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Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Décidément le nouveau pari, du président qui devait faire de la politique autrement se banalise avec la multiplication d’affaires (dont certaines sont d’ailleurs enterrées comme celle de Richard Ferrand, président de l’assemblée nationale dont le dossier a été « exilé » à Lille). Cette fois, c’est un poids  lourd, Thierry Solère qui est mis en examen, un rallié de LR. L’homme politique mis en examen pour fraudes fiscales et d’autres chefs, notamment le détournement de fonds publics, le trafic d’influence et le financement illicite de campagnes électorales.

Ce vendredi 11 octobre, «après avoir été entendu dans le cadre d’un interrogatoire de première comparution durant cinq jours», le député La République en marche des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été mis en examen, notamment pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué envoyé à 21h35.

Le document précise que l’homme politique «a été mis en examen par les trois magistrats instructeurs du pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Nanterre» pour sept chefs d’infractions, dont «fraude fiscale», «détournement de fonds publics par dépositaire de l’autorité publique», «recel de violation du secret professionnel», «trafic d’influence passif» concernant quatre sociétés, «recel d’abus de bien sociaux», «recel d’abus de confiance», «financement illicite de campagnes électorales». Le tout «portant sur une période comprise entre 2003 et 2017».

Le quadragénaire a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour «manquements aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique» et «trafic d’influence passif» concernant une cinquième société.

«Nous contestons formellement l’intégralité des motifs de ces accusations», ont réagi auprès de l’AFP le député et ses avocats, Pierre-Olivier Sur, Mathias Chichportich et Jean-Pierre Gastaud. «Cette affaire est délirante et maintenant que nous avons enfin accès au dossier, nous en ferons la démonstration».

La justice s’intéresse à ce proche du Premier ministre Edouard Philippe depuis 2016, après une plainte de Bercy pour fraude fiscale, qui avait entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

L’affaire avait ensuite pris une autre ampleur: elle avait été élargie à une série d’autres infractions, notamment au trafic d’influence. L’élu s’était vu retirer son immunité parlementaire et il avait été placé en garde à vue en juillet 2018 – une mesure finalement levée pour raisons médicales. En février 2019, les investigations ont été confiées à des juges d’instruction. Six autres personnes sont aussi concernées depuis l’ouverture de cette information judiciaire.

Dans cette affaire, l’élu est soupçonné de fraude fiscale, notamment pour ses activités de conseil dans le privé, qu’il pratiquait en parallèle de ses mandats. Il est aussi soupçonné d’avoir usé de sa position d’élu pour favoriser certaines sociétés pour lesquelles il travaillait, afin qu’elles obtiennent des contrats publics.

L’embauche de l’épouse d’un ex-dirigeant d’une de ces sociétés en tant qu’assistante parlementaire intéresse en outre les enquêteurs. C’est ce dossier qui a valu à l’ancien ministre Jean-Jacques Urvoas d’être condamné, fin septembre, à un mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende. L’ancien garde des Sceaux a en effet été reconnu coupable de «violation du secret professionnel», pour avoir transmis à Thierry Solère, en 2017, des éléments sur l’enquête.

Durant le procès de Jean-Jacques Urvoas, Thierry Solère, entendu comme témoin, a réaffirmé qu’il n’aurait «jamais» été visé par une enquête fiscale «s’il n’avait pas été l’organisateur de la primaire de la droite et du centre». Il avait après la plainte de Bercy dénoncé la présence d’un «cabinet noir à l’Elysée».

Thierry Solère, âgé de 48 ans, s’était fait connaître du grand public en organisant la primaire des Républicains pour la présidentielle 2017. Il avait ensuite été porte-parole de François Fillon, avant de quitter avec fracas la campagne au moment de la révélation de l’affaire concernant le candidat. Après sa réélection à l’Assemblée en 2017, il avait créé aux côtés de Franck Riester le groupe des «Constructifs» avant de rejoindre LREM quelques mois plus tard.

Depuis le début, le député conteste haut et fort avoir commis une quelconque infraction. En janvier, il a déposé une plainte pour «faux» visant indirectement la procureure de Nanterre et sa supérieure hiérarchique de l’époque: il estimait en effet que la magistrate avait basé sa demande de levée d’immunité parlementaire sur des informations qu’elle savait erronées. Cette plainte a été classée sans suite en mars.

Le honteux soutien de la macronie à Richard Ferrand mis en examen

Le honteux soutien de la macronie à  Richard Ferrand  mis en examen

 

Toute la macronie se  mobilise pour diffuser les éléments de langage destinés à soutenir Richard Ferrand mis en examen pour ses magouilles financières lorsqu’il dirigeait les Mutuelles de Bretagne et qu’il en faisait profiter toute sa famille. L’argumentaire de la macronie est i tenable juridiquement, politiquement et moralement. La macronie soutient que la démission ne peut concerner un mis en examen que s’il est ministre. D’abord il n’y a aucune disposition légale qui permet d’affirmer cela, ensuite Richard Ferrand est le quatrième personnage de l’État, en outre c’est un très proche de Macon. La responsabilité de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale est autrement plus importante que celle d’un 40e sous secrétaire d’État qui dispose d’un portefeuille virtuel. Ce soutien inconditionnel constitue une erreur et une faute grave. Cette défense est  indigne moralement car les faits sont indiscutables. L’intéressé a notamment permis à sa compagne de réaliser un petit profit de l’ordre de 800 000 € sans avoir le premier sou et même sans posséder le local loué ensuite  aux  Mutuelles de Bretagne alors que cet organisme était dirigé par Richard Ferrand. Cette affaire est loin d’être enterrée. Juridiquement, on peut supposer que la macronie  fera  pression sur la justice pour classer l’affaire au fond d’un tiroir mais éthiquement, c’est une autre histoire. Une histoire qui ressemble à celle de Rugy mais avec des motifs d’inculpation autrement plus important et plus scandaleux.

.Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a donc été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi. Il était sous le coup d’une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêts» dans une opération immobilière datant de 2011. Il était à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne. Pour autant, le président de l’Assemblée nationale n’a pas l’intention de quitter le perchoir.

Invités dans les matinales jeudi matin, les cadres de la majorité ont fait bloc. À commencer par le président du groupe de La République en marche à l’Assemblée, Gilles Le Gendre. «La décision de cette nuit n’est une surprise pour personne puisqu’elle est classique dans ce genre de procédure. Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand doit rester dans ses fonctions. La mise en examen ne préjuge en rien de sa culpabilité», a-t-il souligné sur France Info.

Emmanuel Macron avait fixé une règle pour les membres du gouvernement. Une mise en examen, peu importe dans quelle affaire, entraîne une démission automatique. Celle-ci ne s’appliquerait donc pas pour le président de l’Assemblée nationale. «Quand vous êtes ministres, vous n’êtes pas parlementaire», et donc pas élus, a indiqué hypocritement Marc Fesneau sur BFM TV. «On est nommés ministres, on est élu députés. C’est sans doute là un point de différence», a indiqué Benjamin Griveaux dans un entretien pour Radio Classique et Le Figaro . L’ancien porte-parole du gouvernement, désormais candidat LREM pour les municipale à Paris a d’autant affirmé que «lorsque [Richard Ferrand] a été élu, ses électeurs savaient qu’il y avait une affaire puisqu’elle avait été révélée avant son élection de député».

Les cadres de la majorité regrettent aussi la proportion qu’a prise l’annonce de la mise en examen de Richard Ferrand, en remettant en avant la présomption d’innocence. «Il est tout à fait légitime qu’il y ait des contre-pouvoirs», a par exemple indiqué sur Europe 1, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement. «C’est sain parce qu’évidemment, il peut y avoir des dérives qui peuvent être condamnables. Mais je pense qu’il faut faire attention à ne pas sombrer dans une forme d’acharnement», a-t-elle martelé, en rappelant l’affaire François de Rugy en juillet dernier. «Parfois, sans doute, on va un peu loin», a déploré Sibeth Ndiaye. Sur LCI, Sébastien Lecornu, le ministre en charge de la Cohésion des territoires, a lui toutefois reconnu: «Politiquement, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est clair».

Les arnaques de Richard Ferrand

Richard Ferrand, dit  l’arnaqueur, mis en examen

 

 

Richard Ferrand, dit l’arnaqueur, a enfin été mis en examen par la justice à Lille. Un dossier qui traîne depuis le début du quinquennat de Macron. L’intéressé avait déjà été contraint de démissionner du gouvernement mais comme il a été l’un des premiers soutiens de Macron,  on lui a donné un lot de consolation avec la présidence de l’assemblée nationale. Une présidence qui semble porter malheur à ses  titulaires comme le démontre les affaires de Rugy. Lui non plus ne voulait pas démissionner mais il a bien été contraint de le faire sous la pression médiatique et politique. Pour Ferrand, l’affaire est simple lorsqu’il était président des mutuelles de Bretagne il a mis au point une combine pour permettre à sa compagne qui n’avait pas un sou d’emprunter pour la construction de locaux destinés aux Mutuelles  de Bretagne avec un retour financier qui lui ont permis d’avancer damasser un petit profit de l’art de 800 000 €.

L’affaire semblait enterrée depuis plusieurs mois. Elle vient pourtant de connaître un rebondissement inattendu. Visé par une information judiciaire pour «prise illégale d’intérêts» dans une opération immobilière datant de 2011, lorsqu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette décision, qui a été communiquée par le parquet à l’AFP, est intervenue à l’issue d’environ 15 heures d’audition, puisque le président LREM de l’Assemblée nationale s’était présenté au Parquet de Lille aux alentours de 10 heures du matin.

Dans un communiqué publié mercredi soir, la présidence de l’Assemblée nationale indique que le locataire de l’Hôtel de Lassay «prend acte de cette mesure procédurale qui va lui permettre de pouvoir se défendre dans ce dossier en bénéficiant de tous les droits attachés à ce statut (de mis en examen)». «M. Richard Ferrand reste serein sur l’issue de cette procédure, au regard du classement sans suite de l’ensemble des griefs de la première plainte le 13 octobre 2017, d’autant plus qu’aucun élément nouveau n’a été versé à ce dossier dans lequel il n’y a ni préjudice ni victime, mais seulement la constitution de partie civile d’une association déboutée de toutes ses demandes voici deux ans», précise encore le document, en ciblant Anticor. Richard Ferrand a bien raison d’être serein car dernièrement la plupart des affaires politico ou financières ont été enterrées vite fait bien fait par Macron !

 

 

L’affaire Ferrand résumée par Wikipédia:

 

« En mai 2017, Le Canard enchaînéLe Monde et Mediapart révèlent que les Mutuelles de Bretagne (MDB) ont été subventionnées à hauteur de 55 000 euros par de l’argent public99 lorsque Richard Ferrand les dirigeait dans les années 2010. Selon eux, son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, a facturé aux Mutuelles de Bretagne des travaux d’aménagement d’un Ehpad, situé à Guilers, qui a bénéficié d’une subvention de 1,66 million d’euros100 du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président. Les Mutuelles de Bretagne ont ensuite fait effectuer d’autres travaux, pour 184 000 euros, dans un local appartenant à l’avocate Sandrine Doucen, sa compagne et mère de sa fille101, qui a par ailleurs facturé régulièrement aux Mutuelles de Bretagne des services de conseil juridique. Plus anecdotiquement, selon ces mêmes médias, Richard Ferrand a, une fois élu député en juin 2012, conservé un poste de chargé de mission des Mutuelles de Bretagne, rémunéré 1 250 euros102 par mois ou 1 547 euros par mois, selon les sources, et embauché comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe puis son fils101. Ces révélations ont déclenché une polémique nationale, le Front national demandant sa démission du gouvernement, LR la saisie du Parquet national financier, et le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis à l’exécutif de s’exprimer103. Le 1er juin 2017, Éric Mathais, procureur de la République de Brest, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire de Rennes104.

Richard Ferrand affirmera qu’il n’était « jamais intervenu pour qu’elle obtienne un quelconque contrat » et que « la première fois que les Mutuelles ont fait appel à ses prestations, c’était en 2002, donc 8 ans après notre divorce »105.

Appel d’offres attribué par les Mutuelles de Bretagne à sa compagne[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2010106, Richard Ferrand signe un compromis de vente avec une clause suspensive en cas de non-location ultérieure par les Mutuelles de Bretagne107, pour un local de 379 m2108, 2 rue George-Sand à Brest109.

Le 25 janvier 2011, le conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne choisit à l’unanimité la proposition de la Saca, une SCI qui « n’a pas encore d’existence légale » et « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose » comme le rappelle Le Canard enchaîné110. Sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration à aucun moment n’est mentionné le nom de Sandrine Doucen110.

Sandrine Doucen crée le 28 mars 2011 la Saca, une SCI, dont elle détient 99 % des parts111.

Le 1er juillet 2011110, la SCI la Saca achète 402 000 € frais de notaire inclus108, grâce à un crédit remboursable sur quinze ans du Crédit agricole qui finance intégralement l’achat, sans aucun apport, ayant selon Le Canard enchaîné un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Revenus garantis par les 42 000 € de loyers annuels versés par les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est le directeur général.

Les Mutuelles de Bretagne effectuent peu après, sans contrepartie, pour 184 000 euros de travaux dans le local acheté par Sandrine Doucen. Quelques années plus tard, la SCI de Sandrine Doucen est valorisée, lors d’une transaction, à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 € soit 300 000 €112. Selon Le Canard enchaîné, l’avocate Sandrine Doucen a par ailleurs facturé des conseils juridiques aux Mutuelles de Bretagne en matière de gestion des ressources humaines. »

Sarkozy-Libye : Hortefeux mis en cause mais toujours témoin assisté.

Sarkozy-Libye : Hortefeux mis en cause mais toujours témoin assisté.

 

 

Brice Hortefeux n’est pas lavé de tout soupçon (Sarkozy non plus) mais il a évité d’être mis en examen dans l’affaire du financement de Sarkozy par Kadhafi. L’ancien ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a conservé jeudi son statut de témoin assisté. A l’initiative du JDD (en fait Bolloré le patron proche de Sarkozy et de Macron),  une opération de communication  a été montée pour dénoncer une  machination contre Sarkozy. Or les deux accusateurs libyens ont confirmé le financement par Kadhafi contrairement à ce que dit le JDD. . Les juges d’instruction en charge du dossier, qui auditionnaient Brice Hortefeux en matinée, n’ont donc pas considéré qu’il y avait suffisamment de preuve pour le mettre en examen, a dit Me Jean-Yves Dupeux, précisant que son client était “soulagé”.

“Pour un homme public, être mis en cause, pire, être mis en examen dans une affaire judiciaire importante, c’est presque, avant tout, une présomption de culpabilité et là, il n’a pas été mis en examen, et par conséquent, il est resté témoin assisté”, a dit Me Jean-Yves Dupeux à la presse. Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 21 mars pour financement illicite de campagne électorale, corruption passive et recel de détournement de fonds publics libyens.

Dans ce dossier aux ramifications internationales, les enquêteurs cherchent à savoir si l’ex-président a bénéficié de financements provenant de la Libye de Mouammar Kadhafi pour sa campagne de 2007.Nicolas Sarkozy, qui a contribué par la suite à renverser le même Mouammar Kadhafi, en 2011, a toujours nié les accusations lancées notamment par l’homme de réseaux franco-libanais Ziad Takieddine – un “escroc” doublé d’un “sinistre individu” selon lui.

L’intermédiaire a dit à Mediapart avoir remis en 2006-2007 un total de cinq millions d’euros d’argent libyen à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet de l’époque, Claude Guéant, une version qu’il a confirmée après la publication récente par le Journal du Dimanche d’articles alimentant la thèse d’une machination contre l’ancien chef de l’Etat.

Ziad Takieddine et Abdallah Senoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi et ancien chef des renseignements militaires libyen, affirment que Brice Hortefeux, un proche de Nicolas Sarkozy, a joué un rôle d’intermédiaire dans ce dossier, ce que ce dernier a toujours nié.

«Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 «Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 

Le sociologue Mathieu Bock-Côté est un observateur avisé des États-Unis comme de l’Europe, et tout particulièrement de la France, pays cher à son cœur. Chroniqueur au Figaro, auteur de plusieurs essais remarqués, en particulier Le Multiculturalisme comme religion politique (Éditions du Cerf, 2016), Mathieu Bock-Côté bâtit une œuvre consacrée, notamment, à réhabiliter l’idée nationale et le conservatisme. Dans son nouveau livre, en librairie jeudi, L’Empire du politiquement correct (Éditions du Cerf), l’auteur affronte une question capitale: qui s’est arrogé le droit d’affirmer qu’une opinion est acceptable dans l’espace médiatique? Par quels procédés sont exercés la surveillance et le contrôle de la parole dans le débat public? Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de cet ouvrage, vaillante défense de la liberté de l’esprit. L’auteur avait déjà dénoncé dans son blog l’hégémonie de la pensée multiculturalisme :

 

« Il y a là un terrible aveu sur le rapport au peuple de l’intelligentsia multiculturaliste. Ses membres sont tellement persuadés que le peuple est traversé par des préjugés xénophobes qu’ils s’imaginent que quelques intellectuels et chroniqueurs ne répétant par le catéchisme officiel suffiront pour déchaîner une tempête xénophobe, pour peu qu’on les entende. On les accuse alors d’avoir «libéré la parole», ce qui consiste à avouer indirectement qu’elle était cadenassée – ils auraient en fait déplacé les frontières du dicible. L’intelligentsia multiculturaliste semble persuadée que quelques individus, avec un pouvoir de persuasion relevant presque de l’hypnose, pourraient conduire le peuple à l’hystérie nationaliste. On devine la suite: il faudrait faire taire ces intellectuels et chroniqueurs. Même s’ils sont peu nombreux, ils sont encore de trop. On cherchera à leur coller des étiquettes infamantes, pour les priver de toute légitimité dans les milieux médiatiques qui définissent les termes de la respectabilité publique. On se désolera de leur présence dans les médias et lorsqu’on parlera d’eux, ce sera à la manière d’exclus qu’il faudrait bien un jour bannir, sauf s’ils en viennent à se repentir d’avoir eu des idées coupables. Ces intellectuels et chroniqueurs ne devraient pas faire entendre publiquement un point de vue suspect du point de vue de l’idéal diversitaire, car ils viendraient troubler la mission pédagogique à l’endroit du commun des mortels que se donne l’intelligentsia, et qui devrait parler d’une seule voix.

D’ailleurs, chaque fois que ces intellectuels et chroniqueurs transgresseront un peu trop ouvertement l’orthodoxie diversitaire, on fera sonner les sirènes de l’intolérance et on dénoncera leur présence dans l’espace public, les médias sociaux facilitant ces lynchages médiatiques. Contre eux, les propos haineux seront permis et encouragés. On dira qu’il y a une grande perméabilité entre leur propos et celui de mouvances radicales qui s’y alimenteraient. On les présentera comme le visage socialement respectable et pour cela encore plus détestable de sentiments effrayants qu’une société devrait normalement refouler pour se civiliser.

Retour au point de départ: si le point de gravité idéologique autour de la question des accommodements raisonnables s’est déplacé vers une perspective diversitaire depuis dix ans, au point où on prend désormais au sérieux une thèse aussi grossière que celle du racisme systémique, c’est que le système médiatique, dans son ensemble, est favorable au multiculturalisme et qu’il parle son langage sans même s’en rendre compte. En fait, ce qui est étrange, c’est que depuis dix ans, une opposition intellectuelle au multiculturalisme a pu se faire entendre médiatiquement : ce n’était pas prévu dans la logique diversitaire, qui est réfractaire à la diversité des points de vue. C’était l’héritage de la crise des accommodements raisonnables: elle avait obligé le parti multiculturaliste à endurer quelques contradicteurs médiatiques. Maintenant, on travaille fort à chasser cette opposition de l’espace public. ». Dans son nouvel ouvrage l’auteur dénonce hégémonie de la pensée unique.

 

Benalla : l’Elysée mis en cause

Benalla : l’Elysée mis en cause

En soit l’affaire Benalla n’est pas forcément une affaire d’État. Elle l’est devenue du fait d’une gestion tout à fait approximative par l’Élysée. Elle démontre à l’évidence un certain amateurisme du côté du pouvoir. De fait,  Ben Allah a bénéficiée d’une grande bienveillance jusqu’au plus haut niveau de l’État. La commission du Sénat qui a rendu son rapport hier cible en particulier le directeur de cabinet Patrick Strzoda, le secrétaire général de la présidence, Alexis Kohler, et le chef du groupe de sécurité de la présidence de la République, Lionel Lavergne. “La commission a pu établir que plusieurs personnes entendues ont menti sur le périmètre exact des missions qui étaient confiées à M. Alexandre Benalla”.Les informations recueillies par la commission d’enquête ont permis de démontrer que les sanctions appliquées à l’encontre d’Alexandre Benalla ont été moindres que ce que le porte-parole du président, Bruno Roger-Petit à l’époque, avait annoncé en conférence de presse le 19 juillet. Sa “mise à pied” de 15 jours tout comme celle du “gendarme réserviste” annoncées par l’Elysée après les révélations sur les violences du 1er mai à Paris ne se sont “traduites par aucune conséquence financière immédiate pour les intéressés”, peut-on lire dans le dossier de presse. Le volet de l’affaire des contrats russes est peut-être le plus accablant à la fois pour Alexandre Benalla et l’Elysée, à en croire les rapporteurs et le président de la commission. “Il y a quelque chose qui est considérable pour les conséquences éventuelles par rapport à la sécurité non seulement de la présidence de la République (…), mais au-delà”, a déclaré Jean-Pierre Sueur. Alexandre Benalla est en effet accusé d’avoir joué un rôle dans la conclusion de contrats de sécurité avec, notamment, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine, Iskander Makhmudov, alors même qu’il travaillait encore à la présidence.

Bolloré mis en examen pour ses activités en Afrique

Bolloré mis en examen pour ses activités en Afrique

Mise en examen de celui qui se caractérise par des méthodes à la fois douteuses et brutales. Là,  il agit de corruption en Afrique qui a permis au groupe Bolloré de se développer et de faire l’essentiel de ses profits.  Le milliardaire breton et les trois autres responsables étaient auditionnés depuis mardi matin à Nanterre (Hauts-de-Seine) par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors filiale du groupe, pour faciliter l’accession au pouvoir de dirigeants africains et obtenir en contrepartie des concessions portuaires. Les juges s’intéressent en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal de conteneurs du port de Lomé, au Togo. Bolloré ne s’est jamais embarrassé pas de procédures pour satisfaire son appétit de tout bouffer et d’imposer sa loi. La méthode : le coup de pied au cul ou la corruption.  A Canal, il a simplement viré l’émission phare les Guignols. Il avait aussi  pris la plus grosse part du capital d’Ubisoft en oubliant d’en parler à son propriétaire ; Yves Guillemot, le cofondateur de l’éditeur français de jeu vidéo Ubisoft, avait  fustigé l’attitude de son dirigeant Vincent Bolloré, dans un entretien au quotidien Les Echos.   »Nous avons le sentiment d’avoir vécu une agression. J’ai reçu un appel de Vincent Bolloré deux heures avant l’annonce de son entrée dans le capital d’Ubisoft. Il ne m’en a même pas parlé ! », a déploré l’entrepreneur.   » Prendre un pourcentage dans notre société sans discuter avec nous au préalable, ce sont des méthodes d’un autre temps. On n’entre pas dans une société en cassant la porte ! », avait-t-il encore dénoncé, fustigeant des méthodes « d’activiste ». Autre brutalité, Bolloré, le propriétaire de Canal, a considéré qu’il y a trop de dérision sur Canal et qu’il fallait supprimer «  les guignols ». Pas étonnant Bolloré n’apprécie pas la critique permanente du fric roi, de l’exploitation, de la domination, de l’aliénation par les multinationales dont il faut partie. Alors il a changé les équipes, orienté  vers des programmes lisses et nuls comme ceux de TF1. L’idéal sans doute pour Bolloré serait une chaine diffusant uniquement les pubs des multinationales  avec de temps en temps (une minute par heure) la lecture d’une dépêche officielle de l’AFP. Bref l’info comme les aiment les grands « capitaines d’industrie » : bâillonnée. En Afrique, on utilise à la fois la brutalité (voir émission Envoyé spécial) et les dessous de table dans des pays ou l’intérêt personnel se confond trop souvent avec l’intérêt collectif. La mise en examen de Bolloré n’est pas uen surprise pour ceux qui connaissent un peu l’Afrique même si n’est pas le seul à procéder ainsi. L’enquête  fait suite à une plainte déposée par un ancien collaborateur du groupe, porte sur des faits qui remontent à 2009 et 2010.

FN : Aliot mis en examen

FN : Aliot mis en examen

 

La justice française et le Parlement européen soupçonnent le FN d‘avoir instauré un système frauduleux de rétribution de ses salariés avec des fonds européens en les faisant passer pour des collaborateurs parlementaires. Le Parlement européen estime à près de cinq millions d‘euros le préjudice potentiel qu‘il a subi.  Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, a été mis en examen pour “abus de confiance” dans cette affaire des assistants parlementaires européens du FN, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le parti et la présidente du Front national ont déjà été mis en examen pour le même chef dans ce dossier. “La justice politique de mon pays vient de déposer au pied du sapin un petit cadeau de Noël. Malgré cette attention et la violation du secret de l‘instruction, je continuerai à défendre ma liberté et l‘indépendance des députés conformément à la séparation des pouvoirs”, a réagi sur Twitter Louis Aliot, député des Pyrénées-Orientales. Son avocat, Me Marcel Ceccaldi, a annoncé à Reuters son intention de porter plainte pour violation du secret de l‘instruction.

Syrie: trois boucs émissaires mis en examen en France

Syrie: trois boucs émissaires mis en examen en France

 

Comme souvent dans les affaires politico-financières, il semble qu’on ait trouvé trois lampistes pour dédouaner le groupe Lafarge dans le financement du terrorisme en Syrie. Dès lampistes qui sans doute ont été concernés mais qui ne sauraient être les seuls responsables d’une affaire dépassant  largement leurs compétences. Deux anciens cadres de Lafarge et un responsable de la sécurité du groupe ont en effet été mis en examen vendredi dans le cadre de l‘enquête sur les activités de la cimenterie de Jalabiya, en Syrie, a-t-on appris de source judiciaire. Ils avaient été placés en garde à vue mercredi pour interrogatoire par les enquêteurs de la douane judiciaire. Cette garde à vue a été levée vendredi matin et ils ont été déférés devant des juges d‘instruction chargés du dossier. L‘enquête porte sur les conditions dans lesquelles le groupe français – absorbé en 2015 par le Suisse Holcim pour former le géant du ciment LafargeHolcim – a maintenu en 2013-2014 ses activités en Syrie dans une zone de conflit, tenue notamment par l‘organisation de l‘Etat islamique (Daech). Une enquête interne a confirmé que de l‘argent avait été versé à des groupes armés. La filiale syrienne de Lafarge LCS est également soupçonnée d‘avoir utilisé du pétrole provenant de territoires contrôlés par Daech. Les anciens directeurs de LCS Bruno P. et Frédéric J. ont été mis en examen pour financement du terrorisme, mise en danger d‘autrui et violation de la réglementation relative aux relations financières avec l’étranger, précise-t-on de source judiciaire. Selon l‘avocat de Bruno P., Me Daniel Soulez Larivière, cette dernière incrimination vise des infractions présumées aux règlementations européennes sur les achats et ventes de matières premières en Syrie. Les deux anciens directeurs ont été placés sous contrôle judiciaire. Bruno P. “estime qu‘il est totalement innocent de ce dont on l‘accuse. Il a quitté la Syrie en 2014 alors qu‘il avait demandé à partir en 2013”, a déclaré à Reuters Me Daniel Soulez Larivière. Le troisième homme, Jean-Claude V., responsable de la sécurité du groupe et toujours salarié de LafargeHolcim, a été mis en examen pour financement du terrorisme et mise en danger d‘autrui et placé sous contrôle judiciaire. L‘avocat de cet ancien militaire des forces spéciales a déclaré à Reuters qu‘il entendait contester cette mise en examen selon lui “sans aucun fondement factuel et juridique” devant la Cour d‘appel de Paris, dans les prochaines semaines. Jean-Claude V., “qui n‘a jamais eu de pouvoir de décision au sein de la société Lafarge et n‘a cessé d‘alerter ses interlocuteurs opérationnels, n‘a commis aucune infraction pénale”, a expliqué Me Sébastien Schapira, qui fait valoir que son client “était contre tout accord avec des groupes armés”. Selon des sources familières du dossier, une nouvelle vague d‘interrogatoires de dirigeants ou anciens dirigeants du groupe, dont l‘ex-PDG Bruno Lafont, est attendue la semaine prochaine. Selon Le Parisien, ce dernier est convoqué mercredi. LafargeHolcim a déclaré en septembre condamner “avec la plus grande fermeté les erreurs inacceptables commises en Syrie”. Des organisations non gouvernementales, parties civiles dans ce dossier, souhaitent également faire la lumière sur ce que savait le gouvernement français de l’époque sur les activités de Lafarge en Syrie. La cimenterie de Jalabiya a été mise en service en mai 2010, juste avant que la situation en Syrie ne se détériore et place l’usine et son personnel dans une situation difficile en matière de sécurité.

Trump un « grand jury » mis en place

Trump  un « grand jury » mis en place

L’enquête concernant les soupçons de collusion avec la Russie prend de l’ampleur. Pour preuve, le procureur spécial Robert Mueller nommé en mai pour diriger l’enquête sur l’ingérence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis a constitué un « grand jury » à Washington, rapporte jeudi le Wall Street Journal. Le quotidien, qui cite deux sources au fait du dossier, écrit que la constitution de ce « grand jury », qui a entamé ses travaux il y a quelques semaines, illustre le fait que l’enquête non seulement avance mais prend de l’ampleur. Le président Donald Trump a critiqué la décision de confier une enquête à Robert Mueller, un ancien patron du FBI, sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et la Russie, jugeant qu’elle nuisait au pays en le divisant. L’annonce de la constitution de ce « grand jury » a fait baisser Wall Street et le dollar. Aux Etats-Unis, un « grand jury » est un groupe de citoyens qui, réuni à huis clos, étudie les éléments fournis par un procureur dans les dossiers dont il a la charge afin d’établir s’il convient d’entamer des poursuites pénales. Le procureur Mueller pourrait s’appuyer sur lui pour élargir son enquête et lancer par exemple des assignations à comparaître (subpoenas).

Claude Guéant encore mis en examen

Claude Guéant encore mis en examen

Claude Guéant est soupçonné de financement illégal de campagne électorale, d’escroquerie, de favoritisme, d’abus de biens sociaux et de recel.  proche. L’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy, soutenu à l’époque par l’UMP, avait été défait au second tour par le candidat dissident de la droite Thierry Solère, qui a conservé en mai son siège de député des Hauts-de-Seine. Le maire LR de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, avait diffusé un tract soutenant Claude Guéant, ce qu’avait dénoncé Thierry Solère, soupçonnant Pierre-Christophe Baguet de l’avoir financé pour partie avec l’argent de la municipalité. L’enquête préliminaire, ouverte en février 2014, a débouché le 29 mai dernier sur l’ouverture d’une information judiciaire contre X, s’est borné à commenter jeudi le parquet de Nanterre. «J’ai été informé récemment par un cadre dirigeant de la municipalité qu’une facture avait été réglée par le biais d’un marché public à un imprimeur qui se trouve aussi être celui de la ville», avait à l’époque indiqué à l’AFP Thierry Solère, quelques jours après l’ouverture de l’enquête préliminaire. Cette nouvelle mise en examen de Claude Guéant s’ajoute à celles qui le visent dans l’affaire des sondages douteux de l’Élysée, ainsi que dans le dossier des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. En janvier, l’ancien secrétaire général de l’Élysée avait été condamné en appel à deux ans d’emprisonnement dont un ferme dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur.

 

Affaire Karachi: Balladur mis en examen

Affaire Karachi:  Balladur mis en examen 

 

 

L’affaire Karachi concerne le financement en 1995 de la campagne présidentielle de l’ancien Premier ministre, qui a été mis en examen pour complicité et recel d’abus de biens sociaux, précise-t-on de source judiciaire. Edouard Balladur, 88 ans, précise dans un communiqué transmis à Reuters par son entourage qu’il a été entendu par la commission d’instruction de la CJR avant sa mise en examen. Il souligne que cette mise en examen lui permettra de « prendre enfin connaissance d’un dossier de plus de 50.000 pages ». Il déplore que celui-ci ait été « patiemment constitué contre lui depuis huit ans sans que, en violation des droits de la défense, il ait jamais pu y avoir accès ». Au terme de leur enquête sur le volet financier de l’affaire Karachi, les juges d’instruction avaient décidé en juin 2014 de renvoyer six protagonistes présumés en correctionnelle. Ce sont Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller spécial au cabinet du ministre de la Défense d’Edouard Balladur, François Léotard, entre 1993 et 1995 ; deux proches d’Edouard Balladur, Nicolas Bazire, qui fut son directeur de cabinet, et Thierry Gaubert ; Dominique Castellan, ancien PDG de la Direction des Constructions Navales, l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine et un autre intermédiaire en armement. Les magistrats ont acquis la conviction que la campagne d’Edouard Balladur, devancé par Jacques Chirac, l’autre candidat de la droite en 1995, a été financée par des rétrocommissions illégales sur des contrats de sous-marins vendus au Pakistan et de frégates destinées à l’Arabie Saoudite. Une des hypothèses envisagées est que la fin du versement des commissions, ordonné par Jacques Chirac devenu président de la République, est à l’origine de l’attentat de Karachi qui a coûté la vie à 15 personnes, dont 11 ouvriers français de la Direction des Constructions Navales, en 2002.

Affaire Fillon : Marc Ladreit de Lacharrière mis en examen

Affaire Fillon : Marc Ladreit de Lacharrière mis en examen

Pénélope, inconnue du directeur de la revue où elle était censée travailler,   aurait produit trois petites notes seulement en étant rémunéré 5000   euros par mois ; ce qui vaut propriétaire de la Revue des deux mondes, Marc Ladreit de Lacharrière, d’être mis en examen. Il a été entendu vendredi 12 mai par les trois juges d’instruction du pôle financier parisien, avant d’être mis en examen pour abus de biens sociaux, selon une information du JDD dont franceinfo a eu confirmation. Les magistrats reprochent à Marc Ladreit de Lacharrière d’avoir versé un salaire à Penelope Fillon pour un présumé emploi de complaisance. Un travail rémunéré 5 000 euros bruts mensuels entre mai et décembre 2013. L’homme d’affaires de 76 ans a de son côté tenté de convaincre que cette mission avait été réelle et fondée. Dans cette affaire, François Fillon a été mis en examen le 14 mars, notamment pour « détournement de fonds publics », « recel et complicité d’abus de biens sociaux » et son épouse le 28 mars, notamment pour « complicité et recel de détournement de fonds publics ».

 

FN : Un proche de Marine Le Pen mis en examen

FN : Un proche de Marine Le Pen mis en examen

 

Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen et dirigeant d’une société prestataire du Front national, a été mis en examen pour abus de bien sociaux dans l’enquête sur le financement des campagnes du parti en 2014 et 2015, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Frédéric Chatillon, ancien président du Groupe union défense (GUD) et actuel dirigeant de la société de communication Riwal, a été mis en examen le 15 février, a-t-on précisé, confirmant une information du Monde. Le parquet de Paris a ouvert fin octobre dernier une information judiciaire pour escroquerie et abus de biens sociaux visant le financement des campagnes du parti d’extrême droite en 2014 et 2015. La société Riwal de Frédéric Chatillon est renvoyée en correctionnelle dans un autre dossier : celui sur le financement des campagnes électorales du FN en 2012. Le Front national et de deux de ses dirigeants (le trésorier Wallerand de Saint-Just et le vice-président Jean-François Jalkh) sont aussi renvoyés en correctionnelle dans cette affaire.

Jean-Marie Le Pen mis en examen

Jean-Marie Le Pen mis en examen

 

Le président d’honneur du Front national (FN) Jean-Marie Le Pen a été mis en examen (inculpé) jeudi à Paris pour provocation à la haine après ses propos sur la « fournée » tenus en juin 2014, a annoncé son avocat, Me Frédéric Joachim. Ce dernier a dénoncé des poursuites fondées sur des propos « volontairement tronqués » auxquels est attribuée une connotation qu’ils n’ont pas.Coutumier des poursuites judiciaires pour ses déclarations, Jean-Marie Le Pen s’en était pris en juin 2014 dans une vidéo diffusée sur le site internet du FN aux artistes engagés contre ce parti d’extrême droite, comme Guy Bedos et Madonna. A l’évocation du nom de Patrick Bruel, d’origine juive, il avait ajouté : « Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois ! »Cette phrase avait suscité des critiques virulentes au sein même du Front national, Marine Le Pen ayant alors estimé qu’il s’agissait d’une « faute politique » et Louis Aliot, un des vice-présidents de ce parti, ayant qualifé le choix de ce terme de « stupide politiquement et consternant ». « Le mot ‘fournée’ que j’ai employé n’a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles », avait réagi Jean-Marie Le Pen. « S’il y a des gens de mon camp qui l’interprètent de cette manière, c’est que ce sont des imbéciles ! » Le Parlement européen a levé fin octobre son immunité parlementaire dans cette affaire.(Info Le Figaro)

Financement libyen de Sarkozy en 2007: Takieddine mis en examen

Financement libyen de Sarkozy en  2007: Takieddine mis en examen

 

Ziad Takieddine a été mis en examen ce mercredi pour complicité de corruption d’agent public étranger et de détournement de fonds publics, après ses accusationsdans le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007.  L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine est mis en examen pour complicité de corruption d’agent public étranger et de détournement de fonds publics, dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.  Il n’a pas été placé sous contrôle judiciaire et est ressorti libre de chez le juge, auprès duquel il était convoqué ce mercredi matin.  Mi-novembre, quelques jours avant la primaire des Républicains, Takieddine a affirmé dans Mediapart avoir personnellement remis à Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et à l’ancien chef de l’Etat lui-même, cinq millions d’euros en espèces, dans des valises, en provenance du régime de Kadhafi.

Violences manif : des cégétistes mis en cause

Violences manif : des cégétistes mis en cause

100 à 200 militants CGT ont clairement été mis en cause par le préfet de Paris pour avoir participé à des violences à l’occasion de la dernière manifestation contre la loi travail. Le préfet a dressé le bilan des dégâts : 20 commerces, huit façades de banque, quatre abribus, 13 mobiliers urbains et 10 bâtiments de service public, dont l’hôpital pour enfants Necker, la mairie du 13e arrondissement et un immeuble du Conseil régional d’Ile-de-France ont notamment été touchés. S’il est clair que la confédération CGT n’est pas impliquée directement dans l’organisation de ces violences, il n’empêche que le climat délétère a rendu possible ces outrances caractérisées par exemple par le slogan largement repris : « tout le monde déteste la police ». Force est de constater que la CGT et débordée par les ultra gauchiste agressifs dont certains se trouvent même dans ses rangs,  comme ceux venus du Havre indiquent le préfet de police. On peut légitimement se demander si certains ne recherchent pas le coup dur pour remobiliser les contestataires dont le mouvement s’essouffle. Témoin le nombre de grévistes qui devient insignifiant. Une petite partie des manifestants de la CGT ont donc participé aux violences commises mardi par des groupes extrémistes lors de la manifestation de Paris contre la loi Travail ou ne s’en sont pas désolidarisés, a déclaré mercredi le préfet de police de Paris. Michel Cadot, le préfet de police, a souligné devant la presse le « niveau de violence très élevé » des 800 à 1.000 casseurs présents, dont un nombre significatif d’étrangers. François Hollande a déclaré qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens, des personnes et des biens publics n’étaient pas garantis, a dit le porte-parole du gouvernement. Une menace bien molle car il y a déjà près de trois mois que les manifestations se terminent par des violences inadmissibles.

(Avec Reuters)

Kerviel: l’ex-PDG de la Société Générale mis en cause

Kerviel: l’ex-PDG de la Société Générale mis en cause

Nouvelles révélations dans Challenges « le PDG de la banque à l’époque, avait informé plusieurs banquiers concurrents du « débouclage » imminent des positions prises par Jérôme Kerviel. Et ce, bien avant l’annonce officielle du scandale, pour leur demander leur aide. La journaliste financière Marie-Jeanne Pasquette cite plus précisément deux banquiers, dont un, interrogé par Mediapart, a toutefois démenti. Il s’agit de Philippe Dupont, ancien président des Banques populaires, et Georges Pauget, ancien directeur du Crédit agricole. Selon des propos rapportés par cette journaliste, Daniel Bouton les aurait appelés dès le dimanche 20 janvier 2008, soit quatre jours avant la conférence de presse du 24 janvier qui allait officialiser « l’affaire Kerviel ». Ebruiter ainsi une opération boursière aussi sensible, qui consiste à solder pour plusieurs milliards d’euros de pertes, avant que les marchés ne soient officiellement informés, reviendrait à orchestrer un délit d’initiés et une manipulation. Face à ces accusations de délit d’initiés, le groupe bancaire à annoncé une plainte en diffamation. « Les avocats de Société Générale ont pour instruction de porter plainte pour diffamation » contre les directeurs des deux publications et les journalistes impliqués, a indiqué Jean Veil, avocat de la Société Générale. Me Veil estime que les informations relayées par les deux publications ont pour effet d’accuser l’ancien patron du géant bancaire Daniel Bouton de « délit d’initiés », ce qui est selon lui « intolérable ». Me Veil soutient que si Daniel Bouton a informé d’autres banquiers, il ne l’a fait que dans les règles, dans la soirée précédant la conférence de presse, ou juste avant, hors ouverture des marchés. Le géant bancaire s’insurge également contre une autre information mise en avant notamment par les Inrocks: un éventuel « bluff » de la banque afin d’alourdir la perte attribuée à Jérôme Kerviel, officiellement 4,9 milliards d’euros. Ce qui aurait permis de masquer d’autres défaillances, sans lien avec l’ex-trader. Cette version avait été défendue lors du procès en appel de l’ex-trader par Philippe Houbé, alors employé d’une filiale de la Société Générale. Dans un communiqué, la banque évoque des « pseudo-révélations » qui n’ont « pas été retenues par les tribunaux ». Un « travail de recyclage », selon le groupe bancaire. Recyclage ou pas, une ramification de plus pourrait s’ajouter à la tentaculaire affaire Kerviel qui, huit ans après, n’en finit plus d’occuper les tribunaux français. L’ex-trader, qui reproche à la banque d’avoir couvert ses phénoménales prises de risque en toute connaissance de cause avant de le lâcher, tente en particulier de faire réviser sa condamnation pénale. »

(Avec AFP)

Claude Guéant encore mis en examen pour les sondages de l’Elysée

Claude Guéant encore mis en examen pour les sondages de l’Elysée

C’est la troisième fois que Guéant est mis en examen. Cette fois il s’agit de l’affaire des sondages de l’Élysée. Claude Guéant a déjà été condamné à propos des primes qu’il a indument encaissées au ministère de l’intérieur, il est aussi mis en examen sur les conditions de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007. Bref ce ne sont pas moins de 20 à 30 personnes proches de Nicolas Sarkozy qui sont maintenant impliqués dans 7 différentes affaires en cours, Nicolas Sarkozy faisant lui-même l’objet de 2 mises en examen. Claude Guéant a donc été mis en examen pour complicité de favoritisme dans l’affaire des sondages de l’Elysée, a-t-on appris auprès du Parquet national financier (PNF). L’ancien secrétaire général de l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy a été entendu pendant environ quatre heures dans la matinée par un juge d’instruction au Pôle financier de Paris.  En juillet, Le Monde affirmait qu’une note retrouvée par les enquêteurs prouvait qu’un contrat était passé entre les mains du secrétaire général de l’Elysée. Début février, Emmanuelle Mignon, qui fut directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée de mai 2007 à juillet 2008, a été mise en examen pour favoritisme dans ce dossier. Ces derniers mois, l’enquête a abouti à la mise en examen notamment de Patrick Buisson, dont la société Publifact est au coeur de l’enquête, et de Pierre Giacometti, lui aussi conseiller de Nicolas Sarkozy durant son mandat. L’information judiciaire pour favoritisme, détournement de fonds publics – dont détournement ou destruction d’archives publiques – vise des sondages et des prestations de communication commandés par la présidence de 2007 à 2012.  L’affaire, qui s’est ouverte en 2009 avec la remise d’un rapport de la Cour des comptes consacré à la gestion du budget de l’Elysée, a pris un tour judiciaire l’année suivante à la suite du dépôt d’une plainte de l’association Anticor. Selon le plaignant, une bonne partie des sondages commandés sans appel d’offres par la société Publifact, entre 2007 et 2009, n’avaient pas d’intérêt public lié à la fonction présidentielle. Sur la période 2010-2012, Anticor estime que certains sondages réalisés, après appels d’offres, ne relevaient pas non plus de la fonction présidentielle. Sont également visés par leur plainte des contrats de prestations en communication passés entre 2007 et 2012 entre l’Elysée et les sociétés de Pierre Giacometti et de Patrick Buisson, soupçonnés d’avoir bénéficié de favoritisme. Claude Guéant a été condamné en novembre dernier à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des primes en liquide perçues lorsqu’il était conseiller de Nicolas Sarkozy de 2002 à 2004 au ministère de l’Intérieur. L’ancien secrétaire général de l’Elysée, qui a décidé de faire appel, s’est également vu infliger une amende de 75.000 euros et une interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant cinq ans.

Et encore un proche de Nicolas Sarkozy mis en examen

Et encore un proche de Nicolas Sarkozy mis en examen

Chaque jour ou presque on apprend qu’un nouveau collaborateur de Nicolas Sarkozy a été mis en examen. Il y a aujourd’hui pas loin d’une dizaine d’affaires qui concernent Sarkozy et son entourage et  pas loin de 30 personnes qui sont impliquées de près ou de loin. Sans entrer dans le détail, l les s’intéressés les doigts dans le pot de confiture. Le seul pour l’instant à ne pas avoir été réellement inquiété et condamné c’est  Nicolas Sarkozy. Un Nicolas Sarkozy soutenu par Hollande qui veut en faire son adversaire pour ne pas avoir à affronter Alain Juppé. De là à dire qu’il y a un lien entre le soutien de Hollande à Sarkozy et la mansuétude de la justice, il y a évidemment un pas qu’on ne peut pas franchir puisque comme chacun le sait notre justice est totalement indépendante !  L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen ce mercredi pour favoritisme dans l’affaire des sondages et dépenses de communication de l’Elysée lors du précédent quinquennat.   Le publicitaire Jean-Michel Goudard a été mis en examen ce mercredi pour favoritisme dans l’affaire des sondages et dépenses de communication de l’Elysée lors du précédent quinquennat. Depuis la semaine dernière, l’enquête sur les études d’opinion commanditées par la présidence Sarkozy a connu une accélération avec la mise en examen de plusieurs ex-collaborateurs de l’ancien président de la République. En témoigne les mises en examen successives d’Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet et de son conseiller « opinion », Julien Vaulpré, poursuivis également pour favoritisme dans ce dossier. En avril 2009, le conseiller en stratégie de Nicolas Sarkozy avait signé la reconduction de la convention passée en 2007 entre l’Elysée et le cabinet Publifact de Patrick Buisson. Un rapport de la Cour des comptes avait sévèrement épinglé quelques mois plus tard ce contrat jugé « très succinct », lequel n’avait pas été soumis aux dispositions du code des marchés publics. L’enquête a finalement fait apparaître que via ses cabinets Publifact et Publiopinion, Patrick Buisson avait, à lui seul, gagné plus d’1,4 million d’euros en seulement deux ans. Ce dernier a été mis en examen pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics par un particulier. Pierre Giacometti, dont la société Giacometti-Peron a signé pour 2 à 2,5 millions d’euros de contrats avec l’Elysée entre 2007 et 2012, est également poursuivi pour recel de favoritisme.

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