Archive pour le Tag 'missiles'

Missiles de la Corée du Nord : Nouvelle mise en danger de la région

 Missiles de la Corée du Nord : Nouvelle mise en danger de la région

 

Le régime de Kim Jong-un a effectué avec succès des tirs d’essai d’un nouveau « missile de croisière longue portée » durant le week-end, ses premiers tirs depuis mars, a annoncé l’agence officielle KCNA ce lundi.

Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), enseignant à Sciences-Po Paris, et spécialiste notamment de la Corée du Nord s’inquiète lundi 13 septembre sur franceinfo, après des tirs d’essai d’un nouveau missile de croisière longue portée par la Corée du Nord.

: Le Japon a-t-il raison d’évoquer l’existence d’une menace réelle et sérieuse pour la paix et la sécurité du pays ?

Antoine Bondaz : C’est le cas pour l’ensemble des pays de la région : la Corée du Sud, le Japon, mais aussi les États-Unis qui ont une présence militaire très forte dans ces deux pays. Ils ont des raisons de s’inquiéter parce que cela démontre que la Corée du Nord depuis ces dernières années poursuit son programme de développement, qu’il soit balistique en tant que tel ou pour l’ensemble de ces missiles. Ce sont des missiles de croisière à longue portée qui pourraient frapper notamment des intérêts japonais dans l’archipel. La Corée du Nord continue d’améliorer et de développer tous ses systèmes d’armes. C’est dans un contexte d’accroissement des capacités de l’ensemble des acteurs [Etats-Unis, Corée du Sud, Japon] que la Corée du Nord a testé ces deux missiles.

Et le développement de ces types d’armes, qu’est-ce que ça change ?

Ces deux dernières années, la Corée du Nord a multiplié les essais balistiques à courte portée. Ce qui diffère avec le double essai de ce week-end, c’est que c’est un missile de croisière qui voyage à une altitude beaucoup plus faible. Ce qui rend son interception par certains systèmes de défense plus complexe. C’est un message envoyé à la Corée du Sud et au Japon pour dire que la défense anti-missile de ces pays, mais aussi celle des États-Unis qui y est déployée ne sera pas suffisante en cas de conflit, pour éviter des frappes nord-coréennes. Pour l’instant ce sont des provocations auxquelles la communauté internationale peut avoir beaucoup de mal à répondre, car ce ne sont pas des tirs balistiques à longue portée comme en 2016 et 2017 qui avaient enclenché des sanctions de la part du Conseil de sécurité des Nations unies. Et puis les résolutions ne mentionnent pas explicitement les missiles de croisière comme étant interdits. C’est donc plus difficile pour les membres du Conseil de sécurité de l’Onu de se coordonner, de se mettre d’accord.

« Les Américains ont une nouvelle stratégie qui est assez floue. »

 

Kim Jong-Un, le chef d’État nord-coréen n’a pas assisté à ces lancements. Comment l’interprétez-vous ?

Ce n’est pas en soi fondamentalement une information importante. Ce qui est important, c’est qu’en janvier lors du 8e congrès du Parti du travail de Corée du Nord, Kim Jong-Un avait annoncé que le pays continuerait de développer son programme nucléaire et notamment ses armes tactiques. Ce qui se passe ce week-end n’est que la réalisation de choses qui ont été annoncées. Entre-temps, les discussions entre Américains et Nord-coréens n’avancent plus du tout. Il n’y a pas d’avancée tant les Etats-Unis que la Corée du Nord ne semblent pas prêts pour l’instant à faire les concessions que l’un et l’autre attendent.

Syrie : guerre de tweets ou de missiles ?

Syrie : guerre de tweets ou de missiles ?

 

Dans sa rhétorique habituelle, Trump souffle le chaud et le froid, la provocation et le compromis. Après avait annoncé une pluie de missiles sur la Syrie, menacé la Russie, le chef de l’Etat américain semble se raviser (sans doute sur les conseils du pentagone).  - Dans un message matinal publié sur son compte Twitter, le président américain affirme “ne jamais avoir dit quand une attaque contre la Syrie pourrait avoir lieu. Peut-être bientôt, ou peut-être pas si tôt que ça.” Donald Trump a prévenu la Russie mercredi que les Etats-Unis pourraient intervenir d’ici peu en Syrie après l’attaque de Douma, qui est tombée jeudi aux mains des forces gouvernementales. Le président américain répondait ainsi aux mises en garde de Moscou qui a averti Washington que tout missile tiré contre la Syrie serait abattu et que les sites de lancement seraient détruits. A Londres, la Première ministre Theresa May a réuni son gouvernement pour étudier une possible participation britannique à une opération militaire contre la Syrie. Le ministre chargé du Brexit, David Davis, a souligné que toute décision devrait être savamment pesée, avec une extrême prudence et en se fondant sur des preuves solides. Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France avait la preuve d’une attaque chimique du gouvernement syrien à Douma et décidera d’une action militaire, en coordination avec les Etats-Unis, une fois que toutes les informations auront été vérifiées. “Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace”, a-t-il poursuivi, précisant qu’il était en contact étroit avec Donald Trump. Plus prudent, Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a déclaré que son pays voulait être consulté avant qu’un allié occidental décide d’intervenir militairement en Syrie. La chancelière Angela Merkel a dit que l’Allemagne ne participerait pas à une éventuelle frappe contre la Syrie, tout en affirmant qu’il fallait réagir à l’utilisation d’armes chimiques.

Syrie: « Les beaux missiles intelligents arrivent » (Trump)

Syrie: « Les beaux missiles intelligents arrivent » (Trump)

Nouveau coup de poker, irresponsabilité ou vraie provocation ? Avec Trump, c’est très difficile de distinguer le vrai du faux, l’excès par rapport au réel. Le nouveau tweet de Trump laisse pantois même si c’est dans son style habituel :

« La Russie promet d’abattre tous les missiles tirés en Syrie. Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils arrivent, beaux, nouveaux et ‘intelligents!’ », a écrit le président américain sur Twitter, ajoutant, en faisant allusion au dirigeant syrien Bachar al Assad, que la Russie « ne devrait pas être partenaire d’un animal qui tue son peuple avec du gaz et qui aime ça ». On ne sait pas si cette rection violente et ridicule à la fois vise réellement à riposter, en réponse à l’attaque chimique présumée en Ghouta orientale ou sil savait de faire par rapport à  l’enquête du procureur Mueller sur les ingérences russes lors des élections américaines.  Donald Trump a prévenu ce mercredi la Russie que des missiles seraient lancés sur la Syrie, alors que la France et les États-Unis ont menacé de représailles après l’attaque chimique présumée en Ghouta orientale qu’ils imputent au régime syrien. Dans un second tweet, Donald Trump assure que les relations entre les États-Unis et la Russie sont aujourd’hui « pires que jamais, et cela inclut la Guerre froide ». Ces tweets très provocateurs peuvent signifier que Trump parle d’autant plus fort qu’il n’a pas vraiment l’intention d’intervenir. Il pourra toujours dire ensuite que c’est grâce à ses avertissements musclés que la situation s’est améliorée en Syrie concernant d’éventuelles autres utilisations de gaz militaires. Le France ferait bien d’être particulièrement prudente dans sa promesse de s’engager aux coté des Etats Unis pour aller bombarder la Syrie ; D’abord par cet engagement serait dangereux pour la paix mondiale ensuite que contrairement à ce qui dit Macron les bombardements sont incapables de cibler les lieux de stockage des gaz militaires et que forcément c’est la population qui risque d’être victime.

 

 




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