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Primaire de la gauche : dernier concours miss France du PS

Primaire de la gauche : dernier concours miss France du PS

 

 

D’une certaine manière, la primaire du PS connaît les mêmes soubresauts que l’organisation de miss France. Une miss France  dont la légitimité est contestée par des organisations concurrentes notamment celle de Geneviève de Fontenay qui organise de son coté miss national prestige. Avec une différence, la société dépositaire du titre socialiste, le PS, est maintenant supplantée par les organisations concurrentes. Il y a bien sûr les traditionnels représentants de l’extrême gauche, aussi ceux des écolos mais surtout maintenant Macron et Mélenchon. Des candidats dont le score actuel pronostiqué par les organismes de sondage est très supérieur à celui du PS  (autour de 10 % pour le candidat socialiste, 13 % pour Mélenchon et 15 % pour Macron.)Du coup, ce pourrait bien être le dernier concours Miss France du parti socialiste. Un parti qui pourrait bien disparaître après les législatives avec un courant très à gauche qui rallierait Mélenchon, un autre social démocrate qui rallierait Macron. Aujourd’hui le PS peut compter sur 250 députés mais l’ampleur de la défaite à prévoir aux législatives pourrait ramener ce chiffre à une cinquantaine. Pour sauver leur peau les candidats députés du PRS n’auront d’autre de solution que de se rallier à l’un ou l’autre courant. Ces désistements réciproques seront indispensables si le PS  veut encore exister au Parlement. Mais cela signifie la fin du parti socialiste et la primaire du PRS risque d’être le dernier concours Miss France organisé sous cette étiquette. D’une certaine façon Valls prend la place du mort, celle que devait occuper Hollande. Les autres candidats à savoir Montebourg, Hamon, Peillon vont jouer sur le tout sauf Valls. L’enjeu n’est  pas tellement l’élection présidentielle mais de savoir qui pourra récupérer les dépouilles d’un parti socialiste en miettes Les trois autres candidats sont là pour faire de la figuration à savoir les écologistes François de Rugy et Jean-Luc Benhamias, et la présidente du Parti radical de gauche, Sylvia Pinel, qui a décidé de participer à cette primaire après la décision de François Hollande de ne pas briguer un deuxième mandat à la tête de l’Etat. La participation à cette primaire donnera un aperçu du reste de popularité d’un parti socialiste discrédité. « Le niveau de participation à la primaire du PS sera fondamental », estime Jean Chiche, du centre de recherche de Sciences Po Paris (Cevipof). « Si on est à peine à un million, on pourra dire que le PS n’a plus de base populaire. »

Les Primaires : un concours Miss France

Les Primaires : un concours Miss France

 

 

 

En théorie, le processus des primaires constitue un progrès démocratique pour choisir les candidats à l’élection présidentielle. En réalité, c’est davantage un concours de beauté qu’un processus réellement démocratique. Première observation les candidats aux primaires doivent être désignés par les parties politiques, du coup c’est une sorte d’entorse à l’esprit même de la Ve République. C’est surtout la démonstration que nous sommes encore à l’ère de la Préhistoire de la démocratie. Celui qui présidera aux destinées du pays ne sera pas forcément le plus compétent, le plus efficace mais celui qui présente le mieux. Le choix s’effectue en effet essentiellement sur la qualité orale du prétendant et non sur ses capacités d’action ;  pour preuve à droite on va sans doute choisir Fillon essentiellement parce qu’il s’exprime mieux que Juppé. À gauche ce sera aussi le même processus. En outre surtout sur le fond la démocratie se réduit surtout au dépôt d’un bulletin de vote dans l’urne qui donne tout pouvoir  à l’élu puisque la concertation et le contrôle relève de l’illusion. Les différentes enquêtes ont d’ailleurs démontré que les Français se fondent assez peu sur les orientations ou sur les programmes des candidats mais plutôt sur leur supposée personnalités et leur apparence. Bref comme un concours Miss France ; Ces primaires auront peut-être constitué quand même une certaine avancée mais pas au point de constituer une grande modernité  démocratique. Pour preuve la plupart des têtes d’affiche ont  derrière eux déjà 20 30 ou 40 ans de vie politique. Bref des oligarques, qui se découvrent soudainement des qualités de réformateurs, de libéraux et de modernistes. Des démocrates aussi qui parlent d du concept de peuple sans vraiment le connaître puisque pour la plupart ils appartiennent aux couches aisées. Bref des sélections qui seront encore ignorées par une grande partie de la population puisque les abstentions et les non-inscrits représentent environ 50 % de l’électorat potentiel. Il est évident que le candidat élu ne mettra pas en œuvre la moitié des promesses qui ont permis de le faire élire. Ce qui est vrai pour Trump  aux États-Unis est également vrai pour l’élu gagnant en 2017. C’est tout le processus démocratiques qui doit être remis en cause avec notamment deux exigences une sociologie des candidats représentative des couches sociales du pays et une démocratie participative qui associe en permanence les acteurs aux décisions stratégiques.




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