Archive pour le Tag 'milliards'

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Facebook doit 9 milliards au fisc américain

Facebook doit 9 milliards au fisc américain

 

Dans une procédure judiciaire en cours le fisc américain réclame 9 milliards à Facebook qui aurait réalisé de pseudos transferts de propriété intellectuelle échappée à la pression fiscale américaine. En 2010, Facebook avait réalisé des transferts de technologies avec l’une de ses filiales européennes en Irlande, connu pour son faible taux d’imposition. Le fisc américain soutient que Facebook a sous-estimé la valeur de ces transactions internes afin de réduire le montant de son impôt dû aux États-Unis. La facture fiscale serait évaluée à 9 milliards de dollars selon l’agence gouvernementale. Facebook soutient à l’inverse que la somme reversée par sa filiale irlandaise était en réalité supérieure à la valeur réelle de ces actifs de l’époque, arguant de ce fait qu’il a été trop lourdement taxé par l’état américain. «Nous avons hâte de présenter nos arguments devant le juge et de mettre un terme à ce contentieux de plusieurs années» commente un porte-parole de Facebook, Bertie Thomson, dans un mail transmis à l’AFP.

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

Amazon : une promesse de 10 milliards pour masquer une pollution mondiale

 

Plus hypocrite tu meurs concernant le dérèglement climatique. Ainsi hier c’est BP qui promettait zéro carbone pour 2050 sans indiquer le moindre moyen pour y parvenir ; une société qui vit surtout du pétrole et qui arrose grâce aux profits pétroliers ses actionnaires. sa proposition , comme d’autres consistant à planter  des arbres ! Ce qui évidemment ne résout pas la question de la pertinence du pétrole. Cette fois ,c’est l’ hypocrite PDG d’Amazon qui promet de consacrer 10 milliards de dollars à la protection de l’environnement et à la lutte contre les conséquences du changement climatique. Une sorte d’appropriation indue d’une problématique alors que la société est responsable pour une part non négligeable de ce dérèglement climatique en raison des parcours parasites qui alimentent  son business et ses énormes bénéfices. En effet Amazon est d’une plate-forme internationale qui réalise son business en allant chercher les produits les moins chers et souvent les plus loin du monde pour les rapporter dans les pays développés quitte d’ailleurs à mettre en tutelle l’économie des dits  pays. Amazon est un formidable multiplicateur de transport et de logistique inutiles qui tuent le climat.

“Le changement climatique est la plus grande menace contre notre planète”, a déclaré Jeff Bezos sur son compte Instagram. “Je veux travailler aux côtés d’autres à la fois pour développer les moyens connus et explorer de nouveaux moyens de lutte contre l’impact dévastateur du changement climatique sur cette planète que nous partageons tous.”

La fondation Bezos pour la Terre (Bezos Earth Fund) accordera à partir de cet été des bourses dans le cadre de cette initiative.

Les grands multinationales largement responsables des émissions polluantes notamment du carbone, détournent ainsi la problématique du dérèglement climatique au profit de leur discours publicitaire. La plupart ne changeront d’ailleurs pas leurs activités mais contenteront de planter des arbres sortes de symboles et de passer un coup de peinture verte sur la façade de leur siège social. En plus pour faire taire certains contestataires on va accorder des bourses à certains agitateurs environnementaux. Bref on va tenter d’acheter l’opposition .

L’an dernier, Jeff Bezos s’est engagé à ce qu’Amazon atteigne la neutralité carbone d’ici 2040 et achète 100.000 véhicules électriques de livraison.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre s’annonce comme un défi de taille pour Amazon, qui livre chaque année 10 milliards d’objets dans le monde, avec une empreinte massive dans les domaines des transports et de la conservation des données.

Amazon a été visé en novembre dernier en France par des actions de militants écologistes à l’occasion du Black Friday.

Crise climatique : un coût 15.000 milliards de dollars d’ici 2050

Crise climatique : un coût  15.000 milliards de dollars d’ici 2050

D’après  étude  de WWF, d’ici 2050,si  rien n’est fait pour endiguer le déclin de la nature, la crise  pourrait se chiffrer à au moins 479 milliards de dollars par an en termes de PIB mondial, soit près de 15. 000 milliards d’ici à 2050. C’est ce que révèle cette étude menée dans 140 pays en collaboration avec les experts des universités américaines de Purdue et du Minnesota. Un travail de deux ans de recherche et de développement grâce à la contribution inédite de scientifiques, économistes et experts politiques du monde entier.

En revanche, des efforts ambitieux pour protéger et restaurer la nature amélioreront considérablement les résultats économiques. Il est encore possible d’inverser la tendance, avec une meilleure utilisation des terres et en préservant mieux les écosystèmes et la biodiversité», stipule le rapport. Les experts évaluent une augmentation du PIB mondial à 490 milliards de dollars par an si les États se tournent vers ces systèmes plus durables et conservent «les services écosystémiques des milieux naturels».

Les plus importantes pertes économiques – 327 milliards de dollars par an – seraient dues à l’érosion des côtes..

Les autres services fournis par la nature seront également durement impactés si rien n’est fait. Le rapport chiffre les pertes inhérentes à la déforestation à 128 milliards de dollars: avec des forêts réduites à peau de chagrin, c’est tout autant d’arbres qui n’aspirent pas de CO2 et ne joueront donc plus leur rôle naturel de réducteur de carbone. Les secteurs alimentaires et agricoles pourraient eux, connaître «des hausses de prix pour des produits comme le bois (+8%), le coton (6%), les graines oléagineuses (+4%) ou encore les fruits et les légumes (+3%)». Une montée des prix vertigineuse qui s’explique par la raréfaction de l’eau (quatre personnes sur dix en souffrent déjà dans le monde selon l’ONU), et la disparition des insectes pollinisateurs.

E-commerce: un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros

E-commerce: un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros

« Le total des ventes sur internet en France s’élève en 2019 à 103,4 milliards d’euros (…)« , précise dans un communiqué la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) .  « la hausse du chiffre d’affaires a atteint 11,6% par rapport à 2018″. La plupart des indicateurs sont positifs et ne cessent de croître. En 10 ans, souligne la Fevad, les ventes de produits et de services sur internet ont été multipliées par quatre.

Toutefois, précise-t-elle, « les ventes de produits ne représentent aujourd’hui encore que 10% en moyenne de l’ensemble du commerce de détail, contre 90% des ventes qui se font toujours en magasin ». Au cours des 12 derniers mois, plus de 1,7 milliard de transactions ont été enregistrées par les sites de e-commerce, ce qui correspond à une hausse annuelle de 15,7%, ajoute la Fédération. Cette augmentation s’accompagne, comme c’est le cas depuis plusieurs trimestres,

L’offre en ligne continue de son côté de s’étoffer avec plus de 190.000 sites marchands recensés, soit une hausse de 15% sur un an. Par ailleurs, on estime que plus de la moitié des ventes de produits sur internet sont réalisées par des sites d’enseignes qui possèdent aussi des magasins.

« En moyenne, un site e-commerce permet une augmentation de 14% du chiffre d’affaires du magasin pour un marchand qui utilise les deux canaux simultanément », souligne une étude de la société Oxatis, réalisée avec le centre de recherche de la Kedge Business School. Enfin, pour 2020, la Fevad anticipe un niveau de croissance comparable à celui de 2019 : « les sites de e-commerce devraient réaliser un chiffre d’affaires de 115 milliards d’euros et près de 2 milliards de transactions », estime-t-elle.

 

Livret A : 16,5 milliards d’euros… avant décrue ?

Livret A : 16,5 milliards d’euros… avant décrue ?

Une hausse qui pourrait être suivie d’une décrue avec la lamentable baisse du taux de rémunération. Au total, la collecte nette, c’est-à-dire les sommes déposées corrigées des retraits, a atteint sur ces livrets un peu plus de 16,5 milliards d’euros l’an dernier contre environ 12,7 milliards en 2018, a fait savoir la Caisse dans un communiqué. Le Livret A et le LDDS signent ainsi leur quatrième meilleure performance depuis 2009, date d’ouverture de la distribution de ces produits à l’ensemble des établissements bancaires.

Ce résultat a été atteint en dépit d’un trou d’air pour le Livret A en décembre, mois durant lequel ce placement a connu une décollecte nette, c’est-à-dire que les retraits ont été supérieurs aux montants déposés, de l’ordre de 830 millions d’euros.

Reste désormais à savoir si 2020 sera aussi porteuse: le taux de rémunération des deux livrets tombera dès février à 0,5%, comme prévu par le plancher de sa nouvelle formule de calcul, a annoncé mercredi dernier le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui entend ainsi stimuler le financement des politiques publiques et inciter les Français à diversifier leurs placements.

 

Le shadow banking: 51 000 milliards

Le shadow banking: 51 000 milliards

Le système bancaire parallèle assure au moins  un quart de l’intermédiation financière et les actifs transitant par lui représentent la moitié des actifs passant par le système bancaire « classique », précise également le Conseil de stabilité financière.  dix  ans après la crise des subprimes, les activités des institutions financières non bancaires sont toujours mal régulées. Or les canaux de financement non bancaires peuvent certes présenter certains avantages, mais ils « peuvent aussi devenir une source de risque systémique », en particulier lorsqu’ils assument des fonctions traditionnellement réservées aux banques (transformation, levier) ou lorsque les interconnections avec le système bancaire sont fortes, prévient le CSF. Ce dernier plaide donc pour un renforcement de la réglementation, tout en appelant les décideurs politiques à légiférer avec prudence sur ce secteur qui peut aussi être une importante source de crédit pour les entreprises et les consommateurs. Une grande diversité d’acteurs sont dans le collimateur des régulateurs : les entités qui font de l’intermédiation ou la distribution de crédit mais n’acceptent pas de dépôts et ne sont pas régulées comme des banques, les fonds (capital-investissement, des fonds spéculatifs, des fonds d’investissements et autres fonds monétaire), les assureurs qui fournissent des garanties de crédits et enfin, les véhicules d’investissement ou de financement spécifiques. Le CSF les définit comme des « intermédiaires de crédit impliquant des entités et des activités en dehors du système bancaire régulier ».

 

Cette ‘intermédiation financière non-bancaire, ou « shadow banking », a donc continué à croître en 2018 mais à un rythme bien moindre que lors des années précédentes. Elle a atteint 51.000 milliards de dollars, selon un rapport publié dimanche par le Conseil de stabilité financière (FSB). Ce marché de la finance, qui échappe en grande partie au contrôle des superviseurs, a augmenté de 1,7% sur un an, soit un rythme « significativement moins rapide » que lors de la période 2012-2017 durant laquelle le rythme moyen de croissance annuelle avait atteint 8,5%, a détaillé ce rapport. Ce secteur concentre désormais près de 14% du total des actifs gérés par le secteur financier mondial.

. Le terme « shadow banking » ne signifie pas nécessairement finance occulte ou illégale. Ses composantes peuvent être régulées ou non, mais quand elles le sont, la réglementation appliquée diffère de celle des banques alors que leurs activités sont proches. « C’est aussi un secteur difficile à cerner car il recouvre des structures complexes et échappe parfois au contrôle du superviseur », a rappelé la Banque de France sur son site internet.

 

1000 milliards pour la croissance verte ou le marché ?

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1000 milliards de l’Europe confiés au marché ou une autre régulation ? Michael Vincent, auteur du livre Le banquier et le citoyen, et Nancy Yuk, co-fondatrice de  l’association Greentervention, viennent de publier pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès une note sur le Green New Deal porté par la nouvelle commission européenne concernant les investissements verts.

« Les élections européennes de 2019 ont montré une percée verte rendant la question écologique incontournable pour la Commission européenne. L’idée d’un Green Deal ou Pacte vert pour répondre à cette attente s’est très vite imposée, d’abord via le travail collectif lancé de longue date par les ONG (Climate Action Network (CAN), European Environmental Bureau (EEB), Fondation Nicolas Hulot (FNH), Finance Watch, Greentervention, Positive Money, World Wildlife Fund (WWF)) engagées sur le climat (voir le rapport Le Green Deal européen : une occasion de changer la donne), puis directement par la Commission européenne, marquant le début du mandat de la présidente Ursula von der Leyen. L’ensemble du spectre politique semble s’approprier le concept, tout comme l’idée d’une Banque du climat. Véritable « mot-valise », cet outil recouvre des réalités très différentes, dont les détails sont à examiner avec soin. Mais une chose est sûre, le Pacte vert reposera sur deux jambes : un financement privé et un financement public.

La transition écologique peut-elle être réalisée purement et simplement par le marché avec un prix du carbone comme incitation ?

Si le marché est nécessaire, les conditions à remplir pour garantir son efficacité ne sont pas remplies. Pour faire émerger un prix carbone, un accord mondial doit être trouvé, mais les aléas du marché carbone européen tout comme l’échec de la COP25 de Madrid en 2019 en souligne les difficultés.

Surtout, pour être suffisante, un « prix carbone » suppose de lever de nombreuses incertitudes sur le comportement rationnel des agents économiques, l’acceptabilité politique et sociale ou encore la solidité des partenariats internationaux, alors que les objectifs écologiques ne sont pas toujours compatibles avec ceux du privé.

Laisser le marché faire seul, c’est prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu

Risque climatique. Devant l’effort à consentir, l’investissement privé est absolument nécessaire : on observe aujourd’hui un déficit d’investissement privé dans des projets d’ampleur, novateurs mais plus risqués, dans une logique d’aversion au risque et de gain court-terme. C’est la « tragédie des horizons » mentionnée par Mark Carney, alors gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Financial Stability Board (FSB) en 2015 : le risque climatique dépasse les horizons des acteurs et des cycles économiques, des placements et des mandats politiques ou publics. Pourtant, les opportunités offertes par les taux bas et l’afflux de liquidités offerts par les banques centrales ne sont pas exploitées, ce qui n’est pas sans compter certains effets pervers.

La politique monétaire accommodante actuelle réduit les marges d’action des banques centrales en cas de crise. Le corollaire est le maintien sous perfusion d’entreprises non efficientes : le nombre d’entreprises « zombies » est en hausse dans les pays de l’OCDE, entre 6 et 13 % fin 2018 contre 1% fin 1999.

La recherche de rendement renforce « l’addiction » paradoxale des investisseurs aux industries les plus polluantes au détriment des opportunités plus « propres ». Banques, assureurs ou fonds de pension s’orientent vers des actifs considérés plus sûrs et rentables mais liés aux industries fortement émettrices de CO2. Face aux ressources pétrolières limitées, aux coûts élevés de production, à une demande accrue en énergie propre, est-il toujours rationnel de ne pas massivement investir dans les alternatives énergétiques de long terme ? Ces actifs ne sont-ils pas « surévalués » comme l’étaient les Collaterized Debt Obligations (CDOs), des subprimes il y a quinze ans, car n’intégrant pas le risque carbone ? Le montant des actifs condamnés au rebut une fois la transition engagée s’estime pourtant entre 12 000 et 20 000 milliards de dollars…

Laisser le marché faire seul, c’est aussi prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu.

Le choix ne se porte pas sur du « tout privé » ou « tout public » mais sur une complémentarité des efforts : les chiffres d’I4CE (Institut de l’économie pour le climat) montrent un déficit d’investissement vert privé comme public. Ménages, secteur public et entreprises n’ont réalisé que 45 milliards d’euros d’investissements en faveur du climat en 2018, contre 67 milliards pour les investissements fossiles.

La proposition d’Ursula von der Leyen repose sur le potentiel du marché unique, en facilitant le financement via les marchés européens. Avec l’idée de convertir la Banque européenne d’investissement (BEI) en Banque du climat, il s’agit d‘orienter les investissements vers des infrastructures, la recherche et développement, et des projets innovants tendant vers la neutralité carbone. Plusieurs aspects du volet financier méritent d’être soulignés.

Enveloppe Green Deal de la Commission ou investissements de la BEI, la répartition public/privé et le recours à l’emprunt demeurent extrêmement flous. D’abord, la Commission mentionne 1000 milliards d’euros sur la décennie, soit 100 milliards par an. Pour la BEI spécifiquement, la Commission évoque un doublement des financements pour le climat. L’institution bancaire parle de son côté de « mobiliser 1 000 milliards [...] au cours de la décennie 2021-2030 », dont 100 milliards pour le Just transition Fund. La Commission participerait-elle davantage aux projets BEI en multipliant par deux les financements ou est-ce un doublement de son budget (soit 32 milliards en 2019) et un abondement par le privé pour le restant ? S’agit-il de financements « neufs » ou de réallocation de financements ?

Derrière l’effet d’annonce reste la réalité : les propositions sont bien en-deçà des besoins. La Commission européenne estime déjà qu’une augmentation de l’investissement à 260 milliards d’euros par an est nécessaire.

De surcroît, l’effort d’investissement ne doit pas occulter la nécessité de réinventer nos modes de consommation, favoriser la recherche, explorer des solutions encore inconnues et donc financer des projets plus hétérodoxes. La problématique ne s’arrête pas à signaler d’un point de vue « macro » où l’argent doit aller – ce que vise la taxonomie verte (système de classification d’activités économiques considérées comme durables) en cours de développement en Europe. Qui dit impulsion « publique » pose de facto la question des échelles et de gouvernance. Le pilotage Commission/BEI doit résister à la tentation d’une action « top down » : l’action publique doit coordonner la dimension territoriale, nationale et européenne car le défi est par essence transnational, mais les leviers d’action souvent locaux.

Comment réinventer la ville autour d’une nouvelle mobilité urbaine, tels qu’un réseau de transport multimodal intégrant l’intelligence artificielle ? Comment réhabiliter le bâti et permettre à une copropriété déjà en quasi-faillite de financer la rénovation des logements pour réduire le nombre de « passoires thermiques » ? Comment moderniser une agriculture pour tous favorisant un mode de production protégeant l’environnement et ses êtres vivants ?

L’effort de coordination est crucial : si l’articulation privé-public est maintes fois soulignée, elle doit aussi se faire au niveau institutionnel et entre les Etats membres pour agir d’une seule voix. Il est regrettable que l’objectif de neutralité carbone pour 2050 « endossé » par le Conseil européen du 13 décembre 2019 se fasse sans la Pologne, alors que la Hongrie et la République tchèque n’ont pu être convaincues qu’in extremis.

Si nous devons saluer les dernières annonces qui semblent enfin montrer une volonté politique, la prudence reste de mise. L’ombre de l’immobilisme guette alors que l’inaction n’est pas une option – nous avons trop à perdre collectivement. 2019 s’est révélée être l’année de la prise de conscience du dérèglement climatique : que 2020 soit celle de l’action concrète pour la transition écologique et solidaire. »

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains grands médias s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif de d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux; par contre, on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions.

Rien que pour les enseignants le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de l’ordre de  500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avait prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoit des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans ! Pour les régimes spéciaux, la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire, c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre , on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains grands médias s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif de d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux par contre on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions. Rien que pour les enseignants le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de leurs deux 500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avaient prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoient des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans ! Pour les régimes spéciaux la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

 

CAC 40 : 60 milliards aux actionnaires, la folie !

CAC 40 : 60 milliards aux actionnaires, la folie !

Encore un record de rémunération des actionnaires en France qui pose évidemment question. D’une part parce que la hausse de 25 % de la valorisation boursière en 2019 est complètement déconnectée d’une part des résultats des entreprises, d’autre part du niveau de l’activité. Aussi  parce que cette  rémunération révèle une politique particulièrement anti redistributive de la richesse nationale. S’il est normal que les capitaux investis reçoivent une rémunération, il est par contre totalement surréaliste d’atteindre de tels records. Des records qui justifieront nécessairement des corrections très douloureuses pour nombre de petits porteurs au moment de la crise financière qui se prépare. Pourtant les journaux financiers de droite se félicitent de cette rémunération.

Une rémunération française qui surpasse les retours financiers obtenus dans d’autres pays et ne peuvent être réalisé qu’aux dépens de l’investissement et du pouvoir d’achat des salariés. Pire, les journaux financiers de droite font le lien avec le problème des retraites pour donner une légitimité à ces  profits excessifs. Le problème, c’est que les mêmes médias manifesteront moins d’enthousiasme quand la crise financière éclatera. Ce qui ne les empêche pas aujourd’hui de conclure que cette rémunération records souligne les mérites de la capitalisation !  À hauteur de 60 milliards d’euros, les liquidités restituées aux actionnaires du CAC 40 dépassent le niveau record de 2007. Elles ont augmenté de 12 % par rapport à l’année dernière. Compte tenu des bons résultats 2019 attendus, les dividendes et les rachats d’actions devraient encore progresser cette année.


« Les entreprises du CAC40 ont distribué 60 milliards d’euros à leurs actionnaires l’an dernier. La santé financière des entreprises est un atout pour les systèmes de retraite par capitalisation. » Indique le très droitier journal l’Opinion.

Retraites enseignants: une promesse de 10 milliards par an !

Retraites enseignants: une promesse  de 10 milliards par an !

 

La promesse de maintenir les pensions des enseignants à leur niveau actuel va générer une dépense de l’ordre de 10 milliards environ par an. Un chiffre confirmé par Macron lui-même lors de son déplacement le 3 octobre à Rodez :: « Quand on parle Education nationale, on parle d’un million de fonctionnaires. Si je voulais revaloriser comme c’est [actuellement], c’est 10 milliards. C’est vos impôts hein ! C’est le déficit ou la dette pour vos enfants. ». Il y a environ effectivement 1 million de fonctionnaires dans l’éducation nationale dont 900 000 enseignants. Des enseignants qui avec la réforme vont perdre de leur de 25 à 30 % sur leur pension actuelle. Pour rassurer le personnel , le gouvernement annonce qu’il va par compensation augmenter les salaires. En moyenne, il faudrait augmenter ce salaire d’au moins 25 % soit une charge financière de l’ordre de presque 10 milliards par an ( pour une augmentation de 5 à 600 euros nets mensuels  par enseignant  en moyenne). Le ministre du budget évoque seulement le chiffre d’une compensation de 500 millions par an; autant dire que le rattrapage par les rémunérations serait alors étalé sur 20 ans. Cela démontre à l’évidence que les conséquences de la réforme des retraites ont été particulièrement mal évaluées. En effet d’autres professions vont nécessiter des compensations qui viendront s’ajouter à ce chiffre de 10 milliards, au total la réforme dite universelle pourrait bien coûter 15 à 20 milliards de plus que le système actuel !

 

Actuellement, les retraites des enseignants sont calculées sur les six derniers mois de carrière, hors primes. Ce système garantit un niveau de pension qui s’élevait en 2017 à 2 600 euros brut en moyenne pour les nouveaux retraités partis en 2017, selon le dernier bilan (PDF) social du ministère de l’Education nationale. Cette moyenne cache toutefois des disparités, allant de 1 800 à 3 600 euros brut en fonction de la catégorie et du degré d’enseignement.

Les rémunérations des professeurs sont très différentes : elles dépendent notamment du degré d’enseignement et de l’ancienneté. Par exemple, un professeur des écoles perçoit en moyenne un traitement mensuel de 2 694 euros brut, tandis qu’un professeur certifié touche 2 798 euros. Un professeur stagiaire, qui vient d’avoir son concours, gagne 1 795 euros brut par mois dans le primaire et le secondaire. Les professeurs agrégés débutent eux à 2 076 euros brut.

Ces salaires des enseignants restent faibles, comparé à ceux de leurs homologues de l’OCDE. En France, un enseignant débutant gagne en moyenne 9% de moins que la moyenne de l’OCDE, 20% après dix ou quinze ans d’ancienneté, relève . Avec le nouveau système il faudrait augmenter considérablement les primes et les intégrés dans la rémunération qui sert au calcul de la retraite à point. En effet , dans un système à points, la totalité des salaires perçus pendant la carrière est prise en compte, y compris les premières années où les salaires sont les plus bas, ce qui aboutirait donc à des pensions plus minces

Le Snes-FSU a fait ses calculs.  »Pour un collègue qui démarrerait en 2025 [date prévue de l'entrée en vigueur de la réforme], la baisse de pension équivaudrait à 900 euros par mois », par rapport aux montants actuels, assure Régis Metzger, co-secrétaire général du Snuipp, premier syndicat du primaire. Pour des professeurs des écoles aujourd’hui en fonction, les pertes seraient comprises entre 300 et 600 euros, selon ses simulations.

Le coût global de ce rattrapage des salaires avoisinerait bien les 10 milliards par an. Un coup insupportable pour Macron lui-même en dépit des déclarations  de Blanquer et de Darmanin.

 

Croissance Japon : un plan de 120 milliards de dollars

Croissance Japon : un plan de 120 milliards de dollars

Devant la grave crise qui menace le pays et alors que la croissance est dans le rouge, le gouvernement s’est résolu à utiliser l’arme budgétaire pour relancer son économie. Comme dans la plupart des zones économiques ,l ‘arme  monétaires a déjà rendu tout le jus qu’elle pouvait et ne dispose plus de beaucoup de manœuvre. En clair, on va favoriser la dépense avec l’objectif d’atteindre dollars 1,5 % de croissance. En fait ce que font déjà les États-Unis par exemple, la Chine et sans doute bientôt l’Europe. Le risque évidemment c’est d’accentuer encore le déficit budgétaire et d’accroître la dette. On espère cependant que les fruits attendus de la croissance permettront d’augmenter les recettes budgétaires. De toute manière,  chacun sait bien qu’un moment ou un autre se produira un vaste mouvement de réajustement monétaire. Cette enveloppe de 13.000 milliards de yens (environ 108 milliards d’euros) doit doper le PIB japonais de 1,4% sur l’année fiscale 2021.

L’intervention budgétaire massive décidée par le Premier ministre Shinzo Abe vise à suppléer la politique monétaire alors que la Banque centrale du Japon, de même que les autres instituts d’émission monétaire, sont en train d’épuiser leurs différentes options.

“Nous avons réussi à élaborer un ensemble de mesures politiques solides”, a annoncé le Premier ministre devant des élus du parti au pouvoir et des représentants du gouvernement.

“Il repose sur trois piliers: assurer la reconstruction et la sécurité en cas de catastrophe naturelle, fournir un soutien intensif pour surmonter les risques de déclin économique et maintenir la vitalité économiques après les JO de Tokyo”, a ajouté le chef de gouvernement.

Le gouvernement a cependant conservé à l’esprit la nécessité de combiner cette relance budgétaire avec son souci de réduire la dette publique qui, à plus de deux fois le PIB japonais, est la plus lourde de tous les pays industrialisés.

“La situation présente réclame toutes les mesures possibles pour éviter que les risques extérieurs ne réduisent non seulement nos exportations mais aussi les dépenses d’investissement et la consommation des ménages”, souligne le gouvernement dans un communiqué.

“Il est venu le temps d’adopter une politique budgétaire audacieuse pour surmonter les différents risques de détérioration et de sécuriser l’avenir tandis que la Banque du Japon poursuit patiemment sa politique forte d’assouplissement monétaire.”

L’économie japonaise a été pratiquement à l’arrêt au troisième trimestre, rattrapée par le ralentissement mondial qui a frappé de plein fouet ses exportations. Les ventes au détail ont aussi chuté en octobre à un rythme inédit depuis plus de quatre ans et demi, le relèvement de deux points de la TVA, de 8% à 10%, ayant freiné les achats des consommateurs.

Dans une note, l’économiste Steve Cochrane, de Moody’s Analytics, estime jeudi que le recours à la politique budgétaire est une “décision intelligente” en particulier parce qu’il n’y a plus beaucoup de marge du côté de la politique monétaire.

Ce plan de relance se concrétisera dans un collectif budgétaire sur l’année fiscale en cours, qui s’achève en mars, puis sur le budget de l’année suivante (avril 2020-mars 2019).

Tous deux seront dévoilés d’ici la fin de l’année.

“Ces dépenses supplémentaires aggraveront sans doute les finances publiques du Japon”, note Koya Miyamae, économiste chez SMBC Nikko Securities. “Malgré la hausse de la TVA, l’équilibre budgétaire primaire va empirer. Ce qui conduit à se demander pourquoi du reste on a augmenté la TVA.”

 

Perspective négative des 62 000 milliards de dettes souveraines ( Moody’s)

Perspective négative des 62 000 milliards de dettes souveraines ( Moody’s)

 

À juste titre, l’institut de notation Moody’s s’inquiète de l’évolution de la dette publique. Une dette qui représente environ 62 000 milliards de  142 pays qui passent ainsi de l’évaluation stable à négative. L’inquiétude est surtout nourrie par la faiblesse de la croissance et ses perspectives pourraient ne pas fournir les moyens de remboursement de l’endettement. Il ne s’agit toutefois que d’une partie de la dette mondiale qui, elle, atteint désormais environ 300 000 milliards de dollars (près de 300 % du PIB mondial) . Une dette globale qui s’est  envolée depuis les années 50 et surtout les années 80. Les agences de notation auraient sans doute lieu d’être encore plus inquiet la dette du privé qui gonfle avec l’extrême faiblesse des taux qui maintient à flot nombre d’entreprises qui sinon feraient t faillite. D’une certaine manière, nombre d’entreprises ( et de pays) sont sous perfusion financière et les banques centrales n’ont d’autre solution que de pratiquer la fuite en avant en fournissant toujours davantage de liquidités monétaires. Pour parler clair, on fait tourner de plus en plus vite la machine à billets. Le problème c’est qu’un jour ou l’autre il faudra bien un vaste réajustement entre la richesse réelle et leur représentation monétaire. Un réajustement qui peut produire de manière brutale lors de l’éclatement d’une bulle qui contaminerait alors l’ensemble du système financier. Par exemple la bulle obligataire, la bulle immobilière ou encore la bulle du marché des actions. Pour l’instant des inquiétudes de l’agence Moody’s se focalise sur l’endettement public sans doute pour épargner des inquiétudes supplémentaires concernant l’économie.

 

Le cout de six nouveaux EPR : 46 milliards d’euros, au pif ?

Le  cout de six nouveaux EPR :  46 milliards d’euros, au pif  ?

On peut légitimement s’interroger sur la pertinence du chiffrage EDF concernant le coût d’un EPR . On sait que les pouvoirs publics sont très agacés par la dérive des coûts de l’EPR de Flamanville, initialement fixée à 3 4 milliards et qui a atteint maintenant 12,4 MM. Le ministre de l’économie a d’ailleurs demandé à EDF un plan du nucléaire. Dans le délai exigé , l’entreprise n’était pas trop en capacité de définir avec précision le prix de ce que pourrait être un EPR une fois maîtrisés les problèmes techniques liés à tout nouveau projet. Curieusement, on aboutit à un chiffre de 7,5 milliards, c’est-à-dire exactement la moyenne entre le prix initial de l’EPR de Flamanville et son coût actuel. Un chiffrage sans doute effectué au doigt mouillé tant que le projet de Flamanville ne sera pas complètement terminé. On peut comprendre les dérapages liés à une nouvelle technologie mais il semble bien que l’entreprise EDF est un peu de mal en matière de gestion financière.

 

La construction de six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR en France couterait donc au moins 46 milliards d’euros, d’après les calculs d’EDF,; en octobre qu’Elisabeth Borne et Bruno Le Maire, ministres de la Transition écologique et de l’Economie, avaient transmis une feuille de route précise à EDF en vue de la construction de six réacteurs nucléaires EPR sur les quinze prochaines années.

« Dans cette présentation, EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une durée d’environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d’euros. Soit entre 7,5 et 7,8 milliards d’euros par réacteur, selon ses estimations. Un montant nettement moins élevé que l’EPR de Flamanville (Manche), chiffré aujourd’hui à 12,4 milliards d’euros, mais beaucoup plus important que le coût d’origine de l’EPR (3,3 milliards d’euros) », écrit Le Monde, dans son article mis en ligne samedi hier.

En vertu de la loi énergie-climat, votée en septembre par le Parlement, la filière nucléaire devra représenter 50% de la production électrique française en 2035, alors qu’elle en fourni actuellement 75%.

Les tarifs douaniers de Trump ont coûté 35 milliards de dollars à la Chine

Les tarifs douaniers de Trump ont coûté 35 milliards de dollars à la Chine

 

L’augmentation des tarifs douaniers décidés par Trump  pour les importations chinoises a eu pour effet de réduire de 35 milliards de dollars (31,6 milliards d’euros), soit plus d’un quart, les importations de produits chinois aux Etats-Unis au cours du premier semestre de l’année, selon une étude de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) publiée mardi.

Ce conflit engagé il y a seize mois a aussi pour effet de pousser à la hausse les prix à la consommation aux Etats-Unis, note la Cnuced, qui estime que les deux premières puissances économiques de la planète sont perdantes.

“Au total, ces résultats montrent que les droits de douane imposés par les Etats-Unis à la Chine font souffrir économiquement les deux pays”, peut-on lire dans le rapport de la Cnuced. “Les pertes pour les Etats-Unis sont largement liées à l’augmentation des prix pour les consommateurs, tandis que les pertes de la Chine sont liées à des pertes significatives d’exportation.”

Entre les mois de janvier et juin, les importations aux Etats-Unis de produits chinois frappés par des droits de douanes sont tombées à 95 milliards de dollars, contre 130 milliards sur le premier semestre 2018.

L’étude de la Cnuced montre aussi que certains pays ont mis à profit ce conflit pour augmenter leurs exportations vers les Etats-Unis. C’est particulièrement vrai pour Taiwan, dont les exportations vers le marché américain ont progressé de 4,2 milliards de dollars. Le Mexique (+3,5 milliards) et l’Union européenne (+2,7 milliards) en ont également profité.

TER : un coût de 8,5 milliards ( Cour des comptes)

TER : un  coût de 8,5 milliards ( Cour des comptes)

 

Le problème du droit de retrait des cheminots concernant les  trains régionaux équipés d’un seul agent  ne peut être étudié sans sa dimension économique. Or dans les conditions précédentes d’exploitation ( trains régionaux notamment équipés de deux agents)  la facture est montée à 8,5 milliards d’euros en 2017, cela représente un coût moyen par voyageur au kilomètre de 61 centimes d’euros. Seuls les taxis sont plus chers, note la Cour des comptes. Ce coût n’est pas compatible avec les moyens fiers financiers des régions qui portent à bout de bras ses dessertes. Des desserts pourraient être menacés par le recours à des opérateurs privés nettement moins chers et dans les trains ne comporterait évidemment qu’un conducteur ou alors route voir purement et simplement supprimés.  Les TER transportent chaque jour environ 900 000 voyageurs dans 7 000 trains et 1 300 cars. Le problème, selon la Cour des comptes, c’est que ces coûts sont couverts à 88% par des subventions publiques que règlent les régions. Or, dans le même temps, la fréquentation est en baisse, les infrastructures sont en mauvais état, ce qui provoque des retards et suppressions de trains. Concernant les petites lignes, la Cour a dénombré 285 gares qui accueillent moins de 3 voyageurs par jour.

Le rapport préconise alors de faire des économies, par exemple, de « limiter les coûts d’exploitation, notamment en ajustant le niveau de présence d’agents en gare et à bord des trains au strict nécessaire ». La Cour demande que les régions aient les coudées franches, pour décider de maintenir ou non les lignes les moins fréquentées. Elle réclame également que les clients paient en fonction des coûts du TER et de la qualité du service rendu.

Le rapport de la Cour des comptes dénonce aussi « des relations entre les régions et la SNCF qui sont par nature déséquilibrées du fait de la situation de monopole de la SNCF ». L’activité TER (transport express régional), est un service fourni « à un coût très élevé, notamment à cause d’une organisation de travail peu efficace, d’une trop faible polyvalence des agents et d’une augmentation trop automatique des salaires ». Et pourtant, semble s’étonner la Cour des comptes, la SNCF dégage « une marge opérationnelle élevée, en 2017 à 231 millions d’euros, soit 5,6% de son chiffre d’affaires et génère une trésorerie en forte croissance, 808 millions d’euros au 31 décembre 2017″. Mais faut-il le préciser le fer est globalement financé à hauteur de 50 %  ( chiffre d’affaires global de plus de 30 milliards) et ce résultat financier est très relatif.

 

Objectif neutralité carbone 2050 : il faut au moins 20 milliards en plus

Objectif neutralité carbone 2050 :

il faut au moins 20 milliards en plus chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Neutralité carbone 2050 : il manque  20 milliards chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank, I4CE,  fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

 

L’EPR Flamanville : 12,4 milliards au lieu de 3.4 initialement prévus

L’EPR Flamanville : 12,4 milliards au lieu de 3.4 initialement prévus

 

Evidemment, ça dérape sereinement pour le projet EPR, au départ la facture prévue était de 3.4 milliards ; maintenant, on est à 12,4 milliards. La mise en service devait intervenir en 2012 maintenant, on prévoit 2022. En cause,  les effets incontournables dune nouvelle technologie dont les couts sont toujours difficiles à prévoir. Aussi surtout les demandes successives de renforcement de la sécurité demandée par l’ASN (autorité de sureté nucléaire), enfin aussi une gestion un peu laxiste d’EDF au point que le ministre de l’économie a demandé une enquête sur les couts de la filière nucléaire et de la filière EPR en particulier.  

1,5 milliard d’euros supplémentaire: telle est donc  la facture supplémentaire qu’EDF va donc devoir acquitter pour réparer les huit soudures défectueuses de l’EPR de Flamanville (Manche), le chantier du prototype de réacteur de nouvelle génération. Pour réparer ces soudures problématiques, l’électricien, qui avait planché sur 3 scénarios, a retenu un schéma prioritaire qui fait intervenir quatre «robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à l’intérieur des tuyauteries concernées», souligne EDF. Cette proposition technique, qui a l’avantage d’éviter de démonter des éléments de l’enceinte de confinement du bâtiment réacteur, doit cependant être validée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) d’ici à l’automne 2020. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’EDF pourra engager les travaux. Au cas où l’ASN rejetterait cette méthode, un scénario de repli, qui entraînerait un surcoût additionnel de 400 millions et un nouveau report d’un an, a aussi été présenté. Mais la probabilité que ce plan B soit déployé est «faible», estime Xavier Hursat, directeur de l’ingénierie et des nouveaux projets nucléaires chez EDF.

Alors que l’ASN avait demandé en juin à EDF de réparer ces soudures non-conformes, le groupe avait averti que la mise en service de l’EPR était une nouvelle fois repoussée, à fin 2022, avec 10 ans de retard sur le calendrier initial. Le projet de restauration entériné par le conseil d’administration vise toujours un chargement du combustible à cet horizon.

Le contexte est délicat  au sein de l’entreprise, qui étudie un projet de vaste d’éclatement d’EDF.

Guerre commerciale Etats Unis : 7,5 milliards de dollars de droits de douane sur l’aéronautique européenne

Guerre commerciale Etats Unis : 7,5 milliards de dollars de droits de douane sur l’aéronautique européenne

Pour compenser les difficultés de Boeing, Les États-Unis vont  imposer des droits de douane annuels d’une valeur de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros environ) sur les produits européens dans le cadre du conflit sur d’éventuelles subventions au constructeur aéronautique européen Airbus.

Le pire c’est que les deux constructeurs s’accusent mutuellement à juste titre de bénéficier de soutiens publics. L’organisation mondiale du commerce tape un coup sur Airbus, un coup sur Boeing. Cette décision de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) met quasiment dos à dos Airbus et son concurrent américain Boeing, qui s’accusent mutuellement depuis 15 ans de bénéficier de subventions publiques, chacun ayant bénéficié à un moment ou à un autre d’un soutien partiel de l’OMC. Cette décision de l’OMC n’est sans doute pas sans lien avec les très graves difficultés que traverse Boeing suite à l’affaire de sécurité concernant les 737.

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