Archive pour le Tag 'milliards'

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Sanofi : 4 milliards d’euros de dividendes !

Sanofi :  4 milliards d’euros de dividendes !

Après Bolloré et son groupe Vivendi, c’est autour de Sanofi  de narguer le pouvoir en accordant des dividendes particulièrement scandaleux au regard de la période.

« La direction a beau claironner que Sanofi va verser 100 millions d’euros aux hôpitaux, cette somme ne représente que 2,5% du montant astronomique des dividendes » et cette enveloppe de 100 millions d’euros « ne correspond même pas aux crédits d’impôts perçus chaque année par Sanofi en France [119 millions d'euros en 2019]« , proteste la CGT.

Le groupe, « en versant 3,95 milliards d’euros de dividendes, va enrichir de centaines de millions quelques dizaines d’actionnaires [famille Bettencourt: 120 millions d’euros, BlackRock: 200 millions d’euros…) qui font leurs fortunes grâce à la spéculation », tandis que « ce sont des milliards de personnes qui attendent des traitements urgents, et pas que pour le Covid-19″, critique le syndicat.

« Des milliards aussi pour Airbus » (Guillaume Faury)

« Des milliards aussi pour Airbus » (Guillaume Faury)

 

Après Air France, après Renault, la liste des entreprises en difficulté risque de s’allonger. Cette fois, on parle d’Airbus qui évidemment va être fortement impactée par la crise du transport aérien. Là aussi des milliards seront nécessaires et des plans d’ajustement d’effectifs sont à craindre. Sans doute pas loin de 10 milliards seront nécessaires.

 

L’ensemble des grands groupes en France représente à peu près 20 % du PIB et 20 % des effectifs. Avec la crise , la perte de sites d’affaires pourrait atteindre 500 milliards. De quoi faire basculer dans le rouge une grande partie de ces groupes qui auront besoin d’aide de trésorerie soit sous forme de prêts, soit sous forme de subventions. Plusieurs centaines de milliards seront nécessaires pour les aider à survivre. On objectera que des facilités de prêts sont prévues avec notamment les prêts autorisés par la Banque centrale européenne. Le seul problème c’est que ces prêts considérables doivent t être remboursés en une ou deux années. Les entreprises seront structurellement atteintes dans leur rentabilité financière et pour les périodes pouvant atteindre une dizaine d’années voir l’avantage.

 

Pour Airbus « La survie est en jeu ». « Il s’agit d’une crise mondiale d’une magnitude jamais connue par notre génération. Malheureusement, l’industrie aéronautique se relèvera beaucoup plus faible et plus vulnérable qu’avant le début de la crise », a-t-il écrit aux salariés du groupe dans un courrier dévoilé par l’agence Reuters que La Tribune s’est également procuré.

 

Représentant le gros de son activité, sa branche de construction d’avions commerciaux est gravement menacée par la crise sans précédent qui frappe le transport aérien, aujourd’hui quasiment à l’arrêt à cause du Covid-19. À genoux, ne sachant pas si elles seront encore vivantes demain, les compagnies aériennes surveillent leur cash comme le lait sur le feu. L’heure est davantage aux reports de livraisons d’avions et aux annulations de commandes qu’à la réception des avions ou aux prises de commandes. Même quand le trafic reprendra, les compagnies devront se remettre de ce choc sans précédent et prendront du temps avant d’investir comme elles le faisaient…

 

7 milliards pour Air France, 5 milliards pour Renault.. et les autres ?

 

7 milliards de prêts pourraient être accordés à Air France auquel il faudra ajouter au moins 3 milliards pour KLM. De son côté Renault,  pourrait recevoir un montant de 5 milliards. Il ne s’agit évidemment que des aides consentis aux entreprises les plus symboliques. Bien d’autres entreprises auront besoin de près pour faire face aux difficultés de trésorerie. L’addition risque d’être très salée. En effet la perte de richesse nationale pourrait atteindre 10 % du PIB soit environ 240 milliards.

Un chiffre énorme si l’on tient compte que souvent ce sont les 2 à 3 % de croissance qui permettent chaque année de dégager des profits et de ne pas tomber dans le rouge. À moins évidemment de dégraisser massivement les effectifs et de reporter à plus tard des investissements. Les deux méthodes ont sans doute utilisé puisque d’ores et déjà on envisage une évolution du chômage qui passerait de 8 % fins 2019 à 20 % fin 2020. Soit environ 2,5 millions de chômeurs en plus.

Une véritable catastrophe qui  se traduira par un affaiblissement général du salaire moyen est un développement de la misère. Non seulement,  il y aura perte de recettes de la richesse nationale (le PIB ) mais parallèlement une dérive considérable des dépenses et un affaiblissement notoire des recettes fiscales. Pour l es entreprises, la liste des défaillances risque d’être longue.

Elle va affecter en priorité les PME qui n’ont pas les reins assez solides pour faire face à leurs problèmes de trésorerie et qui seront bien incapables de rembourser d’éventuels prêts mêmes dont le remboursement seraient étalés dans le temps. Ce sont des milliers et des milliers d’entreprises qui risquent d’être menacées de liquidation. Cela d’autant plus que les perspectives d’avenir ne seront pas aussi dynamiques que le prévoit des instituts gouvernementaux complaisants.

En effet, après la crise de la liée à la paralysie des unités de production va se succéder une crise de la demande caractérisée par un attentisme des ménages et des investisseurs. cette  dimension semble avoir encore été sous-estimée aussi bien par le gouvernement que par les économistes qui se trompent en espérant une reprise très dynamique à partir du déconfinement et de 2021.

Covid-19 : une perte de 120 milliards sous-estimée

Covid-19 : une perte de 120 milliards sous-estimée

on peut se demander si ce n’est pas à dessein que certains instituts se livrent à des exercices de prévision économique très sous-estimée pour ne pas désespérer les acteurs économiques. En effet l’OFCE entre parenthèses ( de Sciences-po Paris) vient d’estimé à 120 milliards d’euros la perte de croissance sur deux mois. Or l’INSEE et d’autres instituts avaient déjà considéré que chaque mois de confinement ferait perdre 3 % au PIB annuel. Un chiffre lui-même déjà sous-estimé. Sur la base de l’INSEE, ce n’est donc pas 120 milliards de pertes qu’il faut prendre en compte pour le PIB  annuel  sur deux mois mais près de 150. Selon une note de l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée ce lundi 20 avril, l’impact de deux mois de confinement est estimé à environ 120 milliards d’euros, soit 5 points de produit intérieur brut (PIB) annuel en moins. Ce chiffre corrobore les premières estimations du laboratoire de recherches rattaché à Sciences-Po Paris publiées à la fin du mois de mars. Les économistes rappellent  »qu’une telle chute de l’activité est inédite à part peut être en temps de guerre » et redoutent une récession profonde à la fin du confinement.

Lors d’un point de situation dimanche 19 avril, le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé que la France traversait sa pire récession depuis 1945. M. Philippe a martelé que la crise économique serait « brutale » et « ne fait que commencer », tout en rappelant les mesures d’aides.

Zone euro : un plan de soutien de 500 milliards encore très vague

Zone euro : un plan de soutien de 500 milliards encore très vague

Après de très nombreux affrontements, un accord a été trouvé en zone euro sur un plan de 500 milliards de soutien à l’économie. Reste que des affectations sont encore floues. Contrairement à ce que souhaitaient certains pays du Sud notamment l’Italie il n’y aura pas de mutualisation des prêts qui seront consentis dans le cadre de ces 500 milliards. Ces milliards seront essentiellement des prêts consentis par la banque européenne d’investissement et par le MES. Il s’agira cependant de près à faible taux mais qui devront être remboursés par les Etats et non supportés par l’ensemble de la zone euro.  Mais l’accord ne mentionne pas la création de “Coronabonds”, des obligations mutualisées qui permettraient de financer une relance de l’activité économique par de la dette commune – une mesure à laquelle l’Italie, la France et l’Espagne étaient favorables mais qui se heurtait à un non ferme de la part de l’Allemagne, pour qui il s’agit d’une ligne rouge, des Pays-Bas, de la Finlande et de l’Autriche.

Il est seulement dit qu’il appartient aux chefs d’Etat et de gouvernement européens de décider si des “instruments financiers novateurs” doivent être utilisés. Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que l’Europe avait conclu le plus important plan économique de son histoire.“Tout le monde avait en tête que c’était soit un accord soit le risque d’une dislocation européenne”, a-t-il dit lors d’une téléconférence avec des journalistes. “C’est un plan efficace, c’est un plan massif”, a-t-il poursuivi.

Plus tôt dans la journée, le président du Conseil italien Giuseppe Conte avait prévenu que l’existence tout entière de l’UE serait menacée si celle-ci ne parvenait pas à s’unir pour lutter contre la pandémie. Tandis que Bruno Le Maire a dit jeudi que l’accord ouvrait la voie à de la dette commune, son homologue néerlandais Wopke Hoekstra a souligné le contraire.“Nous sommes et resteront opposés aux ‘Coronabonds’. Ce concept n’aidera ni l’Europe ni les Pays-Bas sur le long-terme”, a dit le ministre néerlandais de l’Economie à l’issue des pourparlers.

20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

 20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

Le gouvernement met sur la table 20 milliards d’euros pour des prises de participation ou des nationalisations d’entreprises mises en difficulté par la crise du coronavirus. En tout, cela porte le plan d’urgence de 45 à 100 milliards d’euros. Avec de tels montants, le déficit public devrait atteindre cette année un niveau jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces prévisions se basent sur l’hypothèse d’un confinement de six semaines.

Le « quoi qu’il en coûte » lancé le 12 mars par Emmanuel Macron prend chaque semaine des aspects plus hors normes. Désormais, le gouvernement estime que la facture de son plan d’urgence lancé pour répondre à la crise économique provoquée par le coronavirus s’établit à 100 milliards d’euros, plus du double de ce qu’il avait annoncé le 17 mars (45 milliards).

Etats-Unis : 345 milliards d’achats de titres en une semaine, un plan de 2200 milliards

Etats-Unis  : 345 milliards d’achats de titres en une semaine, un plan de 2200 milliards

 

Un immense plan de soutien à l’économie décidée par les États-Unis soit un plan mobilisant 2200 milliards de dollars. La FED  par exemple va la semaine prochaine acheter pour environ 350 milliards d’actifs.

Le plan global doit tenter d’éviter un plongeon de l’économie américaine dans une récession durable, sous l’impact de la pandémie du nouveau coronavirus.

C’est  le plus vaste ensemble de mesures jamais adopté aux États-Unis. Le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois prédit un rebond économique «spectaculaire» de la première économie mondiale, lorsque le combat contre le virus aura été remporté.

Désormais premier pays du monde en nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés (plus de 100 000), et devient le prochain épicentre de la pandémie. «Notre Nation fait face à une situation d’urgence économique et sanitaire d’une envergure historique», avait déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, juste avant l’adoption de ce plan par le Congrès.

Le plan prévoit notamment l’envoi d’un chèque de 1200 dollars à de nombreux Américains, près de 400 milliards de dollars d’assistance aux petites entreprises, et 500 milliards d’aide aux grandes sociétés, qui seront soumises à la surveillance d’un contrôleur général. Il alloue également quelque 100 milliards de dollars aux hôpitaux, et 30 milliards pour financer la recherche sur les vaccins et traitements du Covid-19. Une enveloppe de 25 milliards est en outre destinée aux compagnies aériennes, qui bénéficieront de plus de 25 milliards de dollars de prêts et de garanties de prêts.

États-Unis : 2000 milliards aux ménages et à l’économie en mars et avril

États-Unis : 2000 milliards aux ménages et à l’économie en mars et avril

 

Le Sénat à majorité ultra libérale à remis en cause son idéologie en décidant de faire venir intervenir l’État massivement dans la crise du Corona virus. Ainsi de 1000 milliards seront versés en mars et en avril pour assurer le coup des soins et compenser le chômage. L’orientation parlementaire rendra gratuits les tests de dépistage du virus COVID-19, et obligera les employeurs à accorder au moins deux semaines de congés maladie à leurs employés forcés de rester chez eux à cause du coronavirus, avec au moins les deux tiers de leur salaire. Elle augmentera également le financement de Medicaid (couverture santé pour les plus démunis), élargira l’application de l’assurance-chômage et augmentera les budgets pour les coupons alimentaires, dans le but de fournir un filet de sécurité à mesure que l’épidémie se répand dans tout le pays et que des licenciements massifs sont à prévoir.

Un congé payé pouvant aller jusqu’à douze semaines pourra être accordé aux employés pendant la fermeture des écoles de leurs enfants.

Et ce n’est que le début. La majorité républicaine du Sénat et la Maison-Blanche préparent un programme de soutien de plus de mille milliards de dollars. Parmi les idées évoquées, le versement de deux fois 1000 dollars, en mars et en avril, à tous les Américains à l’exception des plus riches. Cette seule mesure, destinée à injecter des liquidités dans l’économie et prévenir une crise économique majeure, pourrait coûter 500 milliards de dollars.

Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

 

 

 

Le plan d’aide aux entreprises sitôt annoncé est déjà obsolète. En effet le plan ce situe dans la perspective d’un environnement économique dégradé de seulement 1 % du PIB. Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a en effet abandonné la perspective de croissance à 1 % et compte tenu de la crise a indiqué qu’il fallait s’attendre à une régression du PIB  de 1 %. Des chiffres évidemment complètement illusoires. La plupart des experts commencent  à parler d’une baisse de 3 % du PIB , une baisse qui sera sans doute plus proche de 5 % avec ,comme l’affirment les autorités sanitaires allemandes  une hausse exponentielle du chômage partiel et une crise sanitaire qui pourrait durer 2 ans d’ après les autorités sanitaires allemandes.  Du coup,  les mesures annoncées par le gouvernement paraissent évidemment insuffisantes et leur coût financier tout à fait illusoire. La facture sera notoirement supérieure.  Il faudra compenser les dépenses supplémentaires alors  que l’activité générale aura diminué de l’ordre  de plus de 100 milliards.

Le total des mesures atteint pour l’heure 45 milliards d’euros, une «somme initiale» à laquelle s’ajoute la garantie d’État à hauteur de 300 milliards d’euros pour les «nouveaux prêts apportés par les banques et le réseau bancaire» contractés par n’importe quelle entreprise, quelle que soit sa taille. «Ces nouveaux prêts sont garantis par l’État, il n’y a donc aucune raison que les banques les refusent», s’est félicité le ministre.

Dans le détail, les 45 milliards d’euros se divisent en plusieurs mesures principales qui étaient déjà connues. Le renforcement du chômage partiel fera du dispositif français «l’un des plus généreux [...] et protecteurs en Europe», a-t-il considéré. Le déplafonnement du chômage partiel aura, à lui seul, un coût total «de plus de huit milliards d’euros sur les deux mois à venir». En parallèle, le report des charges sociales et fiscales pour les impôts directs des PME représentera un effort de trésorerie d’environ «35 milliards d’euros». «Si des annulations de charges sont nécessaires», elles pourront être réalisées après la crise, au cas par cas, a ajouté Bruno Le Maire.

Enfin, le fonds de solidarité pour les petites entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à un million d’euros devrait coûter «un milliard d’euros» sur le mois, dont un quart apporté par les régions. Par parenthèse on se demande bien avec quel ressources ! Ce fonds se divisera en deux parties : d’abord, une indemnisation forfaitaire et automatique de 1500 euros pour toutes les entreprises qui ont fermé leurs portes durant le confinement, comme les bars et restaurants, et qui ne peuvent plus fonctionner, ainsi que pour celles, toujours ouvertes, qui auront vu leur chiffre d’affaires fondre d’au moins 70% entre mars 2019 et mars 2020. En parallèle, la seconde partie consistera en des aides pouvant représenter plusieurs milliers d’euros pour les entreprises menacées de faillite, avec moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires. Elles seront décidées au cas par cas, et ce deuxième dispositif sera copilote par l’État et les régions.

S’ajoutent à ces différentes mesures l’étalement des factures de gaz, d’électricité ainsi que des loyers pour les petites entreprises et petits commerces. «Nous avons commencé à travailler avec les opérateurs» pour les loyers, a précisé Bruno Le Maire.

Bercy s’attend donc à une croissance française en recul cette année, de l’ordre de -1%..  Cette estimation reste toutefois provisoire, vu le contexte «instable», , a précisé Bruno Le Maire qui évidemment minimise à outrance non seulement les conséquences déjà actuelles mais surtout prévisibles.

Ministres européens des Finances: un plan de 120 milliards de soutien bien insuffisant

Ministres européens des Finances: un plan de 120 milliards de soutien  bien insuffisant  

 

Un plan qui représentera 1 % du PIB européen soit environ 120 milliards ; un plan budgétaire pour soutenir à la fois la demande mais aussi en particulier les entreprises les plus fragiles notamment des PME. Devront  s’y ajouter des mesures de trésorerie qui ,elles, représenteront environ 200 milliards. Un plan de soutien budgétaire bien insuffisant au regard des enjeux. En effet d’ores et déjà,  on peut penser que la croissance espérée à savoir 1 % d’augmentation du Pib  en 2020 ne sera pas atteinte. Une perte donc de plus de 100 milliards. Il est bien difficile aujourd’hui de faire des évaluations des perspectives  économiques possibles. Il paraît cependant vraisemblable que la plupart des pays vont tutoyer la stagnation et même se retrouver en récession. Un effet quasi mécanique puisque les processus de production pourraient être paralysés pendant plusieurs semaines. L’effet sur la croissance pourrait être de l’ordre de plusieurs points. Il ne faut guère espérer processus de rattrapage intégral car la crise de la se double d’une crise de la demande. Voir à cet égard par exemple la baisse des ventes de voitures et plus généralement des équipements des ménages. Comme d’habitude dans le cadre de l’Eurogroupe,  les ministres des finances se sont mis d’accord sur le plus petit dénominateur commun. Il est clair qu’ils devront revoir leurs moyens d’action rapidement si des mesures de confinement donc de réduction à la fois de la et de la demande de pronom encore ne serait-ce que pendant trois semaines ou un mois.

Après avoir comparé la situation économique de la zone euro frappée par le virus à celle d’une « guerre », le président de l’Eurogroupe a indiqué que les Etats mettraient collectivement sur la table 1 % de PIB européen de mesures de sauvetage, sans compter les mesures de trésorerie (10 % de PIB) et l’effet des stabilisateurs automatiques.

Réunis lundi après-midi en vidéoconférence, le nouveau mode de décision politique depuis l’irruption du Covid-19, les ministres européens des Finances devaient montrer leur détermination à apporter une réponse massive et aussi collective que possible au cataclysme qui s’abat sur l’économie. Il s’agissait autant de rassurer les marchés déçus par l’ordonnance de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) que le monde économique contraint pour beaucoup à interrompre purement et simplement toute activité.

Donnant une idée du climat d’inquiétude et d’urgence qui règne dans le club des dirigeants européens, le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, a estimé en préambule de la réunion que les mesures de confinement prises en Europe pour contenir l’épidémie étaient comparables à « une situation de guerre ». Le problème c’est qu’évidemment la zone euro ne se donne pas les moyens de cette guerre.

 

Coronavirus: L’UE crée un fonds de 25 milliards …. sans argent !

Coronavirus: L’UE crée un fonds de 25 milliards …. sans argent !

 

Alors que l’union européenne n’est pour l’instant pas même capable d’élaborer son budget pour la période 2021 2027 notamment du départ du Royaume-Uni, l’union européenne sort de son chapeau un fonds destiné à compenser les conséquences du Coronavirus mais sans argent frais. Autant dire qu’il s’agit d’un redéploiement et non véritablement de la création d’un fonds. En outre., la politique européenne n’a défini aucune stratégie de relance qui était déjà nécessaire avant l’apparition du virus chinois.

Pour l’année en cours , on projetait une  très légère hausse de l’activité de l’ordre de 1 % pour le PIB .Avec le Coronavirus,  Il est à peu près certain que l’union européenne risque de connaître la stagnation et certains pays la récession.  Certes on peut se réjouir que toute politique ne passe pas nécessairement par des ressources nouvelles, ce qui constitue un bon principe de gestion. Toutefois compte tenu de l’enjeu à la fois sanitaire,  économique et financier les 25 milliards théoriques ne sont pas du tout adapté aux enjeux

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 ont donc  tenu une réunion extraordinaire en visioconférence alors que le coronavirus apparu en décembre en Chine ne cesse de contaminer et de tuer toujours plus de personnes en Europe, menaçant de paralyser une partie de l’économie en raison des mesures prises pour tenter d’enrayer sa propagation.

L’Italie, pays le plus touché, fonctionne ainsi au ralenti avec l’extension à tout son territoire des restrictions de circulation et de rassemblement en vigueur depuis le week-end dans une partie du nord du pays. Elle est directement menacée de récession.

“Nous sommes prêts à utiliser tous les instruments qui sont nécessaires”, a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel, qui s’exprimait à l’issue de ce sommet européen en visioconférence.

“Une application souple des règles de l’UE en particulier concernant les aides d’Etat et le Pacte de stabilité et de croissance sera nécessaire”, a-t-il ajouté.

S’exprimant à ses côtés, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a précisé que des directives sur une utilisation plus souple des règles communautaires en matière de budget et de subventions seraient prêtes d’ici la fin de la semaine.

Elle a également annoncé la création d’un fonds d’investissement de 25 milliards d’euros avec déblocage rapide de 7,5 milliards pour aider les secteurs économiques les plus vulnérables à l’épidémie de coronavirus, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et frappe durement le tourisme et le secteur du transport aérien notamment.

“Cet instrument atteindra rapidement 25 milliards d’euros. Pour y parvenir, je proposerai cette semaine au Conseil et au Parlement de libérer 7,5 milliards d’euros de liquidités d’investissement”, a dit Ursula von der Leyen.

Ces 7,5 milliards sont des fonds européens que les gouvernements nationaux n’ont pas été en mesure de dépenser en raison de complexités administratives. Au lieu d’être renvoyés à Bruxelles, les Etats pourront les utiliser pour soutenir leur économie, a précisé un responsable européen à Reuters.

Le total de 25 milliards d’euros sera atteint en ajoutant des “fonds structurels” déjà promis aux pays de l’UE dans le cadre du budget actuel de l’Union européenne, a poursuivi ce responsable, ajoutant que, sans ce mécanisme, il aurait pu être difficile de les dépenser.

Ces fonds devraient commencer à être disponibles dans les semaines à venir, a dit Ursula von der Leyen, selon laquelle ils seront orientés vers les systèmes de santé, les petites entreprises et le marché du travail.

A Paris, Emmanuel Macron a déclaré que les 27 s’étaient entendus pour accorder à chaque Etat membre une “flexibilité budgétaire indispensable” pour faire face aux conséquences sanitaires et économiques de l’épidémie de coronavirus, qui a fait 33 morts et 1.784 cas de contamination en France.

“Au niveau européen, nous avons acté aujourd’hui des flexibilités, d’abord en matière d’aides d’Etat pour que sur les secteurs impactés les Etats membres puissent prendre les dispositifs qui sont requis. Ensuite pour que toutes les clauses qui sont d’ailleurs prévues dans nos traités puissent être activées afin que la contrainte budgétaire pour celles et ceux pour qui elle existe ne soit pas un rempart”, a dit le président français.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE se retrouveront pour un conseil européen “physique” les 26 et 27 mars à Bruxelles. Il est alors vraisemblable que d’ici une quinzaine de jours, ils pendront la mesure de l’insuffisance des mesures face aux enjeux sanitaires et économiques.

Fraude sociale potentielle : 80 milliards ? ou l’art de tout mélanger

Fraude sociale potentielle : 80 milliards ? ou l’art de tout mélanger  

C e chiffre de 80 milliards émane d’un magistrat qui s’est fait une spécialité médiatique de dénoncer la fraude sociale. Le problème, c’est que le montant évoqué mélange tout. Certes il y a sans doute un surnombre de détenteurs de cartes vertes bénéficiaires du système de sécurité sociale. Cependant en l’absence de cette carte, beaucoup d’  intéressés auraient sans doute bénéficié de l’aide  sanitaire publique .

Le magistrat aboutit au chiffre de 2,4 millions d’étrangers actifs en surnombre dans le système de la Sécurité sociale française.

Dans les pages du Journal Officiel de la République Française, l’administration concernée disait recenser 12.392.865 personnes nés à l’étranger «disposant d’un droit ouvert à recevoir au moins une prestation sociale». Et c’est sur la base de ce nouveau groupe d’assurés que Charles Prats relève une première incohérence : selon l’Insee, il existe 8,2 millions de personnes, immigrées ou non, nés à l’étranger en France. Pourquoi un tel écart?

Une interview du magistrat dans la « Voix du nord »  mettait en évidence la confusion évoquée puisque pour l’essentiel la fraude viendrait surtout de la fraude fiscale. Ceci étant,  la fraude sociale n’est pas négligeable mais elle est sans doute assez loin des chiffres provocateurs évoqués. Notons que la sécurité sociale elle ne compte que quelques centaines de millions de fraudes sociales quand le magistrat évoque la somme de 30 milliards pour cette fraude sociale ( et 50 milliards pour la fraude fiscale).

Les chiffres du magistrat relèvent de calcul de coin de table car il n’est pas statistiquement armé pour  procéder à cette évolution. Il applique des moyennes sur des chiffres déjà très approximatifs. Cela n’interdit pas bien au contraire de lutter contre la fraude mais il convient de faire à partir d’objectifs pertinents.

L’interview du magistrat dans la Voix du Nord  :

– Assiste-t-on à une hausse de la fraude sociale et fiscale ?

« L’alourdissement des prélèvements obligatoires depuis 2009 peut entraîner une hausse de la fraude, c’est une évidence. »

– Pouvez vous quantifier dans le détail les différentes formes de fraude sociale ?

« Le travail illégal, c’est un coût de 15,5 à 18,7 milliards d’euros pour Bercy. La fraude aux CPAM, c’est 14 milliards selon l’EHFCN, organisme européen de lutte contre la fraude. Les indus détectés par les CAF se montent à plus de 2 milliards. L’immatriculation sociale frauduleuse permettant de toucher des prestations, c’est potentiellement 12 milliards. Plus les fraudes aux autres régimes de protection sociale… Au final on arriverait à pratiquement 50 milliards par an de fraude sociale. »

– Vos données sont plus élevées que les chiffres officiels. Y a-t-il volonté de l’État de dissimuler la réalité ?

« Ces chiffres sont issus de rapports publics même s’ils n’attirent pas forcément l’attention. »

– Les administrations se félicitent pourtant d’obtenir de bons résultats dans cette lutte. N’êtes-vous pas d’accord ?

« Les résultats sont en constante progression depuis 2008 avec la création de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) et des comités opérationnels départementaux antifraude (CODAF). Mais il faut bien sûr aller plus loin. »

– Quelle fraude est la plus importante, la sociale ou la fiscale ?

« Une fraude sociale de 50 milliards et une fraude fiscale de 60 à 80 milliards montrent que les deux sont autant insupportables pour les finances publiques. »

– La première n’est-elle pas une « fraude de pauvres ». Et la crise augmente-t-elle la fraude et notamment celle de survie ?

« La fraude d’en bas coûte autant que la fraude d’en haut. Il faut donc lutter contre les deux. Frauder c’est voler. Les discours qui excusent la fraude sociale des uns au nom de la fraude fiscale des autres ou la fraude fiscale et le black des uns par l’existence de la fraude aux prestations des autres détruisent le consentement républicain à l’impôt. Quant à la fraude de survie, elle existe évidemment mais elle me semble bien résiduelle par rapport à la fraude sociale globale. L’équation pauvre = nécessité de frauder est fausse, c’est même une injure envers la scrupuleuse honnêteté que l’on constate souvent chez les personnes modestes issues des milieux populaires. »

– La fraude à l’usurpation d’identité et à l’usage de faux document est elle en hausse et pourquoi ?

« La mère de toutes les fraudes est effectivement documentaire, souvent nécessaire pour escroquer les finances publiques. »

– L’État est-il assez combatif ?

« Depuis 2008, l’État est très combatif mais on peut aller plus loin, notamment contre la fraude à la TVA (32 milliards selon un récent rapport européen), la fraude sociale documentaire et le travail au noir. Est-il plus juste et efficace économiquement de chercher ces sommes chez les fraudeurs ou dans le portefeuille des contribuables ? »

Nucléaire: un coût prohibitif de près de 50 milliards pour le démantèlement dont Fessenheim ( Cour des Comptes)

Nucléaire: un coût prohibitif de près de 50 milliards pour le démantèlement dont Fessenheim ( Cour des Comptes)

  • Finalement le démantèlement très politique de la centrale de Fessenheim pourrait coûter une fortune. Il faudra en effet accorder des indemnités de près de 500 millions aux opérateurs dont EDF sans parler des sommes qui seront nécessaires pour reconvertir l’économie du secteur. La Cour des Comptes considère à juste titre que ces fermetures relèvent de la politique de gribouille. En effet, chacun sait qu’il s’agit  d’une fermeture très symbolique pour maintenir  le développement nucléaire ailleurs y compris le développement de six EPR qui vont plus que compenser la fermeture de Fessenheim à terme.
  • À moins de fermer les 14 réacteurs théoriquement prévus mais pas avant 2028 d’après la dernière programmation énergétique (PPE) autant dire presque aux calendes grecques, en tout cas après le deuxième possible mandat d’Emmanuel Macron. Une fermeture de centrales qui pourraient coûter près de 50 milliards alors que leur durée de vie pourrait sans dommage être prolongés de 10 à 20 ans comme d’ailleurs aux États-Unis par exemple. On se souvient que Mitterrand avait abandonné le projet de Tricastin, victime expiatoire d’une politique nucléaire non  n’avouée. Hollande et Macron, pour les mêmes raisons sacrifient Fessenheim sur l’autel du populisme écolo.
  • Et pour faire semblant, on inonde la France de moulins à vent complètement inutiles et ruineux : les fameuses éoliennes dont se gavent certains grâce aux subventions de l’État. Près de huit ans après la promesse de François Hollande, la fermeture cette année de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), « caractérisée par un processus de décision chaotique »« risque d’être coûteuse pour l’État », insiste un rapport de la Cour des comptes publié ce mercredi. Le protocole signé entre les pouvoirs publics et EDF comporte le versement à l’entreprise d’une indemnité initiale pour anticipation des dépenses liées à la fermeture (entre 370 et 443 millions d’euros en fonction des dates de versement), ainsi qu’une indemnité pour bénéfice manqué. « Ce protocole présente sur de nombreux points des risques de divergence d’appréciation, et donc un risque financier pour l’État », relèvent les Sages.
  • Les montants liés au futur manque à gagner restent « très incertains », car ils dépendent notamment de la régulation à venir des prix de l’électricité nucléaire.La fermeture de l’usine alsacienne est la première d’une longue série à laquelle il convient de se préparer « pour se prémunir de risques futurs d’indemnisation », poursuit le rapport. Les arrêts parmi les 58 réacteurs de « deuxième génération » du parc actuel d’EDF (en comptant ceux de Fessenheim) vont se multiplier à moyen terme (principalement dans les décennies 2030-2050), compte tenu de leur vieillissement et de l’objectif de réduire la part du nucléaire dans la production française d’électricité de 72 % en 2018 à 50 % en 2035.
  • La Cour estime qu’il serait souhaitable que le pays se prononce sur l’évolution à plus long terme du mix énergétique. Une meilleure visibilité est d’autant plus nécessaire que les démantèlements en cours de 36 installations de « première génération », déjà arrêtées par EDF, le CEA et ­Orano, « sont soumis à de fortes contraintes techniques et financières, et connaissent d’importantes dérives de coûts prévisionnels ». Pour l’heure, le montant total des charges futures de démantèlement évalué par les trois exploitants s’élevait, à fin 2018, à 46,4 milliards sur près d’un siècle, précise la Cour, pour qui ce calcul peut « encore gagner en exhaustivité et en prudence ».

Facebook doit 9 milliards au fisc américain

Facebook doit 9 milliards au fisc américain

 

Dans une procédure judiciaire en cours le fisc américain réclame 9 milliards à Facebook qui aurait réalisé de pseudos transferts de propriété intellectuelle échappée à la pression fiscale américaine. En 2010, Facebook avait réalisé des transferts de technologies avec l’une de ses filiales européennes en Irlande, connu pour son faible taux d’imposition. Le fisc américain soutient que Facebook a sous-estimé la valeur de ces transactions internes afin de réduire le montant de son impôt dû aux États-Unis. La facture fiscale serait évaluée à 9 milliards de dollars selon l’agence gouvernementale. Facebook soutient à l’inverse que la somme reversée par sa filiale irlandaise était en réalité supérieure à la valeur réelle de ces actifs de l’époque, arguant de ce fait qu’il a été trop lourdement taxé par l’état américain. «Nous avons hâte de présenter nos arguments devant le juge et de mettre un terme à ce contentieux de plusieurs années» commente un porte-parole de Facebook, Bertie Thomson, dans un mail transmis à l’AFP.

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

 

Plus hypocrite tu meurs concernant le dérèglement climatique. Ainsi hier c’est BP qui promettait zéro carbone pour 2050 sans indiquer le moindre moyen pour y parvenir ; une société qui vit surtout du pétrole et qui arrose grâce aux profits pétroliers ses actionnaires. sa proposition , comme d’autres consistant à planter  des arbres ! Ce qui évidemment ne résout pas la question de la pertinence du pétrole. Cette fois ,c’est l’ hypocrite PDG d’Amazon qui promet de consacrer 10 milliards de dollars à la protection de l’environnement et à la lutte contre les conséquences du changement climatique. Une sorte d’appropriation indue d’une problématique alors que la société est responsable pour une part non négligeable de ce dérèglement climatique en raison des parcours parasites qui alimentent  son business et ses énormes bénéfices. En effet Amazon est d’une plate-forme internationale qui réalise son business en allant chercher les produits les moins chers et souvent les plus loin du monde pour les rapporter dans les pays développés quitte d’ailleurs à mettre en tutelle l’économie des dits  pays. Amazon est un formidable multiplicateur de transport et de logistique inutiles qui tuent le climat.

“Le changement climatique est la plus grande menace contre notre planète”, a déclaré Jeff Bezos sur son compte Instagram. “Je veux travailler aux côtés d’autres à la fois pour développer les moyens connus et explorer de nouveaux moyens de lutte contre l’impact dévastateur du changement climatique sur cette planète que nous partageons tous.”

La fondation Bezos pour la Terre (Bezos Earth Fund) accordera à partir de cet été des bourses dans le cadre de cette initiative.

Les grands multinationales largement responsables des émissions polluantes notamment du carbone, détournent ainsi la problématique du dérèglement climatique au profit de leur discours publicitaire. La plupart ne changeront d’ailleurs pas leurs activités mais contenteront de planter des arbres sortes de symboles et de passer un coup de peinture verte sur la façade de leur siège social. En plus pour faire taire certains contestataires on va accorder des bourses à certains agitateurs environnementaux. Bref on va tenter d’acheter l’opposition .

L’an dernier, Jeff Bezos s’est engagé à ce qu’Amazon atteigne la neutralité carbone d’ici 2040 et achète 100.000 véhicules électriques de livraison.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre s’annonce comme un défi de taille pour Amazon, qui livre chaque année 10 milliards d’objets dans le monde, avec une empreinte massive dans les domaines des transports et de la conservation des données.

Amazon a été visé en novembre dernier en France par des actions de militants écologistes à l’occasion du Black Friday.

Crise climatique : un coût 15.000 milliards de dollars d’ici 2050

Crise climatique : un coût  15.000 milliards de dollars d’ici 2050

D’après  étude  de WWF, d’ici 2050,si  rien n’est fait pour endiguer le déclin de la nature, la crise  pourrait se chiffrer à au moins 479 milliards de dollars par an en termes de PIB mondial, soit près de 15. 000 milliards d’ici à 2050. C’est ce que révèle cette étude menée dans 140 pays en collaboration avec les experts des universités américaines de Purdue et du Minnesota. Un travail de deux ans de recherche et de développement grâce à la contribution inédite de scientifiques, économistes et experts politiques du monde entier.

En revanche, des efforts ambitieux pour protéger et restaurer la nature amélioreront considérablement les résultats économiques. Il est encore possible d’inverser la tendance, avec une meilleure utilisation des terres et en préservant mieux les écosystèmes et la biodiversité», stipule le rapport. Les experts évaluent une augmentation du PIB mondial à 490 milliards de dollars par an si les États se tournent vers ces systèmes plus durables et conservent «les services écosystémiques des milieux naturels».

Les plus importantes pertes économiques – 327 milliards de dollars par an – seraient dues à l’érosion des côtes..

Les autres services fournis par la nature seront également durement impactés si rien n’est fait. Le rapport chiffre les pertes inhérentes à la déforestation à 128 milliards de dollars: avec des forêts réduites à peau de chagrin, c’est tout autant d’arbres qui n’aspirent pas de CO2 et ne joueront donc plus leur rôle naturel de réducteur de carbone. Les secteurs alimentaires et agricoles pourraient eux, connaître «des hausses de prix pour des produits comme le bois (+8%), le coton (6%), les graines oléagineuses (+4%) ou encore les fruits et les légumes (+3%)». Une montée des prix vertigineuse qui s’explique par la raréfaction de l’eau (quatre personnes sur dix en souffrent déjà dans le monde selon l’ONU), et la disparition des insectes pollinisateurs.

E-commerce: un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros

E-commerce: un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros

« Le total des ventes sur internet en France s’élève en 2019 à 103,4 milliards d’euros (…)« , précise dans un communiqué la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) .  « la hausse du chiffre d’affaires a atteint 11,6% par rapport à 2018″. La plupart des indicateurs sont positifs et ne cessent de croître. En 10 ans, souligne la Fevad, les ventes de produits et de services sur internet ont été multipliées par quatre.

Toutefois, précise-t-elle, « les ventes de produits ne représentent aujourd’hui encore que 10% en moyenne de l’ensemble du commerce de détail, contre 90% des ventes qui se font toujours en magasin ». Au cours des 12 derniers mois, plus de 1,7 milliard de transactions ont été enregistrées par les sites de e-commerce, ce qui correspond à une hausse annuelle de 15,7%, ajoute la Fédération. Cette augmentation s’accompagne, comme c’est le cas depuis plusieurs trimestres,

L’offre en ligne continue de son côté de s’étoffer avec plus de 190.000 sites marchands recensés, soit une hausse de 15% sur un an. Par ailleurs, on estime que plus de la moitié des ventes de produits sur internet sont réalisées par des sites d’enseignes qui possèdent aussi des magasins.

« En moyenne, un site e-commerce permet une augmentation de 14% du chiffre d’affaires du magasin pour un marchand qui utilise les deux canaux simultanément », souligne une étude de la société Oxatis, réalisée avec le centre de recherche de la Kedge Business School. Enfin, pour 2020, la Fevad anticipe un niveau de croissance comparable à celui de 2019 : « les sites de e-commerce devraient réaliser un chiffre d’affaires de 115 milliards d’euros et près de 2 milliards de transactions », estime-t-elle.

 

Livret A : 16,5 milliards d’euros… avant décrue ?

Livret A : 16,5 milliards d’euros… avant décrue ?

Une hausse qui pourrait être suivie d’une décrue avec la lamentable baisse du taux de rémunération. Au total, la collecte nette, c’est-à-dire les sommes déposées corrigées des retraits, a atteint sur ces livrets un peu plus de 16,5 milliards d’euros l’an dernier contre environ 12,7 milliards en 2018, a fait savoir la Caisse dans un communiqué. Le Livret A et le LDDS signent ainsi leur quatrième meilleure performance depuis 2009, date d’ouverture de la distribution de ces produits à l’ensemble des établissements bancaires.

Ce résultat a été atteint en dépit d’un trou d’air pour le Livret A en décembre, mois durant lequel ce placement a connu une décollecte nette, c’est-à-dire que les retraits ont été supérieurs aux montants déposés, de l’ordre de 830 millions d’euros.

Reste désormais à savoir si 2020 sera aussi porteuse: le taux de rémunération des deux livrets tombera dès février à 0,5%, comme prévu par le plancher de sa nouvelle formule de calcul, a annoncé mercredi dernier le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui entend ainsi stimuler le financement des politiques publiques et inciter les Français à diversifier leurs placements.

 

Le shadow banking: 51 000 milliards

Le shadow banking: 51 000 milliards

Le système bancaire parallèle assure au moins  un quart de l’intermédiation financière et les actifs transitant par lui représentent la moitié des actifs passant par le système bancaire « classique », précise également le Conseil de stabilité financière.  dix  ans après la crise des subprimes, les activités des institutions financières non bancaires sont toujours mal régulées. Or les canaux de financement non bancaires peuvent certes présenter certains avantages, mais ils « peuvent aussi devenir une source de risque systémique », en particulier lorsqu’ils assument des fonctions traditionnellement réservées aux banques (transformation, levier) ou lorsque les interconnections avec le système bancaire sont fortes, prévient le CSF. Ce dernier plaide donc pour un renforcement de la réglementation, tout en appelant les décideurs politiques à légiférer avec prudence sur ce secteur qui peut aussi être une importante source de crédit pour les entreprises et les consommateurs. Une grande diversité d’acteurs sont dans le collimateur des régulateurs : les entités qui font de l’intermédiation ou la distribution de crédit mais n’acceptent pas de dépôts et ne sont pas régulées comme des banques, les fonds (capital-investissement, des fonds spéculatifs, des fonds d’investissements et autres fonds monétaire), les assureurs qui fournissent des garanties de crédits et enfin, les véhicules d’investissement ou de financement spécifiques. Le CSF les définit comme des « intermédiaires de crédit impliquant des entités et des activités en dehors du système bancaire régulier ».

 

Cette ‘intermédiation financière non-bancaire, ou « shadow banking », a donc continué à croître en 2018 mais à un rythme bien moindre que lors des années précédentes. Elle a atteint 51.000 milliards de dollars, selon un rapport publié dimanche par le Conseil de stabilité financière (FSB). Ce marché de la finance, qui échappe en grande partie au contrôle des superviseurs, a augmenté de 1,7% sur un an, soit un rythme « significativement moins rapide » que lors de la période 2012-2017 durant laquelle le rythme moyen de croissance annuelle avait atteint 8,5%, a détaillé ce rapport. Ce secteur concentre désormais près de 14% du total des actifs gérés par le secteur financier mondial.

. Le terme « shadow banking » ne signifie pas nécessairement finance occulte ou illégale. Ses composantes peuvent être régulées ou non, mais quand elles le sont, la réglementation appliquée diffère de celle des banques alors que leurs activités sont proches. « C’est aussi un secteur difficile à cerner car il recouvre des structures complexes et échappe parfois au contrôle du superviseur », a rappelé la Banque de France sur son site internet.

 

1000 milliards pour la croissance verte ou le marché ?

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1000 milliards de l’Europe confiés au marché ou une autre régulation ? Michael Vincent, auteur du livre Le banquier et le citoyen, et Nancy Yuk, co-fondatrice de  l’association Greentervention, viennent de publier pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès une note sur le Green New Deal porté par la nouvelle commission européenne concernant les investissements verts.

« Les élections européennes de 2019 ont montré une percée verte rendant la question écologique incontournable pour la Commission européenne. L’idée d’un Green Deal ou Pacte vert pour répondre à cette attente s’est très vite imposée, d’abord via le travail collectif lancé de longue date par les ONG (Climate Action Network (CAN), European Environmental Bureau (EEB), Fondation Nicolas Hulot (FNH), Finance Watch, Greentervention, Positive Money, World Wildlife Fund (WWF)) engagées sur le climat (voir le rapport Le Green Deal européen : une occasion de changer la donne), puis directement par la Commission européenne, marquant le début du mandat de la présidente Ursula von der Leyen. L’ensemble du spectre politique semble s’approprier le concept, tout comme l’idée d’une Banque du climat. Véritable « mot-valise », cet outil recouvre des réalités très différentes, dont les détails sont à examiner avec soin. Mais une chose est sûre, le Pacte vert reposera sur deux jambes : un financement privé et un financement public.

La transition écologique peut-elle être réalisée purement et simplement par le marché avec un prix du carbone comme incitation ?

Si le marché est nécessaire, les conditions à remplir pour garantir son efficacité ne sont pas remplies. Pour faire émerger un prix carbone, un accord mondial doit être trouvé, mais les aléas du marché carbone européen tout comme l’échec de la COP25 de Madrid en 2019 en souligne les difficultés.

Surtout, pour être suffisante, un « prix carbone » suppose de lever de nombreuses incertitudes sur le comportement rationnel des agents économiques, l’acceptabilité politique et sociale ou encore la solidité des partenariats internationaux, alors que les objectifs écologiques ne sont pas toujours compatibles avec ceux du privé.

Laisser le marché faire seul, c’est prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu

Risque climatique. Devant l’effort à consentir, l’investissement privé est absolument nécessaire : on observe aujourd’hui un déficit d’investissement privé dans des projets d’ampleur, novateurs mais plus risqués, dans une logique d’aversion au risque et de gain court-terme. C’est la « tragédie des horizons » mentionnée par Mark Carney, alors gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Financial Stability Board (FSB) en 2015 : le risque climatique dépasse les horizons des acteurs et des cycles économiques, des placements et des mandats politiques ou publics. Pourtant, les opportunités offertes par les taux bas et l’afflux de liquidités offerts par les banques centrales ne sont pas exploitées, ce qui n’est pas sans compter certains effets pervers.

La politique monétaire accommodante actuelle réduit les marges d’action des banques centrales en cas de crise. Le corollaire est le maintien sous perfusion d’entreprises non efficientes : le nombre d’entreprises « zombies » est en hausse dans les pays de l’OCDE, entre 6 et 13 % fin 2018 contre 1% fin 1999.

La recherche de rendement renforce « l’addiction » paradoxale des investisseurs aux industries les plus polluantes au détriment des opportunités plus « propres ». Banques, assureurs ou fonds de pension s’orientent vers des actifs considérés plus sûrs et rentables mais liés aux industries fortement émettrices de CO2. Face aux ressources pétrolières limitées, aux coûts élevés de production, à une demande accrue en énergie propre, est-il toujours rationnel de ne pas massivement investir dans les alternatives énergétiques de long terme ? Ces actifs ne sont-ils pas « surévalués » comme l’étaient les Collaterized Debt Obligations (CDOs), des subprimes il y a quinze ans, car n’intégrant pas le risque carbone ? Le montant des actifs condamnés au rebut une fois la transition engagée s’estime pourtant entre 12 000 et 20 000 milliards de dollars…

Laisser le marché faire seul, c’est aussi prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu.

Le choix ne se porte pas sur du « tout privé » ou « tout public » mais sur une complémentarité des efforts : les chiffres d’I4CE (Institut de l’économie pour le climat) montrent un déficit d’investissement vert privé comme public. Ménages, secteur public et entreprises n’ont réalisé que 45 milliards d’euros d’investissements en faveur du climat en 2018, contre 67 milliards pour les investissements fossiles.

La proposition d’Ursula von der Leyen repose sur le potentiel du marché unique, en facilitant le financement via les marchés européens. Avec l’idée de convertir la Banque européenne d’investissement (BEI) en Banque du climat, il s’agit d‘orienter les investissements vers des infrastructures, la recherche et développement, et des projets innovants tendant vers la neutralité carbone. Plusieurs aspects du volet financier méritent d’être soulignés.

Enveloppe Green Deal de la Commission ou investissements de la BEI, la répartition public/privé et le recours à l’emprunt demeurent extrêmement flous. D’abord, la Commission mentionne 1000 milliards d’euros sur la décennie, soit 100 milliards par an. Pour la BEI spécifiquement, la Commission évoque un doublement des financements pour le climat. L’institution bancaire parle de son côté de « mobiliser 1 000 milliards [...] au cours de la décennie 2021-2030 », dont 100 milliards pour le Just transition Fund. La Commission participerait-elle davantage aux projets BEI en multipliant par deux les financements ou est-ce un doublement de son budget (soit 32 milliards en 2019) et un abondement par le privé pour le restant ? S’agit-il de financements « neufs » ou de réallocation de financements ?

Derrière l’effet d’annonce reste la réalité : les propositions sont bien en-deçà des besoins. La Commission européenne estime déjà qu’une augmentation de l’investissement à 260 milliards d’euros par an est nécessaire.

De surcroît, l’effort d’investissement ne doit pas occulter la nécessité de réinventer nos modes de consommation, favoriser la recherche, explorer des solutions encore inconnues et donc financer des projets plus hétérodoxes. La problématique ne s’arrête pas à signaler d’un point de vue « macro » où l’argent doit aller – ce que vise la taxonomie verte (système de classification d’activités économiques considérées comme durables) en cours de développement en Europe. Qui dit impulsion « publique » pose de facto la question des échelles et de gouvernance. Le pilotage Commission/BEI doit résister à la tentation d’une action « top down » : l’action publique doit coordonner la dimension territoriale, nationale et européenne car le défi est par essence transnational, mais les leviers d’action souvent locaux.

Comment réinventer la ville autour d’une nouvelle mobilité urbaine, tels qu’un réseau de transport multimodal intégrant l’intelligence artificielle ? Comment réhabiliter le bâti et permettre à une copropriété déjà en quasi-faillite de financer la rénovation des logements pour réduire le nombre de « passoires thermiques » ? Comment moderniser une agriculture pour tous favorisant un mode de production protégeant l’environnement et ses êtres vivants ?

L’effort de coordination est crucial : si l’articulation privé-public est maintes fois soulignée, elle doit aussi se faire au niveau institutionnel et entre les Etats membres pour agir d’une seule voix. Il est regrettable que l’objectif de neutralité carbone pour 2050 « endossé » par le Conseil européen du 13 décembre 2019 se fasse sans la Pologne, alors que la Hongrie et la République tchèque n’ont pu être convaincues qu’in extremis.

Si nous devons saluer les dernières annonces qui semblent enfin montrer une volonté politique, la prudence reste de mise. L’ombre de l’immobilisme guette alors que l’inaction n’est pas une option – nous avons trop à perdre collectivement. 2019 s’est révélée être l’année de la prise de conscience du dérèglement climatique : que 2020 soit celle de l’action concrète pour la transition écologique et solidaire. »

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