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Méthode Coué-Philippe promet la création d’un million d’emplois pour 2022

Méthode Coué-Philippe promet la création d’un million d’emplois  pour 2022

Après les réformes structurelles qui n’ont pas obtenu les résultats attendus, le gouvernement choisit la méthode Coué. Édouard Philippe contredit d’abord les chiffres du chômage en affirmant qu’il baisse. Ensuite il promet la création d’un million d’emplois pour 2022 afin de ramener le taux de chômage à 7 % de la population active. Enfin il reprend les arguties de Macron en reportant la responsabilité du chômage sur les chômeurs eux-mêmes. Le Premier ministre a jugé sur France Inter « fascinant et inquiétant » le fait qu’avec 1,7% de croissance, la France soit « encore à 9,1% % de taux de chômage » et « peine à recruter la main-d’œuvre » dont elle a besoin. Une manière de faire poser peser les mauvais résultats économiques sur les épaules des demandeurs d’emploi. Ce qu’avait fait récemment Macron en indiquant qu’il suffisait de traverser la rue pour trouver du travail ! On se souvient que François Hollande s’était cassé les dents avec son fameux slogan d’inversion de la courbe du chômage. Cette fois Édouard Philippe prend le même risque en fixant un objectif de création d’emplois à hauteur d’un million. Un slogan déjà entendu de la part d’Yvon Gattaz ancien président du Medef et qui a donné les résultats que l’on sait, c’est-à-dire pas grand-chose. On ne peut que s’étonner de l’étonnement du Premier ministre trouvant fascinant et inquiétant que le taux de chômage soit encore à plus de 9 % avec une croissance de 1,7 %. Le Premier ministre qui n’a guère de compétences économiques devrait pourtant savoir qu’en dessous de 2 % d’augmentation du PIB il n’est pas possible de réduire le chômage car il faut intégrer les progrès de productivité, aussi l’évolution démographique enfin le tassement des investissements face à la mollesse de l’activité générale. Cette rhétorique du gouvernement mettant en cause la responsabilité des chômeurs est, elle, réellement inquiétante. En effet il y a de l’ordre  de 150 000 à 200 000 emplois vacants qui effectivement peinent dans certains cas à trouver preneur en temps utile mais c’est bien insuffisant pour satisfaire les demandes de 6 millions de chômeurs. La vérité, c’est  que le gouvernement est de plus en plus fébrile face au manque de résultats économiques et qu’il cherche à trouver des boucs émissaires

Revitalisation centre-villes : un million par an !

Revitalisation centre-villes : i million par an !

 

Officiellement le gouvernement annonce une grosse enveloppe de 5 milliards pour revitaliser le centre-villes. Mais il s’agit d’une enveloppe étalée sur cinq ans qui représentent donc environ 1 milliard par an. Si l’on considère qu’il y a en France à peu près 1000 villes de plus de 10 000 habitants qui pourraient justifier de ce soutien financier,  on aboutit à une somme d’un million en moyenne pour chaque ville. Pas de quoi opérer une grande révolution urbanistique sachant que la seule réfection d’une rue pour la seule voirie coûte déjà un minimum de 200 000 € en moyenne. Bref on va faire du bricolage alors que la véritable réforme aurait consisté à revoir l’urbanisme c’est-à-dire la localisation des commerces, des services, des équipements collectifs et des logements. Des logements dont le coût est devenu inaccessible et de plus en plus réservés  à une élite dans le cœur des villes. Des commerces abandonnés au profit des centres commerciaux situés dans les périphéries urbaines. La question n’est pas tellement financière elle est  surtout de nature urbanistique. De ce point de vue les promesses du premier ministre paraissent assez illusoires même si le constat est juste « Il y a urgence de redonner vie à des centres-villes délaissés, vidés de leurs commerces, de leurs services et parfois de leurs habitants », a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe, en clôture de la Conférence nationale des territoires (CNT) jeudi à Cahors. « Notre pays est confronté depuis des années à des vitrines fermées, des immeubles dégradés, des rues délaissées qui nourrissent un sentiment d’abandon aux lourdes conséquences », a-t-il déploré.

 

ISF: 1.26 million par contributeur pour les 100 premiers

ISF: 1.26 million  par contributeur pour les 100 premiers

 

 

C’est le montant moyen de l’économie pour chacun des 100 premiers contribuables soumis à l’ancien ISF désormais supprimé. Un impôt qui rapporté 4 à 5 milliards selon les années et surtout contesté r par son caractère confiscatoire qui affecte l’image libérale de la France. Inversement cet impôt avait valeur de symbole. Il n’est pas certain que la transformation de l’ISF en impôt sur la valeur immobilière soit à la fois pertinent et surtout bien perçue par une majorité de Français. De ce point de vue,  ce n’est peut-être pas seulement l’ISF qui est en cause mais le manque de pédagogie relatif à l’équilibre entre les mesures libérales et les mesures sociales. Par ailleurs,  ce sont surtout les fortunes moyennes qui vont être affectées par le nouvel impôt sur la fortune immobilière car de toute façon les très grandes fortunes ne payaient déjà pas l’ISF grâce à l’optimisation fiscale (comprendre la manière d’échapper à l’impôt). Par ailleurs,  ils échappent aussi pour l’essentiel à l’impôt sur la fortune immobilière car leur patrimoine comprend peu de valeurs de cette nature. Bruno Le Maire a apporté  quelques précisions sur l’impact de cette mesure sur les 100 Français les plus riches. «Les cent premiers contributeurs à l’impôt sur la fortune paient 126 millions d’euros et les cent premiers détenteurs de patrimoine paient 73 millions d’euros d’ISF», a indiqué le ministre de l’Economie.  Ce dernier a expliqué jeudi que la transformation de l’impôt permettrait de «rendre 400 millions d’euros aux 1000 premiers contributeurs à l’ISF» soit 10% des recettes de l’ISF. Le premier ministre, Édouard Philippe, a lui aussi apporté quelques précisions. «Depuis un peu plus de 10 ans, il y a près de 10.000 contribuables français assujettis à l’ISF qui sont partis de France et ils ne sont pas partis seulement pour ne plus payer l’ISF. Ils sont partis pour ne plus payer l’ISF mais aussi pour ne plus payer aucun impôt en France», a indiqué l’ancien maire du Havre. «Le patrimoine total de ces plus de 10.000 personnes est de l’ordre de 35 milliards d’euros. Ça veut dire que quand ils partent, ils ne payent plus l’ISF, l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales et ils appauvrissent l’économie française dans sa globalité», a-t-il ajouté.

 

LR : Fillon a rendu seulement 1 million sur 3.3

LR : Fillon a rendu seulement 1 million sur 3.3

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D’aprés  Le Parisien , François Fillon aurait soldé ses comptes avec  le parti les républicains. En réalité il n’a reversé que 900 000 € sur 3,3 millions récoltés lors de la campagne électorale. Le Parisien ne dit rien de ce qui restera dans le micro parti de Fillon ni de ce qui en sera fait. Une interrogation légitime quand on sait que Fillon a décidé d’abandonner la politique et de se consacrer à des activités privées. Apparemment au parti républicain comme évidemment chez Fillon en se réjouit de la fin de cette episode financier. La preuve sans doute que les républicains ont un sérieux problème vis-à-vis de l’argent en général. Le Parisien  que François Fillon a finalement remboursé au parti Les Républicains la somme collectée pendant la campagne présidentielle. En effet, les dons étaient recueillis par le micro-parti du candidat, Force Républicaine, et non par le parti de la rue Vaugirard. Après la défaite du candidat de la droite, le parti LR, ruiné, avait demandé que l’argent revienne à la maison mère. La négociation avait été âpre jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, fin juillet, entre Daniel Fasquelle, le trésorier de LR et les deux remplaçants de François Fillon à la tête de Force Républicaine, Bernard Accoyer et Bruno Retailleau. Des 3,3 millions d’euros amassés pendant la campagne, il n’en reste que 1,9 million dans les caisses de Force Républicaine qui a accepté d’en concéder 900.000 à LR. Une façon de combler le trou dans les finances du parti qui s’élève à 55 millions d’euros. Invitée lundi de RTL, la porte-parole des députés LREM, Aurore Bergé a réagi: «ça me semble la moindre des choses. Il ne le fait pas en totalité mais ça me semble cohérent.» !!!

 

Le foot fric : 200 millions pour Neymar, un million par mois pour Verrati

Le foot fric : 200 millions pour Neymar, un million par mois pour Verrati

 

Les fans de foot se réjouissent évidemment de la venue de Neymar au PSG, de quoi relever le niveau général de la ligue 1 et permettre au PSG de remporter enfin la ligue des champions. Au-delà de l’aspect footballistique,  se pose quand même la question de la dérive complètement folle des sommes consacrées aux joueurs même si économiquement l’équilibre financier peut être atteint à terme avec le marchandising, les sponsors et les droits télé. Marco Verrati de son coté aurait vu son salaire doubler pour rester au PSG : 12 millions par an au lieu de 6, une misère ! Près de 80 % des Français condamnent les sommes consacrées au transfert des joueurs de foot. Des sommes de plus en plus démentiel dans le foot fric finalement payées notamment  par le téléspectateur à travers les droits télés et les abonnements aux chaînes spécialisées, aussi par le coût des places qui devient pro puisqu’il faut parfois compter sur un prix de 50 à 100 € pour assister à un match de foot. Selon 80% d’entre eux, ces sommes ne sont pas justifiées et ne sont pas rentables malgré des retombées économiques indéniables comme les droits télévisuels ou encore la vente de maillots.  Et le constat est encore plus alarmant en Ligue 1 où 58% des Français estiment que le championnat français ne peut pas rivaliser avec les meilleurs championnats européens. Un chiffre qui grimpe à 68% chez les amateurs de football. Hier, Verrati s’est arrêté devant la presse italienne après PSG/Amiens (2-0) et il a commenté son été tourmenté : «Oui, il y a eu quelque chose avec Barcelone, mais c’était juste comme ça. C’est terminé. Nous n’avons eu aucune négociation concrète. J’ai décidé de rester ici, et j’en suis très heureux.» Il a également précisé que la venue de Neymar n’avait strictement rien à voir avec le fait qu’il a changé d’avis : «Non, je l’avais déjà fait avant. Je n’ai jamais su que Neymar était sur le point de venir ici.»

Campagne électorale LR : Fillon garde un million !

Campagne électorale LR : Fillon garde un million !

Incroyable mais vrai, Fillon va garder 0.9 million sur 1.9 des fonds recueillis pour la campagne électorale LR. Comme  d’ habitude (une mauvaise habitude) ; Fillon et le parti Les Républicains avaient créé une structure bidon, le micro parti, pour recueillir des fonds afin d’éviter d’avoir à rendre des comptes sur d’éventuelles dépassements illégaux du parti lui-même dans la campagne électorale. Naturellement la campagne étant  terminée,  ces fonds auraient  dû retourner dans la caisse des Républicains dans les finances sont mal en point. Mais c’est connu Fillon aime les sous. Il a donc fallu d’âpres négociations pour que Fillon accepte de verser la moitié du pactole à son parti. On observera que cette pratique de micro parti constitue un scandale financier, il existe des centaines de micros partis qui n’ont d’autre objet que de détourner la loi de financement des campagnes et accessoirement d’enrichir les candidats. Un curieux  accord a donc été conclu entre Les Républicains et Force républicaine, le micro-parti créé par François Fillon pour recueillir des dons pendant la campagne présidentielle, a confirmé mercredi Daniel Fasquelle, le trésorier de LR. Cet accord a été conclu mercredi lors d’une réunion entre Bernard Accoyer, président des Républicains, Daniel Fasquelle et Bruno Retailleau, qui dirigeait la campagne de François Fillon. « Cette somme d’un million d’euros correspond à ce que nous aurions perçu en plus sans cette concurrence » de Force républicaine, a expliqué Daniel Fasquelle.

Grande-Bretagne : une pétition dun million contre la venue officielle de Donald Trump

Grande-Bretagne : une pétition dun million contre  la venue officielle de Donald Trump

 

Un texte, déposé sur le site du Parlement, a déjà  été signé par plus d’un million de personnes lundi matin, ce qui implique qu’il devra être débattu par les députés. Il précise que Donald Trump peut être «autorisé à entrer au Royaume-Uni en sa capacité de chef du gouvernement américain, mais ne devrait pas être invité à une visite d’État officielle parce que cela mettrait dans l’embarras sa Majesté la reine».  Des manifestations sont prévues devant Downing Street et dans plusieurs villes de Grande-Bretagne lundi soir pour pousser Theresa May à condamner plus vivement les décisions de Donald Trump. Les critiques contre l’allégeance qu’elle a semblé montrer au président américain se multiplient, tant dans la société et dans l’opposition qu’au sein de son propre parti. Elle est accusée de privilégier la «relation spéciale» avec les États-Unis au détriment des droits de l’homme. Interrogée quatre fois sur le sujet, samedi, lors d’un déplacement à Ankara où elle rencontrait le président Recep Tayyip Erdogan, la première ministre s’était refusé à condamner les mesures contre les ressortissants de pays musulmans. «Les États-Unis sont responsables de la politique des États-Unis sur les réfugiés», avait-elle botté en touche, suscitant l’indignation. Face à la pression croissante, Downing Street a fini par ajouter dimanche: «Nous ne sommes pas d’accord avec ce type d’approche».

Kerviel : condamné à 1 million au lieu de 5 milliards

Kerviel : condamné à 1 million au lieu de 5 milliards

 

 

 

Pour la justice c’est la saison des soldes, en liquide les vieux dossiers. L’affaire des 5 milliards que devrait Kerviel à la société générale est bradée à 1 million. L’affaire n’est cependant pas terminée avec tous les recours possibles. Il se pourrait même que Kerviel soit seulement condamné au franc symbolique. Pire qu’il puisse bénéficier d’une forte indemnisation après l’injuste emprisonnement dont il a été victime. En cause l’entêtement imbécile de la Société générale à poursuivre inutilement un trader certes pas très futé et même inconscient mais qui n’a pas détourné un sou. On se demande vraiment où la Société générale va recruter ses conseillers juridiques,  peut-être chez les avocats commis d’office spécialisé dans le vol de mobylettes. Cette affaire risque de coûter très cher à la banque. En termes financiers d’abord : il y a les 5 milliards envolés dans le vent de la spéculation, aussi les 2 milliards et quelques poussières de ristourne fiscale qu’il faudra sans doute rembourser à l’État. Ajoutons  à cela environ 500 000 € d’indemnités à Kerviel pour licenciement abusif. Sur le plan de l’image de marque de la banque,  c’est évidemment catastrophique car la Société générale ne cesse d’accumuler les affaires sulfureuses.  Donc la cour d’appel de Versailles a condamné vendredi Jérôme Kerviel à verser un million d’euros de dommages et intérêts à la Société générale et non l’intégralité du préjudice de 4,9 milliards enregistré en 2008 par la banque. Elle a estimé que l’ex-trader n’était que « partiellement » responsable de ce préjudice colossal, dû en partie à un « système déficient » que la banque a « laissé se développer. » « Ça me donne de l’énergie pour continuer le combat », a déclaré à la presse Jérôme Kerviel, qui a dit espérer ramener l’addition « à zéro à la fin ». La cour déclare dans son arrêt que « si les fautes pénales commises par Jérôme Kerviel ont directement concouru à la production du dommage subi (…), les fautes multiples commises par la banque ont eu un rôle majeur et déterminant » « Dans cette mesure, la réparation du préjudice par la Société générale ne sera mise à la charge de Jérôme Kerviel qu’à concurrence de 1.000.000 d’euros, le solde du préjudice étant laissé à la charge de la partie civile », ajoute-t-elle. Notons cependant que la cour tenant compte de la consanguinité entre les dirigeants de la banque et le personnel politique a refusé d’accorder une expertise des comptes pour évaluer les pertes effectives. Le jugement se fonde donc sur un préjudice qu’on refuse d’évaluer de manière indépendante. Bref l’application du droit sur une affaire tordue et forcément un jugement biscornu. (Avec Reuters)

35 heures : 350 000 emplois créés mais 1 million supprimé

35 heures : 350 000 emplois créés mais 1 million supprimé

Encore un rapport (secret) qui tente de démontrer que les 35 heures ont été bénéfiques pour la création d’emplois et qui affirme que la réduction du temps de travail n’a pas affecté la compétitivité des entreprises. La direction de l’IGAS se n’a toutefois pas autorisé la sortie officielle de ce rapport considérant que l’étude ouvrait «  n’était pas assez travaillée ». Deux inspecteurs généraux des affaires sociales (Igas) ont en effet rédigé un rapport qui n’est jamais paru. Ce rapport, dont Le Monde a eu connaissance, explique que la réduction du temps de travail a pu favoriser la création d’emplois. Et que la durée légale du travail salarié à 35 heures n’a pas pénalisé l’économie française, contrairement à ce que disent ses nombreux détracteurs.  Ainsi, selon ce rapport, les lois sur les 35 heures ont permis la création de 350.000 postes entre 1998 et 2002. Par ailleurs, cette durée légale du travail n’a pas fait couler la compétitivité des entreprises. « Les politiques du temps de travail » peuvent engendrer « des pistes d’amélioration (…) qui ne doivent pas être négligées » estime ce rapport. Première observation l’inspection générale des affaires sociales n’est pas spécialement qualifiée pour évaluer l’impact de mesures économiques. La démonstration est très spécieuse en effet si effectivement autour de 350 000 emplois ont été créés relativement rapidement par contre du fait précisément de la perte de compétitivité, c’est de l’ordre de 1 million d’emplois qui ont été supprimés de 2002 à 2015. Seconde observation d’ordre méthodologique. L’étude de l’Igas fait un calcul très approximatif car il faudrait comparer avec le  nombre d’emplois créés à la même époque sans les 35 heures. Surtout il faut prendre en compte le nombre d’emplois qui ont été supprimés du fait de la perte de compétitivité de l’économie. Ce n’est sans doute pas un hasard si nous connaissons 5 millions de chômeurs aujourd’hui.  C’est la double peine pour la France, les 35 ont engendré un cout budgétaires significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps.). La Direction du budget a évalué ce coût des allègements de cotisations liés aux 35 heures  entre «11 et 13 milliards» par an depuis 2006 et à 12,8 milliards en 2013, dans le rapport parlementaire de décembre sur l’impact des 35 heures. Cette estimation est proche de celle de la Dares, qui avance pour sa part le chiffre de 12 milliards. Sur la période 2003-2013, la facture cumulée s’élève à 118,3 milliards d’euros, soit l’équivalent de près de quatre budgets annuels de la Défense… Ce calcul n’est cependant pas aisé à établir. Car les allégements Fillon (22,8 milliards en 2013) ont absorbé progressivement depuis 2003 toute une série de dispositifs, qui avaient pour objectif de réduire les charges sur les bas salaires (ristourne Juppé), puis d’accompagner le passage aux 35 heures (loi Robien en 1996, lois Aubry I et II en 1998 et 2000). À ce coût de 12,8 milliards, il faudrait ajouter celui de la défiscalisation des heures supplémentaires, mise en place par Sarkozy en 2007 et supprimée par Hollande en 2012. La logique voudrait aussi que soit pris en compte l’impact de cette loi sur les créations d’emplois, qui ont des répercussions positives pour les caisses de l’État et de la Sécu. La Direction du budget juge trop hasardeux d’effectuer le calcul. L’Insee affirme que les 35 heures ont entraîné 350.000 créations de postes entre 1997 et 2002. Parallèlement, la RTT aurait entraîné la création de 53.000 emplois entre 2002 et 2005 dans le secteur public, essentiellement à l’hôpital, pour un coût de quelque 2 milliards en 2005, selon un rapport parlementaire de 2004. À cela s’ajoute le coût des heures supplémentaires (1,4 milliard en 2012, uniquement pour la fonction publique d’État). Et des jours stockés dans les comptes épargne-temps. Au-delà des aspects budgétaires, le bilan économique est sans équivoque puisque depuis 2002 (les 35 heures ont été. Selon Michel Didier, président de l’institut Coe-Rexecode, c’est l’impact des 35 heures sur le coût salarial - la d à partir de 2000) la croissance de la France était moins fort que dans les pays comparables entraînant une très forte augmentation du chômage. La durée du travail a baissé mais pas les salaires, ce  qui explique la perte de compétitivité de la France, comme en témoigne la baisse de la part des exportations françaises dans celles de la zone euro depuis le début des années 2000.

 

Participation : Manif anti loi travail : pourquoi 80 000 ou 1 million ?

Participation : Manif anti loi travail : pourquoi  80 000 ou 1 million ?

Curieux que les grands médias ne s’interrogent pas davantage sur cette différence extraordinaire concernant la participation à la manifestation anti loi travail à Paris ;  on peut légitimement se demander à quoi servent les journalistes de ces médias s’ils se contentent simplement de reprendre les chiffres d’une part de la CGT,  d’autre part de la police. Pourquoi d’abord ce chiffre de 1 million avancé par la CGT tout simplement parce que l’objectif était de démontrer que la participation était encore supérieure à celle du 31 mars. Dans un article hier nous annoncions d’ailleurs que la CGT annoncerait ce chiffre de 1 000 000 chiffres évidemment excessif même si la participation a été relativement forte. De son côté la police a encore sous-évalué davantage le nombre de participants. Le 31 mars la police avait compté environ 80 000 participants, elle ne pouvait donc annoncer un chiffre supérieur pour la protestation d’hier. La vérité selon des observateurs plus indépendants c’est que le cortège a été relativement bien suivi mais n’a pas dépassé 150 000 personnes. Un chiffre significatif mais très en dessous de qu’a déclaré par la CGT qui se fonde surtout sur le fait que des manifestants ont attendu longtemps place d’Italie avant de commencer à défiler. En cause,  le fait que la police pour tenter de gérer les casseurs à arrêté  à de nombreuses reprises le défilé. À noter enfin la présence en force de manifestants du secteur public et nationalisé qui ne sont pas vraiment concernés par la loi travail mais qui constituent  les bastions traditionnels de la CGT et de l’extrême gauche. Évidemment les casseurs souvent d’extrême gauche ont profité de la circonstance pour démolir ce qui se trouvait sur leur passage y compris les vitres de  l’hôpital Necker, qui accueille des enfants malades et où des vitres ont été brisées, devant le musée de l’armée, ainsi que sur l’esplanade des Invalides. Tout au long du défilé, des poubelles ont été brûlées, des vitrines brisées, et les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Selon la préfecture de police de Paris, 58 personnes ont été interpellées pour jets de projectiles et dégradations, notamment pris sur un chantier, et port d’arme prohibée. Vingt-neuf policiers et ont manifestants ont été également blessés. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé des « sauvageons » qui ont crié leur haine de la police alors que deux fonctionnaires ont été tués lundi à Magnanville (Yvelines), lors d’une attaque revendiquée par l’Etat islamique (EI). « Nous avons vu des manifestants crier ‘un policier, une balle’ (…) après ce qui s’était passé hier. Cela n’a que trop duré ! », a-t-il dit sur France 2. Bernard Cazeneuve leur a également reproché d’avoir brisé des vitres de l’hôpital Necker alors que l’enfant des policiers tués dans les Yvelines y a été admis. Dans la soirée, 150 à 200 manifestants cagoulés et vêtus de noir ont brisé des panneaux publicitaires et incendié deux véhicules du service Autolib, rue Saint-Maur, dans le XIe arrondissement de Paris, a-t-on constaté sur place. L’afflux de manifestants venus de province à Paris n’a pas empêché la tenue de défilés dans quelques autres villes. Cette manifestation ressemble toutefois à un champ du signe de la part des organisations protestataires cela d’autant plus que le pignon condamne de plus en plus les débordements et la violence, aussi la politisation du mouvement

(Avec Reuters)

 

«Brexit» un coût de 100 milliards de livres et 1 million d’emplois en moins pour l’économie britannique !

«Brexit» un coût de 100 milliards de livres et 1 million d’emplois en moins  pour l’économie britannique !

 

Le repli nationaliste est à la mode en Grande-Bretagne comme partout dans le monde. Du coup, les plus apprentis sorciers essayent tous de surfer sur cette vague identitaire qui entretient les peurs, l’égoïsme voire la xénophobie. Les préoccupations politiciennes prennent le pas sur les intérêts économiques et sociaux. Pour schématiser les nationalistes préconisent la fermeture des frontières et promettent la lune en retour. C’est évidemment faire l’impasse totale sur la complexité de nos économies modernes et des interrelations internationales concernant les modes de production, de distribution et de consommation. (Même si on peut légitimement critiquer la régulation des relations internationales) Un seul exemple en France avec la fermeture des frontières ;  à qui vendrait-on nos Airbus qui constituent une part essentielle de nos exportations ? Les mêmes questions se posent en Grande-Bretagne.  Les partisans d’une sortie de l’union européenne sont en effet au coude à coude avec ce qui milite pour le maintien. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne constituerait pourtant une véritable catastrophe économique et sociale, elle pourrait coûter 100 milliards de livres à l’économie britannique et détruire près d’un million d’emplois, selon une étude commandée par la CBI, principale organisation patronale du pays. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait coûter 100 milliards de livres à l’économie britannique et détruire près d’un million d’emplois, selon une étude commandée par la CBI, principale organisation patronale du pays. D’après cette étude réalisée par la firme PwC à la demande de la Confédération des industries britanniques (CBI) et publiée dimanche, le «Brexit» causerait «un sérieux choc» à l’économie de la Grande-Bretagne, à laquelle elle coûterait environ 100 milliards de livres (128 milliards d’euros, 145 milliards de dollars) en perte de production, soit 5% du PIB annuel. «Cette analyse montre très clairement pourquoi quitter l’Union européenne serait un vrai coup pour le niveau de vie, l’emploi et la croissance», a déclaré Carolyn Fairbairn, directrice générale de la CBI. «Même dans le meilleur des cas, cela causerait un sérieux choc à l’économie du Royaume-Uni», a-t-elle dit. Le «Brexit» coûterait à la Grande-Bretagne quelque 950.000 emplois, ce qui signifie que le taux de chômage en 2020 serait de 2% à 3% plus élevé que si le pays restait dans l’UE, selon l’étude. Un référendum sur la question du maintien ou de la sortie du bloc européen se tient en Grande-Bretagne le 23 juin.

La pétition Loi travail à I million : nouvelle forme d’expression politique (Albert Ogien)

La pétition Loi travail à I million : nouvelle forme d’expression politique (‘Albert Ogien)

 

,Le sociologue Albert Ogien explique dans 20 minutes les raisons du succès de la pétition contre la loi travail.

ALBERT OGIEN. Il y a une part de mystère dans ces réactions politiques affectives par lesquelles, tout à coup, un million de gens sont prêts à cliquer pour la même chose. Il y a évidemment des circonstances politiques, un ras-le-bol qui s’exprime et une sensibilité sur la question du droit du travail. Je constate aussi une sorte d’effet Téléthon avec la pétition en ligne : plus le nombre de signatures augmente, plus il s’agit de battre un record. Il est difficile de savoir de quelle manière ce phénomène — qui est très nouveau — influence l’opinion. En tout cas, il attise le débat.

Ces mobilisations virtuelles vont-elles se traduire dans la rue ?
On le verra mercredi ! Après les révolutions égyptienne et tunisienne, on s’est demandé si on avait assisté à des révolutions Facebook, mais on ne renverse pas un gouvernement virtuellement. Il faut à un moment que les corps descendent dans la rue. Dans le mouvement Occupy Wall Street, les appels à manifester contre la finance se sont multipliés de la part de militants et ne rassemblaient qu’une poignée d’activistes, jusqu’au jour où, sans explication, 70 000 personnes se sont retrouvées sur la place.

Est-ce que les syndicats ou les mouvements étudiants peuvent en tirer parti ?

La tendance est plutôt d’agir en dehors des partis et des syndicats. Sur le projet de loi El Khomri, ce sont d’authentiques activistes, comme Caroline de Haas, qui lancent des appels mais sans passer par des organisations traditionnelles. Et c’est ce qui marche. La journée du 9 mars sera un test pour mesurer le degré d’exaspération des étudiants.

 

Pétition contre la loi travail : Un million de signatures

Pétition contre la loi travail : Un million de signatures

 

1 million de signatures : un record pour ce type de protestation. Un résultat qui montre d’abord de nouvelles formes d’expression directe et qui bouleverse d’une certaine manière l’intermédiation démocratique ;  ceci étant les pétitionnaires ne sont pas forcément en accord sur le sort à réserver au projet de loi travail. Un récent sondage a en effet démontré que 80 % des Français étaient contre le texte actuel mais une majorité souhaite y apporter des modifications qui permettent de rééquilibrer la flexibilité et la garantie aux salariés. Le point de vue des Français est dont relativement équilibré ;  ils considèrent  que le projet de loi et d’inspiration trop libérale mais qu’il est cependant nécessaire à condition d’établir un meilleur équilibre entre la problématique économique et la problématique sociale. La pétition en ligne contre le projet de loi controversé de réforme du Code du travail, lancée en février par des syndicalistes et des militants associatifs, a donc atteint vendredi soir le million de signatures, ce qui constitue un succès inédit et contraindra d’une manière ou d’une autre à faire bouge le texte.   Ce texte intitulé « loi Travail: non merci » demande le retrait du projet que doit présenter Myriam El Khomri lors du conseil des ministres du 24 mars. Sur la page internet de la pétition, ses auteurs dressent une liste de mesures contenues dans l’avant-projet qui a soulevé un mouvement de contestation au sein de la gauche et des syndicats dès les premières fuites dans la presse, mi-février. Jeudi, sept syndicats et organisations de jeunes, dont la CGT, Force ouvrière et l’Unef, ont appelé à une vaste mobilisation le 31 mars sous la forme de grèves et de manifestations pour réclamer l’abandon du projet. Cinq autres organisations, parmi lesquelles la CFDT, l’Unsa et la CFTC, ont quant à elles exigé une réécriture partielle du texte. Devant la contestation grandissante, l’exécutif a repoussé du 9 au 24 mars la présentation du projet, le temps de recevoir les syndicats et de retoucher le texte.

Suppression d’un million de fonctionnaires…en Algérie

Suppression  d’un million de fonctionnaires…en Algérie

Non, ce n’est pas en France mais c’est en Algérie que pourrait se produire un tel phénomène. Pourtant proportionnellement le nombre de fonctionnaires algériens n’est pas supérieur à celui constaté en France (22 % de fonctionnaires en France pour autour de 20 % en Algérie par rapport à la population active). Ce dégraissage massif paraît être imposé par l’écroulement des prix du pétrole. Qui représente plus de la moitié du PIB et 60 % des recettes fiscales. Or les le pétrole a perdu la moitié de sa valeur depuis mi 2014 du coup l’économie algérienne et les finances publiques se retrouvent dans une situation catastrophique. L Ce projet d’ampleur a été confirmé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, qui n’a pas encore cependant détaillé l’ensemble des mesures qui seront prises pour atteindre ce chiffre. Les premières pistes évoquées sont des «départs en retraite dans certains postes administratifs classiques (…) ne seront plus remplacés dans le cadre de la relève, notamment dans le poste d’agent d’administration». Mais il en faudra bien plus pour remplir l’objectif fixé. En septembre dernier, le gouvernement avait d’ailleurs déjà annoncé que les CDD dans les administrations ne seraient pas reconduits.  Même si la fonction publique est importante en Algérie, elle n’est pas plus pléthorique que dans certaines grandes économies développées. Selon les chiffres de la Banque mondiale, la population active algérienne s’élève à environ 12,3 millions de personnes sur une population totale de près de 40 millions. La fonction publique n’en représente donc «que» 20%. C’est moins qu’en France (22%), ou qu’en Europe du nord (entre 24% et 30% selon les pays). L’Algérie est même plutôt une élève raisonnable sur le continent africain. Elle est de plus coutumière des «saignées» dans les effectifs pour améliorer ses comptes publics, sur injonction du Fonds monétaire international. Entre 1994 et 1998 par exemple, un plan d’ajustement structurel avait mené au renvoi quelque 400.000 employés et agents publics. Mais cette fois la ponction pourrait fortement détériorer le climat social. On voit mal cependant comment l’Algérie pourrait se dispenser de ce plan d’assainissement des finances publiques car à court et moyen terme on ne prévoit pas de remonter significative des cours du pétrole.

 

La dérive du RSA : 1 million de bénéficiaires supplémentaires

La dérive du RSA : 1 million de bénéficiaires supplémentaires

Depuis 2009 le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté de l’ordre d’un million. En 2009 il y avait 1,5 millions de bénéficiaires pour 2,5 ans 2015. Du coup cette dérive met gravement en difficulté les finances des départements. Cette dérive sociale ajoutée à d’autres a pour conséquence de mettre en difficulté financière une quarantaine de départements tandis qu’une dizaine au moins sont déjà proches de la faillite. Du coup se repose la question de la renationalisation de cette prestation sociale. Mais compte tenu de l’état du budget de la France et de ses engagements vis-à-vis de Bruxelles, le gouvernement tente de gagner du temps en confiant des missions d’études sur les modalités de financement de tous les minima sociaux dans le pays. Le premier ministre Manuel Valls qui recevait une délégation de l’Assemblée des départements de France (ADF) afin de continuer les discussions sur le financement du revenu de solidarité active (RSA) jeudi 8 octobre, n’a pas donné suite. À la fin du mois de juillet, le président de l’ADF, Dominique Bussereau, tirait la sonnette d’alarme. Selon lui, les départements ne peuvent plus payer les allocations de solidarité. « Le Premier ministre a estimé que tous les éléments nécessaires pour poser de façon objective et partagée les termes du débat sur la recentralisation éventuelle du RSA n’étaient pas réunis à ce jour« , indique Matignon dans un communiqué. Manuel Valls ne ferme toutefois pas complètement la porte, en annonçant une prochaine mission confiée à un parlementaire, « dans le cadre d’une réflexion plus vaste que le gouvernement souhaite conduire sur la politique de solidarité et la gestion des minimas sociaux dans notre pays ». La condition fixée par Matignon pour envisager une « éventuelle » recentralisation est de bien « déterminer en commun les conditions financières »,  avec notamment un retour dans le giron de l’État de l’ »intégralité des ressources » des départements consacrées au RSA. L’ADF, présidée par l’ex-ministre Dominique Bussereau (Les Républicains), demandait à l’Etat une enveloppe d’au moins 700 millions d’euros pour compenser à court terme les dépenses en forte croissance du RSA à leur charge, avant de parvenir à des solutions de financement à long terme des prestations sociales.


Les véhicules du groupe Volkswagen concernés en France : environ 1 million

Les véhicules du groupe Volkswagen concernés en France : environ 1 million

Plus de la moitié des véhicules du groupe Volkswagen (hors utilitaires) vendus en France depuis 2009 possèdent ainsi le logiciel permettant de fausser les mesures de pollution. Selon les informations de BFMTV, 948.064 véhicules sont en effet concernés, 923.541 si l’on exclut les utilitaires. Rapporté aux ventes des différentes marques du groupe depuis l’installation du logiciel incriminé, ce chiffre est particulièrement parlant: environ 50,5% des Audi en sont équipées, tout comme 50,9% des Seat, 49,5% des Skoda et 57,8% des Volkswagen.

Pour rappel, sont concernés:

> 574.259 véhicules Volkswagen 

> 189.322 Audi

> 66.572 Skoda

> 93.388 Seat

> 24.523 utilitaires 

Volkswagen est pris ces derniers jours au cœur d’une incroyable polémique. Le géant de l’automobile est accusé d’une fraude monumentale, qu’il a reconnu la semaine dernière. Il aurait équipé 11 millions de véhicules de plusieurs de ses marques d’un logiciel qui permettait de repérer les phases de test d’émissions d’oxyde d’azote par les autorités et de baisser artificiellement à cette occasion le niveau de gaz rejeté par ses modèles. Le préjudice en termes d’image est énorme, et les répercussions sur les ventes et les bénéfices seront incontournables.

Réfugiés : environ un million attendus en 2015 et 2016

Réfugiés : environ un million attendus en 2015 et 2016

 

À peine adopté le plan proposé par l’union européenne apparaît déjà obsolète. Ce plan propose en effet d’accueillir 120 000 réfugiés c’est-à-dire déjà trois fois moins que le nombre de migrants déjà présents en Europe. Pour 2015 et 2016,  l’Onu s’attend à une arrivée globale d’environ 1 million de personnes. Certes parmi ses arrivants certains ne pourraient sans doute candidater pour le statut de réfugié mais la majorité viendra quand même des zones en conflit. Ce qui repose la problématique d’une action en amont pour lutter contre l’État islamique rétablir des conditions démocratiques et de paix dans les pays en guerre. Il faudrait pour cela constituer une véritable alliance internationale pour l’instant en l’état de projet. Pas seulement une alliance internationale avec des frappes aériennes mais aussi avec des troupes locales. On estime que 100 à 150 000 hommes seraient nécessaires pour faire face aux 35 000 environ de l’État islamique. Une véritable armée qui dans le meilleur des cas ne pourrait être opérationnelle que courant 2016. En attendant le flux des réfugiés ne fera donc augmenter. Ce qui démontre à l’évidence l’inadaptation des moyens mis en œuvre par la communauté internationale pour gérer la problématique de la migration en cours. Le nombre de personnes traversant la Méditerranée pour trouver asile en Europe devrait en effet  s’élever à 400.000 cette année et à 450.000 en 2016, a estimé mardi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans un document accompagnant un appel de fonds d’urgence. « Pour 2015, le HCR anticipe environ 400.000 nouveaux arrivants qui vont solliciter une protection internationale en Europe en passant par la Méditerranée. En 2016, ce nombre pourrait atteindre 450.000, voire davantage », dit le HCR, ajoutant que 360.000 personnes ont déjà effectué le trajet cette année.

 

Lagardère : 1 million d’euros à chacun de ses quatre adjoints.

Lagardère : 1 million d’euros à chacun de ses quatre adjoints.

C’est la crise mais pas pour tout le monde; chez Lagardère on octroie une  petite prime de plus de 1 millions aux dirigeants.. Le patron du groupe Lagardère a décidé de récompenser généreusement ses fidèles. Chacun de ses bras droit a reçu une prime exceptionnelle de 1,1 million d’euros. Soit, au total, la coquette somme de 4,4 millions d’euros.  Les heureux élus sont le directeur financier Dominique d’Hinnin, le DRH Thierry Funck-Brentano, le secrétaire général Pierre Leroy et le porte-parole Ramzi Khiroun. Ces primes s’ajoutent à de plantureuses rémunérations. Précisément, le salaire fixe de Pierre Leroy s’élève à 1,47 million d’euros par an. Il atteint 840.000 euros pour Ramzi Khiroun, et 1,2 million pour les deux autres. A cela s’ajoute un bonus variable, qui s’élevait en 2014 à 380.600 euros pour Ramzi Khiroun, et 570.900 euros pour les trois autres. A noter que Ramzi Khiroun, contrairement aux trois autres, ne fait pas partie de la gérance du groupe, ce qui explique sa rémunération légèrement inférieure. Arnaud Lagardère n’a, lui, pas touché de prime exceptionnelle. Il se contente de son salaire de 2,4 millions d’euros (bonus inclus), en léger recul (-14%). Toutefois, il faut préciser qu’Arnaud Lagardère est le principal actionnaire du groupe, avec 8% du capital. A ce titre, il touche donc des dividendes. Il a en particulier profité des dividendes exceptionnels versés ces deux dernières années, qui lui ont rapporté au total 200 millions d’euros. A cette source importante de revenus s’est ajoutée l’an dernier la cession de 1,1% du capital du groupe, pour 38 millions d’euros. C’est la première fois depuis 2012 que le fils de Jean-Luc Lagardère vend des actions du groupe. Tout cet argent a probablement servi à rembourser la dette personnelle d’Arnaud Lagardère, qui s’élevait à 434 millions d’euros fin 2009 (dernier chiffre connu).  Interrogé sur ces primes exceptionnelles, le groupe renvoie vers la justification donnée dans ses comptes: ces primes ont été versées « pour saluer l’efficacité et la persévérance de la participation des membres du comité exécutif aux deux opérations capitales et complexes de désinvestissements menées en 2013 (EADS et Canal+ France). S’inscrivant pleinement dans la stratégie annoncée de recentrage du groupe, la première a dégagé une très importante plus-value nette, et la seconde a permis d’éviter de lourds contentieux à venir. Le montant total des cessions correspondantes s’est élevé à plus de 3,3 milliards d’euros ».

Sécu : détournement d’ un million d’euros à l’assurance maladie

Sécu : détournement d’ un million d’euros à l’assurance maladie

 

 

Comment gagner des Millions ? En trichant avec la sécu par exemple ( En étant moins ambitieux, certains se gavent quand même tellement la sécu est prisonnière de sa bureaucratie).  Près d’un million d’euros ont été soutirés à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) par une trentaine de personnes qui ont indûment perçu d’importantes indemnités durant près d’un an, a-t-on appris lundi auprès de la police. Vingt-neuf personnes ont été mises en examen, dont sept écrouées, pour escroquerie en bande organisée. « C’est une affaire inédite par son ampleur et le système mis en place, avec des sociétés sans activité, des salariés fictifs et des gérants de paille », dit le commissaire Eric Antonetti, chef du groupement d’intervention régional qui a mené l’enquête. Les organisateurs présumés ont ouvert cinq sociétés de conseil, une à Paris et quatre à Marseille, dont les seules activités ont été d’embaucher des salariés fictifs rapidement mis en congé maladie ou en accident de travail. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer si des médecins sont à l’origine des faux arrêts de travail utilisés pour tromper les organismes sociaux. Le recrutement des salariés fictifs se faisait le plus souvent par connaissance, mais aussi par l’intermédiaire d’un rabatteur qui sévissait dans les bars de Marseille. Au total, une trentaine de personnes âgées de 20 à 55 ans ont participé à l’escroquerie, au détriment des CPAM de Paris, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes. « Le système fonctionnait sur le principe des rétro-commissions, les salariés fictifs reversant entre 30 et 50% des indemnités perçues aux trois organisateurs », a détaillé le chef de la sûreté départementale, Emmanuel Kiehl.  L’escroquerie a duré près d’un an et a été dévoilée par des contrôles renforcés mis en place par la Caisse, dont l’attention a été attirée par les montants excessifs des indemnités versées sur la base de salaires fictifs de 5.000 a 10.000 euros.

1 million de télés à remplacer

1 million de télés  à remplacer

 

Pour relancer l’économie il ya deux possibilités soit créer de la vraie valeur ajoutée avec notamment de nouveaux produits utiles, soit ‘inventer de nouvelles normes pour contraindre les consommateurs à changer leurs produits’ ce que va se passer dans l’automobiles pour les banlieusards de Paris). On peut aussi faire des trous, puis d’autres trous pour reboucher les précédents. Il  va donc falloir changer de l’ordre de 10 millions de téléviseurs sur 4à millions pour la nouvelle norme MP-EG4. . La norme MPEG-2 sera remplacée par la MPEG-4. La conséquence est simple. Les téléviseurs les plus anciens, généralement ceux commercialisés avant 2008, ne seront plus compatibles avec la nouvelle norme. Cela représente, selon les estimations du cabinet de conseil GfK, quelque 10 millions de téléviseurs sur les 40 millions en service. La plupart des téléviseurs de plus de huit ans devront donc être renouvelés. Le gouvernement travaille à la mise en place de dispositifs d’accompagnement pour aider les ménages les plus défavorisés à prendre ce nouveau virage technologique. Cela pourrait passer par des mesures similaires à celles déployées lors du passage à la TNT, avec des aides à l’achat de nouveaux adaptateurs. la nouvelle norme concerne les 45 % de foyers qui reçoivent la télé uniquement par la TNT. Les abonnés à la télé par ADSL, câble, fibre ou satellite ne sont – théoriquement – pas concernés. Un bémol toutefois, dans certains cas, les box des opérateurs sont aussi connectées à la TNT, ce qui leur permet de délester leur réseau. Les fabricants de téléviseurs se montrent plutôt sereins et ne s’attendent pas à ce que les Français se précipitent dans les magasins pour acheter une nouvelle télé. «Depuis 2008, les fabricants ont l’obligation légale d’intégrer la norme MPEG-4 à leur téléviseur», précise Stéphane Cotte, vice-président Samsung Electronic France. «Nous avons largement anticipé le déploiement de cette nouvelle norme, qui est déjà en vigueur dans certains pays européens. Tous nos téléviseurs sont compatibles MPEG-4 depuis 2007», renchérit Éric Novel, PDG de Panasonic France.

 

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