Archive pour le Tag 'ministres'

« Les ministres, justiciables pour incompétence ? »

« Les ministres, justiciables pour incompétence ? »

Non,  répond  le juriste Bernard Grelon dans une tribune au « Monde » qui au nom du droit –comme toujours très « sollicité »- réfute le possibilité de contraindre les ministres à rendre des comptes devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF).Dommage car le délit d’incompétence crée bien d’autres dommages que les dérives financières à des fins personnelles. Il n’y a pas que les ministres qui devraient être en cause mais toux ceux qui gèrent les fonds publics. .

 

«  Au prétexte du projet de loi de moralisation de la vie politique, le procureur général de la Cour des comptes, Gilles Johanet, a, récemment émis dans Le Monde le vœu que les ministres relèvent de la compétence de la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), juridiction éminente mais très largement méconnue de cette opinion publique à laquelle le procureur général se réfère sans cesse. Dès lors, on peut craindre que ce plaidoyer de l’autorité de poursuite n’ait d’autre objet que peser sur le pouvoir politique, pour renforcer ses prérogatives. En mélangeant droit et morale, cette démarche est porteuse de désordre institutionnel. En voulant revenir sur la règle selon laquelle les ministres ne peuvent être poursuivis devant la CDBF, le procureur général, au nom de l’égalité et du souci de juger les « incompétents », oublie que le ministre, qui constitue un organe clé du pouvoir exécutif, n’est pas dans une situation identique à celle des fonctionnaires. Le Conseil constitutionnel a eu l’occasion de le rappeler fermement, dans une décision du 2 décembre 2016, dont le procureur général semble vouloir ignorer la portée. Dans cette affaire, il était prétendu que l’article L. 312-1 du code des juridictions financières, en déclarant certains responsables publics non justiciables de la CDBF, instaurait à leur profit une irresponsabilité contraire au principe d’égalité devant la loi. Le Conseil constitutionnel, après avoir cité l’article 6 de la Déclaration de 1789, selon lequel « la loi… doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse », a aussi rappelé la règle selon laquelle « le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général, pourvu que, dans l’un et l’autre cas, la différence de traitement… »

 

Ministres : salaires avant et après

Ministres : salaires avant et après  

D’après BFM, un ministre touche 9.940 euros brut, soit près de 8.500 euros nets. Cette rémunération peut sembler élevée aux yeux de certains Français. Pourtant depuis qu’ils ont intégré le gouvernement d’Édouard Philippe, la moitié des ministres qui n’avaient jamais exercé cette fonction ont consenti à un sacrifice sur le plan financier. Un constat que peuvent désormais faire les citoyens en consultant leurs déclarations de rémunération, publiées par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

 

Les perdants

  • Nicolas Hulot: 20.745 euros net/mois + 384.515 euros (dividendes + droits d’auteur sur l’année)

Le ministre de la Transition écologique et solidaire était de loin celui qui avait les revenus les plus élevés l’an dernier. Avec 663.461 euros cumulés sur l’année. Nicolas Hulot a d’abord perçu 248.946 euros comme gérant de sa société Eole Conseil, et 221.172 euros au titre de ses dividendes comme actionnaire à 99% de cette société et enfin 163.343 euros en droits d’auteur, pour les livres qu’il a publié.

  • Elisabeth Borne: 26.955 euros net/mois

La ministre des Transports, diplômée de l’école Polytechnique et ingénieure des Ponts, touchait un salaire confortable en tant que PDG de la RATP, poste qu’elle occupait depuis 2015. Élisabeth Borne avait succédé, à la tête de la RATP, à Pierre Mongin.

  • Jean-Michel Blanquer: 21.122 euros net/mois

Le ministre de l’Éducation nationale a été directeur général du groupe Essec, une grande école de commerce, poste qui a été sa principale source de revenus en 2016. Il a aussi été éditorialiste au magazine Le Point, et ses contributions lui ont rapporté 6.909 euros sur l’année.

  • Muriel Pénicaud : 16.927 euros net/mois

La ministre du Travail occupait le poste de directrice général de Business France, organisme public chargé de promouvoir l’économie et les entreprises françaises à l’international. Elle a perçu un salaire annuel net de 203.124 euros à ce titre. Très loin de ce qu’elle touchait en tant que DRH de Danone, où elle émargeait à plus de 2 millions annuels net en 2014.

  • Françoise Nyssen: 14.980 net/mois

La ministre de la Culture est présidente et co-directrice de la société d’édition Actes Sud, fondée par son père, Hubert. Elle a touché 127.374 euros à ce titre en plus des 50.000 euros perçus en tant que membre du conseil d’administration d’Europa Corp, la société de Luc Besson. Elle est par ailleurs administratrices d’une trentaine de sociétés (comme le CNC, la Banque de France, la BNF, etc.), sans toucher de jetons de présence.

  • Nicole Belloubet: 13.306 euros net/mois.

La ministre de la Justice siégeait au Conseil constitutionnel, poste pour lequel elle a perçu 159.671 euros net l’an dernier.

  • Nathalie Loiseau: 12.738 euros net/mois + 6.602 euros (droits d’auteur sur l’année)

La ministre des Affaires européennes était directrice de la prestigieuse ENA (école nationale d’administration) depuis 2012. Elle a gagné à ce titre 152.870 euros net l’an dernier. Elle a aussi perçu des droits d’auteurs s’élevant à 6.602 euros.

  • Jean-Yves Le Drian: 11.049 euros net/mois

Le ministre de la Défense occupait déjà la même fonction sous François Hollande en 2016. Mais il touchait, en plus de son traitement de ministre, son indemnité de Président du Conseil régional (33.092 euros brut par an, soit environ 2.400 euros nets par mois).  Il a dû démissionner de la présidence de la région le 2 juin dernier, tout en restant conseiller régional, fonction pour laquelle il a droit à une indemnité mensuelle de 2.661 euros brut.

  • Jacques Mézard: 9408 euros net/mois

Sur le site de la HATPV, la déclaration d’intérêts du ministre Jacques Mézard apparaît vide. Contacté par la rédaction, son entourage précise avoir envoyé une déclaration complète à la Haute autorité dès le 9 juillet. Ancien sénateur, Jacques Mézard assure avoir perçu pour l’année 2016, 48.453 euros comme indemnités d’élu. Par ailleurs, il a également touché 52.235 euros de pensions de retraite, ainsi que 4.768 de revenus de capitaux mobiliers et 7.446 de revenus fonciers. Soit un total de 112.902 euros dans l’année, ce qui donne l’équivalent de 9408 euros mensuellement. L’entourage du ministre précise qu’il n’exerce pas d’activités professionnelles ni d’activités de consultant et que sa principale source de revenus, en 2016, est sa pension de retraite d’avocat.

Les gagnants :

  • Gérard Collomb: 8.628 euros brut/mois

L’actuel ministre de l’Intérieur et numéro 2 du gouvernement déclare avoir perçu l’année dernière 37.172 euros brut en tant que maire de Lyon, fonction qu’il a quitté en entrant au gouvernement après seize années de mandat. En parallèle, il assure avoir perçu une indemnité de 66.374 euros brut (5.531 euros/mois) en tant que sénateur du Rhône, montant inférieur à ce qu’est censé gagner un élu de la haute Assemblée. Selon le site du Sénat il aurait dû toucher 7.209 euros brut soit 5.423 euros net. Il est donc difficile d’établir avec certitude quelle était la rémunération précise de Gérard Collomb en 2016 d’autant que ce dernier assurait au début de l’année avoir été sanctionné par le Sénat pour absentéisme. Il disait alors devoir se contenter de 4.000 euros par mois pour vivre.

  • Agnès Buzyn: 7.845 euros net/mois

La ministre des Solidarités et de la Santé est médecin hématologue de formation, professeur des universités et praticienne hospitalière. Au moment de sa nomination au gouvernement, elle était présidente de la Haute autorité de santé, fonction qu’elle occupait depuis mars 2016. À ce titre, elle a déclaré un revenu annuel de 66.146 euros net, montant auquel s’ajoutent ses revenus de présidente de l’Inca (Institut national du cancer) de 19.474 euros sur 2016 et deux mois de salaire de son ancien poste de professeur à l’Université Pierre et Marie Curie. En tant que médecin, elle avait mis fin à ses fonctions rémunérées auprès des laboratoires pharmaceutiques dès mars 2011, avant d’être nommée à l’Inca.

  • Bruno Le Maire: 6.136 euros net/mois + 19.551 (droits d’auteur sur l’année)

Le ministre de l’Économie et des Finances touchait l’année dernière 23.306 euros de salaire annuel en tant que professeur à la Fondation des sciences politiques, son indemnité de député de l’Eure (50.328 euros par an), et enfin les droits d’auteurs sur les onze livres qu’il a écrit sur la politique et la musique (19.551 euros en 2016).

  • Frédérique Vidal: 7.660 euros net/mois

La ministre de l’Enseignement supérieur, ex-spécialiste de la génétique moléculaire à l’Université Sophia Antipolis, a perçu, l’an passé, 91.929 euros annuels, dont la majeure partie vient de son salaire en tant que professeur de l’Université de Nice (82.954), le reste venant de mission de recherche et de conseil pour des institutions russes.

  • Gérald Darmanin: 7.577 euros net/mois

En 2016, le ministre de l’Action et des Comptes publics émargeait à près de 43.594 euros par an comme Maire de Tourcoing, 28.835 comme vice-président du Conseil régional, et encore 18.497 en tant que vice-président de la métropole.

  • Édouard Philippe : 6.130 euros net/mois

Le Premier ministre était loin d’être le mieux payé du gouvernement Macron avant d’y entrer. En accédant à Matignon, il fait même partie des membres du gouvernement qui auront vu leur pouvoir d’achat progresser le plus. En tant que chef du gouvernement, il touche en effet 14.910 euros brut, soit près de 12.800 euros net, soit un doublement de sa rémunération mensuelle.

Édouard Philippe déclare avoir touché en 2016 moins de 4.000 euros par mois en tant que député de Seine-Maritime, 1.700 euros par mois comme président de la Communauté de l’agglomération havraise, et seulement 471 euros par mois comme maire du Havre. Cette dernière indemnité, assez dérisoire, s’explique par le fait que les indemnités des élus exerçant plusieurs mandats sont plafonnées. La somme maximale qu’ils peuvent toucher a été portée le 1er février 2017 à 8.371,59 euros par mois net.

  • Laura Flessel : 5.599 euros net/mois

La ministre des Sports et ex-championne d’escrime multi-médaillée aux Jeux Olympiques touchait 5.600 euros par mois en 2016, en tant que gérante de la société qu’elle a fondé, Flessel&Co, qui gère ses droits à l’image.

  • Annick Girardin : 5.243 net/mois

En 2016, l’actuelle ministre des Outre-mer officiait déjà dans le gouvernement Valls sous Hollande, comme secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie jusqu’en février 2017, puis comme ministre de la Fonction publique. Elle déclare avoir perçu l’année dernière presque 62.925 euros. Un montant inférieur au salaire normal d’un ministre. Étrange? « Pas vraiment » répond René Dosière: « En tant qu’ancienne député, elle a pu continuer à cotiser au régime des retraites des parlementaires, ce qui expliquerait la différence avec sa rémunération brute ».

Economies budgétaires : Macron secoue ses ministres

Economies budgétaires  : Macron secoue ses ministres

 

 

En substance, Macron a dit à se ministres qu’ils ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. lors du conseil des ministres – Il a employé pour cela une formule plus littéraire en invitant ses ministres à privilégier le long terme à une vision « myope » ou « astigmate » surtout dans un contexte budgétaire complexe pour 2018 qui se traduira par un effort de 10 milliards d’euros pour l’Etat sur les dépenses. La timidité et les maladresses de certains ministres avaient déjà attiré les foudres du président qui considérait que les propositions de ses ministres « ressemblaient du pipi de chat ». Cette fois il leur secoue sérieusement les fesses car il n’apprécie pas les réactions corporatistes face au plan d’économies prévues en 2008. Pourtant c’est une sorte de tradition,  chaque ministre manœuvré par son entourage et l’administration se transforme en délégué syndical  de son ministère pour défendre à tout prix son enveloppe budgétaire. Les directeurs d’administration se liguent avec des membres des cabinets ministériels eux-mêmes le plus souvent ancien hauts fonctionnaires pour persuader leurs ministres qu’  il est impossible de gérer leurs ministères dans une enveloppe un peu réduite. Ça avec  évidemment aussi le poids des lobbys qui ne veulent pas qu’on touche aux enveloppes dont bénéficient leurs mandants voir directement eux-mêmes. Bref la réduction des dépenses publiques en France constitue un exercice particulièrement difficile cela d’autant plus que certains champs ministériels sont considérés comme des sanctuaires mais des sanctuaires trop nombreux comme l’armée, l’éducation, la santé, la justice, la police, l’environnement, le social ou encore l’industrie. Bref,  tout est sanctuaire et la rationalisation des choix budgétaires trouve oppositions  de toutes sortes. La raison fondamentale qui a conduit la France à un endettement abyssal car faute de recettes, on emprunte. La dette publique représente ainsi près de 100 % du PIB soit plus de 2000 milliards ou  33 000 € par Français. Une dette qu’il faut bien rembourser qui va devenir bientôt le premier poste budgétaire, plus de 40 milliards pour le remboursement des seuls intérêts. Lors du conseil des ministres, le chef de l’Etat a évoqué « le fait que face au budget nous étions trop souvent myopes et astigmates », a indiqué le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. « Myopes parce qu’au fond nous ne savons regarder qu’un budget à un an (…) et astigmates parce que chaque ministre, chaque parlementaire l’est parce qu’il regarde son budget », a-t-il expliqué lors du compte rendu du conseil des ministres. Emmanuel Macron a rappelé l’importance « de se projeter sur cinq ans, y compris dès la préparation budgétaire de 2018, parce que les réformes en profondeur sont essentielles », a-t-il dit.

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

21 ministres de François Hollande ne soutiennent pas Valls

 

 

Certains ministres de François Hollande ont déclaré leur soutien à l’ancien premier ministre mais nombre s’interrogent  encore. Parmi eux il y a ceux qui sont franchement hostiles à Manuel Valls notamment Ségolène Royal qui pourrait même soutenir Emmanuel Macon. Mais il y a aussi des très proches de François Hollande qui considère que Manuel Valls a tué la candidature de l’actuel président de la république. Du coup il se pourrait qu’ils annoncent leur préférence pour Peillon qui par ailleurs a assuré qu’il défendrait le bilan de François Hollande. Enfin il y a ce qui n’ont pas encore accepté le renoncement du président de la république et qui en cas d’échec de Valls la primaire de la gauche soit très bien que François Hollande revienne sur sa décision de ne pas solliciter les suffrages des électeurs en 2017. Bref il y a du règlement de compte dans l’ère. Par, Stéphane Le Foll a préféré lui adressé un tacle et ne s’est pas prononcé sur son favori. Le porte-parole du gouvernement a déclaré que « l’enjeu n’est pas l’avenir du 49.3. Le pire des pièges serait de ne penser qu’à la primaire (…) Certains candidats ne pensent qu’au leadership du PS l’année prochaine. Ils font une erreur colossale. L’enjeu est la présidentielle de l’année prochaine». Il reste 21 ministres à convaincre. Les regardes sont braqués sur le ministre de l’Agriculture, ami de François Hollande. Le porte-parole du gouvernement est agacé de voir que des vallsistes annoncent leur ralliement par médias interposés. Son choix serait un signal fort et pourrait entraîner le soutien d’André Vallini, un autre proche du président de la République. Manuel Valls pourra-t-il compter sur le soutien de Marisol Touraine ? La ministre de la Santé avait pris ses distances avec lui, l’été dernier, sur le burkini. Aucune chance qu’elle ne se tourne vers Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Elle pourrait aller vers Vincent Peillon et serait la première ministre d’importance à ne pas soutenir l’ancien premier ministre. Quant à Ségolène Royal, rien n’est officiel, mais la ministre de l’Écologie n’est pas indifférente à Emmanuel Macron. En fonction des sondages et s’il se confirme que Macon est nettement en tête des candidats de gauche, il se pourrait bien que François Hollande fasse un geste en faveur de son ancien ministre des finances. On voit mal en effet François Hollande soutenir Montebourg ou à mon qui vont sans doute démolir son bilan lors de la primaire de la gauche. Le président actuel de la république pourrait ne soutenir aucun candidat de la primaire de la gauche si Valls n’en sort pas vainqueur. Il vient d’ailleurs d’adresser un signal négatif à Vincent Peillon. Le Canard Enchaîné révèle que le Président s’est déclaré « étonné » de la candidature de Vincent Peillon à la primaire de la gauche, qui se tiendra les 22 et 29 janvier 2017. Une réaction adjointe d’un commentaire acerbe, écrit le volatile, puisque François Hollande juge que « Peillon n’est pas préparé » et note une « légèreté absolue » pour le député européen, qui se réclame « de l’éthique ». La remarque de François Hollande est d’autant plus surprenante que l’ancien ministre de l’Éducation nationale fait valoir qu’il compte défendre le bilan de l’actuel locataire de l’Élysée.  »Il veut incarner le centre du Parti socialiste, mais, s’il attaque Valls, ça ne va pas être facile pour lui de défendre mon bilan », aurait déclaré le chef de l’État.

Fillon veut 15 ministres « compétents » : où ? À pôle emploi ?

Fillon veut  15 ministres « compétents » : où ? À pôle emploi

 

François Fillon veut réduire de manière drastique le nombre de ministres à une quinzaine, en outre il les veut compétents. Dés lors,  on se demande où il va bien les recruter. À pôle emploi peut-être ? Il est clair en tout cas qu’il aura des difficultés à trouver les qualifications souhaitées dans le personnel politique actuel pour l’essentiel presque tous des fonctionnaires ou des apparatchiks qui vivent de la politique depuis des années. C’est bien le drame de l’impuissance du monde politique. D’ailleurs François Fillon n’exclut pas de recruter des personnalités de la société civile.  S’inscrivant en faux contre ceux qui disent que des ministres de la société civile ont des difficultés en politique car ils ne connaissent pas les codes, le député de Paris a cité plusieurs noms de personnalités de droite et de gauche qui ne venaient pas au départ du monde politique comme André Malraux, Georges Pompidou, Pierre Messmer, Raymond Barre, René Monory, Simone Veil à droite, Robert Badinter, Hubert Curien et Claude Allègre à gauche. « J’ai été pendant 25 ans spécialiste des questions militaires et on m’a nommé aux affaires sociales », a-t-il dit, rappelant qu’il avait exercé cette fonction sous Jacques Chirac, dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Celui que les sondages placent en troisième position dans la primaire a égratigné ses concurrents en leur reprochant de ne pas aller assez loin dans l’allongement du temps de travail pour les fonctionnaires (il propose 39 heures par semaine) et dans la baisse des charges sur d’autres salaires que les plus bas de l’échelle. Il a dit accepter qu’on le qualifie de « Thatchérien », reconnaissant le mérite de Margaret Thatcher d’avoir « redressé » la Grande Bretagne pendant son passage au 10 Downing Street.

(Avec RTL)

Viande bovine: 3 ministres pour un programme humanitaire

 

 

Alors que les cours sont au plus bas pour la viande (en France parfois autour de trois euros le kilo et deux euros pour les bêtes de réforme,  soit très loin du prix de revient),  les ministres de l’agriculture recherchent une solution pour trouver  la fois des débouchés et pour diminuer l’offre. Stéphane Le Foll et ses homologues allemand et polonais, Christian Schmidt et Krzysztof Jurgiel, «  invitent la Commission européenne à travailler sur la mise en place d’un programme d’aide humanitaire +en nature+ portant sur des produits à base de viande bovine, au bénéfice des pays faisant face à un afflux de réfugiés », indique le ministère français de l’Agriculture dans ce communiqué. Les éleveurs français avaient déjà évoqué cette idée en marge du récent salon de l’élevage Space à Rennes, mais avaient alors reçu une fin de non-recevoir du Commissaire européen, Phil Hogan, selon un professionnel de la filière. Les professionnels du secteur avaient ensuite réitéré cette demande début octobre, lors du Sommet de l’élevage en Auvergne. Selon Guy Hermouet, président de la section bovins au sein de la Fédération interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), cette opération permettrait « d’aider des zones en état de guerre ou en grande difficulté en raison des migrants », mais aussi d’assainir le marché européen de la viande dont les cours s’effondrent, en raison d’un afflux massif de bêtes dans les abattoirs. Selon la Fédération Nationale Bovine, près d’un million de vaches laitières de plus qu’en 2015 vont en effet être abattues en 2016 dans l’ensemble des 28 pays membres de l’UE, afin de réduire drastiquement la production et soutenir ainsi les cours du lait. Les professionnels affirment s’être inspirés des Américains pour faire leur proposition. L’UE aide déjà financièrement les pays voisins de la Syrie – Turquie, Liban, Jordanie – qui accueillent des millions de réfugiés.

(Avec AFP)

 

Patrimoine du gouvernement : De nombreux ministres millionnaires

Patrimoine du gouvernement : De nombreux ministres millionnaires

Dans le gouvernement socialiste 14 ministres sur 39 sont millionnaires, le signe sans doute du décalage avec la sociologie des électeurs supposés de gauche. D’une certaine manière c’est un peu le drame de ce gouvernement composé en majorité de responsables relativement fortunés et de hauts fonctionnaires. Pas étonnant que ce gouvernement est un peu de mal à saisir les réalités socio-économiques et sociétales. Comment pourrait-on comprendre les difficultés d’un salarié au SMIC, d’un chômeur ou d’un résident dans un quartier sensible ? On objectera sans doute qu’à droite la situation est encore pire à la différence près que la droite ne cache nullement sa défense des intérêts des plus nantis. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp) révèle sur son site les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement. En effet, un remaniement ministériel ayant eu lieu en février, les déclarations des nouveaux membres du gouvernement ont été ajoutées à celles existantes. Un classement établi par les Décodeurs du journal Le Monde permet de se rendre compte des disparités de patrimoines suivant les ministres et secrétaires d’Etat. Dans le top 3, on retrouve tout d’abord Jean-Michel Baylet (ministre de l’aménagement du territoire) avec 8,7 millions d’euros de patrimoine, suivi par Jean-Marie Le Guen, (ministre des relations avec le parlement) avec 4,1 millions d’euros puis André Vallini (secrétaire d’Etat chargé du développement et de la francophonie) avec 2,88 millions d’euros. Au total, sur les 39 membres du gouvernement, 14 ont déclaré un patrimoine supérieur à 1 million d’euros. A l’autre bout du classement, cinq ministres ou secrétaires d’Etat affichent un patrimoine inférieur à 100.000 euros. Le premier Ministre, Manuel Valls, ne possède ainsi « que » 44.000 euros de patrimoine. Emmanuelle Cosse, ministre du logement, ferme la marche avec 27.000 euros de patrimoine. Pour rappel, la Hatvp a vu le jour en 2013, après le scandale lié à l’affaire Jérôme Cahuzac, qui avait menti sur la détention d’un compte en Suisse. L’autorité indépendante peut demander l’aide du fisc pour vérifier si les déclarations de patrimoine des élus (membres du gouvernement, sénateurs, députés) et responsables publics correspondent bien à la réalité. Selon la Hatvp, plus de 10.000 personnes ont dû remplir une déclaration depuis sa création. Concernant les sanctions, l’autorité rappelle sur son site que « le fait pour une personne de ne pas déposer une déclaration de patrimoine, d’omettre de déclarer une partie importante de celui-ci ou d’en fournir une évaluation mensongère est puni d’une peine de 3 ans de prison et de 45 000 euros d’amende« . Plusieurs élus ont déjà été épinglés comme Yamina Benguigui, ex-ministre de la Francophonie, ou plus récemment Henri de Raincourt, sénateur Les Républicains.

Transparence fiscale : la grande trouille des ministres complices des entreprises

Transparence fiscale : la grande trouille des ministres complices des entreprises

Pour une fois la commission européenne entendait prendre des mesures radicales pour imposer la transparence fiscale suite notamment au scandale Panama Papers. Il ne s’agissait pourtant pas d’une révolution mais simplement de l’obligation faite aux entreprises de diffuser leurs informations fiscales comme elles  le font d’ailleurs pour les autres données comptables. Mais une telle perspective s’est heurtés à une levée de boucliers de nombre de ministres européens porteurs des les intérêts des grandes entreprises et montrant ainsi la consanguinité entre le système politique et le système financier. Nombre de ministres européens qui ont adressé samedi une mise en garde contre toute réaction excessive près de trois semaines après les révélations des « Panama papers ». Les entreprises se sont insurgées contre ce projet qui pourrait selon elle nuire à leur réputation et dont le résultat pourrait être mal interprété. Elles estiment également que les sociétés non-européennes pourraient tirer un avantage concurrentiel de cette publicité. « Dans un premier temps, il serait préférable que (les données fiscales des entreprises) ne soient transmises qu’aux autorités fiscales, pas au public », a déclaré à la presse Edward Scicluna, ministre maltais des Finances, avant une réunion avec ses homologues à Amsterdam. « Il faut se garder de toute réaction excessive », a-t-il dit, soulignant les risques qu’impliquerait une trop grande transparence à laquelle seules les entreprises européennes seraient assujetties », a-t-il ajouté. Le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, qui dirige la présidence de l’Union jusqu’à juillet, s’est dit favorable à la publication d’informations tout en insistant lui aussi sur le risque concurrentiel que cela ferait peser pour les groupes européens. La Commission européenne (CE) a proposé le 12 avril d’obliger les multinationales implantées en Europe à rendre publics leurs résultats financiers et le montant des impôts qu’elles paient dans l’Union, afin de les dissuader de recourir à des montages fiscaux de plus en plus contestés et visant à soustraire au fisc une part importante de leurs profits. La proposition de l’exécutif communautaire s’inscrit dans le cadre de la campagne européenne contre l’évasion fiscale lancée après le scandale des « LuxLeaks », en 2014, des révélations sur des accords confidentiels conclus entre des multinationales et des Etats membres de l’UE pour réduire leurs impôts. Le projet ne concerne que les entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel d’au moins 750 millions d’euros et ayant des activités dans l’UE. Les sociétés étrangères à l’UE devront publier des données fiscales uniquement si elles ont une filiale dans un pays de l’UE.

 

(avec reuters)

Nouveau gouvernement : 38 ministres pour quoi faire ?

 

Nouveau gouvernement : 38 ministres pour quoi faire ?

L’élargissement du nouveau gouvernement est surtout quantitatif, on comptera désormais 38 membres dont 18 ministres et 20 secrétaires d’État. Beaucoup de portefeuilles de ministres seront relativement virtuels, ils n’existent que pour montrer la volonté d’élargissement des sensibilités politiques susceptibles de soutenir François Hollande pour les élections de 2017. La France est déjà l’un des pays qui compte le plus de députés et de sénateurs : plus de 900 au total. On compte 348 sénateurs en France alors qu’il n’y en a qu’une centaine aux États-Unis. Finalement ce gouvernement est à l’image de la bureaucratie qui étouffe la compétitivité et l’initiative. Ces 900 parlementaires pour combler leur vide existentiel ne cessent  de produire des cathédrales législatives qui progressivement ligotent l’économie. Pas étonnant, si on peut compter plus de 10 000 lois, plus de 100 000 décrets sans compter les circulaires et autres arrêtés ministériels. Il faut y ajouter la réglementation territoriale (région, département, communauté de communes, commune).  Cette obésité de l’appareil politique génère aussi  celle de l’appareil administratif. Du coup, il ne faut pas s’étonner si la France est engluée, assommée, paralysée par la fiscalité d’une part, par les procédures bureaucratiques d’autre part. Il est évident que 12 ou 15 ministres seraient bien suffisants surtout si l’on recherche la cohérence et l’efficacité. En France, l’État est dirigé par quatre couches qui se superposent  et font évidemment souvent double emploi. Il y a d’abord la présidence de la république avec un peu moins d’un millier de salariés et collaborateurs. Il y a le Premier ministre qui lui aussi avec ces quelques centaines de conseillers qui  surveillent les ministères. Il y a les cabinets des ministres avec évidemment aussi des collaborateurs. Enfin les administrations centrales avec des milliers et des milliers de fonctionnaires. Le coût de fonctionnement de cet appareil politique et administratif est évidemment énorme mais le pire c’est que cela  génère un système bureaucratique qui explique  que la France soit l’un des pays les plus réglementés et à la fiscalité la plus élevée dans le monde.

Trop de ministres, trop de collaborateurs

Trop de ministres, trop de collaborateurs

 

34 ministères là où une quinzaine suffirait, des collaborateurs en pagaille (officiels mais auusi officieux) bref une armée mexicaine qui s’ajoute à celle de l’administration, de Matignon et de l’Elysée (1000 employés environ par seulement l’Elysée !). . En ce qui concerne les membres stricts de cabinet (les conseillers autour du ministre), les effectifs du 1er août 2015 sont en augmentation (+7,7%) par rapport au 1er août 2014: ils sont passés de 461 postes en équivalent temps plein à 495. Mais le niveau reste «très inférieur aux effectifs constatés jusqu’en 2013, où on comptait 565 emplois en cabinet». Il y a aujourd’hui 34 ministères, alors qu’il n’y en avait que 32 il y a un an. L’effectif moyen par cabinet reste stable (+1% par rapport à 2014). L’objectif fixé est de ne pas dépasser 15 personnes par ministre et 10 par secrétaire d’État. Quatorze ministres dépassent ce plafond, treize le respectent exactement, et cinq sont en dessous. Mais, chose étrange, aucun ne déclare de chargé de missions… En ce qui concerne les fonctions support (sécurité, chauffeurs, huissiers, secrétaires…), les effectifs sont en légère augmentation (+1,2%) par rapport à 2014 (avec 2334 postes) -ce qui reste toujours un niveau inférieur à celui observé pendant les années 2007 à 2014. Au total, les effectifs civils des cabinets passent de 2672 en 2014 à 2739 en 2015, soit une augmentation de 67 personnes (+2,5%). Cette moyenne cache de bons et de moins bons élèves: en effet, si deux ministères conservent le même effectif (l’Intérieur et les Anciens combattants), on relève une augmentation dans 15 ministères (ministère du Logement, secrétariat d’État chargé de la Famille par exemple) et une diminution dans 15 autres (ministère de l’Écologie, ministère des Finances et des comptes publics…). «Il est regrettable que les efforts réalisés dans ces ministères soient annulés par le comportement moins rigoureux de leurs autres collègues», commente le député PS René Dosière sur son blog, qui se plonge chaque année dans les dépenses de l’exécutif.

Crash de l’A320 : trop de ministres qui parlent

Crash de l’A320 : trop de ministres qui parlent

 

Un drame épouvantable mais c’est pas une  raison pour que Hollande , Valls, Cazeneuve, Vidalies, Ségolène se mobilisent à   ce point. A plusieurs reprise Hollande a cru bon de s’exprimer publiquement, de même que Valls !  Esprit du 11 janvier es-tu là ?  Et pour dire quoi ? A Peu  près rien car ils ne savaient rien des raisons de cet accident. Sur place on a déclenché le ministre de intérieur, des transports, Ségolène aussi ; On se demande bien ce que fait là la ministre de l’écologie moins prompte à réagir quand il s’agit de dossier chaud politiquement comme pour la pollution, Fessenheim ou Sivens. Il faudrait que Hollande et Valls arrêtent de mobiliser les médias pour s’exprimer sur tout et sur rien. Cela devient insupportable. On comprend bien qu’ils n’ont pas grand-chose à dire sur la situation économique et sociale ( le secteur manufacturier- production des usines- vient encore de chuter en mars et le chômage augmentera encore sans doute). Ils n’ont rien à dire sur la débâcle aux élections départementales. Ils n’ont rien à dire quant à leur dégringolade des les sondages de popularité. Pas une  raison pour mobiliser ainsi les médias  pas moins de 5 ministres  puis ont évoqué à tour de rôle des « images dramatiques », celles d’un « drame épouvantable », lors d’un point presse à Seyne-les-Alpes. « Ce que nous venons de voir en survolant le lieu du crash, ce sont des images d’horreur, c’est un drame épouvantable. (…) Nous ignorons encore les origines précises et les causes de ce drame », a déclaré Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères, en exprimant sa reconnaissance « à nos amis français » pour leur aide.  « Nous venons de voir des images dramatiques qui nous laissent sous le choc », a ajouté le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt. La ministre espagnole des Transports, Ana Pastor, a elle aussi dit son « état de choc car le site du drame est vraiment affreux ». Ces trois ministres étaient accompagnés de Bernard Cazeneuve et Ségolène Royal, les ministres de l’Intérieur, de l’Ecologie et des Transports. Ils ont dit leur « compassion » et leur souhait d’accueillir les familles des victimes, dès ce mercredi, « dans les meilleures conditions ».

Sarkozy -Un comité des anciens premiers ministres : pour quoi faire ?

Sarkozy -Un comité des anciens premiers ministres : pour quoi faire  ?

 

Autant un comité de tous les anciens premiers ministres ( de gauche comme de droite) pourrait éventuellement avoir un sens une sorte de comité des sages) autant un comité de ce type ressemble davantage à un verrouillage de l’ appareil qu’à une ouverture ; en fait Il s’agit de museler notamment Juppé et Fillon, une ficelle un peu grosse  Le nouveau président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a en effet annoncé dimanche 30 novembre, la création d’un « comité des anciens premiers ministres » au sein du parti d’opposition afin de favoriser une gouvernance « collective ».  Invité du journal de 20 heures de TF1, l’ancien chef de l’Etat a réaffirmé son engagement d’organiser des primaires en 2016 en vue de l’élection présidentielle de 2017. Des primaires ouvertes aux centristes de l’UDI, mais à pas à ceux du MoDem de François Bayrou qui « ont fait l’élection de François Hollande » en 2012. « Je n’ai pas l’intention (…) de conduire cette formation politique seul », a dit Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection avec 64,5 % des voix. « Je créerai un comité des anciens premiers ministres de notre famille politique, qui m’aideront de leurs conseils et de leur expérience dans la conduite de cette formation », a-t-il dit. Il a précisé avoir rencontré dimanche à ce sujet Dominique de Villepin, qui a accepté de siéger dans ce futur comité. Il n’a en revanche pas précisé s’il avait recueilli l’assentiment d’Edouard Balladur, Jacques Chirac, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon. Nicolas Sarkozy, qui devra notamment compter avec Bruno Le Maire, fort d’un score de plus de 29 %, a assuré qu’il constituerait « une équipe qui représentera toutes les sensibilités de notre mouvement parce que le temps d’aujourd’hui est au collectif ».

 

 

Chômage : que les ministres arrêtent de se contenter d’être des commentateurs ( Placé)

Chômage : que les ministres arrêtent de se contenter d’être des commentateurs ( Placé)

 

Placé (EELV)  recadre sérieusement Rebsamen qui récemment s’est encore contenté de commenter l’actualité du chômage (après sa sortie malheureuse sur le contrôle renforcé des chômeurs). Rebsamen a notamment déclaré qu’il n’y avait pas assez de croissance pour créer des emplois (une découverte !). Placé  invite à l’action et non à se laisser aller pour étaler ses sentiments sur les médias.  Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, a joué les maîtres d’écoles, ce dimanche, et a invité les ministres à «ne pas débiter» leurs «avis et sentiments» dans les médias, mais au contraire à «se concentrer» sur leur action, lors du grand entretien de RCJ, la radio de la Communauté Juive.  «J’appelle à la responsabilité toutes celles et tous ceux au gouvernement qui, matin, midi et soir, passent sur les antennes des radios et télévisions, sur les chaines info notamment, et débitent un peu leurs avis, leurs sentiments ! Le ministre, vraiment, qu’il évite de raconter avis et sentiments et qu’il se concentre sur son action», a plaidé le sénateur. Le dirigeant du parti écologiste a notamment évoqué les récentes déclarations au Parisien de François Rebsamen, ministre du Travail, sur «l’échec» du gouvernement sur le chômage. Rebsamen, «c’est vraiment un très bon ami. Il était président du groupe socialiste au Sénat et on a travaillé très très bien» mais «ses sorties sur les chômeurs, ses sorties sur les réformes du droit du travail, faut vraiment qu’il arrête !». «Si le droit du travail c’était ça le problème dans ce pays, peut être que la droite l’aurait reformée pendant 10 ans. On n’est pas obligé de faire ce que la droite n’a pas fait pendant 10 ans. On est quand même une majorité de gauche ! Emmanuel Macron a lancé lui aussi des idées ! Eh bien, qu’il se concentre sur l’économie, qu’il se concentre sur l’action. Quand je vois les difficultés qu’on a eu lors des discussions sur l’Europe, encore tout récemment !», les ministres, «qu’ils se concentrent tous», a-t-il insisté.   Jean-Vincent Placé à a plusieurs reprises refuser de participer à un gouvernement de François Hollande.

Le Parti radical de gauche menace de quitter le gouvernement, ah bon, c’est qui les ministres ?

Le Parti radical de gauche menace de quitter le gouvernement, ah bon,  c’est qui les ministres ?

Pas grand monde ne sait qu’il y a des ministres radicaux de gauches au gouvernement.  mais comme Baylet président des du mouvement annonce qu’ils vont quitter le gouvernement c’est une bonne manière de rappeler leur présence à savoir Sylvia Pinel, ministre de quelque chose et deux autres aussi sûrement en charge d’un portefeuille. Le Parti radical de gauche (PRG), dernier allié du Parti socialiste après le départ des écologistes du gouvernement, menace de quitter l’équipe de Manuel Valls faute d’obtenir « un pacte de gouvernement » du Premier ministre avant vendredi. Une réunion dans la soirée de lundi à Matignon entre responsables radicaux et socialistes autour du chef du gouvernement s’est achevée sans résultat.   »On continue à discuter », a déclaré à sa sortie le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, qui s’est dit ouvert à « un nouveau partenariat stratégique », alors que chez les radicaux, certains exprimaient leur frustration.   »On a plus rien à faire avec eux », estimait l’un des participants de la délégation radicale après son dîner avec le Premier ministre, dont la majorité serait gravement affaiblie en cas de rupture avec le PRG.  Ce dernier compte trois membres dans le gouvernement de Manuel Valls mais il demande aujourd’hui l’abandon de plusieurs mesures envisagées par Matignon, comme la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu et des mesures d’économies dans la politique familiale. Il réclame également une négociation sur la réforme territoriale, condition « sine qua non » à son maintien au gouvernement. Autant de conditions qui doivent être tranchées avant la réunion de son comité directeur vendredi.   »Si nous ne sommes là que pour le decorum, nous n’avons pas de raison de rester au gouvernement », a-a déclaré Jean-Michel Baylet dans un communiqué posté sur le site internet du parti.  Le patron du PRG est surtout en colère car il a été une victime emblématique de la défaite de la majorité aux élections sénatoriales, du fait notamment de la division de la gauche dans sa circonscription.  

 

Régions : une réforme débile au Conseil des ministres

Régions : une réforme débile au Conseil des ministres

 

C’est évidemment une reforme à la fois débile et non démocratique ; Un découpage complètement arbitraire fondé sur des intérêts électoraux et auusi là pour montrer que Hollande sait réformer. En fait il ne réforme rien car les départements sont maintenus alors que l’urgence est de les supprimer. Ensuite parque plus de 14  régions c’est beaucoup trop. Si on se fonde sur l’analyse des flux de biens et de personnes qui rendent compte de la réalité économique et sociale,  les régions s’articule sur 8 ou 9 pôle tout au plus. Or cette réforme est là théoriquement d’une part pour faire des économies et redonner  un dynamisme économique ; c’est donc encore une fois une réforme uniquement administrative et politicienne. Il fallait auusi parallèlement retirer des compétences aux administrations centrales des ministères qui croulent sous les effectifs. Donc s’attaquer partout aux effectifs de fonctionnaires qui coûtent cher non seulement en  fonctionnement mais qui engagent dépenses et procédures qui tuent l’économie.   La réforme territoriale a donc été  présentée ce mercredi 18 juin en Conseil des ministres. Bien que court, ce texte fait énormément débat et continue de provoquer de nombreuses discussions. En cause, le redécoupage des régions présenté par François Hollande. Des aménagements étant apparemment possibles, il se dit que plusieurs régions devraient tenter de changer leur destin. Ainsi Poitou-Charente, Limousin et Centre pourraient-ils changer de partenaire. Le Limousin et le Poitou-Charente lorgneraient sur l’Aquitaine tandis que le Centre pourrait rejoindre les Pays de la Loire. Il se dit également que le Languedoc-Roussillon souhaiterait ne pas être liée à la région Midi-Pyrénées. Le gouvernement devrait toutefois tenir bon.  Une autre bataille se jouera également dans les semaines à venir : celle des départements. Si le texte ne fait état que d’un transfert de compétences mais pas d’une disparition. Des députés vont donc se battre pour garder le conseiller général au-delà de 2020, tout en lui donnant un autre nom. De toute manière le gouvernement et Hollande ne dispose plus d’aucune légitimité démocratique pour réaliser une reforme aujourd’hui contesté par près de 75% des français dans sa forme actuelle. (Alors qu’au départ les français étaient pour).

 

Des primes confortables pour les conseillers des ministres

Des primes confortables pour les conseillers des ministres

 

Au 1er aout 2013, les cabinets du gouvernement Ayrault comptaient 565 membres. Et parmi eux, 449 se sont répartis entre eux la bagatelle de 12 millions d’euros de primes, révèle lundi matin Le Figaro en se basant sur les 100 pages de tableaux du dernier « jaune budgétaire » annexé au projet de loi de finances 2014 sur les « personnels affectés dans les cabinets ministériels ». Les ministres les plus généreux ont distribué plus de 3.500 euros mensuels par collaborateur (soit 42.000 euros par an) de revenus bruts complémentaires. En plus de leur salaire, donc. La palme revient à un petit ministère, la Décentralisation (celui d’Anne-Marie ­Escoffier, pourtant simple ministre déléguée non reconduite dans le gouvernement Valls, que les membres de cabinet étaient les mieux lotis. Viennent ensuite ceux d’Aurélie Filippetti à la Culture puis ceux de Sylvia Pinel, au ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. Le plus « radin », c’est Sapin. Jean-Marc Ayrault, lui, était moins généreux que la moyenne, avec « seulement » 2.700 euros par mois et par personne (soit 33.000 euros par an) pour ses collaborateurs. Mais le plus « radin » était Michel Sapin, avec une modeste prime de 670 euros brut mensuels pour les siens, quand il sévissait au ministère du Travail.

Sondage : classement des ministres du gouvernement Ayrault

Sondage : classement des ministres du gouvernement Ayrault

 

Sale temps pour les ministres. Le jugement des Français est sévère sur leur action. Sur les 16 membres les plus importants du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, seuls 6 drainent une majorité de Français satisfaits, selon une enquête IFOP-JDD de mars. Pour les autres, le verdict est sans appel : résultats insuffisants pour 6 d’entre eux, qui recueillent à peine l’assentiment d’un tiers des personnes sondées. À leur décharge, il faut dire que ce palmarès des ministres est indexé sur l’impact que la crise a sur les Français. Il existe une forte dichotomie entre les ministres en charge des dossiers régaliens (Affaires étrangères, Défense…) ou sociétaux (Culture, Droits des femmes), qui s’en tirent mieux que ceux sur le front économique et social. La surprise de ce palmarès, c’est d’abord la première place de Laurent Fabius. Le ministre des Affaires étrangères domine la classe gouvernementale, avec 61 % de satisfaits (+ 11 points par rapport à un classement similaire en août 2013). Il est soutenu par 86 % des sympathisants socialistes et même 57 % des UMP. Son âge (67 ans) et son expérience rassurent les Français. Les crises internationales – en dernier lieu celle de l’Ukraine – le placent en première ligne. L’ancien Premier ministre de François Mitterrand prend le rang qu’a longtemps occupé Manuel Valls. Le ministre de l’Intérieur (53 %, en baisse de 8 points) paie sa gestion de l’affaire Dieudonné et ses résultats mitigés sur la sécurité. Il est devancé par le ministre de la Défense, Jean- Yves Le Drian, qui a gagné ses galons auprès de l’opinion. Devant conduire deux guerres en Afrique (Mali et Centrafrique), ce ministre breton a su s’entourer habilement et accomplit un sans-faute. Autre surprise : la troisième place de Najat Vallaud-Belkacem (35 ans), véritable révélation de ce palmarès. Dans sa fonction de porte-parole, elle évite les gaffes et elle capitalise sur son autre fonction : celle de ministre des Droits des femmes. La satisfaction accordée à Aurélie Filippetti (Culture) et à Stéphane Le Foll (Agriculture), un très proche de François Hollande, leur assure un nouveau statut de piliers gouvernementaux. En queue de peloton, certains poids lourds se révèlent, aux yeux de l’opinion, avoir déçu les attentes des Français. À commencer par Pierre Moscovici (29 %, – 5 points). Le ministre de l’Économie est rendu comptable d’une croissance atone et d’un climat de confiance détérioré. Avec Bernard Cazeneuve, ministre délégué au Budget, il endosse sa part du ras-le-bol fiscal qu’il a tenté de dénoncer. Quant à Michel Sapin, le ministre du Travail, il essuie l’échec de la non-inversion de la courbe du chômage, promesse présidentielle non tenue. Vincent Peillon, en dépit des recrutements de professeurs, déçoit l’opinion (32 %, – 7 points) et paie ses couacs à répétition. La Verte Cécile Duflot est fragilisée par une chute spectaculaire dans l’électorat socialiste (– 19 points) après ses critiques contre l’exécutif et la majorité. En queue de peloton, certains poids lourds se révèlent, aux yeux de l’opinion, avoir déçu les attentes des Français. À commencer par Pierre Moscovici (29 %, – 5 points). Le ministre de l’Économie est rendu comptable d’une croissance atone et d’un climat de confiance détérioré. Avec Bernard Cazeneuve, ministre délégué au Budget, il endosse sa part du ras-le-bol fiscal qu’il a tenté de dénoncer. Quant à Michel Sapin, le ministre du Travail, il essuie l’échec de la non-inversion de la courbe du chômage, promesse présidentielle non tenue. Vincent Peillon, en dépit des recrutements de professeurs, déçoit l’opinion (32 %, – 7 points) et paie ses couacs à répétition. La Verte Cécile Duflot est fragilisée par une chute spectaculaire dans l’électorat socialiste (– 19 points) après ses critiques contre l’exécutif et la majorité.

Trop de ministres, trop de dépenses, trop de personnel (René Dosière)

Trop de ministres, trop de dépenses, trop de personnel (René Dosière)

 

 

20 ministres en Allemagne mais près de 40 en France, autant de dépenses (et d’incohérences ;  des dépenses condamnées par le député Dosière (PS)  dans le Figaro.

 

René DOSIÈRE. - Dans mon livre L’Argent de l’État, paru début 2012, j’avais chiffré à 17 millions d’euros par an le coût d’un ministre du temps du gouvernement de François Fillon. Il s’agissait d’un ordre de grandeur, que j’avais calculé en faisant une moyenne des coûts des différents ministères, secrétariats d’État compris. Aujourd’hui, quelques économies ont été réalisées par le gouvernement Ayrault, notamment en termes de personnels, ce qui fait que le coût d’un ministre doit atteindre plutôt 15 millions d’euros par an. Si on supprimait certains ministères, on n’économiserait pas toutefois 15 millions par disparition chaque année, mais plutôt 10 millions. Il faudrait en effet recaser les fonctionnaires qui y exercent.

 

Quels sont les principaux postes de dépenses?

Le poste le plus important dans un ministère est celui affecté au personnel. Sous François Fillon, pour une vingtaine de personnes au sein du cabinet et une centaine de personnels de soutien (huissiers, chauffeurs, cuisiniers, etc.), l’État dépensait 7 millions d’euros par an. On doit être aujourd’hui un peu en dessous de cette somme – de l’ordre de 10 à 15% – ce qui représente une faible baisse. Viennent ensuite les dépenses de communication (5 millions par an), le loyer (2 millions), l’entretien et la maintenance du ministère (1 million d’euros) et le train de vie (900.000 euros). Ce dernier poste doit avoir diminué d’environ 15% par rapport au précédent gouvernement.

 

La mise en place d’un gouvernement resserré est-elle possible en France?

Si on y parvient à l’étranger, on devrait pouvoir y arriver chez nous! Ce serait bien de tourner autour d’une vingtaine de ministres. Mais le vrai problème aujourd’hui, c’est celui du rôle du cabinet ministériel par rapport aux services du ministère. Dans les cabinets, on a en effet pris l’habitude de doubler le travail des ministères. Or, en apprenant à travailler autrement, avec un cabinet plus politique, il serait possible de fonctionner avec moins de ministres et de faire davantage appel à l’administration centrale.

 

Défilé de mode des ministres au salon des entrepreneurs

Défilé de mode des ministres au  salon des entrepreneurs

2013 Etait l’année des chômeurs et de l’inversion de la courbe, cette année la tendance est aux entreprises, les ministres défilent au salon des entrepreneurs.   Ces deux jours en l’honneur des créateurs d’entreprises au Palais des Congrès à Paris sont « the place to be » pour les ministres, ces 5 et 6 février. L’évènement, dont BFM Business est partenaire, mobilise plus que jamais le gouvernement. Ses membres sont venus montrer leur détermination à favoriser l’entrepreneuriat, et faire le service après-vente des mesures annoncées en leur faveur. Six ministres doivent  participent ce mercredi à l’opération séduction, parmi lesquels Pierre Moscovici. Le ministre de l’Economie a clôturé la première conférence plénière intitulée « Entreprendre en 2014″. Autant dire que le public, très nombreux, n’était pas acquis à sa cause. Le patron de Bercy a même eu du mal à les faire rester jusqu’au bout.  Egalement présente, Sylvia Pinel, la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, ou encore la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso. Cette dernière devait évoquer la réforme du financement participatif. Outre la présence des membres du gouvernement, l’exécutif a fait la promotion de son action à travers plusieurs stands où des équipes de Bercy ont vanté et expliqué toutes les mesures gouvernementales prises en faveur des PME. Que ce soit les aides à l’export, à l’innovation ou encore la simplification des démarches administratives. Toute une série de brochures détaillées ont été mises à disposition des participants pour expliquer les allègements fiscaux et les modalités d’imposition. De quoi informer les chefs d’entreprises actuels ou en devenir, qui, de leur côté, affirment ne plus attendre grand-chose des pouvoirs publics. Dans les allées du salon, on reconnaît qu’il faut une vraie baisse des charges, et que le Pacte de compétitivité est une bonne idée, mais à court terme, on compte avant tout sur soi-même…

Matignon veut censurer les ministres !

Matignon veut censurer les ministres !

 

La confiance règne puisque Matignon veut contrôler les interviews des ministres ; une décsion évidemment illusoire puisque les ministres passent leur temps à s’exprimer publiquement. Sans parler aussi et surtout des postures de certains ministres qui se positionnent soit comme futur Premier ministre, soit même, comme Valls ou Montebourg, comme futur candidat aux élections présidentielles. Le chef du département communication de Matignon, Jérôme Batout, a donc fixé de nouvelles règles. Elles sont détaillées dans un courrier adressé aux équipes ministérielles. Toute demande d’interview de ministre devra désormais recevoir le feu vert de Matignon, pour assurer une meilleure «coordination d’ensemble». «Le schéma est le suivant, précise le communicant: lorsque votre ministre reçoit une invitation pour un passage média (radio, télé, presse écrite papier ou internet), vous nous informez au préalable, avant de donner un accord au média».  Les équipes des ministres devront envoyer un courrier électronique à Jérôme Batout, avec le hashtag #grille en objet, pour que son service puisse «évaluer la pertinence du projet de média au regard de l’ensemble des passages médias déjà programmés, et de l’actualité».  Jérôme Batout se dit prêt à «répondre en toutes circonstances», même quand le temps presse, dans le cas «d’une invitation à une matinale pour le lendemain», par exemple. Le conseiller communication de Matignon veut rassurer les ministres: «En fonction de cette appréciation», le passage dans un média «sera validé, c’est ce qui arrivera dans la plupart des cas», assure-t-il. Pour les interviews de presse écrite ou les tribunes, «il n’y a pas de relecture systématique par Matignon, même si, comme je vous l’avais dit fin juin, il vous appartient d’apprécier si une relecture est souhaitable». «Le cabinet du premier ministre sera toujours à votre disposition pour cela».

 

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