Archive pour le Tag 'migrants'

Migrants Calais: L’arrêté contre la distribution de repas suspendu

Migrants Calais: L’arrêté contre la distribution de repas suspendu

 

Dans son jugement, le tribunal administratif de Lille  estime que la décision de la mairie avait pour effet « de priver une population en très grande précarité d’une assistance alimentaire vitale » et affirme que les décisions de la mairie n’étaient pas proportionnées, adaptées et nécessaires. Le tribunal évoque aussi « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir, à la liberté de réunion ». « L’arrêté est cassé, pour nous c’est une petite victoire », a déclaré à Reuters Yann Manzi, l’un des fondateurs de l’association Utopia 56. « On est très contents, le droit humain est respecté, on va continuer à faire de l’humanitaire, à penser aux êtres humains », a-t-il ajouté. « Cette décision n’entame pas ma détermination à protéger les Calaisiens et Calaisiennes. Je reste convaincue de l’urgente nécessité de tout mettre en œuvre pour empêcher la reconstitution de points de fixation » a réagi la maire de Calais Natacha Bouchart dans un communiqué. La maire Les Républicains de Calais avait pris le 2 mars dernier un arrêté municipal interdisant les rassemblements dans les zones de distribution de repas par les bénévoles des associations humanitaires présentes dans la ville. Natacha Bouchart avait expliqué qu’elle craignait un appel d’air et un point de fixation des migrants. L’arrêté mettait par ailleurs en avant les risques de « tensions permanentes entre les ethnies ». Plusieurs associations mobilisées à Calais avaient alors saisi le tribunal administratif de Lille.

Fin des camps de migrants en France ? (Hollande)

Fin des camps de migrants en France ? (Hollande)

C’est la promesse de François Hollande qui ne veut plus tolérer de campement sauvage. Une promesse pas facile à tenir car à chaque démantèlement des transferts de population s’opèrent  vers de nouveaux lieux. À Calais par exemple on ce félicite d’avoir « mis à l’abri «  000 à 6000 personnes » mais la population totale de la jungle  de Calais comportait de 3000 personnes supplémentaires. Et comme par hasard 2 à 3000 personnes supplémentaires se sont regroupés ces jours derniers à Paris. La problématique n’est pas simple car la vraie question est de réguler des flux migratoires qui augmentent en fonction de l’intensité des risques : guerre, conflit ethnique, misère sociale. Parmi les migrants des réfugiés, c’est-à-dire victimes de la guerre mais autant sans doute victimes de la misère sociale. Pour réduire les flux migratoires encore faudrait-il s’attaquer sérieusement à ces deux fléaux et pas seulement avec des discours ou des postures.  La France ne tolérera plus de camp de migrants sur son territoire, a déclaré samedi François Hollande, confirmant l’intention du gouvernement de procéder à l’évacuation d’un nouveau campement à Paris dans le sillage de celle, toujours en cours, de la « jungle » de Calais. Entamée lundi dernier, l’opération de démantèlement du campement de Calais, où vivaient plusieurs milliers de migrants dans des abris de fortune, devrait prendre fin ce lundi. Au total, 5.000 personnes qui s’y trouvaient ont été répartis dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) disséminés sur le territoire. « Nous ne pouvions plus tolérer les camps et nous n’en tolérerons pas », a dit le chef de l’Etat à presse à l’issue d’une visite du centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire). « Il y en a aussi à Paris et nous aurons à les évacuer », a-t-il ajouté, précisant que seuls quelques-uns de ces migrants venaient de Calais. Entre 2.000 et 2.500 migrants auraient rejoint le campement sauvage qui s’est formé ces derniers jours dans le nord-est de Paris, dans le quartier de Stalingrad.

Migrants: une majorité de Français ne veulent pas , pourquoi ?

 

 

Selon un sondage Elabe,  57% des Français, contre 43%, s’opposent à ce que la France accueille une part des migrants et réfugiés qui ont afflué en Europe notamment  en provenance de Syrie.. Des français ne veulent pas davantage de migrants en provenance d’autres régions. On pourrait en conclure que les Français sont égoïstes voire racistes. En vérité les Français sont sensibles à cette tragédie que  représente l’immigration surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Leur avis est surtout motivé par le fait  que la France se montre  complètement incapable d’assimiler certaines  populations d’origine étrangères. Certes beaucoup parviennent à s’intégrer mais sans doute tout autant voir davantage sont à l’origine de la création de zones de non-droit où la sécurité et la civilité sont en permanence menacée. Des zones où l’État ne pénètre que rarement d’ailleurs où se  développent la criminalité,  des commerces illicites comme celui du trafic de drogue. Officiellement ces zones dites sensibles seraient au nombre d’environ 750, c’est-à-dire en moyenne 7 par département. En réalité il faudrait en compter plusieurs milliers. Même dans nombre de petites villes de 10 000 à 20 000 habitants on compte un ou plusieurs quartiers devenus des zones de non-droit et où il ne fait pas bon de sortir ou d’entrer après 22 heures. Les habitants les plus socialisés quittent progressivement ces quartiers, nombre d’appartements ne sont plus occupés car les conditions de cohabitation sont intolérables. La plupart des hommes politiques qui parlent de plan de rénovation, de réhabilitation, ne connaissent pas grand-chose des réalités de ces quartiers. Bien sûr ils n’y vivent  pas et ils résident  très loin. Ce sont ces « sauvageons » comme les appelle Jean-Pierre Chevènement qui alimentent les réticences françaises car leur comportement remet en cause l’harmonie des relations entre les groupes et les individus. Mon propos pourra être facilement qualifié de raciste par les sophistes qui théorisent sur l’immigration. Je précise toutefois que je suis marié avec l’une de ses réfugiés en provenance d’Afrique Noire où j’ai été coopérant bénévole pendant 10 ans.

 

Migrants : pas des camps mais des centres (Hollande)

Migrants : pas des camps mais des centres (Hollande)

 

 

Hollande a promis de supprimer les camps pour leur substituer des centres plus respectueux de la dignité humaine. Point une promesse qui d’après lui devrait concerner 80 000 migrants considérés comme réfugiés. En fait le nombre  de migrants annuels dépasse les 200 000 et il est très difficile de faire la distinction entre les réfugiés politiques et les réfugiés économiques. La vraie question qui se pose c’est la capacité de la France à assimiler réellement ces populations alors qu’elle se montre incapable d’intégrer le million de personnes d’origine étrangère qui vivent  dans les zones de non-droit des banlieues de toutes les villes. Les camps démantelé, a promis samedi François Hollande, qui a défendu la répartition des demandeurs d’asile dans des petits centres éparpillés en France, dénoncée par une partie de la droite. Le chef de l’Etat visitait donc  un de ces 164 centres d’accueil et d’orientation (CAO) de réfugiés, à Tours (Indre-et-Loire), avec les ministres de l’Intérieur, de la Santé et du Logement, Bernard Cazeneuve, Marisol Touraine et Emmanuelle Cosse, deux jours avant d’aller lui-même à Calais. Le sort de la « jungle » de Calais, où les candidats à la primaire de droite pour l’élection présidentielle de 2017 ont défilé ces derniers temps, et plus généralement la question de l’immigration, sont des thèmes au coeur de cette pré-campagne. Au CAO de Tours, François Hollande a dit avoir recueilli le témoignage de réfugiés passés par Calais, où ils ont vécu « dans des conditions extrêmement difficiles », indignes et également inacceptable pour les Calaisiens, a-t-il dit. « Il était donc important que nous puissions, à ceux qui relèvent du droit d’asile, proposer une solution pour qu’ils ne soient pas dans ces conditions », a-t-il poursuivi. Il a estimé que les « campements » comme celui de Calais avait trop longtemps été une « solution de facilité ». « Il ne peut pas y avoir en France de camp. Et donc ceux qui demandeurs d’asile à Calais seront (répartis) dans ces structures », a ajouté François Hollande. « Au cours des prochaines semaines, ce sera fait. » Selon les associations d’aide aux réfugiés, plus de 10.000 migrants vivent aujourd’hui dans la « jungle » de Calais, d’où nombre d’entre eux tentent quotidiennement de passer en Grande-Bretagne par le tunnel sous la Manche. Bernard Cazeneuve a annoncé le 14 septembre que le gouvernement était à la recherche de 9.000 places. Hollande a évalué à environ 80.000 le nombre actuel de demandeurs d’asile en France, qui doivent bénéficier, selon lui, de formalités leur permettant d’être intégrés en France avec leur famille. Ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile ont vocation a être reconduits (avec Reuters)

Migrants: Une majorité de Français n’en veulent pas , pourquoi ?

Une majorité de Français ne veulent pas  des migrants , pourquoi ?

 

Selon un sondage Elabe,  57% des Français, contre 43%, s’opposent à ce que la France accueille une part des migrants et réfugiés qui ont afflué en Europe notamment  en provenance de Syrie.. Des français ne veulent pas davantage de migrants en provenance d’autres régions. On pourrait en conclure que les Français sont égoïstes voire racistes. En vérité les Français sont sensibles à cette tragédie que  représente l’immigration surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Leur avis est surtout motivé par le fait  que la France se montre  complètement incapable d’assimiler certaines  populations d’origine étrangères. Certes beaucoup parviennent à s’intégrer mais sans doute tout autant voir davantage sont à l’origine de la création de zones de non-droit où la sécurité et la civilité sont en permanence menacée. Des zones où l’État ne pénètre que rarement d’ailleurs où se  développent  des commerces illicites comme celui du trafic de drogue. Officiellement ces zones dites sensibles seraient au nombre d’environ 750, c’est-à-dire en moyenne 7 par département. En réalité il faudrait en compter plusieurs milliers. Même dans nombre de petites villes de 10 000 à 20 000 habitants on compte un ou plusieurs quartiers devenus des zones de non-droit et où il ne fait pas bon de sortir ou d’entrer après 22 heures. Les habitants les plus socialisés quittent progressivement ces quartiers, nombre d’appartements ne sont plus occupés car les conditions de cohabitation sont intolérables. La plupart des hommes politiques qui parlent de plan de rénovation, de réhabilitation, ne connaissent pas grand-chose des réalités de ces quartiers. Bien sûr ils n’y vivent  pas et ils résident  très loin. Ce sont ces « sauvageons » comme les appelle Jean-Pierre Chevènement qui alimentent les réticences françaises car leur comportement remet en cause l’harmonie des relations entre les groupes et les individus. Mon propos pourra être facilement qualifié de raciste par les sophistes qui théorisent sur l’immigration. Je précise toutefois que je suis marié avec l’une de ses réfugiés en provenance d’Afrique Noire où j’ai été coopérant bénévole pendant 10 ans.

 

Une majorité de Français ne veulent pas des migrants de Syrie, pourquoi ?

Une majorité de Français ne veulent pas  des migrants de Syrie, pourquoi ?

 

Selon un sondage Elabe,  57% des Français, contre 43%, s’opposent à ce que la France accueille une part des migrants et réfugiés qui ont afflué en Europe en provenance de Syrie.. Des français ne veulent pas davantage de migrants en provenance d’autres régions. On pourrait en conclure que les Français sont égoïstes voire racistes. En vérité les Français sont sensibles à cette tragédie que  représente l’immigration surtout lorsqu’il s’agit de réfugiés. Leur avis est surtout motivé par le fait  que la France se montre  complètement incapable d’assimiler certaines  populations d’origine étrangères. Certes beaucoup parviennent à s’intégrer mais sans doute tout autant voir davantage sont à l’origine de la création de zones de non-droit où la sécurité et la civilité sont en permanence menacée. Des zones où l’État ne pénètre que rarement d’ailleurs où se  développent  des commerces illicites comme celui du trafic de drogue. Officiellement ces zones dites sensibles seraient au nombre d’environ 750, c’est-à-dire en moyenne 7 par département. En réalité il faudrait en compter plusieurs milliers. Même dans nombre de petites villes de 10 000 à 20 000 habitants on compte un ou plusieurs quartiers devenus des zones de non-droit et où il ne fait pas bon de sortir ou d’entrer après 22 heures. Les habitants les plus socialisés quittent progressivement ces quartiers, nombre d’appartements ne sont plus occupés car les conditions de cohabitation sont intolérables. La plupart des hommes politiques qui parlent de plan de rénovation, de réhabilitation, ne connaissent pas grand-chose des réalités de ces quartiers. Bien sûr ils n’y vivent  pas et ils résident  très loin. Ce sont ces « sauvageons » comme les appelle Jean-Pierre Chevènement qui alimentent les réticences françaises car leur comportement remet en cause l’harmonie des relations entre les groupes et les individus. Mon propos pourra être facilement qualifié de raciste par les sophistes qui théorisent sur l’immigration. Je précise toutefois que je suis marié avec l’une de ses réfugiés en provenance d’Afrique Noire où j’ai été coopérant bénévole pendant 10 ans.

 

 

Migrants : le piège de Calais

Migrants : le piège de  Calais

Situation à la fois dramatique et ubuesque à Calais où près de 10 000 migrants se trouvent  coincés par la France. Un chiffre d’ailleurs approximatif mais qui ne cesse de grossir puisqu’en juin les services officiels de l’État dénombraient moins de 5000 migrants. Des migrants qui ne veulent pas rester en France mais qu’on empêche de se rendre en Grande-Bretagne puisque la France a décidé de gérer la frontière britannique suite à l’accord passé par Sarkozy avec le Royaume-Uni. Du coup à chaque démantèlement d’un camp, un autre se constitue un peu plus loin. Une situation d’autant plus contradictoire que la Grande-Bretagne a décidé de quitter l’union économique et n’appartient pas à l’espace Schengen. Bref une situation sans issue, inadmissible et indigne  Dans un  communiqué, la Préfecture du Pas-de-Calais explique que  »l’installation durable sur le campement de la Lande de Calais qui devra, à terme, être démantelée, ne peut en aucun cas être considéréé comme un projet de vie acceptable ». Pour autant la préfecture n’esquisse aucune solution durable. Elle indique ainsi clairement que la « jungle », dont la partie sud a été fermée cet hiver, sera à terme complètement démantelée, comme l’avait laissé entendre récemment la maire de la ville, Natacha Bouchart, après des contacts avec le ministère de l’Intérieur Cette perspective inquiète les humanitaires, qui redoutent que les milliers de migrants en quête d’un passage vers le Royaume-Uni ne se disséminent autour de Calais dans de mauvaises conditions d’hygiène et de sécurité.  Depuis le début de l’été, l’Etat a ordonné des contrôles systématiques sur les points de vente installés sur la Lande et décidé la fermeture de plusieurs d’entre eux. La Préfecture annonce d’autre par son intention de saisir « à bref délai » le Conseil d’Etat de l’interdiction qui lui a été signifiée par le tribunal administratif de Lille de continuer ces fermetures.

(avec Reuters)

Record de migrants morts en Méditerranée

Record de  migrants morts en Méditerranée

 

 

Un double record celui du nombre de migrants depuis le début de l’année et celui du nombre de morts noyés en Méditerranée. De quoi illustrer l’impuissance de l’Europe d’une part à mettre en œuvre une politique de migration régulée, d’autre part à empêcher des drames humains tellement banalisés que les médias n’en parlent pratiquement plus. La problématique n’est évidemment pas simple car la vague de migration est liée d’une part au conflit du Moyen-Orient,  d’autre part à la misère économique notamment en Afrique de l’Est et dans les régions du Sahel. Pour avoir déstabilisé les dictatures en place ( Libye, Irak Syrie)  les occidentaux ont créé les conditions d’un terrible exode, exode par ailleurs souvent mortel. Second facteur négatif l’incapacité totale de l’Occident à mettre en œuvre des politiques de développement pour favoriser les économies locales et maintenir les populations sur place. En cause,  l’insuffisance des moyens de la politique de développement et des institutions dont certains représentants confondent coopération et tourisme ;  dans le même temps où de très petites structures privées se battent avec de très petits moyens pour des résultats autrement plus significatifs. Près de 2.900 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée au cours du premier semestre 2016, le plus meurtrier jamais enregistré, rapporte vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le nombre de décès en mer a presque doublé par rapport aux six premiers mois de 2015, où 1.838 migrants avaient péri ou avaient été portés disparus. En 2014, l’OIM avait comptabilisé 743 morts au premier semestre. Les six premiers mois de cette année, 225.665 migrants ont atteint les côtes italiennes, grecques, chypriotes ou espagnoles. L’année dernière à la même période, l’OIM dénombrait 146.000 arrivées par la mer.

(Avec Reuters)

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

Migrants : 93 milliards d’euros d’ici à 2020 pour l’Allemagne

 

Le gouvernement allemand prévoit de dépenser quelque 93,6 milliards d’euros d’ici la fin 2020 pour l’accueil des demandeurs d’asile, rapporte samedi l’hebdomadaire Der Spiegel, citant un document émanant du ministère fédéral des Finances en vue de négociations avec les seize Länder. Les calculs du ministère comprennent le coût lié à l’hébergement et l’intégration des réfugiés ainsi que celui de mesures visant à s’attaquer aux racines de l’exode de milliers de migrants et réfugiés des régions frappées par la guerre ou la pauvreté. L’Allemagne a accueilli l’an dernier plus d’un million de réfugiés, principalement en provenance de Syrie et d’autres zones de conflit. Le nombre d’arrivées s’est réduit cette année, en partie grâce à un accord passé en mars entre l’Union européenne et Ankara, qui prévoit le renvoi vers la Turquie des migrants arrivant dans les îles grecques. Le gouvernement allemand prévoit l’arrivée de 600.000 migrants cette année, de 400.000 migrants en 2017 et de 300.000 migrants dans chacune des années suivantes, montre le document du ministère. Il s’attend à ce que 55% des réfugiés régularisés trouvent un emploi après cinq ans. Un porte-parole du ministère des Finances n’a pas souhaité commenter ces chiffres, soulignant que les discussions étaient en cours entre Berlin et les Länder. Une nouvelle réunion est programmée le 31 mai pour débattre de la répartition des coûts entre autorités fédérales et régionales. Le gouvernement fédéral et les Länder sont en désaccord sur le coût de la crise des réfugiés et sur la part que Berlin devrait financer. Les Länder se plaignent de ne pouvoir faire face à l’afflux de réfugiés. Selon Der Spiegel, ils s’attendent à payer 21 milliards d’euros cette année, et jusqu’à 30 milliards d’euros d’ici 2020. Le coût annuel de la gestion de la crise migratoire s’élèverait à 20,4 milliards d’euros en 2020, contre 16,1 milliards cette année, ajoute le document.

(Avec Reuters)

 

Migrants : l’accord l’accord UE-Turquie inapplicable

Migrants : l’accord l’accord UE-Turquie inapplicable

 

 

L’union européenne et surtout Angela Merkel ont cru se débarrasser de la question des migrants en en confiant la régulation à la Turquie. Une manière évidemment de fuir ses responsabilités dans la plus grande hypocrisie car chacun sait que la Turquie n’a ni les moyens ni la volonté de faire ce travail qui incombe à l’Europe. Cela d’autant plus que la Turquie ne dispose pas d’arsenal juridique pour assurer la protection des réfugiés.  Du coup en Grèce les réfugiés continuent d’affluer à raison d’environ 50 000 par mois et rien n’a été mis en place ni en Turquie ni en Grèce à la fois pour les accueillir et pour traiter leur demande de réfugiés, bref c’est la pagaille la plus totale.  Tout le monde sait que la Turquie est une véritable passoire qui permet les flux migratoires ;  une grande partie des réfugiés de la Syrie, d’Irak voire des Balkans ou d’Asie  passe par la Turquie ;  du coup faute de réels moyens de contrôler ses frontières extérieures l’union économique propose de l’argent aux turcs pour qu’ils retiennent ces migrants, aussi qu’ils améliorent  leur accueil et les renvoient  éventuellement chez eux. On peut sans doute s’interroger sur cette politique dont le coût sera assez significatif. Peut-être les sommes concernées seraient-elles plus utiles pour financer le contrôle aux frontières européennes. Mais ce n’est pas le choix de l’union européenne qui offrirait contre un  accord à Ankara des financements et une relance des négociations d’adhésion en échange de sa promesse de contribuer à endiguer le flot de migrants arrivant en Europe. En échange de son implication dans la plus grave crise migratoire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement turc recevra trois milliards d’euros d’aide européenne pour financer la prise en charge des migrants se trouvant sur son territoire (ce montrant pourra être révisé ultérieurement en tenant compte des évolutions). De même, Ankara obtient la réouverture dès le mois prochain d’un nouveau chapitre des négociations sur une adhésion de la Turquie, dans l’impasse depuis 2005  Selon Donald Tusk, environ 1,5 million de personnes sont entrées illégalement dans l’UE en 2015. La plupart ont transité par la Turquie, faisant de ce pays un partenaire indispensable et incontournable, au point que des diplomates européens se demandaient samedi soir si Ankara, conscient de son statut central dans ce dossier, ne produirait pas de nouvelles demandes. D’après le projet d’accord, les Européens prévoient de verser 3 à 6 milliards d’euros à la Turquie pour les 12 à 24 mois prochains en souhaitant qu’Ankara utilise cette enveloppe pour améliorer le quotidien des 2,3 millions de Syriens réfugiés sur son sol de sorte qu’ils soient moins incités à s’embarquer pour la Grèce, pays de « première arrivée » dans l’UE. L’UE veut aussi que le gouvernement turc rende la traversée de Turquie vers les îles grecques plus difficile et qu’il empêche d’entrer les Afghans et autres migrants asiatiques qui passent par la Turquie pour se rendre en Europe. Bruxelles veut enfin que la Turquie tienne sa promesse de reprendre les migrants qui ont réussi à atteindre la Grèce mais qui ensuite ne réussissent pas à obtenir l’asile politique. De son côté, la Turquie souhaite davantage de fonds. L’offre originelle de l’UE portait sur trois milliards d’euros sur deux ans. Autre concession à la Turquie : Si Ankara remplit ses obligations, les ressortissants turcs obtiendront plus facilement des visas pour se rendre en Europe .Mais sur le terrain en Grèce c’est toujours la plus grande pagaille. Des centaines de réfugiés et migrants ont manifesté vendredi sur l’île grecque de Chios tandis que des organisations de défense des droits de l’homme soulignaient les obstacles à l’application, prévue lundi, de l’accord contesté entre l’Union européenne et Ankara sur le renvoi de demandeurs d’asile vers la Turquie. « Ils disent qu’ils ne veulent pas retourner en Turquie et qu’ils ont des craintes pour leur sécurité après les affrontements d’hier dans le ‘hot spot’ », a dit un responsable de la police de Chios en utilisant le terme choisi par l’UE pour désigner les centres d’enregistrement devenus ces dernières semaines des lieux de rétention administrative. « Tout à leur hâte de sceller leurs frontières, les dirigeants de l’UE ont délibérément fermé les yeux sur un fait très simple : la Turquie n’est pas un pays sûr pour les réfugiés syriens et la situation se dégrade en outre de jour en jour », a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. Le HCR a dénoncé la détérioration de la situation dans les « hot spots » de Lesbos et Samos ainsi que dans le port athénien du Pirée et à Idomeni, à la frontière de la Macédoine. La Commission européenne a déclaré enquêter sur ces accusations et dit vouloir aborder le sujet avec les autorités turques. « Les préparatifs sont bien engagés pour assurer que le retour des personnes dont la demande d’asile a été déclarée inacceptable et de celles qui n’ont pas demandé de protection puisse débuter avec la réinstallation de Syriens depuis la Turquie le 4 avril », a rassuré naïvement  Mina Andreeva, porte-parole de l’exécutif communautaire.

Flux de migrants : la Grèce complètement débordée

Flux de migrants : la Grèce complètement débordée

 

Théoriquement l’accord passé entre l’Union économique et la Turquie permet désormais de réguler le flux des migrants. La réalité sur le terrain est tout autre, la Grèce est complètement débordée par l’arrivée des réfugiés qui représentent 50 000 personnes nouvelles par mois. Complètement désorganisé et corrompu,  l’Etat grec ne peut évidemment faire face à la gestion de ses migrants d’autant que la Grèce n’a pas encore réglé la question fondamentale de sa dette tant avec l’union européenne qu’avec le fonds monétaire international. La Grèce a donc d’autres priorités que le contrôle des frontières de l’Europe ou la gestion des flux migratoires en outre l’accord passé -surtout imposé par Merkel- entre l’union économique et la Turquie est complètement illusoire, scandaleux et presque surréaliste. La Turquie sera en effet chargée d’échanger un migrant présent sur son sol mais  en situation régulière contre la réexpédition par la Grèce d’un migrant en situation irrégulière. En outre les visas pour les turques se rendant dans l’union européenne seront libéralisés. Pour résumer l’Union économique a sous-traité la gestion des flux migratoires à la Turquie déjà incapable de contrôler ses propres frontières sans parler de sa position ambiguë vis-à-vis de l’État islamique. La Grèce a donc demandé lundi l’aide logistique de ses partenaires européens pour la mise en œuvre de l’accord conclu la semaine dernière par l’Union européenne et la Turquie pour enrayer l’afflux de migrants, qui ne tarit pas. Des responsables turcs sont par ailleurs arrivés sur l’île grecque de Lesbos, en mer Égée, pour contribuer à l’application de cet accord. Lundi, au lendemain de son entrée en vigueur, 1.662 personnes étaient arrivées sur les îles grecques à 07h00 locales (05h00 GMT), soit deux fois plus que la veille, selon les autorités. « Nous devons agir très vite et avec coordination dans les jours qui viennent pour obtenir le meilleur résultat possible. L’aide en ressources humaines doit arriver rapidement », a souligné le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à l’issue d’un entretien avec le commissaire européen à la Migration et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. « Nous sommes à un tournant (…). La gestion de la crise des réfugiés pour l’Europe dans son ensemble dépend des progrès et des succès de cet accord », a souligné Dimitri Avramopoulos, ajoutant que la France, l’Allemagne et les Pays-Bas avaient promis d’envoyer du personnel. Quatre mille personnes, dont 2.300 venant des autres Etats membres de l’UE, doivent participer au dispositif logistique prévu dans le cadre de l’accord. Le texte adopté vendredi à Bruxelles ne dit rien du sort des 47.000 migrants bloqués en Grèce qui sont arrivés avant son entrée en vigueur et autant arrivent chaque mois. 

Migrants-Turquie : non à un mauvais accord (Premier ministre belge)

Migrants-Turquie : non à un mauvais accord (Premier ministre belge)

Les pays de l’union européenne avec la Turquie sur la gestion des flux migratoires. Un accord imposé par Merkel qui suscite cependant scepticisme et même opposition de nombre de pays de l’union européenne par exemple l’opposition de la Belgique. Il semble bien en effet que cet accord comporte encore un certain nombre d’ambiguïtés et même d ‘opposition témoin la position du premier ministre belge Je le dis clairement : je préfère pas d’accord du tout qu’un mauvais accord  », a indiqué le Premier ministre Charles Michel. Les contours de l’accord sur lequel se pencheront les dirigeants européens ont été dessinés lors d’un sommet UE-Turquie la semaine dernière. Le Premier ministre turc s’est engagé, au nom de son pays, à reprendre les réfugiés arrivés de manière irrégulière sur les îles grecques, en échange de plusieurs contreparties, dont une libéralisation des visas et l’ouverture de nouveaux chapitres dans le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE. «  Il n’est pas question de brader nos valeurs  », a déclaré Charles Michel. Il ne pourra y avoir un «  accord stratégique que si tout le monde respecte ses engagements  ». «  La Turquie demande beaucoup, et je n’accepte pas une négociation qui ressemble parfois à une forme de chantage  », a-t-il poursuivi. «  Nous allons être très fermes, très déterminés à défendre les intérêts européens. » La Belgique est prête à faire plus, mais pas avant d’avoir vu des résultats concrets, notamment dans la lutte contre les trafiquants, a souligné le Premier ministre, appelant les dirigeants européens à «  défendre une position commune  ».  Le Premier ministre se dit «  préoccupé par la proposition de libéraliser les visas  », ce qui permettrait aux citoyens turcs de voyager en Europe sans avoir besoin de visa, et aux citoyens européens d’aller en Turquie sans visa aussi. «  Il ne doit pas y avoir de libéralisation des visas sans certitudes que toutes les conditions sont remplies  », a-t-il martelé. Sa préoccupation était notamment partagée par le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, et le président français, François Hollande, qui ont également évoqué ce sujet à leur arrivée. La Turquie doit remplir une septantaine de critères pour pouvoir obtenir cette libéralisation, mais elle n’en rencontre actuellement même pas la moitié. L’une des conditions nécessaires est qu’elle reconnaisse Chypre, ce qu’elle se refuse à faire depuis qu’elle a envahi le nord de l’île en 1974. Le président chypriote, Nicos Anastasiades, a indiqué à son arrivée qu’il pourrait y avoir un accord «  si la Turquie remplit ses obligations dans le cadre du protocole d’Ankara  », signé en 2005 et qui prévoit notamment la reconnaissance de Chypre. « Mais sans ça, nous pourrions n’avoir rien du tout. » Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a pour sa part estimé qu’il était crucial qu’un accord soit obtenu à l’issue de ce sommet. «  Il n’y a pas d’alternatives  », a-t-il insisté. La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite a reconnu qu’elle comprenait et qu’elle soutenait même certaines critiques énoncées à l’encontre de l’accord de principe dégagé lors du sommet du 7 mars. «  La solution proposée sera très difficile à implémenter et elle se situe de surcroît à la limite du droit international  », a affirmé la cheffe d’Etat. De son côté, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a dit espérer un accord «  pour réduire ou interrompre les flux de réfugiés illégaux, mais aussi pour permettre la création d’une route robuste et légale  ». Il a également plaidé pour «  l’accélération des relocalisations  ». Le Premier ministre britannique, David Cameron, a quant à lui affirmé qu’il était favorable à l’idée de renvoyer les migrants des îles grecques vers la Turquie afin de casser le «  business model  » des passeurs. Il a ensuite rappelé que son pays menait sa propre politique migratoire et qu’il ne changerait pas son approche dans ce domaine.

Migrants -Sommet turco-européen : l’UE doit s’imposer et non s’incliner (Hadrien Desuin, expert en relations internationales)

Migrants -Sommet turco-européen : l’UE doit s’imposer et non s’incliner (Hadrien Desuin, expert en relations internationales)

Hadrien Desuin dénonce à juste titre la soumission de l’UE vis-à-vis de la Turquie à propos de la négociation sur les migrants. (Interview Le Figaro). 

 

Angela Merkel, Donald Tusk et Ahmet Davutoglü forment le nouveau trio de tête de l’Union européenne. Chancelière allemande, président du conseil européen et premier ministre turc multiplient les rencontres et souhaitent imposer leur feuille de route aux 27 partenaires européens de nouveau réunis en sommet.

La situation migratoire est grave, l’hiver n’a pas ralenti le flux continu des migrants. Lesquels sont chaleureusement accueillis par une myriade d’associations d’extrême gauche qui ne veulent plus de frontières. Et le printemps est déjà là.

La culture consensuelle de négociation à l’allemande croit pouvoir trouver un compromis avec la Turquie malgré les nombreux faux bonds qu’elle a eu à subir par le passé. Désavouée par les élections régionales, menacée dans son propre parti, Angela Merkel a déjà annoncé qu’elle ne changera pas sa politique de «bord du gouffre». La grand-mère de l’Europe entend assumer ses erreurs passées jusqu’au bout, quitte à s’entêter. Elle compte bien poursuivre sa politique irresponsable de portes ouvertes aux réfugiés qui font une demande régulière. C’est méconnaître les effets pervers du système très généreux du «droit d’asile».

On ne peut pas négocier avec la Turquie comme on négocie avec la Suisse et le Canada. Comment peut-on faire confiance à un pays qui bafoue les droits de sa propre population et qui n’a aucun intérêt à garder sur son sol une population étrangère ?

Or, on ne peut pas négocier avec la Turquie comme on négocie avec la Suisse et le Canada. Comment peut-on faire confiance à un pays qui bafoue les droits de sa propre population et qui n’a aucun intérêt à garder sur son sol une population étrangère? La Turquie, faut-il le rappeler, est dirigée par une oligarchie autoritaire qui a verrouillé la presse et l’ensemble des corps intermédiaires. Et on voudrait en faire la gardienne humanitaire de l’Europe? Il y a quelques jours encore, le journal Zaman a été placé sous contrôle par une autorité judiciaire aux ordres. Ce n’est pas avec un nouveau chèque de 3 milliards d’euros qu’on rassasie une police aux frontières corrompues. Plus l’Allemagne donne et plus la Turquie réclame. En échangeant une demande d’asile légale contre un migrant illégal, l’Europe se lie les mains d’avance.

La Turquie est une des premières responsable du drame syrien. A ce titre, l’Europe doit sanctionner et non pas plier.

La Turquie ne se contente pas d’une aumône même chiffrée en milliards. L’Europe s’apprête à lui donner des visas. Dans un pays en guerre civile dans le quart sud-est de son territoire (le Kurdistan turc) et tout à fait «daechisé» à sa frontière avec le territoire de l’État islamique, donner des visas est parfaitement ahurissant. Ce serait doubler l’immigration illégale d’entrées légales massives. L’espace Schengen est déjà ingérable et on envisage de l’ouvrir à la Turquie? C’est folie. La Turquie est une des premières responsable du drame syrien. A ce titre, l’Europe doit sanctionner et non pas plier. Il n’y a plus d’accommodements possibles avec Ankara. Ce n’est pas avec l’appât de l’ouverture de chapitres d’adhésion à l’UE qu’on fera changer le pompier pyromane turc. On ne fait que surenchérir ses gains. Désormais il faut sanctionner la Turquie et cesser de biaiser et reculer. Sanctions économiques d’abord puisque rien n’est fait depuis un an. Sanctions politiques ensuite avec une clôture définitive des négociations d’entrée à l’UE ou un boycott du G20. Bref, il ne faut pas ouvrir les chapitres d’adhésion, il faut les fermer jusqu’à nouvel ordre. Ceci passe par un discours nettement plus ferme sur la répression anti-kurde en cours, largement responsable de la vague de réfugiés. Quant à la fédéralisation syrienne vivement combattue par Ankara mais soutenue par la Russie, il serait de bon ton également de brandir la menace d’une reconnaissance de l’autonomie kurde en Syrie. L’Europe a de multiples cartes dans son jeu pour faire évoluer la Turquie. Armement des milices kurdes syriennes, introduction des kurdes syriens au sein des négociations de Genève, sanctions économiques, gel des négociations d’adhésion… Dans le bras de fer avec la Turquie, il faut montrer ses muscles ou c’est la gifle assurée sur les deux joues.

Accord avec la Turquie des migrants : François Hollande se réveille !

Accord avec la Turquie des migrants :  François Hollande se réveille !

Il était temps que François Hollande se réveille à propos du projet d’accord avec la Turquie notamment en affirmant qu’il refuserait de faire des concessions demandées par les Turcs. En particulier en matière de demande de visas pour les Turcs et de droits de l’homme. Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE réunis jeudi à Bruxelles ont donc  exprimé des réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs du projet d’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments du projet d’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur discuteront en outre du projet de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européenne que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

 

Migrants accords avec la Turquie : un triple scandale

Migrants accords avec la Turquie : un triple scandale

 

 

Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE réunis jeudi à Bruxelles ont donc  exprimé des réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs du projet d’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments du projet d’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur discuteront en outre du projet de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européenne que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

Migrants : Ayrault contredit Valls

Migrants : Ayrault contredit Valls

 

Différence de politique migratoire ou règlement de compte ? En tout cas Ayrault dit à peu  près le contraire de Valls concernant les migrants ;  il faut dire que la déclaration en Allemagne de Valls avait surpris outre-Rhin bien sûr mais aussi en France et en Europe. Une prise de position à la manière de Valls, sans grande nuance. Comme l’indique Jean-Marc Ayrault, la situation de l’Allemagne n’est pas celle de la France. Le plus grand danger pour l’avenir économique de l’Allemagne c’est son vieillissement démographique, un vieillissement démographique qui pourrait hypothéquer gravement le développement du pays à terme. D’autre part les contradictions des différents pays de l’union européenne en matière de politique migratoire à terme condamnent Schengen, elles pourraient remettre en question la liberté de circulation des personnes voir des biens, au-delà d’existence même de l’union économique. Jean-Marc Ayrault en profite sans doute pour régler aussi des comptes avec Manuel Valls qui, ne l’oublions pas, est largement à l’origine de la mise au rencard de Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre. Pour Manuel Valls, la politique d’ouverture aux réfugiés d’Angela Merkel était « temporairement justifiée » mais « pas tenable dans la durée« . Mais son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a pris jeudi le contrepied du chef du gouvernement en affirmant que la chancelière allemande avait « raison ». Et ce, alors qu’iTélé lui demandait si la dirigeante avait eu « politiquement tort ». « Lorsqu’elle se fixe sur ce principe du droit d’asile, elle a à la fois moralement et politiquement raison. Après, la situation de la France et de l’Allemagne n’est pas le même », affirme le chef de la diplomatie française, dans une interview accordée à la chaîne d’informations.  »L’objectif commun est de sauver Schengen (…) et pour sauver Schengen, il faut protéger les frontières, contrôler les entrées. (…) Et cela reste à faire de façon beaucoup plus complète. » Le prédécesseur de Manuel Valls à Matignon a également appelé « les uns et les autres à être à la hauteur de l’histoire et faire preuve de lucidité ». Le mois dernier, le Premier ministre avait pour sa part réaffirmé depuis l’Allemagne que la France ne « pouvait plus accueillir plus de réfugiés ». Manuel Valls s’était opposé à la demande d’Angela Merkel de mieux répartir les « migrants et réfugiés » en Europe, alors que l’Allemagne a pour sa part déjà accueilli plus d’un million de personnes sur son sol.

Migrants : un accord avec la Turquie plein de contradictions

Migrants : un accord avec la  Turquie plein de contradictions

 

On se demande comment l’union européenne est parvenue à échafauder un plan aussi tordu avec la Turquie pour réguler le flux des migrants. Pour résumer à la demande surtout de l’Allemagne (en période électorale !), La Turquie s’engagerait à bloquer les candidats à la migration vers l’Europe, elle s’engagerait aussi à réceptionner les migrants parvenus illégalement en Europe. Cela contre une enveloppe financière significative de trois à 5 milliards et contre l’ouverture de négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’union européenne. Des engagements évidemment complètement illusoires, la Turquie promet même de réexpédier les réfugiés dans leur pays d’origine. Une tâche évidemment impossible, pour preuve actuellement près de 3 millions de réfugiés sont présents sur le sol turc. La Turquie n’a jamais été capable de bloquer les flux de migrants, elle les a même encouragés grâce à sa politique laxiste vis-à-vis des passeurs. Il est pour le moins paradoxal que l’union économique demande un pays extérieur d’assurer la sécurité des frontières. Comment pourrait-on en outre faire davantage confiance à la Turquie qu’à la Grèce ? Compte tenu des  interrogations sur ce projet d’accord l’union économique s’est donnée une dizaine de jours de plus pour le finaliser. Pas sûr cependant que cela soit de nature à modifier en quoi que ce soit les politiques contradictoires des différents pays de l’union européenne vis-à-vis des flux migratoires

Accueil des migrants : un sondage contradictoire

Accueil des migrants : un sondage contradictoire

 

Si une majorité des Français estime qu’il est humainement normal d’accueillir des réfugiés qui fuient la guerre par compte une majorité encore plus forte considère que la France compte déjà trop de personnes d’origine étrangère. Cela révèle à l’évidence une bonne sensibilité à la problématique humanitaire mais aussi un certain rejet de la politique migratoire actuelle et autant passée. Des chiffres qui témoignent sans doute des inquiétudes relatives à la situation économique et sociale dans une conjoncture très déprimée mais aussi des inquiétudes sociétales quant à la capacité réelle de la France à intégrer des populations d’origine étrangère. Ces chiffres marquent une stabilisation par rapport à la dernière étude sur le même thème, en janvier, qui donnait 60% et 40%, relève l’IFOP. Cependant, 53% des sondés «pensent que c’est le devoir de la France d’accueillir des migrants qui fuient la guerre» quand 61% jugent que «notre pays compte déjà beaucoup d’étrangers ou de personnes d’origine étrangère et accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas possible».  Parmi les motivations de cette opposition à l’accueil figurent notamment la crainte de la venue de «terroristes potentiels» (77%) ainsi que celle de «créer un appel d’air» (73%). Et seulement 29% estiment que la France «a les moyens économiques et financiers d’accueillir les migrants» et 27% que «l’accueil de migrants est une opportunité à saisir pour notre pays car cela permettra de stimuler notre économie».  Selon ce sondage 71% des personnes interrogées se disent favorables à «la suppression des accords de Schengen» et «au rétablissement, au moins provisoire, des contrôles fixes aux frontières entre la France et les autres pays de l’Union européenne», un chiffre en évolution de quatre points par rapport à juin 2015 (67%).

La Grèce et la Turquie pour arrêter les migrants !

La Grèce et la Turquie pour arrêter les migrants !

 

Il est clair que Angela Merkel est de plus en plus isolée en Europe vis-à-vis tant de la politique d’immigration que du principe de mobilité intra européenne que permet l’accord de Schengen. Très contestée désormais dans son propre pays Angela Merkel cherche en vain des alliés. Et elle réclame désormais surtout l’intervention de la Grèce et de la Turquie pour arrêter les migrants.  Angela Merkel a appelé samedi la Grèce à mettre en place les hébergements nécessaires aux quelque 50.000 réfugiés qui se trouvent sur son territoire et a plaidé pour que l’Union européenne aide Athènes dans cette entreprise. « La Grèce aurait dû créer 50.000 places d’hébergement pour les réfugiés à la fin de 2015″, explique la chancelière allemande au journal Bild am Sonntag. « Les retards doivent maintenant être résorbés très rapidement parce que le gouvernement grec doit garantir des conditions décentes de logement », ajoute-t-elle. Critiquée dans son pays et au sein de sa coalition pour avoir autorisé l’arrivée de plus d’un million de migrants en Allemagne l’an passé, Angela Merkel a précisé que la Grèce devait pouvoir compter sur l’aide de ses partenaires européens. Faute de pouvoir contrôler les flux migratoires Angela Merkel s’en remet maintenant à la Grèce et à la Turquie pour maintenir sur place les réfugiés. Elle  demande aussi à la Turquie de conserver chez elle les migrants ceux qui sont déjà, ce qui vont venir de Syrie ou  d’ailleurs et ceux  que compte renvoyer l’union européenne, ce qui représente plusieurs millions de réfugiés. Cela contre un inversement de 3 milliards pour indemniser la Turquie. On voit mal comment la Turquie pourrait réguler ces flux d’autant que sa politique vis-à-vis de l’Etat islamique demeure parfois ambiguë. Et de toute façon la Turquie n’a pas les moyens de stopper les mouvements migratoires vers l’Europe. Du coup la volonté de la commission européenne de rétablir le fonctionnement normal de la zone Schengen d’ici la fin de l’année relève de l’illusion. Plus de 1,2 million de personnes ont déposé une première demande d’asile auprès des 28 pays membres de l’UE l’année dernière, parmi lesquelles 363.000 Syriens et 178.000 Afghans, selon une étude d’Eurostat, l’institut statistique de l’UE. Environ 442.000 demandes ont été déposées en Allemagne. Le pays, destination privilégiée des réfugiés, est suivi par la Hongrie, qui a enregistré 174.000 demandes avant d’ériger des barbelés à ses frontières, puis la Suède avec 156.000 demandes. Viennent ensuite l’Autriche (85.500), l’Italie (83.200) et la France (70.600). Si Bruxelles et Berlin poussent fortement en faveur d’une réponse européenne à la crise, de plus en plus d’Etats membres doutent du succès de cette dernière. On voit mal comment l’union européenne pourrait désormais sauver Schengen tellement le décalage est grand entre les intentions d’intégrer les réfugiés et le nombre  réel de migrants. C’est ce décalage qui a contraint nombre de pays à fermer plus ou moins entièrement leurs frontières. L’union européenne s’était engagée à recevoir environ 200 000 réfugiés de l’ordre d’un million sont arrivés en 2015, autant ont demandé le statut de réfugié et sur la  tendance actuelle il pourrait en arriver encore 1 million en 2 016.

En cas de Brexit, la France n’a plus de raison de retenir les migrants à Calais (Macron)

En cas de Brexit,  la France n’a plus de raison de retenir les migrants à Calais (Macron)

Macron met les pieds dans le plat à la veille de du sommet entre François Hollande et David Cameron.  «Le jour où cette relation sera rompue, les migrants ne seront plus à Calais». Un aspect qui a sans doute été sous-estimé par le fantasque maire de Londres qui s’est  soudainement prononcé en faveur du Brexit. En réalité, une posture de politique intérieure pour mettre en difficulté David Cameron et le remplacer comme Premier ministre. Le second argument employé par Macron est tout aussi pertinent, le ministre français de l’économie considère que si le Royaume-Uni devait quitter l’union européenne alors  l’Europe aurait tout intérêt à renforcer la place financière de Paris au détriment de Londres. Dernier élément qui discrédite le Brexit la perte de valeur de la livre sterling qui ne cesse de s’écrouler tant vis-à-vis du dollar que vis-à-vis de l’euro. «Le jour où cette relation sera rompue, les migrants ne seront plus à Calais», a donc déclaré Emmanuel Macron au quotidien financier britannique, précisant que le «Brexit» pourrait saborder un accord entre les deux pays qui permet à Londres de mener des contrôles du côté français de la frontière. Le ministre a ajouté qu’en cas de Brexit, le Royaume-Uni n’aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait chercher à attirer les services financiers et les inciter à quitter Londres.

 

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