Archive pour le Tag 'mesures'

Les mesures barrières ont volé en éclats avec la levée des restrictions ( conseil scientifique)

 

  • Les mesures barrières ont volé en éclats avec  la levée des restrictions ( conseil scientifique)

     

     

    Jean-François Delfraissy, entendu au Sénat, considère que la levée des restrictions ont fait voler en éclats les mesures barrières et son l’un des facteurs explicatifs de l’accélération des contaminations

    « La réponse à la quatrième vague, elle va s’appuyer sur une augmentation de la vaccination et elle va s’appuyer sur l’utilisation du pass sanitaire, mais elle va s’appuyer aussi sur ‘où est-ce qu’on se contamine?’, sur revenir aux gestes barrières simples, individuels, qui ont totalement explosé », a déclaré le président du Conseil scientifique devant des sénateurs.

    « Dans les semaines qui viennent, notre capacité non pas à arrêter la vague mais à limiter l’impact sur le système de soins, il est entre les mains de nos concitoyens. Et ce n’est pas seulement de dire ‘c’est le pass sanitaire c’est le vaccin’, c’est aussi les petites mesures! »

     « On a affaire à un variant qui a une capacité de transmission qui change la donne [...] on va avoir à vivre avec le variant Delta pendant plusieurs mois. »

NOUVELLES MESURES SANITAIRES : les préfets « sollicités » par Darmanin

NOUVELLES MESURES SANITAIRES : les préfets « sollicités » par Darmanin

 

Gérald Darmanin a écrit dimanche aux préfets pour leur demander de la fermeté dans l’application des nouvelles mesures anti-Covid,

 

Le ministre demande également aux préfets de veiller à ce que les Français puissent avoir une « offre vaccinale adaptée pendant l’ensemble de la période estivale ».

Le ministre réclame aussi un « renforcement des dispositifs d’accompagnement et d’isolement » des cas positifs et cas contacts, avec notamment des « offres de relogement » pour les personnes ne pouvant pas s’isoler à domicile.

Des incitations très générales qui ne mangent pas de pain mais qui ne feront pas augmenter la capacité de vaccination qui dépend des doses disponibles. Sans parler des modalités de contrôle !

Sondage nouvelles mesures sanitaires : 67 % pour

Sondage nouvelles mesures sanitaires : 67 % pour

Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, plus de deux tiers des Français (67%) soutiennent les quatre principales mesures contraignantes annoncées hier soir.

 

Les trois quarts des Français (75%) soutiennent par exemple la vaccination obligatoire pour les personnels des établissements de santé et six sur dix approuvent l’extension du pass sanitaire obligatoire (61%) et le fait de rendre payants les tests PCR sans prescription médicale (59%).

Par ailleurs, une majorité des sondés estime également que ces mesures sont efficaces sur le plan sanitaire (62%) sans être pour autant trop contraignantes (52%).

 

Avion dérouté par la Biélorussie: les Européens prennent des mesures symboliques

Avion dérouté par la Biélorussie: les Européens prennent des mesures symboliques

Les Vingt-Sept ont une nouvelle fois décidé de mesures individuelles assez symboliques contre la piraterie aérienne de la Biélorussie qui ont dérouté un avion de ligne pour arrêter un opposant. C’est la quatrième fois que l’Union économique prend des sanctions à l’égard de la Biélorussie. Avec à peu près toujours le même résultat.

Les nouvelles sanctions pourraient frapper le commerce ou encore les investissements en veillant à ne pas pénaliser la société civile et… les États membres. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a par ailleurs agité cette masse d’argent -3 milliards d’euros- promise dans le cadre du partenariat oriental et que l’UE avait décidé de bloquer en 2010. près de 2 000 vols commerciaux passent chaque semaine dans l’espace aérien de la Biélorussie, les compagnies aériennes basées en Europe sont priées d’éviter son survol. Certains pays et compagnies avaient d’ores et déjà pris les devants pour d’évidentes questions de sécurité.

Les Vingt-Sept ont demandé au Conseil de prendre des mesures pour éviter le survol de son espace aérien par la compagnie aérienne biélorusse et l’impossibilité pour cette entreprise d’atterrir dans un aéroport de l’UE. Il s’agit bien évidemment d’isoler la Biélorussie. Un pays ne tient que grâce au soutien de Poutine ! Or précisément l’union économique européenne s’interroge actuellement sur ses futures relations avec la Russie.

Climat: la Chine craint les mesures de rétorsion

Climat: la Chine craint les mesures de rétorsion

On peut s’étonner que la Chine, très vindicative sur le plan politique, se montre aussi coopérative avec la France et l’Allemagne pour engager une lutte contre le dérèglement climatique. En réalité ,la Chine craint surtout des mesures de rétorsion de l’Occident pour le cas où elle ne respecterait pas les nouvelles mesures qui seront décidées à cet égard par les pays développés. En fait, la Chine est en retard et craint que la question climatique n’affecte son développement économique. Le président Xi a annoncé l’année dernière que la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, atteindrait un pic d’émissions de dioxyde de carbone avant 2030 et de neutralité carbone d’ici 2060.

« La réponse au changement climatique est une cause commune à toute l’humanité et elle ne doit pas devenir une monnaie d’échange géopolitique, une cible d’attaques contre d’autres pays ou une excuse pour des barrières commerciales », a déclaré Xi lors d’un sommet vidéo. avec les dirigeants européens.

Le département d’État américain, alors sous l’administration Trump, a déclaré en septembre que la Chine avait fait preuve d’un «mépris délibéré» pour la qualité de l’air, des terres et de l’eau, et mettait la santé mondiale en danger avec ses gaz à effet de serre, suscitant une vive réprimande de Pékin.

Nouvelles mesures Covid-: les Français pour mais pas pour les appliquer

Nouvelles mesures Covid-: les Français pour mais pas pour les appliquer

Plus de 7 Français sur 10 approuvent les mesures annoncées mercredi par le chef de l’État, dont la limitation des déplacements (71%), selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info. Mais près de la moitié (46%) pensent s’autoriser quelques écarts (39%), voire bafouer ces règles ou s’y opposer (7%).

 

«La lassitude d’une année de crise sanitaire, conjuguée au sentiment général que les nouvelles contraintes annoncées sont à la fois trop pénibles et inefficaces, conduit de plus en plus de Français à vouloir s’affranchir des règles», relève le président d’Odoxa, Gaël Sliman. Les jeunes sont les plus nombreux à ne pas vouloir s’y plier (63% des 18-24 ans et des 25-34 ans, contre 26% des 65 ans et plus).

La  fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées, pour trois à quatre semaines selon les établissements, est soutenue par 72% des Français. Les parents d’élèves se montrent beaucoup plus critiques devant cette mesure, qui devrait de nouveau freiner l’économie. Astreints, dans certains cas, à une nouvelle organisation pour garder leurs enfants, 60% d’entre eux jugent cette fermeture «trop contraignante». Quelque 40% doutent même de son efficacité sanitaire.

 

Malgré le nouveau tour de vis opéré, une majorité de Français jugent «insuffisantes» les nouvelles contraintes, compte tenu de la situation épidémique.

Covid: Les nouvelles mesures d’Emmanuel Macron ?

Covid:  Les nouvelles mesures d’Emmanuel Macron ?

 

 

  • Quatre semaines de déplacements limités dans toute la France. Les règles déjà appliquées dans 19 départements s’étendent. Elles comportent la fermeture de certains commerces et l’interdiction de se déplacer à plus de 10 km, sauf dans certaines conditions permettant d’aller jusqu’à 30 km de chez soi. Le couvre-feu à 19 heures est maintenu.
  • Une tolérance pour Pâques.  »Qui souhaite changer de région pour aller s’isoler pourra le faire durant ce week-end de Pâques », a assuré Emmanuel Macron. Cette tolérance « s’achève lundi soir », a ensuite précisé le ministère de l’Intérieur, ajoutant qu’elle « ne concerne que les déplacements en journée ».
  • Le calendrier vaccinal précisé. La vaccination contre le Covid-19 sera élargie à toutes les personnes âgées de plus de 60 ans le 16 avril, puis à toutes celles de plus de 50 ans le 15 mai. « Un numéro spécial sera mis à disposition pour prendre un rendez-vous », a-t-il précisé. « A partir de la mi-juin, les rendez-vous seront ouverts à l’ensemble des Françaises et des Français de moins de 50 ans », a ajouté le chef de l’État.

COVID-19: les drenières mesures sans effet

 

COVID-19: les drenières mesures sans effet

D’après les experts les dernière mesures sont à peu près sans effet sur la situation sanitaire . la troisième vague risque même d’être aussi forte que la première.  Le Pr Rémi Salomon a lui aussi fait part de sa vive « inquiétude » ce dimanche soir sur BFMTV alors que l’épidémie poursuit sa progression sur le territoire national et notamment en région francilienne.
« Le sentiment général est celui d’une très grande inquiétude, d’une très grande anxiété sur ce qui va arriver », a déclaré Rémi Salomon au sujet de la situation hospitalière en Île-de-France, « une anxiété de voir cette troisième vague plus violente que les deux premières ».

Le président de la commission médicale d’établissement a également évoqué le « sentiment de colère de se retrouver dans une situation qui va nous obliger à faire de la médecine de catastrophe » alors que 41 directeurs médicaux de crise de l’AP-HP estiment dans le Journal du Dimanche que les capacités de prise en charge pour les patients Covid seront dépassées d’ici une quinzaine de jours.

  »Nous risquons de nous retrouver dans 10 jours, 15 jours, 3 semaines dans une situation de débordement », a expliqué le pédiatre sur BFMTV.

Si tous les départements de la région Ile-de-France mais aussi d’autres ont été soumis à de nouvelles mesures de freinage, le Pr Rémi Salomon estime que celles-ci n’auront que « peu d’effets » sur la circulation du virus et donc la progression de l’épidémie. »Nous n’allons pas avoir d’autre choix que celui d’un confinement », a assuré le président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP. Une mesure qui aura déjà des effets d’ici deux à quatre semaines « si c’est bien appliqué.

 

États-Unis : mesures de protection contre le pillage de la recherche par les Chinois

États-Unis : mesures de protection contre le pillage de la recherche par les Chinois

 

Le pillage des technologies par la Chine est une pratique courante et les lieux de recherche sont particulièrement visés notamment aux États-Unis. Il est désormais recommandé aux organismes de recherche notamment universitaire de renforcer la lutte contre le pillage chinois.

 

La Commission américaine de sécurité nationale sur l’intelligence artificielle (NSCAI), dirigée par l’ancien président de Google, Eric Schmidt, doit voter lundi sur son rapport final au Congrès. Une nouvelle section sur la recherche universitaire a été ajoutée à un projet final récemment publié, qui contient également de nombreuses recommandations dans des domaines tels que la concurrence dans l’intelligence artificielle et la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs.

Plusieurs affaires témoignent que des scientifiques chinois liés à l’armée détournent des informations stratégiques dans de nombreux domaines.

La Chine a nié les allégations selon lesquelles elle tentait de voler des recherches américaines.

Ces affaires font partie de la soi-disant «initiative chinoise» du département américain de la Justice, lancée en 2018 pour contrer les menaces à la sécurité nationale de la Chine.

Les recommandations de la NSCAI exigeraient davantage de divulgation sur le financement de la recherche et les partenariats dans les universités. Il propose également de créer une base de données d’individus et d’entités pour signaler les risques à l’avance.

Gilman Louie, un investisseur en capital-risque de la Silicon Valley et commissaire de la NSCAI, a déclaré qu’une base de données pourrait aider à éviter les interdictions unilatérales fondées sur des affiliations et permettre à la place aux États-Unis de juger des cas individuels. Louie a déclaré que la commission voulait éviter une «approche de masse».

Le manque d’orientation jusqu’à présent signifie que certains présidents d’université nerveux ont tenu les ressortissants chinois à l’écart de tout projet de recherche, a déclaré Louie. «Que quelqu’un vous regarde simplement et détermine, parce que vous êtes d’origine chinoise, qu’on ne peut plus faire confiance aux programmes aux États-Unis, c’est un gros problème avec moi.»

Tobin Smith, vice-président de la politique scientifique et des affaires mondiales à l’Association of American Universities, a déclaré que les universités avaient du mal à évaluer les risques et ont accueilli favorablement le plan directeur.

Crise sanitaire : « pour des mesures territorialisées et graduées

Crise sanitaire : « pour des mesures territorialisées et graduées »

Une vingtaine de médecins, scientifiques, enseignants et chercheurs, regroupés au sein du collectif Du côté de la science, recommandent, dans une tribune au « Monde «, des « mesures territorialisées et graduées » allant « jusqu’à un confinement local ».

 « Je perdrai peut-être mais je ne veux pas abandonner. Il en va de la santé des Dunkerquois », a déclaré le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, le 12 février, devant le refus des autorités nationales de fermer les collèges et lycées, alors que plusieurs clusters ont été identifiés dans la ville et que 68 % des contaminations proviennent de virus mutants.

Même déconvenue en Moselle. François Grosdidier, maire de Metz, avait demandé la veille un confinement strict et la fermeture anticipée des écoles pour ce département où 300 cas de Covid-19 liés aux variants apparus en Afrique du Sud et au Brésil ont été identifiés. Le préfet de Moselle annonçait le lendemain qu’« il n’y aura pas de nouvelle mesure », tandis que le ministère de l’éducation nationale allégeait à nouveau son protocole sanitaire.

La question de nouvelles mesures pour freiner la circulation du virus et de ses variants n’est-elle à l’ordre du jour que pour ces deux territoires ? Non, et c’est le débat de l’heure, au moment où le nombre de contaminations continue d’être élevé et que l’on compte quotidiennement 400 décès dus au Covid-19.

Le président de la République fait la sourde oreille aux alertes que lui adressent les élus et les scientifiques. C’est un choix politique qui revient à attendre que la situation ait dérapé pour appliquer des mesures drastiques. L’exact opposé de la stratégie globale adoptée par nos voisins allemands, danois et d’autres, qui combinent campagne de vaccination intensive et pression maximale visant à limiter fortement la circulation du virus. De ce point de vue, l’image du chef de l’Etat, pourtant grand défenseur de l’agilité et de la disruption, pâlit en comparaison de la manière dont la chancelière allemande, Angela Merkel, combine ces deux attitudes.

Cette stratégie de nos voisins n’est pas justifiée par une situation plus grave que celle que nous connaissons chez nous. Pas plus que par une indifférence de leur part aux risques sociaux liés à un reconfinement, qui ferait de la France un modèle en la matière. Ni Dunkerque ni la Moselle ne sont masochistes. En Moselle, la première vague de Covid-19 a été particulièrement dure. Rien de surprenant à ce que les habitants et leurs représentants ne souhaitent connaître à nouveau cette épreuve.

La demande d’une stratégie rigoureuse de suppression du virus est fondée sur ce que nous avons appris de la pandémie au cours de l’année passée. A présent que la vaccination est lancée – non sans difficultés – et que la circulation du virus persiste « à un niveau très élevé dans le contexte d’augmentation de la prévalence des variants plus transmissibles » (bulletin de Santé publique France du 11 février), la menace accrue impose de durcir la riposte.

Diversité : des mesures gouvernementales trop anecdotiques

Diversité : des mesures gouvernementales trop anecdotiques

. Emmanuel Macron doit annoncer, jeudi 11 février, que des places seront réservées aux candidats issus de milieux modestes dans les concours de la haute fonction publique. L’intention est louable, mais il faudra faire beaucoup plus pour s’attaquer, dans tous les domaines, à l’entre-soi estime le monde dans un éditorial.

Editorial du « Monde ». En 2001, Sciences Po Paris avait bousculé le petit monde clos des grandes écoles à la française en créant un concours spécifique réservé aux lycéens des zones d’éducation prioritaires. Vingt ans après, Emmanuel Macron devait annoncer, jeudi 11 février, que des places seront réservées aux candidats issus de milieux modestes dans les concours de la haute fonction publique.

Il aura fallu deux décennies pour accomplir ce pas de fourmi, alors même que les fractures sociales, scolaires, territoriales n’ont cessé de se creuser en France. Le constat est malheureusement limpide : en matière de diversité sociale dans les formations menant aux postes de responsabilité, le pays fait du surplace.

Entre 2006 et 2016, les établissements qui forment les futures élites administratives, scientifiques et entrepreneuriales n’ont pas élargi leur vivier de recrutement, indique une étude révélée par Le Monde. Les enfants d’ouvriers et de chômeurs, qui représentent 36 % d’une classe d’âge, plafonnent à 10 % dans les grandes écoles, une proportion stagnante. L’Etat, qui finance nombre d’entre elles, a sa part de responsabilité. A l’Ecole nationale d’administration (ENA), qui a admis 1 % d’enfants d’ouvriers en 2019 (contre 4 % en 2006), il dispose même de tous les leviers.

Avancée est lilliputienne

Le dispositif annoncé jeudi par le président de la République consiste à créer des concours « talents » spécifiquement réservés à des étudiants choisis sur critères non seulement académiques mais sociaux et territoriaux. Ils seront dotés au maximum de 15 % des places ouvertes aux concours externes de cinq écoles de la haute fonction publique. Des classes préparatoires et des aides consacrées à ce public seront multipliées. A l’ENA, six places seront ainsi « fléchées » en 2021 au bénéfice de jeunes de milieu populaire.

Soucieux de ne pas être accusé d’introduire une « discrimination positive » et une rupture d’égalité, l’Elysée précise que les épreuves seront les mêmes que celles passées par les autres étudiants et que les places « talents » viennent en supplément. La voie choisie, entre égalité formelle et coup de pouce ciblé, est symbolique d’un astucieux « en même temps ». L’Etat, enfin, donne l’exemple, et ce n’est pas rien. Mais l’avancée est lilliputienne.

Il faut dénoncer l’hypocrisie qui présente les concours, accessibles en réalité à des publics triés sur le volet possédant les clés d’entrée pour les meilleurs lycées et classes préparatoires, comme un modèle suprême d’égalité. Certaines écoles, dont Sciences Po Paris, ont d’ailleurs récemment franchi un pas supplémentaire vers la diversité, instaurant des concours basés non pas sur des dissertations mais sur un dossier permettant de valoriser tous les types de parcours, complété par un oral.

 « Nous avons construit notre propre ­séparatisme », déplorait à juste titre Emmanuel Macron dans son discours des Mureaux (Yvelines) du 2 octobre 2020, appelant à « réveiller » une République capable de tenir « ses promesses d’émancipation ». Le diagnostic est juste. Mais le pays ne peut plus se contenter de beaux discours et de mesures symboliques. Le président, s’il veut réellement équilibrer les mesures répressives contenues dans le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » par des mesures de justice sociale, doit s’attaquer dans tous les domaines – logement, école, emploi – aux différentes formes, structurelles ou inconscientes, de l’entre-soi. Aggravées par l’enfermement que génèrent les réseaux sociaux, elles minent la République et la menace.

Coronavirus Allemagne : mesures restrictives prolongées jusqu’au 7 mars

Coronavirus Allemagne : mesures restrictives prolongées jusqu’au 7 mars

 

La tendance à la baisse des chiffres d’infection n’a pas convaincu Merkel d’alléger le dispositif assez strict en Allemagne. Au contraire,  la chancelière a décidé de les prolonger jusqu’au 7 mars. Le nombre de nouvelles infections quotidiennes en Allemagne est en baisse, ce qui a incité certains dirigeants régionaux à faire pression pour un calendrier pour alléger le verrouillage, qui est en place depuis la mi-décembre. Mais les inquiétudes grandissent quant à l’impact de variantes plus infectieuses du virus sur le nombre de cas.

« Il y a beaucoup d’incertitude autour des mutants, et il est clair qu’ils prendront le dessus … C’est pourquoi nous devons réduire, baisser, baisser le nombre de cas », a déclaré Merkel aux journalistes lors d’une conférence de presse. .

En vertu de l’accord de mercredi, les salons de coiffure seront autorisés à rouvrir à partir du 1er mars. Le seuil d’une réouverture progressive du reste de l’économie a été resserré, visant un taux d’infection de 35 nouveaux cas au maximum pour 100 000 personnes sur sept jours. , contre 50 auparavant.

Mercredi, ce nombre était de 68, après avoir chuté de près de 200 fin décembre. C’était la dernière fois en dessous de 50 en octobre.

Au niveau de 35 cas pour 100 000, les magasins non essentiels, les musées, les services comme les salons de beauté seront autorisés à rouvrir.

Certaines exceptions seront faites. Les États individuels peuvent décider de la manière de redémarrer les classes.

Merkel, qui a adopté une approche prudente tout au long de la pandémie, a déclaré que les crèches et les écoles primaires étaient prioritaires.

Elle a déclaré mercredi que le gouvernement envisageait de déplacer les enseignants et le personnel des garderies vers le haut de la liste des priorités pour les vaccinations parce qu’ils ne sont pas en mesure de maintenir la distance sociale au travail.

On ne sait toujours pas quand la culture et les divertissements, les offres sportives, les restaurants et les hôtels reprendront leurs activités.

Coronavirus : Les mesures sanitaires acceptables pour les Français ?

Coronavirus : Les mesures sanitaires acceptables pour les Français ?

 

Une étude de plusieurs chercheurs (*) a quantifié le degré de résistance ou d’acceptabilité d’une population face aux diverses stratégies de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Nos résultats ont donné lieu à la publication d’un article dans la revue scientifique internationale The Lancet Public Health.

Les résultats de l’étude montrent que le port du masque, les limitations de transport et le suivi numérique sont relativement bien acceptés.

En revanche, les fermetures des restaurants et des lieux récréatifs, ainsi que les restrictions excessives des voyages d’agrément le sont beaucoup moins. Les analyses de sous-groupes de population (vulnérabilité clinique, tranches d’âge, sexe) montrent également que l’acceptabilité de certaines stratégies dépend de caractéristiques personnelles.

En particulier, la population jeune diffère assez fortement des autres, en termes de préférences de politiques anti-Covid-19 et de demandes de compensation monétaire, suggérant la nécessité d’un « menu » adapté de politiques anti-Covid-19, basé sur des attitudes distinctes.

L’étude utilise une méthode de révélation des préférences, le « Discrete Choice Experiment », permettant d’évaluer les préférences de la population sur diverses combinaisons de politiques publiques de contrôle des épidémies de COVID-19.

Entre le 4 et le 16 mai 2020, à la fin du premier confinement en France, notre équipe a réalisé une enquête sur Internet portant sur un échantillon représentatif de la population française.

Un des objectifs de l’enquête était d’évaluer l’acceptation des mesures de restriction parmi les principales stratégies anti-Covid discutées par le gouvernement français au début du mois d’avril pour la période suivant le confinement.

Les masques, les restrictions dans les transports publics et le traçage numérique (via une application optionnelle pour téléphone portable) ont été jugés acceptables par la population en général, à condition que les restrictions sur chacune de ces dimensions restent raisonnables. Ainsi, le port du masque est bien moins accepté lorsque la mention « partout » lui est associée.

À l’inverse, des semaines supplémentaires de confinement, la fermeture des restaurants et des bars, et une restriction excessive des déplacements pour les loisirs (inférieurs à 100 km) n’ont pas été jugées acceptables.

Dans l’ensemble, ces résultats indiquent que la population française a relativement bien accepté les mesures de restriction qui ont suivi le premier confinement, les vivant certes comme des contraintes, mais également comme un « mal nécessaire », à mettre en perspective avec le risque d’un confinement supplémentaire, une éventualité qui quant à elle a été perçue de manière très négative.

Le rejet pour des semaines supplémentaires de confinement était d’ailleurs plus que proportionnel : plus la durée de confinement additionnel est longue, plus l’intensité avec laquelle elle est rejetée est élevée.

Par rapport à la population générale, les personnes cliniquement vulnérables, c’est-à-dire celles qui déclarent souffrir d’une maladie chronique, ont montré une meilleure tolérance au confinement, une plus grande acceptation du port du masque et ont moins rejeté les fermetures de restaurants et de bars.

Cependant, ces différences étaient faibles, indiquant soit une forme d’altruisme de la part des non vulnérables envers les personnes vulnérables, soit une faible singularité des personnes vulnérables dans leurs attitudes face au risque.

Les jeunes (18-24 ans) étaient le groupe le plus dissonant, peut-être parce qu’ils sont moins concernés par les risques sanitaires que les groupes plus âgés (même si le risque médical n’est pas nul pour les jeunes, et reste important pour les aînés avec lesquels ils sont en contact).

Nous avons proposé dans notre enquête, parmi les différents attributs, une compensation financière pour pallier le poids des politiques de restriction. Nos analyses ont montré que les jeunes étaient nettement en faveur de cette proposition, contrairement aux autres segments de la population qui l’ont clairement rejetée.

De ce résultat, nous pouvons en déduire que les incitations financières pourraient être un instrument efficace quand elles sont ciblées sur les jeunes, et qu’elles sont susceptibles de pousser les jeunes à mieux accepter les options de politiques anti-Covid contraignantes.

Cette solution reviendrait à appliquer un mécanisme de compensation comme par exemple un transfert à la Pigou, déjà appliqué dans d’autres champs de l’économie publique. Selon Arthur Pigou, économiste anglais du début du XXe siècle, les principes de « l’économie du bien-être » peuvent conduire à taxer -ou indemniser- les individus qui exercent des effets externes négatifs -ou positifs-, de façon à les ramener à des comportements plus optimaux pour la société.

Ainsi, savoir comment les personnes au sein d’une population classent les différentes mesures prophylactiques liées au COVID-19 est une condition indispensable pour concevoir des programmes et des mesures appropriés, un défi que de nombreux pays de l’hémisphère Nord doivent relever chaque jour en attendant qu’un vaccin soit largement disponible.

Notre enquête souligne donc la nécessité de politiques anti-Covid plus proches des sensibilités des personnes.

Elle propose des pistes, en particulier à travers l’indemnisation des jeunes, pour permettre une meilleure acceptabilité des politiques de contrôle, tenant compte des préférences des différents segments de population, et pour éviter qu’une partie d’entre eux refuse d’adhérer aux mesures, propageant alors le risque épidémique dans la société tout entière.

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(*) Par Thierry Blayac, Professeur d’Economie, Centre d’Economie de l’Environnement de Montpellier (CEE-M), Université de Montpellier ; Bruno Ventelou, Chercheur CNRS-AMSE, économie, santé publique,, Aix-Marseille Université (AMU) ; Dimitri Dubois, Economie comportementale, Economie de l’environnement, Economie expérimentale, Université de Montpellier ; Marc Willinger, Professeur d’Economie, économie comportementale et expérimentale, Université de Montpellier ; Phu Nguyen-Van, Directeur de recherche CNRS en sciences économiques, Université de Strasbourg et Sébastien Duchêne, Maître de Conférences en Sciences Economiques, Université de Montpellier.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Coronavirus: mesures d’urgence en Angleterre

Coronavirus: mesures d’urgence en Angleterre

Le Royaume-Uni a fait état samedi de 27.052 nouveaux cas de contaminations au coronavirus, ainsi que 534 décès, selon des données des autorités.

Ce niveau des contaminations atteint des seuils très inquiétants en Angleterre où Boris Johnson a trop longtemps minimisé la crise sanitaire dont il a été également victime. S’ajoute à cela la découverte d’une nouvelle souche très contagieuse du virus qui accélère les contaminations.

Londres et le sud-est de l’Angleterre, où vit un tiers de la population anglaise, sont actuellement au niveau 3 de surveillance et vont désormais passer au niveau 4, ce qui signifie que les commerces non essentiels vont fermer.

Dans ces zones, la population devra rester chez elle sauf pour des raisons impérieuses comme le travail.

Les centres de loisirs vont aussi fermer et les interactions sociales seront limitées à la rencontre d’une seule autre personne en extérieur.

Les nouvelles mesures entrent en vigueur dimanche.

Boris Johnson avait dit vendredi qu’il espérait ne pas devoir recourir à un troisième confinement après Noël.

Il a aussi dit samedi avoir été informé que le virus circulait plus rapidement dans certaines parties de l’Angleterre en raison d’une nouvelle souche, prenant soin de préciser que rien n’indiquait que cette nouvelle souche soit plus dangereuse ou plus mortelle.

75 mesures proposées pour la jeunesse (rapport parlementaire)

75 mesures proposées pour la jeunesse (rapport parlementaire)

Un rapport parlementaire dont rend compte le JDD propose 75 mesures pour la jeunesse particulièrement affectée par les conséquences du Corona virus

  »Mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse. » C’était l’objectif ambitieux assigné à la commission d’enquête présidée par la députée (LREM) Sandrine Mörch. Après quatre mois de travaux et plus de 80 heures d’auditions, cette dernière présentera mercredi, aux côtés de la rapporteure (PCF) Marie-George Buffet, l’ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, les fruits de cette étude : un pavé d’environ 270 pages, avec 75 propositions à la clé.

 

Le rapport ausculte, chiffres à l’appui, toutes sortes de maux : prise de poids (6 kilos en plus en moyenne) ; mal-être (la moitié des étudiants disent avoir souffert de la solitude pendant le premier confinement) ; décrochage (un jeune sur six aurait arrêté ses études) ou encore pauvreté (la moitié des personnes aidées par les Restos du cœur ont désormais moins de 25 ans). « La crise a amplifié les difficultés des jeunes : ils sont plus accros au numérique, plus précaires et plus déprimés, constate Sandrine Mörch. Le gouvernement a déjà débloqué des moyens conséquents, mais la crise agit comme un révélateur des problèmes existants. Elle doit maintenant servir de détonateur pour avancer. »

Elargir la garantie jeune

La députée de Haute-Garonne préconise donc « d’élargir encore la garantie jeune, cette aide financière assortie d’un accompagnement, et d’en allonger la durée ». « Les ­bénéficiaires peuvent actuellement la toucher pendant un an, ajoute-t-elle. Nous pourrions passer à 18, 24, voire 28 mois pour les plus éloignés de l’emploi. » Pour soigner les souffrances psychiques des jeunes, elle invite à « renforcer le nombre d’infirmières, de psychologues et d’assistants sociaux. » La France accuse sur ce point un sérieux retard. A l’université, par exemple, on compte un psychologue pour 30.000 étudiants, un ratio « très éloigné de certaines recommandations internationales ».

Face au cyberharcèlement (en hausse de 30% pendant le premier confinement, selon l’association ­e-enfance), à l’explosion des discours racistes, haineux et complotistes, la députée appelle à renforcer l’éducation aux médias et aux usages du numérique, y compris pour les parents. En ce qui concerne la scolarité, Marie-George Buffet, la rapporteure, aurait jugé plus sage de reporter d’une année la réforme du bac. Le document propose « d’adapter et d’alléger les programmes pour tenir compte des retards d’apprentissage. » Sandrine Mörch, elle, plaide surtout pour le renforcement du binôme associations-Education nationale, la pérennisation des crédits destinés aux colonies de vacances ou la création d’un ­observatoire national du décrochage scolaire.

La commission souligne le sort de populations habituellement peu visibles : enfants des bidonvilles, des hôtels sociaux (pour ces derniers, elle suggère d’établir un cahier des charges et des contrôles réguliers de l’Etat), mineurs étrangers isolés… Elle soutient enfin « le renforcement du pilotage national de la politique de protection de l’enfance » et propose de prévoir une réserve de bénévoles ; mobilisables auprès des établissements de l’Aide sociale à l’enfance. « Il est temps d’entendre les enfants, de mieux porter leur parole et d’arrêter de parler de ‘génération sacrifiée’ », conclut-elle. Pour replacer la jeunesse au cœur des politiques publiques, elle recommande de créer une délégation aux droits des enfants et de la jeunesse à l’Assemblée nationale, ainsi qu’un Observatoire de la jeunesse.

Chine : mesures antidumping sur le vin australien

Chine : mesures antidumping sur le vin australien

 

On sait que les relations entre la Chine et l’Australie sont particulièrement détestables au plan politique. Comme d’habitude le régime totalitaire chinois prend n’importe quel prétexte pour envenimer ses relations. Ainsi la Chine qui exploite nombre de travailleurs reproche-t-elle à l’Australie d’être coupable de dumping sur la production viticole exportée. Le monde à l’envers évidemment car on ne peut comparer les conditions notamment sociales de production.

 

Pour un peu,  la Chine qui a perdu tout complexe accuserait l’Australie d’entrave à la démocratie ! Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce indique qu’une enquête préliminaire montre que l’industrie viticole chinoise a subi un «préjudice important» en raison d’un dumping sur le vin australien. À compter de samedi, les importations de vin australien seront soumises à des surtaxes comprises entre 107,1 et 212,1%, précise le document.

BCE: de nouvelles mesures pour l’économie

BCE: de nouvelles mesures pour l’économie

La  banque centrale européenne prépare sans doute les esprits à une politique encore plus accommodante qui passerait notamment par un accroissement du volume d’actifs ou un prolongement de la maturité des emprunts. Bref, il s’agirait de créer encore davantage de liquidités. La BCE constate en effet que la reprise espérée au cours de l’été est loin d’être au rendez-vous du quatrième trimestre. Pire, la récession devrait affecter l’union européenne au quatrième trimestre.

Les très mauvais résultats pourraient créer une dynamique très négative avec une longue liste de plans de licenciement, de perte de l’emploi et de dégradation consécutive des comptes sociaux. Une situation de nature à peser sur le moral des consommateurs qui constituent dans nombre de pays le moteur de la croissance. Bref le contraire du cercle vertueux.-

Les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) se sont donc accordés lors de leur réunion de fin octobre sur le constat qu’ils ne pouvaient pas s’autoriser la moindre complaisance face à la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, préparant ainsi le terrain à de nouvelles mesures de soutien, montre le compte rendu publié jeudi.

La BCE avait déçu les marchés en mars pendant la première vague pandémique, les investisseurs jugeant trop timide sa réaction initiale à la crise.

“Tout signe de complaisance, même par inadvertance, pourrait être nuisible dans les circonstances actuelles”, explique le compte rendu des débats. “Des risques nets sur la croissance du PIB ont émergé pour le quatrième trimestre.”

La BCE a laissé sa politique monétaire inchangée le 29 octobre tout en ouvrant la voie à de nouvelles mesures de soutien au crédit et à l’économie en décembre.

La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 

Faute de cela la croissance dans l’union économique pourrait perdre de 2 à 4 %.

« L’arrêt simultané des mesures de politique économique pourrait déclencher un recul prolongé sur le chemin de la reprise », a déclaré la BCE. « De tels effets de falaise (« cliff edge ») se feraient sentir essentiellement au premier semestre 2021″.

Mais pour contrebalancer son discours, la banque centrale a toutefois averti que le maintien de ces mesures sur une trop longue période pourrait également freiner la croissance à long terme et mettre en danger la stabilité financière en maintenant sous perfusion des entreprises non performantes et en favorisant une mauvaise allocation des capitaux.

« Il existe des risques à court terme substantiels liés au retrait du soutien politique mais les risques à moyen terme d’un soutien politique prolongé ne doivent pas non plus être ignorés », a-t-elle ajouté.

 

Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

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