Archive pour le Tag 'migrants'

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Migrants : bloqués dans les Balkans ! Pourquoi ?

Migrants : bloqués dans les Balkans ! Pourquoi ?

 

Hongrie, Croatie, Serbie, Slovénie, Autriche et même l’Allemagne freinent ou empêchent les migrants d’entrer en Europe. Du coup des milliers de migrants sont  bloqués dans les Balkans, après la fermeture par la Hongrie de sa frontière sud et le quota quotidien d’entrées que la Slovénie s’efforce de respecter. Un bocage qui résulte auusi de la décision des chefs d’Etats européens de renforcer le contrôle aux frontières, en fait de limiter l’accès des migrants tout en affirmant le droit d’asile.  La Slovénie, qui a annoncé qu’elle n’accepterait que 2.500 nouveaux migrants par jour, en a laissé entrer 5.000 lundi en provenance de Croatie. Plus de 10.000 migrants sont bloqués en Serbie, a déclaré le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et d’autres sont en chemin. « C’est comme un fleuve de personnes; si vous arrêtez le flot, vous avez des inondations quelque part. C’est ce qui se produit « , a déclaré un porte-parole du HCR, Melita Sunjic, à la frontière serbo-croate, où 2.000 personnes étaient contraintes d’attendre dans le no man’s land boueux et jonché d’immondices.  Après la fermeture vendredi par la Hongrie de sa frontière avec la Croatie, le flot de migrants a été dévié vers la Slovénie. De là, les réfugiés souhaitent se rendre en Autriche, puis en Allemagne. Mais la Slovénie, pays de deux millions d’habitants, a imposé un quota maximum de 2.500 entrées par jour sur son territoire. Elle dit ne pas vouloir accueillir plus de migrants sur son territoire que le nombre de ceux qui peuvent en sortir pour entrer en Autriche. Vienne a démenti avoir réduit le nombre de réfugiés qu’elle accepte quotidiennement. La limitation de 2.500 personnes par jour imposée par la Slovénie a contraint la Croatie, elle aussi membre de l’Union européenne, à réduire les entrées en provenance de Serbie.  Quelque 700.000 migrants devraient atteindre cette année les rivages de l’Europe, en provenance d’Afrique, du Proche-Orient ou d’autres pays d’Asie, selon le projections de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce qui crée des tensions au sein de l’Union européenne qui n’a réussi à se mettre d’accord pour l’instant sur la répartition entre ses membres que d’une petite partie de ces réfugiés ( 120 000 sur 700 000 ou un million ) ! .

Migrants : La Croatie réexpédie les migrants vers la Slovénie

Migrants : La Croatie réexpédie les migrants vers la Slovénie

Après la décision de la Hongrie, la Croatie a commencé à rediriger les demandeurs d’asile vers l’ouest en direction de la Slovénie, mais cela prend du temps, comme en témoigne la longue file d’autocars alignés durant la nuit à la frontière entre la Serbie et la Croatie, où la police contrôle les entrées.  Les autorités slovènes ont décidé de suspendre le trafic ferroviaire avec la Croatie afin de limiter les arrivées. Elles discutent également avec Zagreb pour limiter l’entrée des migrants à deux postes-frontières, Gruskovje et Petisovci, dans l’est de la Slovénie, non loin de la frontière hongroise. « Pour le moment, il n’y a pas de problème et il n’est pas nécessaire de recourir à l’armée mais il est bien d’avoir envisagé cette option si cela se révèle nécessaire », a déclaré un responsable du ministère slovène de l’Intérieur. Le ministre croate de l’Intérieur, Ranko Ostojic, a mis en garde contre le risque d’un « effet domino » provoqué par la fermeture des frontières hongroises. Quant au gouvernement hongrois, après avoir constaté, dit-il, que des migrants « apparaissaient » en territoire slovène, il a décidé de rétablir temporairement des contrôles à sa frontière avec la Slovénie. Contrairement à la Croatie, la Hongrie et la Slovénie appartiennent à l’espace Schengen.  Depuis que le nombre de migrants et réfugiés arrivant dans l’UE par les Balkans s’est brusquement accru durant l’été, la Hongrie a clôturé sa frontière avec la Serbie, avant de faire de même avec la Croatie.  La Slovénie, qui compte deux millions d’habitants, dit pouvoir faire face à l’arrivée de quelque 8.000 migrants par jour. Ljubljana, de même que Zagreb, déclarent ne pas s’opposer au passage des migrants tant que l’Allemagne et l’Autriche continueront de les accueillir.

Migrants- Allemagne : une candidate à la mairie de Cologne poignardée

 

Migrants- Allemagne : une candidate à la mairie de Cologne poignardée

Après les propos racistes, la haine…le crime. La candidate indépendante mais soutenue par le parti d’Angela Merkel pour la mairie de Cologne (Allemagne), très impliquée dans l’aide aux réfugiés, a été poignardée samedi sur un marché, dans un climat de tension croissante autour de la politique de la chancelière allemande sur la crise migratoire. Henriette Reker se trouvait sur un stand d’informations de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) quand elle a été attaquée par un homme de 44 ans qui l’a grièvement blessée au cou à la veille des élections. L’agresseur, interpellé juste après les faits, « a dit qu’il avait commis cet acte avec une motivation raciste », a annoncé la police. Henriette Reker est notamment chargée de l’accueil des réfugiés à la ville de Cologne. Henriette Reker, grièvement blessée au cou par un homme de 44 ans chômeur de longue durée « pas actif politiquement », « était responsable de la prise en charge des réfugiés » à la mairie de Cologne, a expliqué Wolfgang Albers, directeur de la police de Rhénanie. « Dans ce contexte, l’accent est mis sur un acte politique », a-t-il ajouté. Le site du quotidien Bild a publié une photo de l’arme blanche, un couteau de chasse de 40 cm, utilisée par l’agresseur qui disposait également d’une deuxième lame. D’après Bild, quatre autres personnes ont été blessées mais sont hors de danger. L’état d’Henriette Reker, hospitalisée, est stable mais préoccupant, indique le compte Twitter de la candidate. Le coupable s’est rendu à la police et est interrogé à l’heure actuelle.

Migrants – Hongrie –Croatie : frontière fermée

Migrants - Hongrie –Croatie : frontière fermée

La Hongrie a fermé dans la nuit de vendredi à samedi, comme annoncé, ses principaux points de passage des migrants à sa frontière croate, dont de larges sections sont désormais bloquées par une imposante clôture de barbelés.  Trois points de passage sont concernés sur toute la longueur de la frontière entre les deux pays.   Au poste de Zakany, un passage officieux en pleine campagne, les dernières ouvertures dans la clôture de barbelés ont été hermétiquement obstruées un peu avant 01H00 (23H00 GMT) après le passage d’un dernier groupe de migrants, selon les journalistes de l’AFP. Les deux postes-frontières officiels de Beremend et Letenji restent ouverts pour les usagers présentant des papiers en règle mais empêchent les passages de migrants non munis de visas.  »La frontière verte a été fermée, vous pouvez toujours franchir la frontière légalement et demander l’asile », a déclaré Zoltan Kovacs, un porte-parole du gouvernement hongrois joint par l’AFP.  Budapest avait annoncé dans l’après-midi son intention de fermer dans la nuit sa clôture anti-migrants tout juste achevée, comme le pays l’avait fait il y a un mois à sa frontière avec la Serbie. Quelque 1.500 hommes, femmes, enfants, et une personne âgée portée en fauteuil roulant par des proches, ont franchi en silence à Zakany, les pieds dans la boue, le passage vers la Hongrie, pays qu’ils ne feront que traverser pour rallier l’Europe occidentale.  Tous étaient arrivés, moins d’une heure avant la fermeture de la frontière, dans une gare voisine, étape de leur long périple depuis la Turquie à travers les Balkans, et la plupart disaient ignorer qu’ils faisaient partie du dernier groupe à franchir cet accès.  Derrière eux, les forces de l’ordre ont déroulé les ultimes pans de clôture barbelée complétant cette section de la clôture. En pratique, la clôture à la frontière croato-hongroise concerne principalement deux sections de 38 et 78 km. La plus grande partie du tracé frontalier, long de quelque 350 km, est en effet matérialisée par la Drave, une rivière dont de larges parties sont jugées infranchissables. La Croatie est le pays par lequel transite le flux de réfugiés depuis la fermeture de la frontière serbo-hongroise par Budapest le 15 septembre. Zagreb a réagi à l’annonce de la fermeture de la frontière avec la Hongrie en annonçant qu’il allait rediriger les migrants arrivant sur son territoire vers la Slovénie, en coordination avec les autorités de ce petit pays de l’UE. Deux ou trois points de passage spécialement dédiés entre Croatie et Slovénie devraient voir arriver leur premiers migrants samedi, acheminés en transport spécial puisque les trains réguliers entre les deux pays ont été suspendus pour canaliser le flux des migrants et réfugiés.

Migrants :aide financière à la Turquie

Migrants :aide financière à la Turquie

A l’issue d’un Conseil européen consacré à la crise migratoire et dominé par la question épineuse des concessions à accorder à Ankara, dont le soutien est jugé clé dans de nombreuses capitales, les dirigeants de l’UE ont fait savoir qu’ils s’étaient mis d’accord sur un « plan d’action » commun.  Bien que ce plan ne précise pas le montant de l’aide « substantielle et concrète » qui sera apportée à la Turquie, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que le chiffre de trois milliards d’euros demandé par les Turcs avait été discuté.  Aucun montant n’a toutefois été arrêté et beaucoup dépendra des mesures concrètes mises en œuvre par les deux parties, a-t-elle dit. « Il s’agit de savoir ce que ces fonds peuvent avoir comme effet », a de son côté déclaré François Hollande, ne reprenant pas le chiffre de trois milliards d’euros.  Au terme d’un Conseil qui s’est achevé aux premières heures du jour vendredi, il a été offert à la Turquie la perspective d’une accélération de la libéralisation de ses visas, sous réserve qu’elle respecte certains engagements. A l’occasion de discussions à Ankara avant la tenue du Conseil, des ministres turcs ont demandé à une délégation de la Commission européenne de commencer à assouplir l’obtention de visas au milieu de l’année prochaine, selon des responsables européens. Angela Merkel, qui est attendue dimanche dans la capitale turque, a souligné le rôle indispensable du pays dans l’effort européen pour « organiser et freiner le mouvement de réfugiés ». Environ deux millions de réfugiés syriens se trouvent actuellement en Turquie.

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour « certains » (UE)

Migrants : le retour au pays est nécessaire pour certains (UE)

 

Changement de discours et de pratiques de la part de l’union européenne vis-à-vis des migrants. Il y a quelques semaines le propos consistait  à dire que les portes étaient grandes ouvert à tous les réfugiés. Or on a bien vu que les quotas de répartition (120 000) étaient ridicules par rapport au nombre de migrants 500 000 déjà en Europe et près d’un million la fin de l’année. D u coup face à cette contradiction entre un discours humaniste et un accueil restreint, l’union économique change de position et milite maintenant pour un contrôle obligatoire des migrants et pour le retour au pays de ce qui ne pourraient t justifier de la situation de réfugiés. Mais dans la réalité la distinction risque d’être très difficile et du coup on va se rabattre sur le contrôle aux frontières. Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se sont donc entendus jeudi à Luxembourg pour reconduire davantage d’étrangers en situation irrégulière dans leur pays et ont évoqué la création d’un corps européen de gardes-frontières pour faire face à l’afflux de réfugiés et de migrants.   »L’augmentation du taux de reconduite doit avoir un effet dissuasif sur l’immigration clandestine », disent-ils dans une déclaration commune. Ils considèrent en outre la détention comme « un moyen légitime en dernier ressort » pour éviter que les étrangers en situation irrégulière ne disparaissent avant d’être reconduits. Ils expliquent envisager d’utiliser davantage de « leviers », dont celui de l’aide financière, pour convaincre les pays d’origine d’accepter le retour de leurs ressortissants reconduits. « Les retours sont toujours durs, mais (…) nous ne pouvons accueillir et soutenir les réfugiés ayant besoin d’être protégés que si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont rapidement reconduits », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, à son arrivée à Luxembourg. Dans la soirée, les ministres de l’Intérieur ont été rejoints par leurs collègues des Affaires étrangères ainsi que par des délégations turque, jordanienne, libanaise et de pays des Balkans, pour une conférence sur la crise migratoire.   »Il s’agit d’unir nos forces pour régler une question qui sera très difficile à résoudre », a expliqué la porte-parole de la diplomatie européenne Federica Mogherini. La réunion s’est achevée par une déclaration dans laquelle l’UE s’est engagée à aider davantage les pays les plus concernés par les réfugiés. Lors d’une visite dans un centre d’enregistrement de migrants à Passau, en Bavière, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré que 25 millions de personnes étaient en déplacement dans des régions proches de l’Europe, plus que le continent ne pouvait en accueillir

Allemagne : 1,5 millions de migrants attendus

Allemagne : 1,5 millions de migrants attendus

Ce ne serait pas 800 000 migrants qui seraient attendus en Allemagne mais 1,5 millions pour l’année 2015, selon un « document confidentiel » que cite le quotidien allemand Bild, ce lundi 5 octobre. Les chiffres officiels constituent déjà un record pour le pays et pour l’Europe. Mais selon ce document révélé par Bild, Berlin estime que l’Allemagne pourrait accueillir dans les trois prochains mois 920 000 nouveaux migrants, pour atteindre le total de 1,5 million de personnes pour toute l’année 2015. « La pression migratoire va encore s’accentuer. Pour le quatrième trimestre, nous tablons entre 7 000 et 10 000 entrées illégales par jour », selon des extraits de ce document, dont le quotidien le plus lu d’Allemagne ne précise pas la provenance. Le texte évoque un « risque d’effondrement de l’approvisionnement », et indique que l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile « risque de devenir une charge extrême pour les régions et les communes ». Chaque migrant qui se voit attribuer le statut de réfugié et donc octroyer l’asile en Allemagne a le droit d’y faire venir sa famille, rappelle Bild. Selon le document cité, chaque réfugié pourrait ainsi « en moyenne » faire venir « de quatre à huit » proches en Allemagne. Depuis plusieurs mois, l’Allemagne fait face à un afflux record de migrants. Selon le ministère de l’Intérieur de Bavière, région par laquelle la plupart des migrants entrent dans le pays, entre 270 000 et 280 000 demandeurs d’asile sont arrivés dans le pays au cours du seul mois de septembre, soit plus que durant l’ensemble de l’année 2014. La chancelière Angela Merkel, qui a dit que l’Allemagne accorderait le droit d’asile aux migrants fuyant le conflit en Syrie, a vu sa cote de popularité chuter récemment. Plusieurs voix critiques se sont également élevées dans son propre camp contre ses appels répétés à ne pas fixer de limites à l’accueil des réfugiés au nom de principes humanitaires.

1800 migrants sauvés par les italiens

1800 migrants sauvés par

Les gardes-côtes italiens ont fait savoir dans la soirée de lundi que six opérations de sauvetage distinctes avaient été menées au large des côtes libyennes, sauvant ainsi plus de 1.800 migrants qui se trouvaient à bord de barques et canots pneumatiques. Un bâtiment des gardes-côtes, un autre navire puis un bateau de la marine militaire italienne ont secouru 949 personnes tandis qu’un bateau irlandais et un navire anglais ont quant à eux porté secours à 881 personnes.  Mercredi, une nouvelle phase de lutte contre les passeurs en Méditerranée débutera, permettant aux navires membres du dispositif Eunavfor Med d’intervenir dans les eaux internationales, à condition de ne pas entrer dans les eaux territoriales libyennes. Depuis le mois de janvier, plus de 430.000 migrants et réfugiés ont traversé la Méditerranée et près de 2.750 y ont laissé la vie ou sont portés disparus, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

1,4 millions migrants attendus

1,4 millions   migrants attendus

Au moins 1,4 million de réfugiés fuyant différents conflits en Afrique et au Moyen-Orient devraient traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe sur la période 2015-2016, révèle un document du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), jeudi. Cette estimation marque une importante hausse par rapport à l’évaluation précédente qui faisait état d’environ 850.000 demandeurs d’asile sur ces deux années cumulées. « Le HCR prévoit que 700.000 personnes tenteront de se réfugier et de bénéficier d’une protection internationale en Europe en 2015″, peut-on lire dans ce document consulté par Reuters. « Il est possible que le nombre des arrivées soit encore plus important en 2016, mais pour le moment, les prévisions tablent sur les mêmes chiffres qu’en 2015″, lit-on dans un document du HCR. Dans ses estimations préliminaires, le HCR prévoyait environ 400.000 arrivées en 2015 et 450.000 en 2016 mais il a été contraint de réviser ces chiffres quelques jours avant la publication du document. Au 28 septembre, plus de 520.000 réfugiés étaient arrivés en Europe. L’organisation humanitaire a également revu à la hausse les besoins financiers pour l’accueil d’urgence de ces migrants qui passent à 128 millions de dollars contre 30,5 millions de dollars dans la première estimation.

 

Migrants : Valls sermonne les pays de l’Est

Migrants : Valls sermonne les pays de l’Est

 

Il ya longtemps qu’il n’avait pas piqué uen colère, cette fois c’est contre les pays de l’Est à propos des migrants. Pas sûr que la leçon de morale soit très appréciée ! Surtout dans la forme !   Le Premier ministre Manuel Valls a fustigé mercredi les pays de l’Union européenne qui refusent de prendre leur part des réfugiés qui affluent aujourd’hui sur le Vieux Continent, rappelant aux pays de l’Est que la solidarité est à double sens. Plusieurs pays, comme la Slovaquie, la Hongrie ou la République tchèque, ont refusé lundi à Bruxelles un plan de répartition obligatoire de 120.000 réfugiés supplémentaires arrivés dans des pays comme l’Italie et la Grèce. La France, a répété Manuel Valls lors d’un débat sur les réfugiés à l’Assemblée nationale, est prête à prendre à sa charge 24.000 de ces réfugiés. « Plusieurs pays refusent cependant aujourd’hui de jouer le jeu », a-t-il ajouté. « C’est inacceptable. Ces pays oublient aussi leur propre Histoire et ces hommes et ces femmes que nous avons accueillis en France quand eux-mêmes fuyaient la dictature et la persécution communistes. »

Migrants : entre populisme et irresponsabilité

Migrants : entre populisme et irresponsabilité

En Europe comme en France la problématique des migrants prend des allures surréalistes. Pour l’instant le choix se résume entre une attitude populiste et l’irresponsabilité des autres responsables politiques. Le populisme surfe sur les mécontentements de tous ordres qui estiment que les migrants viennent manger le pain des Français. Un thème forcément populaire en ces temps de crise caractérisés par la montée du chômage et la dégradation des conditions de vie. On a facilement trouvé le bouc émissaire de toutes nos difficultés et de toutes nos insuffisances : le responsable ses l’étrangers. Curieux parfum des années 30 qui légitime tous les nationalismes, tous les égoïsmes aussi tous les schématismes. À l’inverse il y a tout ceux  qui préconisent e de manière naïve l’accueil de toutes les misères du monde. De ce point de vue l’Allemagne s’est montrée particulièrement irresponsable en décrétant qu’elle était prête à accueillir des millions de réfugiés. Tellement irréaliste que la même Allemagne est contrainte aujourd’hui ,comme d’autres pays qu’elle a par ailleurs condamnés, de rétablir un contrôle des frontières. Cette annonce inconsidérée a largement accru les mouvements migratoires qui deviennent désormais impossibles à gérer. En France aussi, mais dans une moindre mesure par rapport à l’Allemagne, certains ont souhaité ouvrir très largement la vanne des flux migratoires. Dans le flux migratoire il n’y a pas que des réfugiés victimes de conflits et de barbarie notamment de la part de l’État islamique mais aussi nombreux de migrants en provenance des Balkans et surtout des migrants pour raisons économiques. En clair il faudrait s’apprêter à accueillir des millions de migrants en quelques années. La question la problématique est beaucoup plus complexe que ce qu’en disent la plupart des responsables politiques qui s’opposent t de manière manichéenne entre humanitaires et populistes voire xénophobes . De ce point de vue la simplification des facteurs explicatifs donne bonne conscience aux un et aux autres mais ne parvient pas à dégager une stratégie prenante en compte des différentes interactions entre les facteurs politiques, économiques sociales, religieuses sociétales au sens large. Même si les pays en conflit ont des responsabilités évidentes, des pays occidentaux sont aussi parties prenantes dans les facteurs explicatifs. De ce point de vue l’Europe fait complainte Mans l’impasse sur la nature de nos relations avec les pays en conflit, relations qui ont permis alternativement de soutenir des dictatures corrompues ou inversement de déstabiliser les régimes en place. Cela pour des intérêts économiques ou géo stratégique. La position de la France quant à elle se traduit par une vision au jour le jour. Il y a peu de temps la France entendait intervenir seulement en Irak. Puis le pays a décidé d’intervention aérienne dans un but de reconnaissance en Syrie. Valls à l’assemblée nationale annonce maintenant des frappes à la seule initiative de la France. En clair en marge de toute perspective de coalition internationale comme si la France avait encore seule la capacité de faire face avec ses frappes aériennes à l’État islamique. De ce point de vue l’annonce par Valls de ses futures frappes isolées de la France et sans doute aussi irresponsable que l’annonce par l’Allemagne d’accueillir des millions de réfugiés. Face à l’irrationalité de ces orientations pas étonnant que la vague populiste gagne du terrain. Elle se nourrit de toutes les contradictions. Pour schématiser le débat sur les flux migratoires, lors facteur explicatif et les stratégies à mettre en œuvre sont à peu près au niveau de celui du café du commerce. Un débat forcément nul qui ne peut déboucher que sur des propositions affligeantes.

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

Un sommet européen extraordinaire sur les migrants : il serait temps

 

Alors que les ministres de l’intérieur ont été incapables de se mettre d’accord sur les conditions de répartitions des réfugiés et qu’ils n’ont prévu qu’une réunion dans un mois pour un nouvel examen de la situation, L’Allemagne et l’Autriche exige qu’une réunion d’urgence des chefs d’État soit organisée. Il faut bien convenir que c’est la pagaille totale en Europe. Une pagaille largement facilitée par les propos un peu irresponsable de l’Allemagne qui s’est déclarée prête à accueillir des millions de migrants. Une proposition qui a accru immédiatement les flux migratoires au point que nombre de pays y comprit l’Allemagne ont été contraints de rétablir des contrôles à la frontière. Du coup c’est même le principe de mobilité à l’intérieur de l’espace Schengen qui est en cause. Une réunion des chefs d’État paraît effectivement indispensable non seulement sur les conditions d’accueil de réfugiés mais aussi pour définir une politique internationale vis-à-vis de l’État islamique, politique pour l’instant introuvable. Au lendemain de l’échec d’une réunion des ministres européens de l’Intérieur, les migrants fuyant la guerre ou la pauvreté au Moyen-Orient ou en Afrique, dont de nombreux réfugiés syriens, continuent de se presser aux portes de l’UE. Des centaines de personnes se sont retrouvées bloquées mardi matin face aux barbelés séparant la Serbie du territoire hongrois, que le gouvernement de Budapest s’est juré de rendre inaccessible aux migrants.  Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de réfugiés syriens a grimpé en Turquie de plus de 200.000 depuis juin, alors qu’il n’avait augmenté que de 14.000 au cours des trois mois précédents. Il a en revanche diminué en Irak et au Liban. Quelque 156.000 migrants ont été enregistrés en août aux frontières extérieures de l’Union européenne, a annoncé l’agence Frontex chargée du contrôle des frontières de l’UE. Depuis le début de l’année, plus de 500.000 migrants ont été détectés, même si un grand nombre d’entre eux ont été comptabilisés deux fois, à leur arrivée en Grèce de la Turquie puis à leur entrée en Hongrie, via la Serbie, précise Frontex.  Face à cet afflux, du jamais vu depuis les migrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne se montre incapable de présenter un front uni, certains pays membres accueillant généreusement les réfugiés, d’autres comme la Hongrie tentant de leur fermer leurs frontières.

Accueil des migrants reporté à Bruxelles dans un mois !

Accueil des migrants reporté à Bruxelles dans un mois !

 

Finalement on a décidé à Bruxelles de ne rien décider avant un mois concernant les conditions de répartitions des réfugiés à l’intérieur de l’Europe. La conséquence immédiate sera la restauration du contrôle des frontières des pays qui le des six de rond en gros la battent la pagaille va continuer chacun s’efforçant de refouler les réfugiés dans le pays voisin. Les conditions d’accueil des premiers pays destinataires de migrants seront toutefois encouragées à mieux formaliser les conditions d’accueil et d’enregistrement des réfugiés. Il est pour le moins surprenant que face à une crise sans précédent on est décidé de reporter à dans un mois l’épineuse question des quotas. Dans ce domaine comme dans la plupart des domaines de politique internationale l’Europe montre ainsi l’inconsistance de ces orientations voir l’absence totale de toute politique. Des contradictions qui vont sans doute se réapparaître lorsque l’union européenne se décidera enfin à traiter de la question des alliances internationales pour lutter contre l’État islamique. Les ministres de l’Intérieur d’une Union européenne fortement divisée n’ont pas réussi à se mettre d’accord lundi à Bruxelles sur un système de répartition des réfugiés, tandis que certains pays rétablissaient le contrôle à leurs frontières. A l’issue de six heures de réunion, les ministres ont trouvé un accord de principe a minima et à la majorité simple pour se répartir 120.000 demandeurs d’asile supplémentaires arrivés ces derniers mois en Italie, en Grèce et en Hongrie, comme l’a demandé mercredi dernier la Commission européenne, en plus des 40.000 acceptés en mai sur la base d’une répartition volontaire. L’annonce a été faite sur Twitter par le Luxembourg, qui assure la présidence tournante de l’UE. Mais l’adoption du détail de la répartition pays par pays a été renvoyée à la prochaine réunion des ministres de l’Intérieur, le 8 octobre. Plusieurs anciens pays communistes d’Europe centrale se sont montrés fermement opposés à un système de quotas contraignants pour organiser l’accueil des réfugiés. Au contraire, la Hongrie, l’un des trois principaux pays d’accès à l’espace européen avec l’Italie et la Grèce, a fermé lundi l’un des principaux points de passage utilisés par les migrants entre la Serbie et le territoire hongrois, à quelques heures de l’entrée en vigueur de nouvelles règles restreignant le franchissement de sa frontière. Et, dans la journée, l’Autriche et la Slovaquie, emboîtant le pas à l’Allemagne qui avait de même dimanche, ont annoncé le rétablissement des contrôles à leurs frontières. « Nous n’avons pas trouvé l’accord que nous voulions », a déclaré à la presse le commissaire européen aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. « La majorité des Etats membres sont prêts à aller de l’avant, mais pas tous. » Les ministres se sont toutefois mis d’accord pour renforcer la protection des frontières extérieures de l’EU en hommes et en ressources ainsi que l’aide au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à la Turquie et aux autres Etats qui accueillent en priorité les réfugiés (quatre millions) ayant ont fui la guerre civile en Syrie.

Migrants –Syrie : Ségolène « va réfléchir »… au secours !

Migrants –Syrie : Ségolène « va réfléchir »… au secours !

 

 

On peut être rassuré car Ségolène va réfléchir sur le problème de la Syrie et les moyens de tarir les flux migratoires. En préambule à cette réflexion, elle a déversé  un flot de banalités leur de son passage dans le Grand jury RTL. Certes elle se félicite de la générosité allemande mais se garde bien de préciser la politique française dans ce domaine. Et pour cause elle veut en même temps rassurer les Français en difficulté. Avec une lucidité et un courage rares, elle déclare qu’il faut réfléchir aux moyens de tarir la source de ces migrations ! Bref des propos du café du commerce qui a défaut de contenu occupe l’espace médiatique « . Ségolène Royal a donc salué sans bémol l’action de la chancelière allemande dans le dossier des réfugiés. Celle-ci n’a pas hésité à ouvrir les portes de son pays à ceux qui fuyaient la guerre, annonçant même jusqu’à 800.000 personnes accueillies à terme. « Ce qui prouve que l’on doit affronter ces difficultés au-delà des clivages politiques », a jugé la ministre de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement Durable dans Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Une pique dirigée vers la droite, au sein de laquelle « il y a beaucoup d’approximations dans les propos« , pense l’ancienne candidate à l’Élysée.  Concernant l’exemple allemand d’unité dans la décision d’accueillir des réfugiés, la ministre ne croit pas « qu’il faille renter dans une comparaison entre les différents pays européens, ou les différents leaders européens ».  Ségolène Royal a évoqué le double sentiment qui peut traverser une personne. Ainsi « il y a un mouvement de générosité » mais les gens se demandent aussi si leurs problèmes ne passeront pas dès lors au deuxième plan. Pour répondre à cette interrogation, la ministre a souhaité être rassurante. « Le gouvernement n’oublie pas tous les Français qui sont en difficulté », affirme-t-elle. « La France est assez forte, puissante et suffisamment bien organisée », a-t-elle clamé.  Bien qu’en faveur de l’accueil des réfugiés qui ont fui leur pays d’origine, Ségolène Royal insiste sur le fait que la solution à long terme est le règlement de la situation sur place. Il faut ainsi selon elle réfléchir à « comment tarir à la source ces migrations de la peur« . Le vrai problème est donc de s’attaquer au problème de la guerre en Syrie pour satisfaire l’envie de ces réfugiés de retourner dans leur pays.  Si en filigrane de l’intervention militaire est évoquée par la ministre, avec la nécessité du « rétablissement de la sécurité dans ces pays », la question tourne autour d’une intervention au sol en complément de frappes aériennes probables. « Ce sont des décisions lourdes qui doivent être prises dans la coordination internationale », a estimé Ségolène Royal. En ajoutant qu’ »il est bien évident que rien n’est tabou ».

Migrants : où sont les intellos

 

 

Migrants : où sont les intellos

 

La crise qui ce déroule au Proche et moyen Orient se caractérise par une grande complexité avec des aspects notamment politiques, économiques religieux et sociétaux. Une complexité qui mériterait de prendre un peu de hauteur pour ne pas tomber dans le simplisme ou le populisme. On pourrait  penser  que les intellectuels doivent prendre t leur part pour analyser les différents enjeux voire pour esquisser des scénarios de sortie du conflit en cours. Cet éclairage serait d’autant plus nécessaire que les politiques prisonniers de leur opinion publique et des sondages à court terme réduisent la problématique aux urgences du moment quand la situation devient intenable ;  résultats pour l’instant les plus hautes instances politiques européennes se sont limitées à un plan d’accueil des migrants à court terme complètement sous dimensionné qui ne règle ni la question de l’accueil global des migrants et qui ne traite pas de la stratégie à mettre en œuvre pour tarir ses flux migratoires. Certes il y a bien quelques philosophes d’opérette auto proclamé comme BHL qui bien timidement donnent leur point de vue mais il s’agit davantage de propos politico-médiatique de la jet-set que d’une réflexion intellectuelle approfondie. Heureusement on peut se réjouir de l’initiative d’une soixantaine d’artistes qui ont lancé un appel en faveur de la dignité des migrants, aussi d’initiatives locales ou d’associations mais cela ne saurait remplacer  le travail d’analyse compte tenu de la complexité du sujet. Cette absence de présence des s intellectuels dans  un débat qui met en jeu aussi l’avenir de nos sociétés, celle de l’Europe et au-delà illustre bien le désarroi actuel des Français en général y compris de certaines les élites. Comme la nature a horreur du vide ce sont les propos simplificateurs et populistes qui font office de cadrages de  réflexion. D’un point de vue général on peut dire que le débat public est à peu près au niveau de celui du café du commerce. Le signe sans doute que la crise est encore plus profonde qu’ailleurs en France.

Migrants : Huster et Philippot, deux visions

Migrants : Huster et Philippot, deux visions

 

Deux visions  qui se sont exprimées sur BFM, celle de Huster ouverte et humaniste, celle de Philippot nationaliste et populiste avec cet amalgame permanent entre terrorisme et réfugié. De quoi sans doute faire progresser les voix du FN mais pas le niveau du débat ramené au niveau du café du commerce. Invités sur le plateau de BFMTV jeudi soir pour parler de l’accueil des réfugiés en Europe, Florian Philippot, le numéro deux du Front national, et l’acteur Francis Huster ont eu un vif échange, ne partageant visiblement pas les mêmes idées. Alors que l’Europe essaie depuis une semaine de s’organiser pour faire face à la crise des migrants, certains partis, comme le Front national, se disent viscéralement opposés à l’accueil des réfugiés. Sur BFMTV, Florian Philippot n’a pas hésité à défendre la position de son parti qui estime que les migrants constituent une menace pour la France. Ce à quoi Francis Huster a calmement rétorqué : « Il y a des gens qui sont peut-être, dans ces migrants qui viennent d’arriver, les futurs Montaigne ». Et Florian Philippot de lui répondre du tac au tac : « Ou les futurs Coulibaly ». Le numéro deux du FN s’est empressé de préciser : « Parce que ces derniers temps, on a plus eu des Coulibaly que des Montaigne, malheureusement pour la France et la littérature française ». Bien que désolé par cette phrase, Francis Huster est resté calme. « Vous avez tort d’insulter les gens », a-t-il lâché. « Je n’insulte pas, c’est une réalité. Nous sortons de cinq attentats. Cinq attentats islamiques », a répondu Philippot. Un argument qui ne passe pas auprès de l’acteur. « Mais quel rapport avec les migrants ? », s’énerve-t-il.

Migrants : « on ne s’attache pas assez aux causes » (Chevènement)

Migrants : «  on ne s’attache pas assez aux causes »  (Chevènement)

 

Jean-Pierre Chevènement n’a certainement pas complètement peur quand il considère que le problème des migrants ne se réduit pas à la question de l’accueil d’urgence. Il pinte aussi la responsabilité des pays occidentaux dans les conflits en cours et pose la question du co-développement. Invité spécial de Gérard Larcher en Algérie, dans le cadre d’une visite officielle de quatre jours, Jean-Pierre Chevènement répond au Figaro.fr sur la crise des migrants. «Il ne faut pas laisser croire que la question se réduit à la gestion des flux», a-t-il tenu à préciser.

La crise des migrants agite la classe politique française. Quelle est votre analyse?

JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT - On s’attache beaucoup trop aux effets et pas assez aux causes. On ne veut pas voir que ces migrants sont originaires de pays qui ont été déstabilisés par la guerre ou par des conflits internes. Mais la guerre est souvent étrangère et nous avons collectivement, nous Occidentaux, une certaine responsabilité dans la déstabilisation de l’Irak, de la Libye et dans une certaine mesure, de la Syrie car il aurait fallu organiser une médiation plutôt que de prendre parti dans un conflit qui nous dépasse, le conflit Sunnites/Chiites. Il faut tarir la principale source de ces migrations et gérer les effets sans gesticulations inutiles, sans déclarations à l’emporte-pièce, avec fermeté et humanité.

Comment lutter en amont contre un tel problème?

Le problème doit être pris dans sa globalité. Je veux parler de la question du codéveloppement avec les pays d’origine, du problème des Etats que nous pouvons aider à se construire ou à se développer, puis celui de la gestion des flux. Mais sur ce dernier point, la matière est partagée entre les Etats et l’Union européenne aux termes du traité de Lisbonne. Personne n’a dit que c’est une décision prise par la Commission qui le règle par répartition entre les pays. Ce problème implique l’accord de tous les pays. Cela suppose donc un Conseil européen préparé et outillé pour faire appliquer les décisions qu’il pourra prendre. En même temps, il ne faut pas laisser croire que la question se réduit à la gestion des flux. Ce n’est pas vrai. Quand on observe les ordres de grandeur, on constate 8 millions de déplacés à l’intérieur de la Syrie, 4 millions de réfugiés dans les pays voisins et environ 200 000 Syriens arrivés sur nos côtes.

Le spectre de 800 000 réfugiées accueillis en Allemagne suscite des inquiétudes…

A force de faire des annonces dans tous les sens, on finit par ne plus rien maîtriser. Celle-ci a été faite par le ministre de l’Intérieur allemand sur les demandeurs d’asile en fin d’année. Je mets en garde contre de tels effets d’annonce. La politique, ce n’est pas la communication.

Migrants : des millions de Syriens en Europe

Migrants : des millions de Syriens en Europe

 

Il est clair que le plan pourtant laborieusement négocié par l’Europe concernant les migrants sera rapidement obsolète. Ce plan prévoit en effet l’accueil de 160 000 réfugiés pour les deux ans alors qu’on prévoit l’arrivée d’environ 1 million de personnes. En outre si le conflit s’éternise ce sont plusieurs millions de personnes qui pourraient être concernées. Au-delà de l’urgence humanitaire l’union européenne doit sérieusement remettre en cause une politique internationale indigente vis-à-vis des conflits au Proche et Moyen-Orient. De ce point de vue l’Allemagne généreuse pour l’accueil des réfugiés ne se montre guère impliquée pour participer au règlement des conflits notamment en Syrie. Cette absence de politique internationale commune va largement contribuer à augmenter le flux des migrants notamment de Syrie. Plusieurs millions de réfugiés syriens pourraient tenter de trouver l’asile en Europe s’il n’est pas mis fin à la guerre en Syrie, a estimé vendredi le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. « Il pourrait y avoir des millions et des millions de réfugiés supplémentaires quittant la Syrie pour rejoindre l’UE voire aller au-delà », a dit Peter Salama. Sans compter les déplacements de population à l’intérieur des frontières, plus de 4 millions de Syriens, sur une population initiale de 22 millions d’habitants, se sont réfugiés hors de Syrie, principalement en Turquie et au Liban depuis le début de la crise syrienne, en mars 2011, qui s’est muée en guerre civile. Plusieurs centaines de milliers ont poursuivi leur exode vers l’Europe à un rythme inédit depuis la Deuxième Guerre mondiale. D’après des données publiées vendredi par l’Organisation internationale des migrations (OIM), 432.761 migrants et réfugiés ont traversé la mer Méditerranée en direction de l’Europe depuis le début de l’année, soit plus du double des chiffres enregistrés sur l’ensemble de l’année 2014. Ils avaient alors été 197.940. Dans le détail, la Grèce avec 309.356 arrivées et l’Italie avec 121.139 arrivées sont les deux principaux pays d’entrée sur le sol européen. La Hongrie estime par ailleurs à plus de 170.000 les arrivées depuis le début de l’année, dont un grand nombre ont traversé la Grèce, la Macédoine et la Serbie avant d’entrer sur son territoire. De son côté, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui estime que 850.000 personnes seront arrivées en Europe sur les années 2015 et 2016, a salué les propositions du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, visant à répartir au moyen de quotas les dizaines de milliers de réfugiés arrivés ces derniers mois en Italie, en Grèce et en Hongrie. « Nos premières estimations montrent des besoins supérieurs mais la priorité doit maintenant être de s’assurer que tous les Etats membres participent à cette initiative et qu’elle est mise en oeuvre immédiatement », a souligné le HCR, qui prône aussi la création immédiate de centres d’accueil de taille suffisante en Italie, en Grèce et en Hongrie.

Migrants : « ils arrivent » à Béziers (Ménard)

Migrants : « ils arrivent » à Béziers (Ménard)

Robert Ménard, le fantasque et sulfureux maire de Béziers assume totalement le choix d’une photo truquée de l’AFP qui fait apparaître Béziers comme la destination des migrants ; L’A FP a d’ailleurs porté l’affaire en justice pour ce détournement de photo. « Ils arrivent », titre le journal municipal de Béziers (Hérault), reprenant et détournant une photo de l’AFP pour illustrer son dernier numéro consacré au « scandale des migrants ». En une, on y voit des hommes, des femmes et des enfants attendre devant un wagon. Sur les vitres, deux affiches mentionnent : « Béziers 3.865km. Scolarité gratuite, hébergements et allocations pour tous. » Robert Ménard n’en est pas à son premier coup d’essai médiatique, tout est bon pour qu’on parle de lui et si c’était nécessaire il pourrait sans doute aussi montrer son cul. Ce qu’il fait d’une certaine manière en utilisant les méthodes les plus nauséabondes pour renforcer la peur de citoyens paumés. Pourtant Ménard ancien journal liste connaît la déontologie du métier. Il approuve cependant la manipulation de la photo qui fait là une du bulletin municipal. Une pratique illégale en vertu du droit au respect de l’œuvre de l’auteur. Contacté par Arrêt sur images, le service juridique de l’AFP a déclaré s’être « saisi de l’affaire ». Ajoutant : « On ne se laissera pas faire. » Interrogé sur France Info, le patron du service photo de l’agence, Eric Baradat, a dénoncé une pratique intolérable :  »Ils ont fait une utilisation honteuse de l’image et une modification que nos clients ne se permettent jamais de faire (…) Ils l’ont maquillée à la nord-coréenne. » De son côté, le maire de Béziers Robert Ménard a déclaré, jeudi matin sur RMC, assumer « totalement » le choix de sa une, balayant les accusations autour du montage photo : « Qu’on arrête de dire que c’est un problème de détournement de photo. C’est un problème politique. »

Migrants: Sarkozy prône un statut de réfugié provisoire

Migrants: Sarkozy prône un statut de réfugié provisoire

Pour une  fois Sarkozy n’a peut être pas complètement tort de critiquer les limites de la politique en matière d’immigration. De toute manière la politique de quotas de Bruxelles sera rapidement obsolète. On prévoit en effet d’accueillir environ 150 000 réfugiés alors que l’ONU prévoit une arrivée de près d’un million de personnes d’ici 2016. Pour autant Nicolas Sarkozy qui critique le statut des réfugiés et Schengen ne parle pas de l’essentiel à savoir des facteurs explicatifs de ces migrations. En clair comment lutter contre l’État islamique, quelle politique européenne dans ce domaine, quelle coalition internationale, quelles forces aussi bien aériennes que terrestres, quelles transitions démocratiques, quels type de rapports nouveaux avec ces pays etc.  Finalement comme la plupart des responsables politiques on ne traite pour l’instant que les questions d’urgence ce qui d’un point de  vue humanitaire se comprend parfaitement ; pour autant on   ne s’attaque pas aux causes essentielles. Ceci étant  la proposition de Sarkozy d’accorder un statut de réfugié politique provisoire pourrait peut-être  permettre de se donner du  temps et d’aborder de manière plus globale la politique de migration sur le long terme. Nicolas Sarkozy reste hostile en effet aux quotas de migrants sans l’établissement d’une politique migratoire européenne commune et dénonce l’alignement de François Hollande sur la chancelière allemande Angela Merkel dans le débat actuel.  Dans une interview au Figaro, à paraître jeudi, le président des Républicains voit dans le revirement du chef de l’Etat, qui était initialement hostile aux quotas, « une nouvelle illustration de l’absence de stratégie, de vision et d’autorité ». « La France a vocation à fixer un cap en Europe et non pas à se retrouver à la traîne. Les Français constatent chaque jour que François Hollande a perdu toute maîtrise des événements », dit-il. Pour Nicolas Sarkozy, les quotas « ne peuvent être que la conséquence d’une nouvelle politique d’immigration européenne, et en aucun cas le préalable ! » L’ex-président de la République voudrait la création d’un statut de réfugié de guerre, distinct du droit d’asile, pour ceux « qui sont obligés de fuir provisoirement leurs pays en voie de désintégration » et qui « ont vocation à rentrer chez eux une fois la paix rétablie ». « Ces derniers doivent être distingués des réfugiés politiques qui, eux, ont droit à un visa de dix ans », assure-t-il.

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