Archive pour le Tag 'mesures'

Le permis de conduire : des mesures démagogiques

Le permis de conduire : des mesures démagogiques

 

 

S’il est clair que le contenu de l’examen du permis de conduire doit être entièrement revu par contre les petites évolutions successives sans cohérence entre elles, risquent  d’aller à l’encontre de la sécurité. Pourquoi par exemple autoriser de passer le permis à 17 ans alors que la conduite n’est autorisée qu’à partir de 18 ans. La véritable réforme consisterait à étaler la formation tout au long de la scolarité aussi à la rendre quasi gratuite compte tenu de l’intérêt général cela représente. Le coût moyen pour passer le permis de conduire à savoir autour de 2000 € est en effet scandaleux. – L’âge minimum permettant de passer le permis de conduire sera abaissé à 17 ans dès la semaine prochaine pour les candidats pratiquant la conduite accompagnée, a annoncé jeudi Christophe Castaner, promettant de rendre l’examen plus “accessible”.L’idée est (…) de rendre le permis de conduire moins cher et moins long à passer”, justifie le ministre de l’Intérieur dans une interview publiée sur le site du Parisien, reprenant là une promesse faite par Emmanuel Macron en novembre. Christophe Castaner dévoile trois mesures au total, dont l’augmentation de la durée d’apprentissage sur simulateur, de cinq à dix heures sur les 20 heures de conduite obligatoire, et un dispositif encourageant les candidats au permis sur des véhicules dotés de boîtes de vitesses automatiques. La plus symbolique demeure l’abaissement à 17 ans de l’âge minimum auquel les plus jeunes pourront passer l’épreuve pratique, à condition de se soumettre à la conduite accompagnée. Aujourd’hui, l’âge requis est de 17 ans et demi mais les lauréats doivent attendre 18 ans pour prendre seul le volant. Le ministre de l’Intérieur se dit hostile, pour l’instant, à l’idée de ramener l’âge de la conduite sans accompagnement à 17 ans en raison d’un “sur-risque d’accident important”, observé notamment au Royaume-Uni. “Il ne faut pas prendre de risque”, dit-il. “On pourra se reposer la question dans douze mois, avec un peu de recul.”Les trois mesures retenues, qui s’inspirent d’un rapport remis en février par la députée Françoise Dumas (La République en marche), entreront en vigueur dès lundi.

 

SNCF, RATP, EDF : mesures contre les régimes spéciaux de retraite

SNCF, RATP, EDF : mesures contre  les régimes spéciaux de retraite……. et les fonctionnaire de la cour des comptes ?

 

La Cour des Comptes qui le plus souvent procède à des évaluations économiques et financières très pertinentes. Cette foi, elle s’attaque de front aux régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP, et d’EDF. La Cour des Comptes propose simplement la suppression. Certes on conviendra qu’une réforme du régime des retraites est nécessaire pour des motifs d’équité et des raisons démographiques. Par contre, on aurait aimé que la Cour des Comptes, composée  de fonctionnaires propose aussi la suppression de leur régime de retraite. D’après la Cour des Comptes, les régimes de retraite des cheminots et des industries électriques et gazières doivent être absorbés par le futur régime universel. Mais leurs avantages, s’ils subsistent, ne doivent pas être financés par l’ensemble des assurés, estime la Cour des comptes dans un rapport publié ce mardi. Les magistrats financiers proposent de créer des régimes supplémentaires par capitalisation et de ne pas garantir l’ensemble des droits acquis. Les régimes spéciaux de retraites sont appelés à disparaître. Ou du moins à devenir invisibles, en 2025, lorsque le nouveau régime universel de retraite par points verra le jour. En réalité, il y a fort à parier que les avantages spécifiques dont bénéficient leurs assurés survivent, au moins en partie, à la « réforme systémique » portée par le haut-commissaire  Jean-Paul Delevoye – qui doit présenter ses préconisations ce jeudi .

L’assurance chômage : mesures maladroites et inefficaces

L’assurance chômage : mesures maladroites et  inefficaces

 

Le gouvernement au moins réussi à faire l’unanimité contre lui concernant la réforme de l’assurance-chômage. Mais pas forcément pour les mêmes raisons. Les syndicats patronaux protestent contre la mise en place d’un bonus malus dans sept secteurs d’activité et qui va affecter les couts donc la compétitivité. Notons que le choix de sept secteurs pourrait donner lieu à une contestation d’ordre constitutionnel car cela induit des conditions de concurrence différente entre branches. Pour contourner l’obstacle, certain pourraient être tentés de changer l’objet social de leur société. Les seconds mécontents sont les cadres pour lesquels on prévoit une dégressivité des allocations pour les chômeurs dans la location dépasse 4500 € bruts. Enfin il faudra au moins six mois de travail pouvoir accéder à l’assurance-chômage. D’une manière générale beaucoup de chômeurs seront touchés également avec la modification du système de rechargement des droits des personnes touchant à la fois une indemnité chômage et des revenus d’activité ;  théoriquement le gouvernement a réussi le pari qu’il demandait aux partenaires sociaux à savoir économiser trois à 4 milliards en deux ans. Globalement syndicats de patrons syndicats de salariés ont réagi de manière assez négative à ces mesures envisagées par le gouvernement et dont beaucoup seront décidés par décret donc sans intervention du Parlement. Mais ces organisations sont peut-être encore davantage vexées de n’avoir pas été les vrais négociateurs de cette transformation. De fait désormais l’assurance chômage se trouve gérée par le pouvoir, il y a donc une forme d’étatisation de ce qui était précédemment un régime d’assurance administrée par les syndicats

C’est peut-être le changement le plus fondamental aussi la contradiction la plus surprenante de l’idéologie de Macron, curieux cocktail d’ultralibéralisme et d’intervention de l’État. Jusqu’à la l’Etat n’a jamais fait la démonstration d’une gestion plus performante que celle d’autres acteurs. De ce point de vue assurance-chômage pourrait s’inscrire dans la dérive incontrôlée des dépenses d’autant que plus personne ne maîtrise au sein de l’État. Notons enfin que l’équilibre de l’assurance chômage dépend évidemment du rapport entre actifs et retraités est derrière du niveau d’emploi et de la croissance. À ce plan est le résultat de l’échec d’une croissance qui ne crée pas assez d’emploi. Un surplus d’activité générale permettrait de rétablir rapidement les équilibres de l’assurance Selon les règles en vigueur actuellement, l’Unedic, qui gère l’assurance chômage, prévoit que le déficit du régime s’établira à 1,9 milliard d’euros cette année, après 1,8 milliard en 2018, et qu’il dégagera un excédent en 2021 pour la première fois depuis 2008.

Reste la dette de l’assurance chômage devrait quant à elle se creuser à 37,2 milliards d’euros cette année et culminer à 37,6 milliards en 2020, avant de repartir à la baisse en 2021. Une dette pourrait être placée dans une structure de défauts en avec un amortissement progressif à partir des excédents annuels

« Grand débat » et petites mesures

« Grand débat » et petites mesures

 

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Globalement c’est l’avis de l’opposition et des organisations sociales et environnementales. “Ce n’est ni l’extase, ni la dépression, il y a des portes ouvertes dans lesquelles il faut s’engouffrer et il y a des manques, sur lesquels je continuerai de dire que c’est insuffisant”, a-t-il déclaré sur RTL pour Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger “C’est insuffisant sur l’écologie, il y a des mesures en termes de justice sociale qui ne sont pas claires”, a-t-il précisé, tout en saluant l’annonce de l’augmentation du minimum contributif des retraites, de 640 euros à 1.000 euros. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré sur BFMTV qu’”aucune des questions qui sont dans les mobilisations, je pense à la question des salaires par exemple ou du smic qui est du ressort du gouvernement, à la question de l’ISF et de la justice fiscale (…) n’a été satisfaite”.

Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, s’est inquiété de voir le président “confirmer les orientations mises en oeuvre depuis le début du quinquennat, notamment en matière de réforme des retraites et de la fonction publique, avec leur pendant en matière de santé et d’éducation». Le Medef a jugé que l’ensemble des annonces “pose globalement le problème du financement de ces mesures” et regretté “l’absence de volonté sérieuse de baisse des dépenses publiques et en particulier le recul annoncé sur la baisse du nombre d’emplois publics”.

Selon un sondage Harris Interactive-Agence Epoka pour RTL, Le Figaro et LCI, 63% de sondés n’ont pas été convaincus par les annonces d’Emmanuel Macron. La conférence de presse a été suivie par quelque 8,5 millions de téléspectateurs, selon Médiamétrie. “C’était un grand débat paraît-il, ce sont de petites réponses”, a déclaré sur France 2 le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier

Pour le député La France insoumise Alexis Corbière, qui s’exprimait sur BFMTV, “il y autant de raisons voire même plus, de continuer à se mobiliser car ce président n’entend rien». Yannick Jadot, tête de liste des Verts (EELV) aux élections européennes, a regretté une forme d’inaction face à l’urgence climatique. A droite, le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a fustigé des corrections à la marge, signes selon lui d’une présidence en zigzag. “Un président qui n’a pas de boussole, c’est le risque de finir avec un quinquennat pour rien, on est déjà à mi-mandat”, a-t-il dit sur Europe 1. “Hier, qu’est-ce qu’on a eu ? Des corrections à la marge d’erreurs lourdes qui avaient été commises, mais pas de cap.”La tête de liste LR aux européennes, François-Xavier Bellamy, a salué pour sa part la baisse annoncée de l’impôt sur le revenu : “Je ne peux pas ne pas me satisfaire que certaines mesures soient prises, qui correspondent exactement à ce que nous demandions”, a-t-il reconnu, tout en estimant que le débat avait débouché sur la “redécouverte de ces évidences”.

 

 

Macron : Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

Macron : Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

 

Comme souvent,  Macron s’est livré à un exercice interminable de plusieurs heures où finalement les 12 mesures annoncées ont été  noyées  par cette espèce de bouillie verbale, cocktail de considérations pseudo-philosophiques,  de justifications technocratiques et de propos de bistrot. Macron est évidemment victime du fait qu’il confond le rôle du président et du Premier ministre. Dans certains cas,  il demeure dans le vague le plus absolu dans d’autres contraires il s’enfonce dans un niveau de détail qui ne relève pas de sa responsabilité. Bref, une intervention particulièrement mal structurée qui comporte quelques avancées mais qui sont loin d’être à la hauteur de la crise économique, sociale et politique. Par ailleurs, on voit mal comment Macron trouvera les moyens de financer certaines mesures sans accroître les déséquilibres. Par exemple, la volonté de Macron d’augmenter le temps de travail porte surtout sur le report effectif de la retraite. Or cette mesure n’aura des effets qu’à moyen long terme. Cette déclaration de Macron manquait  de hauteur de vue, d’ambition et de stratégie. On sent le bricolage de la com. qui a cherché à donner quelques satisfactions catégorielles dans le cadre d’une stratégie politique qui malgré tout ne veut pas changer. Pas étonnant que 65 % des Français n’aient pas été convaincus par l’exercice du président de la république. Pour parler clair, le grand oral de Macron n’a pas été réussi et son allocution était proche de la bouillie verbale.

 

Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

 

Comme souvent,  Macron s’est livré à un exercice interminable de plusieurs heures où finalement les 12 mesures annoncées ont été  un peu noyées  par cette espèce de bouillie verbale, cocktail de considération philosophique et de propos de bistrot. Macron est évidemment victime du fait qu’il confond le rôle du président et du Premier ministre. Dans certains cas,  il demeure dans le vague le plus absolu dans d’autres contraires il s’enfonce dans un niveau de détail qui ne relève pas de sa responsabilité. Bref une intervention particulièrement mal structurée qui comporte quelques avancées mais qui sont loin d’être à la hauteur de la crise économique, sociale et politique. Par ailleurs, on voit mal comment Macron trouvera les moyens de financer certaines mesures sans accroître les déséquilibres. Par exemple, la volonté de Macron d’augmenter le temps de travail porte surtout sur le report effectif de la retraite. Or cette mesure n’aura des effets qu’à moyen long terme. Cette déclaration de Macron manquait  de hauteur de vue, d’ambition et de stratégie. On sent le bricolage de la com. qui a cherché à donner quelques satisfactions catégorielles dans le cadre d’une stratégie politique qui malgré tout ne veut pas changer. Pas étonnant que 60 % des Français n’aient pas été convaincus par l’exercice du président de la république. Pour parler clair le grand oral de Macron n’a pas été réussi et son allocution était proche de la bouillie verbale.

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

L’actuel maire de Lyon, ancien ministre de l’intérieur considère que les mesures que va annoncer Macon manque de cohérence et de vision et ressemble davantage un catalogue de mesures.

 

« C’est un catalogue de mesures (…) qui sont posées sans fil conducteur », tranche-t-il. D’après lui, il faut aller « au-delà des problèmes catégoriels des uns et des autres » et « relier les propositions entre elles » afin de « donner un sens et dire où l’on va ». Il estime que c’est « ce qui manque, et pas seulement depuis le quinquennat de Macron ».

L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

D’après lui, elles manquent d’un « fil conducteur ».

Relativement silencieux depuis sa démission, Gérard Collomb a pris la parole ce mercredi matin. Au micro de RTL, il est revenu sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame ainsi que sur l’issue du grand débat national. Il estime que le drame parisien peut constituer un tournant dans le quinquennat de Macron, mais invite le président à ne pas se perdre dans un « catalogue de mesures » pour répondre à la colère des gilets jaunes. Interrogé sur la prise de parole de 6 minutes d’Emmanuel Macron mardi soir, l’actuel maire de Lyon, qui a annoncé le don de 200.000 euros pour la reconstruction de l’édifice religieux, a estimé qu’il s’agissait d’un discours « métaphorique » qui « parlait de Notre-Dame et de notre pays »: « Il a su trouver les mots justes (.) et est allé dans le fond de ce qui fait l’âme de la France », déclare-t-il, ajoutant que le président a su « saisir l’importance de l’instant ». Mais l’engouement de l’ancien ministre de l’Intérieur reste mesuré, notamment lorsqu’il évoque les annonces que devait faire le Président et qui ont fuité dans la presse mardi après-midi. L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

Mesures de soutien à la zone euro (BCE)

Mesures de soutien à la zone euro (BCE)

Comme la Fed, la BCE intègre l’écroulement de la croissance et décide de reporter sine die toute perspective de relèvement des taux d’intérêt. La vérité c’est que la situation conjoncturelle est beaucoup plus grave qu’on ne le pensait et que les instituts de prévision ne cessent de passer leur temps à réviser les perspectives de croissance en baisse. En fait aujourd’hui, la croissance européenne pourrait être limitée à environ 1 %, ce qui constitue une rupture assez brutale avec 2018 mais surtout 2017. Non seulement la politique accommodante ne va pas brutalement s’arrêter mais elle pourrait s’inverser  avec l’abandon d’une hausse des taux d’intérêt mais aussi avec des prêts significatifs aux banques à fin de soutenir l’économie. Par ailleurs le rachat d’obligations va aussi continuer. Pour tout dire c’est une rupture assez totale avec tout ce qui avait été envisagé au début de 2018. À peu près la même stratégie que la Fed qui elle aussi constate le net tassement de l’activité aux États-Unis et qui a remis en cause l’abandon de sa politique monétaire accommodante. La BCE est d’autant plus encouragée à desserrer encore la contrainte monétaire qu’elle ne craint plus de remonter de l’inflation. . La BCE n’attend plus que 1,1 % de croissance en 2019 et 1,6 % en 2020, alors qu’elle prévoyait 1,7 % pour chacune de ces années en décembre.

Grand débat : 12 mesures pour augmenter le pouvoir d’achat de 12 milliards (UFC-Que Choisir)

Grand débat : 12 mesures pour augmenter le pouvoir d’achat de 12 milliards  (UFC-Que Choisir)

 

 

Les 12 mesures :

  • 1. Répercuter les baisses des cours des matières premières agricoles sur les prix en rayon
  • 2. Annuler le relèvement du seuil de revente à perte, qui gonfle les marges de la grande distribution
  • 3. Supprimer les commissions d’intervention en cas d’incident bancaire
  • 4. Simplifier le changement de banque avec la portabilité du numéro de compte bancaire
  • 5. Faire varier les aides à la rénovation énergétique en fonction du niveau de performance et non des équipements
  • 6. Appliquer strictement le principe « préleveur-pollueur-payeur » pour l’eau potable
  • 7. Allonger la durée de garantie légale en fonction de la durée de vie des produits
  • 8. Encadrer les loyers dans toutes les zones tendues
  • 9. Faciliter la comparaison et le changement d’assurance santé
  • 10. Limiter les dépassements d’honoraires médicaux
  • 11. Réformer l’apprentissage de la conduite pour baisser le prix du permis
  • 12. Libéraliser la vente de pièces de carrosserie automobiles

L‘association UFC-Que Choisir  propose 12 l mesures, et cela « sans surcoût pour les finances publiques« . Mais des propositions dont certaines seront difficiles à mettre en œuvre content tenu de la complexité mais aussi du poids des lobbies. La première mesure propose d’intégrer la baisse des cours sur les prix en rayon. Le problème est  technique et économique. On ne peut immédiatement intégrer la baisse des cours compte tenu de leur impact différé sur le processus de production qui peut demander plusieurs mois. Par contre, on peut empêcher la hausse immédiate des prix quand les cours remontent pour les mêmes raisons. Annuler le relèvement du seuil de revente remettrait en cause la loi alimentation et la question du revenu des agriculteurs (même si des interrogations demeurent sur cette meilleure rémunération). Les mesures concernant les banques vont évidemment s’opposer au lobby bancaire. Une mesure intéressante est celle concernant les assurances santé souvent complètement illisibles et dont les prix s’envolent depuis notamment que les complémentaires sont obligatoires dans les entreprises. Les l remises en cause des dépassements médicaux se justifient dans la mesure où dans le même établissement hospitalier certain pratiquent ces dépassements et d’autres non. La libéralisation de la vente des pièces de carrosserie automobile s’attaque évidemment aux monopoles des marques dont on sait qu’elle réalise des bénéfices substantiels sur les pièces détachées. Au total des propositions intéressantes mais qui vont trouver l’opposition des lobbys, voire du gouvernement. Des dizaines des dizaines d’autres propositions pourraient aussi  permettre d’augmenter le pouvoir d’achat.

5G : des mesures pour contrôler Huawei

5G : des mesures  pour contrôler Huawei

- Le gouvernement envisage  enfin de prendre une série de mesures visant à limiter le déploiement de l’équipementier télécoms chinois Huawei en France, surtout sur  la 5G. La question de la norme 5G est en effet entrée dans une phase de véritable guerre entre les Etats Unis et la Chine (l’Europe étant à la traine faute de politique commune). L’enjeu est technologique mais aussi économique et sociétal. En effet,  il ne s’agit pas seulement d’un réseau téléphonique mais d’un système qui interviendra dans de nombreuses fonctions des systèmes de production et de consommation. L’impact économique sera énorme puisque la 5G sera au cœur de la plupart des activités humaines. (Énergie, transports, santé, services, consommation etc.) Enfin et peut-être surtout, ce sera un moyen de recueillir un nombre incalculable de données sur le comportement des ménages et des citoyens voir d’espionner. Sans doute pourquoi les États-Unis et d’autres pays s’opposent à la norme chinoise et en particulier à  Huawei, la plus puissante entreprise. Si pour les réseaux 3G et 4G, la guerre des équipementiers se jouait principalement entre Américains et Européens, pour la 5G, il faudra compter avec les géants chinois, Huawei en tête, à la croissance encore plus voyante côté réseaux qu’elle ne l’est côté smartphones. De quoi expliquer en partie que la Chine soit le pays qui investit aujourd’hui le plus dans la 5G : Pékin aurait prévu d’investir plus de 400 milliards de dollars dans son déploiement d’ici 2020. Alors certes, l’échelle géographique explique en partie des chiffres qui donnent le tournis, mais pas seulement. Aux États-Unis, on a décidé de traiter la 5G comme une question stratégique, et pas seulement commerciale. Face à une Chine qui fait donc du nouveau réseau une tête de pont pour pousser ses champions locaux, Donald Trump a confirmé l’interdiction faite aux opérateurs américains de construire leurs réseaux avec des matériels Huawei.  L’année dernière, une étude de la CTIA, le syndicat des industriels du mobile aux États-Unis, avait chiffré l’avantage que le pays avait gagné à se lancer très tôt dans la 4G, avantage estimé à 125 milliards de dollars pour l’économie américaine. En France, on envisage de prendre des mesures d’agrément pour bloquer  Huawei. L’une des mesures envisagées consisterait en une extension du pouvoir d’agrément de l’ANSI, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. Avec un chiffre d’affaires de 93 milliards de dollars (81,7 milliards d’euros) en 2017, Huawei est le premier équipementier télécoms mondial, mais plusieurs pays occidentaux redoutent que Pékin n’utilise ses infrastructures à des fins d’espionnage. Aucune preuve n’a jusque-là été apportée pour étayer ces soupçons et le groupe a réfuté à de nombreuses reprises ces accusations. La controverse a toutefois conduit plusieurs pays occidentaux à restreindre l’accès à leurs marchés pour la téléphonie de cinquième génération (5G).

Sondage Pouvoir d’achat : mesures Macron inefficaces pour 63%

Sondage Pouvoir d’achat : mesures Macron inefficaces pour 63%

Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour la Tribune, Orange et RTL63% estiment qu’elles auront peu d’effet sur le porte-monnaie des Français.  Après plusieurs semaines de mobilisation, Emmanuel Macron a présenté un arsenal de mesures en faveur du pouvoir d’achat des revenus modestes. L’accélération et l’élargissement de la prime d’activité pour les personnes autour du Smic, la défiscalisation des heures supplémentaires, l’arrêt de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour une bonne partie des retraités, devraient doper le pouvoir d’achat de certaines catégories. Surtout., 68% des Français jugent que la séquence de mobilisation de ce mouvement social inédit empêchera le pouvoir central de mettre en place les réformes à venir (retraites, chômage etc.).  Après plusieurs mois d’effritement, la part des mauvaises opinions à l’égard du chef de l’État s’est stabilisée à 72% au mois de décembre. Après 19 mois à la présidence de la République, Emmanuel Macron reste le chef d’État à la plus forte impopularité derrière François Hollande (33%), Jacques Chirac (35%), Nicolas Sarkozy (48%) et François Mitterrand (53%).

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 18 au 19 décembre 2018. Elle est réalisée auprès d’un échantillon de 1.105 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Macron : le financement des mesures par la dette

Macron : le financement des mesures  par la dette

Partisan de  l’orthodoxie financière Macron il y a encore quelques semaines donnait encore des leçons dans ce domaine aux pays considérés comme laxistes. Finalement Macron recourt aux vieilles méthodes pour rafistoler les équilibres budgétaires. En clair, il ne prévoit pas de moyen de financement pour les mesures qu’il y a annoncées suite au mouvement des gilets jaunes. La facture sera donc payée par la dette donc par les contribuables. Cela d’autant plus que Macron jusque-là a été incapable de réduire le train de vie de l’État et qu’il ne veut pas s’attaquer aux cadeaux fiscaux des plus nantis et des grandes entreprises. Théoriquement l’objectif de déficit avait initialement été fixé à 2,8 % du produit intérieur brut en 2019. Finalement on sera plus proche de 3,5 ou 4 %. Il faut évidemment intégrer le coût des nouvelles dépenses chiffrées à hauteur d’une douzaine de milliards. Il convient aussi de tenir compte de l’évolution réelle de la croissance. En effet le gouvernement avait retenu une hypothèse de croissance de deux de 1,7 % en 2019 comme en 2018. Or cette croissance est remise en cause dès cette année puisque vraisemblablement la France atteindra péniblement 1,5 % d’augmentation de l’activité. Or le contexte international se dégradant encore, il est peu probable que le PIB  augmente davantage en 2019 quand 2018. Notons d’ailleurs que la Banque de France vient de revoir nettement ses prévisions de croissance à la baisse pour le quatrième trimestre 2018 avec une perspective d’augmentation de seulement 0, 2 % du PIB au lieu de 0, 4. Si l’on s’en tient aux indications que fournissent les enquêtes sur le moral des entreprises et des ménages on voit mal se dessiner une reprise significative en 2019-

Financement des mesures Macron : une entourloupe

Financement des mesures Macron : une entourloupe

 

Ce qui est assez extraordinaire dans les annonces de Macon concernant son plan pour mettre fin au mouvement des gilets jaunes,  c’est la nature du financement. La quasi-totalité des mesures (sauf la prime assez hypothétique de 1000 € dont sans doute même pas 10 % verront la couleur) sera financé par le contribuable. Le coût de ce plan a été évalué à 10 milliards. Mais Macron dans le même temps va accorder 45 milliards aux entreprises et 3,5 milliards aux plus riches avec la suppression de l’ISF. On aura d’ailleurs noté que Macron n’a guère abordé les questions de justice fiscale, il a m^me confirmé qu’il  s’opposait au rétablissement de l’impôt sur la fortune. Et en se justifiant de manière malhonnête puisqu’il a indiqué que la suppression de l’ISF concernait «  ceux qui investissaient». Or aucune garantie n’existe dans ce domaine. Pas plus qu’il existe la moindre garantie concernant les baisses de charges des entreprises et notamment le CICE qui arrose l’ensemble de l’économie y compris ceux qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale. En clair, la mesure essentielle concerne le SMIC dans le financement est assuré par la sécu donc en fait par la dette. La prime exceptionnelle, elle, reste très hypothétique puis qu’elle est seulement à caractère incitatif mais non obligatoire. La  défiscalisation des heures supplémentaires, intéressantes pour les intéressés, sera elle aussi financée par la dette. Conclusion, Macron ne touche pas à la fiscalité, maintient l’impôt sur la fortune, la flat  taxe sur le capital et ou la réduction de l’exit tax.

 

Mesures Macron : le financement par la dette

 Mesures Macron : le financement par la dette

Finalement Macron recourt aux vieilles méthodes pour rafistoler les équilibres budgétaires. En clair, il ne prévoit pas de moyen de financement pour les mesures qu’il y a annoncées suite au mouvement des gilets jaunes. La facture sera donc payée par la dette donc par les contribuables. Cela d’autant plus que Macron jusque-là a été incapable de réduire le train de vie de l’État et qu’il ne veut pas s’attaquer aux cadeaux fiscaux des plus nantis et des grandes entreprises. Théoriquement l’objectif de déficit avait initialement été fixé à 2,8 % du produit intérieur brut en2019. Finalement on sera plus proche de 3,5 ou 4 %. Il faut évidemment intégrer le coût des nouvelles dépenses chiffrées à hauteur d’une douzaine de milliards. Il convient aussi de tenir compte de l’évolution réelle de la croissance. En effet le gouvernement avait retenu une hypothèse de croissance de deux de 1,7 % en 2019 comme en 2018. Or cette croissance est remise en cause dès cette année puisque vraisemblablement la France atteindra péniblement 1,5 % d’augmentation de l’activité. Or le contexte international se dégradant encore, il est peu probable que le PIB  augmente davantage en 2019 quand 2018. Notons d’ailleurs que la Banque de France vient de revoir nettement ses prévisions de croissance à la baisse pour le quatrième trimestre 2018 avec une perspective d’augmentation de seulement 0, 2 % du PIB au lieu de 0, 4. Si l’on s’en tient aux indications que fournissent les enquêtes sur le moral des entreprises et des ménages on voit mal se dessiner une reprise significative en 2019-

Les mesures Macron : financées par la dette pas par les plus riches

Les  mesures Macron : financées par la dette pas par les plus riches

 

On aura noté que Macron n’a guère abordé les questions de justice fiscale, il a m^me confirmé qu’il  s’opposait au rétablissement de l’impôt sur la fortune. Et en se justifiant de manière malhonnête puisqu’il a indiqué que la suppression de l’ISF concernait «  ceux qui investissaient». Or aucune garantie n’existe dans ce domaine. Pas plus qu’il existe la moindre garantie concernant les baisses de charges des entreprises et notamment le CICE qui arrose l’ensemble de l’économie y compris ceux qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale. En clair, la mesure essentielle concerne le SMIC dans le financement est assuré par la sécu donc en fait par la dette. La prime exceptionnelle, elle, reste très hypothétique puis qu’elle est seulement à caractère incitatif mais non obligatoire. La  défiscalisation des heures supplémentaires, intéressantes pour les intéressés, sera elle aussi financée par la dette. Conclusion, Macron ne touche pas à la fiscalité, maintient l’impôt sur la fortune, la flat  taxe sur le capital et ou la réduction de l’exit tax.

Plastiques : « il manque des mesures courageuses » (Luc Jacquet)

Plastiques : « il manque  des mesures courageuses » (Luc Jacquet)

Le réalisateur de document sur l’environnement constate le manque de courage pour luter contre le plastique.

« La question du plastique est particulière car il s’agissait d’une substance moderne, l’expression du génie de l’homme capable de transformer à volonté cette matière dont on peut faire à peu près n’importe quoi. Et d’un coup on se rend compte qu’elle est en train de se retourner contre nous et que son utilisation abusive nous étouffe littéralement sous des continents de détritus. On a du mal à l’admettre parce qu’il y a quelque chose qui va à l’encontre de ce qu’on a appelé le progrès. Les images de l’expédition Tara [qui vise à observer les effets du changement climatique] montrent que le travail de morcellement du plastique par les éléments naturels, notamment les courants dans les océans, a pour conséquence qu’on en trouve partout! Je me souviens d’une plage au Gabon, célèbre car on y croise des hippopotames, des éléphants et des chimpanzés. J’étais allé tourner là-bas, je me suis retrouvé dans cet endroit sublime perdu au bout du monde avec des baleines à bosse à proximité. Sauf que c’était infilmable : une immense déchetterie à ciel ouvert alors que pourtant loin de toute civilisation. Même sentiment sur l’île de Midway de l’archipel d’Hawaï, connue pour sa bataille en 1942, un lieu paradisiaque avec un lagon sublime. Les albatros de Laysan qui y nichent meurent chaque jour d’une ingestion de plastique. Il y a une collision impressionnante entre la carte postale et la réalité pourrie. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, à mettre au même niveau que la panne de la biodiversité et le réchauffement climatique. Ces phénomènes ont été prédits, aucune décision politique n’a été prise. A présent, on constate l’ampleur du désastre et on se dit qu’on ne peut plus rien faire. Les habitudes sont solidement ancrées. Comment faire machine arrière en très peu de temps? On a interdit le sac en plastique mais il suffit d’inscrire dessus la mention réutilisable pour qu’il passe de banni à autorisé. Tout le monde adore boire un cocktail en terrasse avec une paille quand il fait chaud. Sauf que ça a un prix. La quantité d’ordures produite par les fast-foods est hallucinante. Il faut lutter contre le suremballage des fruits et légumes dans la grande distribution. J’ai la chance de vivre à la campagne et d’avoir un accès direct à la matière première sur les marchés. L’enjeu se situe au niveau d’une éducation de la société. Des pays sont plus en avance que d’autres au niveau du recyclage : en Europe, le Nord est très rigoureux et le Sud n’y prête pas attention, les Etats-Unis ne font rien du tout, l’Amérique du Sud non plus. Mais si on regarde de près, il y a une nébuleuse d’initiatives prises par les petites entreprises qui se mobilisent, notamment en France. Il faut des mesures courageuses pour provoquer un élan général. Au niveau individuel, on a pris conscience de l’urgence, mais l’action collective semble insurmontable. On possède la technologie nécessaire pour trouver des solutions, mais les gouvernements sont-ils prêts à payer? Je suis amer, frustré et las. Les choses ont été argumentées, on s’épuise à les répéter mais les politiques n’écoutent pas. J’ai été sidéré par les propos de Donald Trump qui veut déforester la Californie pour réduire les incendies. C’est du négationnisme, et la quintessence de la bêtise. Il ne nous fera pas progresser… »

 

Chute de croissance avec les mesures Trump (FMI)

Chute de croissance avec les mesures Trump (FMI)

À juste titre, le fonds monétaire international lance un cri d’alarme pour les possibles effets de la guerre commerciale lancée par le président américain. Cela d’autant plus que depuis le début de l’année la conjoncture internationale semble  se tasser. Certes la croissance est toujours présente mais elle s’est affaiblie en particulier en Europe, au Japon voire en Chine. Or c’est dans cette conjoncture de tassement que Trump à décidé de lancer d’abord une première offensive sur l’acier et l’aluminium importé de Chine avec de nouveaux droits de douane. Du fait de la réplique chinoise, Trump a annoncé une deuxième vague beaucoup plus importante de droite à l’importation. Le même traitement à été appliqué à l’Europe par le président américain. Une Europe qui a dû répondre même si cette réponse demeure pour l’instant relativement mesurée. Bref un environnement qui n’est pas propice aux dynamismes des échanges internationaux. Cela d’autant plus qu’en réalité les productions dans de nombreux cas ne sont pas de nature exclusivement nationale. En effet les processus de production sont tellement impliqués pour les  produits un peu élaborés qu’il est difficile d’en connaître la nationalité exacte. Les pays visés par les nouveaux droits de douane américains sont évidemment concernés en premier par l’augmentation des taxes douanières mais en retour nombre de produits américains seront aussi concernés par ces nouveaux prélèvements douaniers. Le plus grave peut-être c’est l’incertitude que génère l’annonce de ces sanctions américaines et des contre sanctions décidées par les autres pays. Ce climat d’incertitude va immédiatement peser sur les investissements ensuite sur la consommation du fait de l’inflation qui commence à poindre un peu partout. Le FMI ne veut  sans doute quand même ne pas trop désespérer les acteurs économiques et estime que les risques des mesures américaines pourraient faire diminuer le produit intérieur brut mondial de zéro 0.5% par an les prochaines années. Une prévision  assez approximatifs car d’un point de vue méthodologique il est totalement impossible d’envisager la baisse de croissance ;  au  mieux peut-on faire des scénarios. Dans l’hypothèse d’une baisse même limité à 0,5 % certain pays comme l’Europe en particulier pourrait amplifier le tassement. Nombre de pays tomberaient au-delà des  limites de ce qui permet d’équilibrer les comptes nationaux et de donner du grain à moudre aux entreprises et aux salariés. Pire si la croissance devait baisser par exemple en Europe dans les proportions annoncées, le chômage repartirait à la hausse.

Le Fonds monétaire international (FMI) a maintenu donc  lundi une prévision de croissance mondiale «solide» à 3,9 % pour 2018, mais a indiqué qu’il pourrait chuter de 0,5 point d’ici 2020 en cas d’escalade dans la guerre commerciale. «Le risque d’une dégradation a augmenté, y compris à court terme», a prévenu le chef économiste du Fonds, Marc Obstfeld. La prévision de croissance pour la France a été revue à la baisse de 0,3 point. Le PIB tricolore devrait progresser de 1,8 % en 2018 et 1,7 % en 2019.

 

Cent mesures pour les startups, pourquoi seulement les startups

Cent  mesures pour les startups, pourquoi seulement les startups

Curieux alors qu’on vient apprendre que la loi Pacte qui devait notamment muscler les PME pour en faire des sortes  d’ETI à allemande va accoucher d’une souris, le secrétaire chargé du numérique –qui fait son travail- annonce une série de mesures très incitatives pour développer les startups. Pourquoi seulement les startups ? A moins de considérer que le seul avenir de l’économie est dans le soft du numérique. (Le numérique concerne évidemment l’ensemble l’économie).

La reforme dite PACTE  très ambitieuse au départ s’est réduite comme peau de chagrin en oubliant surtout l’allégement de la fiscalité quand les grands entreprises, elles, réussissent par l’optimisation fiscale (en fait l’évasion) à échapper à une bonne partie de l’impôt. Il ya aura cependant des changements pour les seuils  de salariés. Concernant les seuils, le franchissement de 19 à 20 salariés qui impose à toutes les entreprises de nouvelles obligations sociales et fiscales sera supprimé (excepté en matière de handicap) et relevé à 50 personnes. Il n’existera donc plus que trois seuils fixés à 11, 50 et 250 salariés. Le second axe vise le fonds d’innovation normalement financés par la vente d’actions que détient l’Etat. Enfin on va enrichir l’objet social des entreprises avec une définition sociale et environnementale.  Bref certaines mesures qui ne sont pas inutiles mais la question centrale  de l’allègement global de la fiscalité et de la simplification des procédures a été grandement survolée. A noter aussi une procédure d’opposition administrative au brevet sera instaurée, afin de permettre aux petites entreprises de se défendre plus facilement et d’éviter les procédures lourdes en justice. De la même façon, la durée de protection du certificat d’invention sera étendue à dix ans. Par ailleurs certains éléments d’ordre fiscal -comme le pacte Dutreil relatif à la transmission d’entreprise et dont les obligations seront simplifiées- ne figureront pas dans la loi mais dans le PLF 2019. Pourquoi seulement dans une loi annuelle ? Rien ou pas grand-chose sur les synergies entre les grands groupes et les entreprises de taille moyenne pour faciliter l’accès aux marchés extérieurs comme cela se pratique notamment en Allemagne. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, lui a annoncé pour les startups  quatre grands thèmes d’actions: la simplification, le financement pour accompagner la croissance, l’aide au recrutement des talents et enfin, un accompagnement à l’international pour les start-up les plus matures.

Mounir Mahjoubi a choisi de mettre en avant dix mesures phares ;

1. Le droit à l’expérimentation avec la relance du dispositif «France expérimentation», qui va encore être renforcé. Toute start-up peut demander à tout moment le droit de déroger à un règlement ou une loi en place pour déployer un business model. Le gouvernement se donne quelques mois pour donner une réponse, ce qui ne signifie pas qu’elle sera positive.

2. Il y aura un correspondant start-up dans tous les ministères, dont le rôle sera de répondre aux start-up et d’animer l’écosystème de son secteur. Les premiers ont déjà été nommés et ils ont un accès direct à leur ministre de tutelle.

3. Les seuils sociaux vont être révisés, par le truchement de l’introduction d’une notion de durée. Dans le cadre du projet de loi PACTE, les seuils de onze, vingt et cinquante salariés seront considérés comme effectivement franchis quand ils auront été atteints ou dépassés pendant cinq années civiles consécutives. «Il faut permettre de geler ces effets de seuil et accompagner les entreprises dans la croissance» insiste Mounir Mahjoubi.

4. Mise en place d’un outil technique de financement, avec Bpifrance: les «venture loans», il s’agit de mettre en place des prêts à long terme pour amplifier les levées de fonds. Le montant de ces prêts pourra varier entre 20 et 100 millions d’euros.

5. Convaincu des atouts de la blockchain, le ministre veut mettre en place un système de labels avec les banques pour inciter les investisseurs à avoir confiance dans les cryptomonnaies. L’objectif est permettre de lever des fonds sur la blockchain.

6. Mounir Mahjoubi a aussi annoncé le relèvement de seuil appel d’offres publiques passant de 25.000 euros, 100.000 euros, pour une durée de trois ans. L’idée étant de faciliter l’adoption de projets innovants proposés par des start-up. Ce relèvement de seuil doit aussi permettre de les tester plus facilement.

7. Une mission sur la résolution des tensions durables sur les métiers du numérique va être mise en place, visant à mettre en adéquation les besoins des entreprises et les formations. De nouvelles filières pourraient être créées.

8. Les conditions utilisations du French Tech Visa vont être assouplies pour permettre aux start-up d’embaucher plus facilement des spécialistes étrangers. Elles doivent parfois faire appel à des ingénieurs avec des compétences très rares; «parfois, le nom des métiers est tellement complexe ou inconnu qu’il est refusé à la préfecture», plaisant Mounir Mahjoubi.

9. Un nouvel indice va être créé, le Next 40, pour mettre en avant quarante start-up. Cette liste sera revue périodiquement, la fréquence n’a pas encore été déterminée. Les représentants du gouvernement, du président aux ministres, pourront ainsi mieux valoriser ces entreprises à l’étranger.

10. Enfin, le gouvernement lance les «scale up tour», des tournées à l’étranger dédiées aux entreprises qui ont déjà connu une forte croissance sur le plan national et qui veulent s’internationaliser. Pascal Cagny en sera l’ambassadeur.

 

Les mesures fiscales ont assommé la croissance au premier trimestre

Les mesures  fiscales ont assommé la croissance au premier trimestre

 

La croissance française est retombée à 0,3%, après un pic à 0,7% au dernier trimestre de 2017. La croissance française a été plus affectée que prévue par les mesures fiscales. Certes le tassement avait été prévue pat l’INSEE mais il est plus important qu’attendu. En cause aussi l’effet psychologique sur le pouvoir d’achat notamment des retraités. Aussi sans doute ce climat social délétère. De ce point de vue les grèves de la SNCF se feront sentir sur les résultats du second trimestre qui ne sera pas non plus très flamboyant. A noter que le tassement est aussi général au plan international. Pour résumer les mesures fiscales du gouvernemenet concentrées au premier trimestre n’étaient pas très pertinentes. En outre elles vont instiller un doute sur la reprise. Témoin d’ailleurs aussi le très net tassement des investissements des entreprises.  Un ralentissement plus grand que prévu. La croissance de l’économie française est donc tombée, au premier trimestre, à 0,3% sous l’impact notamment d’une consommation des ménages atone et d’une nette décélération des investissements des entreprises. C’est ce qui ressort de la première estimation publiée ce vendredi par l’Insee. Il s’agit de la hausse la plus faible depuis le troisième trimestre 2016, l’institut confirmant dans le même temps celle de 0,7% enregistrée sur les trois derniers mois de 2017. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,4% du produit intérieur brut du premier trimestre, un niveau anticipé également par l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. La Banque de France avait revu sa prévision pour la période à  +0,3% début avril. L’acquis de croissance pour 2018, à savoir l’évolution du PIB si l’activité stagnait au cours des trois prochains trimestres, se situait à 1,2% au 31 mars. La demande intérieure finale, traditionnel moteur de la croissance française, a contribué positivement au PIB à hauteur de 0,3 point (contre 0,5 au 4e trimestre). La contribution des variations des stocks des entreprises, très volatile, a été nulle (après -0,4 au trimestre précédent), de même que celle du commerce extérieur, qui avait dopé de 0,6 point le PIB des trois derniers mois de 2017. Dans le détail, la production totale de biens et services a nettement ralenti au 1er trimestre (+0,3% après +0,9%), une évolution due aux seuls biens, où elle a reculé de 0,6% (après une hausse de 1,2% au 4e trimestre 2017). La production manufacturière a accusé une diminution de 1,1% (après +1,5%) du fait de la baisse importante en matériel de transports, un secteur qui avait porté l’activité de fin 2017. La consommation des ménages, toujours atone, a progressé au rythme inchangé de 0,2%, les seules dépenses en biens restant stables comme au trimestre précédent.Moins d’investissements pour les entreprises. L’investissement global a augmenté de 0,6% (après +1,1% au quatrième trimestre 2017), une nette décélération due aux entreprises, dont la croissance de l’investissement s’est limitée à 0,5% (contre +1,6% au 4e trimestre 2017). Celui des ménages est resté soutenu (+0,5% après +0,6%) en raison de la bonne tenue du secteur de la construction et celui des administrations publiques a franchement accéléré (+0,9% après +0,5%), affichant son niveau le plus élevé depuis le 4etrimestre 2008.

 

 

Des mesures plus radicales pour lutter contre salafisme, violence et drogue

Des mesures plus radicales pour lutter contre  salafisme, violence et  drogue

 

Les Français semblent souhaiter des mesures plus radicales pour lutter contre le terrorisme. De ce  point de vue, la reprise en main des banlieues constituent sans doute une  priorité.   Les plans banlieues ont succédé aux plans banlieues le plus souvent pour répondre à une montée du sujet dans l’actualité médiatique. Ensuite, le soufflet est retombé et  les zones de non droit livrées  à la régulation des délinquants. L’enjeu, ces évidemment de faire péter le ghetto comme l’indique le maire de Sevran mais c’est à la fois trop complexe et trop coûteux, en plus politiquement sans grand retour car « ces gens là » ne votent guère. En outre, bien peu de responsables nationaux connaissent vraiment la problématique, peu ont approché ces banlieues et encore moins ont résidé à proximité. Du coup,  c’est sans  doute 500 zones urbaines sensibles qui se sont développées et caractérisées le commerce de drogue comme mode de régulation économique et sociale. Un terreau sur lequel prospère l’extrémisme religieux qui en profite, exploite la misère, l’ignorance et la marginalité de toute une jeunesse. Il est clair que le gouvernement Macron n’est pas taillé pour aborder cette problématique. Les ministres sociologiquement sont plus à même d’aborder le développement des métropoles branchée, hyper numérisée et aux Startups et entreprises  internationalisées. A coté, se sont développé des centaines de  banlieues qui sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte d’économie et de société parallèle s’est alors imposée. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrisent  ni la langue ni les bases du calcul)  du fait des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. La  responsabilité de la dégradation des banlieues n’incombe pas seulement à l’institution scolaire, aussi bien sûr aux parents, aux responsables locaux et nationaux et à la société toute entière.

 

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