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Hollande et Merkel : pour une économie numérique franco-allemande

Hollande et Merkel : pour une économie numérique franco-allemande

C’est la réplique au succès des grands opérateurs américains et aussi de leurs start-ups. Angela Merkel et François Hollande ont présidé mardi à Paris une conférence franco-allemande destinée à encourager la création d’un marché unique européen en matière d’économie numérique. Organisée en présence des ministres de l’Economie français et allemand et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, elle a réuni à l’Elysée quelque 325 professionnels du secteur, venus des deux côtés du Rhin.   »L’Europe doit être non seulement partie prenante de cette économie mais aussi en avant-garde », a dit François Hollande dans une déclaration à la fin des travaux.  Angela Merkel s’est félicitée de l’adoption du paquet télécommunications au Parlement européen, qui montre selon elle « qu’on a pris conscience de l’urgence qu’il y a à agir. »  Selon la Commission européenne, la création d’un marché unique du numérique pourrait apporter jusqu’à 415 milliards d’euros annuels à l’économie des Vingt-Huit et générer des centaines de milliers d’emplois.  Pour relever le défi face à des géants comme les Etats-Unis, l’Europe, forte de 500 millions d’habitants, doit notamment aider les startups de l’internet, harmoniser sa législation et réfléchir au traitement des données.  Paris et Berlin entendent montrer l’exemple en mettant en commun les travaux de la plate-forme « Industrie du futur » lancée en France il y a quelques mois et de son équivalente allemande « Industrie 4.0″. Une « académie » franco-allemande du secteur devrait bientôt voir le jour.

Marine Lepen insulte Hollande et Merkel

Marine Lepen insulte Hollande et Merkel

Décidément chez les Le Pen l’outrance, le populisme et la grossièreté sont inscrits dans les gènes. Cette fois c’est au Parlement européen que Marine Le Pen a insulté en leur présence Hollande et Merkel. S’il est légitime que Marine Le Pen défende ses convictions nationalistes notamment au Parlement européen par contre il n’était nul besoin d’utiliser la vulgarité pour signifier à Merkel qu’elle considérée Hollande comme le vice-chancelier de l’Allemagne. De ce point de vue l’insulte ne grandit pas celui qui en est l’auteur. Quand on revendique le droit légitime à exercer des fonctions nationales le propos doit être à la hauteur de la responsabilité. Comme son père, Marine Le Pen sollicite à l’excès  les bons mots approximatifs et méprisants qui traduisent à l’évidence une conception particulière de la démocratie voir des rapports humains. On peut certes reprocher nombre d’insuffisances ou d’incohérences chez Hollande ou Merkel mais la dialectique de caniveau ne renforce pas la crédibilité de l’argumentation. À l’occasion de l’assemblée plénière du Parlement européen ce mercredi 7 octobre 2015, Marine Le Pen a en effet profité de la présence d’Angela Merkel et François Hollande pour adresser une attaque en règle à destination du couple franco-allemand et de l’Union européenne. « Merci Mme Merkel, de nous faire le plaisir de venir aujourd’hui accompagnée de votre vice-chancelier, administrateur de la province France« , a-t-elle lancé à destination du président de la République française.  Après avoir essuyé les critiques de Marine Le Pen sur son abandon de la souveraineté française au profit de « Berlin, Bruxelles ou Washington. », François Hollande a tenu a corrigé l’intervention de la présidente du Front National, en nuançant : « La souveraineté n’a rien à voir avec le souverainisme, le nationalisme, le populisme, les extrémismes. »

Syrie : Merkel pour une alliance avec Assad

Syrie : Merkel pour une alliance avec  Assad

La France risque d’être de plus en plus isolée dans sa stratégie vis-à-vis de l’État islamique. Elle se refuse en effet à toute alliance avec Bachar El-Assad et fait de son départ une condition préalable à sa participation à une coalition internationale. L’Allemagne plus pragmatique, elle, a décidé de se rapprocher d’Assad. Ce que font aussi les États-Unis qui tentent de réunir dans une même coalition les pays arabes concernés, l’Iran, la Russie mais aussi Bachar El Assad. Ce n’est sans doute pas un hasard si la France a décidé d’opérations aériennes sur la Syrie (pour l’instant de reconnaissance) c’est en quelque sorte la conséquence de son isolement diplomatique actuel sur une question pourtant essentielle en effet on sait très bien que sans coalition internationale impliquant des pays intéressés de près la  lutte contre l’État islamique est illusoire notamment si elle se limite à des instants d’invention aérienne…. surtout de reconnaissance ! La Syrie revêt donc un enjeu géopolitique majeur dans la crise migratoire que traverse actuellement l’Europe entière. Inévitablement, les dirigeants des pays membres ont eu à répondre à quelques questions sur le conflit qui mine le pays depuis 2011. Face à l’afflux de réfugiés qui fuient chaque jour la Syrie, Angela Merkel a clairement affiché la volonté d’ouvrir le dialogue avec Bachar al-Assad afin de trouver une solution.    »Il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique (Bachar al) Assad, mais il y en a d’autres. Il faut parler « non seulement avec les Etats-Unis, la Russie, mais aussi avec les partenaires régionaux importants, l’Iran, des pays sunnites comme l’Arabie saoudite », a ainsi déclaré la chancelière allemande. De son côté, François Hollande a pour sa part répété que la transition ne pouvait avoir lieu sans un départ du président syrien qui officie depuis 2000.  »L’avenir de la Syrie ne peut pas passer par Bachar al-Assad. Il ne peut y avoir de transition réussie qu’avec son départ« , a déclaré le président français.

Migrants : ça va durer ! ( Hollande et Merkel)

Migrants :  ça va durer ! ( Hollande et Merkel)

Une réunion pour rien ou  à-peu-près entre Hollande et Merkel. En plus avec des contradictions puisque les intéressés constatent que la crise est exceptionnelle mais qu’elle va durer. Les deux chefs d’État ont lancé un appel à l’union européenne qui risque de tomber à nouveau dans le vide pour deux raisons. La première c’est qu’on ne voit pas très bien où veulent aller Hollande et Merkel (exemple quid de l’engagement de l’Allemagne contre l’Etat islamique ?). La seconde c’est que les pays membres de l’union européenne ont refusé d’accueillir 60 000 migrants alors qu’il y en aura bien plus d’un million cette année. « Aujourd’hui, c’est une situation exceptionnelle », a déclaré le président français aux côtés d’Angela Merkel. « Mais une situation exceptionnelle qui va durer, tant que les crises que nous connaissons n’auront pas été réglées. »   »Alors plutôt que d’attendre, plutôt que gérer au jour le jour ces situations, nous devons nous organiser et renforcer nos politiques. C’est ce que l’Allemagne et la France proposent. »  En Europe, « la charge doit être répartie équitablement, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle », a fait remarquer pour sa part Angela Merkel, dont le pays s’attend à accueillir cette année quelque 800.000 demandeurs d’asile.  Les gouvernements des pays de l’Union européenne avaient rejeté en juin une proposition du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker établissant des quotas obligatoires pour l’accueil de dizaines de milliers de migrants qui ont trouvé refuge en Italie et en Grèce. Ils se sont mis d’accord sur un système de répartition volontaire, s’en tenant au chiffre de 60.000 seulement. Le sujet n’a fait qu’empirer cet été, avec l’arrivée d’un nombre record de 50.000 migrants en Grèce par la mer au mois de juillet, en provenance de Turquie. Dimanche, plus de 5.000 migrants sont entrés en Serbie, poursuivant leur voyage vers l’Europe de l’Ouest, après les vaines tentatives des forces de l’ordre macédoniennes pour les empêcher de pénétrer en Macédoine. Deux mois et demi avant le sommet Union européenne-Afrique de La Vallette, le 11 novembre, François Hollande et Angela Merkel ont demandé de renforcer le travail de coopération avec les pays africains pour favoriser le retour des migrants en situation illégale.

 

Grèce : Merkel dans le dur !

Grèce : Merkel dans le dur !

 

 

Merkel commence à éprouver de sérieuses difficultés pour faire adopter dans son pays la position qu’elle  a prise sur la Grèce et qui ne manque pas de contradictions. En fait Merkel a alterné entre les positions très dures  de son ministre des finances et la position de compromis de l’Europe soutenue notamment par la France. La dureté du discours de Merkel été surtout destinée à satisfaire les faucons orthodoxes de son pays. Mais d’une certaine manière elle se retrouve un peu piégée d’une part avec le compromis européen d’autre part aussi avec les positions du FMI. Alors qu’elle avait toujours soutenu qu’elle s’opposait à toute diminution de la dette grecque, Merkel convient aujourd’hui qu’on peut envisager un étalement dans le temps, ce qui revient au même. En outre Merkel sollicite fortement le FMI pour obtenir une aide de sa part mais le FMI lui souhaite au préalable que l’union européenne accepte une diminution de la dette. Du coup Merkel éprouve un peu de mal à faire avaler ses contradictions au Parlement allemand. Merkel Angela Merkel a tenté dimanche de rassurer les députés sceptiques de sa majorité sur la participation du Fonds monétaire international (FMI) au nouveau plan d’aide à la Grèce, à trois jours d’un votre clé au Bundestag.  S’exprimant en public sur le dossier pour la première fois depuis la trêve estivale, la chancelière allemande a déclaré à la ZDF être certaine que Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, assurerait la participation de celui-ci au nouveau plan si les conditions sont remplies, à la fois concernant les réformes en Grèce et l’allégement du poids de la dette d’Athènes. « Mme Lagarde, la directrice du FMI, a dit très clairement que si ces conditions étaient réunies, alors elle recommanderait au conseil d’administration du FMI que le FMI participe au programme à partir d’octobre », a-t-elle expliqué.   »Je ne doute pas que ce que Mme Lagarde a dit deviendra réalité », a-t-elle ajouté.  L’incertitude sur la participation active du FMI au troisième plan d’aide à la Grèce complique la tâche d’Angela Merkel avant le vote des députés car des élus de la CDU, son parti, et de la CSU, le parti frère bavarois, font de l’implication du Fonds une condition de leur vote favorable.

Dette Grecque :une restructuration possible ( Merkel)

Dette Grecque :une restructuration possible ( Merkel)

 

Merkel comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps. Ainsi sur la dette grecque elle convient enfin mais timidement  qu’il faudra allonger la maturité autant dire restructurer la dette et en abandonner une partie (en euros constants). La preuve que l’accord récent est déjà obsolète comme notamment le pense d’ailleurs le FMI Angela Merkel a jugé possible, dimanche, de discuter d’un changement des maturités de la dette grecque ou d’une réduction des intérêts versés par Athènes une fois achevé avec succès le premier examen du nouveau projet de renflouement de la Grèce. « La Grèce a déjà obtenu une aide. Les créanciers privés ont accepté une décote et nous avons allongé les maturités et réduit les taux d’intérêt », a déclaré la chancelière allemande dans une interview à la chaîne ARD, qui sera diffusée ce dimanche.   »Et nous pourrons reparler de telles possibilités (…) une fois que sera achevé avec succès le premier examen du programme à négocier. Cette question sera alors discutée, pas maintenant, mais à ce moment-là », a-t-elle ajouté.  Athènes a accepté lundi dernier à Bruxelles une série de réformes imposées par ses créanciers en échange de l’ouverture de négociations sur un plan de renflouement, le troisième depuis 2010, qui pourrait atteindre 86 milliards d’euros sur trois ans. Dans son interview, Angela Merkel souligne qu’une décote classique est exclue tant que la Grèce appartient à la zone euro: « Cela peut se produire hors d’une union monétaire, mais pas dans une union monétaire », dit-elle.

Valls défend Merkel !

Valls défend Merkel !

Valls qui défend Merkel et son intransigeance en réponse aux critiques de DSK. La preuve que DSK a fait mouche sans doute. Valls utilise notamment des arguments assez douteux considérant que le commentaire n’est pas productif. En réalité cette accord était vraisemblablement souhaitable mais force est de constater qu’il ne résous rien de la crise générale de l’endettement d’une grande partie de l’Europe et encore mois de l’enlisement dans la croissance molle. Le premier ministre estime ainsi qu’il faut «avoir une vision volontariste et optimiste. Il ne faut pas regarder vers le passé. Je pense qu’on le verra en Grèce. On peut sortir progressivement de cette crise mais il faut prendre des initiatives pour conforter la zone euro. Tout ce la va dans le bon sens et cet accord était nécessaire. Nous, nous sommes dans l’action, pas dans le commentaire, et ce que souhaitent les Français et les Européens, c’est l’action et des résultats. Pas des commentaires de loin, pas en surplomb. Il faut être au cœur des problèmes.» L’ancien directeur général du Fonds monétaire international déplore les conditions dans lesquelles un accord avec la Grèce a été trouvé. Dans cette «lettre à ses amis allemands», Dominique Strauss-Kahn estime que la longue nuit de négociations après laquelle le premier ministre grec Alexis Tsipras a accepté un plan de sauvetage en échange de mesures draconiennes a été dictée par l’idéologie et non l’intérêt européen.

 

Sondage Grèce : les Français font confiance à Merkel

Sondage Grèce :  les Français font confiance à Merkel

 

Ils ont sans doute tort concernant la Grèce  mais c’est le résultat d’un sondage. En fait le sondage est sans doute biaisé par le fait que personne ne fait confiance à Hollande sur la Grèce comme sur le reste. Sur n’importe quelle question Merkel seraiat préférée à Hollande.  Selon un sondage IFOP pour RTL-Le Figaro-LCI. 55% des Français souhaitent de nouvelles négociations avec la Grèce. Le chiffre est beaucoup plus faible de l’autre côté du Rhin où 40% des Allemands sont favorables à la reprise des négociations. Une majorité très nette vote pour une sortie de la Grèce de la zone Euro tandis que les Français sont seulement 45% à souhaiter ce divorce. Les deux peuples ne font pas le même diagnostic. Quelles conséquences aurait un Grexit pour la zone Euro ? Ce serait grave pour quasiment un Français sur deux. Ce ne serait en revanche pas grave pour trois quart des Allemands. Là où les deux peuples convergent c’est sur la conviction pour dire que l’argent prêté au Grecs est perdu. Une large majorité s’accorde à dire que cette somme ne sera jamais remboursée. Même frilosité sur l’annulation de la dette grecque. Faut-il l’annuler ou pas ? Les Allemands disent non à 73% tandis que les Français donnent la même réponse à 62%. Vient ensuite la question politique. François Hollande a du souci à se faire. À la question en qui avez-vous le plus confiance, les Allemands sont 51% à répondre Angela Merkel, tandis que les Français sont 44% à donner la même réponse. Moins d’un Français sur quatre cite François Hollande qui récolte 24% des suffrages seulement de la part de ses compatriotes. 

 

Hollande et Merkel : « respecter le vote » (Hollande et Merkel )…. quand même !

Hollande et Merkel :  « respecter le vote » (Hollande et Merkel )…. quand même !

Il aurait mieux valu que Merkel (d’autres comme Sapin) ne immisce pas autant  dans le vote des grecs car l’attitude condescendante voire méprisante à l’égard des grecs a sans doute influencé le « non ». Clairement Merkel passe pour une imbécile. Surtout que ce vote ne change rien à la problématique de la négociation ? Il faudra discuter, trouver un accord, même provisoire ! Ne parlons pas du ridicule de Sarkozy qui lui demandait le départ de Tsipras en cas de oui comme ne cas de non. Décidemment Sarkozy loupe vraiment son retour.  Alors que le « non » au référendum grec sur les propositions des créanciers est largement majoritaire, Angela Merkel et François Hollande se sont donc  entretenus au téléphone ce dimanche soir 5 juillet au sujet de la Grèce, et demandent la convocation d’un sommet de la zone euro mardi, selon un communiqué de la chancellerie. « Tous deux sont d’accord sur le fait que le vote des citoyens grecs doit être respecté », selon ce bref communiqué. En outre « la chancelière et le président de la République se prononcent en faveur de la convocation d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro mardi » et ont formulé cette demande à Donald Tusk, président du conseil européen, selon un communiqué séparé de la présidence française.  Les deux chefs d’état se rencontreront par ailleurs lundi soir à l’Élysée pour « un entretien suivi d’un dîner de travail pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce ».

 

Sondage popularité Europe : Merkel : 70%, Hollande : 2% !!

Sondage popularité Europe : Merkel : 70%, Hollande : 2% !!

Que représente Hollande en  Europe ?  Rien pour les Franaçis .Plus des deux tiers des Français estiment que c’est la chancelière allemande qui a le plus d’influence sur les décisions prises dans l’Union européenne contre… 2 % seulement pour François Hollande. Un véritable camouflet pour le chef de l’Etat français qui n’a pourtant de cesse depuis le début de son quinquennat de vouloir prouver que c’est bien le couple franco-allemand qui tient la barre. La chancelière se place loin devant deux dirigeants d’institutions européennes : Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (14 %), et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne (10 %). François Hollande se situe même derrière Donald Tusk, le président du Conseil européen (4 %). Mince consolation : le Britannique Cameron récolte comme Hollande 2 % et l’Italien Renzi 0 % malgré son activisme indéniable.  « C’est donc une Europe par et pour l’Allemagne, mâtinée d’administratif, qui ressort de ce sondage. On sait que la chancelière est populaire en France car elle incarne à la fois l’autorité et la mesure, deux qualités que nos concitoyens voudraient voir réunies chez leurs propres dirigeants. Pour autant, compte tenu du jugement qu’ils expriment sur l’Europe, ils ne se satisfont certainement pas de la voir ainsi régentée par leur puissante voisine », conclut Céline Bracq.

Grèce-Merkel : un choix historique

Grèce-Merkel : un choix historique

 

Normalement Merkel est appelée à faire un choix historique lors du sommet européen concernant la Grèce, soit un nouveau plan d’aide pour sauver la Grèce ( et mécontenter les allemands), soit le défaut ( Grexit) et le risque de déstabiliser la zone euro et une croissance déjà atone. Du coup, on pourraiat choir uen troisième voix, prolonger encore et déboucher sur uen solution provisoire avec une aide très limitée en volume et dans le temps. En principe La chancelière allemande Angela Merkel devra donc  faire un « choix difficile », lundi à Bruxelles, lors du sommet extraordinaire de la zone euro, souligne le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis dans un entretien publié samedi, laissant entendre que la balle est dans le camp de Berlin. La Grèce, qui doit rembourser le 30 juin 1,6 milliard d’euros au Fonds monétaire international (FMI), risque d’en être incapable si elle ne parvient pas à s’entendre d’ici là avec ses créanciers sur un programme de réformes à même de les convaincre de débloquer une nouvelle tranche d’aide. Jugeant qu’elles ne feront qu’aggraver la situation économique et sociale, Athènes s’oppose toutefois à leurs exigences et les négociations sont dans l’impasse. Sans nouvelles propositions de la partie grecque, les Etats membres de la zone euro réfléchiront aux conséquences d’un défaut de paiement, ont averti vendredi des responsables européens. Bref la fermeté de l’Europe pourraiat bien être menacée par la grande trouille d’uen crise économique et financière dans la zone euro voire au-delà.

Climat : pas de large accord à attendre ( Merkel)

Climat :  pas de large accord à attendre ( Merkel)

 

Merkel a sans doute pris les devants pour annoncer officiellement que la conférence sur le climat ne pourra bénéficier d’un large accord. Ce n’est pas un coup de couteau dans le dos de Hollande mais simplement la réalité en l’état des discussions et des rapports de forces. Même le G7  qui se réunit dimanche et lundi en Bavière ne prendra pas uen position claire sur le réchauffement climatique en dépit des exhortations de Merkel.  Pourtant à moins de six mois de la conférence sur le climat de Paris (COP21), qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre, la chancelière allemande a souhaité que les sept pays industrialisés adressent un message fort en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).   »Sinon, je ne pense pas qu’il y aura un accord sur le climat à Paris (en décembre) et tous les participants savent cela. C’est pourquoi j’espère qu’en tant que pays du G7, nous pourrons clairement dire que nous nous engageons sur cet objectif », a dit Angela Merkel dans une vidéo postée sur internet. En fait il faut s’attendre à une déclaration d’intention au G7 comme à la conférence sur le climat laissant à chaque pays la responsabilité de faire ce qu’il peut et ou ce qu’il veut.  Consciente Merkel a prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à un plus large accord lors du sommet: « Je ne crois pas que l’on doive comparer le sommet du G7 à des négociations spécifiques pour un accord sur le climat; il ne peut y avoir ici qu’un engagement de la part de pays industriels importants. » Le climat est l’un des principaux sujets à l’ordre du jour du sommet du G7 au château d’Elmau, près de Garmisch-Partenkirchen. Les scientifiques estiment que sur la base des émissions actuelles de GES et des mesures de réduction promises ou en place, la température mondiale augmentera de 4°C en moyenne d’ici 2100. Une hausse de 2°C, objectif fixé lors de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, pourrait déjà rendre plusieurs îles du Pacifiques inhabitables, accroître le nombre de catastrophes liées au changement climatique et provoquer d’importants déplacements de populations, jugent les experts.

 

TTIP-Merkel : le business d’abord

TTIP-Merkel : le business d’abord

 

Pour Merkel comme d’habitude c’est le business qui prime sur tout. Elle défend   le projet de traité avec les USA au risque de s’asseoir sur les normes sociales et environnementales de l’Europe. Pire, sur le plan politique au risque de dessaisir les Etats de leur pouvoir puisque des accords commerciaux pourront passer par dessus les lois européennes ou nationales. Ce projet d’accord actuellement négocié dans le plus grand secret par la commission européenne en dit long sur le caractère démocratique de cette Europe  alors que ce projet exigerait transparence et débat eu égard à ses enjeux considérablesAngela Merkel s’efforce, dans une interview publiée samedi dans la presse allemande, de convaincre ses compatriotes de l’intérêt pour l’Allemagne d’un accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur la création de la plus grande zone de libre-échange au monde. Dans le Süddeutsche Zeitung, la chancelière allemande souhaite que les négociations en cours entre l’UE et les USA soient conclues avant le départ de Barack Obama de la Maison blanche en janvier 2017. Sans un accord à cette date, qui marquera l’arrivée au pouvoir d’un nouveau président aux Etats-Unis, Angela Merkel craint « une longue interruption » des discussions. « Il est important à mes yeux que le libre-échange transatlantique suive le rythme de la région Pacifique », déclare la chancelière allemande en allusion aux négociations avancées entre les Etats-Unis et plusieurs pays d’Asie et d’Océanie sur la création d’un partenariat transpacifique (TPP). L’UE et les Etats-Unis négocient de leur côté un Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP selon son sigle anglais), qui, selon ses promoteurs, pourrait générer 100 milliards de dollars d’activité supplémentaire des deux côtés de l’Atlantique chaque année. Ce traité en cours de négociation suscite toutefois de vives réticences en Europe, y compris en Allemagne malgré une économie tournée vers les exportations.

Grèce : Hollande et Merkel coincés

Grèce : Hollande et Merkel coincés

C’est le paradoxe , c’est maintenant Hollande et Merkel qui sont pressés de trouver un accord alors qu’il y a encore quelques semaines c’était les Grecs. En fait Hollande et Merkel sont coincés  car si la Grèce faiat défait il faudra dire adieu au 350 milliards de dettes ( 60 milliards pour le seul Etat allemand, 40 milliards pour l’Etat français).  En outre et surtout,  ce défaut aurait un très mauvais effet sur les marchés financiers à un moment où la croissance internationale se tasse ( y compris en Allemagne). Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, qui rencontraient jeudi soir à Riga le Premier ministre grec Alexis Tsipras, lui ont donc rappelé la nécessité d’accélérer iles discussions  pour éviter une banqueroute. Cette réunion, en marge du sommet du Partenariat oriental qui réunit l’Union européenne et plusieurs pays d’Europe de l’Est, s’est achevée bien après minuit (21H00 GMT) après plus de deux heures d’échanges. Selon un porte-parole de la délégation allemande, les discussions entre les trois dirigeants ont été « amicales et constructives » et ont porté sur un « achèvement fructueux de l’actuel plan d’assistance ». « Les discussions se sont focalisées sur la volonté de parvenir à un accord sur le programme en cours. Ils (les trois dirigeants) sont convenus de la nécessité pour les autorités grecques de poursuivre leur travail avec les trois institutions (ndlr, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) », ont rapporté des responsables allemand et français dans des déclarations quasi identiques. Athènes et le « groupe de Bruxelles » – les trois institutions mentionnées par les délégations allemandes et françaises – négocient depuis plus de trois mois les réformes réclamées aux autorités grecques en échange du versement de 7,2 milliards d’euros, la dernière tranche du plan d’assistance financière en cours.  Le temps presse car la Grèce risque de se trouver dans l’incapacité d’honorer à la fois les prochaines échéances des prêts que lui a accordés le FMI et le paiement des traitements des fonctionnaires et des pensions de retraite.  Selon un responsable grec présent à Riga, Merkel et Hollande ont proposé à Tsipras leur aide personnelle pour accélérer la recherche d’un règlement à long terme de la crise de la dette grecque qui, a dit le Premier ministre grec, « créerait la perspective d’une sortie de la crise ». « Les deux autres dirigeants ont compris la nécessité d’un tel accord et sont prêts à contribuer personnellement à accélérer le processus vers un tel accord », a poursuivi ce responsable grec.

 

Merkel : sortir la Grèce de l’euro

Merkel : sortir la Grèce de l’euro

 

Ce n’est pas vraiment une surprise, l’Allemagne ne veut plus payer pour la Grèce. Surtout dans le cas d’une victoire électorale du parti de gauche Syriza. Car pour le leader de la gauche Grecque, il faut non seulement renoncer à l’austérité en Grèce mais changer la politique européenne. Un discours dans lequel pourraient s’engouffrer d’autres pays comme le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, voire la France.  Une victoire de Syriza aux élections législatives de janvier en Grèce marquerait l’amorce d’un « changement nécessaire » en Europe qui entraînerait notamment l’Espagne et l’Irlande dans la même direction, a pronostiqué samedi Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche grecque en tête des sondages. Dans un discours à Athènes reprenant les principaux points du programme de Syriza, Alexis Tsipras a estimé que le « changement nécessaire en Europe commence ici, en Grèce » et gagnera « progressivement toujours plus (de pays, ndlr) ». Il a notamment cité le cas de l’Espagne où le nouveau parti anti-libéral Podemos a le vent en poupe pour les législatives de 2015 et celui de l’Irlande où des élections sont prévues en 2016. Tsipras veut faire de la Grèce un « exemple positif de progressisme en Europe » tablant aux élections du 25 janvier sur la fin d’un « vieux monde politique », celui des conservateurs de la Nouvelle Démocratie et des socialistes du Pasok actuellement au pouvoir au sein d’une coalition. « Grâce à des négociations énergiques, nous garantissons une participation réellement équitable de notre pays à la zone euro, sans l’austérité que n’imposent pas les règles européennes », a déclaré le dirigeant de Syriza. « Il faut en finir avec l’austérité », a-t-il insisté. L’édition en ligne du magazine Spiegel a affirmé samedi que la chancelière allemande Angela Merkel était prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où Syriza remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays. Alexis Tsipras, dont le parti mène de trois à six points dans les sondages, a présenté un programme de gouvernement « qui ne créera pas de nouveaux déficits », basé sur quatre « piliers » et une cinquantaine de mesures concrètes. L’un des propositions phare de Syriza reste « l’effacement de la majeure partie de la valeur nominale de la dette » grecque (177% du PIB prévu pour 2014), à l’origine de la crise en 2009 et qui n’est toujours « pas viable », selon M. Tsipras. Cet effacement de la dette détenue en majeure partie par les banques centrales européennes passerait par une négociation « dans le cadre de l’Union européenne et des institutions européennes » et serait « sans dommage pour les peuples d’Europe« . Syriza souhaite également une période de « moratoire » sur le remboursement de la dette pour pouvoir d’abord consacrer des dépenses à la relance de l’économie du pays. Les quatre piliers du programme mettent l’accent sur « la lutte contre la crise humanitaire », « la relance de l’économie », « la reconquête du travail », « la réforme de l’Etat ». Parmi les mesures envisagées figurent la relèvement du salaire minimum de 580 à 751 euros, électricité gratuite et bons de ravitaillement pour 300.000 ménages, une réforme fiscale, une loi sur les arriérés d’impôts et les prêts non remboursés, une révision du programme de privatisation, un gouvernement resserré de dix ministres, une réforme et un renforcement de la brigade financière, des réformes des procédures en vigueur dans la fonction publique pour lutter contre la corruption.

Sondage Merkel : le oui mais des Français

Sondage Merkel : le oui mais des Français

Merkel obtient une bonne image chez les Français pour autant si ces derniers souhaitent des réformes  ce ne sont pas forcément celles qui ont été mené outre-Rhin. Peut-être là le paradoxe français !  72% des français ont une bonne opinion de Merkel selon un les  64% des sympathisants de gauche! Et de 51% des électeurs du Front de Gauche! Clairement, c’est davantage le personnage que la politique qu’elle mène qui séduit les Français. Car la grande majorité des sondés ont eu une vision tout à fait lucide des effets des réformes menées en Allemagne depuis plus de dix ans. Pour les trois quart d’entre eux, la première économie européenne connait des problèmes de bas salaires et de pauvreté, prix à payer pour obtenir un chômage à 4,9%, le plus bas de l’ensemble des pays de l’Union. Doit-on s’y résoudre  nous aussi? Après plusieurs années de dénigrement du fameux « modèle allemand », l’IFOP constate que pour trois français sur quatre l’Allemagne exerce une « trop forte influence » sur la politique de l’UE, 64% des Français le pensent lorsqu’ils estiment que la France devrait s’inspirer des réformes mises en place en Allemagne. Un score qui descend à 54% parmi ceux qui ont voté François Hollande en 2012, mais qui représente bien une majorité. 

 

Henri Guaino : « que Merkel s’occupe de ses affaires »

Henri Guaino : «  que Merkel s’occupe de ses affaires »

Comme Mélenchon mais dans un style plus diplomatique. Henri Guaino   député UMP des Yvelines, a invité Merkel à s’occuper de ses affaires et non de celles de a France. Derrière ces déclarations il n’y a pas seulement des postures mais des oppositions frontales entre l’Allemagne et la France. L’Allemagne opposée à tout rachat d’obligations souveraines de la part de la BCE ( d’où l’attentisme de la BCE) , opposée aussi à un plan de relance de grande envergure ( d’où le mini plan d’investissement de Juncker qui repose en fait sur le privé), opposée enfin à la baisse de l’euro. invité de France Info ce mardi matin, a soutenu l’eurodéputé du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui avait ordonné à la chancelière allemande Angela Merkel de «la fermer» après ses critiques adressées à la France. «Il a dit tout haut ce que sans doute beaucoup de gens pensent tout bas. Moi je n’emploierais pas ces mots, je dirais simplement que chacun s’occupe de ses affaires», a commenté Henri Guaino. Et de renchérir: «La critique du gouvernement français, c’est l’affaire de l’opposition, des Français. Ce n’est pas l’affaire des Allemands, ni celle de la Commission européenne.» La chancelière allemande a estimé dans une interview parue dimanche dans le quotidien conservateur Die Welt que les réformes engagées en France et en Italie étaient «insuffisantes». Jean-Luc Mélenchon, dans un tweet a violemment réagi contre ces déclarations. «Ferme ta gueule Madame Merkel», a adressé le co-président du Parti de gauche. De son côté, le Premier ministre français, Manuel Valls, a ironisé, sur le timing des déclarations d’Angela Merkel qui doit tenir ce mardi et mercredi un congrès de son parti au cours duquel elle doit être confirmé par ses familles politiques. «Je crois qu’il y a dans quelques jours un congrès en Allemagne. Il y a peut-être un lien entre telle ou telle déclaration», a déclaré Manuel Valls.

Pourquoi Merkel fait la leçon à la France

Pourquoi Merkel fait la leçon à la France

 

Merkel et son équipe ne cessent t d’adresser des critiques à la France depuis plusieurs semaines et même plusieurs mois. L’enjeu c’est le contenu de la politique européenne avec d’un coté la France qui veut une vraie relance des investissements  et une politique plus accommodante de la BCE, de l’autre l’Allemagne qui n’en veut pas et qui réclame à la France de réformes structurelles . En fait l’Allemagne caraint surtout devoir à payer la note avec l’affaiblissement de l’euro, la mutualisation des dettes avec le rachat par la BCE de dettes souveraines et la relance des investissements.  Irritée par les déficits publics français trop élevés, Merkel  a multiplié les coups de griffe contre Paris ces dernières semaines, signe de vives tensions franco-allemandes sur fond de discussions sur le budget français et de différends sur la politique économique. Berlin a pris garde de ne pas apparaître publiquement dans le débat jusqu’à présent. En dépit de plusieurs initiatives et rencontres ministérielles franco-allemandes, les lignes de fractures ne semblent pas avoir beaucoup bougé entre les deux capitales, Paris réclamant un soutien franc de son partenaire allemand à la croissance, et Berlin insistant sur les réformes et le sérieux budgétaire. Il y a une semaine, la Commission européenne a accordé un dernier répit à Paris et à Rome, en renvoyant au printemps son verdict sur leurs budgets 2015 mais en exigeant plus d’efforts pour améliorer leurs finances publiques, sous peine de sanctions. La France et l’Italie ont un déficit ou une dette qui ne respecte pas les limites fixées et leurs projets de budget 2015 présentent donc «un risque de non-conformité» avec les règles européennes, avait souligné Bruxelles. Cela les expose à terme à des sanctions financières, un scénario encore inédit.

Sarkozy : pas de rencontre avec Merkel

Sarkozy : pas de rencontre avec Merkel

 

Toujours auusi rapide Sarkozy avait annoncé sa rencontre avec Merkel, il avait simplement oublié de la prévenir (il avait aussi oublié de prévenir les intéressés quand il a lancé son idée du comité des « vieux cons » anciens Premiers ministres). C’était la première annonce du nouveau président de l’UMP. Le déplacement de Nicolas Sarkozy au congrès de la CDU à Cologne mardi prochain pour y rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel aux côtés de Bruno Le Maire. Un beau signal, de belles images en perspective. Mais la rencontre est reportée et les explications divergent.  A la CDU, l’embarras est d’ailleurs palpable. « Voyez avec l’UMP« , balbutie un conseiller presse au téléphone. Nouveau coup de fil donc. L’explication officielle de l’UMP tombe : c’est Nicolas Sarkozy qui a annulé, pour cause d’agenda surchargé. Il doit rencontrer ce jour-là les sénateurs UMP. Plutôt croustillant vu le peu d’égard de l’ancien président pour le palais du Luxembourg. Mais le problème est apparemment tout autre. Nicolas Sarkozy a tout simplement oublié de prévenir la chancelière explique-t-on sous couvert de l’anonymat. Et de toute façon Angela Merkel n’aurait aucune envie de participer à une opération de communication politique.   La chancelière allemande a toutefois appelé jeudi Nicolas Sarkozy pour le féliciter de son élection se réjouit l’entourage du patron de l’UMP qui souligne au passage que les intéressés ne se sont pas parlés avant. Angela Merkel recevra finalement Nicolas Sarkozy à Berlin, à la chancellerie donc, c’est encore mieux assure la garde rapprochée de l’ancien président. La date, elle, n’est pas fixée. Mais l’entretien n’aura pas lieu avant le mois de janvier. Le couple « Merkozy » attendra.

Europe : un faux plan de relance et Merkel satisfaite

Europe : un faux plan de relance et  Merkel satisfaite

 

Pour résumer c’est un plan sur trois ans de l’ordre de 20 milliards publics qui reposera en fait sur les plus de 300 milliards hypothétiques du privé. De quoi rassurer l’Allemagne qui n’aura pas à débourser d’argent supplémentaire) à l’Europe, ni à dynamiser ses propres investissement publics. Bref une sorte de quasi statu quo pour faire semblant de faire plaisir à la France. Pour la France cela représentera environ un milliard  d’argent public par an, autrement dit pas grand chose. (à comparer aux 85 milliards publics actuels et aux 500 milliards d’investissement par an !).  Le gouvernement, lui, allemand soutient sur le principe le plan présenté par Jean-Claude Juncker», a déclaré Angela Merkel dans un discours prononcé au Bundestag, ce mercredi. L’investissement sera primordial pour faire repartir la croissance en panne en Europe, a poursuivi la chancelière, «mais ce qui est important surtout c’est dans quels projets» on investit. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé mercredi la création d’un «Fonds européen pour l’investissement stratégique» qui permettra «de mobiliser 315 milliards d’euros au cours des trois prochaines années».  Il s’agira essentiellement d’argent privé, sollicité projet par projet, les États ayant peu de ressources publiques à consacrer à cette relance européenne. Plus expansif que la chancelière, le ministre allemand de l’Économie, Sigmar Gabriel (SPD), a déclaré «se réjouir» des annonces de M. Juncker. Par la voix du porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, la France a également accueilli «favorablement le plan» Juncker, sans toutefois cacher sa déception. «Nous considérons que l’on peut, avec le fonds proposé, améliorer encore ses propositions pour que l’investissement et la croissance soient une priorité européenne» a-t-il ajouté.  La France aurait souhaité que la mise de départ, de 21 milliards d’euros d’argent public, soit plus importante, afin de rassurer les investisseurs potentiels. Emmanuel Macron aurait souhaité que le nouveau fonds européen soit doté d’au moins 60 à 80 milliards d’euros de capitaux

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