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2017-Débat télévisé : « une minute sur le pouvoir d’achat » !

2017-Débat télévisé : « une minute sur le pouvoir d’achat » !

 

 

 

Alors que pour les Français les principaux enjeux des présidentielles concernent essentiellement l’emploi et le pouvoir d’achat, le débat télévisé a été réduit à pas grand-chose. Illustration : » vous avez une minute pour dire quelles sont les mesures les plus significatives pour améliorer le pouvoir d’achat » et chaque candidat d’égrener en vitesse quelques mesures sans autre explication sur les conditions d’attribution et surtout sur leurs moyens de financement sans parler de leur cohérence avec l’ensemble de la politique économique et sociale. Bref,  un débat réduit à une sorte de micro trottoir où l’interviewé doit répondre en quelques secondes. Pas étonnant qu’on puisse trouver ensuite la confrontation relativement confuse. Il en a été d’ailleurs d’eux-mêmes sur la plupart des sujets. Il ne faut sans doute pas s’attendre à autre chose quand il y a cinq candidats en présence et qu’on veut leur poser 20 ou 30 questions ;  finalement dans ce genre d’exercice là forme importe plus que le fond. Les candidats sont jugés sur leur apparence et leur slogan. Ce débat n’aura d’ailleurs révélé strictement rien de nouveau chacun étant  resté d’ailleurs prudemment dans son couloir en résumant à l’extrême leurs éléments programmatiques. Une campagne électorale qui ressemble de plus en plus à celle des les États-Unis. Une espèce de show à l’américaine, une sorte de concours Miss France où chacun dispose de quelques minutes pour valoriser sa posture. Un peu la même logique The Voice. La voix compte davantage que le contenu. Du coup forcément à peu près tous les candidats ont promis une augmentation du pouvoir d’achat pour tous. Les candidats extrêmes en rajoutant encore une couche en matière de surenchère de toutes évidences ; il y a des progrès à faire en matière d’expression démocratique et il n’est pas certain que la petite lucarne qui encourage la réduction du propos comme dans les spots publicitaires soit l’outil le mieux adapté pour exposer des problématiques complexes. Du coup,  d’ailleurs la presse retient surtout les quelques petits les accrochages finalement marginaux assez dérisoires parce que sectaires entre certains candidats. Bref les médias sont assez satisfaits sans doute en s’appuyant sur le taux d’audience (10 millions de téléspectateurs) qui permet par ailleurs de diffuser de la pub au tarif le plus élevé. En dépit des nouveaux moyens de communication, la démocratie lors de des grandes échéances en reste au niveau néandertalien.  Pas étonnant quand on propose seulement une minute pour s’expliquer sur les conditions du redressement économique du pays. Encore heureux qu’on ne coupe pas cette minute d’expression par une page de pub, comme dans un veuille.

Turquie : la minute de silence sifflée !

Turquie : la minute de silence sifflée !

À l’occasion du match de foot entre la Turquie et la Grèce non seulement l’hymne grec a été sifflé mais en plus la minute de silence consacrée à l’hommage rendu aux victimes du terrorisme l’a été également. De quoi ternir un peu plus l’image d’un pays dont les dirigeants comme une partie de la population manifestent  une certaine ambiguïté vis-à-vis de l’État islamique ;  un incident qui peut peut-être être considéré comme mineur mais qui ne va pas encourager l’Europe à intégrer économiquement un pays qui témoigne parfois d’une attitude assez éloignée de la culture européenne. Heureusement cette  attitude a déclenché la colère de Fatih Terim, le sélectionneur turc, après la rencontre : « Nous faisions une minute de silence pour les victimes. Vous ne pouvez pas juste être patient pendant une minute ? Ce n’est pas un jeu d’enfants. C’est significatif. La menace terroriste augmente. Le sport est un des instruments les plus importants qui peut être utilisé pour la paix et la fraternité. » . Fatih Terim n’a pas non plus apprécié que l’hymne grec soit sifflé avant ce match : « Huer l’hymne ? C’est quoi ça ? Nous valons mieux que cela. Si cela avait été fait contre nous, nous serions très en colère. La Grèce est notre voisine. Aujourd’hui (mardi), c’est un jour où tout le monde est voisin, mais nos supporters ne se sont pas comportés comme des voisins.

Parkings : facturation au quart d’heure…. ensuite à la minute ?

Parkings : facturation au quart d’heure…. ensuite à la minute ?

Il faut désengorger les villes alors ce sera désormais la facturation au quart d’heure. Ensuite peut-être même à la minute et même dans la rue. Ce qui permettrait de faire payer les véhicules arrétés  aux feux rouges. Mais comme dit Macron  « c’est pur redonner du pouvoir d’achat aux français».  À compter de ce 1er juillet, les automobilistes risquent de passer un sale quart d’heure. L’association UFC – Que Choisir a comparé les prix de près de 600 parkings, dans 183 villes de France. Résultat : entre le mois de septembre 2013 – juste avant le vote de la réforme – et le mois de juin 2015, le prix moyen d’une heure de stationnement a grimpé de 7,5%. C’est beaucoup plus que les 0,8% d’inflation sur la période. Le prix moyen d’une heure de stationnement est passé d’1,90 euro en 2013 à 2,04 euros en 2015, soit 14 centimes de plus. À l’origine, le but de la manœuvre c’était de ne pas vous faire payer deux heures stationnement, si votre voiture restait seulement une heure et cinq minutes au parking. On facture au quart d’heure et non plus à l’heure, pour redonner du pouvoir d’achat aux Français. Sauf que les gestionnaires de parking, qui sont déjà passés à la facturation au quart d’heure, ont gonflé leurs tarifs de 17% en moyenne pour une heure. On enregistre même jusqu’à 25% de hausse. Ce qui est frappant, c’est que les prix des parking varient vraiment selon les villes. En deux ans, les tarifs se sont envolés de 19% à Bordeaux, de 14% à Lyon et de 11% à paris. Nous payons dans la capitale 3,70 euros de l’heure, contre 1,60 euro à Nancy. Cette dernière, comme Grenoble, a fait le choix de ne pas augmenter ses tarifs. Les exploitants de parking se défendent. Ils expliquent que la loi les oblige à gérer leur parc pour atteindre l’équilibre économique, et que certaines collectivités accordent aussi des places gratuites dans certains cas. Reste que nous n’avons pas le choix. À Paris, 85.000 places de stationnement ont été supprimées en dix ans, pour « désengorger » la ville. À Marseille, Strasbourg et Rennes, la moitié des places de stationnement payant sont maintenant des parkings. Nous sommes donc de plus en plus obligés de passer par la case parking.

 




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