Archive pour le Tag 'misère'

Aide à domicile : la grand misère sociale

Aide à domicile : la grand misère sociale

Une enquête témoignage de France info qui rend bien compte de la misère sociale du concept d’aide à domicile avec les souffrances des personnes aidées mais aussi les conditions de travail lamentables des assistantes de vie, condamnées à travailler à toute heure, tous les jours dans un temps de plus en plus contraint. Des assistante de vie dont on calcule le temps de travail à la minute prés et dont les trajets et les pertes  temps ne sont pas pris en compte. En plus avec la crise économique les patients ont tendance à réduire le temps intervention. Du coup l’assistante de vie disposée 15 minutes par ci, 15 minutes ailleurs. Parfois revenir à midi, aussi le soir ; Quand on fait les comptes, les assistantes de vie sont de très bonnes cliente pour l’industrie automobile. En quelques années elles bousillent uen voiture. L’enquête reportage de France info (qui reste pudique et névole pas l nettoyage des personnes qui ne maitrisent lus leurs besoins naturels !) « . Comme, paulette atteinte Alzheimer » tous les matins, hors dimanches et fêtes, reçoit la visite d’une aide à domicile pour l’accompagner dans sa toilette. Le renfort de Laura Léon est bienvenu pour le mari de 84 ans, écrasé par la peine et un brin dépassé par les événements.  »On accepte parfois mieux l’aide d’autrui, souligne-t-il. Quand c’est moi qui lui dis qu’elle a mis son maillot à l’envers, elle fait que rouspéter… »

Chaque jour, en France, des centaines de milliers de personnes dépendantes bénéficient de l’assistance de professionnels de l’aide à domicile. Ce secteur, d’une importance cruciale dans un pays vieillissant, est sous tension. « Les difficultés de recrutement sont considérables, les conditions de travail difficiles, l’absentéisme très élevé et les accidents du travail record », alerte le rapport de la « concertation grand âge et autonomie » rendu à la ministre de la Santé, fin mars, en vue d’une réforme à la fin de l’année. « Mais l’aide à domicile, c’est aussi un très beau métier », insiste Laura Léon, que nous avons suivie pendant une journée dans le secteur de La Ferté-Bernard.

Officiellement, l’intervention chez les Piédalu, programmée de 8 heures à 8h30, consiste en trois tâches : un change, une aide à la toilette et une aide à l’habillage. Laura Léon ne s’arrête pas à ce programme. « On est là pour aider des personnes, pas pour accomplir des tâches », résume-t-elle d’une voix décidée. Dans l’intimité de la salle de bains, la jeune femme de 31 ans, soigneusement maquillée, stimule son aînée, l’implique dans sa toilette, lui demande de se laver elle-même le visage. Maintenir un rapport au corps, plutôt que déposséder et infantiliser.

Si je fais tout à la place des gens, c’est plus facile et je gagne dix minutes. Mais je ne suis pas là pour ça. Laura Léon, aide à domicile à franceinfo

Après une formation de dix mois, Laura Léon a obtenu son diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale en 2014. Elle en a gardé  »des valeurs » et un jargon. Quand elle aide Paulette Piédalu à enfiler son pull, elle fait « de l’éducation à l’habillage ». Quand elle discute avec elle, elle « relationne ». Elle a aussi un faible pour la  »communication non verbale », qui lui permet de « relationnel » avec les personnes privées de la parole.

Pendant la toilette, l’aide à domicile questionne la retraitée sur le jour de la semaine et prend des nouvelles de sa famille. « En faisant ça, je teste sa mémoire et je mesure son intérêt pour ses proches. » De retour dans la cuisine, la discussion s’oriente sur les peurs de la septuagénaire, persuadée que cette maison, qu’elle occupe depuis 24 ans, n’est pas la sienne. Il faut rassurer, ne pas brusquer. Parfois, rien ne sert de raccrocher à une réalité devenue trop angoissante.

Régulièrement aux prises avec Alzheimer, Laura Léon garde le souvenir d’une autre femme, en pleurs, qui l’avait un jour conduite dans sa chambre. « Elle me montre une gaufre, qu’elle a posée devant un homme en photo dans un magazine. Cette femme, pleine d’amour, pleure parce qu’il ne mange pas la gaufre. La confronter au réel serait trop violent. J’entre dans son jeu, en lui disant d’attendre un peu. En plus, l’homme de la photo sourit, il est content de cette attention. Rassurée, elle accepte d’aller s’habiller. J’en profite pour enlever la gaufre ; elle n’y prêtera plus attention. »

En apparence, l’ambiance est plus légère chez Marcel Patault. Cet habitant de Cherré, amateur de chasse et de pêche, accueille Laura Léon avec un beau sourire et un fond d’accordéon. « On prend un café ? » lance-t-il. « Pas question de changer nos habitudes ! » répond-elle, pour le plus grand plaisir de son hôte. Chaque semaine, l’ancien cultivateur de 87 ans fait appel à l’association ADMR de La Ferté-Bernard pour deux heures de ménage, prises en charge à 50%, qui lui coûtent 123 euros par mois.

« L’entretien ménager aide à prévenir les maladies », avance Laura Léon, en ajustant ses lunettes violettes. Marcel Patault, lui, y voit surtout un remède à la solitude. Ce n’est pas le vrombissement de l’aspirateur qui va l’empêcher de papoter. Sous son pull à col en V et sa chemise boutonnée jusqu’en haut se cache un « grand émotif », selon l’auxiliaire de vie sociale.

Le jovial octogénaire fond en larmes à l’évocation de sa femme de 86 ans, qui souffre de la maladie de Parkinson. La maison de retraite où elle vit depuis deux ans coûte 2 124 euros par mois, bien plus que la pension de 1 600 euros que se partage le couple. « Je suis en train de bouffer la cabane », se désespère le mari. Il dit avoir fini de puiser dans les économies de son épouse et n’avoir que de quoi « tenir deux ans et demi » avec les siennes. En mimant de se trancher la gorge, il prévient :

Moi, il ne faut pas m’enfermer en maison de retraite, plutôt avaler mon bulletin de naissance ! Marcel Patault, retraitéà franceinfo

Durant sa formation, Laura Léon a passé un mois et demi dans une maison de retraite. « C’était du travail à la chaîne, chronométré, se souvient-elle. On entrait dans la chambre pour la toilette, on ouvrait les volets, la personne n’avait pas le temps de se réveiller, il n’y avait pas d’attention au bien-être. »Elle a trouvé son compte dans le secteur de l’aide à domicile, qui permet « plus d’écoute et de participation ».

Ces deux dernières années, la Sarthoise à la frange brune a pourtant connu des conditions de travail « horribles », avec des heures supplémentaires à la pelle, faute de personnel. « Ce n’était plus un plaisir, cela devenait éreintant, décrit-elle. On perdait en patience chez les gens, on devenait irritable. » Il y a quelques semaines, une embauche et le retour d’arrêt maladie d’une collègue ont permis de retrouver un rythme plus supportable. Ses journées s’étendent généralement de 8 heures à 19h15, avec un week-end travaillé sur deux.

Aide à domicile 24 h/24

Ce vendredi, le planning de Laura Léon prévoit une pause déjeuner de près de trois heures. L’occasion de se ressourcer à la maison ? Plus ou moins. Dans l’appartement qu’elle loue près de la gare de La Ferté-Bernard, l’aide à domicile retrouve son mari, Christopher. Cet ami d’enfance, qu’elle a épousé en 2012, est devenu chauffeur de car. Mais depuis qu’on lui a diagnostiqué des troubles bipolaires en 2017, il ne travaille plus.

Tout en préparant des pâtes au poulet et aux champignons, la tonique trentenaire aux cheveux bouclés s’enquiert du rendez-vous chez le psychologue de son époux, prévu l’après-midi. Epuisé, il ne s’y rendra pas et restera au lit. « Cette maladie est notamment marquée par des phases de fatigue intense, avec des angoisses et un repli sur soi », explique Laura Léon.

Chez elle, l’auxiliaire de vie sociale retrouve des problématiques connues.« Avec la maladie, les gens se renferment, ils développent une peur de l’extérieur et des regards, détaille-t-elle. On est là pour qu’ils osent à nouveau sortir et conservent un lien social. » Son expérience professionnelle l’aide à accompagner son mari, même si elle y « laisse des plumes ».

Dans le couple, on devient plus aidant que conjoint. Il ne faut pas trop déborder. Laura Léon à franceinfo

Et si elle faisait elle-même appel à une aide à domicile ? « Je n’ai jamais pensé à le demander, reconnaît-elle. Accepter une présence extérieure dans la maison serait difficile pour mon mari. » Au travail, elle a connu des aidants familiaux qui peinaient à « lâcher du lest »« C’est vrai que ce sont souvent eux qui savent ce qui est le mieux pour le malade. On doit les rassurer, se montrer à l’écoute de leurs conseils. »

Jusqu’ici, Laura Léon n’a guère pu profiter de son temps partiel à 80%, qui devait lui permettre d’accompagner son mari. Cette année, avant l’embauche d’une nouvelle collègue, elle a déjà cumulé 75 heures supplémentaires en quatre mois. L’an dernier, elle avait fini sur un total de 120 heures sup’. « Du travail pour rien, car les heures payées en plus à la fin de l’année pèsent sur le calcul de l’allocation adulte handicapé (AAH) de mon mari. Au final, on n’y gagne rien. » Aujourd’hui, le couple vit avec 750 euros d’AAH et 1 220 euros de salaire net par mois.

Il est 13h45, la journée de travail redémarre. Direction Boëssé-le-Sec, un village à une dizaine de kilomètres de La Ferte-Bernard. Laura Léon est attendue devant une maison, coincée entre une ligne de TER et une départementale sinueuse, où attend un taxi. Elle y retrouve un préadolescent, trisomique et sourd, de retour de sa matinée dans un institut médico-éducatif du Mans. Au programme, jusqu’à 17h30 : jeu sur les couleurs, piscine à balles, goûter, entretien de la chambre, mais aussi repassage, « pour soulager la mère et lui permettre, le week-end, d’avoir du temps pour ses autres enfants». Laura Léon se rend chez un de ses bénéficiaires, le 17 mai 2019, dans la Sarthe. (

Vient le moment de rentrer à La Ferté, pour une demi-heure auprès d’un homme atteint de la maladie de Parkinson. Il faut le changer, lui prodiguer une toilette intime, le mettre en pyjama et l’amener à son fauteuil pour le repas. « Il y a un gros travail de prévention des chutes avec lui », souligne Laura Léon.

Enfin, à quelques centaines de mètres de là, 45 minutes pour une toilette intime et une aide au déshabillage d’une femme dialysée, hémiplégique à la suite d’un AVC. Dans cet appartement enfumé, où elle vit avec l’un de ses fils, la bénéficiaire tient tête à Laura Léon. Bougonne, elle refuse de se lever de la chaise et zappe entre W9 et France 2. Plongé dans sa collection de vignettes Panini, son fiston, jeune adulte en surpoids, lève la tête et lui confisque la télécommande pour la convaincre de filer.

A chaque situation, l’auxiliaire doit s’adapter et improviser. Sérieuse avec les uns, taquine avec les autres.

On est comme des comédiens. D’une maison à l’autre, on ne va pas donner la même chose. Laura Léon à franceinfo

Mais jusqu’où donner ? « Madame Léon doit veiller à ne pas trop s’impliquer, pour garder du recul, souligne sa responsable de secteur, Samantha Eloy. A trop s’investir, on risque de vouloir tout résoudre soi-même, au lieu d’alerter et de faire intervenir d’autres acteurs. » Pour le reste, la salariée est saluée pour sa « très bonne analyse des situations », sa « compétence reconnue en matière d’accompagnement » et sa « participation » en interne. C’est aussi « une vraie bonne personne ressource », régulièrement appelée à encadrer de nouvelles recrues.

Ces qualités lui ont valu d’être intégrée à une « brigade » départementale de l’ADMR, qui vient ponctuellement en aide aux professionnelles confrontées à des difficultés. « Dans le cas d’un monsieur qui était très crispé lorsqu’il était transféré au lit, on s’est rendu compte que la salariée ne lui parlait pas, pas un mot, rapporte Laura Léon. Moi, je dis ce que je fais et les gens se détendent. Parfois, porter le regard sur eux suffit. Ce sont des gens souvent vieux, pas beaux, que la société ne regarde plus. »

Certaines salariées sont uniquement dans l’action, et pas dans le relationnel. Laura Léon à franceinfo

Mercredi 12 juin, le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé qu’un projet de loi réformant le secteur de la dépendance serait présenté « à la fin de l’année ». Avant cela, « des mesures favorisant le maintien à domicile «seront intégrées au prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Laura Léon réclame un vaste plan de formation. De nombreuses aides à domicile n’ont en effet aucune qualification, ce qui nuit à la qualité des services et génère des accidents de travail. La jeune Sarthoise souhaite aussi une revalorisation du métier, qui peine à susciter les vocations. « Une fois, trois jours après avoir signé un CDI, une fille est partie en disant qu’elle gagnait plus en restant chez elle. »

L’auxiliaire de vie sociale pense aussi aux allocations accordées aux personnes dépendantes, parfois trop maigres pour une bonne prise en charge. « Il faut plus de moyens, plus de matériel et plus de lien social », énumère-t-elle. Dans quelques années, c’est la question du maintien à domicile de ses propres parents qui risque de se poser. « Je ne les vois pas en maison de retraite », prévient-elle, alors que sa journée touche à sa fin. Il est 19h15 et le week-end débute. Le programme de Laura Léon est vite vu : elle travaille.

Agriculture : augmentation de 1%….. des revenus de misère

Agriculture : augmentation de 1%….. des revenus de misère

La MSA annonce une augmentation moyenne 1  % en 2016 mais sur des revenus de misère puisque 20% des agriculteurs ne parviennent pas à se verser uen rémunération et que 30% touchent seulement 350 euros par mois. En les disparités sont grandes selon les secteurs avec des revenus annuels de l’ordre de 10 000 euros pour les éleveurs de porcs et de 50 000 pour les viticulteurs.  Tous les secteurs profitent de cette petite embellie de 2016 embellie, hormis le secteur céréalier, victime d’une moisson catastrophique et de cours mondiaux déprimés, qui ont entraîné une chute de leurs revenus (-20,8%). Dans l’élevage en hors-sol (industriel), les revenus professionnels de 2016 augmentent fortement (+ 41,9%), et dans l’élevage laitier, la progression atteint 1,2%, selon la MSA.  Ces secteurs se redressent après des évolutions de revenus très négatives en 2015 (-11,7% pour la filière hors-sol et – 30,7 % pour la filière laitière).  Dans l’élevage à finalité viande, et en viticulture, les revenus professionnels sont à nouveau en hausse. La progression s’élève à 24,8% dans la filière viande et 1,7% dans la viticulture.
Dans le secteur des céréales et des cultures industrielles, le recul de 2016 fait suite à une baisse encore plus importante en 2015 (-21,5%). Parmi les chefs d’exploitations imposés sur leur revenu réel (et pas au forfait), 19,2% ont des revenus 2016 déficitaires et 20,1% ont un revenu positif qui n’excède pas 4.315 euros par an, soit 360 euros par mois. Les grandes cultures (céréales, oléagineux) concentrent un peu plus de 30% des déficits, 18,4% en polyculture associée à de l’élevage et 16,3 % dans l’élevage laitier. Cependant, « les grandes cultures et la polyculture-élevage, qui concentrent le plus grand nombre de déficits et le plus grand nombre de chefs (d’exploitation) en déficit, sont aussi les filières (avec la viticulture) qui comptent le plus de chefs avec des revenus professionnels parmi les plus élevés », précise la MSA, qui souligne de « profondes disparités ».

 

Les extrémistes instrumentalisent la misère ( Le Clézio)

Les extrémistes instrumentalisent la misère ( Le Clézio)

Dans un article  du JDD, le Clézio  dénonce les extrémistes sont des gens qui utilisent des situations conflictuelles pour exercer leur pouvoir. » Pour autant il dénonce avec autant de force la réalité sociale étouffée qui se  caractérise par une montée des inégalités. Il considère qu’il y a une sorte de tabou sur la situation des exclus de la modernité Le Prix Nobel de littérature 2008 Jean-Marie Gustave Le Clézio raconte dans Alma la quête des origines familiales. L’auteur de Désert met en scène deux destins croisés sur une île dont la réalité est méconnue. Un roman solaire et ténébreux. Dans le JDD, il se confie sur ses origines, son histoire et sa sensibilité. Il évoque également la politique française à laquelle il ne semble pas s’intéresser. « Il y a en France un récit souterrain dont on ne parle pas, dit-il. Quand on traverse les zones, quand on visite certains quartiers où les gens sont abandonnés, j’ai l’impression qu’il existe une histoire secrète qu’on ne raconte pas et qui fait monter les inégalités. La politique consisterait à livrer cette histoire-là. Les extrémistes sont des gens qui utilisent des situations conflictuelles pour exercer leur pouvoir. » En 2015, Le Clézio avez dit qu’il rendrait son passeport français si Marine Le Pen accédait au pouvoir : « J’avais pensé m’expatrier en Bretagne. Nous avons frôlé quelque chose de catastrophique, mais les réponses n’ont toujours pas été apportées aux gens à qui on a fait croire que voter Marine Le Pen pouvait être une solution. Il faudra apporter des réponses. » Voilà ce qu’il dit à ceux qui le trouvent naïf d’être du côté des vaincus? « Je m’intéresse aux oubliés, aux silencieux. Je pense à tous ces gens comme à des personnes écrasées sous un poids de modernité indifférente, de violence quotidienne, sans pouvoir jamais s’en défaire. Il y a eu une histoire terrible à Maurice qui est celle de l’esclavage. Que je le veuille ou non, j’en fais partie. Je suis franco-mauricien. Le côté qui appartient à Maurice appartient à un pays qui est dans une situation économique précaire. Les Mauriciens vivent dans l’à-peu-près. Ma double appartenance me donne une sensibilité épidermique aux injustices, aux racismes, aux idées toutes faites, aux violences. Je vois le monde à travers le prisme d’un pays imaginaire, dont on m’a fait cadeau à la naissance. Maurice est un microcosme multiculturel, dans lequel on retrouve la totalité des sentiments humains. Le multiculturalisme est un combat à mener au niveau de l’éducation. Les enfants doivent se parler en dehors de leur communauté. Il faut organiser, dans les écoles, des rencontres entre enfants venant d’horizons divers. Ça, ce n’est pas de la naïveté, c’est de la politique. »

 

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

Patrons de banques chinoises : rémunération ramenée à 75 000 €, une misère !

 

 

 

Dans le cadre de la lutte contre la corruption létale Chine a engagé une grande opération nettoyage concernant la rémunération des dirigeants de son économie et en particulier des patrons de banque. 75 000 € seulement pour un patron de banque chinois quand les responsables de banques occidentales gagnent plusieurs millions parfois même 10 ou 20 par an. La preuve en tout cas que les rémunérations des patrons de banque dans les Etats occidentaux sont particulièrement scandaleuses surtout un moment où partout on demande des efforts aux salariés et aux contribuables Sans doute les patrons de banque occidentaux ont-ils des besoins exceptionnels qui dépassent l’achat du bol de riz ; avec 75 000 € on peut quand même vivre ! Et même se montrer performant en matière de gestion de la banque dirigée L’an passé, l’Etat chinois  a réduit de moitié la rémunération des patrons des banques publiques dans le cadre d’une cure d’austérité généralisée. Si on les compare aux salaires pratiqués dans les pays occidentaux, ceux des dirigeants bancaires chinois étaient déjà bien modestes mais à présent ils gagnent moins que bon nombre de banquiers en Europe et aux Etats-Unis. Et l’écart avec leurs homologues occidentaux est toujours plus béant. Par exemple, Jian Jianqing, président (du conseil d’administration ou chairman) de l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), première banque mondiale par l’actif, a perçu moins de 550.000 yuans (74.550 euros) en 2015, soit 52% de moins que les 1,1 million de yuans de 2014, suivant le dernier rapport annuel de l’établissement. Sa rémunération représentait 0,3% des 27 millions de dollars (23,7 millions d’euros) gagnés par Jamie Dimon, le directeur général de JPMorgan Chase en 2015, et un très faible pourcentage des 14,3 millions de francs suisses (13,13 millions d’euros) de Sergio Ermotti, le directeur général d’UBS.

Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

 

Après les manifestations montres contre la misère, la présidente tente de reprendre la main. Pour autant, elle ne remet pas en cause les milliards dilapidés pour l’organisation de la coupe du monde de foot ; Du pain, non mais des jeux, oui. !  La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a promis vendredi d’entamer un dialogue avec le mouvement de contestation qui ébranle le pays depuis huit jours, et a annoncé des réformes pour améliorer la qualité des services publics. Dans une allocution diffusée à la télévision, elle a condamné les violences qui ont éclaté la nuit précédente et défendu l’organisation de la Coupe du monde, rappelant que le football et le sport étaient des symboles de paix et du bien vivre ensemble. « Nous ne pouvons pas vivre avec cette violence qui déshonore le Brésil », a-t-elle estimé. « Toutes les institutions et les forces de sécurité publique doivent empêcher, dans les limites de la loi, toute forme de violence et de vandalisme », a-t-elle ajouté d’une voix calme mais ferme. Ce discours intervient au lendemain de manifestations qui ont rassemblé un million de personnes dans une centaine de villes et ont dégénéré dans la nuit en violences et en actes de vandalisme. On a pu voir de jeunes gens masqués piller des magasins et incendier et saccager des bâtiments dont le ministère des Affaires étrangères à Brasilia, dont des fenêtres ont été brisées. Les médias brésiliens ont fait état de deux morts. Concernant les réformes réclamées par les manifestants, Dilma Rousseff a annoncé un plan national pour la mobilité urbaine qui fera des transports publics une priorité. Les recettes tirées de l’exploitation du pétrole seront par ailleurs entièrement consacrées à l’éducation. Sur le plan de la santé, la présidente a annoncé que des milliers de médecins seraient appelés de l’étranger pour améliorer le système national de santé publique. Ses propositions ne sont pas nouvelles et avaient déjà rencontré une certaine résistance au parlement. L’ancienne opposante de gauche à la dictature militaire dans les années 1960 et 1970 a également salué l’esprit démocratique d’une majorité des manifestants. Elle a assuré qu’elle avait « l’obligation d’écouter la voix de la rue et de dialoguer avec tous les segments de la société », sans préciser quelle forme prendrait ce dialogue. Elle a reconnu avoir besoin « de la contribution (des manifestants pacifiques), de leur réflexion et expériences, de leur énergie et de leur créativité pour avancer vers l’avenir ». « Les manifestations montrent la vigueur de la démocratie brésilienne mais si un pays laisse la violence le dérouter, il perdra une occasion historique », a-t-elle néanmoins ajouté. Sur le plan des institutions, la présidente souhaite insuffler un vent de renouveau au système politique et trouver « des mécanismes qui rendront nos institutions plus transparentes, plus résistantes ». Le mouvement de contestation est parti le 13 juin d’une petite manifestation violemment réprimée par la police contre la hausse des tarifs des transports publics à Sao Paulo. Face à cette répression, la contestation a brusquement pris de l’ampleur et s’est dirigée pêle-mêle contre le coût de la vie, la corruption et les milliards de dollars dépensés pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2014 au détriment d’investissements dans la santé ou l’éducation. Après son discours, le mot clé #calabocadilma, « Tais-toi Dilma » en brésilien, s’est répandu sur Twitter accompagné de cinglantes critiques du gouvernement. Vendredi, de nouvelles manifestations ont eu lieu, mais la mobilisation était sans commune mesure avec celle de jeudi. L’une d’entre elle a néanmoins bloqué pendant plusieurs heures la plupart des voyageurs à l’aéroport de Sao Paulo, capitale économique et plus grande ville du pays. Les dernières violences ont suscité de vives condamnations sur les chaînes de télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux. Le Mouvement Libre Passage a annoncé qu’il cessait pour le moment d’organiser de nouveaux rassemblements, après des accrochages jeudi entre contestataires ne partageant ni les mêmes objectifs ni les mêmes opinions politiques. Tout comme le mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis, le groupe militant brésilien ne s’en prend pas à un dirigeant politique en particulier et la présidente reste relativement populaire.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol