Archive pour le Tag 'mesures'

Des nouvelles mesures pour les policiers

Des nouvelles mesures pour les policiers

Lors d’un entretien par vidéo conférence avec les syndicats de policiers, Darmanin , le ministre de l’intérieur a annoncé de nouvelles mesures en faveur des policiers et souligné  les mesures prévues dans le cadre du budget de l’année prochaine. Dans le cadre du budget de 2021 325 millions supplémentaires ont déjà été obtenu notamment une hausse du budget en matériels de 15 millions d’euros ; du budget automobile de 125 millions d’euros (+ 230 %), permettant le renouvellement d’un véhicule sur quatre ; du budget immobilier de 12 millions d’euros (+ 10 %) ; et puis de nouveaux équipements numériques.

Le ministre a aussi promis une augmentation des effectifs de 1500 policiers l’an prochain, conformément à l’engagement présidentiel de 10.000 créations de postes chez les forces de l’ordre.

Par ailleurs les primes de nuit seront augmentées de 10 à 15 millions d’euros. Un effort sera aussi consenti pour mieux indemniser les heures supplémentaires (revalorisation de 6 % en 2021).

Les tâches administratives seront davantage confiées à des personnels spécifiques.

CORONAVIRUS: révolte contre les mesures restrictives

CORONAVIRUS: révolte contre les mesures restrictives

 

À Marseille bien sûr très touché par la fermeture des bars et restaurants,  mais aussi à Paris concerné par les horaires des mêmes commerces et par les mesures restrictives des salles de gym, c’est la colère généralisée et même parfois la rébellion. Certains établissements ont en effet décidé de s’affranchir des règles imposées. Pour l’instant,  ce mouvement de protestation est loin d’être généralisé mais il montre le désespoir d’entreprise artisanale dont 20 à 30 % pourraient disparaître cette année.

Malgré la colère, l’Umih13, l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie des Bouches-du-Rhône appel au respect de ces nouvelles règles temporaires.

« Nous leur avons dit, de toutes les manières et de tous les tons, de respecter l’arrêté, parce que si on ne respecte pas l’obligation comment on fait pour négocier, conclut auprès de BFMTV Fréderic Jeanjean, son secrétaire général.

Le risque n’est pas négligeable car au-delà des amendes pourrait y avoir la menace d’une fermeture définitive des établissements.

Crise sanitaire : des mesures inutiles

Crise sanitaire : des mesures inutiles

 

Sur un Europe 1, l’épidémiologiste Martin Blachier considère que certaines mesures sont complètement inutiles.

La deuxième vague est devenue réalité. L’expression a été employée dimanche par le chancelier Autrichien. Israël a décidé de confiner à nouveau l’ensemble de sa population pour trois semaines, tandis que l’Angleterre interdit les rassemblements de plus de six personnes, et même les rencontres entre amis ou familles à Birmingham. En France, le cap symbolique des 10.000 nouveaux cas positifs au Covid-19 en 24 heures a été franchi samedi, un record depuis le lancement des tests à grande échelle. Invité d’Europe Midi, l’épidémiologiste Martin Blachier alerte toutefois sur la tentation de multiplier les limitations et les interdits au nom de la protection sanitaire, certaines mesures pouvant à la fois braquer la population et se révéler complètement inefficaces.

« Il n’y a pas lieu d’avoir peur. Nous ne sommes pas en face d’un cataclysme. Le risque est d’avoir des services [hospitaliers] embouteillés mais nous n’y sommes pas encore », veut rassurer Martin Blachier. « Cette deuxième vague démarre plus doucement car les mesures barrière permettent de la calmer. Les niveaux ne sont pas encore ceux de mars-avril », ajoute-t-il. À ses yeux, le port du masque et la limitation des rassemblements dans les lieux clos restent les deux mesures barrières les plus pertinentes pour limiter l’impact de cette reprise épidémique.

Les préfets de Guadeloupe, de Marseille et de Bordeaux pourraient annoncer dans la journée de lundi une nouvelle batterie de restrictions, dont la fermeture anticipée des bars et des restaurants.  »La bonne mesure est de [limiter l’accès] aux bars et aux restaurants », abonde Martin Blachier. « Fermer une plage, par exemple, est complètement délirant », ajoute-t-il, en référence à la proposition de Renaud Muselier, le président LR de la région PACA, qui a demandé à la préfecture la fermeture des plages et des parcs à 20 heures.

« C’est là que je vois qu’il n’est pas possible de laisser totalement la décision au local. […] Au bout d’un moment, il faut des scientifiques pour leur dire ce qui est utile et ce qui ne l’est pas », s’agace notre épidémiologiste.  »Il y a des mesures qui ne servent à rien. Il faut laisser les gens aller faire des pique-niques sur les plages et ne pas les mettre dans des restaurants ou des bars en pleine explosion épidémique. »

LES ZONES ROUGES : QUELLES MESURES ?

LES ZONES ROUGES : quelles mesures ?

Finalement le gouvernement s’est refusé à prendre de nouvelles mesures impératives de niveau national et renvoie la responsabilité aux préfets. Mais les préfets ne prendront pas de mesures de confinement général. Ils peuvent par contre limiter voir interdire les rassemblements de plus de 10 personnes ou encore définir les conditions d’ouverture de certains établissements. Le port du masque peut être rendu obligatoire dans certains lieux publics. Enfin des mesures de contrôle et des sanctions peuvent être décidées en cas de non-respect des mesures barrière. Il se pourrait aussi que des dispositions soient prises vis-à-vis des visites dans les maisons de retraite.

 

Finalement le gouvernement s’est refusé à prendre de nouvelles mesures impératives de niveau national et renvoie la responsabilité aux préfets. Mais les préfets ne prendront pas de mesures de confinement général. Ils peuvent par contre limiter voir interdire les rassemblements de plus de 10 personnes ou encore définir les conditions d’ouverture de certains établissements. Le port du masque peut être rendu obligatoire dans certains lieux publics. Enfin des mesures de contrôle et des sanctions peuvent être décidées en cas de non-respect des mesures barrière. Il se pourrait aussi que des dispositions soient prises vis-à-vis des visites dans les maisons de retraite.

Covid-19 : Paris et Marseille menacées de mesure de reconfinement

Covid-19 : Paris et Marseille menacées de mesure de  reconfinement

 

Les préfets pourraient être amenés à prendre à nouveau des mesures de confinement dans la région parisienne et dans la zone  marseillaise en raison d’une reprise du virus. Pourraient être concerné des établissements commerciaux comme les cafés restaurants et lieus de rassemblement. Dans un premier temps,  il y aura  une extension des zones géographiques où le port du masque est obligatoire. Les préfets pourront aussi imposer des conditions particulières notamment en termes d’horaires et de conditions d’accueil des établissements qui accueillent du public.

Un  décret faisant fait passer ces deux zones en zone de circulation active du virus , un texte paru ce vendredi matin au Journal officiel

 

En conséquence, « les préfets pourront être amenés si la situation épidémique l’exige à prendre de nouvelles mesures comme des modulations d’ouverture de certains lieux par exemple », avait-il précisé. Selon la DGS, les indicateurs de l’épidémie continuent de se dégrader en France.

En concertation avec les Agences régionales de santé et les élus locaux, les préfets pourront ainsi décider de la fermeture des restaurants, des marchés ou limiter les rassemblements y compris dans les établissements de culte, sauf cérémonie funéraire. Figure aussi la possibilité d’interdire les déplacements de personnes conduisant à la fois à sortir d’un périmètre défini par un rayon de 100 kilomètres de leur lieu de résidence et à sortir du département dans lequel ce dernier est situé, sauf exceptions définies.

La liste de ces mesures est détaillée dans l’article 50 du décret du 10 juillet 2020  »prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire ». L’objectif est de donner aux préfets les moyens de réagir efficacement, explique-t-on au ministère de la

Coronavirus en Europe : durcissement des mesures antivirus

 Coronavirus en Europe : durcissement des mesures antivirus

On ne peut pas encore vraiment parler d’une deuxième vague en Europe mais on constate un peu partout un réveil de la courbe des contaminations avec en particulier l’identification de clusters de plus en plus nombreux. Du coup, nombre d’Etats rendent leur politique de prévention plus contraignante, cela allant jusqu’à des mesures de confinement parfois.

·       France

Le port du masque devient obligatoire dans tous les établissements clos recevant du public, « en particulier les commerces », à partir de la semaine prochaine.

Dans le département de la Mayenne (ouest) qui compte plusieurs foyers, le port du masque est obligatoire depuis ce jeudi dans les lieux publics clos de six communes, dont la préfecture Laval.

·       Espagne

Près de 4 millions d’habitants de l’agglomération de Barcelone (nord-est de l’Espagne) sont appelés, depuis vendredi, par le gouvernement régional catalan à « rester chez eux » sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19.

Les autorités régionales ont également décidé de fermer cinémas, théâtres, discothèques, d’interdire les réunions de plus de dix personnes, les visites dans les maisons de retraite et aussi de limiter la capacité d’accueil à 50% dans les bars et restaurants.

Parallèlement depuis le 15 juillet, les habitants de la ville catalane de Lérida et des communes alentours, soit au total environ 250.000 personnes, sont reconfinés.

Face au rebond des contagions, de nombreuses régions espagnoles dont la Catalogne ont renforcé le caractère obligatoire du masque qui doit être porté à tout moment sur la voie publique et dans les lieux clos.

·       Portugal

 

Dans la région de Lisbonne, nouveau confinement à domicile depuis le 1er juillet pour 700.000 habitants d’une vingtaine de quartiers. Ces mesures ont été prolongées au moins jusqu’à la fin juillet.

·       Grande-Bretagne

Le 29 juin, le gouvernement britannique a reconfiné la ville de Leicester (centre de l’Angleterre), avec fermeture des magasins non essentiels, en raison d’une recrudescence locale de cas de Covid-19. Le reconfinement va être partiellement allégé le 24 juillet, a annoncé le gouvernement jeudi.

Le port du masque devient obligatoire dans tous les magasins en Angleterre à compter du 24 juillet. C’était déjà le cas en Écosse.

Toutefois le Premier ministre britannique Boris Johnson a encouragé, ce vendredi, les Anglais à reprendre les transports en commun et à retourner sur leur lieu de travail à partir du 1er août, disant espérer un « retour à la normale » pour la fin de l’année.

·       Irlande

Le pays devait rouvrir pleinement ses bars le 13 juillet mais a repoussé la dernière phase du déconfinement au 10 août, en raison d’une résurgence. Les rassemblements sont limités à 50 personnes à l’intérieur et 200 à l’extérieur tandis que les masques deviennent obligatoires dans les magasins.

·       Belgique

Depuis le 11 juillet, le port du masque est obligatoire pour toute personne âgée d’au moins 12 ans dans les lieux publics fermés (commerces, cinémas, bibliothèques, lieux de culte, etc.). Il était jusqu’alors seulement imposé dans les transports en commun. En raison du léger rebond des infections, les autorités n’ont annoncé aucun assouplissement des restrictions de rassemblements.

·       Allemagne

En prévision d’une résurgence, le pays autorise des mesures de confinement renforcées au niveau local avec « des interdictions de sortie » dans des zones géographiques limitées. C’est une nouveauté dans le pays qui jusqu’ici avait une définition souple des confinements basés largement sur l’autodiscipline et la bonne volonté.

·       Hongrie

Le pays interdit depuis la mi-juillet l’accès à son territoire aux ressortissants des pays africains comme d’Amérique du Sud, de la plupart des pays asiatiques et de certains États européens, en invoquant la recrudescence mondiale des cas de coronavirus.

Macron promet des mesures pour les jeunes

Macron promet des mesures pour les jeunes

 

 

Environ 700 000 jeunes devraient venir alimenter le marché du travail dès la rentrée, ce qui devrait augmenter le nombre de chômeurs de 1 million à 1,5 millions. Parmi les mesures annoncées par Macron, 300.000 projets et contrats d’insertion vont être créés pour “aller chercher les jeunes qui sont parfois les plus loin de l’emploi”, a dit le chef de l’Etat lors d’une interview télévisée à l’occasion de la fête nationale.

Sans doute conscient de l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande des jeunes, Macron a fait aussi  allusion à la croissance du  service civique” avec la création de 100.000 contrats dans les six mois qui viennent, soit presque un doublement par rapport aux 140.000 existants. Un service civique qui porte mal son nom car il n’y a pas grand-chose de civique dans ce service, pas non plus grand-chose de qualifiant.

Le gouvernement va en outre tenter de retarder l’arrivée d’une partie des jeunes diplômés sur le marché du travail. Pour ces derniers, il sera ainsi possible d’effectuer un semestre ou une année d’études en plus avec l’ouverture de 200.000 places dans des formations qualifiantes supérieures ( on se demande dans quelle structure ! Notamment dans quelle université car avec le taux exceptionnel de réussite au bac les murs des sacs vont exploser). Notons aussi que 30 % des étudiants abandonnent dès leur première année à l’université fautent de capacité à suivre les cours. Le taux de réussite totale pour obtenir une licence est de 30 à 40 % des bacheliers candidats. Autant dire qu’on va se retrouver avec au moins 300 000 chômeurs de plus d’ici quelques années, chômeurs qui vont s’additionner à ceux des  années scolaires suivantes

 

Macron annonce pourtant des formations qualifiantes supérieures “pour permettre à un jeune qui n’a absolument aucune issue, aucune perspective d’embauche, de poursuivre un peu ses études avec un accompagnement social”, a dit Emmanuel Macron.

Sur un plan plus financier, le président de la République a aussi annoncé un “dispositif exceptionnel”, dont la durée devrait être d’un ou deux ans, d’exonération de charges pour les jeunes à faibles qualifications pour les emplois jusqu’à 1,6 Smic.

Les trois mesures gadget de la convention climat

Les trois mesures gadget de la convention climat

 

Il est clair que les 150 citoyens français ( tirés au hasard) n’ont guère fait œuvre d’imagination. La première mesure proposée, c’est de modifier la constitution pour y intégrer des objectifs environnementaux. Précisément ce qu’avait proposé Macron, pas vraiment une innovation et surtout pas sur le plan institutionnel car la constitution ne manque pas d’épaisseur elle manque surtout de rigueur dans son application ce qui est largement différent. La seule vraie innovation et cette idée saugrenue de limiter la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes au motif de diminuer les émissions de CO2 -une vraie mesure gadget celle-là dans la mesure où l’essentiel des émissions type CO2 est surtout le produit de la circulation en zone très urbanisée. Bref la conséquence de l’urbanisme et de la concentration urbaine qui contraint en moyenne chaque conducteur à faire de l’ordre de 50 km par jour.

La pollution sur autoroute uniquement française évidemment est marginale et renvoie au concept de la voiture de 1950 la fameuse 2CV Citroën. En matière de radicalisme on aurait pu aller plus loin et interdire totalement la circulation automobile sur autoroute pour lui substituer le vélo Solex dont la vitesse moyenne était moins de 30 km/h.

Cette mesure pose évidemment un énorme problème industriel mais aussi écologique sans parler des insuffisances technologiques car il y a aujourd’hui d’autres solutions que le moteur à explosion alimentée par le pétrole. On sent très nettement que ces travaux ont été très orientés ( 120 experts pour 150 participants théoriques et moins de 100 en pratique). En outre une mesure comme beaucoup d’autres à caractère punitif typique  de la régulation française qui par ailleurs a fait couler  la compétitivité et l’innovation.

Ne restera évidemment que la dimension qui intéresse Macron à savoir la recherche d’un certain consensus pour l’inscription tout à fait superficielel de la préoccupation environnementale dans une constitution qui ne changera rien. Même pas le délit dit de Cocide ( encore un concept d’écolo bobo ). Pour le reste, on a repris toutes les vieilles recettes bien connues dans certaines d’ailleurs peuvent être appliquées avec davantage de volonté. Il ne pouvait en être autrement de la part de ses 150 nouveaux convertis qui découvraient la problématique alors que des milliers et des milliers d’experts  et de responsables  travaillent  sur ces sujets depuis des années et des années. Encore heureux que la convention ait  rejeté la mesure la plus fantaisiste à savoir la réduction du temps de travail à 28 heures par semaine dans un pays la durée du travail est déjà la plus faible au monde, ce qui explique pique en partie les difficultés économiques, sociales , financières voire sociétales.

Afrique Coronavirus : les mesures d’urgence progressent

Afrique Coronavirus : les mesures d’urgence progressent

si l’on se fie aux chiffres, l ‘Afrique semble moins concernée par le Coronavirus que dans le reste du monde ; au moins 1 628 cas, dont une cinquantaine de morts, ont été déclarés sur le continent, contre plus de 360 000 cas d’infection et 16 000 décès au total sur la planète, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles. La grande faiblesse du continent, c’est l’état de son système sanitaire aussi sans doute la difficulté à faire respecter les mesures d’urgence qui commencent à être décideés. Ainsi l’Afrique du sud vient d’annoncer le  confinement. En Côte d’Ivoire et au Sénégal des mesures d’urgence ont été prisess . Le problème, c’est que de diagnostic risque d’être difficile avec la confusion possible du palu qui présente quelques symptômes communs avec le Coronavirus.

Le coronavirus « gagne notamment  du terrain » dans plusieurs régions sénégalaises (79 cas officiellement recensés), selon Macky Sall. En Côte d’Ivoire (25 cas, aucun décès selon le dernier bilan publié dimanche), un confinement progressif se met en place, « par aires géographiques ». Les déplacements entre Abidjan, la capitale économique où se concentre la majorité des cas, et l’intérieur du pays, seront soumis à autorisation.

« Dans cette lutte contre la propagation du Covid-19, notre principal ennemi sera l’indiscipline et le non-respect des consignes de prévention », a souligné le président Ouattara, appelant à « l’union sacrée ».

 

 

Nouvelles mesures de confinement toujours aussi floues en vigueur dès mardi

Nouvelles mesures de confinement toujours aussi floues  en vigueur dès mardi

 

 

Pour résumer suite aux critiques du Conseil d’État,  le gouvernement interdit les marchés mais avec des exceptions. Il réduit la pratique du sport mais ne l’interdit pas. Il évoque les couvre-feu mais seulement là où c’est nécessaire. Bref le flou continue de la part du Premier ministre.

Pas tellement étonnant de la part du chef du gouvernement qui sans doute a commis un acte irresponsable de nature criminelle  en autorisant le premier tour des municipales que lui reprochent d’ailleurs officiellement maintenant certains médecins. On se demande bien comment les autorités vont pouvoir par exemple vérifier l’autorisation de sortie une seule fois par jour ! Le gouvernement donne toujours l’impression de s’agiter davantage  devant les caméras et de signer des textes plus ou moins applicables au lieu de  s’inscrire dans une vraie situation de guerre.

“Je signerai ce soir [lundi] un décret qui va venir préciser les règles dans trois domaines” afin de les rendre plus strictes, a annoncé le premier ministre.“Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport, ça doit être dans un rayon de 1 km de chez soi, au maximum pour une heure et évidemment tout seul et une fois par jour”, a-t-il indiqué. Edouard Philippe a également annoncé la fermeture des marchés ouverts. “C’est une question qui se pose avec beaucoup de sensibilité car nos concitoyens sont frappés de voir des gens qui sortent sur un marché, qui se massent parfois sans respecter les consignes de sécurité”, a-t-il dit.

“C’est la raison pour laquelle nous avons pris la décision de fermer les marchés ouverts. Mais il sera permis aux préfets sur avis des maires de déroger à cette interdiction parce que nous savons que dans certaines petites communes, dans certains villages, le marché est souvent le meilleur moyen et le seul parfois pour que les personnes qui vivent dans ce village puissent avoir accès à des produits frais”.

“Et puis aussi il faut penser aux agriculteurs (…) qui doivent pouvoir écouler dans de bonnes conditions leur production”, a-t-il ajouté. Le décret, qui sera applicable dès mardi, précise également les conditions dans lesquelles les Français pourront se déplacer pour leurs soins de santé.

“Nous voulons que nos citoyens puissent évidemment se rendre aux urgences quand ils en ont besoin, nous voulons aussi qu’ils puissent se rendre dans les endroits où ils ont besoin de se rendre pour des soins programmés (…) Mais là encore, il faut être clair, ce sont les soins urgents ou les soins qui répondent à une convocation d’un médecin”, a indiqué Edouard Philippe.

Le Premier ministre a exclu des mesures de couvre-feu à l’échelle nationale mais n’a pas exclu de le faire “là où la situation sanitaire l’impose”.

“On sent bien que les mesures de confinement que nous avons prises et que nous allons encore durcir, au sens où nous allons les préciser et veiller à ce qu’elles soient plus strictement observer, que ce temps de confinement est encore le nôtre et qu’il peut durer encore quelques semaines”, a prévenu Edouard Philippe.

Le chef du gouvernement a par ailleurs indiqué que l’hydroxychloroquine, un antipaludéen qui aurait donné des résultats prometteurs contre le nouveau coronavirus, ne serait pas mis sur le marché en France avant de nouveaux tests. De toute manière on voit mal comment les médicaments objet de polémiques pourraient être remis sur le marché puisque la France en est actuellement ment complètement démuni ! On a l’impression que la stratégie de lutte contre l’épidémie s’adapte à la pénurie des moyens.

Le Parlement prend des mesures anti-coronavirus très insuffisantes

Le Parlement prend des mesures anti-coronavirus très insuffisantes

À l’évidence quand on prend connaissance des mesures anti Coronavirus par le Parlement, il y a un grand décalage entre la situation de guerre déclarée par le président de la république et les mesures réglementaires. Certes, on a déclaré les l’état d’urgence sanitaire mais le contenu paraît particulièrement faiblard par rapport à l’enjeu.

Ainsi en est-il de la possibilité de réquisition pour imposer à des entreprises de fabriquer prioritairement des médicaments et des équipements de santé. Ainsi en est-il aussi pour l’absence de décision concernant un confinement beaucoup plus rigoureux. Par exemple,  l’instauration d’un couvre-feu généralisé en France. Par contre, on a traité du jour de carence encore des élections municipales comme si c’était vraiment des priorités. Des sujets complètement accessoires qui pourront être traités beaucoup plus tard en fonction de l’évolution de la situation.

Pour les municipales,  la situation est d’ailleurs ubuesque puisque le Parlement considère que les élus du premier tour le sont définitivement. Par contre, ils n’ont pas le droit se  réunir pour élire leur maire et assurer leur mission. Pour c eux qui n’ont pas été élus, le scrutin a été renvoyé au mois de juin sans qu’on sache évidemment cette date est pertinente ou pas

 

Finalement un plan qui ressemble à une auberge espagnole et pas du tout à la hauteur des enjeux. -Exemple: le plan de 45 milliards également voté pour soutenir les entreprises et les ménages. Le texte instaure le chômage partiel pour les salariés – financé par l’État et l’Unedic à hauteur de 84% du salaire net dans la limite de 4,5 Smic et 100% pour les salariés au Smic. Le montant total provisionné pour les deux mois à venir s’élève à date à 8,2 milliards d’euros.

Un fonds de solidarité doté d’un milliard d’euros (financé à hauteur de 750 millions d’euros par l’Etat et 250 millions par les régions) est créé à destination des commerçants, artisans et des petites entreprises de moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires ayant connu une baisse de leurs revenus d’au moins 70% entre mars 2019 et mars 2020. Une indemnité de 1.500 euros sera versée aux entreprises éligibles. Le gouvernement a aussi annoncé un report des charges fiscales et sociales pour les entreprises touchées, ce qui représente, pour l’Etat, un effort de trésorerie de l’ordre de 35 milliards d’euros.

Notons que dans le même temps l’Allemagne est en train de décider d’un plan de relance de 300 milliards. Ces décisions du Parlement ne ressemblent nullement un plan de guerre ou alors à une guerre en dentelle. Il Faudrait par exemple des réquisitions d’entreprises et de personnels autrement plus importantes. Il conviendrait aussi de mettre totalement l’armée au service du pays. Pourquoi s’extasier devant cet hôpital militaire qui a mis une quinzaine de jours à se construire avec des toiles de tente. En cas de guerre réelle, il en faudrait bien également 10 ou 20 fois plus.  Les mesures prises n’ont pas l’ampleur nécessaire comte tenu des enjeux et le rythme  est notoirement trop lent. Globalement des mesures toujours trop tardives et trop insuffisantes.

Le chef de guerre, Macron lui-même comme d’habitude est plus généreux en discours qu’ en actions. Une action trop consacrée chaque jour en bla-bla devant les caméras. On peut légitimement s’interroger sur les compétences de chef de guerre de Macron, lui qui n’a jamais effectué le moindre service militaire. Notons que son ministre des affaires étrangères, ancien ministre des armées, lui s’est fait pistonné par son père faire son service militaire proche de son domicile (ref.Wikipédia) ! Ne parlons pas de la ministre actuel des armées, Laurence Parly ,qui ne doit avoir une idée assez ésotérique de la discipline militaire. Les seuls combats qu’elle a menés étaient ceux des cabinets ministériels pour servir sa carrière.

Sondage Coronavirus : mesures de confinement trop tardives

Sondage Coronavirus : mesures de confinement trop tardives

Le confinement de la population décidé par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19 est une bonne mesure : elle est saluée par plus de neuf Français sur dix (96%), selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro* publié jeudi 18 mars. Si la mesure est unanimement saluée, elle aurait dû être décidée plus tôt. C’est le sentiment de plus de huit Français sur dix (85%).

Mais cette décision a des conséquences majeures sur la vie des Français. 45% disent déjà en souffrir, une proportion qui monte à 56% en région parisienne. Près des trois quarts d’entre eux (72%) ont déjà vu leur activité professionnelle bouleversée. Dans le détail, près d’un actif sur deux (45%) ne peut plus travailler du tout, 28% ont été placés en chômage partiel et un quart (25%) a recours au télétravail.

Dans leur vie quotidienne, les Français ont aussi modifié leur comportement. 20% disent avoir fait des stocks de provision, de nourriture notamment. Et 7% disent avoir migré dans une autre région pour vivre leur confinement plus confortablement.

 

 

Coronavirus France : « mesures trop excessives » (expert)

Coronavirus France : « mesures trop excessives » (expert)

L’infectiologue François Bricaire, estime dans une interview sur France Info que les mesures prises par le gouvernement sont excessives.

 

Est-ce que le gouvernement en fait trop dans sa gestion de la crise ?

François Bricaire : Je pense que le gouvernement, d’abord, a pris un certain nombre de mesures parfaitement légitimes et raisonnées, et que par la suite, il y a d’autres mesures qui peuvent être prises, quand on va entrer dans la phase 3 où le nombre de sujets infectés est important. Mais il y a aussi un certain nombre de mesures qui, à mon avis, sont trop importantes et excessives (…) Il faut bien sûr tenir compte de la nécessité de protéger, mais il y a aussi la nécessité de vivre et de maintenir un certain nombre d’activités. Ceci peut être fait à condition que le phénomène infectieux ne soit pas suffisamment sévère.

 

C’est le citoyen qui parle et qui se dit que, quand même, on est en train de provoquer un certain nombre de réactions et d’éléments qui peuvent avoir des conséquences négatives.

Vous voulez dire que le gouvernement a du mal à placer le curseur ?

 

Le curseur est difficile à positionner. Je crois que notre gouvernement fait au mieux pour essayer de gérer une situation où, d’un point de vue international, on a un certain nombre d’éléments qui conduisent à pousser vers des actions supplémentaires. C’est vrai que l’Italie n’a pas tout à fait le même mode de réactivité, la même organisation du système de santé. Elle a peut-être été débordée. Finalement, ils peuvent prendre des mesures de quarantaine supplémentaires, je ne suis pas sûr que ça va changer énormément l’évolution du phénomène épidémique. Ça va peut-être le retarder un peu, l’atténuer quantitativement peut-être. Mais le phénomène épidémique est là (…) À mon sens, il ne faut pas gêner l’ensemble des activités et empêcher la société de fonctionner correctement.

On entend souvent que la grippe saisonnière fait au final plus de victimes et qu’on ne prend pas pour autant chaque année de telles mesures. Comment expliquer cette différence de réaction ?

Si le coronavirus était un coronavirus qui était déjà connu antérieurement, si on le voyait circuler chaque année, sans doute ne prendrions-nous pas autant de mesures et autant de précautions. Donc, le fait que ce coronavirus soit un coronavirus émergeant jusqu’ici inconnu, et le fait que la Chine a décidé de prendre des mesures drastiques, ça a donné un exemple qui pousse l’ensemble de la communauté internationale à suivre un peu vers des mesures fortes.
Gardons notre sang froid, c’est la meilleure façon de réagir de toute façon vis à vis d’un phénomène épidémique, et surtout ne nous inquiétons pas au-delà de ce qui est raisonnable.

 

Coronavirus : des mesures budgétaires exceptionnelles ? (Eurogroupe)

Coronavirus : des mesures budgétaires exceptionnelles ? (Eurogroupe)

 

On voit bien que les espaces d’action des banques centrales sont forcément limités par la faiblesse des taux. Au mieux, on va sans doute encore diminuer ces taux à coups d’un quart de point comme aux États-Unis récemment par exemple. Sans doute également développer des politiques plus accommodantes en matière de rachat d’actifs. Cela ne suffira pas pour contenir les conséquences néfastes du Coronavirus. Du coup,  on s’apprête en Europe et en zone euro en particulier à accompagner la politique monétaire par des mesures budgétaires exceptionnelles. En gros, on pourrait tirer un trait sur la perspective de maîtrise des dépenses et sur le mythique objectif de limitation des déficits à 3 % du PIB .

Notons que la trajectoire choisie par la France conduit déjà à prévoir le dépassement de ces 3 % en 2020. Pour être clair, on va donc faire tourner la planche à billets à nouveau pour soutenir l’économie en particulier les entreprises qui vont se trouver en difficulté financière du fait du ralentissement économique. Ce soutien sera d’autant plus nécessaire que les difficultés financières des entreprises pourraient aussi concerner le secteur financier lui-même et que d’autres bulles pourraient alors éclater. Les pays membres de la zone euro sont donc prêts à prendre des mesures de nature budgétaire pour protéger l’économie européenne de l’impact de l’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus, a affirmé mercredi le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno.

« Nous sommes prêts à prendre de nouvelles mesures. Ceci inclut des mesures budgétaires, où cela serait nécessaire, car elles pourraient être nécessaires pour soutenir la croissance », a déclaré le ministre portugais des Finances à Lisbonne, après une conférence téléphonique avec ses homologues européens. Les règles budgétaires européennes prévoient une clause qui « autorise une déviation temporaire de la trajectoire d’ajustement » à condition qu’il soit « prouvé que la dépense additionnelle est liée à l’évènement exceptionnel », a-t-il précisé.

« Nous n’épargnerons aucun effort (…) pour protéger nos économies contre des conséquences plus importantes » que celles déjà constatées, a ajouté M. Centeno, en reconnaissant la difficulté à prévoir avec précision l’impact que l’épidémie pourra avoir. « Toutes les analyses convergent et anticipent un impact temporaire suivi d’une certaine reprise », a-t-il toutefois ajouté.

Coronavirus : quelle cohérence des mesures ? (Bruno Grandbastien)

Coronavirus : quelle  cohérence des mesures ?  (Bruno Grandbastien)

Le médecin Bruno Grandbastien, président de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) s’interroge notamment sur la cohérence des mesures décidées par les pouvoirs publics dans une interview à France Info.

 

On a vu le semi-marathon de Paris annulé, mais pas des matches de football qui regroupent des milliers de personnes. Y a-t-il une logique dans l’annulation des événements sportifs en France actuellement ?

Bruno Grandbastien :

 

« Il y a une vraie logique à se poser la question de la pertinence de maintenir le rassemblement d’un grand nombre de personnes, et dans des endroits confinés, comme des salles, où les personnes sont serrées. On sait que le coronavirus se transmet assez facilement par des gouttelettes, lorsque quelqu’un tousse ou éternue. On est dans la volonté de maîtriser la diffusion. »

Pourquoi ne pas annuler toutes les manifestations sportives alors ?


B.G. : « C’est une bonne question. Il y a des manifestations qui vont rassembler moins de personnes, avec une proximité moindre. C’est un élément d’évaluation. En revanche, le semi-marathon de Paris, c’est un nombre extrêmement important de personnes qui gravitent autour. Le risque était très important même en milieu ouvert. »

 

Mais alors quelle différence avec un match de football qui réunit plus 40 000 personnes ?
B.G. :
 « C’est vrai que ça interpelle. Rassembler 45 000 personnes autour d’un match de foot est une situation qui porte un certain risque. L’impact d’annuler un tel match, ça fait partie des éléments qui ont été pris en compte. On est un peu inquiet de la cohérence des ces mesures. Je pense qu’il y a des questions à se poser sur le maintien de matches de foot qui vont réunir un grand nombre de personnes, et l’interdiction du semi-marathon. »

 

Sommes-nous trop en réaction et pas assez en action ?


B.G. : « Il me semble que la position des autorités sanitaires dans la prévention autour des événements sportifs est bien mesurée. On peut s’interroger sur certains maintiens. Mais je ne crois pas que l’on soit en surréaction. On vient de passer un cap dans le contrôle en passant en stade 2. Il y a une vraie volonté de prendre en compte ce risque, on le voit à travers les annulations. Certains restent programmés, peut-être parce que l’annulation serait trop forte symboliquement. On peut s’interroger sur la pertinence scientifique et sanitaire de ne pas les annuler, comme les matches de foot. »

 

Justement, en cas de passage au stade 3 de l’épidémie, cela signifierait l’annulation de tous les événements sportifs sur le territoire ?


B.G. : « Le stade 3 implique la mise en place de mesures assez drastiques sur le regroupement de personnes. Beaucoup de manifestations sportives seraient annulées, ou à minima à huis clos. Ce qui pourrait conduire à annuler les grands événements, c’est une diffusion épidémique plus large. Aujourd’hui, nous avons un nombre de cas certes relativement important, mais on est dans des chaînes de transmission qui sont en grande partie expliquées, comme des voyages en Italie. On sait ce qui s’est passé et qui a été le contact. Sur les événements sportifs, il n’y a pas eu encore de chaîne de transmission identifiée. Si la situation devient plus incontrôlée, il y aura la nécessité d’être plus strict. »

 

Actuellement, des équipes cyclistes sont confinées aux Emirats Arabes Unis. Est-ce qu’une course comme le Paris – Nice (8 au 15 mars) doit être annulée ?
B.G. 
« Il faut regarder ce qui se passe dans les pays ou les régions où se déroulent les manifestations. On sait que la Chine est l’épicentre. Il n’y a pas de message d’alerte inquiétant sur les Emirats Arabes Unis. On peut comprendre que des mesures soient prises au nom de la précaution. Il faut intégrer le lieu et regarder les conditions. Les courses cyclistes sont très ouvertes, le risque de transmission est moins important. C’est certainement un événement qui n’est pas dénué de risques mais qui est moins à risque que le semi-marathon par exemple. Cela me paraissait très cohérent d’annuler le semi. Une course cycliste me gênerait moins à condition de bien gérer les regroupements de personnes à l’arrivée. »

 

Faut-il être inquiet pour la tenue des grands événements sportifs de l’été (Jeux Olympiques, Euro de football) ?


B.G. « Ça fait longtemps qu’on n’a pas vécu une telle crise sanitaire en Europe. Se projeter dans l’avenir est toujours un pari. Ce que l’on sait, c’est que la transmission de ces coronavirus est assez saisonnière. L’évolution dans les trois à quatre semaines suivantes sera déterminante pour se projeter. Si on parle des Jeux Olympiques, de l’Euro, c’est dans plusieurs mois. Il est difficile d’être devin et de pronostiquer. »

 

 

Retraites: « Aucune urgence à prendre des mesures d’économie » (Hervé Le Bras )

Retraites: « Aucune urgence à prendre des mesures d’économie » (Hervé Le Bras )

Hervé Le Bras, Démographe, spécialiste des migrations, chercheur émérite à l’Institut national d’études démographiques (INED) et historien à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) estime, que l’équilibre du système n’exige pas de mesures financières importantes, telles que l’instauration d’un âge pivot.(tribune au Monde, extraits).

«  A l’unisson, les membres du gouvernement, Edouard Philippe en tête, clament que notre système de retraite est au bord du gouffre et que l’instauration d’un âge pivot est une mesure incontournable pour le sauver. Ils brandissent à cet effet le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Or la lecture du rapport ne donne pas l’impression d’une urgence absolue. Dès son premier graphique, le COR montre que les dépenses du système de retraite, qui dépassaient encore 14 % du PIB en 2016, sont passées au-dessous (13,7 % en 2018). Quelle que soit la croissance économique, atone ou vigoureuse, elles ne dépasseront pas 14 %, à l’horizon de la projection en 2030.

Ensuite, les graphiques du rapport du COR estiment le solde du système selon trois hypothèses. Dans le cas le plus souhaitable où l’Etat maintiendrait ses interventions financières au taux actuel, le déficit en 2023 ne serait que de 0,2 % du PIB, deux millièmes autrement dit, ou 5 milliards d’euros. Quand on a vu l’Etat lâcher 17 milliards pour calmer la révolte des « gilets jaunes », il ne semble pas qu’un déficit de 5 milliards soit insurmontable et qu’il ne puisse pas être résorbé par des mesures paramétriques relativement modestes, en réunissant vers 2022 les partenaires sociaux pour en décider à court terme, en connaissance de cause.

Le déficit prévu s’explique par le retrait de l’Etat et non par des raisons économiques ou démographiques

Dans les deux autres hypothèses du COR, le déficit est plus élevé car l’intervention de l’Etat se réduit. Les motifs de la réduction sont nombreux et complexes. Les cotisations représentent 80 % des ressources, mais les 20 % restants dépendent de nombreux dispositifs d’Etat : compensation des exonérations sur les bas salaires, subventions aux régimes spéciaux en raison d’une pyramide d’âge défavorable, compensations du chômage et des prestations familiales, etc. Or ces deux hypothèses défavorables du COR supposent une baisse importante des subventions, de 25 % de leur montant pour l’une, de 12 % pour l’autre, à l’horizon 2030, notamment à cause des mesures prises en faveur des « gilets jaunes ».

Dans sa conclusion, le COR reconnaît (p. 59) que « le déficit n’est pas lié à l’évolution des dépenses de retraite dont la part dans le PIB reste constante. Il s’explique par la diminution des ressources du système de retraite. Cette baisse s’explique elle-même pour l’essentiel par une diminution, en pourcentage du PIB, de la contribution de diverses entités publiques (Etat, administrations publiques locales, CNAF, Unedic) ». Dit de manière plus directe, le déficit prévu s’explique par le retrait de l’Etat et non par des raisons économiques ou démographiques. L’âge pivot a donc pour but de compenser le retrait de l’Etat alors que si celui-ci maintenait sa contribution, comme le suppose la première hypothèse du COR, le déficit resterait minime. »

« Aucune urgence à prendre des mesures d’économie » (Hervé Le Bras )

 « Aucune urgence à prendre des mesures d’économie » (Hervé Le Bras )

 

Hervé Le Bras, Démographe, spécialiste des migrations, chercheur émérite à l’Institut national d’études démographiques (INED) et historien à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) estime, que l’équilibre du système n’exige pas de mesures financières importantes, telles que l’instauration d’un âge pivot.(trinune au Monde, extraits).

«  A l’unisson, les membres du gouvernement, Edouard Philippe en tête, clament que notre système de retraite est au bord du gouffre et que l’instauration d’un âge pivot est une mesure incontournable pour le sauver. Ils brandissent à cet effet le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Or la lecture du rapport ne donne pas l’impression d’une urgence absolue. Dès son premier graphique, le COR montre que les dépenses du système de retraite, qui dépassaient encore 14 % du PIB en 2016, sont passées au-dessous (13,7 % en 2018). Quelle que soit la croissance économique, atone ou vigoureuse, elles ne dépasseront pas 14 %, à l’horizon de la projection en 2030.

Ensuite, les graphiques du rapport du COR estiment le solde du système selon trois hypothèses. Dans le cas le plus souhaitable où l’Etat maintiendrait ses interventions financières au taux actuel, le déficit en 2023 ne serait que de 0,2 % du PIB, deux millièmes autrement dit, ou 5 milliards d’euros. Quand on a vu l’Etat lâcher 17 milliards pour calmer la révolte des « gilets jaunes », il ne semble pas qu’un déficit de 5 milliards soit insurmontable et qu’il ne puisse pas être résorbé par des mesures paramétriques relativement modestes, en réunissant vers 2022 les partenaires sociaux pour en décider à court terme, en connaissance de cause.

Le déficit prévu s’explique par le retrait de l’Etat et non par des raisons économiques ou démographiques

Dans les deux autres hypothèses du COR, le déficit est plus élevé car l’intervention de l’Etat se réduit. Les motifs de la réduction sont nombreux et complexes. Les cotisations représentent 80 % des ressources, mais les 20 % restants dépendent de nombreux dispositifs d’Etat : compensation des exonérations sur les bas salaires, subventions aux régimes spéciaux en raison d’une pyramide d’âge défavorable, compensations du chômage et des prestations familiales, etc. Or ces deux hypothèses défavorables du COR supposent une baisse importante des subventions, de 25 % de leur montant pour l’une, de 12 % pour l’autre, à l’horizon 2030, notamment à cause des mesures prises en faveur des « gilets jaunes ».

Dans sa conclusion, le COR reconnaît (p. 59) que « le déficit n’est pas lié à l’évolution des dépenses de retraite dont la part dans le PIB reste constante. Il s’explique par la diminution des ressources du système de retraite. Cette baisse s’explique elle-même pour l’essentiel par une diminution, en pourcentage du PIB, de la contribution de diverses entités publiques (Etat, administrations publiques locales, CNAF, Unédic) ». Dit de manière plus directe, le déficit prévu s’explique par le retrait de l’Etat et non par des raisons économiques ou démographiques. L’âge pivot a donc pour but de compenser le retrait de l’Etat alors que si celui-ci maintenait sa contribution, comme le suppose la première hypothèse du COR, le déficit resterait minime. »

Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

Seine-Saint-Denis: des mesures cosmétiques ?

On peut légitimement se demander si les mesures décidées par le gouvernement pour la seine Denis sont bien à la hauteur des enjeux. Pour l’essentiel, il s’agit de renforcer les effectifs de service public. La situation particulièrement dégradée en Seine-Saint-Denis rappelle malheureusement que le rapport Borloo proposant une réforme particulièrement aboutie pour  transformer les banlieues a été brutalement rejetée par Macron essentiellement parce qu’il craignait une éventuelle concurrence politique de l’intéressé. Il ne faut guère s’étonner ensuite si le communautarisme- voire le radicalisme – se développe sur fond de trafic de drogue. Mais cette problématique n’est pas vraiment la préoccupation de Macron qui préfère parler d’immigration alors que  la question prioritaire doit être le traitement de quartiers sensibles et l’intégration de populations d’origine étrangère. Ce département, le plus pauvre de France est affecté par un sous-développement économique, un manque crucial de service public est une criminalité record. En cause notamment, le sept que nombre de quartiers ont été complètement abandonnés et livrés à la seule régulation économique et sociale du trafic de drogue. Un trafic de drogue qui permettrait de faire vivre au moins 100 000 personnes sur une estimation de 200 000 pour l’ensemble de la France ! Va donc mettre des enseignants en plus, des policiers supplémentaires augmentés aussi les moyens de la justice. La question est de savoir il y aura véritablement la volonté de nettoyer le trafic de drogue qui gangrène un département avec souvent la complicité des autorités publiques. Les mesures annoncées par le premier ministre font suite à un rapport parlementaire souligner l’insuffisance de moyens des services publics et la détérioration économique et sociale du département, notamment de la sécurité qui règne

La Seine-Saint-Denis affiche le taux de criminalité le plus important de France métropolitaine. A titre d’exemple, 18% des faits de trafic et revente de stupéfiants commis en France l’ont été en Seine-Saint-Denis. En Ile-de-France, les habitants du départements sont les plus enclins à éprouver un sentiment d’insécurité (61,7% contre 55,3% pour la région).

« Ce climat particulier nourrit l’attitude très critique des habitants du département à l’égard du ‘service rendu’ par les forces de sécurité », note le rapport.

« Si l’image de la police est détériorée en Seine-Saint-Denis, celle de la justice est également atteinte » poursuit le rapport, mettant en cause les délais de justice qui créent « un sentiment d’impunité des délinquants ». A Aubervilliers par exemple, le délai d’audiencement est de douze mois contre deux mois à Paris. Toujours à Aubervilliers, la durée moyenne de traitement des affaires du tribunal d’instance est de 8,6 mois contre 4,4 mois au tribunal d’instance du 18e arrondissement de Paris.

La réponse du gouvernement. Côté police, le gouvernement souhaite recruter 50 policiers supplémentaires à répartir à Saint-Denis et La Courneuve. D’ici 2021, le plan de l’Etat prévoit le déploiement de 100 postes d’officiers de police judiciaire supplémentaires. Il est aussi prévu de rénover les commissariats d’Aulnay-sous-Bois et Épinay d’ici 2023, pour un budget de 30 millions d’euros.

Concernant la justice, l’objectif du gouvernement est de permettre d’accélérer la chaîne judiciaire. Pour y parvenir, 35 postes de greffiers et 12 postes de magistrats vont être créés.

Le constat du rapport. Que ce soit dans l’éducation, de la justice ou de la police, le rapport parlementaire mettait en cause le « turnover » des fonctionnaires: 37,7% des professeurs des écoles primaires restent par exemple moins de deux ans dans leur établissement, contre 26,5% en France. Du côté des professions judiciaires, chaque année, le TGI de Bobigny renouvelle d’un tiers des effectifs des magistrats du siège, un phénomène qui a pour conséquence de ralentir le traitement des dossiers.

Au turnover s’ajoute l’inexpérience des agents: le territoire étant peu attractif, ils sont nombreux à sortir tout juste de l’école.

t. L’exécutif souhaite fidéliser les fonctionnaires en leur accordant une prime de 10.000 euros à condition de rester au moins cinq ans en poste. Cette prime, qui pourrait être mise en place au premier semestre 2020, a pour double objectif de répondre au problème du turnover et l’inexpérience des fonctionnaires. À cela s’ajoute un parc immobilier lui aussi piteux états.

 « L’habitat privé dégradé joue le rôle de parc social en Seine-Saint-Denis et constitue une cible de choix pour les marchands de sommeil », souligne le rapport. Le taux de logements privés potentiellement indignes atteindrait 7,5% en Seine-Saint-Denis avec des pointes de 20 à 40% dans certains de quartiers près de Paris.

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

 

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

 

Le permis de conduire : des mesures démagogiques

Le permis de conduire : des mesures démagogiques

 

 

S’il est clair que le contenu de l’examen du permis de conduire doit être entièrement revu par contre les petites évolutions successives sans cohérence entre elles, risquent  d’aller à l’encontre de la sécurité. Pourquoi par exemple autoriser de passer le permis à 17 ans alors que la conduite n’est autorisée qu’à partir de 18 ans. La véritable réforme consisterait à étaler la formation tout au long de la scolarité aussi à la rendre quasi gratuite compte tenu de l’intérêt général cela représente. Le coût moyen pour passer le permis de conduire à savoir autour de 2000 € est en effet scandaleux. – L’âge minimum permettant de passer le permis de conduire sera abaissé à 17 ans dès la semaine prochaine pour les candidats pratiquant la conduite accompagnée, a annoncé jeudi Christophe Castaner, promettant de rendre l’examen plus “accessible”.L’idée est (…) de rendre le permis de conduire moins cher et moins long à passer”, justifie le ministre de l’Intérieur dans une interview publiée sur le site du Parisien, reprenant là une promesse faite par Emmanuel Macron en novembre. Christophe Castaner dévoile trois mesures au total, dont l’augmentation de la durée d’apprentissage sur simulateur, de cinq à dix heures sur les 20 heures de conduite obligatoire, et un dispositif encourageant les candidats au permis sur des véhicules dotés de boîtes de vitesses automatiques. La plus symbolique demeure l’abaissement à 17 ans de l’âge minimum auquel les plus jeunes pourront passer l’épreuve pratique, à condition de se soumettre à la conduite accompagnée. Aujourd’hui, l’âge requis est de 17 ans et demi mais les lauréats doivent attendre 18 ans pour prendre seul le volant. Le ministre de l’Intérieur se dit hostile, pour l’instant, à l’idée de ramener l’âge de la conduite sans accompagnement à 17 ans en raison d’un “sur-risque d’accident important”, observé notamment au Royaume-Uni. “Il ne faut pas prendre de risque”, dit-il. “On pourra se reposer la question dans douze mois, avec un peu de recul.”Les trois mesures retenues, qui s’inspirent d’un rapport remis en février par la députée Françoise Dumas (La République en marche), entreront en vigueur dès lundi.

 

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