Archive pour le Tag 'Michael'

Trump : menteur, tricheur et mafieux (Michael Cohen)

Trump : menteur, tricheur et mafieux (Michael Cohen)

Un vrai règlement de compte de l’’ancien avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, qui a déclaré que Trump était un président menteur, tricheur et mafieux.  Michael Cohen a été l’un des plus proches collaborateurs de Donald Trump – il s’était dit prêt à « prendre une balle » pour lui – mais il s’est retourné l’an dernier contre son ancien patron et coopère avec les procureurs après avoir plaidé coupable d’évasion fiscale, de fraude bancaire et de violations de la législation sur le financement des campagnes électorales. Michael Cohen a notamment déclaré que Donald Trump lui avait ordonné de verser de l’argent à deux femmes pour qu’elles taisent avoir eu des relations sexuelles avec le futur président avant l’élection de 2016. Il a livré  des détails sur les versements effectués à l’actrice porno Stormy Daniels, l’une des femmes affirmant avoir eu une relation sexuelle avec Trump, ainsi que de nouvelles informations sur les déclarations et transactions financières de Donald Trump en tant que promoteur immobilier. Sa dernière audition, jeudi, aura lieu devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants. Michael Cohen a plaidé coupable en novembre dernier de mensonges devant le Congrès pour avoir dit en 2017 à des parlementaires que ses efforts pour faire aboutir un projet de Trump Tower à Moscou avaient pris fin en janvier 2016, alors qu’ils se sont poursuivis jusqu’en juin 2016.

Bitcoin : une valeur nulle (Michaël Malquarti) ?

Bitcoin : une valeur nulle  (Michaël Malquarti) ?

 « A l’approche des fêtes, un mot est sur toutes les lèvres: bitcoin. Son prix a plus que décuplé cette année, alors que depuis son apparition en 2009 il avait déjà décuplé, puis décuplé, puis décuplé, puis décuplé. Bien évidemment, c’est intrigant. Alors, pour ne pas rater le phénomène de cette période festive, voici la recette de ce cocktail à faire tourner la tête: dans un grand verre «old-fashioned», versez une bonne mesure de libertarianisme, quelques traits de théorie du complot aromatisée à l’or et une tasse de buzz pétillant sur la nouvelle économie numérique; mélangez vigoureusement pour obtenir une émulsion; ajoutez une larme de confusion financière ou économique, un ou deux shots de cupidité, puis saupoudrez d’un mélange de sophismes de votre choix; faites flamber. Succès garanti.  Le libertarianisme a le vent en poupe en ce début de XXIe siècle. La crise aidant, les institutions traditionnelles sont parfois perçues comme obsolètes et responsables de nos maux. Plutôt que de les réformer, certains rêvent aujourd’hui de les supprimer au profit d’un pouvoir total rendu à l’individu – et accessoirement à certaines sociétés privées.  Ce courant peut prendre la forme un peu poussiéreuse de l’anti-étatisme obsessionnel d’une Ayn Rand ou d’un Friedrich von Hayek, ou celle plus «cool» et quasi messianique des grands prêtres de l’économie du partage. Mais quoi qu’il en soit, c’est dans cette atmosphère de défiance qu’est apparu le bitcoin, une «pièce électronique» sans émetteur central et donc affranchissante. Mais de quoi au juste? On ne sait pas trop. Des patrons de la finance mondiale? La cotation récente de contrats à terme sur le bitcoin à la bourse de Chicago peut nous permettre d’en douter. Des lois contre le blanchiment ou le crime organisé? Mais est-ce là la révolution tant souhaitée? En tout cas pas de l’inflation spoliatrice, fantasme des conspirationnistes amateurs d’or et maintenant de bitcoin, car s’il est une chose que les banques centrales ont réussi à faire, c’est bien de garantir la stabilité des monnaies. Par construction, sans institution émettrice pour ajuster sa quantité, le bitcoin ne pourra jamais avoir cette qualité. Ce qui est certain, en revanche, c’est que, avant même d’être une solution, le bitcoin est déjà un problème: la puissance requise pour son fonctionnement serait équivalente aujourd’hui à la consommation électrique d’un petit Etat européen, et elle continue à croître, exponentiellement. Intimement liée au renouveau du libertarianisme, il y a la révolution numérique qui permet de rêver d’une nouvelle organisation sociale, économique, voire d’un nouvel individu. Toutes les règles et méthodes du passé vont changer, nous dit-on. C’est là que l’on trouve le premier sophisme des partisans du bitcoin: les sceptiques ne sont que des conservateurs bornés et incapables d’imaginer un monde différent. La valeur fondamentale, la loi, la logique même? Des reliques d’un passé bientôt révolu. Comme politiques et régulateurs ne veulent surtout pas être accusés de freiner le progrès, ils laissent faire. Pire, ils apportent une caution implicite en autorisant des organisations régulées ou sous contrôle étatique à rejoindre la fête, que ce soit par appât du gain ou par simple vanité. Mais tout cela ne suffit pas encore à expliquer la tonicité du bitcoin. Il faut y ajouter une grande confusion sur le rôle et le fonctionnement des marchés financiers. Dans l’esprit de beaucoup, y compris malheureusement dans celui de certains acteurs du secteur, la finance n’est qu’un vaste casino où des spéculateurs cupides se battent dans un jeu d’offre et de demande insensé sans lien concret avec l’économie réelle. Selon cette vision trompeuse, la question de la valeur fondamentale du bitcoin n’a du coup plus aucun sens et ses détenteurs ne se la posent donc pas. Or, en réalité, à un facteur deux ou trois près, les professionnels de la finance s’accordent sur le «juste prix» de n’importe quel actif financier. Pour le bitcoin, il n’y a pas de consensus même à un facteur cent ou mille près. On a là l’élément parfait pour une bulle spéculative: aucun ancrage aussi faible soit-il avec une réalité concrète. Un, dix, mille, un milliard de dollars, comment savoir quel est le juste prix du bitcoin? Ne serait-ce pas en fait zéro? Dans un raisonnement circulaire et franchement absurde, le bitcoin tirerait sa valeur de ses coûts de production. Comme s’il suffisait de dépenser de l’énergie, pour créer de la valeur. A défaut d’obtenir un semblant de raisonnement ou d’estimation, c’est ici généralement qu’on fait appel au sophisme le plus puissant: la blockchain est une invention révolutionnaire – c’est vrai – et d’une très grande valeur; le bitcoin se base sur la blockchain; le bitcoin a donc une très grande valeur. C’est équivalent à dire qu’un billet de Monopoly tire sa valeur de la presse utilisée pour l’imprimer. Finalement, le tout baigne dans une incompréhension généralisée de la monnaie, ce qui permet le dernier sophisme: le papier des billets de banque n’a pas de valeur, le support matériel du bitcoin n’a pas de valeur, le bitcoin est donc une sorte de billet de banque et, comme celui-ci, il a une valeur. Le support d’une monnaie est bien évidemment anecdotique; c’est sa nature qui compte. En vérité, le billet de banque tire sa valeur du pouvoir libératoire que lui confère la loi, en premier lieu en ce qui concerne l’obligation de payer ses impôts, en second lieu celle de payer ses dettes. Et cet attribut est d’une très grande valeur: il garantit notre liberté. Le bitcoin quant à lui n’a pas et n’aura jamais cours légal, encore moins dans l’idéal libertarien de compétition entre monnaies privées, dont l’acceptation ne saurait être imposée par la loi. Or, n’étant par ailleurs ni une marchandise, ni une créance – cette dernière étant en fait la seule nature possible d’une monnaie privée – le bitcoin n’est en fait rien. Ou seulement un cocktail, explosif s’entend.

* Gérant de portefeuille, Quaero Capital. Auteur d’un essai à paraître sur la réforme du système monétaire. Tribune sur le Temps

« Je méprise la classe politique française »( Michael O’Leary)

« Je méprise la classe politique française »( Michael O’Leary)

Michael O’Leary, PDG de la compagnie low cost Ryanair se lâche à propos de la France dans une interview du JDD.

 

Pourquoi dites-vous avoir fait économiser 10 milliards d’euros l’an dernier au consommateur européen ?
Le calcul est simple : notre billet est en moyenne à 46 euros quand il faut compter environ 170 euros pour un vol courte distance à l’intérieur de l’Europe. Chaque passager de Ryanair a donc fait une économie potentielle de 120 euros. Comme nous avons transporté 90 millions de passagers l’an dernier, vous avez votre résultat. Si l’on compare avec Air France, dont le billet moyen est proche de 300 euros, les économies sont plus importantes encore. Je parle bien sûr des vols opérés les jours où leurs pilotes ne sont pas en grève!

En tirant les prix au maximum vers le bas, ne faites-vous pas des économies aussi sur la sécurité?
Si c’était le cas, la compagnie ne fêterait sûrement pas cette année son trentième anniversaire. Nous avons toujours été irréprochables sur ce sujet. La première raison est que nos avions sont neufs. L’âge moyen de notre flotte est de 5 ans et va être ramené à 4 ans l’an prochain grâce à la livraison de nouveaux appareils. Nous allons porter à 380 avions notre flotte d’ici à huit ans. Elle grossit de 10% par an en fonction du programme de livraison de Boeing. C’est un rythme qui nous va très bien. J’aimerais aussi acheter des Airbus, mais on n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur les prix.

Pour obtenir des billets à 46 euros en moyenne, il faut quand même couper les coûts quelque part, non?
Comment un supermarché peut-il vendre du papier toilette à un prix, et un autre, trois rues plus loin, deux fois moins cher? Tout est question de volume. Nous avons réalisé l’an dernier 800 millions de bénéfices. Faire payer les billets au prix fort n’a jamais été une garantie de davantage de sécurité.

On a souvent remis en question les salaires et les conditions de travail de vos salariés
Nous avons actuellement 300 pilotes et près d’un millier d’hôtesses et de stewards sur une liste d’attente qui veulent travailler pour nous. Toutes les choses que l’on entend sur Ryanair sont des inepties. Beaucoup de compagnies comme Air France suppriment des emplois. Nous, nous en créons, nous augmentons les salaires et nous payons nos cotisations retraite.

Pensez-vous pouvoir desservir un jour Orly ou Roissy?
Roissy, jamais. Ils n’ont pas besoin des passagers que nous pouvons leur amener. C’est pareil avec les autres grands hubs européens comme Francfort ou Londres Heathrow. Et comme Orly est géré par le même groupe que Roissy, cela me semble difficile, et surtout encore très cher. On va rester à Beauvais. Ce qui est dommage c’est que, avec Air France, dont la seule stratégie est de nourrir son hub de Charles-de-Gaulle, je ne vois pas comment les aéroports régionaux français vont pouvoir se développer…

Être absent de Roissy et d’Orly ne vous condamne-t-il pas à moins de croissance en France que dans le reste de l’Europe?
Nous opérons aujourd’hui depuis 31 aéroports en France, notre cinquième marché. Pour accélérer, il faudrait que nous ayons une base en France, pouvoir y localiser du personnel et des avions.

C’est ce qu’a fait EasyJet, qui est justement devant vous en France…
Mais qui veut employer des salariés en France? Vous avez vu la fiscalité, le droit du travail? Nous avons du personnel en Espagne, Italie, Allemagne, mais pas chez vous à cause de cette folie administrative… Ou, plus exactement, nous en avons à Marseille, mais seulement six mois par an, en emplois saisonniers, pour ne pas tomber sous le coup de la législation.

Vos pratiques vous ont valu d’être condamné par la justice française. Vous trouvez que c’est du harcèlement?
Tout a été fait contre nous : des enquêtes, des procès, des recours au niveau de l’Union européenne pour des questions de concurrence. Je ne vois pas pourquoi on doit payer des impôts dans le pays où on travaille et pas dans le pays du groupe qui vous emploie. L’Europe est pourtant un marché ouvert à la libre circulation des travailleurs… Il n’y a qu’en France où c’est comme ça. Voilà pourquoi le modèle Air France est cassé. Tant mieux pour la concurrence!

«Dans cinq ans, Ryanair en numéro 1, EasyJet deuxième»

Que pensez-vous justement du redressement qu’Air France a engagé?
Je ne crois pas à la stratégie qui est menée. Comme Lufthansa, pendant des années, Air France a fait payer un maximum sur les vols long-courrier pour financer les pertes sur les vols domestiques. Avec la concurrence des compagnies du Golfe et américaines, Air France ne peut plus compter sur le long-courrier comme vache à lait. Et va devoir fermer des vols.

Vous ne craignez pas le développement de sa low cost Transavia?
Pas quand je vois comment la compagnie a dû faire marche arrière face à la colère de ses pilotes…

Ni celui de Hop, sa marque court et moyen-courrier?
Pfff…

Comment voyez-vous le marché européen dans cinq ans?
Comme aujourd’hui : Ryanair en numéro 1, EasyJet deuxième, et Lufthansa, IAG (groupe British Airways) et Air France derrière. Le seul changement, c’est que ces trois-là auront une part significative de leur capital détenue par des compagnies du Golfe. C’est déjà le cas avec IAG, dont Qatar Airways a pris 10% en début d’année…

Et pourquoi pas dans la vôtre?
Ils ne sont pas intéressés par des compagnies low cost sur le moyen-courrier.

Etihad Airways a bien racheté Air Berlin ou Darwin…
Oui, mais elles perdaient de l’argent, ce qui n’est pas notre cas.

Que doit faire, selon vous, le patron d’Air France?
Vendre KLM et fermer les lignes qui perdent de l’argent. D’ailleurs, Air France ne fait rien pour développer KLM. Ils sont plutôt en compétition l’un contre l’autre. C’est pour ça que les Néerlandais ne sont pas contents. Et je céderais 20 ou 25% du capital d’Air France à une compagnie du Golfe.

Et vous, que pouvez-vous améliorer chez Ryanair par rapport à EasyJet notamment?
Nous avons fait des efforts, ces dernières années, pour être plus proches de nos clients. Nous avons mis en place des offres tarifaires pour les familles, les voyageurs d’affaires, un second sac à bord gratuit. Notre site Internet est plus sympa, notre application mobile mieux pensée. Et tout ça sans augmenter nos prix, contrairement à EasyJet qui n’est plus une compagnie low cost, juste moins chère qu’Air France.

Vous n’aimez pas la France ou vous aimez juste le French bashing?
J’adore la France et les Français. Je méprise juste sa classe politique qui détruit avec beaucoup d’application l’économie française en pensant qu’on peut répondre à la mondialisation par le protectionnisme. Regardez le nombre de jeunes talents français qui viennent travailler à Londres ou à Dublin. Si cela ne change pas, la France va vers la faillite.

Pensez-vous que vous auriez eu autant de succès dans un autre domaine que l’aérien?
Je ne suis pas trop mauvais dans l’aérien, mais j’ai surtout de la chance que cette industrie soit en pleine mutation. Si je travaillais pour Air France, je n’aurais sûrement pas autant de succès.

 




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