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Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

 

On sait que l’union européenne notamment l’Allemagne mais aussi la France comme les États-Unis ont appelé à la cessation des hostilités au Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. La province qui a déclaré son indépendance en 1991 composée essentiellement d’Arméniens mais qui dépendaient de l’Azerbaïdjan.

 

Évidemment la situation devient dangereuse depuis que Erdogan profitant de ce nouveau conflit pour s’agiter et cacher la situation économique et politique désastreux de son pays à expédier des mercenaires en provenance de Syrie.

 

Le conflit risque donc de dégénérer dans les Balkans. D’où cette prise de position vigoureuse de Vladimir Poutine qui une nouvelle fois va tenter de freiner les velléités guerrières d’Erdogan et qui a la différence de l’union européenne ou même des États-Unis à, lui, les moyens matériels d’intervenir efficacement.

 

«Vladimir Poutine a de nouveau insisté sur la nécessité d’un arrêt immédiat des opérations de combat», a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

 

Liban: Macron met la pression

Liban: Macron met la pression

 

 

 

Macron  met la pression sur la classe politique libanaise avant un voyage à Beyrouth. Préalablement, il a fait largement diffuser les orientations qu’il souhaite avec évidemment des élections mais aussi un gouvernement efficace et honnête en rupture avec la corruption et les politiques électoralistes de clans . Ils souhaitent une gestion rigoureuse de l’aide internationale conditionnée aux réformes structurelles pour assainir et moderniser le pays.

D’une certaine manière, Macron se positionne en tuteur moral du pays en s’appuyant sur l’opinion publique. La question de savoir si la pression qu’il met sur la classe politique sera entendu des intéressés car les lourdeurs de la politique libanaise se nourrissent de contradictions et des divisions ancrées dans l’histoire même du pays, une histoire entretenue en sous-main par certaines puissances étrangères.

Attendu mardi prochain à Beyrouth, Emmanuel Macron a dit vendredi son intention de mettre la pression pour que le programme de réformes soit mis en œuvre au Liban.

“En ce moment exceptionnel, (cela) me conduit à mettre la pression”, a dit le chef de l’Etat français lors d’une rencontre avec l’Association de la presse présidentielle.

“Je n’ai pas de carte cachée. Je pense que la France a convaincu ses partenaires européens, américains et une bonne partie des partenaires régionaux que nous étions des honest brokers. Et donc nous sommes suivis par les autres. Et donc toutes celles et ceux qui pensaient que ne pas faire les efforts et obtenir l’argent international était possible ont vu que ça ne tenait plus”, a-t-il ajouté.

Le président français s’était rendu dans la capitale libanaise le 6 août, deux jours après la double explosion qui a ravagé la ville. Premier chef d’Etat étranger à se rendre sur place, il avait alors appelé de ses voeux la “refondation d’un ordre politique nouveau” dans le pays.

Hong Kong: la police chinoise met déjà la pression sur un institut de sondage !

Hong Kong: la police chinoise met déjà la pression sur un institut de sondage !

 

A Hong Kong, l’opposition a installé des bureau de vote samedi pour les primaires visant à sélectionner les candidats démocrates qui auront les meilleures chances de succès aux élections législatives de septembre.

Ces primaires interviennent moins de deux semaines après que Pékin a imposé une nouvelle loi de sécurité nationale.

Vendredi, la police a perquisitionné le bureau de l’enquêteur indépendant Robert Chung, dont l’Institut de recherche sur l’opinion publique de Hong Kong (HKPORI) aide à organiser l’élection, ce qui a suscité chez les militants des inquiétudes quant à une interférence dans le scrutin.

Bien que les primaires ne concernent que le camp de l’opposition, les spécialistes estiment que leur résultat pourra servir de test pour jauger de l’opposition à la nouvelle loi.

La grande distribution met la main sur le bio

La grande distribution met la main sur le bio

 

 un chiffre d’affaires de près de 12 milliards en 2019 et une progressions de 14 %. Désormais la grande distribution a pris la plus grande part de marché ( 55 % parenthèse. En cause les efforts faits par les industriels ont multiplié les références bio. Une avancée certaine vers une plus grande qualité des produits. Reste cependant à vérifier le caractère réellement bio de certaines productions. Comme par exemple les œufs nourris en partie avec des farines plus ou moins de synthèse dont la composition peut être douteuse. Ceci étant dans toutes les grandes surfaces la plupart des œufs  sont présentés comme bio. En fait,  cela correspond surtout au caractère d’élevages en plein air ( 3000 poules maxi) et à des critères d’alimentation. On n’impose  pourtant seulement 50 % de matières végétales dans la nourriture supposée elle aussi bio mais et le reste ?

D’après  Philippe Henry, le président de l’agence en charge de la promotion de l’agriculture bio en France des œufs bios qui sont le produit le plus consommé en AB».

Notons que d’une façon générale pas confondre produit bio et produits français car il y a au moins 40 % du bio qui vient de l’étranger

Certains puristes du secteur, qu’ils soient distributeurs ou fabricants, comme Biocoop ou Jardin Bio, déplorent ainsi une démocratisation du label et un développement à marche forcée défavorable à la philosophie initiale du concept. «Le modèle de magasin spécialisé progresse toujours autant, tempère-t-on à l’Agence Bio. N’oublions pas que s’il n’y avait pas la grande distribution, nous n’en serions pas là. Il faut juste être attentif à ne pas avoir le même rapport de force qu’en conventionnel, pour garder un modèle durable». Et cela en privilégiant notamment les circuits courts et les productions réellement hexagonales

 

Brexit : Boris Johnson met les pieds sur la table à l’Élysée !

Brexit : Boris Johnson met les pieds sur la table à l’Élysée !

Sans doute pour montrer qu’il est capable de mettre un coup de pied dans la fourmilière de l’union européenne, Boris Johnson, le provocateur, s’est complaisamment fait prendre en photo par la presse avec un pied sur la table en face de Macron. Une manière de montrer sa différence, aussi du peu d’intérêt qu’il attache position française. Des positions dures qui privilégient maintenant la sortie de Royaume-Uni au 30 octobre. À noter toutefois que dans la forme Macon a arrondi ses positions suite à la déclaration de Merkel qui semblerait décider à accorder un délai supplémentaire de deux ans pour l’application du Brexit. Une position allemande qui tient compte de la dégradation de la croissance européenne et particulièrement de celle d’outre-Rhin. Certes une sortie brutale du Royaume-Uni provoquerait sans doute des dégâts considérables sur l’économie britannique mais elle ne serait pas sans conséquences sur l’économie d’autres pays européens comme la France ou l’Allemagne. Il n’est pas certain que Boris Johnson souhaite réellement une nouvelle négociation avec l’union européenne. Son véritable objectif est de profiter du climat politique qui lui est favorable pour organiser des élections afin de lui assurer une majorité parlementaire solide, ce qui n’est pas le cas actuellement. Pour montrer son indépendance,  Johnson a choisi une nouvelle fois l’excès en bousculant le protocole. Célèbre pour son style décontracté, le dirigeant à la mèche en bataille a pris la pose devant les photographes et les caméras en posant brièvement le pied droit sur une table basse, sous l’oeil amusé du président français.

La scène a eu lieu peu après une déclaration des deux hommes dans la cour du palais présidentiel essentiellement consacrée au dossier de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, programmée pour le 31 octobre. L’Elysée a qualifié la discussion entre les deux dirigeants de “complète” et “constructive”.

Face aux gilets jaunes, Macron met un gilet de sauvetage sur le Charles De Gaulle

Face aux gilets jaunes, Macron met un gilet de sauvetage sur le Charles De Gaulle

Une bien curieuse idée pour Macron d’aller se réfugier quelques heures sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, enfin réparé ! Cela pour prononcer  un discours de défense en prévision de l’attaque des gilets jaunes prévus à partir de samedi 17 novembre. Macron qui se voulait le maître des horloges et qui entendait gouverner de manière jupitérienne la start-up nation est en  faite condamné à assurer la défense d’une politique qui est en train de couler sur le plan économique comme sur le terrain social. Et comme d’habitude dans l’argumentaire de Macron,  la responsabilité de ce climat délétère en revient aux opposants qui ne comprennent rien, pire qu’ils sont même incapables de se rendre compte qu’ils sont manipulés. Autrement dit que ce sont des abrutis. “Il y a beaucoup de gens qui sont dans l’addition des colères et l’addition des blocages, ça ne fait pas un projet pour le pays”. Adit Macron. Visant des partis de gauche et de droite dont les demandes sont selon lui incohérentes, il a mis en garde les Français : “Quand vous avez ensemble des gens qui veulent plus d’emplois publics et des gens qui veulent moins d’impôts, je dis juste aux Français : on est en train de vous mentir et de vous manipuler”. Lui, Macron, évidemment ne manipule pas quand il massacre la compétitivité et le pouvoir d’achat avec une fiscalité qui ne vise qu’à combler les cadeaux accordés sans contrepartie et sans discernement aux plus nantis. Macron évidemment ne manipule pas quand il a quand il prévoit la suppression de la taxe d’habitation plus que récupérée par les hausse de fiscalité

Taxation Gafa, Berlin met la pédale douce

Taxation Gafa, Berlin met la pédale douce

 

 

 

Surtout soucieuse de ses intérêts économiques, l’Allemagne en quelque sorte botte en touche concernant l’éventuel taxation des GAFA. Sous l’impulsion de la France, l’union européenne veut en effet imposer une fiscalité forfaitaire sur les chiffres d’affaires des grandes plates-formes numériques qui pour l’instant profite par excès de l’optimisation fiscale pour payer le moins d’impôts possibles ou n’ont pas payé du tout. En proposant une taxation mondiale l’Allemagne renvoie aux calendes grecques cette fiscalité sur les plates-formes. En cause, le faite que l’Allemagne craint les sanctions que pourraient prendre les États-Unis à l’égard des importations allemandes déjà menacées par TRUMP. La proposition de la Commission de taxer les Gafa, inspirée et soutenue par la France, est aussi  combattue par l’Irlande où siègent certains groupes visés, ou des pays nordiques comme la Finlande et la Suède qui redoutent les effets sur les secteurs de l’innovation ainsi que d’éventuelles représailles commerciales américaines.  L’Allemagne, initialement du côté de la France, a fait montre d’états d’âme début septembre. Or, les réformes touchant à la fiscalité dans l’Union européenne doivent être approuvées à l’unanimité des États membres. Bruno Le Maire s’est dit «favorable à la proposition de Berlin», d’instaurer «un système mondial plus harmonieux» sur le plan fiscal. «Mais ne rêvons pas, ce n’est pas demain la veille» a-t-il ajouté, sur le plateau de l’émission Dimanche en politique sur France 3. En attendant, le ministre de l’Économie a rappelé qu’il allait se rendre mardi au Parlement européen, à Strasbourg «pour appeler tous les États européens à s’engager sans délai pour conclure sur cette taxation des géants du numérique». Reprenant des idées hexagonales, la Commission européenne a proposé en mars d’instaurer une taxe de 3% sur le chiffre d’affaires généré par les services numériques des entreprises (dont le chiffre d’affaires annuel mondial dépasse 750 millions d’euros et dont les revenus dans l’Union européenne excèdent 50 millions d’euros). Au total, environ 200 groupes pourraient être concernés par une telle taxation, dont le rendement s’élèverait à près de cinq milliards d’euros à l’échelle européenne.

Bruno Le Maire s’est fixé l’objectif d’une adoption du texte au plus tard début 2019

Républicains : L’ex-ministre Dominique Bussereau se met en congé

Républicains : L’ex-ministre Dominique Bussereau se met en congé

 

Une nouvelle défection de poids chez les Républicains avec la décision de l’ex ministre Dominique Bussereau qui avait déjà déclaré qu’il ne se retrouvait pas dans la ligne conservatrice, antilibéral et anti européenne de Wauquiez. Mais c’est un départ qui compte car Dominique Bussereau est d’un proche de Jean-Pierre Raffarin et de toute l’aile moderniste des Républicains. Il est clair que pour  les élections européennes Vauquiez  tiendra absolument à se démarquer de Macron risquant de renforcer encore la distance prise par les Républicains vis-à-vis de l’Europe, vis-à-vis du libéralisme aussi bien économique. D’une certaine manière, ce n’est pas une surprise, il y a longtemps que le libéral européen Dominique Bussereau, ancien ministre, proche de Jean-Pierre Raffarin et d’Alain Juppé, avait pros ses distances. Il ne renouvellera donc  pas sa carte d’adhérent chez Les Républicains. « J’ai décidé de prendre de la distance avec la politique partisane. » Dominique Bussereau ancien membre du gouvernement sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy annonce au JDD qu’il se met en congé des Républicains en ne renouvelant pas sa carte d’adhérent. Proche d’Alain Juppé et de Jean-Pierre Raffarin, il se distingue de la ligne de Laurent Wauquiez qui a pris la tête du parti début décembre. L’ancien député de la Charente-Maritime dénonce « les propos tenus par certains porte-parole des Républicains » qui « pourraient être ceux du FN ». Il expose aussi ses divergences sur l’Europe avec la nouvelle direction du parti. Dominique Bussereau annonce que sa décision « n’est pas la même que Xavier Bertrand » et qu’il pourrait mettre un terme à son congé au moment des élections européennes « en fonction du choix de ses candidats et des idées qu’ils porteront ». Si cela ne lui convient pas, il envisagera alors un « départ définitif ». En attendant, il annonce ne pas vouloir rejoindre un autre parti et qu’il se consacrera « à d’autres combats ». Dominique Bussereau est président du Conseil départemental de la Charente-Maritime et président de l’Assemblée des départements de France.

 

Exclusions chez LR : l’ex-ministre Dominique Bussereau met en garde Wauquiez

Exclusions chez LR : l’ex-ministre Dominique Bussereau met en garde Wauquiez

 

Une nouvelle fois Dominique Bussereau met en garde Wauquiez compte la droitisation des républicains. Le patron de l’Assemblée des départements  demande à Wauquiez de recentrer sa ligne politique au lieu de se laisser entraîner dans une dérive ultra droitière  qui pourrait entraîner le départ des libéraux, et des humanistes. Dominique Bussereau n’apprécie guère l’épuration quasi stalinienne qui va rétrécir les Républicains sur la sensibilité la plus radicale et la plus proche du Front National. Pour lui,  ce serait la négation de l’UMP qui visait essentiellement à rassembler la droite classique, les libéraux et les centristes. Bref, ce retour un parti sur le mode RPR pur et dur ne satisfait pas l’ancien ministre des transports et de l’agriculture.  Les Républicains et l’UMP c’était la droite et le centre donc là il faut qu’il clarifie les choses», poursuit-il. Dans le cas contraire, une option s’offre selon lui à la droite: «pour les plus jeunes d’entre nous faire une nouvelle famille politique mais c’est quand même un constat d’échec. On a fabriqué l’UMP pour justement se débarrasser des familles politiques à l’ancienne ou alors rester comme le sont beaucoup d’élus, sans étiquette politique». «On doit exclure quand il y a quelque chose de grave, on parle beaucoup d’harcèlements sexuels ou qui se prêtent à ce genre de comportements, ou des problèmes financiers, d’éthiques, de moral», juge l’élu de Charente-Maritime. Et le même de déplorer que l’on punisse «tel ou tel parce qu’il est parti au gouvernement, et que le gouvernement fait partiellement une politique que la droite aurait pu faire je trouve ça ridicule». «On a déjà du mal à voir des Français dans les partis politiques, on est le pays d’Europe où il y a le moins de citoyens engagés dans les grandes formations publiques, si en plus on commence à exclure ceux qui ont un bout de responsabilité au gouvernement, je pense qu’on est mal parti pour la démocratie», conclut Dominique Bussereau, pessimiste. Verdict ce mardi: les élus du parti doivent se réunir à nouveau pour confirmer la décision prise la semaine dernière, et il semble désormais établi que les constructifs ne parviendront pas à inverser la tendance.

 

François Baroin se met en recul des Républicains

François Baroin se met en recul des Républicains

 

 L’animateur de la  campagne LR a décidé de prendre du recul. : « Aujourd’hui, je n’aspire à aucune responsabilité partisane et je ne veux plus participer aux  débats internes », a déclaré François Baroin qui ne soutient aucun candidat à la présidence de son parti et qui veut prendre du champ par rapport aux nous affrontements internes. Autre délicate question que le sénateur-maire évite, l’exclusion possible du Premier ministre Edouard Philippe, des membres du gouvernement Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, et des députés Constructifs Thierry Solère et Franck Riester. « Ces débats sont à mille lieues de mes préoccupations et de mon engagement au service des territoires », assure François Baroin. 

Valls et Hollande mettent La Cour de cassation sou la tutelle du gouvernement

Valls et Hollande mettent  La Cour de cassation sou la tutelle du gouvernement

Une bien inquiétante décision de Valls peu avant son départ avec cette décision de mettre la cour de cassation (instance judiciaire suprême) sous la tutelle du gouvernement. Une curieuse conception de l’indépendance de la justice. Du coup la cour de cassation demande des explications sérieuses au gouvernement. Le premier président de la Cour de cassation Bertrand Louvel et le procureur général Jean-Claude Marin ont rendu public un courrier réclamant des « explications » au nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve. « Nous vous serions obligés de bien vouloir nous recevoir », écrivent les deux plus hauts magistrats de France. Ils mettent en cause un décret signé ce lundi 5 décembre réformant « l’inspection générale des services judiciaires », en d’autres termes le contrôle par l’exécutif des juridictions judiciaires. Alors qu’auparavant ce contrôle se limitait aux juridictions « du premier et du second degré », en clair les tribunaux de grande instance et les cours d’appel, le décret du 5 décembre supprime cette précision, faisant de facto entrer la Cour de cassation dans le champ. Or jusqu’ici la plus haute juridiction française se contrôlait elle-même, faisant une fois par an un rapport sur son fonctionnement à l’occasion de sa rentrée solennelle. Il est très rare que les chefs de la Cour de cassation interpellent l’exécutif. Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin l’avaient toutefois fait en octobrepour reprocher au président François Hollande des propos sur la « lâcheté » des magistrats, cités dans un livre des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

 

Déchéance de nationalité : Macron met la pédale douce en prévision de 2017

Déchéance de nationalité : Macron  met la pédale douce en prévision de 2017

Une information qui n’a pas encore attiré l’attention sur les manœuvres en cours à gauche en vue de la désignation du candidat pour 2017. Il est pour le moins curieux qu’au moment où l’assemblée nationale votait la question de la déchéance de nationalité, Macron, lui, mettait la pédale douce sur la question de la déchéance de nationalité ,  histoire de se rabibocher avec une gauche qui jusque-là en a fait sa tête de Turc. Invité de la Fondation France-Israël, le ministre de l’Économie a déploré que l’on ait «prêté trop d’importance à ce débat». L’enjeu pour Macron,  c’est de se distinguer de Valls avec lequel il sera en concurrence pour le cas où Hollande ne se représenterait pas. Une hypothèse de plus en plus plausible quand les sondages font apparaître que 75 % des Français ne souhaitent pas la réélection de François Hollande et que ce dernier n’obtiendrait que de l’ordre de 18 % en 2017 très loin derrière Juppé et Marine Le Pen. Dans cette hypothèse,  une primaire à gauche s’imposerait ;  or pour l’instant, Macron devance de très peu Valls dans les sondages. Macron doit donc se démarquer, ce qu’il a déjà fait dans le domaine économique et ce qu’il commence à faire maintenant dans le domaine sociétal qui n’est pourtant pas son champ de compétence. Mais à gauche beaucoup parient  déjà sur le retrait de François Hollande, et Macron commence à placer ses pions avec comme objectif central de se distinguer de Valls. Quitte d’ailleurs à s’essuyer les pieds sur ses convictions.  «J’ai, à titre personnel, un inconfort philosophique avec la place (que ce débat) a pris, parce que je pense qu’on ne traite pas le mal en l’expulsant de la communauté nationale. Le mal est partout. Déchoir de la nationalité est une solution dans un certain cas, et je vais y revenir, mais à la fin des fins, la responsabilité des gouvernants c’est de prévenir et de punir implacablement le mal et les actes terroristes. C’est cela notre devoir dans la communauté nationale», a encore martelé Emmanuel Macron. Une prise de position qui va à l’encontre de celle défendue par l’exécutif. Elle rappelle par ailleurs celle de l’ex-ministre de la Justice, Christiane Taubira, dont l’opposition à la mesure l’a contrainte à démissionner de manière fracassante la semaine dernière.

 

L’Insee met des lunettes roses : ça va aller mieux !

 

L’Insee met des lunettes roses : ça va aller mieux !

L’INSEE ne sait plus trop quoi faire pour plaire pouvoir politique dont il dépend. Du coup l’institut ne cesse de prévoir le bout du tunnel pour l’économie. Pour résumer après avoir été très malade la France serait en train de sortir de convalescence. Ce qui est sûr c’est qu’elle ne risque pas la surchauffe puisqu’en réalité INSEE ne prévoit que 0,1 % en plus par rapport aux prévisions initiales du gouvernement. Cette reprise en pente douce s’explique par une accélération des exportations, à la faveur de la baisse de l’euro et des ventes d’aéronautique, tant militaires que civiles, réalisées au début de l’année. Le commerce mondial pâtit certes du ralentissement chinois, mais il reste vigoureux entre pays développés et la France en profite. L’INSEE n’a sommes pendant pas intégré dans ses prévisions le tassement récent et très spectaculaire des ses exportations allemandes victimes elles aussi de la chute de croissance en Chine. Du coup la convalescence pourrait se prolonger encore durant toute l’année 2016. L’INSEE estime aussi que les Français bénéficient d’une faible inflation, leur pouvoir d’achat est trois fois moins amputé qu’en 2013 par les hausses d’impôts. La consommation s’accroît, donc. Malheureusement cette argumentation se fonde sur un indice des prix obsolète qui  fausse la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat en francs constants. L’INSEE par contre  sans doute pas tort quand il constate une légère amélioration des résultats financiers des entreprises Les entreprises parviennent ainsi à dégager des moyens financiers plus importants. Leur taux de marge se redresse, à la faveur de la baisse du pétrole (pour moitié) et du Crédit d’impôt compétitivité emploi (pour l’autre moitié), estime l’Insee. Il atteindrait 31,5% de la valeur ajoutée, au plus haut depuis début 2011, après une dégringolade à 29,1% mi-2014. Par contre  INSEE se trompe encore en prévoyant une stabilisation du chômage car les entreprises n’ont pas suffisamment de certitudes pour procéder à des embauches et font face au pic de carnet de commandes avec l’intérim. L’activité économique pourrait être bien plus tonique si le secteur du bâtiment, toujours amorphe, ne plombait pas l’ambiance. Le marasme de la construction coûte 0,4 point de PIB, a calculé l’Insee. Autrement dit, si cette branche connaissait une conjoncture normale, la croissance de la France serait supérieure à 1,5%, le seuil, donc, à partir duquel le chômage a de fortes chances de baisser. « La faiblesse de l’investissement en construction explique le différentiel de croissance avec la zone euro », soulignent les statisticiens.

 

Lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

Ukraine : Poutine met de l’eau dans son vin

Ukraine : Poutine met de l’eau dans son vin

 

Lors de la rencontre hier avec Merkel, Poutine a convenu que le cessez le feu n’était pas respecté et a admis que l’OSCE avait un rôle important à jouer dans le processus de paix. Une évolution de position qui est sans doute pas étranger à l’isolement de la Russie et à sa situation économique catastrophique notamment un recul de la croissance d’au moins 3%.. Angela Merkel est optimiste pour la suite, exactement comme Vladimir Poutine. « Il y a des réclamations des deux côtés, qu’elles viennent des autorités de Kiev contre les séparatistes, ou des séparatistes contre le pouvoir à Kiev. Mais je suis d’accord avec madame la chancelière, je l’ai déjà dit, il n’y a pas d’autre alternative que les inspections de l’OSCE pour obtenir l’application des accords de Minsk. Cela concerne avant tout la réforme politique avec une réforme constitutionnelle, des élections locales et une loi d’amnistie. Sans cela, on en pourra discuter de rien« , a déclaré le chef du Kremlin. Angela Merkel et Vladimir Poutine se sont donc quittés sur une note d’espoir. Une délégation russe sera d’ailleurs à Bruxelles dans une semaine pour en discuter. Le conflit en Ukraine a fait plus de 6.000 morts depuis avril 2014.

 

Promesse électorales : La Grèce met sérieusement de l’eau dans l’ouzo

Promesse électorales : La Grèce met sérieusement de l’eau dans l’ouzo

Pour trouver un nouvel accord de financement avec l’Europe , il faudra que la Grèce mette beaucoup d’eau dans l’ouzo et le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis l’ a reconnu, lors d’une réunion vendredi entre dirigeants économiques et financiers à Cernobbio (nord de l’Italie). « Nous sommes prêts à renvoyer à plus tard l’application de certains engagement électoraux si cela s’avère nécessaire à donner la confiance à nos partenaires », a-t-il ajouté dans un entretien accordé au quotidien italien Corriere della Sera publié ce samedi 14 mars. Sauf nouvel accord sur la restructuration de la dette, la Grèce se en effet dans l’incapacité de rembourser. Deux solutions, soit le défaut ( et la sortie de l’euro), soit un accord mais en échange de l’abandon de certaines promesses électorales. Le ministre grec n’a cependant pas précisé quelles pourraient être ces promesses électorales. « Nous avons un programme qui a une durée de quatre ans », a-t-il juste précisé. « Nous voulons rembourser notre dette jusqu’au bout. Mais nous demandons à nos partenaires de nous aider pour relancer la croissance en Grèce. Plus rapide sera la stabilisation de notre économie, plus rapide sera le rythme de notre remboursement ». Yanis Varoufakis a expliqué que son idée était de « convertir la dette en des obligations indexées sur le taux de croissance. Plus la Grèce se redresse plus elle se trouve en condition de rembourser les prêts ».  Le ministre a demandé « l’évolution » de l’approche européenne envers le problème grec, affirmant que le débat ne porte pas « sur des règles divines mais sur des contraintes qui n’existaient pas avant 2010″ pour l’économie grecque. Il a cependant exclu catégoriquement la recherche d’une solution en-dehors du périmètre européen. « Il n’y a pas de solution alternative, nous ne demanderons pas l’aide à l’extérieur. Nous cultivons de bons rapports avec la Russie, la Chine et d’autres pays. Mais notre problème est un problème européen que nous résoudrons à l’intérieur de notre famille européenne », a-t-il déclaré. Le ministre a également exclu un éventuel « accident » concernant un défaut de paiement de la dette grecque : « Nous avons réalisé toutes les provisions nécessaires pour nous assurer qu’il n’y aura pas d’accident ». Un « Grexident » – nouvel acronyme désignant une sortie par accident et désordonnée de la zone euro – n’est « pas à exclure », avait lancé vendredi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. « Dans la mesure où la Grèce seule a la responsabilité, la possibilité de décider ce qui se passe, et comme nous ne savons pas exactement ce que les responsables grecs font, nous ne pouvons pas l’exclure », a expliqué le ministre allemand, qui mène le camp des durs face à Athènes. Un accord a été trouvé fin février entre la Grèce et ses créanciers (UE, BCE et FMI) pour prolonger jusqu’à fin juin son programme de financement en échange de réformes. Pour obtenir le versement de la tranche de 7 milliards d’euros suspendue depuis des mois, le gouvernement doit détailler et faire valider toute une série de réformes d’ici fin avril. Mais le processus a pris un retard considérable malgré les besoins financiers pressants du pays, qui doit rembourser plusieurs milliards d’euros au printemps. La Grèce a réussi vendredi à rembourser 336 millions d’euros au FMI, une semaine après le remboursement d’une précédente tranche de 298 millions d’euros, mais elle doit encore près de 900 millions à l’institution de Washington d’ici la fin du mois

 

GE met en demeure Alstom de décider

GE met en demeure Alstom de décider

L’américain General Electric, candidat au rachat des activités énergie d’Alstom, a annoncé jeudi accorder un délai de trois semaines supplémentaires au groupe français pour examiner son offre. Répondant à une demande du gouvernement français qui souhaite une proposition améliorée de GE, le groupe américain explique avoir accepté que la date butoir soit repoussée du 2 au 23 juin, ce qui pourrait également permettre à l’allemand Siemens de concrétiser son intention de faire lui aussi une offre. « A la demande du gouvernement français, nous avons convenu, en concertation avec Alstom, de prolonger le délai d’étude de notre offre par le conseil d’administration d’Alstom jusqu’au 23 juin », fait savoir GE dans un communiqué. « Nous avons pris cette décision pour permettre d’approfondir les discussions constructives que nous avons actuellement avec le gouvernement », poursuit le groupe américain. Le Ministre de l’Economie Arnaud Montebourg s’est félicité dans un communiqué de cette décision, ajoutant qu’il était « dans l’intérêt de tous de travailler efficacement et rapidement à la recherche d’une solution, dans les meilleurs délais, avant le 23 juin ». « Ce délai va permettre au gouvernement d’examiner avec General Electric et Alstom les voies et moyens de répondre aux questions posées par l’opération (…) », a-t-il poursuivi.  A New York où il participait à une conférence, le directeur général de GE Jeff Immelt a dit s’attendre à une issue favorable. « C’est un accord qui pourra être mis en œuvre. C’est un accord pour lequel nous avons de l’expérience. C’est un accord que nous entendons conclure », a-t-il déclaré, ajoutant que GE « savait ce qu’il faisait ».

 

Alstom met des bâtons dans les roues à Siemens

Alstom met des bâtons dans les roues à Siemens

 

Alstom devrait opposer une fin de non recevoir à Siemens qui lui demanderait davantage d’informations sur sa branche énergie, a déclaré mercredi une source proche du groupe français, ce qui réduirait d’autant les chances d’une contre-offre de la part du conglomérat industriel allemand. Alstom refuserait d’accéder à la requête de Siemens car cela l’obligerait à dévoiler les mêmes informations à General Electric, auteur d’une proposition d’achat de 17 milliards de dollars (12,35 milliards d’euros) sur les activités énergie d’Alstom, a précisé cette source qui n’y voit nullement une « tactique de négociation ». Alstom doit faire le point sur l’offre de GE d’ici le 2 juin mais le groupe d’énergie et de transport a ouvert ses comptes à Siemens sous la pression du gouvernement. Siemens élabore une contre-offre qui inclurait, selon des sources proches du dossier, des apports d’actifs ferroviaires et une éventuelle prise de participation de l’Etat français dans Alstom Transport. Mais plusieurs personnes au fait des projets de Siemens ont dit mercredi qu’il s’abstiendrait sans doute de toute proposition tant qu’il n’aurait pas de nouvelles informations. Siemens s’est refusé à tout commentaire. Une porte-parole d’Alstom a dit que le groupe attendait toujours une proposition ferme de Siemens, sans qu’il soit possible de dire quand elle pourrait survenir. Elle n’a pas précisé quel genre d’informations nouvelles Siemens avait sollicité. Le gouvernement français ne voit pas d’un bon oeil l’offre de GE, estimant que la cession des actifs d’Alstom dans l’énergie l’affaiblirait en le cantonnant à sa seule activité transport, de taille moins grande.

Alstom : l’inutile commissaire Barnier met en garde la France

Alstom : l’inutile commissaire Barnier met en garde la France

 

Au nom de la commission européenne le commissaire européen Barnier condamne les velléités de protectionnisme en France. Curieux d’abord pour un français, d’autant plus curieux que ce commissaire est complètement transparent ; contradictoire auusi car c’est lui qui voulait interdire aux agences de notation de noter les Etats. On se demande bien sur quelle compétence et quelle légitimité s’appuie le seul commisaire français de l’union européenne. 5 par parenthèse si on doit le remplacer par le mollasson Moscovici, ce ne sera guère mieux !). La Commission européenne a donc mis Paris en garde contre toute tentation protectionniste après la publication d’un décret, dit « décret Alstom », qui étend à l’énergie et aux transports le mécanisme de protection des entreprises stratégiques contre les appétits étrangers. « L’objectif de protéger les intérêts essentiels stratégiques dans chaque État membre est essentiel dès qu’il s’agit de sécurité ou ordre public. C’est clairement prévu dans le traité. Mais nous devons vérifier si (cet objectif) est appliqué de manière proportionnée sinon cela reviendrait à du protectionnisme », a déclaré ce jeudi 15 mai le commissaire chargé du Marché intérieur, le Français Michel Barnier. « On n’assurera pas une bonne protection de l’industrie européenne, son développement, avec du protectionnisme », a insisté le commissaire européen. « Une bonne protection c’est l’investissement pas le protectionnisme », a-t-il ajouté. On n’assurera pas une bonne protection de l’industrie européenne, son développement, avec du protectionnisme. Michel Barnier La Commission européenne « devra vérifier si ces mesures entrent bien dans le champ de la défense légitime de l’intérêt public », a prévenu Michel Barnier. Le gouvernement français a brandi ce jeudi l’étendard du patriotisme économique en se dotant d’une nouvelle arme qui pourrait lui permettre de bloquer les visées étrangères sur Alstom, et surtout celles de General Electric qui veut racheter le pôle énergie du fleuron industriel français. « Le choix que nous avons fait, avec le Premier ministre, est un choix de patriotisme économique », a déclaré le ministre français de l’Economie, Arnaud Montebourg, dans un entretien au journal Le Monde. « Ces mesures de protection des intérêts stratégiques de la France sont une reconquête de notre puissance. » Ce décret gouvernemental soumet à l’autorisation préalable du ministre de l’Économie les investissements par des groupes étrangers en France, dans les domaines de l’énergie et des transports, mais aussi de l’eau, de la santé et des télécoms. Il étend un dispositif de protection mis en place par un précédent décret de 2005 dans les secteurs de la défense nationale, comme l’armement, mais aussi des technologies de l’information ou des jeux d’argent.

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