociales (formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage).

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

 

Pour satisfaire les gauchistes et les corpos de tout poil les syndicats pourraient se mettre d’accord sur une journée de protestation unitaire, un qualificatif à relativiser dans la mesure où les objectifs des différentes organisations sont différents voire contradictoires. Pour les uns,  il ne s’agit pas de contester les ordonnances relatives au code du travail mais d’exercer une pression préventive dans la perspective des réformes qui vont concerner la formation, l’apprentissage et l’assurance chômage. Pour d’autres,  évidemment surtout la CGT,  il s’agit de mettre au cœur du mécontentement une réforme du code du travail qui a été contestée avant même d’être connue. On Pourrait aboutir éventuellement à une journée un peu fourre-tout afin de tenter de rassembler les salariés du public comme du privé voire  même les étudiants. Bref il s’agirait d’une action assez baroque et confuse limitée cependant à une journée afin d’éviter les débordements. Une manière aussi de redorer un peu la popularité des syndicats dans les mobilisations récentes ont été relativement catastrophique.  Les organisations syndicales CGT, FO, CFE-CGC et CFTC devraient se réunir lundi pour discuter d‘une éventuelle mobilisation unitaire contre la réforme du Code du travail, ont dit jeudi à Reuters les organisations syndicales. Le président de la CFTC, Philippe Louis, qui se refuse pour l‘instant à appeler à une manifestation contre les ordonnances, a dit à Reuters qu‘il souhaitait surtout aborder la question des prochaines réformes sur la formation professionnelle, l‘apprentissage et l‘assurance chômage. Il doit encore faire approuver cette rencontre avec sa commission exécutive lundi. Il n’était pas encore possible jeudi de confirmer la présence de la CFDT.

Mobilisation code du travail : échec

Mobilisation code du travail : échec

 

 

On peut dire que la mobilisation du 21 septembre constitue un véritable échec pour la CGT à tel point que cette organisation n’a même pas voulu fournir de chiffres nationaux  précis quant à la participation des manifestants sur l’ensemble de la France. Le ministère de l‘Intérieur avait il y a dix jours dénombré 223.000 manifestants sur l‘ensemble du territoire, la CGT 500.000. La centrale parle de “200 rassemblements”, de “milliers d‘arrêts de travail” et de “plusieurs centaines de milliers de manifestants”, sans plus de précision. “Globalement, les chiffres des manifestants sont peut-être un peu inférieurs à la fois précédente”, a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez sur France info. A Paris, la police a recensé 16.000 personnes, soit 8.000 de moins que lors de la dernière manifestation. La CGT a compté 55.000 participants, contre 60.000 il y a dix jours. La manifestation s‘est globalement déroulée dans le calme, sans blessé selon la préfecture de police de Paris. Une personne a été interpellée pour détention de produits dangereux destinés à la confection de cocktails Molotov. A Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a dénombré 4.500 manifestants contre 7.500 le 12 septembre. A Bordeaux, la préfecture a compté 3.000 participants, contre 10.000 selon la CGT. A Lyon, ils étaient 3.500, selon la police, et à Toulouse, 4.000 selon la police. Cette fois-ci encore, les instances dirigeantes de FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC n‘ont pas appelé à rejoindre le mouvement et la CGT les a appelés à l‘unité. Les retraités ont appelé à une manifestation contre la hausse de la CSG le 28 septembre, et les fonctionnaires contre le gel de leur rémunération, le 10 octobre. A partir du 25 septembre, ce sont les routiers qui prévoient des blocages, notamment dans des dépôts de carburant. “J‘ai été clair durant ma campagne à propos de ces réformes. J‘ai expliqué ces réformes, j‘ai présenté ces réformes pendant des semaines et j‘ai été élu pour cela”, a déclaré le président de la République mardi à la chaîne de télévision américaine CNN. “Je crois en la démocratie, mais la démocratie n‘est pas dans les rues”, a-t-il dit, avant de préciser mercredi, lors d‘une conférence de presse qu‘il n‘y aurait “aucune complaisance” vis-à-vis d’éventuelles violences.

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