Archive pour le Tag 'Mistral'

Les deux Mistral soldés à l’Egypte

Les deux Mistral soldés à l’Egypte

Les deux mistrals ont enfin été soldés officiellement à l’Égypte pour une somme qui devrait tourner autour de 1 milliard. Il s’agit bien de soldes car il restera environ 300 millions au compte de la  France du fait des frais entraînés par le refus de vente à la Russie. La marine égyptienne et le groupe Direction des constructions navales services (DCNS) ont signé samedi au Caire, en présence du Premier ministre français Manuel Valls et du président égyptien Abdel Fattah al Sissi, le contrat de vente de deux navires porte-hélicoptères Mistral. Des sources militaires françaises ont évoqué la somme de 950 millions d’euros pour cette vente, chiffre que Manuel Valls n’a pas confirmé lors d’une conférence de presse avec son homologue égyptien, Chérif Ismaïl.  Un accord de principe avait été trouvé le mois dernier pour la vente au Caire de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) construits aux chantiers navals de l’Atlantique à Saint-Nazaire et initialement destinés à la Russie. Leur vente avait été annulée en raison du conflit en Ukraine, que les Occidentaux estiment alimenté par Moscou.  La visite de Manuel Valls au Caire vise à conforter les liens avec l’Egypte, qui vient également d’acquérir 24 avions de combat Rafale de Dassault Aviation, commande notamment financée par des prêts des pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite. Elle s’inscrit dans le cadre d’un contrat franco-égyptien de 5,2 milliards d’euros qui comprend aussi des missiles et une frégate. Au Caire, Manuel Valls a dit son souhait de poursuivre la coopération franco-égyptienne dans le domaine de l’armement.  Les contrats passés ces derniers mois sont une « preuve de la densité de la confiance de la coopération dans le domaine de la défense, que nous allons prolonger », a-t-il dit.   »La France veut accompagner l’Egypte pour sa défense et sa sécurité », a aussi souligné le chef du gouvernement français. « Nous avons besoin d’une Egypte forte. »

 

 

lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

Mistral : une perte sèche de 200 à 250 millions

Mistral : une perte sèche  de 200 à 250 millions

 

Contrairement à ce qu’avait affirmé Hollande la revente des Mistral n’est pas tout à fait une opération blanche. Ce que démontre aussi bien un rapport de l’Assemblée nationale que du Sénat. La perte sèche pourrait être de 200 à 250 millions. Le rapport d’un sénateur du parti Les Républicains (LR), Dominique de Legge, examiné mardi par la commission, estime que la perte pour l’Etat pourrait être comprise entre 200 millions et 250 millions d’euros. Avant revente des deux navires à l’Egypte, l’annulation du contrat russe représente pour l’Etat une perte financière d’environ 1,1 milliard d’euros, explique-t-il. Un chiffre auquel était également parvenu le député socialiste Michel Vauzelle dans un rapport similaire à l’Assemblée nationale. « Si l’accord avec l’Egypte se concrétise, l’Etat récupèrera via Coface (NDLR : organisme d’assurance crédit) une fraction du produit de la vente des BPC, dont on peut provisoirement estimer qu’elle se situera entre 850 millions et 900 millions d’euros », poursuit Dominique de Legge. Résultat : une perte sèche de 200 à 250 millions. Les industriels subiront pour leur part une perte de marge évaluée à 150 millions d’euros, du fait de la rupture du contrat russe pour cause de crise ukrainienne, selon le rapport. « La France assurera la livraison de ces bateaux (à l’Egypte) sans rien perdre », avait déclaré le chef de l’Etat, François Hollande, le 23 septembre. Après examen du rapport de Dominique de Legge, la commission des finances du Sénat a estimé qu’elle ne pouvait pas donner un avis favorable au projet de loi autorisant la rupture du contrat avec la Russie

Le coût de non livraison des Mistral : plus d’un milliard !

Le coût de non livraison des Mistral : plus d’un milliard !

 

 

Au départ Hollande avait annoncé que l’annulation de la vente des Mistrals à la Russie serait une opération blanche. On ne devait rembourser que l’avance faite par les Russes. Avec le temps s’aperçoit que la facture risque d’être salée compte tenu des opérations d’entretien de montage et de démontage technique ainsi que des indemnités. Du coup la facture pourrait se monter à plus d’un milliard et on comprend que la France soit pressée de solder ces Mistral dans le prix intéresse de nombreux pays. Le démontage de matériels militaires russes intégrés aux deux navires de guerre de type Mistral, dont la vente par la France à la Russie a été annulée, devrait durer jusqu’en janvier, selon des informations transmises par un haut responsable français à des parlementaires et obtenues vendredi par l’AFP.  Le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), Louis Gautier, a également indiqué, lors d’auditions parlementaires organisées mardi à huis clos, que le montant total des indemnisations à verser au constructeur des navires militaires, le groupe DCNS, en attendant une éventuelle revente des navires, devrait grimper à 1,1 milliard d’euros.   »Les montants finalement garantis par la Coface pourraient être de l’ordre de 1,1 milliard d’euros, dont il faudra soustraire « le montant de la transaction » en cas de revente, a indiqué Louis Gautier aux élus, selon un résumé de l’audition obtenu par l’AFP. Cette estimation inclut notamment des frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel des navires, qui s’élèvent à 2 millions d’euros par jour, mais pas encore les frais de remplacement des matériels russes en vue d’une revente à un autre pays, dont le montant n’est pas encore connu.  Le SGDSN, qui était le négociateur français avec Moscou dans ce dossier, a toutefois réfuté la facture totale de 2 milliards d’euros avancée par Le Canard Enchaîné, un montant jugé « absurde » au sein de l’organe gouvernemental, qui dépend de Matignon. Le Canada, l’Inde, Singapour mais surtout l’Egypte ont exprimé leur intérêt « sérieux » pour les navires, a également expliqué Louis Gautier, alors que la France espère conclure rapidement une revente. « Les opérations de démontage et de retour en Russie sont prévues pour durer six mois », a indiqué Louis Gautier lors d’une double audition à l’Assemblée nationale puis au Sénat. Des équipes d’ingénieurs et techniciens russes, assistées d’équipes techniques françaises, sont à Saint-Nazaire pour effectuer ces travaux, a confirmé son entourage. Le projet de loi entérinant l’accord franco-russe après la décision de Paris de renoncer à livrer deux Mistral, du fait de l’implication de Moscou dans la crise ukrainienne, doit être débattu jeudi à l’Assemblée.  Quelque 949,7 millions ont déjà été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe dès la conclusion de l’accord avec Moscou le 5 août. Cette somme comprend l’avance de 893 millions versée par la partie russe, plus un montant de 56,7 millions payé par l’Etat français, qui couvre notamment des frais de formations de marins russes.

Mistrals français aux enchères ? Trop de candidats !

Mistrals  français aux enchères ? Trop de candidats !

Les Mistrals refusés aux russes seront nécessairement soldés compte tenu des coûts déjà engagés et de ceux à prévoir pour leur réaménagement aux normes  technique du pays acheteur. Du coup les candidats au rachat ce bousculent . Une dizaine de pays serait sur les rangs notamment l’Inde, l’Égypte,l’Arabie Saoudite,Singapour, Emirats arabes unis,Afrique du sud,   Malaisie, le Canada etc. Alors que le gouvernement présente son projet de loi ce mercredi pour entériner l’accord trouvé avec Moscou, Jean-Yves Le Drian s’active pour trouver des pays susceptibles d’acquérir les deux porte-hélicoptères. Selon La Tribune, la Malaisie et l’Inde sont notamment sur les rangs. L’exécutif s’apprête à solder un lourd dossier ce mercredi 26 août. Le gouvernement va en effet présenter en Conseil des ministres le projet de loi permettant d’entériner l’accord trouvé avec Moscou il y a deux semaines sur l’annulation de la vente des deux navires de guerre Mistral.  Cet accord, qui doit être ratifié par le Parlement, avait donné lieu à une véritable guerre des chiffres. Le Canard enchaîné avait évoqué un coût total pour les finances publiques tricolores proche de 2 milliards d’euros.  Un montant que Michel Sapin avait qualifié « d’inexact », ajoutant que les chiffres « sont inférieurs à 1 milliard » et que toutes les données de l’équation seront connues lorsque le traité sera adopté par les parlementaires.  Dans tous les cas, l’immobilisation des deux porte-hélicoptères coûte cher à la France. Philippe Migault, spécialiste des questions d’armement à l’Iris, estimaient dans le JDD que le simple coût d’entretien des navires à quai est de 1 à 5 millions d’euros par mois. D’où l’impératif pour Paris de trouver au plus vite des pays pour reprendre les deux Mistral. Le Monde rapportait que l’Egypte et l’Arabie saoudite étaient « prêtes à tout pour acheter les deux Mistral, citant une source diplomatique. « Le roi Salman d’Arabie saoudite veut constituer une flotte digne de ce nom, qui pourrait avoir une force de projection régionale, en mer Rouge et en Méditerranée », ajoutait cette source.  Néanmoins, ce sont vers d’autres pays que semble se tourner Jean-Yves Le Drian. La Tribune.fr rapportait ainsi mardi que le ministre de la Défense allait aborder le sujet lors de sa visite à Kuala Lumpur, dimanche prochain. « La Malaisie évoque déjà depuis une dizaine d’années l’achat d’un tel bâtiment pour sa marine », explique le site. L’un des Mistral pourrait ainsi être revendu à l’armée malaisienne.  Autre client potentiel: l’Inde. Toujours selon le journaliste spécialiste des questions de Défense, Michel Cabirol, au retour de son voyage en Malaise, Jean-Yves Le Drian ferait un crochet par l’Inde pour annoncer la signature d’une commande de 35 Rafale par New Delhi. Or, « l’Inde est également intéressée par le Mistral », rappelle LaTribune.fr.

 

 

Mistral : Mariani converti au Poutinisme

Mistrals : Mariani converti au Poutinisme

 

Ce n’est pas la première fois que Mariani (Les Républicains) se singularise par des positions à la fois iconoclastes et extrémistes. C’est vrai en politique intérieure comme en politique internationale. Une nouvelle fois il regrette que la France n’ait pas vendu les Mistral à la Russie. Pire il a  même rendu une visite officielle  à la Russie en Crimée (avec quelques autres personnalités(. En fait Mariani s’est  converti aux Poutinisme et de ce point de vue il est très exactement sur les mêmes positions que le Front National. Il considère que poutine est un chef d’État tout à fait  honorable et qu’il convient surtout de ne pas s’immiscer dans la politique d’expansion de la Russie, dans ses atteintes à la démocratie et aux droits de l’homme. Le député de la onzième circonscription des Français établis hors de France et ancien ministre des Transports sous Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani (Les Républicains), souligne donc « l’erreur du gouvernement » concernant, selon lui, l’annulation de la vente des navires militaires de type « Mistral » à la Russie. « Quelle erreur politique de ne pas avoir livré ce matériel, charge l’ancien vice-président de l’UMP. Ces navires n’ont strictement aucune conséquences sur la situation actuelle en Ukraine. » !! Et en Crimée ? Mariani devrait par ailleurs revoir sa géographie.

Les Mistral soldés ?

Les Mistral soldés ?

La facture des Mistrals non livrés à la Russie pourrait être très salée. Contrairement à ce qu’a affirmé le gouvernement la somme à débourser pour la d’une l’annulation du contrat dépassera est de très loin les chiffres annoncés ;  du coup,  le prix de la revente à d’autres pays sera loin de couvrir les coûts et d’une certaine manière ces Mistrals  devront être soldés d’autant que l’État n’a pas les moyens de les  acheter et a besoin de l’argent de cette vente. Le prix de vente sera par ailleurs hypothéqué par l’adaptation des équipements aux normes du pays acheteur. Le remboursement des frais engagés par la Russie pour l’achat des deux navires Mistral ne devait pas être supérieur à 1,2 milliard d’euros, soit la somme initiale de la transaction. Mais le prix annoncé par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian pourrait ne pas être le bon, selon une information du Canard enchaîné qui dans son édition du mercredi 12 août 2015 révèle que l’addition pourrait être bien plus corsée que prévue. En effet, l’hebdomadaire calcule une facture qui avoisinerait les 2 milliards d’euros, en totalisant toutes les dépenses que l’annulation de la vente engendre.  Si les avances versées correspondent bien aux 892 millions d’euros annoncés par les Russes, un second volet de l’accord prévoit que la France devra également restituer l’ensemble des équipements et des technologies russes déjà installées sur les deux bâtiments de guerre. Ainsi, plusieurs dépenses de différents ordres n’auraient pas été prises en compte par le gouvernement, qui devra remplacer ces équipements dans la perspective d’une revente des navires (une facture de 200 millions d’euros, selon une source proche du dossier citée par le Canard enchaîné), mais également payer la marge de la DCNS (le vendeur public des Mistral) qui prévoyait quelque 350 millions d’euros selon le journal satyrique.  En parallèle de ces remboursements, le Canard Enchaîné révèle que le Trésor devra également s’acquitter envers la Russie de « l’adaptation en version maritime de 32 hélicoptères K52 emmenés par les navires », « de la formation de 400 marins » ainsi que « des frais engagés pour aménager le port de Vladivostok ». Des frais supplémentaires auxquels s’ajoutent encore les manques à gagner induits par la perte d’un contrat « de plus d’un demi milliard d’euros » signé avec les entreprises DCNS, Thales et Safran. En outre, l’hebdomadaire rajoute « 400 millions d’euros d’activité des chantiers de Saint-Nazaire », disparus avec l’annulation de ces contrats.  À l’heure actuelle, plusieurs hypothèses sont émises quant à l’avenir des deux navires de guerre qui pourraient être vendus à l’Inde. Dans ce cas de figure, la facture pourrait être réduite.

Mistral : trop de candidats pour l’achat ?

Mistral : trop de candidats pour l’achat ?

Curieusement il y aurait maintenant une dizaine de pays candidats pour le rachat des Mistral dont on a refusé la livraison à la Russie. Pourquoi soudainement autant de pays ? Sans doute parce que la France sera contrainte de consentir un rabais sur le prix afin de se débarrasser rapidement de ces Mistral. Théoriquement l’opération devrait être blanche puisqu’on rembourse à la Russie son avance financière. Il faut cependant prendre en compte les frais accessoires de formation, de surveillance du navire et de mise aux normes techniques d’un nouvel état acquéreur. Autant de coûts qui sans doute ne seront pas pris en charge. Une dizaine de pays, dont l’Egypte, sont intéressés par le rachat des deux porte-hélicoptères Mistral dont la vente à la Russie a été annulée mercredi, a-t-on déclaré vendredi de source proche du dossier. L’Egypte négocie en outre actuellement l’exercice de son option d’achat de deux nouvelles corvettes Gowind, après en avoir acquis quatre en 2014, a-t-on précisé de même source. Le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, qui a inauguré jeudi en grande pompe l’extension du canal de Suez en présence de François Hollande, a commandé 24 Rafale en février, signant ainsi le premier contrat à l’export pour l’avion de combat français de Dassault Aviation. Le contrat, d’un montant de 5,2 milliards d’euros, comprenait également des missiles de MBDA et de Safran et une frégate multimissions Fremm fabriquée par le constructeur naval militaire public DCNS, détenu à 35% par l’équipementier Thales. »Le besoin initial de l’Egypte était de deux Fremm mais les contraintes budgétaires du pays empêchent actuellement toute négociation sur un deuxième bâtiment », dit-on de même source. La Fremm et les trois premiers Rafale livrés en juillet à l’Egypte ont participé à l’inauguration du nouveau canal de Suez, construit en moins d’un an pour un budget pharaonique de quelque huit milliards de dollars (7,3 milliards d’euros). « Il y a des projets sur beaucoup de matériels, mais c’est un pays qui n’a pas non plus de ressources financières considérables », renchérit-on de source diplomatique française.  En marge des célébrations, François Hollande et Abdel Fattah al Sissi ont discuté de l’éventuelle acquisition par l’Egypte des deux Mistral, a précisé cette même source, malgré les critiques des défenseurs des droits de l’homme en France au sujet de la répression orchestrée par le régime égyptien contre l’opposition. « Il n’y a pas de droit de veto donné à la Russie disant ‘non pas ce pays-là’. En même temps on ne va pas les vendre à l’Ukraine non plus », ajoute-t-on, allusion au désaccord affiché par la France face à l’attitude de Moscou vis-à-vis de Kiev.  Parmi les pays cités figurent aussi le Brésil, Singapour, l’Arabie saoudite et le Canada, lequel semblant le plus indiqué pour un navire conçu pour des mers froides, a précisé une autre source diplomatique. « La France devenant à nouveau propriétaire de ces bâtiments de projection et de commandement (BPC) à l’issue de l’accord du 5 août, des discussions vont pouvoir commencer rapidement », a-t-on déclaré dans l’entourage du président de la République, en ajoutant que l’armée française possédait déjà trois Mistral et n’avait pas besoin d’autres exemplaires. François Hollande a déclaré jeudi à des journalistes que Paris n’aurait aucune difficulté à trouver un repreneur pour les deux Mistral, sans coût supplémentaire pour le pays. DCNS avait cependant estimé en février à plusieurs centaines de millions d’euros l’investissement nécessaire pour adapter les deux navires à un nouveau client. Le constructeur naval doit déjà débourser un million d’euros par mois pour les entretenir dans l’attente de leur repreneur. Les équipements russes qui avaient été installés pour les deux Mistral, prévus pour être livrés en octobre 2014 et octobre 2015, seront retirés dans les prochaines semaines, une fois ratifié en septembre par le Parlement français le projet de loi validant l’annulation du contrat. Le prix remboursé par la France à la Russie, inférieur au montant total de 1,2 milliard d’euros du contrat, devrait toutefois dépasser les quelques 800 millions d’euros que Moscou avait déjà acquittés lors de la suspension du contrat par François Hollande en 2014, puisqu’il comprend aussi les frais de formation. ».

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

Mistral : Mariani pour la vente aux russes

 

 

Une nouvelle fois Thierry Mariani se distingue en regrettant que la France n’ait pas vendu les Mistrals aux Russes. Dans cette affaire, comme dans bien d’autres,  Mariani est très proche des positions du FN. En gros chacun chez soi, le nationalisme comme repères et le business avant les considérations politiques, démocratiques et humanitaires. Mariani n’a même pas hésité à se rendre en voyage officiel en Crimée territoire qui a été  annexé par la Russie. Mariani regrette ce qu’il appelle la  »dérussification » des Mistrals. On pourrait regretter tout autant et même bien davantage qu’on ne parvienne pas à réussir la délepenisation  du logiciel politique de l’intéressé qui ne cesse d’accumuler les prises de position extrémistes dans tous les domaines. La France et la Russie ont en effet  trouvé un accord sur le dossier des navires Mistral dont Paris avait suspendu la livraison face à la crise en Ukraine. La Russie sera « exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat ». De son côté, la France aura « la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments ». Une négociation de huit mois vivement dénoncée par Thierry Mariani, député Les Républicains. « Cet accord, où en réalité on se plie à la demande anglo-saxonne, c’est vraiment un pas de plus vers l’abandon de ce qu’il nous reste d’indépendance nationale », a-t-il lancé. Le député a fait partie de la dizaine de parlementaires français partis en Russie fin juillet, pour faire notamment une visite en Crimée. Un voyage officiel vivement dénoncé par le chef du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux. On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes. Pour Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, l’accord franco-russe va coûter cher à la France. « Quel va être le coup final de cette opération ? On va aujourd’hui donner 1,2 milliard aux Russes, ce qui correspond en partie à ce qu’ils nous avaient déjà versés, mais aussi en partie aux coûts qu’ils ont eu », a-t-il déploré. Comme l’a annoncé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ce matin sur RTL, « un certain nombre de pays ont fait savoir leur intérêt » pour racheter les Mistral. Un achat qui selon Thierry Mariani, va devoir attendre la « dérussification » des Mistral. « Maintenant il faut ‘dérussifier’ ces bateaux. Par exemple les interfaces informatiques, les équipements divers coûtent 150 à 200 millions », a-t-il lancé.  Une transformation précédant une possible vente. « Enfin il faudra vendre ces bateaux. Il y a quoi ? Il y a 4-5 acheteurs possibles, et ces acheteurs savent très bien qu’on est pressé de vendre. Ce n’est pas le meilleur moyen pour négocier les prix », a résumé Thierry Mariani. « À la sortie, l’addition pour le contribuable français, ce sera 1,5 milliard. C’est aussi peut-être pour cela qu’en plein mois d’août, on essaie de faire passer la chose discrètement », a déploré le député Les Républicains. Un mois  d’aout qui  permet aussi aux seconds couteaux politiques sulfureux d’exister médiatiquement.

Mistral : la France rembourse la Russie

Mistral : la France rembourse la Russie

Le feuilleton du Mistral et terminer puisque la France a accepté de rembourser la Russie de ses avances financières consenties pour l’achat des astrales. L’annulation de la livraison par le conflit en Ukraine. Conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la vente à la Russie de ces deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) était estimée à 1,2 milliard d’euros, dont environ les deux tiers avaient déjà été payés par la Russie. Mais François Hollande a suspendu l’an dernier la livraison des deux navires en raison des tensions suscitées entre l’Occident et la Russie par la crise ukrainienne. Aux termes de l’accord de mercredi, Paris remboursera à Moscou l’intégralité des sommes avancées au titre du contrat et restituera les équipements russes installés sur les navires, précise l’Elysée dans un communiqué. Le Kremlin a de son côté déclaré que les sommes avaient déjà été transférées.  La Russie réclamerait à la France 1,163 milliard d’euros d’indemnisation pour rupture de contrat, a déclaré en mai une source russe au fait des négociations. L’accord fait suite à un entretien qui a eu lieu ce mercredi après-midi entre François Hollande et le président russe Vladimir Poutine. « Ils se sont accordés sur le fait que, désormais, ce dossier était clos », ajoute l’Elysée. « Moscou considère que le dossier des Mistral est complètement résolu », a confirmé le Kremlin.  Le constructeur des Mistral, DCNS, filiale à 35% de l’équipementier Thales, avait estimé en juillet à au moins un million d’euros par mois le coup d’entretien des deux porte-hélicoptères, dans l’attente d’une décision de la France et de la Russie. La livraison du Vladivostok, le premier des deux BPC construits à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), était prévue pour octobre 2014. Le deuxième BPC, baptisé Sébastopol, du nom de la ville de Crimée où est basée la flotte russe de la mer Noire, devait quant à lui être livré en octobre 2015. L’adaptation des Mistral pour un client de remplacement coûterait de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d’euros selon ses besoins, a dit le PDG de DCNS Hervé Guillou à des journalistes en février. Le Canada et Singapour, tout comme l’Egypte, qui vient d’acquérir une frégate multimissions Fremm et quatre corvettes Gowind, sont cités comme clients potentiels, mais DCNS s’est refusé à tout commentaire sur ce point.

 

Gonflé Poutine réclame le prix des Mistral et s’oppose à la revente !

Gonflé Poutine réclame le prix des Mistral et s’oppose à la revente !

 

Il est clair  qu’il y a refus de vente de la part de la France à propos des Mistral. Du coup les procédures commerciales internationales peuvent s’appliquer. Mais réclamer à peu près le prix des navires comme indemnité paraît pour le moins excessif. Il faut dire que Hollande pour ne pas trop se fâcher avec Poutine avait promis une  indemnisation voisine de ce que réclame la Russie. Au-delà du règlement du litige commercial, on pourrait peut être prendre en compte que la Russie s’est assise sur le droit international pour envahir l’Ukraine et s’approprier la Crimée ; Un léger détail sans doute sous estimé par Poutine et malheureusement par  Hollande également. En outre Poutine a le culot de s’opposer à la revente de se navires !   La Russie réclame en effet 1,163 milliard d’euros d’indemnisation à la France pour l’annulation du contrat portant sur la livraison de deux porte-hélicoptères Mistral, a-t-on appris vendredi de source russe au fait des négociations. Moscou s’oppose en outre « pour le moment » à ce que les deux navires soient revendus à un pays tiers pour des questions de « sécurité nationale », ont déclaré vendredi d’autres responsables russes. Le journal russe Kommersant a été le premier à rapporter vendredi, en citant des sources militaires russes, que Moscou avait refusé la proposition française d’un remboursement de 785 millions d’euros, conditionnée au feu vert de la Russie à la revente des Mistral à un pays tiers, et réclamait 1,163 milliard d’euros d’indemnisation. Le responsable russe interrogé par Reuters a confirmé ces chiffres. « La somme de 1,163 milliard d’euros est légèrement en-dessous de la valeur du contrat », a-t-il précisé sous le sceau de l’anonymat. Conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la vente à la Russie de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) est estimée à 1,2 milliard d’euros. Interrogé lui aussi sur des informations du Kommersant, le porte-parole du Kremlin a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un sujet de désaccord majeur entre les deux pays. « Le principe est le suivant: soit les bateaux, soit l’argent », a résumé Dmitri Peskov, ajoutant que Vladimir Poutine et François Hollande s’étaient entendus sur ce point lors d’un entretien le mois dernier en Arménie. Ben voyons ! 

 

Les Mistral russes vendus aux Chinois….ou à l’Etat Islamique ?

Les Mistral russes vendus aux Chinois….ou à l’Etat Islamique ?

Pas facile pour la France d’être à la fois un champion mondial de l’armement et en même temps de défendre la paix  et les droits de l’homme. Du coup avec cette contradiction , la France reste avec deux navires Mistral sur les bras  : ceux destinés aux russes. On pourrait bien les vendre mais à qui ?  une nation pacifiste et « démocratique » comme le Chine par exemple . A Cuba peut-être maintenant que les relations sosnt normalisées  après la visite de Hollande à Castro . Peut être même à l’Etat islamique si les riches pays arabes veulent bien continuer de financer le terrorisme. On a bien vendu des Rafle  à l’Egypte et au Qatar, alors ! On parle aussi du Portugal, de la Grèce  et de l’Argentine mais qui n’auraient pas les moyens financiers. Pourquoi pas à Monaco, là il y a les ressources (mais pas forcément les besoins) .  En tout cas cela fait des mois que les Mistral que la France a vendus à la Russie patientent dans le port de Saint-Nazaire, en attendant une hypothétique résolution du conflit russo-ukrainien. Finalement, il se pourrait bien que ces navires de guerre à la pointe de la technologie ne soient jamais livrés au Kremlin, mais plutôt à Pékin.  Les Echos, qui cite le journal pro-chinois de Taiwan, « Want China Times », avance ainsi que Paris pourrait proposer à Pékin d’acheter les deux bateaux. Ce n’est qu’une « rumeur née de l’arrivée samedi à Shanghai de deux navires de guerre », souligne le quotidien. Il se trouve que ces bateaux vont rester sept jours à quai, ce qui pourrait être l’occasion pour Paris de trouver un débouché pour ses deux Mistral, avance l’agence de presse Duowei News.  La livraison de cet arsenal aux Russes semble de plus en plus illusoire à mesure que le temps passe. Le président russe, Vladimir Poutine, a d’ailleurs évoqué, à l’occasion de sa conférence de presse annuelle, un remboursement des fonds déjà versés par le Kremlin pour ces navires. Dès lors, « l’option d’une vente de ces vaisseaux à un autre pays devient plausible » estime Les Echos.  Dans ce contexte, la Chine serait un client sérieux. Les médias locaux cité par le quotidien économique soulignent en effet que, le gouvernement chinois ayant dans l’idée de concevoir et de construire ses propres « bâtiments de projection et de commandement (BPC), il pourrait accélérer ses études en copiant le Vladivostock et le Sebastopol, les deux Mistral initialement destinés à Moscou.

Les Mistral russes à vendre ?

Les  Mistral russes à vendre ?

 

Comme il est vraisemblable que Poutine n’est guère disposé à assouplir ses positions sur l’Ukraine, toute livraison des Mistral à la Russie paraît deplus en plus hypothétique. Ne restera alors qu’à rembourser la Russie et à annuler la livraison des deux navires. Ce qu’envisage désormais Hollande.  La France et la Russie sont donc proches d’un accord sur l’annulation du contrat de livraison de deux navires de guerre de type Mistral et le remboursement des sommes engagées par Moscou, a-t-on appris vendredi de source russe proche des discussions.  François Hollande a proposé une solution « acceptable » qui permettrait à la France de « sauver la face » dans cet épineux dossier qui empoisonne les relations entre les deux pays, a-t-on précisé, sans donner plus de précisions.  Le président français a assuré de son côté, à l’issue d’un entretien avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à Erevan, qu’aucune décision définitive n’avait été prise. « Pour ce qui concerne le Mistral (…) j’en ai fixé les bases : soit le Mistral est livré, ce qui n’est pas aujourd’hui notre décision, soit il est remboursé dans les formes que nous avons à discuter », a-t-il déclaré, réaffirmant la position exprimée cette semaine. « C’est aussi simple que cela, et pour l’instant aucune décision n’est prise », a-t-il ajouté.  Mercredi, François Hollande avait réitéré que la livraison des deux bâtiments n’étaient pas possible dans l’environnement de tensions autour de la crise ukrainienne et laissé entendre pour la première fois que l’annulation du contrat n’était pas exclue en évoquant un possible remboursement.   »Nous accordons beaucoup de valeur à cette déclaration », a-t-on fait savoir vendredi de source russe.  De source diplomatique française proche des négociations, on disait en début de semaine que le contrat se trouvait désormais « dans les mains des avocats » qui tentent de trouver une issue acceptable pour les deux parties. Vladimir Poutine a pour sa part assuré mi-avril que la Russie n’imposerait pas de pénalités à la France si les coûts déjà induits pour son pays faisaient l’objet d’un remboursement. Conclu en 2011, le contrat est d’un montant de 1,2 milliard d’euros.  

 

Remboursement des navires Mistral à la Russie ?

Remboursement des navires Mistral à la Russie ?

 

« Pour l’instant, la livraison des Mistral n’est pas, dans le contexte que nous connaissons, possible ». a déclaré  Hollande  à deux jours d’une rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine.  Le délicat sujet, lié à la crise dans l’est de l’Ukraine, est au menu des discussions entre les deux dirigeants prévues vendredi à Erevan, en marge des cérémonies du centenaire du génocide arménien.   »Sur le Mistral, nous évoquerons toutes les hypothèses », a déclaré mercredi le président français lors d’une conférence de presse à Paris avec son homologue ukrainien Petro Porochenko. « Et pour l’instant je l’ai dit, la livraison des Mistral n’est pas, dans le contexte que nous connaissons, possible ». « Si les bateaux ne sont pas livrés, je ne vois pas comment ils peuvent être payés, c’est un principe assez simple (…) Selon les différentes hypothèses, vous aurez paiement ou remboursement », a-t-il ajouté. Conclue en 2011, la vente à la Russie de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) est évaluée à 1,2 milliard d’euros. La livraison du Vladivostok, le premier des deux BPC construits à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a été suspendue pour une durée indéterminée par la France l’an dernier en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne. Le deuxième BPC, baptisé Sébastopol, du nom de la ville de Crimée où est basée la flotte russe de la mer Noire, devait quant à lui être livré fin 2015 à la Russie.

 

Sondage : Les Français la livraison des Mistral à la Russie

 

Les français pourtant sévères quant à la responsabilité de Poutine dans le conflit ukrainien pensent qu’il faut cependant livrer les « Mistral » à la Russie. Les Français sont réalistes, ils ne désapprouvent pas les sanctions économiques mais considèrent que la non livraison des « Mistral » constitue une mesure vexatoire inutile. De fait, il ne faut sans doute pas donner des arguments supplémentaires à Poutine pour continuer de jeter des braises sur la guerre en Ukraine  car les Mistral dans ce conflit ne constituent pas un enjeu.  A une majorité très confortable (64%), les Français, dans un sondage IFOP- La tribune  sont favorables à la livraison des bateaux de projection et de commandement (BPC), de type Mistral, à Moscou. La marine russe en a commandé deux exemplaires au groupe naval DCNS pour environ 1,2 milliard d’euros dans le cadre d’un contrat conclu en juin 2011 sous l’ancien président Nicolas Sarkozy. Une majorité qui recrute aussi bien à gauche (66%) qu’à droite (71%). La semaine dernière, la Russie a officiellement envoyé une demande d’explication écrite à la France concernant son refus de lui livrer les navires de guerre Mistral, selon l’agence publique russe Ria-Novosti, citant une source militaire. Selon l’agence, qui cite une source anonyme au sein du Service fédéral russe de coopération militaire, ce dernier a adressé une demande à la direction générale de l’armement (DGA) « avec l’objectif de recevoir une réponse officielle« . « Pour décider de la suite, saisir un tribunal ou donner du temps à la France, la Russie doit disposer d’une explication écrite de la situation », a indiqué cette source. Les Français sont d’autant plus convaincus de la nécessité de livrer les deux Mistral à la Russie qu’ils considèrent, à une très large majorité (75%), que le refus de la France de remettre ces navires à la marine russe n’est pas efficace pour régler le conflit entre l’Ukraine et  la Russie. « L’opinion française est très déterminée sur ce sujet, notamment chez les plus de 35 ans (80%) », constate le directeur des études politiques à l’IFOP, Damien Philippot. Et de préciser que ce sondage s’écarte du « politiquement correct« . Une prise de position, alors même que 66% des sondés estiment que la situation dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie n’a pas évolué ces dernières semaines. Un sondage réalisé avant les nouveaux combats de ces derniers jours dans la zone de l’aéroport Serge Prokofiev de Donetsk, où les séparatistes ont lancé une offensive depuis jeudi. L’Union européenne restera ferme envers la Russie, y compris sur les sanctions, alors que les violences ont regagné en intensité dans l’est de l’Ukraine, ont décidé lundi les ministres européens des Affaires étrangères.

Mistral : Moscou menace la France

Mistral : Moscou menace la France

En colère, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a déclaré   »J’en ai marre, c’est un problème de réputation pour la France. Ils doivent remplir toutes leurs obligations selon le contrat », a-t-il ajouté avant de revenir aux sujets, en particulier l’Ukraine, qui a occupé une réunion ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), jeudi et vendredi. Or c’est précisément la guerre en Ukraine qui, de l’avis de la France, empêche la livraison du premier des deux navires Mistral que Paris a vendus à la Russie, un contrat qui déplaît aux Américains, dans le climat actuel d’un retour à une Guerre froide.  Le président François Hollande a ainsi annoncé le 25 novembre le report « jusqu’à nouvel ordre » de la livraison du premier Mistral, considérant « que la situation actuelle dans l’est de l’Ukraine » ne permettait toujours pas cette livraison. « Pour l’instant on ne livre pas », a encore déclaré vendredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avant d’ajouter : « On pourrait ne jamais livrer. Il faut que les Russes se rendent compte de cette situation ». « Je n’ai rien à commenter de plus, les responsables russes savent très bien ce dont il s’agit », a-t-il précisé à l’AFP, après les déclarations de M. Lavrov  Face au refus de M. Hollande d’honorer une vente conclue en juin 2011 par son prédécesseur Nicolas Sarkozy, Moscou a proféré des menaces d’amendes et de dédommagements, selon les termes négociés par les deux parties. Premier d’une série de deux Mistral, le Vladivostok devait initialement être remis à Moscou mi-novembre, dans le cadre d’un contrat de 1,2 milliard d’euros entre la Russie et le constructeur naval français DCNS.  Les Mistral sont des navires polyvalents, pouvant transporter des troupes, des hélicoptères, des chars, et mettre à l’eau des chalands de débarquement, grâce à leur radier, une « porte » aménagée à la surface de l’eau.  Véritables « couteaux suisses » des marines de guerre modernes, ils sont utilisés pour des opérations de projection, pour accueillir un état-major embarqué ou un hôpital équivalent aux besoins d’une ville de 25.000 habitants.  Diplomates et experts admettent qu’avec le Mistral, il n’y a pas de bonne solution : soit la France livre le navire, et elle se met à dos ses alliés avec lesquels elle impose des sanctions à la Russie pour l’obliger à négocier dans la crise ukrainienne. Soit elle ne le livre pas, et sa crédibilité en matière de contrats internationaux en sera affectée alors qu’elle tente de vendre son avion de combat, le Rafale, à plusieurs pays.  M. Hollande a déclaré à plusieurs reprises que le cessez-le-feu devait être pleinement respecté en Ukraine avant la livraison du Mistral.  Mais les combats meurtriers se sont poursuivis dans l’est de l’Ukraine, en dépit de la signature d’un cessez-le-feu négocié par la Russie le 5 septembre.

Mistral : face à la Russie nouveau coup de menton de Valls

Mistral : face à la Russie nouveau coup de menton de Valls

 

 

Valls a profité de l’absence de Hollande (au G20) pour se faire le champion de l’autorité et de l’indépendance de la France en intervenant à propos des Mistral (porte hélicoptères commandés par la Russie à la France). Une déclaration peut-être auusi pour gêner la discussion qui intervient au G20 sur ce sujet entre Hollande et Poutine.  Face aux menaces russes donc un  nouveau coup de menton de Valls, des coups de mentons souvent proches de la provocation et qui agacent de plus en plus l’Elysée.   « Personne ne «dicte sa conduite» à la France, a prévenu ce vendredi soir Manuel Valls. Une réponse à l’ultimatum lancé un peu plus tôt dans la journée par Moscou au gouvernement français, qui a refusé livrer le Mistral à la Russie mercredi, comme l’y invitaient pourtant les autorités russes depuis plusieurs semaines.  Moscou a ainsi laissé jusqu’à fin novembre aux autorités françaises pour remettre un premier navire militaire si elle ne veut pas s’exposer à de «sérieuses demandes de compensation», selon une source russe «haut placée» citée, vendredi, par l’agence Ria Novosti.  «J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’à ce stade, aujourd’hui, les conditions n’étaient pas réunies pour la livraison du Mistral», a déclaré ce vendredi soir le Premier ministre à la presse, en marge d’un déplacement à Auxerre. «La France honore ses engagements, mais la France est une nation qui compte, qui pèse dans le concert des nations et qui exige la paix en Ukraine. Et qui prend ses décisions de manière souveraine, sans que quiconque ne lui dicte sa conduite de l’extérieur», a assuré le Premier ministre. «Ce qui est essentiel, et François Hollande va l’évoquer aussi avec plusieurs chefs d’État et de gouvernement pendant le G20, c’est que l’on retrouve le chemin de la paix entre l’Ukraine et la Russie», a-t-il ajouté.«Nous en sommes malheureusement loin. Les tensions encore ces derniers jours, ces dernières semaines, sont là pour malheureusement le démontrer. Il y a la guerre, il y a des morts. On meurt tous les jours en Ukraine, à Donetsk», a déploré Manuel Valls. «Et tout doit être fait pour la paix. Chacun doit y prendre sa part.» L’annonce de Moscou a fait figure d’énième rebondissement dans le feuilleton Mistral. Vendus pour 1,2 milliards d’euros à la Russie sous le mandat de Nicolas Sarkozy en juin 2011, ces bâtiments de projection et de commandement se retrouvent au cœur d’un imbroglio diplomatico-militaire depuis la décision du président François Hollande de suspendre leur livraison au règlement politique de la crise ukrainienne. Fin octobre, Moscou avait affirmé avoir été invité à recevoir le premier de ces navires le 14 novembre à Saint-Nazaire. Une annonce immédiatement démentie par le constructeur, le groupe DCNS (chantier navals) et le gouvernement français. Mercredi, le ministre de la Défense réaffirme qu’«aucune date de livraison» d’un navire Mistral à la Russie «ne peut être fixée à ce stade».

Mistral : menaces de la Russie à la France

Mistral : menaces de la Russie à la France

 

 

Ce n’est pas une menace mais ça y ressemble. La Russie met la France en demeure de livrer les Mistrals (bâtiment porte hélicoptères) dans les 15 jours. En fait c’est la manifestation du durcissement de la Russie vis-à-vis du conflit Ukrainien, conflit dans lequel la Russie ne cesse  de soutenir les rebelles des provinces de l’Est. Moscou s’attend à de nouvelle représailles économiques et prend les devants en jouant sur le point fable de la France : l’emploi.  Si elle ne veut pas s’exposer à de « sérieuses » demandes de compensation, la France doit livrer le premier Mistral avant la fin novembre assure une source russe citée par l’agence Ria-Novosti.    »Nous nous préparons à différents scénarios. Nous attendrons jusqu’à la fin du mois. Et ensuite nous présenterons nos sérieuses réclamations » financières déclare cette « source haut placée à Moscou » citée par l’agence russe Ria-Novosti. Ce mercredi, le ministre français de la Défense a assuré qu’ »aucune date de livraison » d’un navire Mistral à la Russie « ne peut être fixée à ce stade ». Fin octobre Michel Sapin, le ministre des Finances  avait rappelé les conditions posées par la France : « Les conditions c’est quoi? C’est qu’en Ukraine nous soyons dans un dispositif qui va vers la normale, qui permette de détendre les choses ». Ce qui est très loin d’être le cas. Cette question devrait être au programme de la rencontre entre les présidents français François Hollande et russe Vladimir Poutine lors du sommet du G20 de Brisbane samedi et dimanche.

 

Porte- Hélicoptères Mistral pour la Russie : victime des hésitations de Hollande, le directeur est viré

Porte- Hélicoptères Mistral pour la Russie : victime des hésitations  de Hollande, le directeur est viré

 

Finalement c’est un directeur de la DCNS qui va payer les atermoiements de Hollande ; Hollande qui d’abord avait indiqué que le livraison des hélicoptères Mistral  n’était pas en cause au début du conflit en Ukraine, puis ensuite qui a décalé la date de livraison, promis ensuite de livrer pour maintenant ne plus savoir aujourd’hui ce que la France va faire exactement.  Hervé Guillou, le PDG de DCNS, a démis Yves Destefanis de ses fonctions. Ce dernier paye sans doute le courrier d’invitation envoyé aux Russes pour la livraison des porte-hélicoptères Mistral. Le courrier de DCNS invitant les Russes à assister le 14 novembre à la livraison du premier des deux Mistral qu’ils ont commandés continue de faire des vagues en interne. Yves Destefanis, le directeur du projet, a été « démis de ses fonctions » jeudi soir. L’annonce a été faite ce vendredi matin par Hervé Guillou, le PDG du chantier naval, à ses directeurs généraux.  Daté du 8 octobre et signé par Pierre Legros, le responsable des navires de surface de DCNS, ce courrier a provoqué une tempête médiatique quand il a été rendu public car officiellement, Paris martèle que la décision de livrer les deux porte-hélicoptères n’a pas été prise, les conditions en Ukraine n’étant pas réunies pour cela.  Dans son message interne, Hervé Guillou ne mentionne pas explicitement le courrier, mais il invoque, en substance, «des conséquences dommageables qui ne peuvent être mesurées à cet instant», toujours selon nos informations. Contacté, DCNS n’a pas souhaité s’exprimer. On peut comprendre que DCNS ait anticipé la possible livraison du premier des deux Mistral au cas où François Hollande donnerait son feu vert. On a du mal en revanche à croire qu’une invitation officielle puisse avoir été expédiée sans l’aval de l’Elysée.

 

Mistral: contrat est suspendu avec la Russie ….deux mois

Mistral: contrat est suspendu avec la Russie  ….deux mois  

Ce n’est pas vraiment une position très brillante et très courageuse, puisque la France a en fait reculé de deux mois la livraison des porte-hélicoptère à la Russie en raison de la situation en Ukraine ; En fait on a un peu  forcé la main à la France qui dans un premier temps avait demandé que cette affaire des « Mistral » ne soit pas comprise dans le vague de sanctions à légard de Poutine. La France a donc cédé aux pressions. L’Elysée  a indiqué, ce mercredi 3 septembre, que les conditions pour livrer le premier porte-hélicoptères Mistral à la Russie, ne sont pas réunies.   »Le contrat est suspendu jusqu’en novembre », indique une source diplomatique française. Et elle ajoute: « la France a entendu la pression de la communauté internationale ».  Cette décision fait suite à un Conseil restreint de défense réuni par François Hollande, ce même mercredi. Ce conseil a « examiné la situation en Ukraine », explique un communiqué émanant de la présidence de la République.   »Elle est grave. Les actions menées récemment par la Russie dans l’est de l’Ukraine contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe », poursuit le document.  Ainsi, «le Président de la République a constaté que, malgré la perspective d’un cessez-le-feu qui reste à confirmer et à être mis en œuvre, les conditions pour que la France autorise la livraison du premier BPC (bâtiment de projection et de commandement, ndlr) ne sont pas à ce jour réunies ». Des pressions de part et d’autres avaient été exercées au niveau diplomatique pour que la France annule ses livraisons à la Russie. Le Premier ministre britannique David Cameron avait notamment déclaré qu’il était « impensable de mener à bien cette commande ». François Hollande avait notamment indiqué, fin juillet, que l’annulation de la livraison du premier Mistral à la Russie pourrait entraîner un remboursement de 1,1 milliard d’euros. La décision de la France de suspendre la livraison du premier navire de guerre Mistral à la Russie en raison de la crise en Ukraine ne représente « pas une tragédie » pour Moscou, a assuré mercredi le ministère russe de la Défense « Le refus à ce contrat ne sera pas une tragédie pour nous en matière de plan de réarmement », a déclaré un vice-ministre russe de la Défense, Iouri Borissov, à l’agence officielle Itar-Tass. « Même si c’est bien évidemment désagréable et apporte certaines tensions dans les relations avec nos collègues français », a-t-il ajouté.

 

Vente de Mistral à la Russie : Hollande va couper la poire en deux ?

Vente de Mistral à la Russie : Hollande va couper la poire en deux ?

Très critiquée cette vente de porte hélicoptères à la Russie gène Hollande qui comme à son habitude cherche une synthèse impossible ; Du coup il pourrait livrer le premier Mistral et ne pas livrer le second (ou en différer la livraison en espérant que le conflit en Ukraine se sera apaisé). Le sujet était déjà brûlant, il l’est encore plus depuis le crash du Boeing de la Malaysia Airlines jeudi dernier, et le rôle supposé joué par Moscou dans l’armement des séparatistes dans l’est de l’Ukraine. Coup sur coup, Londres et Washington sont revenues lundi soir sur la vente programmée par la France de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. Une vente qui faisait déjà débat depuis plusieurs mois, en pleine crise diplomatiques entre Occidentaux et autorités russes. C’est d’abord le Premier ministre britannique David Cameron qui a ramené le sujet sur le devant de la scène, s’interrogeant sur l’opportunité du contrat. Lors d’un discours prononcé devant la Chambre des communes, il a clairement exprimé son opinion : « Il nous faut faire pression, avec tous nos partenaires, pour dire que nous ne pouvons continuer à faire des affaires comme à l’accoutumée avec un pays qui se comporte de cette façon« . Deuxième couche quelques heures plus tard, avec un haut responsable de l’administration américaine qui déclarait que les États-Unis étaient opposés à cette vente. Une ligne exposée par Barack Obama en juin dernier, qui avait déclaré qu’il « aurait été préférable » que la France suspende la vente. Lors d’un dîner lundi soir avec la presse présidentielle, François Hollande a ainsi été forcé de revenir sur le sujet, et sur les prises de position de ses alliés. Et le chef de l’État s’est montré ferme : « Le premier (Mistral) est quasiment achevé et va être livré, tel que cela est prévu, au mois d’octobre. Pour l’instant aucun niveau de sanction n’a été décidé pour empêcher cette livraison« . Mais il a ensuite prévenu : « Est-ce à dire que le reste du contrat, le deuxième Mistral, pourra être fait ? Cela dépendra de l’attitude la Russie« . Une déclaration qui ne devrait pas passer inaperçue à Moscou, qui perçoit bien l’embarras de la France dans ce dossier. Capitales notamment pour les chantiers STX de Saint-Nazaire, ces commandes ont donc toutes les chances d’être livrées. Seules de nouvelles sanctions économiques contre la Russie pourraient venir les empêcher. Mais, pour l’instant, cela ne semble pas à l’ordre du jour.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol