Archive pour le Tag 'Merkel'

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Merkel fait sa campagne électorale dans l’Europe du sud

Merkel fait sa campagne électorale dans l’Europe du sud

 

On se demandait ce que faisait Merkel dans les pays du sud de l’Europe : sa campagne électorale. La tournée de Merkel Dns l’Europe du sud renforce sa popularité en Allemagne. En donnant des leçons de gestion et en se faisant conspuer, elle renforce ainsi sa position électorale vis-à-vis de ses compatriotes. La chancelière allemande est, pour ses concitoyens, la meilleure garante de leurs intérêts face aux cigales du «Club Med» (Grèce, Espagne, Portugal, Italie…). Perçue par les Européens du Sud comme le mauvais génie responsable des mesures d’austérité qui les asphyxient, Angela Merkel est devenue le bouc émissaire de la rue. Depuis le mois de septembre, à Madrid, Athènes ou Lisbonne, la chancelière n’a pas hésité à aller au-devant des manifestants, qui lui lancent des «dehors Hitler!». Mais les outrances de la rue renforcent sa stature outre-Rhin et lui facilitent la tâche lorsqu’il s’agit de convaincre le Bundestag de lâcher du lest. Par effet de loupe, elles ont aussi pour conséquence de faire d’elle le visage et la voix de l’Europe, installant ainsi son leadership face aux autres dirigeants du continent. Immunisée contre la tentation de la domination par son histoire, l’Allemagne est soupçonnée, à tort, de vouloir prendre les commandes de l’Europe. Convaincue que certaines recettes du modèle allemand peuvent contribuer au redressement de ses voisins, Angela Merkel se bat pour réparer les méfaits provoqués par les dérives du système en Grèce, en Italie ou en Espagne et pour construire une réussite collective d’inspiration germanique. Mais elle sait que pour avancer, l’Europe a toujours construit son équilibre autour d’un compromis franco-allemand. Merkel a besoin d’un partenaire français fort, à égalité dans la relation, pour créer le consensus. C’est pourquoi elle s’inquiète de la situation de la France. En Europe du Nord, la chancelière incarne non pas la stratégie d’austérité mais une Europe raisonnable, avec l’espoir qu’elle continue sur cette voie-là. François Hollande réduit à tort l’ambition européenne de la chancelière à une simple stratégie électoraliste. Merkel aborde un possible troisième mandat avec l’ambition de laisser une trace dans l’histoire. De son mentor, Helmut Kohl, elle a retenu qu’il n’existe pas de destin pour l’Allemagne en dehors de l’Europe. C’est pourquoi elle veut armer l’Union pour l’avenir.

Merkel et ses gros sabots au Portugal, en Grèce et en Espagne

Merkel et ses gros sabots au Portugal, en Grèce et en Espagne

Merkel n’est certainement pas sans qualité mais elle manque pour le moins de tact pour ne pas parler de respect en donnant des leçons de gestion à l’Europe toute entière. Avant même d’arriver au Portugal, la chancelière a donné le ton de sa visite, encourageant les dirigeants portugais à poursuivre sur la voie de la rigueur.  Le gouvernement fait preuve de beaucoup de courage en prenant ces mesures », a déclaré ainsi Mme Merkel dans un entretien à la télévision portugaise RTP, diffusé dimanche soir.   »C’est un processus long et dur, et je sais qu’il exige beaucoup de sacrifices », a-t-elle encore reconnu, tout en affirmant qu’il n’y avait à ce stade « pas de raison pour une renégociation » du programme de redressement portugais, comme certains le défendent dans le pays, ni d’un deuxième plan d’aide, comme s’y attendent nombre d’analystes.  Après sa rencontre avec le président, la chancelière, qui s’est récemment rendue en Espagne puis en Grèce, deux autres pays durement frappés par la crise de la dette, devait s’entretenir avec le Premier ministre Pedro Passos Coelho.   »La raison pour laquelle le Portugal a aujourd’hui besoin d’augmenter les impôts et de couper dans les dépenses publiques ne découle d’aucune exigence de Mme Merkel, mais de politiques erronées qui ont accumulé trop de déficits et trop de dette », a déclaré M. Passos Coelho bien obligé de faire un clin à Merkel et de reporter la responsabilité de la crise sur ses prédécesseurs.

 

Merkel : « la crise va durer 5 ans, il faut tenir »

Merkel : « la crise va durer 5 ans, il faut tenir »

 

Encore cinq ans de crise pour Merkel lucide sur la situation de l’Europe. Autant dire que toutes les prévisions économiques et financières des pays en difficultés y compris la France vont voler en éclat. D’après elle, personne hors Europe ne croit dans la capacité de l’Europe à tenir ses promesses de rééquilibrage budgétaire. En Europe non plus, le retour aux 3% de Maastricht pour le déficit budgétaire et encore davantage la règle d’or ne sont là que pour affichage afin de tenter de rassurer les marchés financiers. En outre on oublie l’essentiel, à savoir la récession qui s’installe durablement entrainant une baisse des rentrées fiscales, de nouveaux déséquilibres financiers et surtout le chômage. La chancelière allemande Angela Merkel a estimé samedi qu’il fallait tenir « pendant cinq ans ou plus » pour surmonter la crise de l’euro, lors d’une réunion de son parti à Sternberg (est). « Nous devons retenir notre souffle pendant cinq ans ou plus », a déclaré la chancelière lors du congrès régional de son parti, l’Union démocrate-chrétienne (CDU), dans le Land (Etat-région) du Mecklembourg-Poméranie antérieure, selon l’agence allemande DPA. « Beaucoup d’investisseurs ne croient pas que nous puissions tenir nos promesses en Europe », a-t-elle souligné, avant d’ajouter: « Nous devons faire preuve de rigueur pour convaincre le monde qu’il est rentable d’investir en Europe ». Avant un sommet européen de nouveau crucial les 24 et 25 novembre, Angela Merkel va enchaîner les rencontres avec les dirigeants européens. Mercredi prochain, elle doit prononcer un discours-programme devant le Parlement européen, avant de rencontrer le Premier ministre britannique David Cameron dans la soirée. Le 12 novembre, elle se rend au Portugal puis doit recevoir le 15 le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault.

 

Espagne : Merkel a imposé ses intérêts ; danger pour les taux d’intérêt espagnols

Espagne : Merkel a imposé ses intérêts ; danger pour les taux d’intérêt espagnols

 

Fidèle à ses habitudes, Mariano Rajoy a présenté les conclusions du sommet de Bruxelles comme favorables aux intérêts espagnols. «Nous avons avancé de manière substantielle au sujet de l’union bancaire, qui est une bonne proposition», a déclaré le chef du gouvernement espagnol à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Bruxelles. Le Conseil européen, pourtant, a retardé la mise en place de la supervision communautaire des banques. Et ce changement de calendrier est préjudiciable à l’Espagne, car le contrôle européen des banques est un préalable à la recapitalisation directe des établissements financiers. Autrement dit, pour Madrid, la principale conclusion de ce sommet est que les 40 milliards d’euros sollicités pour remettre à flot ses banques transiteront par l’État espagnol… et gonfleront d’autant sa dette publique qui a été revue en hausse à 85% du PIB pour 2012 et 90,5% du PIB en 2013, en raison de l’aide aux banques. Interrogée sur ce sujet épineux, Angela Merkel a écarté une application rétroactive de la recapitalisation directe, une hypothèse évoquée par l’Espagne, qui aurait permis de dégonfler sa dette publique. De même, les coûts de la structure de défaisance, ou «bad bank», qui doit acquérir les actifs problématiques des banques espagnoles, devront, dans un premier temps au moins, être assumés par l’Espagne, contrairement au mécanisme prévu au sommet de juin dernier. L’opposition de gauche n’a pas manqué de dénoncer un accord «défavorable» à l’Espagne. «Madame Merkel a imposé ses intérêts, a jugé le porte-parole parlementaire du Parti socialiste (PSOE), Valeriano Gómez. Elle a réécrit les accords de juin».

 

 

Merkel veut mettre les budgets nationaux sous tutelle

Merkel veut mettre  les budgets nationaux sous tutelle

 

 

Pour l’intégration européenne, Merkel n’a pas tout à fait tort en voulant mettre les budgets des Etats nationaux sous tutelle. Pourtant sur le plan démocratique et économique, il y a matière à discussion. Pour quelle Europe, quel projet économique et social, quelle démocratie ? En outre, il faut rappeler que les premiers Etats à ne pas avoir respecté les critères de Maastricht (3%¨maxi de déficit) ont été l’Allemagne et… la France. Merkel veut une Europe à l’allemande mais quand ça l’arrange. Exemple quand elle fusille le projet BAE-EADS jugeant insuffisant les rapatriements d’emplois en Allemagne ( idem pour l’A350). Ne rêvons pas, l’Allemagne pense surtout à ses intérêts. La libéralisation, quand ça l’intéresse de se développer dans les ex pays de l’Est et la régulation quand il s’agit de ne plus  payer pour les pays du sud qui pourtant ont été de bons canaux d’exportations (comme la Grèce). Plus d’intégration donc moins de souveraineté,, sans doute, mais à l’issue d’un débat démocratique sur cette Europe. « Nous pensons, et je le dis au nom de l’ensemble du gouvernement allemand, que nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l’Europe un véritable droit d’ingérence sur les budgets nationaux quand ils ne respectent pas les limites fixées pour la stabilité et la croissance », a-t-elle déclaré, en appuyant l’idée de confier un droit de veto dans ce domaine au commissaire européen aux affaires économiques. « Quand nous aurons un mécanisme capable de déclarer non valide un budget (…) nous serons alors au point où nous aurions bien sûr besoin de quelqu’un au sein de la commission qui aurait autorité en la matière et il n’y a que le commissaire aux Affaires économiques qui peut faire cela », a-t-elle dit.   »Je sais que de nombreux Etats membres ne sont pas encore prêts à cela, malheureusement (…) mais cela ne change rien au fait que nous allons nous battre pour cela », a-t-elle déclaré, très applaudie. Elle s’en est pris à ceux qui ont immédiatement rejeté cette idée exprimée récemment par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.   »Je suis étonnée que à peine quelqu’un fait-il une proposition pour améliorer la crédibilité (de l’Europe) aussitôt on crie +ça ne va pas, l’Allemagne s’isole, on ne le fera pas+. Ce n’est pas ainsi que nous construirons une Europe crédible », a-t-elle souligné.

 

 

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