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Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Selon le quotidien conservateur hellénique Kathimerini, Merkel proposerait à la Grèce un curieux marché : un contrôle effectif des mouvements migratoires contre une réduction de la dette. En cas de désaccord l’Allemagne menacerait la Grèce de l’exclure de l’espace Schengen. Merkel qui a largement ouvert ses frontières pour faciliter l’accueil des migrants (en 2015 l’Allemagne a accueilli environ 1 million de personnes) se trouve désormais confrontée à une position de plus en plus importante vis-à-vis de ce mouvement migratoire. En fait elle doit complètement changer son fusil d’épaule mais sans le dire. Une raison fondamentale : sa perte de popularité dans l’opinion publique (elle a perdu 10 points en six mois se retrouve à 33 %). Au lieu de fixer un quota de migrants comme par exemple l’Autriche, elle propose donc à la Grèce d’assurer la régulation des flux migratoires qui vont principalement vers l’Allemagne. L’Allemagne a bien tenté d’influencer certains pays d’Europe mais en vain. Il y a d’un côté ceux comme la Pologne, la Slovaquie ou la république tchèque qui sont bien contents de laisser passer les migrants qui se dirigent vers l’Allemagne, il y a  des pays qui tout simplement ont décidé de fermer leurs frontières comme le Danemark, la Suède ou la  Hongrie enfin d’autres qui ont mis en place des quotas. On sait que la Grèce est le principal point d’entrée pour les migrants en raison notamment de la proximité géographique avec la Turquie. Le problème c’est que la Grèce est entourée de pays qui ne font pas parti de l’union européenne et qui s’estime donc dispensés d’un rôle de régulation vis-à-vis de migrants qui veulent précisément s’installer dans l’union européenne. Le marchandage de Merkel viserait donc à exiger de la Grèce un contrôle strict de ses frontières st un filtrage des migrants. En retour l’Allemagne serait disposée à se montrer très accommodante concernant la question récurrente de la réduction de la dette grecque. Une question toujours en suspens d’autant que les récentes mesures de rigueur annoncée par la Grèce n’ont pas convaincu l’union européenne en particulier sur la question délicate de la réforme des retraites. Il se pourrait bien que le gouvernement grec acculé financièrement et fragile politiquement accepte finalement le marché proposé par Angela Merkel. Le chef du gouvernement grec en réalité n’a guère d’autre choix que d’accepter la proposition Merkel sinon il risque  c’est d’être exclu de l’espace Schengen et de n’obtenir au qu’une réduction de son énorme dette.

Migrants : 77% des Français pour l’expulsion si la demande d’asile a été rejetée

Migrants : 77% des Français pour l’expulsion si la demande d’asile a été rejetée

Si une majorité se dégage toujours pour faciliter l’intégration des migrants par contre plus des trois quarts (77%) des Français souhaitent que l’on oblige les migrants dont la demande d’asile a été rejetée à quitter le territoire national, selon un sondage réalisé par BVA pour Orange et iTELE et publié dimanche. Ce chiffre est en progression régulière depuis un an (70% en mai et 73% en novembre 2015), note l’institut de sondage, qui observe que si les sympathisants de gauche sont moins nombreux qu’à droite à partager cette opinion, elle est quand même majoritaire chez eux (52%). Quelque 52% des sondés souhaitent que la France facilite l’intégration des migrants (contre 45% qui y sont hostiles), « des résultats qui n’ont pas évolué depuis mai 2015″, selon BVA. Seuls 26% des sondés estiment que la France devrait accueillir davantage de migrants, étant donné que d’autres pays européens en accueillent un nombre plus important. Enfin, 73% des personnes interrogées sont favorables à l’intervention de l’armée en soutien de la police ou de la gendarmerie pour sécuriser certaines zones où les migrants sont rassemblés, comme à Calais, point de passage le plus proche vers la Grande-Bretagne .

Reuters

Migrants : la fin de Schengen

Migrants : la fin de Schengen

L’énorme vague de migration causée par les conflits ou la famine aura finalement provoqué  la fin de l’accord de Schengen. Progressivement on va s’orienter dans tous les pays d’Europe vers le rétablissement du contrôle des frontières. Officiellement les mesures seront provisoires mais elles risquent  de durer très longtemps. Les migrants récents ne sont pas les seuls responsables de la mort de Schengen, en fait cet accord n’a jamais été appliqué dans sa totalité. On devait assurer à la fois la liberté de circulation mais aussi la sécurité. Si la liberté de circulation a bien été autorisée par contre aucune mesure un peu efficace n’a jamais été prise pour assurer la sécurité des frontières de l’Europe Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne, réunis lundi à Amsterdam, ont demandé à la Commission européenne de préparer les mesures juridiques pour permettre le maintien, si nécessaire pour deux ans, des contrôles frontaliers rétablis par certains pays membres de l’espace Schengen face à la crise migratoire. « Actuellement, ces mesures temporaires ne peuvent être prises que pour six mois. Mais l’afflux sans précédent de demandeurs d’asile, qui a forcé certains Etats membres à prendre ces mesures au niveau national, ne s’est pas tari », a déclaré le ministre néerlandais de l’Immigration, Klaas Dijkhoff, lors d’une conférence de presse. « Les Etats membres ont donc invité la Commission à préparer les bases légales et pratiques pour la poursuite des mesures provisoires (de contrôle aux frontières), aux termes de l’article 26 du code de Schengen », a-t-il ajouté. L’espace Schengen de libre circulation en Europe rassemble 26 Etats, dont 22 sont membres de l’UE. Six pays ont décidé de rétablir momentanément des contrôles à leurs frontières. Il s’agit de l’Allemagne, de l’Autriche, de la France, du Danemark, de la Suède et de la Norvège. Ces contrôles peuvent rester en place jusqu’en mai. En faite rien ne sera réellement réglé tant que ne fonctionnera pas le contrôle aux frontières de l’Europe, ce qui pourrait passer par l’exclusion de la Grèce du dispositif Schengen. L’UE a pris l’an dernier des mesures, notamment financières, pour aider Athènes à faire face à cette situation mais de nombreux Etats membres jugent que le gouvernement grec n’a pas répondu à leurs attentes. Sur les cinq centres d’enregistrement des migrants (« hot spots ») que la Grèce était censée mettre en place, un seul est aujourd’hui opérationnel. « Si nous ne pouvons pas protéger la frontière extérieure de l’UE, la frontière gréco-turque, alors la frontière extérieure de Schengen sera déplacée vers l’Europe centrale », a averti la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner.

Une taxe européenne sur le carburant pour financer les migrants ?

Une taxe européenne sur le carburant pour financer les migrants ?

Le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble tout en affirmant sa solidarité avec Merkel souligne enfin les contradictions de la politique migratoire  de cette dernière. D’abord en insistant sur la nécessité d’y mettre un terme en tout cas de la réguler très sérieusement ensuite en évoquant la question du financement de l’accueil des réfugiés. Pour cela le ministre des finances allemand propose une taxe européenne sur  le carburant Wolfgang Schäuble, a évoqué samedi l’hypothèse d’une taxe européenne sur l’essence pour, en cas de besoin, faire face financièrement à la crise des réfugiés, dans une interview au quotidien Süddeutsche Zeitung. « Si les budgets nationaux ou le budget européen ne suffisent pas, mettons nous alors d’accord pour instaurer par exemple une taxe d’un certain niveau sur chaque litre d’essence », a déclaré le ministre dans le grand quotidien de Munich. « Ainsi nous aurions les moyens pour une réponse européenne à la question des réfugiés », a-t-il estimé, jugeant que « la solution du problème ne devait pas échouer en raison d’une limitation des moyens » mis en œuvre. Le ministre a jugé que les évènements de Cologne (ouest de l’Allemagne)- une série d’agressions, notamment sexuelles, attribuées à des migrants, la nuit du Nouvel An – « renforçaient la pression » pour trouver rapidement « une solution au problème du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne ». « C’est incontestable », a-t-il jugé. « Le problème doit être réglé sur la scène européenne », a poursuivi le ministre. « Dans le cas contraire, il n’y a pas que l’Allemagne qui en subira les conséquences, comme certains semblent le penser, mais ce sont nos voisins et les pays des Balkans, jusqu’à la Grèce, qui seront massivement touchés ». « Les choses vont trop lentement en Europe », a-t-il déploré, affirmant soutenir pleinement la chancelière Angela Merkel dans ses efforts pour trouver une solution. « Je soutiens avec toute la force de mes convictions ce qu’a dit la chancelière: il faut régler le problème au niveau des frontières extérieures de l’Europe », a-t-il insisté. « Si le problème n’est pas résolu à ce niveau, il le sera au niveau des frontières nationales …. »

Expulsion des migrants condamnés en Allemagne (Merkel)

Expulsion des migrants condamnés en Allemagne (Merkel)

Il est clair que les événements de la Saint-Sylvestre près de la gare de Cologne ont porté un sérieux coup à la politique d’accueil des migrants voulue par Merkel ;  une politique d’accueil qui s’est traduite par la venue de près d’un million de réfugiés en 2015. Très critiquée après les événements évoqués Merkel tente de reprendre la main en annonçant l’expulsion de migrants condamnés mêmes avec sursis. Ce qui constitue un très net durcissement de la législation actuelle. Au-delà de l’évolution juridique, 2016 pourrait bien marquer un net revirement de la politique allemande vis-à-vis des réfugiés. Revirement par ailleurs déjà enregistré dans nombre de pays européens qui ont repris le contrôle de leurs frontières remettant ainsi d’ailleurs en cause le principe de libre circulation de l’accord  Des dizaines, voire des centaines de femmes disent avoir été victimes de violences sexuelles, mais aussi de vols et d’agressions, lors du réveillon du Nouvel an, dans le quartier de la gare à Cologne. La police a assuré ce samedi avoir enregistré au total 379 plaintes. La plupart des suspects sont des « réfugiés » ou des « immigrés illégaux », a-t-elle également indiqué. Ces actes ont suscité l’indignation en Allemagne, et plusieurs manifestations ont été organisées ces derniers jours.

Merkel : droite dans ses bottes vis-à-vis des migrants

Merkel : droite dans ses bottes vis-à-vis des migrants

 

Au moins un discours qui tranche avec les propos convenus : celui d’Angela Merkel qui contre vents et marées maintient sa ligne concernant l’intégration des migrants, pourtant une ligne contestée y compris dans son propre camp notamment par le puissant ministre des finances : Schäuble. On peut ou non être d’accord avec Merkel sur différents sujets mais force est de constater la cohérence de sa politique et sa détermination. Pour elle, il ne fait aucun doute que le million de migrants arrivés en Allemagne en 2015 constitue une force économique et non un handicap. Certes l’Allemagne n’est pas comparable à la France, son histoire est différente, comme la structure de son économie mais il faut observer cependant la continuité d’une ligne politique allemande qu’on peut critiquer sur certains aspects mais qui participe sans doute de son efficacité.  Angela Merkel a donc consacré ses vœux aux Allemands pour 2016 principalement à la crise des réfugiés. La chancelière allemande garde son cap et réaffirme sa politique d’ouverture, tout en reconnaissant que cet afflux coûterait de l’argent et demanderait des efforts d’intégration.   Angela Merkel une fois de plus reste fidèle à sa ligne politique des derniers mois. Dans ses vœux, la chancelière souligne la nécessité humanitaire d’accueillir des réfugiés et les chances que cet accueil signifie pour son pays. Elle replace ce défi dans la lignée d’autres étapes historiques comme la réunification et dresse un tableau positif d’une Allemagne en bonne santé pour convaincre ses compatriotes. « Venir en aide à ces réfugiés et les accueillir dans notre pays constitue une évidence. Cela demandera du temps, des efforts, des moyens. Mais une intégration réussie a toujours profité aux pays qui ont œuvré qu’il s’agisse de leur économie ou du développement de leur société ; J’en suis convaincue, si ce nouveau défi est mené à bien, il constitue une chance pour l’avenir. Nous y arriverons car l’Allemagne est un pays fort », affirme la chancelière allemande.  Angela Merkel sait aussi que ses concitoyens ont des états d’âme. La chancelière a aussi évoqué la nécessité d’une baisse du nombre de réfugiés (plus d’un million en 2015) avec une meilleure protection des frontières extérieure de l’Europe et une lutte plus efficace contre les causes de cette migration. Angela Merkel appelle aussi les Allemands à ne pas écouter ceux qui prônent la haine, évoquant sans les citer des mouvements comme l’organisation anti-islam Pegida.

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

Tout le monde sait que la Turquie est une véritable passoire qui permet les flux migratoires ;  une grande partie des réfugiés de la Syrie, d’Irak voire des Balkans ou d’Asie  passe par la Turquie ;  du coup faute de réels moyens de contrôler ses frontières extérieures l’union économique propose de l’argent aux pays voisins pour qu’ils retiennent ces migrants, aussi qu’ils améliorent  leur accueil et les renvoient  éventuellement chez eux. On peut sans doute s’interroger sur cette politique dont le coût sera assez significatif. Peut-être les sommes concernées seraient-elles plus utiles pour financer le contrôle aux frontières européennes. Mais ce n’est pas le choix de l’union européenne qui offrirait contre un  accord à Ankara des financements et une relance des négociations d’adhésion en échange de sa promesse de contribuer à endiguer le flot de migrants arrivant en Europe. D’après des diplomates, les Vingt-Huit ont négocié toute la journée de samedi pour s’entendre sur une position commune. « Nous avons trouvé un accord qui, je l’espère, sera accepté par toutes les parties aujourd’hui », a dit le président du Conseil européen, Donald Tusk, à son arrivée au sommet. Selon le projet de conclusion que Reuters a pu consulter en fin de matinée, « les deux parties vont, comme convenu et avec effet immédiat, mettre en œuvre leur coopération active sur les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale, en empêchant les entrées en Turquie et dans l’UE, en assurant la mise en œuvre des dispositions bilatérales de réadmission et en renvoyant rapidement les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale vers leurs pays d’origine ». En échange de son implication dans la plus grave crise migratoire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement turc recevra trois milliards d’euros d’aide européenne pour financer la prise en charge des migrants se trouvant sur son territoire (ce montrant pourra être révisé ultérieurement en tenant compte des évolutions). De même, Ankara obtient la réouverture dès le mois prochain d’un nouveau chapitre des négociations sur une adhésion de la Turquie, dans l’impasse depuis 2005. A son arrivée à Bruxelles, Ahmet Davutoglu a salué un « jour historique dans notre processus d’accession à l’UE » et un « nouveau départ » dans les relations entre Ankara et les Européens.  Selon Donald Tusk, environ 1,5 million de personnes sont entrées illégalement dans l’UE en 2015. La plupart ont transité par la Turquie, faisant de ce pays un partenaire indispensable et incontournable, au point que des diplomates européens se demandaient samedi soir si Ankara, conscient de son statut central dans ce dossier, ne produirait pas de nouvelles demandes. D’après le projet d’accord, les Européens prévoient de verser trois milliards d’euros à la Turquie pour les 12 à 24 mois prochains en souhaitant qu’Ankara utilise cette enveloppe pour améliorer le quotidien des 2,3 millions de Syriens réfugiés sur son sol de sorte qu’ils soient moins incités à s’embarquer pour la Grèce, pays de « première arrivée » dans l’UE. L’UE veut aussi que le gouvernement turc rende la traversée de Turquie vers les îles grecques plus difficile et qu’il empêche d’entrer les Afghans et autres migrants asiatiques qui passent par la Turquie pour se rendre en Europe. Bruxelles veut enfin que la Turquie tienne sa promesse de reprendre les migrants qui ont réussi à atteindre la Grèce mais qui ensuite ne réussissent pas à obtenir l’asile politique. De son côté, la Turquie souhaite davantage de fonds. L’offre originelle de l’UE portait sur trois milliards d’euros sur deux ans. La nouvelle offre ne devrait plus comporter de calendrier précis parce qu’Ankara espère obtenir plus. Si Ankara remplit ses obligations, les ressortissants turcs obtiendront plus facilement des visas pour se rendre en Europe.

« Plus possible d’accueillir autant de migrants » (Valls)

Plus possible d’accueillir autant de migrants (Valls)

 

Il est clair que les attentats vont peser signe de manière significative sur la position des états concernant l’accueil des migrants. Pour la France, Valls vient de dire clairement qu’il n’était plus possible d’en accueillir autant. L’Union européenne doit dire qu’il n’est « plus possible » pour elle d’accueillir autant de migrants et « trouver des solutions » pour que ceux qui quittent la Syrie soient pris en charge par des pays voisins, a affirmé Manuel Valls lors d’une rencontre avec la presse européenne. Dans la foulée des lourds attentats de Paris, le Premier ministre français a rencontré informellement à Matignon des journalistes de plusieurs médias européens, dont le Süddeutsche Zeitung, qui publient mercredi des extraits de cet échange. « L’Europe doit dire qu’elle ne peut plus accueillir autant de migrants, ce n’est pas possible », a déclaré Manuel Valls, selon des propos confirmés par son entourage. « Le contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne est essentiel pour le futur de l’UE. Si nous ne le faisons pas, alors les peuples vont dire : ‘ça suffit l’Europe!‘ », a-t-il ajouté. La France, lors d’une réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE vendredi à Bruxelles, a présenté un plan, dans la foulée des attentats très meurtriers de Paris, qui défend notamment des contrôles renforcés aux frontières de l’UE et la création d’un registre intra-européen des passagers aériens (PNR). « L’Europe doit trouver des solutions pour que les migrants soient pris en charge dans les pays voisins de la Syrie. Sinon, l’Europe met en question sa capacité de contrôler efficacement ses frontières », a encore jugé M. Valls devant quelques journalistes de la presse européenne. La Commission européenne a adopté mardi un cadre juridique pour financer une aide de l’UE à la Turquie, visant à freiner le flux migratoire vers l’Europe, mais les discussions entre États européens s’annoncent difficiles pour réunir les 3 milliards d’euros promis, selon des sources européennes.

Un fonds de 10 milliards pour les frontières et les migrants (Macron)

Un fonds de 10 milliards  pour les frontières et les migrants (Macron)

 

 

Une proposition doublement originale puisqu’il émane de la seule initiative des ministres français et allemand de l’Economie et qu’elle est adressée d’une part à Merkel et à Hollande. Une proposition qui tente d’articuler la problématique d’accueil des réfugiés avec un renforcement des frontières intérieures et extérieures à l’Europe.  Animés par une volonté de « préserver la vitalité du projet européen », les deux ministres, qui s’étaient vus samedi à Paris, ont donc proposé dans un courrier adressé ce mardi au président François Hollande et à la chancelière Angela Merkel la création d’un fonds, auquel abonderaient pour commencer Paris et Berlin à hauteur de 10 milliards d’euros « pour financer la sécurité et le contrôle des frontières, et l’accueil des réfugiés », a déclaré E. Macron lors d’un déplacement à Berlin. Evoquant cette initiative lors d’un discours, S. Gabriel a également mentionné comme destination de cet argent des aides financières aux pays qui accueillent beaucoup de réfugiés avant leur départ pour l’Europe, comme le Liban, la Jordanie et la Turquie. Cette proposition fait suite à des arrivées massives de candidats à l’asile en Allemagne – jusqu’à un million cette année – et aux attaques meurtrières perpétrées par le groupe djihadiste Etat islamique en France. Des soupçons semblent indiquer que certains suspects ont pu emprunter la route des migrants traversant les Balkans vers l’Europe occidentale. « Le risque que nous voyons poindre c’est que nos peuples, nos partis politiques, nos gouvernements décident de traiter séparément » ces défis, a développé E. Macron, insistant sur la nécessité au contraire d’apporter une réponse commune, et décrivant le fonds proposé comme « la réponse de court terme qui (leur) paraît nécessaire ». Ce fonds, dont il n’a pas précisé les modalités de constitution ni de financement, serait « ouvert », c’est-à-dire que d’autres pays européens seraient dans un deuxième temps invités à y participer. La création de ce fonds « supposera d’installer une discussion permanente » sur ces sujets, a espéré M. Macron. Car si l’Allemagne se sent abandonnée par ses partenaires dans l’accueil des réfugiés et si la France se sent délaissée dans son combat contre le terrorisme « au final nous risquons de voir les divergences entre nos deux pays se creuser », a-t-il argumenté dans un discours devant le congrès de la fédération BDA des employeurs allemands.

 

Migrants : une chance pour la croissance ?

Migrants : une chance pour la croissance ?

 

 

La commission européenne et la BRED se sont livrées  livrée à de varis calculs d’apothicaires pour conclure que les migrants peuvent concourir à accroitre la croissance avec des chiffres d’une précision surréaliste. De la part de la commission européenne ce n’est guère étonnant, mais d’une certaine manière pas surprenant non plus de la part de la BERD.  La banque européenne de développement (BERD), au fait qui sert à quoi ? Une institution créée sur l’idée de Mitterrand, dirigée à sa création par Attali plus fort en conseil qu’en gestion  (Attali avait commencé par dépensé près d’un milliard pour des dépenses somptuaire internes) et finalement ‘est s’est fait virer. La vérité est pourtant toute simple : début l’arrivée de migrants génèrent des dépense et au bout d’un certain temps participent  à la croissance. Mais le phénomène ne peut être étudié que sur une longue période. Quand aux indications chiffrées et précises (deux chiffres après la virgules !),  elles relèvent de méthodologies fantaisistes  qui ont au moins le mérite de fournir des emplois- très bien rémunérés-  aux pseudos experts qui les produisent. La Commission européenne table donc sur l’arrivée de trois millions de demandeurs d’asile dans l’Union d’ici la fin 2017, un mouvement qui devrait soutenir la croissance économique et pourrait même bénéficier à long terme aux finances publiques grâce à l’intégration d’une partie des réfugiés dans la population active. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) dresse de son côté un tableau plus contrasté de la situation, expliquant que l’impact de la présence des migrants n’était pas uniforme selon les pays. Dans ses prévisions économiques d’automne, l’exécutif communautaire dit s’appuyer, pour estimer l’impact économique de l’afflux de demandeurs d’asile, sur l’hypothèse d’un million d’arrivées cette année, 1,5 million en 2016 et 500.000 en 2017. Si les réfugiés dont la demande d’asile est acceptée ont le même niveau de qualifications que les citoyens des pays qui les accueillent, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’UE pourrait augmenter de 0,21 point de pourcentage l’an prochain et de 0,26 point en 2017. S’ils sont moins qualifiés, leur contribution positive à la croissance serait inférieure, de 0,14 point en 2016 et de 0,18 point l’année suivante, précise la CE. Ce mouvement d’immigration aurait parallèlement un impact très limité sur les finances publiques de l’Union: il creuserait le déficit budgétaire cumulé des pays membres de 0,04 point de PIB en 2016 comme en 2017 mais le réduirait de 0,03 et 0,05 point respectivement en 2019 et 2020, montrent les simulations de la Commission. « Même inéquitablement réparties entre les pays, les dépenses publiques supplémentaires estimées liées à l’arrivée de demandeurs d’asile sont limitées pour la plupart des Etats membres », conclut-elle. Pour les pays de transit les plus concernés, le coût budgétaire serait au maximum de 0,2% du PIB cette année avant de revenir vers zéro l’an prochain.  Pour les pays considérés comme des destinations finales pour les demandeurs d’asile, comme l’Allemagne, l’impact serait là encore de 0,2% du PIB au maximum pour 2015 mais il augmenterait légèrement pour certains en 2016.  En Suède, qui figure parmi les pays dans lesquels la part des réfugiés dans la population totale est la plus élevée, le coût budgétaire serait plus élevé, de l’ordre de 0,5 point du PIB cette année, et la contribution à la croissance plus faible, précise la Commission. La BERD a de son côté réduit ses prévisions de croissance pour la Croatie, la Hongrie, la Slovénie et la Grèce, quatre pays de transit par où passent les migrants en provenance de Syrie, d’Irak ou encore d’Afghanistan. Elle souligne également que la Turquie pourrait subir un impact économique non négligeable. La BERD n’impute pas la révision de ses prévisions uniquement à la présence de migrants, mais elle souligne que les pays en question doivent assumer les coûts liés à la mise en place de structures d’accueil sans pour autant bénéficier de la présence d’une nouvelle main d’œuvre. Selon une étude réalisée en 2014 par l’University College of London, les migrants européens ont contribué à hauteur de plus de 20 milliards de livres aux finances publiques britanniques entre 2001 et 2011. (Une étude un peu plus sérieuse que celle de la commission européenne ou de la BERD dont les productions relèvent davantage de la scientologie que d’une approche économique).

3 millions de migrants d’ici 2017 et alors ? Rien

3 millions de migrants d’ici 2017 et alors ? Rien

 

 

Le HCR sait au moins compter, il prévoit 3 millions de migrants d’ici 2017. Forcément, il y en a eu déjà 800 000 jusqu’en octobre en 2015, donc environ 1 million pour toute l’année (200 000 en 2014), et  sur la tendance 3 millions pour 2017. En faiat le HCR (émanation de l’ONU) fustige les pays européens mais ne propose pas pour autant de stratégie globale pertinente pour gérer cette situation. Pourquoi d’ailleurs seulement l’Europe et les Etats Unis ? Ce sont pourtant bien les Etats unis qui ont commencé à déstabiliser l’Irak créant ensuite un chaos qui s’est propagé partout le proche et Moyen Orient; Et cela parce Saddam possédait des armes finalemenet introuvables (Blair ‘est même excusé d’avoir fourni un faux rapport). Pathétique cette attitude de l’ONU, de l’Europe auusi complètement absent du balai diplomatique ;  dramatique aussi de laisser mourir des réfugiés victimes des guerre, de la misère et du réchauffement climatique généré par le mode de vie des pays riches ( le désert qui progresse régulièrement dans les régions subsahariennes) Plus de 3.400 d’entre eux ont trouvé la mort en tentant d’atteindre l’Europe par la mer. Jeudi, un enfant s’est noyé et un autre a été porté disparu au large de l’île grecque de Kos après le naufrage d’une embarcation transportant des migrants. L’agence est à la recherche de 96,15 millions de dollars supplémentaires (88 millions d’euros) pour soutenir la Croatie, la Grèce, la Serbie et la Macédoine, portant à 172,7 millions de dollars la levée de fonds totale qu’elle entend réaliser pour contribuer à la résolution de la crise des migrants. Ces fonds doivent servir à améliorer les structures d’accueil et à les adapter aux rudesses de l’hiver ainsi qu’à l’acquisition de tentes familiales et de logements équipés de chauffage, dit le communiqué du HCR. De plus en plus d’enfants rejoignent les rangs des réfugiés qui arrivent en Europe et les familles sont de plus en plus nombreuses à emprunter un nouveau trajet passant par la Turquie et la Bulgarie pour éviter d’affronter les dangers de la mer, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef). Dans son communiqué, William Spindler, fustige l’attitude des pays européens à qui il reproche de ne pas avoir élaboré de réponse à la crise des migrants et lui ?

200 000 migrants en octobre et l’Europe attend !

200 000 migrants en octobre et l’Europe attend !

 

Après de laborieuses négociations, on a prévu l’accueil de 160 000 migrants sur deux ans au sein de l’union européenne quand il faut compter sur 1 millions d’arrivants en 2015 ; 20 000 migrants, rien que pour le mois d’octobre ; Pour autant, l’Europe est pratiquement absente dans le règlement du conflit en Syrie d’où viennent la plupart des migrants. Les Etats qui mènent la danse pour la négociation sont la Russie, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’Iran (des pays qui accueillent très peu de migrants). Et pour cause l’Europe n’a aucune politique étrangère commune, encore moins une politique de défense. De ce point de vue c’est la faillite totale de l’union européenne. Pourtant impliquée dans la déstabilisation de la région (la Grande Bretagne en Irak, la France en Lybie notamment).  Le nombre de migrants entrés en Europe a donc égalé celui qui a été enregistré sur l’ensemble de l’année 2014, a annoncé lundi l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Selon le HCR, 218.394 migrants et réfugiés sont entrés le mois dernier en Europe, un chiffre comparable aux 219.000 comptabilisés sur toute l’année 2014. En septembre, ils sont 172.843 à être arrivés en Europe, dit l’agence onusienne. « C’est le total le plus élevé jamais comptabilisé sur un seul mois et presque le même que celui de 2014″, a dit Adrian Edwards, porte-parole du HCR.

Migrants Autriche : Hollande critique le mur

Migrants Autriche : Hollande critique le mur

 

François Hollande critique le mur qu’envisage d’ériger l’Autriche pour empêcher les migrants de pénétrer sur son sol mais sans solution sinon q le développement de gardes frontières (ce qui est une autre forme pour refouler les migrants). Hollande  s’est déclaré vendredi opposé à l’érection de clôtures pour contenir les réfugiés en Europe, une solution actuellement envisagée par l’Autriche face à l’afflux sur son sol de migrants en transit vers l’Allemagne.  En visite à l’Elysée, le chancelier autrichien, Werner Faymann, a pour sa part déclaré que « seules des réponses européennes communes » pouvaient apporter des solutions à ce problème.  Gérer le flot de réfugiés, « c’est faire en sorte que nous puissions limiter l’afflux vers l’Europe et gérer d’une manière ordonnée les arrivées », a dit François Hollande dans une déclaration commune aux côtés de son hôte. « Ça veut dire donc ne pas ériger de mur ou de barrière à l’intérieur de l’Europe mais tout simplement assurer la frontière extérieure », a-t-il ajouté.  L’idée de mettre en place des garde-frontières européens « fait son chemin » à la Commission européenne, a-t-il souligné. A Paris, le chancelier autrichien s’est prononcé pour une solution européenne au problème. « Vouloir rediriger des réfugiés vers son voisin ne saurait être une réponse en Europe », a dit Werner Faymann à l’adresse de Berlin, qui accuse Vienne de conduire de nuit des groupes de réfugiés à la frontière allemande pour les aider à passer sans être repérés. « C’est un défi qui est difficile », a-t-il reconnu, plaidant pour une Europe « plus forte que la jalousie, l’envie, la haine, la colère et les préjugés. »

Migrants : encore un mur de la honte en Autriche

 

 

Finie le bel élan d’humanisme un peu naïf de l’Europe. A la place on rétablit les frontières ou pire on érige des murs ; après la Hongrie, cette fois l’Autriche. Ailleurs on renforce les contrôles policiers, ou bien ont repousse les migrants chez le voisins ou  bien on les contient à la frontière. Même en Allemagne qui bien imprudemment a déclaré au début de la crise être capable accueillir un million de migrants syriens, l’opinion est en train de basculer. Le gouvernement lui-même ‘suppose maintenant à la venue des migrants venues d’Afghanistan. Pas étonnant on a prévu l’accueil de 120 000 migrants sur deux ans alors que déjà 1 million seront en Europe cette année. Plusieurs centaines de milliers de personnes venant du Proche-Orient, d’Afrique et d’Asie via la Méditerranée et les Balkans ont transité par l’Autriche pour se rendre en Allemagne depuis septembre.  La Bavière, région allemande frontalière de l’Autriche, se montre de plus en plus réticente à les accueillir et Vienne craint que les autorités allemandes ne limitent les arrivées, ce qui conduirait une partie des migrants à rester sur son territoire.  Thomas de Maizière, ministre allemand de l’Intérieur, a accusé mercredi les autorités autrichiennes de conduire de nuit des groupes de réfugiés à la frontière allemande, laissant entendre qu’il s’agissait de les aider à passer sans être repérés.  Un peu plus tôt, le chancelier autrichien, Werner Faymann, membre du Parti social démocrate, avait annoncé qu’une clôture allait être construite au point de passage de Spielfeld, à la frontière slovène, par où passent quotidiennement plusieurs milliers de migrants.   »Nous voulons pouvoir contrôler les gens et, pour cela, certaines mesures de sécurité sont nécessaires », a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres.   »Nous ne barricadons pas l’Autriche », a insisté le chancelier, soulignant que le projet restait à finaliser et qu’il n’y aurait pas de fils de fer barbelés.  Sa ministre de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, avait annoncé la veille la construction de « barrières techniques », sans parler précisément d’une clôture.  Werner Faymann, qui a fermement condamné la construction de telles clôtures aux frontières sud de la Hongrie, a souligné que celle du poste de Spielfeld serait beaucoup moins étendue.  Outre le contrôle des arrivants, l’objectif est de dissuader les migrants de venir en Autriche, a ajouté le vice-chancelier Reinhold Mitterlehner, issu des rangs conservateurs.   »Peu à peu, les migrants vont se passer le mot et faire savoir que certains Etats (…) sont à la limite de leurs capacités (d’accueil) et qu’ils procèdent à des contrôles plus étroits ainsi qu’à la mise en oeuvre de mesures de sécurité », a-t-il expliqué.  L’affluence au poste de Spielfeld a augmenté après la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Croatie, qui contraint désormais les migrants à passer

Intégration des Migrants : un marché du travail « plus flexible » (patron d’Airbus)

Intégration des Migrants : un marché du travail « plus flexible » (patron d’Airbus)

 

Ce n’est pas uniquement pour des motifs humanitaires que l’Allemagne se dit prête à accueillir  environ un million de migrants, c’est aussi pour des raisons démographiques car la population allemande est vieillissantes, les enfants peu nombreux ( u des plus faible taux de natalité d’Europe) . Du coup les migrants vont constituer une main d’ouvre jeune et dynamique et surtout auusi pas très chère, ce que propose le grand patron d’Air Bus. Et ce que pensent auusi la plupart des autres patrons. De toute manière dérégulation ou pas, le marché du travail va évoluer avec cette concurrence sur le marché du travail et peser sur les conditions sociales. Le patron d’Airbus, l’Allemand Tom Enders, a appelé dimanche l’Allemagne à plus de flexibilité sur son marché du travail, une nécessité selon lui si l’on veut intégrer les migrants. L’Allemagne, qui s’attend à accueillir jusqu’à un million de migrants en 2015, devrait être plus « pragmatique » et leur ouvrir plus largement son marché du travail, écrit Tom Enders dans une contribution au journal allemand Süddeutsche Zeitung à paraître lundi, mais dont des extraits ont été diffusés dès dimanche. « Nous devrions avoir le courage de (le) déréguler », poursuit Tom Enders prenant pour exemple le modèle mis en pratique aux Etats-Unis. Il propose notamment de faire des aménagements dans le salaire minimum, introduit en Allemagne en début d’année.

Intégration des Migrants : un marché du travail « plus flexible » (patron d’Airbus)

Intégration des Migrants : un marché du travail « plus flexible » (patron d’Airbus)

 

Ce n’est pas uniquement pour des motifs humanitaires que l’Allemagne se dit prête à accueillir  environ un million de migrants, c’est aussi pour des raisons démographiques car la population allemande est vieillissantes, les enfants peu nombreux ( u des plus faible taux de natalité d’Europe) . Du coup les migrants vont constituer une main d’ouvre jeune et dynamique et surtout auusi pas très chère, ce que propose le grand patron d’Air Bus. Et ce que pensent auusi la plupart des autres patrons. De toute manière dérégulation ou pas, le marché du travail va évoluer avec cette concurrence sur le marché du travail et peser sur les conditions sociales. Le patron d’Airbus, l’Allemand Tom Enders, a appelé dimanche l’Allemagne à plus de flexibilité sur son marché du travail, une nécessité selon lui si l’on veut intégrer les migrants. L’Allemagne, qui s’attend à accueillir jusqu’à un million de migrants en 2015, devrait être plus « pragmatique » et leur ouvrir plus largement son marché du travail, écrit Tom Enders dans une contribution au journal allemand Süddeutsche Zeitung à paraître lundi, mais dont des extraits ont été diffusés dès dimanche. « Nous devrions avoir le courage de (le) déréguler », poursuit Tom Enders prenant pour exemple le modèle mis en pratique aux Etats-Unis. Il propose notamment de faire des aménagements dans le salaire minimum, introduit en Allemagne en début d’année.

 

 

Migrants : 100 000 places d’accueil dans des centres

Migrants : 100 000 places d’accueil dans des centres

Faute de pouvoir s’accorder sur une politique immigration commune ‘(ne parlons pas de la politique pour combattre l’Etat islamique : inexistante !), avec des quotas réalistes, les chefs d4eat à la demande de Juncker ont décidé de parquer les migrants mais dans des conditions plus humanitaires avec la création de centre d’ébergement. L’Union européenne a donc annoncé la création de 100.000 places d’accueil pour les réfugiés en Grèce et dans les Balkans afin de juguler une crise migratoire sans précédent, à l’issue d’un mini-sommet réuni, hier à Bruxelles, dans un climat de tension. «On ne peut pas laisser les gens livrés à eux-mêmes, dormir dans les champs en 2015», a expliqué le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lors d’une conférence de presse avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, Antonio Guterres. «C’est l’une des plus grandes épreuves de l’Union européenne. L’Europe doit justement montrer qu’elle est un continent de valeurs et de solidarité», a plaidé Mme Merkel avant d’ajouter: «Ce soir, ce n’est qu’une pierre à l’édifice pour surmonter cette épreuve». Sur les 100.000 places d’accueil, la Grèce a accepté de créer, avec l’aide du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), 30.000 places d’accueil d’ici à la fin de l’année.

 

Migrants Slovénie : près de 60 000 en une semaine

Migrants Slovénie : près de 60 000 en une semaine

 

Près de 60 000 migrants en une semaine en Slovénie, les résultats des politiques contradictoires des Etats européens. Et des migrants qui contournent la Hongrie aux frontières fermées.  Juncker réunit un peu tardivement ce dimanche  les chefs d’Etat ou de gouvernement d’Autriche, de Bulgarie, de Croatie, de Macédoine, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie, de Serbie et de Slovénie. Mais le problème est plus large car c’est toute la politique d’immigration de l’Europe qui est en cause avec ses contradictions entre sa rhétorique humaniste et sa pratique de rejet.  Le flux de migrants arrivant en Slovénie ne se tarissait pas samedi alors que plusieurs dizaines de milliers d’entre eux entrent dans le petit état alpin dans l’espoir de prendre ensuite la direction du nord de l’Europe. En une semaine, les autorités ont comptabilisé l’entrée de 58.000 réfugiés et migrants contraints de contourner la Hongrie par l’Ouest depuis qu’elle a bouclé ses frontières. Selon la police, 9.000 d’entre eux étaient encore sur le territoire slovène ce samedi. « Je veux me rendre aux Pays-Bas. Je veux juste que ce cauchemar cesse. Nous ne pouvons plus faire demi-tour et je suis prête à tout faire pour assurer un avenir à mon fils », a expliqué Hamrein, une syrienne âgée de 20 ans, tenant contre sa poitrine un nourrisson de six mois rendu fiévreux par la baisse des températures. Hamrein fait partie d’un groupe de 2.000 migrants qui patientent près du village slovène de Rigonce dans le froid et dans le brouillard et dans l’attente de pouvoir se rendre en Autriche.Ils espèrent y parvenir dimanche, mais beaucoup d’autres sont également en chemin, 8.500 migrants étant entrés en Serbie au cours des dernières  24 heures. Leur route devrait se poursuivre à travers la Croatie, la Slovénie et enfin l’Autriche. Belgrade, Sofia et Bucarest ont menacé samedi de fermer leurs frontières si l’Allemagne fermait les siennes, exprimant leur refus de devenir une zone tampon pour les migrants. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé mercredi plusieurs dirigeants européens à se réunir dimanche à Bruxelles pour un sommet consacré à la situation des migrants dans les Balkans. Il a invité les chefs d’Etat ou de gouvernement d’Autriche, de Bulgarie, de Croatie, de Macédoine, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie, de Serbie et de Slovénie.

Migrants: l’armée pour réguler en Slovénie

Migrants: l’armée pour réguler en Slovénie

Après les discours humanistes béats, la répression ! Et l’armée en Slovénie pour bloquer les migrants. Hongrie, Croatie, Serbie, Slovénie, Autriche et même l’Allemagne freinent ou empêchent les migrants d’entrer en Europe. Du coup des milliers de migrants sont  bloqués dans les Balkans, après la fermeture par la Hongrie de sa frontière sud et le quota quotidien d’entrées que la Slovénie s’efforce de respecter. La Slovénie, l’un des plus petits pays européens, se trouve à son tour en première ligne et dépassée par l’arrivée de milliers de migrants exténués et frigorifiés, qui précèdent une nouvelle vague de candidats à l’asile partis de Turquie. Le parlement de Ljubljana a donné de nouvelles compétences à l’armée, appelée à aider la police à faire face à l’afflux de migrants à la frontière, et a demandé une aide financière à l’Union européenne, au cours d’une session extraordinaire qui s’est tenue jusqu’à mercredi à l’aube. Aux deux extrémités de la route qui mène vers l’Europe de l’Ouest, la situation est proche de la saturation. La saturation  résulte auusi de la décision des chefs d’Etats européens de renforcer le contrôle aux frontières, en fait de limiter l’accès des migrants tout en affirmant le droit d’asile.  La Slovénie, qui a annoncé qu’elle n’accepterait que 2.500 nouveaux migrants par jour, en a laissé entrer 5.000 lundi en provenance de Croatie. Plus de 10.000 migrants sont bloqués en Serbie, a déclaré le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et d’autres sont en chemin. « C’est comme un fleuve de personnes; si vous arrêtez le flot, vous avez des inondations quelque part. C’est ce qui se produit «  a déclaré un porte-parole du HCR, Melita Sunjic, à la frontière serbo-croate, où 2.000 personnes étaient contraintes d’attendre dans le no man’s land boueux et jonché d’immondices.  Après la fermeture vendredi par la Hongrie de sa frontière avec la Croatie, le flot de migrants a été dévié vers la Slovénie. De là, les réfugiés souhaitent se rendre en Autriche, puis en Allemagne. Mais la Slovénie, pays de deux millions d’habitants, a imposé un quota maximum de 2.500 entrées par jour sur son territoire. Elle dit ne pas vouloir accueillir plus de migrants sur son territoire que le nombre de ceux qui peuvent en sortir pour entrer en Autriche. Vienne a démenti avoir réduit le nombre de réfugiés qu’elle accepte quotidiennement. La limitation de 2.500 personnes par jour imposée par la Slovénie a contraint la Croatie, elle aussi membre de l’Union européenne, à réduire les entrées en provenance de Serbie.  Quelque 700.000 migrants devraient atteindre cette année les rivages de l’Europe, en provenance d’Afrique, du Proche-Orient ou d’autres pays d’Asie, selon le projections de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ce qui crée des tensions au sein de l’Union européenne qui n’a réussi à se mettre d’accord pour l’instant sur la répartition entre ses membres que d’une petite partie de ces réfugiés ( 120 000 sur 700 000 ou un million ) ! .

Migrants : l’Allemagne divisée

Migrants : l’Allemagne divisée

 

Merkel s’et certainement emballée en déclarant que l’Allemagne était prête à accueillir environ un million de migrants. D’autant quelle a ensuite fait marche arrière en adhérant l’idée du rétablissement ducontrôles des frontières pour les nouveaux arrivants et même en encourageant la Turquie à les retenir. En face il y a les populistes notamment de PEGIDA racistes et islamophobes Au milieu sans doute comme en France une majorité qui s’interroge sur la capacité et le rythme d’intégration des nouveaux arrivants. Mais comme d’habitude ce sont les extrêmes qui manifestent.  Des milliers de partisans du mouvement anti-immigration Pegida ont donc manifesté lundi soir à Dresde, dans l’est de l’Allemagne, contre la politique d’asile du gouvernement de la chancelière Angela Merkel. La police n’a pas communiqué de chiffre de participation mais les médias allemands évaluaient entre 15.000 et 20.000 le nombre de personnes présentes, ce qui en ferait le plus important rassemblement de Pegida à Dresde depuis des mois. Cela est moins cependant que les 25.000 qui s’étaient réunis un soir de janvier dernier. Dans le même temps, 14.000 personnes ont pris part à une contre-manifestation, en exhortant la population à tendre la main aux réfugiés qui affluent en Allemagne. Les partisans de Pegida (Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident), réunis sur la place devant le célèbre opéra Semper, agitaient des drapeaux allemands et brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire « Merkel doit s’en aller! » et « Chacun doit avoir son propre pays, et non pas un morceau de l’Allemagne! ». Pendant le discours de Lutz Bachmann, dirigeant de Pegida et coorganisateur de la manifestation, de nombreux participants ont scandé « Merkel doit partir! » et « Traîtres à la patrie! » Les forces de police, massivement présentes, ont pris position entre les partisans de Pegida et la contre-manifestation organisée pour défendre la politique de la chancelière en faveur des migrants. Pegida organise des manifestations depuis un an à Dresde et celles-ci, après avoir fléchi, connaissent un regain depuis que des migrants affluent massivement en Allemagne via les Balkans.

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