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Coronavirus : Les mesures sanitaires acceptables pour les Français ?

Coronavirus : Les mesures sanitaires acceptables pour les Français ?

 

Une étude de plusieurs chercheurs (*) a quantifié le degré de résistance ou d’acceptabilité d’une population face aux diverses stratégies de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Nos résultats ont donné lieu à la publication d’un article dans la revue scientifique internationale The Lancet Public Health.

Les résultats de l’étude montrent que le port du masque, les limitations de transport et le suivi numérique sont relativement bien acceptés.

En revanche, les fermetures des restaurants et des lieux récréatifs, ainsi que les restrictions excessives des voyages d’agrément le sont beaucoup moins. Les analyses de sous-groupes de population (vulnérabilité clinique, tranches d’âge, sexe) montrent également que l’acceptabilité de certaines stratégies dépend de caractéristiques personnelles.

En particulier, la population jeune diffère assez fortement des autres, en termes de préférences de politiques anti-Covid-19 et de demandes de compensation monétaire, suggérant la nécessité d’un « menu » adapté de politiques anti-Covid-19, basé sur des attitudes distinctes.

L’étude utilise une méthode de révélation des préférences, le « Discrete Choice Experiment », permettant d’évaluer les préférences de la population sur diverses combinaisons de politiques publiques de contrôle des épidémies de COVID-19.

Entre le 4 et le 16 mai 2020, à la fin du premier confinement en France, notre équipe a réalisé une enquête sur Internet portant sur un échantillon représentatif de la population française.

Un des objectifs de l’enquête était d’évaluer l’acceptation des mesures de restriction parmi les principales stratégies anti-Covid discutées par le gouvernement français au début du mois d’avril pour la période suivant le confinement.

Les masques, les restrictions dans les transports publics et le traçage numérique (via une application optionnelle pour téléphone portable) ont été jugés acceptables par la population en général, à condition que les restrictions sur chacune de ces dimensions restent raisonnables. Ainsi, le port du masque est bien moins accepté lorsque la mention « partout » lui est associée.

À l’inverse, des semaines supplémentaires de confinement, la fermeture des restaurants et des bars, et une restriction excessive des déplacements pour les loisirs (inférieurs à 100 km) n’ont pas été jugées acceptables.

Dans l’ensemble, ces résultats indiquent que la population française a relativement bien accepté les mesures de restriction qui ont suivi le premier confinement, les vivant certes comme des contraintes, mais également comme un « mal nécessaire », à mettre en perspective avec le risque d’un confinement supplémentaire, une éventualité qui quant à elle a été perçue de manière très négative.

Le rejet pour des semaines supplémentaires de confinement était d’ailleurs plus que proportionnel : plus la durée de confinement additionnel est longue, plus l’intensité avec laquelle elle est rejetée est élevée.

Par rapport à la population générale, les personnes cliniquement vulnérables, c’est-à-dire celles qui déclarent souffrir d’une maladie chronique, ont montré une meilleure tolérance au confinement, une plus grande acceptation du port du masque et ont moins rejeté les fermetures de restaurants et de bars.

Cependant, ces différences étaient faibles, indiquant soit une forme d’altruisme de la part des non vulnérables envers les personnes vulnérables, soit une faible singularité des personnes vulnérables dans leurs attitudes face au risque.

Les jeunes (18-24 ans) étaient le groupe le plus dissonant, peut-être parce qu’ils sont moins concernés par les risques sanitaires que les groupes plus âgés (même si le risque médical n’est pas nul pour les jeunes, et reste important pour les aînés avec lesquels ils sont en contact).

Nous avons proposé dans notre enquête, parmi les différents attributs, une compensation financière pour pallier le poids des politiques de restriction. Nos analyses ont montré que les jeunes étaient nettement en faveur de cette proposition, contrairement aux autres segments de la population qui l’ont clairement rejetée.

De ce résultat, nous pouvons en déduire que les incitations financières pourraient être un instrument efficace quand elles sont ciblées sur les jeunes, et qu’elles sont susceptibles de pousser les jeunes à mieux accepter les options de politiques anti-Covid contraignantes.

Cette solution reviendrait à appliquer un mécanisme de compensation comme par exemple un transfert à la Pigou, déjà appliqué dans d’autres champs de l’économie publique. Selon Arthur Pigou, économiste anglais du début du XXe siècle, les principes de « l’économie du bien-être » peuvent conduire à taxer -ou indemniser- les individus qui exercent des effets externes négatifs -ou positifs-, de façon à les ramener à des comportements plus optimaux pour la société.

Ainsi, savoir comment les personnes au sein d’une population classent les différentes mesures prophylactiques liées au COVID-19 est une condition indispensable pour concevoir des programmes et des mesures appropriés, un défi que de nombreux pays de l’hémisphère Nord doivent relever chaque jour en attendant qu’un vaccin soit largement disponible.

Notre enquête souligne donc la nécessité de politiques anti-Covid plus proches des sensibilités des personnes.

Elle propose des pistes, en particulier à travers l’indemnisation des jeunes, pour permettre une meilleure acceptabilité des politiques de contrôle, tenant compte des préférences des différents segments de population, et pour éviter qu’une partie d’entre eux refuse d’adhérer aux mesures, propageant alors le risque épidémique dans la société tout entière.

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(*) Par Thierry Blayac, Professeur d’Economie, Centre d’Economie de l’Environnement de Montpellier (CEE-M), Université de Montpellier ; Bruno Ventelou, Chercheur CNRS-AMSE, économie, santé publique,, Aix-Marseille Université (AMU) ; Dimitri Dubois, Economie comportementale, Economie de l’environnement, Economie expérimentale, Université de Montpellier ; Marc Willinger, Professeur d’Economie, économie comportementale et expérimentale, Université de Montpellier ; Phu Nguyen-Van, Directeur de recherche CNRS en sciences économiques, Université de Strasbourg et Sébastien Duchêne, Maître de Conférences en Sciences Economiques, Université de Montpellier.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Coronavirus: mesures d’urgence en Angleterre

Coronavirus: mesures d’urgence en Angleterre

Le Royaume-Uni a fait état samedi de 27.052 nouveaux cas de contaminations au coronavirus, ainsi que 534 décès, selon des données des autorités.

Ce niveau des contaminations atteint des seuils très inquiétants en Angleterre où Boris Johnson a trop longtemps minimisé la crise sanitaire dont il a été également victime. S’ajoute à cela la découverte d’une nouvelle souche très contagieuse du virus qui accélère les contaminations.

Londres et le sud-est de l’Angleterre, où vit un tiers de la population anglaise, sont actuellement au niveau 3 de surveillance et vont désormais passer au niveau 4, ce qui signifie que les commerces non essentiels vont fermer.

Dans ces zones, la population devra rester chez elle sauf pour des raisons impérieuses comme le travail.

Les centres de loisirs vont aussi fermer et les interactions sociales seront limitées à la rencontre d’une seule autre personne en extérieur.

Les nouvelles mesures entrent en vigueur dimanche.

Boris Johnson avait dit vendredi qu’il espérait ne pas devoir recourir à un troisième confinement après Noël.

Il a aussi dit samedi avoir été informé que le virus circulait plus rapidement dans certaines parties de l’Angleterre en raison d’une nouvelle souche, prenant soin de préciser que rien n’indiquait que cette nouvelle souche soit plus dangereuse ou plus mortelle.

75 mesures proposées pour la jeunesse (rapport parlementaire)

75 mesures proposées pour la jeunesse (rapport parlementaire)

Un rapport parlementaire dont rend compte le JDD propose 75 mesures pour la jeunesse particulièrement affectée par les conséquences du Corona virus

  »Mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse. » C’était l’objectif ambitieux assigné à la commission d’enquête présidée par la députée (LREM) Sandrine Mörch. Après quatre mois de travaux et plus de 80 heures d’auditions, cette dernière présentera mercredi, aux côtés de la rapporteure (PCF) Marie-George Buffet, l’ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, les fruits de cette étude : un pavé d’environ 270 pages, avec 75 propositions à la clé.

 

Le rapport ausculte, chiffres à l’appui, toutes sortes de maux : prise de poids (6 kilos en plus en moyenne) ; mal-être (la moitié des étudiants disent avoir souffert de la solitude pendant le premier confinement) ; décrochage (un jeune sur six aurait arrêté ses études) ou encore pauvreté (la moitié des personnes aidées par les Restos du cœur ont désormais moins de 25 ans). « La crise a amplifié les difficultés des jeunes : ils sont plus accros au numérique, plus précaires et plus déprimés, constate Sandrine Mörch. Le gouvernement a déjà débloqué des moyens conséquents, mais la crise agit comme un révélateur des problèmes existants. Elle doit maintenant servir de détonateur pour avancer. »

Elargir la garantie jeune

La députée de Haute-Garonne préconise donc « d’élargir encore la garantie jeune, cette aide financière assortie d’un accompagnement, et d’en allonger la durée ». « Les ­bénéficiaires peuvent actuellement la toucher pendant un an, ajoute-t-elle. Nous pourrions passer à 18, 24, voire 28 mois pour les plus éloignés de l’emploi. » Pour soigner les souffrances psychiques des jeunes, elle invite à « renforcer le nombre d’infirmières, de psychologues et d’assistants sociaux. » La France accuse sur ce point un sérieux retard. A l’université, par exemple, on compte un psychologue pour 30.000 étudiants, un ratio « très éloigné de certaines recommandations internationales ».

Face au cyberharcèlement (en hausse de 30% pendant le premier confinement, selon l’association ­e-enfance), à l’explosion des discours racistes, haineux et complotistes, la députée appelle à renforcer l’éducation aux médias et aux usages du numérique, y compris pour les parents. En ce qui concerne la scolarité, Marie-George Buffet, la rapporteure, aurait jugé plus sage de reporter d’une année la réforme du bac. Le document propose « d’adapter et d’alléger les programmes pour tenir compte des retards d’apprentissage. » Sandrine Mörch, elle, plaide surtout pour le renforcement du binôme associations-Education nationale, la pérennisation des crédits destinés aux colonies de vacances ou la création d’un ­observatoire national du décrochage scolaire.

La commission souligne le sort de populations habituellement peu visibles : enfants des bidonvilles, des hôtels sociaux (pour ces derniers, elle suggère d’établir un cahier des charges et des contrôles réguliers de l’Etat), mineurs étrangers isolés… Elle soutient enfin « le renforcement du pilotage national de la politique de protection de l’enfance » et propose de prévoir une réserve de bénévoles ; mobilisables auprès des établissements de l’Aide sociale à l’enfance. « Il est temps d’entendre les enfants, de mieux porter leur parole et d’arrêter de parler de ‘génération sacrifiée’ », conclut-elle. Pour replacer la jeunesse au cœur des politiques publiques, elle recommande de créer une délégation aux droits des enfants et de la jeunesse à l’Assemblée nationale, ainsi qu’un Observatoire de la jeunesse.

Chine : mesures antidumping sur le vin australien

Chine : mesures antidumping sur le vin australien

 

On sait que les relations entre la Chine et l’Australie sont particulièrement détestables au plan politique. Comme d’habitude le régime totalitaire chinois prend n’importe quel prétexte pour envenimer ses relations. Ainsi la Chine qui exploite nombre de travailleurs reproche-t-elle à l’Australie d’être coupable de dumping sur la production viticole exportée. Le monde à l’envers évidemment car on ne peut comparer les conditions notamment sociales de production.

 

Pour un peu,  la Chine qui a perdu tout complexe accuserait l’Australie d’entrave à la démocratie ! Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce indique qu’une enquête préliminaire montre que l’industrie viticole chinoise a subi un «préjudice important» en raison d’un dumping sur le vin australien. À compter de samedi, les importations de vin australien seront soumises à des surtaxes comprises entre 107,1 et 212,1%, précise le document.

BCE: de nouvelles mesures pour l’économie

BCE: de nouvelles mesures pour l’économie

La  banque centrale européenne prépare sans doute les esprits à une politique encore plus accommodante qui passerait notamment par un accroissement du volume d’actifs ou un prolongement de la maturité des emprunts. Bref, il s’agirait de créer encore davantage de liquidités. La BCE constate en effet que la reprise espérée au cours de l’été est loin d’être au rendez-vous du quatrième trimestre. Pire, la récession devrait affecter l’union européenne au quatrième trimestre.

Les très mauvais résultats pourraient créer une dynamique très négative avec une longue liste de plans de licenciement, de perte de l’emploi et de dégradation consécutive des comptes sociaux. Une situation de nature à peser sur le moral des consommateurs qui constituent dans nombre de pays le moteur de la croissance. Bref le contraire du cercle vertueux.-

Les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) se sont donc accordés lors de leur réunion de fin octobre sur le constat qu’ils ne pouvaient pas s’autoriser la moindre complaisance face à la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, préparant ainsi le terrain à de nouvelles mesures de soutien, montre le compte rendu publié jeudi.

La BCE avait déçu les marchés en mars pendant la première vague pandémique, les investisseurs jugeant trop timide sa réaction initiale à la crise.

“Tout signe de complaisance, même par inadvertance, pourrait être nuisible dans les circonstances actuelles”, explique le compte rendu des débats. “Des risques nets sur la croissance du PIB ont émergé pour le quatrième trimestre.”

La BCE a laissé sa politique monétaire inchangée le 29 octobre tout en ouvrant la voie à de nouvelles mesures de soutien au crédit et à l’économie en décembre.

La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 

Faute de cela la croissance dans l’union économique pourrait perdre de 2 à 4 %.

« L’arrêt simultané des mesures de politique économique pourrait déclencher un recul prolongé sur le chemin de la reprise », a déclaré la BCE. « De tels effets de falaise (« cliff edge ») se feraient sentir essentiellement au premier semestre 2021″.

Mais pour contrebalancer son discours, la banque centrale a toutefois averti que le maintien de ces mesures sur une trop longue période pourrait également freiner la croissance à long terme et mettre en danger la stabilité financière en maintenant sous perfusion des entreprises non performantes et en favorisant une mauvaise allocation des capitaux.

« Il existe des risques à court terme substantiels liés au retrait du soutien politique mais les risques à moyen terme d’un soutien politique prolongé ne doivent pas non plus être ignorés », a-t-elle ajouté.

 

Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

La CE veut des mesures de soutien économique uniquement temporaires

La CE veut des mesures uniquement temporaires

 

 

La commission économique qui avait toléré jusque-là le soutien sans limite à une économie en chute libre estime maintenant que les mesures d’aide en 2021 doivent avoir un caractère provisoire. Le problème c’est que certains pays ont prévu d’aider la croissance autant à moyen- long terme et peut-être davantage qu’à court terme. C’est notamment le cas de la France.

Évidemment avec un soutien prolongé, ces pays risquent de connaître des dérives budgétaires pendant plusieurs années. Et c’est ce qui inquiète la commission économique. Le problème est celui du calendrier car il est clair que l’économie ne réussira pas à se relever en 2021. Peut-être même en 2022. On ne peut pas priver d’oxygène des croissances encore chancelantes et qui ne retrouveront pas leur niveau de fin 2019 avant 2023.

La crise n’est pas seulement conjoncturelle, elle ne découle pas seulement de l’environnement sanitaire. La crise avait commencé avant car dès fin 2019 on avait nettement perçu la baisse tendancielle de la croissance. Une baisse structurelle liée à l’évolution des modes de production et de consommation que la crise sanitaire n’a fait qu’accentuer. Les gouvernements de la zone euro vont devoir veiller à ce que leurs politiques budgétaires continuent à soutenir l’activité économique en 2021, tout en s’assurant que ces mesures de stimulation resteront ciblées et temporaires, déclare mercredi la Commission européenne dans “son paquet d’automne pour la politique économique”.

Ces recommandations doivent être approuvées par les ministres des Finances des 19 pays de la zone euro. Elles seront examinées à la mi-décembre par l’Eurogroupe.

Les gouvernements de la zone euro ont adressé le mois dernier à la Commission leurs projets de budgets pour 2021 afin que la Commission vérifie qu’ils sont bien dans les clous de la politique commune.

“Selon l’évaluation de la Commission, tous les PPB (projets de plan budgétaire) sont globalement conformes aux recommandations du Conseil du 20 juillet 2020. La plupart des mesures prévues soutiennent l’activité économique dans un contexte de très forte incertitude”, constate l’exécutif européen.

“Par contre, certaines mesures présentées dans les projets de plan budgétaire de la France, de l’Italie, de la Lituanie et de la Slovaquie ne semblent pas temporaires ni accompagnées de mesures de compensation.”

En outre, “pour la Belgique, la France, la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, compte tenu du niveau élevé qu’atteignait déjà leur dette publique avant la pandémie de COVID-19, avec les importants défis que cela pose en matière de soutenabilité à moyen terme, il importe de veiller à ce que les mesures budgétaires de soutien adoptées préservent la viabilité des finances publiques à moyen terme”.

“Ce paquet d’automne vise à diriger les économies de l’UE vers des rivages plus calmes, en fournissant des orientations stratégiques pour notre relance collective”, a commenté le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis.

“Pour que l’Europe puisse se relancer comme un compétiteur de poids sur la scène mondiale, nous avons besoin de mesures de soutien budgétaire temporaires et ciblées, comme de réformes et d’investissements bien choisis, qui favorisent une reprise équitable, inclusive et durable.”

Une sorte de recommandation évidente mais d’une telle banalité qu’elle n’apporte pas grand-chose.

Croissance France : le FMI souhaite des mesures budgétaires supplémentaires

Croissance France : le FMI souhaite des mesures budgétaires supplémentaires

 

Les informations fournies par le fonds monétaire international n’apportent pas d’éléments vraiment nouveaux concernant la situation économique française. L’objet n’est sans doute pas là. Il s’agit en réalité d’encourager le pays à des mesures budgétaires supplémentaires pour amortir le choc de la seconde vague de la crise sanitaire qui risque d’entraîner des dégâts beaucoup plus importants que prévu. ( la France fait un effort financier de 4 à 5% du PIB et l’Allemagne de près de 10% comme les Etats-Unis).

Le Fonds monétaire international (FMI) confirme que l’activité économique devrait reculer d’environ 10% pour l’ensemble de l’année 2020 en France et prévoit une reprise partielle de l’ordre de 5%-6% en 2021, en notant que celle-ci “dépendra de l’évolution de la pandémie et des mesures d’endiguement associées”.

Le FMI, dans une note consécutive à une mission sur la France, estime, face à la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, que “des mesures de relance budgétaire supplémentaires, temporaires et bien ciblées, pourraient se révéler nécessaires en France en fonction de l’évolution de la situation”.

Les autorités françaises, continue le FMI, “doivent élaborer dès maintenant un plan crédible et ambitieux de rééquilibrage des finances publiques à moyen terme et le mettre en œuvre seulement une fois la reprise économique bien engagée”.

Coronavirus: nouvelles mesures restrictives

Coronavirus: nouvelles mesures restrictives

 

deux conseils de défense vont se tenir à nouveau à propos de la crise sanitaire. Un durcissement des mesures restrictives pourrait être décidé notamment avec un  de confinement adapté dans l’espace et dans le temps.

Parmi les scénarios envisagés figurent une avancée de l’heure du couvre-feu et un confinement durant le week-end sauf pour les déplacements essentiels.

Les  mesures pourraient s’appliquer en région parisienne, à Marseille et à Lyon, trois zones particulièrement affectées par le virus.

Selon une troisième source, proche du gouvernement, ces mesures ne font que figurer au nombre des scénarios envisagés, appelés à être présentés à Emmanuel Macron.

“Cela fait partie des propositions et scénarios qui seront certainement présentés au président de la République au conseil de défense mais il ne faut présager de rien de ce qui va être décidé. D’autres choses pourront être proposées, des versions maximalistes et minimalistes, cela se fera en fonction de la circulation du virus localement”, a dit cette source à Reuters.

L’épidémie a fait plus de 34.000 morts en France où le nombre de contaminations journalières a franchi dimanche la barre des 52.000, un record.

Le président du conseil scientifique dont l’avis influence les décisions de l’exécutif, Jean-François Delfraissy, a évoqué lundi sur RTL “une situation très difficile, voire critique”.

Le médecin a avancé deux hypothèses : soit “un couvre-feu plus massif à la fois dans ses horaires et dans son étendue, également mis en place par exemple le week-end”, soit “un reconfinement” rapide, “moins dur que celui du mois de mars (…) qui permet à la fois le travail, qui doit s’accentuer en télétravail, et permettrait de conserver une activité scolaire et une activité économique”.

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Sur le plan des discours,  il est évident que le ton a changé de la part de la plupart des responsables politiques y compris du gouvernement depuis l’ignoble assassinat de Samuel Patty. Une fois de plus,  le président de la république a réuni un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale qui n’a cependant annoncé aucune mesure nouvelle. Tout ce qu’on peut retenir c’est qu’il a confié d’une part au ministre de l’intérieur, d’autre part au ministre de la justice le soin de faire des propositions pour lutter davantage contre l’islamisme.

La seule décision un peu concrète c’est de protéger davantage les enseignants au moins après les vacances scolaires de la Toussaint. Le Premier ministre s’est limité à annoncer des mesures qui devraient assurer une meilleure protection des agents publics sans en dire davantage. Avec des propos très généraux on promet que, les fonctionnaires et les agents publics seront davantage protégés, puisque «ceux qui font pression sur eux et sur le fonctionnement du service public, par des propos ou par des comportements» seront désormais pénalisés.

De même, il sera possible de «sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d’autrui». Selon un participant, une circonstance aggravante pourra d’ailleurs être retenue lorsqu’il s’agit d’une personne exerçant une mission de service public – qu’elle soit fonctionnaire ou délégataire.

Le Premier ministre envisagerait de créer un vague délit de séparatisme dont le contenu juridique paraît très flou d’abord à définir, puis à faire appliquer et encore davantage à sanctionner. Le ministre de l’intérieur, lui a prévu le retour au pays d’environ 300 étrangers et décider d’interdire ou de suspendre plusieurs associations. Le gouvernement va suivre aussi d’un peu plus près les contenus des propos violents en ligne.

 

Un «pôle spécialisé» va en effet être créé au parquet de Paris, pour «centraliser les poursuites et donc en améliorer l’efficacité». Enfin, Marlène Schiappa a annoncé à L’Obs qu’elle avait obtenu la création d’une «unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux» pour tenter de lutter contre «le cyber-islamisme».

Avant de s’envoler pour Bruxelles – où il s’est entretenu avec la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen -, Jean Castex a confirmé qu’un nouveau Conseil de défense serait bientôt organisé. «D’autres mesures sont encore à l’étude et seront décidées dans les prochains jours», a-t-il ajouté,  un peu comme pour s’excuser de la faiblesse du contenu des mesures annoncées.

L’obstacle principal est évidemment le problème de la volonté politique mais aussi la soumission à l’autorité judiciaire qui depuis longtemps appris la main par rapport aux structures élues. Par lâcheté tout autant que par manque de conviction et de détermination politique, les élus ont sous-traité la question du terrorisme et de la violence islamisme sous toutes ses formes aux juges notamment au conseil d’État, au conseil constitutionnel et aux juges européens. Une sorte de parapluie pour n’avoir pas se mettre à dos certaines catégories de population directement concernées et les intellectuels sous influence Islamo-gauchistes.

Coronavirus : mesures restrictives jusqu’à l’été …. au mieux

Coronavirus : mesures restrictives jusqu’à l’été …. au mieux

 

Le pouvoir et les experts médicaux préparent progressivement le pays à vivre avec les mesures restrictives jusqu’à l’été… au moins. En clair,  à les prolonger pendant un an environ.

En cause, le fait que ce virus présente des caractéristiques très particulières notamment de se répandre sans bruit à partir des individus dits asymptomatiques ou de patients n’ayant pas encore de symptômes. Pour l’instant, la lutte est surtout préventive même si on essaye par tous les moyens de sauver les malades.

Deux problèmes se posent le traitement des personnes atteintes est malade. D’abord l’absence d’un traitement reconnu contre le Coronavirus et pour l’instant aussi l’absence d’un vaccin. Certes concernant le vaccin nombre de projets sont entrés dans leur dernière phase mais il n’est pas certain que la totalité du spectre de la maladie soit couvert. Certains pourraient même être dangereux s’ils  sont mis en service prématurément. Raisonnablement ce n’est sans doute pas avant l’été 2021 qu’un vaccin pourra être reconnu et certifié par toute la communauté internationale.

De toute manière,  il faudra du temps pour vacciner toute la population mondiale; tant  tout le monde ne sera pas vacciné, il y aura toujours un risque de contamination avec la mobilité contemporaine.

On voit bien qu’on se projette au mieux jusqu’à l’été prochain”, a dit le chef de l’État au terme d’une visite au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise.

“La question c’est comment vivre avec le virus dans cette période. Dans la phase où nous sommes, nous n’avons d’autre choix, compte tenu du nombre d’infections par jour, que de freiner c’est-à-dire de réduire notre vie sociale au maximum, limiter les contacts pour casser sa circulation”, a-t-il ajouté, alors que les deux-tiers des Français seront soumis à un confinement nocturne partir de ce vendredi à minuit.

Le chef de l’Etat a invité chacun à “être les acteurs de la réponse au virus” en respectant notamment les gestes barrières et en téléchargeant l’application #TousAntiCovid en place depuis jeudi.

Le durcissement des mesures de restriction à l’oeuvre depuis plusieurs semaines n’a pas encore eu l’effet escompté sur la deuxième vague épidémique.

D’après les dernières statistiques, publiées jeudi soir, la France a enregistré une progression record du nombre des nouvelles contaminations, à plus de 40.000 en 24 heures, et flirte désormais avec le seuil du million de cas confirmés depuis le début de l’épidémie.

Le couvre-feu entré en vigueur entre 21h00 et 06h00 la semaine dernière dans toute l’Île-de-France et dans huit métropoles (Aix-Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne et Rouen) va être étendu à compter de ce vendredi minuit. Au total, 54 départements ainsi que la Polynésie française seront désormais concernés, soit 46 millions de Français.

Interrogé sur un éventuel durcissement du dispositif, Emmanuel Macron a jugé qu’il était encore “trop tôt aujourd’hui pour dire si on va vers des confinements locaux ou plus larges”.

Il n’est pas impossible que la deuxième vague soit aussi importante que la première compte tenue du rythme de contamination partout le monde. Du coup, même le reconditionnement n’est plus exclu.

“On va essayer à chaque fois d’aller en quelque sorte réduire les lieux, les moments où on a identifié que le virus circulait beaucoup”, a-t-il expliqué.

Un premier bilan sur l’effet du couvre-feu sera fait en milieu de semaine prochaine.

Invité vendredi matin sur RTL, Martin Hirsch, président de l’AP-HP (Assistance publique–Hôpitaux de Paris) a évoqué une deuxième vague en forme de “lame de fond” et une situation “redoutable”. L’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique Covid-19, a souligné que le virus circulait plus vite qu’au printemps, après le confinement, et que la crise était entrée dans une forme de “marathon”.

Des nouvelles mesures pour les policiers

Des nouvelles mesures pour les policiers

Lors d’un entretien par vidéo conférence avec les syndicats de policiers, Darmanin , le ministre de l’intérieur a annoncé de nouvelles mesures en faveur des policiers et souligné  les mesures prévues dans le cadre du budget de l’année prochaine. Dans le cadre du budget de 2021 325 millions supplémentaires ont déjà été obtenu notamment une hausse du budget en matériels de 15 millions d’euros ; du budget automobile de 125 millions d’euros (+ 230 %), permettant le renouvellement d’un véhicule sur quatre ; du budget immobilier de 12 millions d’euros (+ 10 %) ; et puis de nouveaux équipements numériques.

Le ministre a aussi promis une augmentation des effectifs de 1500 policiers l’an prochain, conformément à l’engagement présidentiel de 10.000 créations de postes chez les forces de l’ordre.

Par ailleurs les primes de nuit seront augmentées de 10 à 15 millions d’euros. Un effort sera aussi consenti pour mieux indemniser les heures supplémentaires (revalorisation de 6 % en 2021).

Les tâches administratives seront davantage confiées à des personnels spécifiques.

CORONAVIRUS: révolte contre les mesures restrictives

CORONAVIRUS: révolte contre les mesures restrictives

 

À Marseille bien sûr très touché par la fermeture des bars et restaurants,  mais aussi à Paris concerné par les horaires des mêmes commerces et par les mesures restrictives des salles de gym, c’est la colère généralisée et même parfois la rébellion. Certains établissements ont en effet décidé de s’affranchir des règles imposées. Pour l’instant,  ce mouvement de protestation est loin d’être généralisé mais il montre le désespoir d’entreprise artisanale dont 20 à 30 % pourraient disparaître cette année.

Malgré la colère, l’Umih13, l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie des Bouches-du-Rhône appel au respect de ces nouvelles règles temporaires.

« Nous leur avons dit, de toutes les manières et de tous les tons, de respecter l’arrêté, parce que si on ne respecte pas l’obligation comment on fait pour négocier, conclut auprès de BFMTV Fréderic Jeanjean, son secrétaire général.

Le risque n’est pas négligeable car au-delà des amendes pourrait y avoir la menace d’une fermeture définitive des établissements.

Crise sanitaire : des mesures inutiles

Crise sanitaire : des mesures inutiles

 

Sur un Europe 1, l’épidémiologiste Martin Blachier considère que certaines mesures sont complètement inutiles.

La deuxième vague est devenue réalité. L’expression a été employée dimanche par le chancelier Autrichien. Israël a décidé de confiner à nouveau l’ensemble de sa population pour trois semaines, tandis que l’Angleterre interdit les rassemblements de plus de six personnes, et même les rencontres entre amis ou familles à Birmingham. En France, le cap symbolique des 10.000 nouveaux cas positifs au Covid-19 en 24 heures a été franchi samedi, un record depuis le lancement des tests à grande échelle. Invité d’Europe Midi, l’épidémiologiste Martin Blachier alerte toutefois sur la tentation de multiplier les limitations et les interdits au nom de la protection sanitaire, certaines mesures pouvant à la fois braquer la population et se révéler complètement inefficaces.

« Il n’y a pas lieu d’avoir peur. Nous ne sommes pas en face d’un cataclysme. Le risque est d’avoir des services [hospitaliers] embouteillés mais nous n’y sommes pas encore », veut rassurer Martin Blachier. « Cette deuxième vague démarre plus doucement car les mesures barrière permettent de la calmer. Les niveaux ne sont pas encore ceux de mars-avril », ajoute-t-il. À ses yeux, le port du masque et la limitation des rassemblements dans les lieux clos restent les deux mesures barrières les plus pertinentes pour limiter l’impact de cette reprise épidémique.

Les préfets de Guadeloupe, de Marseille et de Bordeaux pourraient annoncer dans la journée de lundi une nouvelle batterie de restrictions, dont la fermeture anticipée des bars et des restaurants.  »La bonne mesure est de [limiter l’accès] aux bars et aux restaurants », abonde Martin Blachier. « Fermer une plage, par exemple, est complètement délirant », ajoute-t-il, en référence à la proposition de Renaud Muselier, le président LR de la région PACA, qui a demandé à la préfecture la fermeture des plages et des parcs à 20 heures.

« C’est là que je vois qu’il n’est pas possible de laisser totalement la décision au local. […] Au bout d’un moment, il faut des scientifiques pour leur dire ce qui est utile et ce qui ne l’est pas », s’agace notre épidémiologiste.  »Il y a des mesures qui ne servent à rien. Il faut laisser les gens aller faire des pique-niques sur les plages et ne pas les mettre dans des restaurants ou des bars en pleine explosion épidémique. »

LES ZONES ROUGES : QUELLES MESURES ?

LES ZONES ROUGES : quelles mesures ?

Finalement le gouvernement s’est refusé à prendre de nouvelles mesures impératives de niveau national et renvoie la responsabilité aux préfets. Mais les préfets ne prendront pas de mesures de confinement général. Ils peuvent par contre limiter voir interdire les rassemblements de plus de 10 personnes ou encore définir les conditions d’ouverture de certains établissements. Le port du masque peut être rendu obligatoire dans certains lieux publics. Enfin des mesures de contrôle et des sanctions peuvent être décidées en cas de non-respect des mesures barrière. Il se pourrait aussi que des dispositions soient prises vis-à-vis des visites dans les maisons de retraite.

 

Finalement le gouvernement s’est refusé à prendre de nouvelles mesures impératives de niveau national et renvoie la responsabilité aux préfets. Mais les préfets ne prendront pas de mesures de confinement général. Ils peuvent par contre limiter voir interdire les rassemblements de plus de 10 personnes ou encore définir les conditions d’ouverture de certains établissements. Le port du masque peut être rendu obligatoire dans certains lieux publics. Enfin des mesures de contrôle et des sanctions peuvent être décidées en cas de non-respect des mesures barrière. Il se pourrait aussi que des dispositions soient prises vis-à-vis des visites dans les maisons de retraite.

Covid-19 : Paris et Marseille menacées de mesure de reconfinement

Covid-19 : Paris et Marseille menacées de mesure de  reconfinement

 

Les préfets pourraient être amenés à prendre à nouveau des mesures de confinement dans la région parisienne et dans la zone  marseillaise en raison d’une reprise du virus. Pourraient être concerné des établissements commerciaux comme les cafés restaurants et lieus de rassemblement. Dans un premier temps,  il y aura  une extension des zones géographiques où le port du masque est obligatoire. Les préfets pourront aussi imposer des conditions particulières notamment en termes d’horaires et de conditions d’accueil des établissements qui accueillent du public.

Un  décret faisant fait passer ces deux zones en zone de circulation active du virus , un texte paru ce vendredi matin au Journal officiel

 

En conséquence, « les préfets pourront être amenés si la situation épidémique l’exige à prendre de nouvelles mesures comme des modulations d’ouverture de certains lieux par exemple », avait-il précisé. Selon la DGS, les indicateurs de l’épidémie continuent de se dégrader en France.

En concertation avec les Agences régionales de santé et les élus locaux, les préfets pourront ainsi décider de la fermeture des restaurants, des marchés ou limiter les rassemblements y compris dans les établissements de culte, sauf cérémonie funéraire. Figure aussi la possibilité d’interdire les déplacements de personnes conduisant à la fois à sortir d’un périmètre défini par un rayon de 100 kilomètres de leur lieu de résidence et à sortir du département dans lequel ce dernier est situé, sauf exceptions définies.

La liste de ces mesures est détaillée dans l’article 50 du décret du 10 juillet 2020  »prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire ». L’objectif est de donner aux préfets les moyens de réagir efficacement, explique-t-on au ministère de la

Coronavirus en Europe : durcissement des mesures antivirus

 Coronavirus en Europe : durcissement des mesures antivirus

On ne peut pas encore vraiment parler d’une deuxième vague en Europe mais on constate un peu partout un réveil de la courbe des contaminations avec en particulier l’identification de clusters de plus en plus nombreux. Du coup, nombre d’Etats rendent leur politique de prévention plus contraignante, cela allant jusqu’à des mesures de confinement parfois.

·       France

Le port du masque devient obligatoire dans tous les établissements clos recevant du public, « en particulier les commerces », à partir de la semaine prochaine.

Dans le département de la Mayenne (ouest) qui compte plusieurs foyers, le port du masque est obligatoire depuis ce jeudi dans les lieux publics clos de six communes, dont la préfecture Laval.

·       Espagne

Près de 4 millions d’habitants de l’agglomération de Barcelone (nord-est de l’Espagne) sont appelés, depuis vendredi, par le gouvernement régional catalan à « rester chez eux » sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19.

Les autorités régionales ont également décidé de fermer cinémas, théâtres, discothèques, d’interdire les réunions de plus de dix personnes, les visites dans les maisons de retraite et aussi de limiter la capacité d’accueil à 50% dans les bars et restaurants.

Parallèlement depuis le 15 juillet, les habitants de la ville catalane de Lérida et des communes alentours, soit au total environ 250.000 personnes, sont reconfinés.

Face au rebond des contagions, de nombreuses régions espagnoles dont la Catalogne ont renforcé le caractère obligatoire du masque qui doit être porté à tout moment sur la voie publique et dans les lieux clos.

·       Portugal

 

Dans la région de Lisbonne, nouveau confinement à domicile depuis le 1er juillet pour 700.000 habitants d’une vingtaine de quartiers. Ces mesures ont été prolongées au moins jusqu’à la fin juillet.

·       Grande-Bretagne

Le 29 juin, le gouvernement britannique a reconfiné la ville de Leicester (centre de l’Angleterre), avec fermeture des magasins non essentiels, en raison d’une recrudescence locale de cas de Covid-19. Le reconfinement va être partiellement allégé le 24 juillet, a annoncé le gouvernement jeudi.

Le port du masque devient obligatoire dans tous les magasins en Angleterre à compter du 24 juillet. C’était déjà le cas en Écosse.

Toutefois le Premier ministre britannique Boris Johnson a encouragé, ce vendredi, les Anglais à reprendre les transports en commun et à retourner sur leur lieu de travail à partir du 1er août, disant espérer un « retour à la normale » pour la fin de l’année.

·       Irlande

Le pays devait rouvrir pleinement ses bars le 13 juillet mais a repoussé la dernière phase du déconfinement au 10 août, en raison d’une résurgence. Les rassemblements sont limités à 50 personnes à l’intérieur et 200 à l’extérieur tandis que les masques deviennent obligatoires dans les magasins.

·       Belgique

Depuis le 11 juillet, le port du masque est obligatoire pour toute personne âgée d’au moins 12 ans dans les lieux publics fermés (commerces, cinémas, bibliothèques, lieux de culte, etc.). Il était jusqu’alors seulement imposé dans les transports en commun. En raison du léger rebond des infections, les autorités n’ont annoncé aucun assouplissement des restrictions de rassemblements.

·       Allemagne

En prévision d’une résurgence, le pays autorise des mesures de confinement renforcées au niveau local avec « des interdictions de sortie » dans des zones géographiques limitées. C’est une nouveauté dans le pays qui jusqu’ici avait une définition souple des confinements basés largement sur l’autodiscipline et la bonne volonté.

·       Hongrie

Le pays interdit depuis la mi-juillet l’accès à son territoire aux ressortissants des pays africains comme d’Amérique du Sud, de la plupart des pays asiatiques et de certains États européens, en invoquant la recrudescence mondiale des cas de coronavirus.

Macron promet des mesures pour les jeunes

Macron promet des mesures pour les jeunes

 

 

Environ 700 000 jeunes devraient venir alimenter le marché du travail dès la rentrée, ce qui devrait augmenter le nombre de chômeurs de 1 million à 1,5 millions. Parmi les mesures annoncées par Macron, 300.000 projets et contrats d’insertion vont être créés pour “aller chercher les jeunes qui sont parfois les plus loin de l’emploi”, a dit le chef de l’Etat lors d’une interview télévisée à l’occasion de la fête nationale.

Sans doute conscient de l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande des jeunes, Macron a fait aussi  allusion à la croissance du  service civique” avec la création de 100.000 contrats dans les six mois qui viennent, soit presque un doublement par rapport aux 140.000 existants. Un service civique qui porte mal son nom car il n’y a pas grand-chose de civique dans ce service, pas non plus grand-chose de qualifiant.

Le gouvernement va en outre tenter de retarder l’arrivée d’une partie des jeunes diplômés sur le marché du travail. Pour ces derniers, il sera ainsi possible d’effectuer un semestre ou une année d’études en plus avec l’ouverture de 200.000 places dans des formations qualifiantes supérieures ( on se demande dans quelle structure ! Notamment dans quelle université car avec le taux exceptionnel de réussite au bac les murs des sacs vont exploser). Notons aussi que 30 % des étudiants abandonnent dès leur première année à l’université fautent de capacité à suivre les cours. Le taux de réussite totale pour obtenir une licence est de 30 à 40 % des bacheliers candidats. Autant dire qu’on va se retrouver avec au moins 300 000 chômeurs de plus d’ici quelques années, chômeurs qui vont s’additionner à ceux des  années scolaires suivantes

 

Macron annonce pourtant des formations qualifiantes supérieures “pour permettre à un jeune qui n’a absolument aucune issue, aucune perspective d’embauche, de poursuivre un peu ses études avec un accompagnement social”, a dit Emmanuel Macron.

Sur un plan plus financier, le président de la République a aussi annoncé un “dispositif exceptionnel”, dont la durée devrait être d’un ou deux ans, d’exonération de charges pour les jeunes à faibles qualifications pour les emplois jusqu’à 1,6 Smic.

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