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Mobiles: fin des forfaits illimités ?

Mobiles: fin des  forfaits illimités  ?

Tandis que le Conseil National du Numérique propose la fin des forfaits mobiles et Internet Frans Imbert Vier, PDG d’UBCOM*, préconise plutôt de travailler à la compression du coût carbone du numérique plutôt que d’en limiter l’accès.

 

« Le rapport du Conseil National du Numérique (CNNum) « Numérique et Environnement » publié en juillet formule des dizaines de propositions pour concilier les deux. Parmi elles, figure la fin des forfaits internet illimité des box internet et des mobiles. A la suite de sa publication, une polémique s’en est suivie poussant le CNNum à publier un communiqué de presse laconique dans lequel il rappelle que ce n’était qu’une suggestion. Cela révèle le décalage de l’institution avec la réalité du terrain, mais surtout l’absence de vision sur l’enjeu numérique et l’internet en général.

Proposer de limiter un forfait à l’usage engendre automatiquement une discrimination sociale en affaiblissant l’accès aux contenus de qualité aux classes modestes. Si le numérique génère une aussi grande empreinte carbone que l’aéronautique, la bonne proposition est de consommer local comme cela fut suggéré avec le train pour les vols de moins d’une heure. Consommer local en numérique, c’est consommer une solution européenne et au mieux française en incitant les opérateurs à déployer la 5G sur des technologies européennes et non chinoises, déployer des réseaux sociaux d’entreprises françaises comme Whaler, distribuer des firewalls suédois, consommer des clouds français, utiliser la visioconférence française Tixeo, exploiter Nexidis pour supplanter Microsoft, etc. Là, cette démarche écologique et sociale profite au bien commun, à l’économie, à notre indépendance numérique tout en réduisant de facto l’empreinte carbone.

À l’heure où la souveraineté numérique s’impose comme une évidence politique et économique, le CNNum aurait dû se pencher sur l’optimisation de la consommation des technologies européennes. Consommer une visioconférence sur Zoom qui exploite un flux transcontinental Europe/USA/Asie/Europe n’est pas très écologique quand l’offre française exploite un flux qui reste… en France !

La pénalisation de l’usage d’internet censé être universel et accessible à tous sans limitation, inscrirait la France dans la même politique que celle validée par le président Trump quand il a aboli la neutralité du Net. Depuis, un citoyen américain, en fonction de son abonnement et donc du prix n’obtient plus la même richesse de réponses sur une question posée à Google qu’un abonné exploitant l’opérateur qui aura le mieux négocié son forfait et son contenu.

Cette proposition de limitation des forfaits internet reste socialement inégale, dangereuse, car elle inciterait les opérateurs à filtrer les contenus et les usages. Ainsi la liberté d’expression et de savoir en serait altérée. Et ceci constitue l’un de nos droits les plus fondamentaux, celui de l’égalité des chances que la crise du Covid-19 aura déjà très violemment entamée.

Enfin, avec l’arrivée de la 5G, cette démarche serait contre-productive pour tous. Les opérateurs y perdraient des consommateurs potentiels sur certaines catégories de nouveaux contenus générés par la 5G. Les consommateurs limiteront leurs usages au détriment du marché publicitaire qui reste la première source de revenus des acteurs numériques.

L’égalité des chances, la compétitivité française et la contribution de la nation à réduire son empreinte carbone au travers du numérique passent aussi par offrir des solutions d’optimisations de la consommation et la compression du coût carbone de l’usage. Il faudrait donc demander à Google, Microsoft et Amazon d’afficher un indicateur individuel qui indiquerait que le film que l’on vient de voir ou la visio conférence que l’on vient de finir aura produit tant de grammes (ou tonnes) de CO2 ! C’est en sensibilisant et en expliquant qu’on optimise les usages et qu’on régule la consommation au bénéfice de l’écologie. Internet doit rester gratuit. Il ne l’est déjà plus. Inciter le marché à valoriser l’usage serait un pas en arrière de plus.

*UBCOM est une start-up suisse spécialisée dans la protection du secret des affaires et la souveraineté des données.

Mobiles : des zones blanches toujours délaissées

Mobiles : des zones blanches toujours délaissées

 

 

C’est le flou artistique concernant les zones blanches vis-à-vis desquelles s les opérateurs avaient accepté les contraintes du régulateur. En fait on est incapable de dire s’il y a eu ou non des progrès. De fait l’évaluation n’est pas évidente concernant la nature exacte de la couverture technique réelle . Beaucoup de couverture ne sont que partielles. De temps en temps, les utilisateurs peuvent accéder au réseau mais selon l’environnement météorologique notamment l’accès peut n’être que temporaire. Il y a les zones complètement blanches c’est-à-dire complètement dépourvues de réseaux mais surtout nombre de zones à couverture temporaire. Exemple ces régions qui reçoivent des SMS ou des messages le lendemain de leur émission ! Dans le cadre d’un accord, baptisé « New Deal », signé en janvier 2018 entre l’Etat et les opérateurs, ces derniers se sont engagés à en finir avec les zones blanches, ces territoires où le mobile ne passe toujours pas. A l’initiative des collectivités, l’Etat sélectionne régulièrement, via des arrêtés, des centaines de villages et sites à couvrir. Les opérateurs ont ensuite deux ans, au maximum, pour y installer des pylônes de téléphonie et les mettre en service. Un premier arrêté, qui prévoyait la construction de 485 pylônes, a été publié le 4 juillet 2018. Alors que la période de deux ans pour bâtir ces infrastructures s’est achevée, l’Arcep, qui doit vérifier si les opérateurs ont bien respecté leurs obligations, n’est toujours pas en capacité de vérifier si les zones blanches se sont réellement réduites.

Mobiles-Smartphones : dangers des ondes électromagnétiques

Mobiles-Smartphones : dangers des ondes électromagnétiques

Certains smartphones seraient dangereux, ceux  mis en vente avant 2016 doivent être retirés de la circulation, ou au moins mis à jour, car ils émettent trop d’ondes et dépassent les normes les plus récentes quand ils sont portés dans la poche d’une veste, juge lundi l’agence sanitaire Anses. Les problèmes des ondes électro magnétiques c’st que leur nombre ne cessent de se développer avec les différents équipements de habitat ou de son environnement. Par ailleurs la technique 5 G est critiquée pour la puissance des ondes électromagnétiques. Extrait d’un article de L’INRS :

Pour une très large gamme d’intensités, les champs électromagnétiques peuvent avoir des effets, directs ou indirects, sur la plupart des systèmes physiologiques. Ils peuvent également perturber le fonctionnement des dispositifs médicaux actifs implantés ou non comme les pacemakers ou les pompes à insuline. La survenue de tels effets à court terme est réduite par le respect des valeurs limites et des bonnes pratiques de prévention.
Les articles R. 4453-3 et R. 4453-4 Code du travail définissent des valeurs seuils en fonction des effets sur la santé.

Les champs électriques statiques peuvent provoquer des réactions cutanées. En effet, ils induisent au niveau de la peau des personnes exposées une modification de la répartition des charges électriques. Cette modification est perceptible surtout au niveau des poils et des cheveux (seuil de perception : 10 kV/m, seuil de sensations désagréables : 25 kV/m).
Les champs magnétiques statiques peuvent être à l’origine :

  • d’une modification de l’électrocardiogramme (ECG) au-delà de 8 T ;
  • d’effets sensoriels (nausées, vertiges, goût métallique au-delà de 2 T).

Ces effets peuvent survenir en cas d’exposition à un champ magnétique statique de très grande intensité et lorsqu’on se déplace dans le champs.

Ces effets sont fonction de la densité de courant induit dans l’organisme humain (produit du champ électrique interne et de la conductivité du corps humain). L’unité de cette densité de courant induit est l’ampère par mètre carré (A/m2).

Effets dus aux courants induits en fonction de leur densité

  • Inférieure à 10 mA/m2 : pas d’effet connu sur la santé
  • De 10 à 100 mA/m2 : effets visuels et nerveux, soudure des os
  • De 100 à 1 000 mA/m2 : stimulation des tissus excitables
  • Supérieure à 1 000 mA/m2 : fibrillation

Cancérogénicité

Sur la base de plusieurs études épidémiologiques mettant en évidence un risque accru de leucémie chez des enfants vivant à proximité de lignes à haute tension, le CIRC a classé les champs électromagnétiques très basses fréquences (inférieur à 100 kHz) comme « peut-être cancérogènes pour l’homme » (groupe 2B).
En 2011, le CIRC a également classé les champs électromagnétiques radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’homme » (groupe 2B). Ce classement a été établi suite à quelques études épidémiologiques, sur la base d’un risque accru de gliome (un type de cancer malin du cerveau) associé à l’utilisation de téléphone sans fil.
À ce jour, il n’a pas été possible d’établir un lien de causalité entre les expositions incriminées et l’apparition de leucémies lors d’exposition à des champs magnétiques de très basses fréquences.

De manière générale, les études sont, à ce jour, insuffisantes pour conclure définitivement sur le caractère cancérogène ou non des champs électromagnétiques de basses ou hautes fréquences.

Troubles visuels

Des personnes soumises à un champ magnétique variable (autour d’une fréquence de 20 Hz et au-dessus d’un seuil d’intensité de 2 à 3 mT) ressentent parfois des troubles visuels, caractérisés par la perception de taches lumineuses appelées magnétophosphènes. A la fréquence du réseau électrique 50 Hz, ces troubles peuvent apparaitre à partir d’une exposition de la tête à une induction magnétique externe de 4 à 6 mT (source Icnirp 2010).

Hyperthermie due aux champs haute fréquence

Lors de l’exposition à des champs hautes fréquences (supérieur à 100 kHz), l’énergie absorbée par les tissus biologiques peut entraîner une augmentation de la température du corps entier (hyperthermie) ou d’une région. Cependant, le corps humain est capable, jusqu’à un certain point, de lutter contre cet échauffement par la thermorégulation. Cet échauffement des tissus se caractérise par le débit d’absorption spécifique (DAS) exprimé en W/kg.
L’exposition accidentelle à de fortes puissances peut entraîner des brûlures superficielles ou profondes.

Effet auditif dû aux impulsions hautes fréquences

Certaines personnes peuvent percevoir un effet auditif, spécifiques aux ondes pulsées hautes fréquences (de 0,3 à 6,5 GHz). Cette sensation est souvent décrite comme un « clic ». Les radars sont les principales sources susceptibles de générer cet effet.

Hypersensibilité électromagnétique et symptômes non spécifiques

Quel que soit le type de champ électromagnétique, certaines personnes se plaignent de symptômes non spécifiques tels qu’asthénie physique ou musculaire voire douleurs musculaires, fatigue, pertes de mémoire ou apathie contrastant avec une irritabilité anormale, troubles du sommeil, maux de tête, vertiges, malaise… L’inquiétude vis-à-vis de ce risque peut elle-même induire des effets sans rapport avec le risque réel.

 

Pour ces symptômes, non spécifiques et réversibles, il est difficile de préciser le rôle de l’exposition aux champs électromagnétiques, qu’elle soit environnementale ou professionnelle.

 

« A l’heure actuelle, les études scientifiques ne permettent pas d’établir un lien entre les symptômes ressentis par les personnes hypersensibles et une exposition prolongée ou non à des intensités de champs électromagnétiques rencontrés dans notre environnement quotidien.
De la même façon, il n’a pas été prouvé que les personnes électro sensibles réagissent de manière plus précoce que les personnes non sensibles à la présence de champs électromagnétiques.
En revanche, il est admis que les personnes hypersensibles aux champs électromagnétiques sont en état de réelle souffrance et celle-ci doit être prise en compte lors de traitements principalement centrés sur la prise en charge sanitaire des symptômes dans un cadre pluridisciplinaire.
Dans tous les cas, il est admis que cette prise en charge soit effectuée le plus tôt possible après apparition des premiers symptômes. »

Effets indirects

Les champs électromagnétiques peuvent être à l’origine d’effets indirects susceptibles de provoquer des dommages sur l’homme, d’être à l’origine d’un incident ou d’un accident, ou d’aggraver une situation de travail dangereuse.
Il peut s’agir :

  • du déclenchement d’une explosion ou d’un incendie du fait de l’apparition d’étincelles
  • d’un dysfonctionnement de systèmes comprenant des composants électroniques
  • de la projection d’objets ferromagnétiques en présence d’un champ statique puissant.

 

Les effets indirects spécifiques aux basses fréquences sont dus aux courants de contact qui apparaissent lorsqu’une personne touche un objet métallique isolé de la terre et se trouvant dans le champ. Les effets apparaissent à partir de certains seuils dépendant de leur fréquence.
L’ensemble des effets indirects de l’exposition aux champs électromagnétiques est précisément décrit dans le « Guide non contraignant de bonnes pratiques pour la mise en œuvre de la directive 2103/35/UE » vol 1.

Effets sur les implants médicaux

Les implants passifs (broches,plaques, vis ou stent par exemple), lorsqu’ils contiennent des matériaux conducteurs, peuvent être parcourus par des courants induits à l’origine d’échauffement des tissus en contact avec l’implant. Sous l’effet de champs magnétiques statiques intenses, le risque est alors le déplacement de l’implant par attraction lorsque l’implant est ferromagnétique.
Les implants actifs (stimulateur cardiaque, défibrillateur, stimulateurs neurologiques, valves neurologiques) peuvent subir des dysfonctionnements électriques et/ou électroniques (déprogrammation, reprogrammation, arrêt, stimulation ou inhibition inappropriés).

Les dispositifs médicaux actifs portés près du corps (pompe à insuline,…) peuvent aussi être le siège de dysfonctionnements lors de leur exposition à des champs électriques ou magnétiques dont l’intensité est parfois inférieure aux limites d’exposition fixées pour le public.

Pour ce qui concerne les enfants à naître, il apparaît de façon générale que l’exposition aux champs électromagnétiques aux niveaux les plus fréquemment rencontrés ne semble pas accroître le risque de mauvais développement du système nerveux ou d’hyperthermie.

 

En tout état de cause, la réglementation prévoit que lorsque, dans son emploi, la femme enceinte est exposée à des champs électromagnétiques, son exposition doit être maintenue à un niveau aussi faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre en tenant compte des recommandations de bonnes pratiques existantes, et dans tous les cas, à un niveau inférieur aux valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques.

Dans son rapport, «l’Anses recommande que des mesures soient prises afin que les utilisateurs ne soient plus exposés à des DAS supérieurs à 2 W/kg, par exemple par le biais de mises à jour des logiciels des téléphones (ou) le rappel de téléphones». En attendant, l’Anses préconise de ne pas transporter ces appareils trop près du corps.


Pour parvenir à ces recommandations, l’Anses a tenu compte «des expositions potentiellement élevées lorsque les téléphones sont placés très près du corps» et «des incertitudes qui subsistent sur les éventuels effets sanitaires à long terme» des ondes émises par les téléphones. Outre les modèles d’avant 2016, il arrive que des téléphones «présentant des valeurs de DAS élevées lorsqu’ils sont placés près du corps (soient) encore mis sur le marché», rappelle l’Anses.

Mobiles zone rurale : moitié moins de puissance qu’en ville

Mobiles zone rurale : moitié moins de puissance qu’en ville

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Même si on constate un progrès, la campagne est encore mal desservie et en moyenne ne bénéficie que d’une puissance 50% plus faible qu’en zone dense ; Non seulement le maillage est notoirement plus lâche en zone rurale avec encore des zones blanches, aussi des zones grises où les portables fonctionnent en mode alternatif mais selon la dernière enquête le débit moyen en téléchargement atteint 28 Mbit/s dans les zones rurales. Il s’agit d’une nette amélioration par rapport à 2018, où il n’était que de 14 Mbit/s. Reste que ce chiffre demeure plus de moitié moins important que dans les grandes villes et territoires très densément peuplés, où il se situe à 62 Mbit/s. la zone rurale est mieux desservie mais demeurent des disparités dans la qualité de service ; Des différence qui vont encore s’accentuer avec la 5G qui prioritairement concernera les agglomérations sans parler du câble théoriquement qui devrait desservir tout le territoire mais n’atteindra certainement pas les campanes éloignées compte tenu du coût. Notons que curieusement l’opérateur historique Orange qui d’une certaine manière bénéficie d’un avantage concurrentiel n’est pas celui qui accorde le plus d’importance à l’aménagement du territoire en matière de télécom. En effet dans les campagnes, c’est Bouygues Telecom qui ressort en tête des opérateurs fournissant la meilleure qualité de service. Il se démarque surtout de ses rivaux Orange et SFR pour les services de vidéo en ligne et de navigation Web. Free, qui est arrivé plus tard que ses concurrents dans le mobile et s’est d’abord concentré sur la couverture des grandes villes, ferme logiquement la marche. Dans un communiqué publié ce mardi, Bouygues Telecom s’est félicité de ce résultat.

« Pour la deuxième année consécutive, Bouygues Telecom s’impose donc comme l’opérateur de référence en France pour toutes les villes et tous les villages de moins de 10.000 habitants, s’est réjoui Bouygues Telecom. L’opérateur des territoires propose désormais la qualité et la puissance de son réseau 4G à plus de 99% de la population métropolitaine. »

 

Il faudrait ajouter qu’Orange normalement chargé de l’entretien du réseau cuivre laisse ce dernier dans un état très inquiétant.

Mobiles 4G : la France en retard

Mobiles  4G : la France en retard

Alors qu’on parle surtout du câble pour rattraper le retard de la France en matière de numérique, bon nombre de localités sont encore à espérer des relations par mobile satisfaisante (téléphone et internet). De toute manière il est clair que le câble ne pourra desservir que les zones très denses et que les résidents des autres territoires devront se satisfaire de la 4G en attendant la 5G. Selon une étude publiée récemment par la société britannique OpenSignal, spécialiste des cartes de couverture mobile, l’Hexagone reste un mauvais élève, au niveau mondial, concernant la 4G. La France échoue à une piètre 65ème place en matière de « disponibilité » de cette technologie mobile – un indicateur maison qui mesure le temps moyen pendant lequel les utilisateurs accèdent à la 4G. Avec un score de 62,51%, l’Hexagone se situe par exemple derrière le Cambodge (68,95%), la Grèce (71,15%) ou l’Inde (84,03%). Sachant que ce classement est logiquement dominé par la Corée du Sud (96,69%) et le Japon (84,11%), qui ont déployé à toute vitesse le très haut débit mobile ces dernières années.  Côté débit moyen en 4G, la France n’est guère mieux lotie. Avec 22,66 Mb/s, elle se situe à une peu reluisante 35ème place. C’est moins bien, par exemple, que l’Equateur (26 Mb/s), la Croatie (27,94 Mb/s) ou la Bulgarie (33,6 Mb/s). Sachant que ce classement est ici dominé par le trio Singapour (46,64 Mb/s), Corée du Sud (45,85 Mb/s) et Norvège (42,03 Mb/s). Ces résultats viennent, quoi qu’il en soit, appuyer la volonté du gouvernement d’accélérer sensiblement la couverture en 4G du territoire. A ce jour, il resterait au moins 550 hameaux et villages où le mobile ne passe toujours pas, sans compter celles ou la connexion ne passe qu’épisodiquement.

Radars mobiles à « cash » privatisés

Radars mobiles à « cash »  privatisés

La vitesse excessive est évidemment un facteur explicatif important de l’insécurité routière mais reste à savoir si le fait de confier au privé les radars mobiles va renforcer cette sécurité ou constituer une énorme machine à cash. L’association 40 millions d’automobilistes dénonce la volonté du gouvernement « d’externaliser » le pilotage des voitures équipées des radars embarqués, y voyant « une privatisation » et craignant « des dérives« .  Le dispositif sera expérimenté « à partir de fin août« , a indiqué ce jeudi, le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe. « Lorsque vous prenez une voiture, qui appartient peut-être à l’Etat, mais qui est conduite par une société privée (…), ça s’appelle quand même une privatisation« , a expliqué sur France Info, ce jeudi, le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, Pierre Chasseray. Pour lui, cette nouvelle gestion vise à transformer les radars mobiles en « machines à flash et à cash pour l’Etat. La société privée va devoir flasher beaucoup pour conserver ses contrats, cela paraît évident (…) Lorsque vous avez plusieurs sociétés mises en concurrence en France, c’est celle qui obtient les meilleurs chiffres qui remporte les marchés« , assure Pierre Chasseray. Le gouvernement dément cependant  toute volonté de privatiser les radars embarqués, préférant parler d’externalisation auprès de prestataires agréés par l’Etat. « On nous a vendu à peu près le même discours au moment de la privatisation des autoroutes, pardon, il ne fallait pas dire privatisation mais concession et délégation de service public. C’est une privatisation aussi, et on a vu les dérives« , a regretté le délégué général de 40 millions d’automobilistes. Manuel Valls avait annoncé le 2 octobre dernier, lors d’un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) l’externalisation de certaines tâches des contrôles par radars mobiles nouvelle génération (RMNG). Objectif affiché du gouvernement : enrayer la hausse de la mortalité routière enregistrée en 2014 (3.385 morts sur la route, soit une hausse de 3,5% par rapport à 2013) et 2015 (3.464 morts sur la route, soit une hausse de 2,4% par rapport à 2014).

 

(France info)

 

Mobiles : vente de Bouygues Telecom à Free ?

Mobiles : vente de  Bouygues Telecom à Free ?

Bouygues est aujourd’hui prêt à céder son réseau mobile pour 1,8 million d’euros, selon le Journal du dimanche, qui parle de « trois jours et trois nuits de négociations secrètes ». Des négociations qui recompose totalement le paysage de la téléphonie mobile française, et auxquelles le gouvernement n’est pas, a priori, hostile : « Si on revient à trois (opérateurs), on est plus fort que si on subsiste à quatre », dit ainsi Arnaud Montebourg au Parisien. De quoi s’agit-il précisément ? On le sait, Bouygues est candidat au rachat de son concurrent SFR, tout comme Numericable d’ailleurs. Bouygues ne pourra être choisi qu’après l’avis de l’Autorité de la concurrence… D’où cette vente-coup de théâtre. Bouygues est prêt à céder l’intégralité de son réseau mobile, « pour un montant pouvant aller jusqu’à 1,8 milliards d’euros », annonce Olivier Roussat, le PDG de Bouygues Telecom. L’accord porte sur « 15.000 antennes et un portefeuille de fréquences, dont une partie pour la 4G ». A condition… que Bouygues acquière SFR. Tout le monde sortirait gagnant d’un tel montage, semble dire le PDG de Bouygues Telecom : «Nous apportons une réponse immédiate aux impératifs de la concurrence. En cas de fusion avec SFR, nous aurions un réseau de trop. Là, il y a un acheteur qui va recréer une dynamique concurrentielle. Cette solution clé en mains devrait faciliter le mariage avec SFR et rassurer Vivendi ». Et Free deviendrait un opérateur mobile à part entière. Voilà qui chamboulerait totalement le paysage, en tout cas. Aujourd’hui, Orange a 27 millions de clients, SFR 21 millions, Bouygues 11 millions et Free 7,4 millions. Mais Free, qui n’a pas beaucoup de relais 3G, s’appuie beaucoup sur son contrat d’itinérance signé avec Orange.

Mobiles : l’arrivée de Free Mobile a bousculé le paysage

Mobiles : l’arrivée de Free Mobile a bousculé le paysage

L’arrivée début janvier du nouvel opérateur avec des tarifs très agressifs a contribué à une baisse des prix généralisée, qui a satisfait les consommateurs, mais dont les opérateurs ont prévenu qu’elle ne serait pas sans conséquence pour l’économie des entreprises et l’emploi.  Bouygues Telecom, qui publiera le 15 mai son chiffre d’affaires pour le premier trimestre, prévoit d’ores et déjà un recul de 10% de ses ventes en 2012 et a annoncé jeudi la première étape d’un mouvement de consolidation en rachetant l’activité télécoms du groupe d’électroménager Darty.  En rachetant cette activité pour un montant non dévoilé, Bouygues Telecom va d’abord s’accaparer les 300.000 abonnés de téléphonie fixe (un tiers de clients très haut débit, deux tiers de clients ADSL) et les 40.000 abonnés mobile de Darty qui s’était lancé en 2006 dans l’aventure des télécoms avec le fixe d’abord puis le mobile.  Le groupe d’électroménager va également représenter un nouveau canal de distribution pour Bouygues Telecom en distribuant dans ses 226 magasins français l’ensemble des offres fixes et mobiles de l’opérateur et en prenant en charge le service client des offres Bouygues Telecom souscrites dans ses magasins, tout en continuant à commercialiser parallèlement la marque Darty.  Mercredi, Bouygues Telecom qui a annoncé en début d’année sa volonté de « réaliser un plan d’économies de 300 millions d’euros » par an, avait confirmé la renégociation des contrats de ses sous-traitants français, dont celui de la chaîne de distribution Phone House.  De son côté, France Télécom a annoncé une baisse de son activité et de sa rentabilité opérationnelle au premier trimestre qui va de pair avec la perte de 615.000 clients mobiles en France sur la même période.  Orange France a ainsi subi 2,3 millions de résiliations, en partie compensées par l’arrivée de 1,7 million de nouveaux clients, ce qui représente une perte nette de 615.000 clients, contre une perte de 219.000 clients au premier trimestre 2011. Le recul du nombre de clients est de 0,7% sur un an, souligne le groupe.  Mais France Télécom a un atout que n’ont pas les autre opérateurs: le contrat d’itinérance 2G et 3G signé avec Free Mobile lui permettant d’accéder au réseau d’Orange moyennant une contrepartie financière qui « compense partiellement le recul du chiffre d’affaires » au premier trimestre, affirme le groupe. D’autant que l’intensité du trafic de Free va gonfler les revenus attendus.  Lors de sa signature en mars 2011, ce contrat devait rapporter 1 milliard d’euros sur 6 ans à France Télécom. Aujourd’hui, « la mise en oeuvre du contrat depuis le lancement des offres commerciales de Free Mobile en janvier 2012 amène le groupe à anticiper des revenus substantiellement plus élevés qui devraient dépasser le milliard d’euros sur 3 ans ».  Chez SFR, les conséquences de l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile s’étaient fait sentir fin mars avec la mise sur la touche de son PDG, Frank Esser, qui a été remplacé mercredi par Michel Combes, actuel directeur général Europe du groupe britannique de télécommunications Vodafone, qui prendra ses fonctions au 1er août.

 




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