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Valls : mesures insuffisantes tant pour relancer la croissance que pour la justice sociale

Valls : mesures insuffisantes tant pour relancer la croissance que pour la justice sociale

 

En fait Valls n’a rien annoncé de très nouveau, c’est du Hollande sur un ton de Valls. Tout est encore très flou en matière d’économies sauf la non revalorisation de prestations sociales (les allocations familiales ou les retraites par exemple).  En fait Valls est pris dans le filet de l’austérité de Hollande  et il fait comme il peut pour s’en dégager en vain.  Le résultat c’est qu’on ne parviendra à relancer de manière significative la croissance, qu’on aura affecté le pouvoir d’achat et qu’on ne parviendra même pas à tenir les objectifs de déficit. Bref, un échec total. C’est le Premier ministre qui s’est exprimé mercredi à la sortie du Conseil des ministres pour annoncer quels efforts allaient être demandés à l’ensemble des Français. Promettant des efforts « justes », « collectifs » et « équitablement répartis », il a également distillé quelques garanties sur la préservation du modèle social français.  Il a balayé d’emblée la polémique naissante sur un salaire transitoire inférieur au Smic, par exemple pour encourager l’embauche des jeunes, promettant « avec force » de ne pas « remettre en cause » le salaire minimum (1.445 euros bruts aujourd’hui).  Les 50 milliards d’économies sur la dépense publique entre 2015 et 2017 seront supportés à hauteur de 18 milliards d’euros par l’Etat, 11 milliards les collectivités locales, 10 milliards l’Assurance maladie et 11 milliards par d’autres dépenses sociales.  Mercredi soir, François Hollande a affirmé que « la feuille de route » pour réaliser ces économies était « difficile », « âpre », « rugueuse » mais « indispensable » pour redresser le pays.  Le Premier ministre a esquissé le détail des réformes que la France va présenter à Bruxelles début mai dans le cadre de son programme de stabilité, trajectoire de finances publiques que le Conseil des ministres doit valider le mercredi 23 avril, avant un vote prévu à l’Assemblée le 30 avril.  L’objectif, a rappelé M. Valls, est non seulement de permettre « la mise en œuvre du pacte de responsabilité », un allègement de 30 milliards d’euros des cotisations patronales, mais aussi de réduire le déficit public.  Dans une moindre mesure, elles visent à « redonner du pouvoir d’achat aux salariés » les moins favorisés.  Côté économies, en première ligne, les prestations sociales « ne seront pas revalorisées jusqu’en octobre 2015″, c’est-à-dire qu’elles ne seront pas augmentées, comme c’est l’usage, du montant de l’inflation (0,7% en 2013). Concrètement, les pensions de retraite, allocations logement, famille et invalidité resteront stables sur la période.   »Cette mesure ne touchera pas les minima sociaux », comme le Revenu de solidarité active (RSA) ou la minimum vieillesse, a toutefois promis M. Valls. Sur France 2, il a aussi assuré que le gel n’irait « pas au-delà de 2015″.   »La modernisation de la politique familiale engagée en 2013 sera poursuivie », a aussi dit sans plus de détails Manuel Valls, et la revalorisation exceptionnelle du RSA ou du complément familial, promise dans le plan de lutte contre la pauvreté en 2013 sera « décalée d’une année », au 1er septembre 2015.  Parallèlement, le geste fiscal promis aux ménages modestes interviendra dès le mois de juin 2014, a précisé le Premier ministre. Il représentera un effort d’environ « 500 millions d’euros », a précisé le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.  Manuel Valls a confirmé que l’assurance maladie participerait via un recours plus important aux médicaments génériques et à la chirurgie ambulatoire.  Mises à contribution pour une somme plus importante qu’initialement prévu, les collectivités territoriales sont invitées à faire « des réformes profondes », notamment dans leurs dépenses de fonctionnement.  L’Etat va enfin prendre sa part à l’effort avec 18 milliards d’euros d’économies annoncées.  Visés au premier chef les fonctionnaires, dont les salaires sont gelés depuis 2010, ne connaîtront pas d’augmentation. Et ce jusqu’en 2017. Manuel Valls a toutefois promis de ne pas toucher aux « règles d’avancement ».   »Je sais ce que nous devons à nos fonctionnaires si essentiels à la vie de ce pays (…) mais la situation nous oblige à leur demander de contribuer à notre effort commun », a dit le Premier ministre.  Il a d’ailleurs confirmé que « les effectifs des ministères (…) continueront de diminuer ». Mais, alors que plusieurs parlementaires craignaient que la promesse de François Hollande de créer 60.000 postes dans l’Education soit revue à la baisse, il a garanti son « maintien », de même que les créations prévues, par redéploiement, dans la police, la justice et l’administration pénitentiaire.  Les agences de l’Etat enfin, comme Météo-France ou les Agences de l’eau, verront « leurs effectifs réduits (…), à l’exception de Pôle emploi et des universités », a encore annoncé M. Valls. La prestation du Premier ministre a été accueillie de manière glaciale par une partie des députés PS, beaucoup déplorant ne pas avoir été prévenus en amont du détail de ces mesures.  Il n’a pas non plus trouvé grâce aux yeux des syndicats: la CFDT a estimé que « les plus modestes sont insuffisamment protégés », alors que pour FO, le plan va « accroître la précarité et la pauvreté ». La CGT a de son côté évoqué « un gouvernement dur avec les faibles ».

 

50 mesures de simplification, c’est bien mais il en faudrait 500

50  mesures de simplification, c’est bien mais il en faudrait 500

 

50 mesures de simplification, c’est mieux que rien pour les entreprises mais encore bien insuffisant quand on sait qu’il y a de l’ordre de 200 organismes collecteurs, soit des milliers d’information à fournir. Un seul exemple pour les hôpitaux et les cliniques : 250 circulaires par an. Pour s’attaquer à la racine, il faudrait nettoyer aux les 10 000 lois, 35000 décrets et autres décrets, arrêtés et circulaires. En outre opérer auusi un grand nettoyage par secteur et ministère. Le Conseil de simplification créé en janvier pour faciliter la vie des entreprises en France propose une première salve de 50 mesures applicables d’ici fin 2014, dont la garantie qu’aucune nouvelle loi ou norme ne se traduira par des coûts additionnels. Ces propositions présentées lundi ont été validées par le chef de l’Etat et le Premier ministre, disent les co-présidents du conseil, le député socialiste Thierry Mandon et le dirigeant de la société Woodeum and Cie, Guillaume Poitrinal. Elles visent à faire économiser aux entreprises temps et argent en réduisant les charges administratives « excessives et inutiles », comme l’ont déjà fait Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Danemark et Belgique. Cet effort de simplification viendra en complément des baisses de charges prévues par le « pacte de responsabilité » proposé par le gouvernement pour améliorer leur compétitivité.  Selon Thierry Mandon, les mesures appliquées en Allemagne et en Grande-Bretagne depuis près de dix ans permettent à leurs entreprises d’économiser 1,5 à deux milliards d’euros par an. Mais l’impact de la simplification se mesure aussi en milliers d’heures de travail gagnées, souligne Guillaume Poitrinal. Un premier groupe de propositions, les plus spectaculaires, concerne toutes les sociétés, comme la garantie « zéro charge supplémentaire » pour toute nouvelle législation ou norme. « L’impact sur les entreprises de toute évolution de la réglementation et de la législation sera évalué par des experts indépendants, représentants du monde économique », précise un document de présentation. « Chaque nouveau coût sera compensé par une réduction au moins équivalente. »  Les chefs d’entreprise verront aussi satisfaite une très ancienne revendication : la non-rétroactivité des nouvelles règles fiscales intervenant en cours d’exercice. Des obligations comptables comme la déclaration d’honoraires et celle des frais généraux – « Des cartons entiers stockés dans les administrations » , dit Thierry Mandon – seront supprimées, en vertu du principe « confiance a priori ». D’autres mesures sont plus destinées à certaines catégories d’entreprises, comme la suppression de la « première enveloppe » dans laquelle les sociétés répondant à un appel d’offres public doivent réunir une vingtaine de pièces justificatives – système dont la lourdeur décourage de nombreuses PME. « Désormais, le numéro de Siret suffira. Ça va ouvrir beaucoup de marchés aux petites entreprises, qui aujourd’hui en sont écartées », estime Thierry Mandon.  Le conseil propose également de réduire le nombre des statuts pour les entreprises individuelles, d’alléger les autorisations préalables à la création d’entreprise, de réduire à un exemplaire le dépôt des statuts d’une nouvelle société. Une procédure de liquidation amiable simplifiée et moins coûteuse sera instaurée – cela concerne potentiellement 480.000 entreprises par an – et le nombre minimum d’actionnaires pour les sociétés anonymes non cotées sera ramené de sept à deux.  L’usage du « titre emploi service entreprises », équivalent du chèque emploi service des particuliers, jusqu’ici réservé aux PME de moins de 10 salariés, sera étendu à celles de 10 à 19. La plupart des mesures relèvent du simple bon sens, comme la suppression de l’obligation faite aux boulangers depuis 1790 de déclarer en préfecture leurs congés d’été, sous peine d’amende. D’autres, sous une apparence relativement anodine, annoncent en revanche le lancement de chantiers considérables. C’est le cas de l’harmonisation de la définition de ce qu’est un « jour » – ouvré, ouvrable, calendaire, franc, etc. « Nous voulons réduire le nombre de définitions à une. Ça oblige à relire tout le code du travail », dit Thierry Mandon. La simplification de la feuille de paie proposée par le conseil, pour la ramener à une demi-douzaine de lignes au lieu de 25 à 30, augure aussi d’un chantier monumental. « Dans la plupart des entreprises le service paye est sous-traité, tant c’est compliqué », souligne Guillaume Poitrinal. « Faire une fiche de paye coûte aujourd’hui entre 50 et 150 euros. Je préfèrerais donner cet argent à mes salariés. » Mais cette réforme « suppose de rebâtir complètement le système de perception des cotisations sociales », dit Thierry Mandon. « Il y a 200 organismes de collecte. Nous voudrions diviser ce nombre par dix. Ça va nous prendre 24 à 30 mois. » Une grande partie des mesures seront l’objet en juillet d’une « loi de simplification », qui autorisera le gouvernement à procéder par ordonnance, précisent les deux co-présidents. Le reste relèvera du décret, de l’arrêté ou de la circulaire. Le conseil prévoit de présenter un nouveau bloc de 50 mesures de simplification tous les six mois au moins jusqu’à la fin du quinquennat, en 2017. Le Medef a salué cette première série qui va, selon lui, « dans le bon sens ». Mais la première organisation patronale dit être vigilante quant à la « rapidité d’exécution » de ces mesures et souhaite qu’elles soient effectives « avant l’été ». Le président du Club des entrepreneurs, Guillaume Cairou, estime pour sa part que « la simplification est l’un des meilleurs moyens de rendre de l’argent aux entreprises. »

 

Choc de simplification : quelques mesures et des gadgets

Choc de simplification : quelques mesures et des gadgets

 

Il y aura quelques mesures intéressantes (feuille de paye, marchés publics) et beaucoup de gadgets. En effet pas de simplification tant que subsisteront des administrations inutiles qui ont besoin de justifier leur objet social par des règlements et des contrôles. Ce ne sont pas les procédures qu’il faut supprimer en premier mais ceux qui les élaborent et les rendent obligatoires. En outre ce travail n’est pas à la hauteur de l’enjeu, il faut certes de mesures de portée générale mais le même travail doit être entrepris dans tous les ministères, tous les secteurs, à tous les niveaux géographiques. . Conseil de simplification, qui doit annoncer ce lundi 50 nouvelles mesures pour simplifier la vie des entreprises. Ce deuxième acte du pacte de responsabilité a pour vocation de redonner de l’air aux entreprises asphyxiées par la paperasserie et portera essentiellement sur la fiscalité et le contrôle de production de normes. À l’origine de ce «choc de simplification» voulu par François Hollande: Thierry Mandon, porte-parole des députés socialistes et Guillaume Poitrinal, chef d’entreprise, qui coprésident le Conseil de simplification. Chargés d’une mission sur la simplification de la vie des entreprises, ils avaient rendu une première copie fin 2013, qui avait orienté le premier train de mesures décidées en janvier. Ils ont achevé le 8 avril un second rapport dont les préconisations devraient être quasi intégralement reprises dans les mesures annoncées aujourd’hui. Si ces mesures ne devraient rien coûter à l’État, elles pourraient constituer une manne financière source de croissance pour les entreprises. L’OCDE estime en effet que le système administratif français, trop complexe, leur coûte presque 60 milliards d’euros par an. Les nouvelles mesures annoncées aujourd’hui devraient permettre de récupérer et réinjecter cet argent dans l’écosystème. Une promesse de Manuel Valls qui avait évoqué dans son discours de politique générale la nécessité de «simplifier les procédures» des entreprises pour «libérer les énergies et embaucher». Parmi les nouvelles mesures qui devraient être annoncées: la simplification des appels d’offres publics, la réduction du nombre de statuts des entreprises individuelles mais surtout la tant attendue simplification de la fiche de paie. Un projet auquel les gouvernements précédents avaient renoncé à s’attaquer tant ce serpent de mer vieux de plusieurs décennies apparaît complexe. Cette mesure sera pourtant complémentaire de la simplification comptable annoncée en janvier. Les entreprises de moins de 10 salariés avaient ainsi été exonérées de l’obligation d’établir une annexe comptable et de publier leurs comptes, tandis que celles de 50 salariés avaient obtenu un bilan simplifié. De premières expérimentations pour simplifier les déclarations de salaires avaient également été décidées. L’ensemble des mesures devrait être mis en œuvre au 1er janvier 2015

 

Euro trop fort : la BCE prête à prendre des mesures….un jour !

Euro trop fort : la BCE prête  à prendre des mesures….un jour !

 

Finalemenet La Banque centrale européenne (BCE) va peut-être  à prendre des mesures pour réagir à l’euro fort et à la faible inflation, a déclaré le président de la BCE, Mario Draghi, ce samedi 12 avril. Draghi comprend vite mais il lu fauta du temps. Finalemenet il suit la politique de autres banques centrales mais avec 2 ou trois ans de retard.  La BCE répugne généralement à s’étendre sur le sujet des taux de change. Mais ce samedi, son président a déclaré lors d’une conférence de presse à Washington : « Si nous voulons que la politique monétaire reste aussi accommodante qu’elle l’est aujourd’hui, une poursuite de l’appréciation du taux de change (de l’euro) pourrait nécessiter une action monétaire ». Mario Draghi a reconnu que le niveau de l’euro, que le nouveau Premier ministre français Manuel Valls juge trop élevé, jouait « un rôle de plus en plus important » dans les prises de décision de la BCE. Le niveau de la monnaie unique, qui a évolué vendredi à son plus haut niveau depuis trois semaines, pèse sur la compétitivité des exportateurs européens et a pour effet de ralentir l’inflation, que la BCE est chargée de maintenir au niveau optimal pour l’économie, soit un peu moins de 2% selon elle. Répétant que son institution était prête autant à « un nouvel assouplissement monétaire », c’est-à-dire une baisse de taux, qu’à des « mesures non-conventionnelles », le chef de la BCE a indiqué qu’il ne fallait « pas être complaisant » face à la faible inflation en zone euro. Celle-ci était de 0,5% en mars.  Lors de sa conférence de presse en marge des réunions à Washington du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, Mario Draghi a pris le temps de décrire les effets néfastes liés à des prix trop peu dynamiques. En clair, il a indiqué que le danger ne venait pas seulement d’une menace de déflation, phénomène de baisse généralisée des prix et des salaires, mais aussi d’une inflation basse, qu’il a jugé « mauvaise ». Une hausse trop molle des prix « rend le processus d’ajustement plus difficiles dans les pays sous pression », à savoir les pays du sud de l’Europe, et « complique le désendettement à la fois des secteurs public et privé », a-t-il expliqué.  Mario Draghi a multiplié les signaux de bonne volonté, alors que la politique de la BCE a été abondamment commentée ces derniers jours à Washington. Le Comité monétaire et financier international (CMFI), l’instance politique du FMI, a, lui, estimé ce samedi que l’institution de Francfort « devrait envisager des actions supplémentaires si la faible inflation devait se prolonger ».

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

 

De toute évidence il y a un problème d’agenda dans les mesures annoncées par Valls. Certes il constate la situation d’urgence du pays dans tous les domaines (notamment  croissance, chômage, déficit compétitivité) mais il n’en tire pas les conséquences en matière de calendrier. Il  fallait évidemment prendre des mesures à effet quasi immédiat ( à partir de juillet par exemple) permettant d’agir sur 2014 qui s’annonce catastrophique sur le plan de la croissance (1% et à condition que la conjoncture internationale ne se dégrade pas avec la Crise des pays émergents et celle de l’Ukraine). Certaines orientations relèvent d’ailleurs davantage des intentions que des décisions (exemple : réforme administrative pourtant si indispensable). Ni Valls, ni Hollande ne seront là en 2018 et malheureusement il y a fort à parier que la nouvelle majorité de 2017 voudra faire le contraire de ce voulait engager la gauche dans ce domaine ‘( derrière il y a en effet la maîtrise du Sénat). Pour résumer, trop peu, trop flou et surtout trop loin. L’année 2014 sera détestable en matière de croissance, elle va plomber un peu plus la confiance d’autant que la gauche va sans doute ramasser la plus belle fessée de sa vie aux européennes. Sans confiance, pas de reprise ni de la demande, ni des investissements, c’est un préalable même s’il faut en même temps retrouver compétitivité et pouvoir d’achat. Pour les ménages, c’est cosmétique ; pour les entreprises encore insuffisants et trop lointain.

Pacte de solidarité : les mesures sociales

Pacte de solidarité : les mesures  sociales

Avec les résultats des municipales Valls va être contraint de renforcer les mesures sociales. A peine aura-t-il le temps de poser ses valises à Matignon que Manuel Valls va devoir mettre en place le pacte de solidarité, pendant social du fameux pacte de responsabilité, évoqué en janvier dernier. L’objectif de cette contre-mesure est de convaincre la gauche du Parti socialiste et les Verts d’accepter le pacte de responsabilité. Deux volets se présentent : le premier concerne la baisse des cotisations sur les bas salaires. Selon Bercy, celle-ci permettrait de réaliser une économie de 60 euros sur un Smic. La diminution pourrait atteindre 4 points en supprimant la prime pour l’emploi, qui bénéficie aux six millions de foyers qui gagnent moins de 16.200 euros (célibataire) ou 32.500 euros (couple) par an. Deux à trois milliards d’euros ont également été dégagés pour les ménages. Le gouvernement prévoit dans un deuxième temps une baisse d’impôts. Le comité chargé de mener la réflexion sur le sujet doit d’ailleurs rendre ses conclusions le 10 avril prochain.  Jean-Marc Ayrault voulait atténuer les effets de seuil, qui se produit lorsque l’on franchit un palier d’imposition. Une mesure qui pourrait finalement être mise en place par son successeur.

Attractivité : « mesures de Hollande « pas du tout à l’échelle du problème » (Copé)

Attractivité : « mesures de Hollande « pas du tout à l’échelle du problème » Copé

François Hollande a tenu le « Conseil stratégique de l’attractivité » à l’Élysée lundi 17 février. Le président de la République a présenté une série de mesures à destination des grandes entreprises étrangères. « On n’est pas du tout à l’échelle du problème », a fustigé Jean-François Copé au micro de RTL, mardi. Le patron de l’UMP, rappelant la taxe à 75% sur les très hauts revenus créée par François Hollande, s’est également interrogé : « Quel est le degré de crédibilité de la parole présidentielle ? ». Selon le maire de Meaux, le « degré de crédibilité de la parole présidentielle » pâtit des annonces faites depuis le début de son mandat – « hausse des impôts, des contraintes et des charges. Stigmatisation des entreprises », énonce-t-il. Il ajoute que « la taxe à 75% est le sujet le plus évoqué par les investisseurs étrangers lorsqu’ils parlent de la France ». Jean-François Copé estime qu’il faut que la politique du gouvernement prenne une nouvelle direction, validée par « un vote à l’Assemblée ».

 

Fiscalité entreprises : des mesures dès 2015

Fiscalité entreprises : des mesures dès 2015

Des mesures sans doute symbomliques dès 2015 pour les entreprises . Les Assises de la fiscalité des entreprises lancées mercredi à Matignon déboucheront sur des mesures concrètes en 2015, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. « L’objectif est qu’il y ait à la fois une projection sur le quinquennat mais aussi des premières mesures concrètes dès le projet de loi de finances 2015″, a-t-il dit à sa sortie de la réunion. « Il y a des choses à changer, je pense à l’impôt sur les sociétés » qu’il faut harmoniser avec les partenaires européens de la France comme l’Allemagne, a précisé le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. L’exécutif envisage de baisser le taux de l’impôt sur les sociétés, aujourd’hui de 33,33%, et d’en élargir l’assiette, a expliqué une source gouvernementale. Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a ajouté qu’une des pistes à l’étude était de supprimer certaines taxes qui rapportent peu à l’Etat. « Il y en a 150, une cinquantaine ont un rendement très faibles, certaines coûtent plus cher qu’elles ne rapportent », a-t-il dit. Le chantier de la fiscalité des entreprises fait partie du « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande aux entreprises. Le chef de l’Etat a promis de baisser les prélèvements sur ces dernières en échange d’une hausse des embauches et de l’investissement. Pour le patronat, ces Assises doivent surtout déboucher le plus rapidement possible sur des baisses d’impôts. « Cet exercice de la fiscalité, pour nous Medef, c’est surtout la baisse de la fiscalité des entreprises », a déclaré le président de l’organisation patronale, Pierre Gattaz. Le Medef demande 60 milliards d’euros de baisses des prélèvements, dont 25 milliards de taxes et d’impôts, d’ici 2017.

 

« Choc de simplification » : une centaine de mesures là où en faudrait 10 000 !

« Choc de simplification » : une centaine de mesures là où en faudrait 10 000 !

 

 

Quelques mesures gadget saluées par le Medef là où i en faudrait 10 000 surtout dans le domaine de la fiscalité et du travail (deux domaines pratiquement épargnés par le « coc »Faire gagner 0,8 point de PIB : c’est la promesse de ce choc de simplification. Un chiffre qui correspond à 25% de charges administratives en moins pour les entreprises. Invité de l’Université d’été du Medef, la semaine dernière, Pierre Moscovici avait « vendu » la mesure aux patrons plutôt satisfaits : les entreprises vont pouvoir économiser 15 milliards d’euros.   Bercy entend donc simplifier des pans entiers de l’environnement règlementaire auquel est confronté un chef d’entreprise au quotidien.  Concrètement, il s’agit de remplacer les courriers en double ou triple exemplaires par des télédéclarations uniques, diminuer les frais d’enregistrement d’une nouvelle société, ou encore faciliter les déclarations et les calculs pour obtenir le Crédit d’impôt recherche (CIR). Tout un tas de petites tracasseries administratives qui font perdre du temps et de l’argent aux entreprises.  Il ‘sagit d’une demande de longue date des chefs d’entreprise, qui dans l’ensemble, saluent l’effort et la logique de cette centaine de mesures. Mais ce choc ne fait pas forcement les affaires des professions comptables et juridiques qui craignent une baisse de leur activité.   Désormais, les patrons attendent déjà l’étape suivante : simplifier les procédures et les démarches c’est bien, mais c’est surtout la fiscalité et le droit du travail qui sont dans leur ligne de mire. Revoir le Code général des impôts et celui du Travail n’est pas encore au programme de travail du gouvernement.

Mesures entreprises : les patrons convaincus ?

Mesures entreprises : les patrons convaincus ?

 

François Hollande a visiblement réussi son opération de reconquête auprès des entrepreneurs. Le président a annoncé toute une batterie de mesures en faveur de la création d’entreprises, ce lundi 29 avril, avec notamment une fiscalité sur les plus-values simplifiée et allégée. Son discours a largement fait la part belle aux mérites des entrepreneurs. « Il ne peut y avoir d’entreprise sans chef d’entreprise », a-t-il notamment déclaré. Les chefs d’entreprise, justement, ont défilé sur BFM Business dans les émissions Le Grand Journal et Les décodeurs de l’éco. Et ils ont été globalement très convaincus par les déclarations du président de la République.

Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de Priceminister

Pour le fondateur de Priceminister « forcément quand on est chef d »entreprise et que l’on attend [ce type de discours] depuis longtemps, on est content ». « On a l’impression qu’enfin le chef de l’Etat, mais aussi le gouvernement, prennent conscience que les créateurs d’entreprise sont utilies à la société », a ajouté Pierre Kosciusko-Morizet.  Il a noté que le gouvernement « a rectifié le tir » sur la fiscalité. « Il a reconnu ces erreurs, ce qui est très positif ». « Cela mérite d’être souligné », a-t-il ajouté.

Philippe Hayat, fondateur de l’association 100.000 entrepreneurs

« Je suis globalement satisfait. Le président de la République a fait de l’entrepreneuriat un des axes majeurs de sa politique et a défini des mesures concrètes dont je me réjouis ». Philippe Hayat a également loué les régimes fiscaux présentés par François Hollande, qui sont « incitatifs et favorisent ceux qui prennent  des risques. C’est une grande avancée, au même titre que la sensibilisation des jeunes sur l’entrepreneuriat« .

Benjamin Bejbaum, fondateur de Dailymotion

Le fondateur de Dailymotion n’y va pas par quatre chemins. Il a ainsi estimé qu« on sort du cauchemar » et que « François Hollande s’est réveillé ». Reprenant les déclarations du début du discours de François Hollande, Benjamin Bejbaum s’est réjoui que le président reconnaisse les entrepreneurs comme vecteurs d’emploi.   »Le seul moyen,pour relancer l’emploi, est de créer des entreprises », a-t-il estimé, ajoutant que, pour lui, « il n’y a plus de divorce entre l’Etat et les chefs d’entreprise, au moins dans le discours ».

Gilles Babinet, chargé des enjeux numériques auprès de la Commission européenne

« On ne va pas bouder notre plaisir », a d’emblée lancé, l’ancien président du Conseil National du Numérique. « Cela va dans le bons sens ».  Il a sutout plébiscité les mesures portant sur la fiscalité des plus-values de cessions d’entreprise. « On rentre dans une nouvelle ère où ce qui fait l’emploi et la croissance ce sont les sociétés innovantes » qui ont « pour pétrole, le capital ». De plus,il a souligné la volonté du gouvernement de faire « quelque chose de simple, ce qui est essentiel. Les chefs d’entreprises ne peuvent devenir des experts juridiques », qualifiant, au passage l’ancien système sur la taxation du capital de « complexe » et « qui faisait bien rire tout le monde ».

Mesures de soutien à la trésorerie des entreprises, surtout les délais de paiement

Mesures de soutien à la trésorerie des entreprises, surtout les délais de paiement

 

 

Le problème des délais de paiement est au centre des mesures envisagées. Il y aura aussi un déblocage de 500 millions d’euros pour les TPE et les PME par la Banque publique d’investissement, préfinancement du crédit d’impôt compétitivité, amélioration de l’assurance-crédit et de l’affacturage, solutions alternatives de financement et réduction des délais de paiement pour soutenir les entreprises, notamment les PME qui sont les premières créatrices d’emplois. Certaines de ces mesures sont déjà en vigueur. Le ministère du Commerce extérieur a parallèlement annoncé la mise en place d’une enveloppe de 150 millions d’euros « qui sera consacrée à des prises de participations dans des fonds dédiés au soutien des PME qui vont à l’international ». « Je suis à l’écoute de vos préoccupations », a dit Pierre Moscovici lors d’un discours au Salon des entrepreneurs. « Parce que, tout simplement, c’est en répondant à ces préoccupations que nous parviendrons redresser notre économie, à créer des emplois, à rendre confiance à notre pays. » Ces annonces ont été saluées par la CGPME. « Le plan présenté par Pierre Moscovici doit être mis en œuvre rapidement. Il y a urgence », a réagi l’organisation patronale dans un communiqué. Selon Guillaume Cairou, président du Club des entrepreneurs, « notre gouvernement a enfin compris que l’assainissement de la trésorerie des entreprises est un facteur clé pour améliorer sensiblement la compétitivité des entreprises françaises ». « Les délais de paiement sont un levier de compétitivité qui a trop longtemps été sous-estimé. Il en va de la survie de nos entreprises », ajoute-t-il dans un communiqué. Pierre Moscovici s’est donné pour objectif de poursuivre la réduction des délais de paiement de l’Etat pour les faire passer sous 20 jours d’ici 2017. L’Observatoire des délais de  paiement fait état d’une baisse de 35% du délai global de paiement de l’Etat l’an dernier, à 23 jours. Pour réduire les délais de paiement du secteur privé, le gouvernement promet d’augmenter le nombre de contrôles, à 2.000 cette année. Sur les quelque 1.850 entreprises contrôlées l’an dernier, le taux d’anomalie a été de 29%. L’efficacité des sanctions pour ces infractions sera renforcée par la création d’une amende administrative dans la future loi sur la consommation prévue au printemps. Actuellement, une entreprise victime d’un retard de paiement doit poursuivre son client devant un tribunal de commerce.

G8: Cameron veut des mesures pour la relance et l’évasion fiscale

G8: Cameron veut des mesures pour la relance et l’évasion fiscale

David Cameron, dont le pays assure la présidence du G8 en 2013, a appelé mercredi les dirigeants des huit puissances les plus riches à « prendre des mesures courageuses » afin de « faire une différence tangible » pour relancer l’économie.   »Il est évident qu’en 2013, le monde continuera à faire face à l’incertitude économique », écrit M. Cameron dans une lettre adressée aux dirigeants des pays du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Italie, Japon et Russie).   »En tant que dirigeants des huit pays représentant environ la moitié du PIB (Produit intérieur brut) du monde entier, les critères ambitieux que nous nous fixons et les courageuses démarches que nous entreprenons en travaillant ensemble au sein du G8 peuvent faire une différence tangible pour dynamiser l’économie », ajoute-t-il.   »J’espère » que le sommet du G8 prévu les 17 et 18 juin en Irlande du Nord « sera l’occasion de saisir cette opportunité », ajoute-t-il, rappelant cependant que « pour y parvenir, il faut une forte volonté politique et des mois de travail » en amont.  Ce G8 ne sera pas le genre de sommet où nous pourrons sortir de notre chapeau un chèque à la dernière minute, nous engager à payer et parler de succès. Ce dont nous parlons, c’est des changements sur le long terme dans nos pays et des règles qui régissent les relations entre eux. (…) Le succès dépendra de notre capacité à discuter de ces changements dès maintenant », poursuit-il.  Le sommet se concentrera sur trois thèmes principaux: la lutte contre le protectionnisme, celle contre l’évasion fiscale et la promotion de la transparence dans l’action des gouvernements et des entreprises, rappelle M. Cameron.  Le Premier ministre britannique souhaite que le G8 assure un rôle de leadership pour faciliter des accords commerciaux.  Il estime aussi que le groupe du G8 a le pouvoir de « galvaniser une action internationale » pour lutter contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent, en partageant des informations et en se penchant sur les critères internationaux pour voir s’ils doivent être renforcés.

 

Louis Gallois : 22 mesures pour la compétitivité

 

Louis Gallois : 22 mesures pour la compétitivité Fin du suspens. Le très attendu rapport Gallois a été remis lundi matin au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Ses propositions pour relancer la compétitivité française seront annoncées en détails dans l’après-midi, mais Louis Gallois a déjà confirmé les grandes lignes du rapport parues dans la presse.

L’essentiel. « Je propose 22 mesures principales », a annoncé Louis Gallois à la sortie de Matignon. Elles visent à « arrêter le décrochage de l’industrie française » qui s’est aggravé « depuis une dizaine d’années », estime l’auteur du rapport.

La principale proposition. Louis Gallois préconise une baisse des cotisations des entreprises de l’ordre de 30 milliards d’euros, dont 20 milliards concernent les charges patronales et 10 milliards les charges salariales.

Un « choc de confiance ». Le rapport devait parler d’un « choc de compétitivité », mais François Hollande a banni l’expression, lui préférant un « pacte de compétitivité » qui s’inscrirait dans la durée. Louis Gallois opte finalement pour le « compromis » : son rapport plaide pour un « choc de compétitivité qui est en fait un choc de confiance ».

Un « pacte social » et un « véritable patriotisme ». La relance de la compétitivité française nécessite un « dialogue social à tous les niveaux » avec « un nouveau dynamisme », précise Louis Gallois, « parce que nous avons besoin que se noue une sorte de pacte social entre tous les partenaires ». L’ancien patron va plus loin : pour mener la « reconquête industrielle », nous avons « besoin d’un véritable patriotisme. Il faut que le club France travaille de manière solidaire. »

La feuille de route. Jean-Marc Ayrault avait confié en juillet « une mission sur la compétitivité de nos entreprises » à Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et d’EADS, avec pour objectif de « préparer la mise en œuvre d’actions concrètes, d’ici la fin de l’année ». L’exécutif, qui a pris ses distances avec le rapport dès les premières fuites dans la presse, a assuré qu’il s’en inspirera pour décider des mesures pour relancer la compétitivité du pays. Celles-ci seront annoncées mardi.

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