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Réforme union européenne : réponse minimaliste de Merkel à Macron

Réforme union européenne : réponse minimaliste de Merkel à Macron

Macron avait fait de la réforme de l’union européenne et de la zone euro l’une de ses priorités stratégique. Il a fait de nombreux discours sur le sujet et  a rencontré Merkel a plusieurs reprises. Cette dernière a mis du temps pour répondre et de manière assez minimaliste. Pour résumer Macron voulait davantage d’intégration là où il y aura quelques coopérations supplémentaires. Sur la zone euro, pas question de budget commun, d’un parlement ou d’un ministre. Dur l’union, il y aura un mini fonds monétaire européenne  en fait le MES qui sera transformé mais pas de  raie solidarité financière. L’Allemagne se refuse à payer pour les pays et les banques mal gérées.   Dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, la chancelière clarifie la position de l’Allemagne sur un certain nombre de points essentiels.

* Elle soutient l’idée de transformer le mécanisme européen de stabilité (MES), dispositif de gestion des crises financières, en un Fonds monétaire européen (FME) qui pourrait proposer des prêts à court terme aux pays en difficulté économique.

Elle précise que le FME serait en mesure d’évaluer la viabilité de la dette des Etats membres et “des instruments nécessaires pour la rétablir si nécessaire”, un assentiment à la restructuration de la dette à laquelle la France est opposée.

* Elle soutient l’introduction par étapes d’un budget d’investissement de la zone euro à un niveau à deux chiffres bas en milliards qui pourrait faire partie du budget de l’Union européenne ou lui être extérieur.

* Elle plaide pour des critères communs en matière de droit d’asile, pour une police européenne des frontières et pour une agence pan-européenne des migrations qui évaluerait les demandes d’asile. Plus important, elle soutient un “système flexible” dans lequel les pays qui refusent l’accueil de migrants sur leur territoire pourraient être exemptés en échange de contributions dans d’autres domaines.

* Elle soutient l’idée d’Emmanuel Macron d’une force d’intervention européenne avec une “culture militaire stratégique commune”, ouvrant la porte à une participation plus active de l’Allemagne dans le secteur de la défense. Pour résumer Merkel fait minimum syndical pour répondre à Macron, un minimum qui lui est aussi imposé par l’environnement qui exiger une communauté de pensée sur certains sujets actuels  (taxes des Etats Unis et situation en Italie notamment)

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Pas sûr que Merkel ait beaucoup apprécié le discours très volontariste de Macron concernant la réforme de la zone euro et encore mois les critiques non voilées vis-à-vis de l’Allemagne. Merkel ne goûte guère les effets de manche, les effusions comme la polémique. Et ce n’est pas un discours public qui fera changer d’avis Merkel et son gouvernement. Un gouvernemenet qu’on dit divisé mais qui partage l’idée essentielle à savoir ne pas mettre le doigt dans une forme de solidarité financière européenne car c’est surtout l’Allemagne qui en paierait la facture.   De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s’opposent à l’un de ses principaux projets : une capacité budgétaire pour la zone euro, qu’il veut voir mentionnée dans cette feuille de route attendue pour le Conseil européen de la fin juin. « Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est le seul moyen de permettre à tous les Etats qui souhaitent aller de l’avant d’aller dans cette direction ». Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

Zone euro : Merkel salue Macron mais le soutient mollement

Zone euro : Merkel salue Macron mais le soutient mollement  

 

Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. L’Allemagne souhaiterait bien négocier avec les Etats-Unis, bref composer pour ménager ses exportations quand la France refuse tout simplement et veut des mesures de rétorsion à l’augmentation des droits de douane sur l’alu et l’acier.   Pourtant la chancelière estime que la coopération franco-allemande fonctionne “très bien” et que le président français mérite amplement le prix Charlemagne – décerné pour services rendus à l’unification européenne –. “Depuis sa prise de fonctions, il a donné à l’Europe une dynamique considérable, avec plein d’élan et d’espoir”, a-t-elle dit. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

Droits de douane US : les patrons allemand déçus de la rencontre de Merkel et de Macron avec Trump

Droits de douane US : les patrons allemand déçus de la rencontre de Merkel et de Macron avec Trump

Les patrons allemands n‘ont guère été sensibles l’opération de charme de Macron vis-à-vis de Trump, pas plus qu’à leurs « zamours » ou à la rencontre plus soft entre Merkel et le président américain. Ce qu’ils retiennent c’est que ni Macron, ni Merkel n’ont obtenu la moindre concession sur les futurs droits de douane américains. – Les milieux d’affaires allemands ont exprimé samedi leur déception après ces rencontres  faisant part de leurs craintes de voir l’administration américaine appliquer les tarifs douaniers annoncés sur les importations d’acier et d’aluminium. Washington avait décrété en mars l’adoption de droits de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium mais avait octroyé un moratoire à l’Union européenne jusqu’au 1er mai. “Je regrette que la visite de la chancelière à Washington n’ait produit aucun progrès tangible sur les questions contentieuses entre l’Allemagne et les Etats-Unis”, a déclaré Dierter Kempf, président de la fédération des industries allemandes (BDI). Lors de la conférence de presse commune avec la dirigeante allemande, Donald Trump s’est plaint du déficit commercial des Etats-Unis à l’égard de l’Union européenne. Lors de sa visite d’Etat de trois jours à Washington, le président français Emmanuel Macron a, lui aussi, plaidé en faveur d’un assouplissement de la position américaine. Aucun des deux dirigeants ne semble avoir convaincu Donald Trump. “Malheureusement, il semble que l’UE ne sera pas exemptée des droits de douane américains injustes”, a déploré Volker Treier de la chambre allemande de l’industrie et du commerce.

Face à Trump, comme Macron , Merkel, n’obtient rien

Face à Trump, comme Macron , Merkel, n’obtient rien

Finalement la rencontre de Merkel a donné le même résultat que celle avec Macron : rien. Trump n’a fait aucune concession en particulier concernant  l’économie, l’Iran,  la défense et bien sûr le climat qui a été à peine été abordé. La seule différence entre les deux rencontres, c’est le cirque des « zamours »  Macron-Trump en moins. Un cirque destiné à usage interne pour les deux protagonistes qui se font la courte échelle pour conforter leur image dans leurs opinions publiques.  Les grands médias auront surtout retenu le décorum et les bisous de la rencontre Macron-Trump mais en fait il n’a rien obtenu de différent par rapport à Merkel ; encore une fois à peu près rien. Trump avait de raisons supplémentaires pour ne pas faire de concessions, il n’apprécie pas le très fort déséquilibre des échanges extérieurs au profit de l’Allemagne ; Merkel avait aussi des divergences supplémentaires, elle veut absolument conserver l’accord avec l’Iran. S’y ajoutent le critiques récurrente de Trump vis-à-vis du manque d’engagement de l’Europe et en particulier de l’Allemagne vis-à-vis des dépenses de l’ »OTAN.  Donald Trump estime que ses partenaires de l’Otan n’en font décidemment pas assez : « Nous portons un fardeau beaucoup plus lourd que nous le devrions. Les autres pays devraient payer plus. Je ne dis pas seulement l’Allemagne, d’autres pays aussi doivent payer plus. Nous protégeons l’Europe et nous dépensons plus que n’importe qui d’autre. L’Otan est formidable mais aide l’Europe plus qu’elle ne nous aide. Pourquoi payons-nous la vaste majorité des coûts ? ». Angela Merkel a tenté de rassurer le président américain : « Nous avons beaucoup fait au cours des dernières années, sans doute pas assez rapidement du point de vue du président américain. Mais en tant que chancelière allemande, je dirais que nous avons fait des pas importants dans la bonne direction et nous allons poursuivre cet effort. Si un conflit survient à nos portes nous ne pouvons pas nous reposer sur les autres sans apporter notre contribution. Et cette contribution va augmenter au cours des années à venir ». Le part du produit intérieur brut consacré par l’Allemagne à ses dépenses militaires devrait atteindre 1,3% en 2019. Un chiffre en augmentation, mais nettement inférieur à l’objectif de 2% fixé par l’Otan.

Solidarité financière européenne : non (Merkel)

Solidarité financière européenne : non (Merkel)

L’Allemagne est pour l’union bancaire mais sans solidarité financière concernant les dépôts. En clair l’Allemagne ne veut pas payer pour la crise financière des autres pays.   L’un des experts du dossier au sein de son parti, la CDU, Eckhardt Rehberg, a prévenu cette semaine qu’ »il ne faut pas que l’épargnant allemand se retrouve garant des banques grecques et italiennes« . L’Allemagne demande que la situation des banques les plus fragilisées par un stock de créances douteuses soit assainies au préalable avant d’envisager toute garantie européenne commune sur les dépôts. Macron tente de masquer ses échecs en se réconfortant à bon compte.  « Le plus important n’est pas tant de réagir sur tel ou tel instrument à ce stade mais d’être sûr que nous partageons les mêmes finalités et d’avoir un objectif politique », a fait valoir Emmanuel Macron. En France, le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, créé en 1999, est chargé de l’indemnisation des déposants en cas de faillite bancaire. Les comptes courants et d’épargne sont couverts jusqu’à 100.000 euros par client et par établissement, mais pas l’assurance-vie ou les espèces et objets au coffre. Le projet de la Commission européenne prévoit une première phase où des prêts pourraient être faits à un fonds de garantie national si une banque est en crise, puis une seconde, dite de « co-assurance », à partir de 2020, où le système européen unique comblerait les pertes d’un fonds de garantie national incapable de rembourser tous les déposants. L’accès à ce fonds commun serait conditionné au passage d’un test de qualité des actifs des banques.

Allemagne, Angela Merkel : pédale douce sur les réformes de l’’Europe

  Allemagne, Angela Merkel : pédale douce sur les réformes de l’’Europe

Angela Merkel lors de son discours de politique générale a surtout évoqué la politique intérieure. L’Allemagne peut encore compter sur uen croissance solide cette année. La  réélection de Merkel comme chancelière donne des raisons supplémentaires d’être optimistes. L’institut économique allemand IFO a maintenu ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,6% et 2,1% pour 2019, selon un communiqué publié ce mercredi 21 mars. Ces chiffres correspondent aux prévisions publiées en décembre. Malgré ces projections favorables, plusieurs économistes allemands s’inquiètent des risques qui pèsent à la fois sur la croissance mondiale et sur la croissance allemande. Parmi les menaces pour la conjoncture, on pinte surtout le risque de mesures protectionnistes qui pourrait affecter les exportations allemandes. Merkel s’est montrée très discrète sur les reformes européennes contrairement à Macron. En cause, le fait que de nombreuses divergences opposent l’Allemagne et le France. L’Allemagne qui défend d’abord ses intérêts et ne veut surtout pas d’une mutualisation des risques qui mettaient en cause ses équilibres  Macron, lui,  aurait  souhaité que soient “réarticulées” les principes de responsabilité et de solidarité. En clair, que l’Allemagne se montre plus solidaire financièrement. La dirigeante a mis en avant deux facettes concernant l’Union économique et monétaire : “la stabilisation durable de l’euro et l’amélioration de notre compétitivité internationale” – liée aux capacités d’innovation en Europe. Cette feuille de route, qui sera progressivement soumise aux autres membres de la zone euro et de l’Union, portera en particulier sur l’union bancaire, le Mécanisme européen de stabilité (MES), une capacité budgétaire, l’innovation et des convergences notamment fiscales, a-t-on précisé à l’Elysée. Rappelons que Macron voulait notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Un soutien mais sur un champ réduit puisque que le fonds se réduira à une transformation du MES. Pour le reste, Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et le nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituer  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement ”. Le président français avait  répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique En matière de budget commun, Macron  a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone. Au final, Macron devra réviser à la basse ses prétentions et comme toujours accepter le limites imposées par l’Allemagne. Dernier exemple en date les freins mis par l’Allemagne pour la constitution de l’union bancaire qui la rendrait trop responsables des risques des pays en difficulté.

UE: Macron et Merkel révisent à la baisse les réformes européennes

UE: Macron et Merkel révisent à la baisse les réformes européennes

 

 

 

Macron a déclaré après sa rencontre avec Merkel qu’une feuille de route serait élaborée d’ici juin, une feuille de route ambitieuse ! En fait les orientations communes  sont assez loin des propositions initiales de Macron. Macron comptait sans doute sur la faiblesse passagère de Merkel durant la formation de son gouvernemenet. Mais l’Allemagne reste l’Allemagne qui défend d’abord ses intérêts et ne veut surtout pas d’uen mutualisation des risques qui mettaient en cause ses équilibres  Macron, lui,  aurait  souhaité que soient “réarticulées” les principes de responsabilité et de solidarité. En clair que l’Allemagne se montre plus solidaire financièrement. La dirigeante a mis en avant deux facettes concernant l’Union économique et monétaire : “la stabilisation durable de l’euro et l’amélioration de notre compétitivité internationale” – liée aux capacités d’innovation en Europe. Cette feuille de route, qui sera progressivement soumise aux autres membres de la zone euro et de l’Union, portera en particulier sur l’union bancaire, le Mécanisme européen de stabilité (MES), une capacité budgétaire, l’innovation et des convergences notamment fiscales, a-t-on précisé à l’Elysée. Rappelons que Macron voulait notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Un soutien mais sur un champ réduit puisque que le fonds se réduira à une transformation du MES. Pour le reste, Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et le nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement ”. Le président français avait  répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique En matière de budget commun, Macron  a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone. Au final, Macron devra réviser à la basse ses prétentions et comme toujours accepter le limites imposées par l’Allemagne. Dernier exemple en date les freins mis par l’Allemagne pour la constitution de l’union bancaire qui la rendrait trop responsables des risques des pays en difficulté.

SPD : oui à un gouvernement avec Merkel

SPD : oui à un gouvernement avec  Merkel

L’accord du SPD signe la fin de crise politique en Allemagne. Et Merkel va pouvoir constituer un gouvernement avec toutefois quelques difficultés et surtout des concessions.  Des concessions au SPD bien sûr comme attribution du poste de ministre des finances mais aussi des concessions à son propre camp conservateur avec en particulier la nomination d’un contestataire  CDU de Merkel comme ministre de la santé. Merkel sera sans doute affaiblie d’autant qu’une  clause d’évaluation permettra au SPD d’éventuellement se retirer d’ici deux ans. Reste que l’Allemagne est l’Allemagne et que les autres leaders européens – Macron compris- ne doivent gère compter sur la fragilité de Merkel pour en transformer  les orientations outre Rhin. Et Merkel va sans doute reprendre à Macron le leadership sur l’Europe. Emmanuel Macron a cependant envoyé un message personnel à la chancelière Angela Merkel et à Olaf Scholz dès les résultats connus, et “leur parlera très vite”, dit l’Elysée. “Le président de la République se réjouit du résultat du vote du SPD. C’est une bonne nouvelle pour l’Europe”, déclare-t-on de même source. “La France et l’Allemagne travailleront ensemble, dès les prochaines semaines, pour développer de nouvelles initiatives et faire avancer le projet européen.” En dépit de leurs divisions, les politiques démocrates ou conservateurs défendent d’abord leur pays. De ce point de vue, il ne faut guère s’attendre à une révolution des positions allemandes sur l’Europe, des avancées oui mais surtout pas de solidarité qui menacerait les équilibres économiques et financiers de l’Allemagne. – Les adhérents du Parti social-démocrate (SPD) ont donc approuvé à 66% l’accord de coalition avec le bloc conservateur d’Angela Merkel (CDU-CSU), ouvrant la voie à la formation d’un gouvernement en Allemagne, plus de cinq mois après les élections législatives. Le taux de participation à cette consultation menée par voie postale a été de 78% des 464.000 membres du SPD appelés à se prononcer sur l’accord du gouvernement noué le 7 février avec les conservateurs de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière et ses alliés de l’Union chrétienne-sociale (CSU). En 2013, lors de la précédente constitution d’une grande coalition, les militants SPD avaient voté pour à près de 76%. Ce résultat va donc déboucher sur la formation d’une nouvelle“große Koalition” (grande coalition), formule déjà éprouvée en Allemagne en 2005-2009 puis 2013-2017 après une première expérience à la fin des années 1960. Angela Merkel, qui va entamer à 63 ans un quatrième mandat à la tête du gouvernement de la première puissance économique d’Europe, s’est réjouie de travailler à nouveau avec les sociaux-démocrates.

Plus grande convergence fiscale franco Allemande (Merkel)

Plus grande convergence fiscale franco Allemande (Merkel)

Les mesures protectionnistes de Trump auront deux conséquences pour les entreprises. D’abord on va rechercher une plus grande convergence entre la France et l’Allemagne, voire au plan européen comme l’a déclaré Merkel. Ensuite on va encore abaisser le taux d’imposition notamment sur les bénfices. En effet les meures Trump pourrait bien contaminer le champ mondial et conduire à un bing bang fiscal qui s’il n’est pas réalisé en Europe affecterait la compétitivité du vieux continent. La France est le pays qui s’est le moins impliqué, si bien qu’elle est désormais celle qui présente le taux facial d’impôt sur les sociétés le plus élevé du Vieux continent, à plus de 33%. Le gouvernement a donc annoncé une baisse de l’IS à 28%, dans un premier temps (sur 2017 et 2018) pour les petites et moyennes entreprises (PME), puis pour toutes les entreprises d’ici à 2020. De son côté, quelques mois après le vote choc du Brexit au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement de Theresa May menace de faire chuter son taux à 10%, soit deux fois moins qu’actuellement, alors qu’il a déjà beaucoup diminué ces dernières années. Les taux des impôts sur les sociétés sont très différents d’un pays à l’autre, allant de 12,5% des bénéfices en Irlande à 34,4% en France (33,3% de taux normal plus la contribution sociale pour les plus grandes entreprises), d’après les chiffres compilés par l’OCDE.   La réforme fiscale promulguée fin décembre par le président Donald Trump ramène en effet  le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés de 35% à 21%, ce qui a entraîné des contestations au sein du bloc communautaire. Les Européens craignent que cela n’empire la concurrence fiscale à travers le monde. C’est pourquoi les Etats membres de l’UE, dont l’Allemagne et la France, espèrent améliorer leur coopération fiscale pour rendre leur marché plus compétitif. “Nous avons décidé, avec plus d’importance qu’auparavant, d’accélérer le projet d’assiette commune pour l’impôt sur les sociétés avec la France”, a dit la chancelière allemande dans un podcast vidéo. « Cela signifie que quand nous aurons décidé avec la France de la base imposable d’imposition sur les sociétés, nous étudierons également les réalités qui se jouent aux Etats-Unis”, a-t-elle ajouté.

Macron à la rescousse de Merkel avec une déclaration franco allemande

Macron à la rescousse de Merkel avec  une déclaration franco allemande

Il fallait trouver un motif officiel pour renforcer le soutien de Macron à Merkel. Ce sera la signature lundi d’une déclaration commune au caractère très général visant à conforter les relations franco-allemandes. Une déclaration qui paraît-il préparerait la conclusion d’un nouveau traité entre les deux pays. Cette déclaration “sera adoptée pour poursuivre l’élan de notre relation bilatérale et lancer les travaux pour la conclusion d‘un nouveau traité pour définir une réponse commune aux défis de notre temps”, a dit le chef de l‘Etat français au côté de la chancelière allemande Angela Merkel, à l‘Elysée. En faite cette déclaration sera forcément très générale, elle parlera en particulier de la relance de l’union européenne et surtout de la zone euro. Le problème c’est que subsiste de nombreuses divergences entre la France et l’Allemagne quant aux modalités de cette relance. Macron veut un fonds monétaire européen, un budget européen, un ministre de l’économie et des finances, une politique d’investissement et une certaine mutualisation des emprunts. Dans l’attente d’une solution politique, l’Allemagne a fait un accueil poli à ces propositions : on va étudier à dit le ministre de l’économie et des finances allemand lors de sa rencontre avec  Lemaire. En fait il y a divergence sur l’ampleur du fonds monétaire international européen que l’Allemagne limite à la transformation du MES. Il y a divergence sur l’ampleur et la nature du budget européen que l’Allemagne veut  limiter à quelques axes, il y a divergence sur le rôle du ministre de l’économie et des finances européen,  il y a aussi divergence sur l’importance des investissements européens et surtout une position au principe de mutualisation des emprunts donc aussi des dettes. Lundi dans la déclaration commune, on ne va donc pas entrer dans ces détails. L’objectif est d’ailleurs d’apporter seulement un coup de main à Merkel et de forcer un peu la main SPD pour accepter un gouvernement de coalition en Allemagne. La vérité c’est que cette déclaration commune concernant un traité paraît prématurée en l’état de la situation politique en Allemagne et vient un peu comme un cheveu sur la soupe en dépit des déclarations de Macon. Indiqué le président de la république française “L‘Assemblée nationale et le Bundestag adopteront également une déclaration commune pour apporter leur contribution au cadre de ce nouveau traité et renforcer encore leur coopération”, a-t-il ajouté lors d‘une conférence de presse.

Allemagne : accord de Merkel et des socialistes pour « étudier » les propositions de la France

Allemagne : accord de Merkel et des socialistes pour « étudier » les propositions de la France

La question européenne était au cœur de l’accord entre Merkel et les socialistes pour tenter de former un gouvernement. Les deux parties sont convenues de redonner du dynamisme à la zone euro mais se sont montrés très prudente vis-à-vis des propositions de la France indiquant seulement qu’elles étaient prêtes à les étudier. Cela signifie en clair qu’il subsiste plus que des nuances entre Merkel et Macon notamment concernant le futur fonds monétaire européen que l’Allemagne veut asseoir sur l’actuel M ES mais que Marconi veut complètement séparé. Il existe aussi plus que des nuances sur le rôle de ce fonds, gendarme économique pour l’Allemagne et seulement pilote économique pour  la France. Bien d’autres divergences demeurent cependant. Les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates allemands entendent   »renforcer » et « réformer » la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises, selon le texte de leur accord gouvernemental obtenu par l’AFP vendredi. « Nous voulons, en étroite collaboration avec la France, renforcer durablement et réformer la zone euro » afin qu’elle puisse « mieux résister aux crises« , indique le document accepté par les deux camps au terme de plus de 24 heures de négociations à Berlin. Le document n’entre toutefois pas dans le détail des propositions faites par le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, en vue notamment de la création d’un budget de la zone euro, d’un ministre des Finances pour les pays de l’Union monétaire, voire d’un parlement propre à la zone euro. Il se borne à indiquer que le futur gouvernement « examinera » les différentes propositions sur le sujet, émanant de M. Macron et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

Merkel et l’Europe : une solution commune mais minimale avec Macron

Merkel et l’Europe :  une solution commune mais minimale avec Macron

Une nouvelle fois Merkel a affirmé sa volonté de renforcer l’Europe. La même promesse qu’elle a déjà faite à Sarkozy, puis Hollande. Le problème c’est que l’Allemagne et la France ne sont pas d’accord sur grand-chose. Pour résumer la France veut un budget commun, un ministre de l’économie et des emprunts européens. Merkel ne veut surtout pas de mutualisation des emprunts qui serait une manière de mutualiser aussi les dettes et l’irresponsabilité en matière de gestion budgétaire. Merkel veut bien d’un ministre de l’économie mais aux pouvoirs très limités. Merkel accepterait un budget  mais dans une enveloppe très réduite. Par contre la chancelière allemande accepterait le concept de fonds monétaire européen mais avec des critères d’indépendance tels que ceux qui sont exercés par la banque centrale européenne. La déclaration de Merkel n’est pas neutre elle vise aussi à séduire les sociaux-démocrates allemands très européens à fin de faciliter une nouvelle coalition entre socialistes et conservateurs. Mais une fois constituée cette coalition il ne faut guère espérer que l’Allemagne acceptera d’être solidaire des dérives financières de la France et d’autres pays. De ce point de vue Macron, comme Sarkozy, comme Hollande, rêve un peu. «Nous allons trouver une solution commune, car c’est nécessaire pour l’Europe». La déclaration d’Angela Merkel, vendredi à Bruxelles, aux côtés d’Emmanuel Macron est forte. «Nous voulons arriver d’ici à mars à rapprocher nos positions», a ajouté la chancelière, lors de cette conférence de presse, au Conseil européen. «Quand on veut, on peut», a-t-elle insisté. La volonté de Berlin de travailler main dans la main avec Paris pour renforcer la zone euro était affichée avec une clarté sans doute inédite depuis l’élection du 24 septembre en Allemagne qui a privé Angela Merkel de majorité. Reste à savoir quelle pourrait être cette «solution commune»? Avant de trouver un compromis avec les propositions de Paris, notamment formulées par le président français lors de son discours de la Sorbonne, Angela Merkel devra en élaborer un avec les sociaux-démocrates (le SPD) prêts à entamer des discussions en janvier pour reconduire une grande coalition au Bundestag. Difficulté pour la chancelière sortante: le leader du SPD Martin Schulz est dans la surenchère pro-européenne. N’a-t-il pas appelé de ses vœux, le 7 décembre dernier, la création des «États-Unis d’Europe». «C’est de la folie!», commente un Allemand qui connaît la chancelière de longue date et a aussi l’oreille du président français.

Réforme zone euro : Merkel réticente

Réforme zone euro : Merkel réticente

 

Une nouvelle fois le président français  s’est prononcé pour une réforme d’ampleur de l’union européenne  il  a plaidé mardi à Francfort pour sa proposition de réforme de l’Union européenne et son idée d’un budget de la zone euro, mis Angela Merkel est encore très réticente et surtout ne veut pas entendre parler d’uen mutualisation des dettes.  Macron  privilégie l’évolution de la zone euro en réclamant notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Pour le reste Merkel demeure très prudente. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macron que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement.  Emmanuel Macron se prononce  une réforme ambitieuse de la zone euro qui établirait davantage de solidarité entre ses membres Le président français souhaite  la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique Macron  souhaite que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Ce point est sensible pour Berlin et Angela Merkel qui craignent par-dessus tout toute évolution vers une mutualisation des dettes en Europe. Selon le chef de l’État français, les Européens ont un an pour « clarifier » leur vision de l’avenir de l’Europe. « Je crois qu’il faut rentrer dans le débat, on a un an pour le clarifier et avoir une feuille de route commune, c’est ce que je veux venir faire en Allemagne à plusieurs reprises, ce que j’invite la chancelière à faire en France ainsi que tous les dirigeants qui le souhaiteront », a-t-il dit. La chancelière a de son côté rappelé dans un entretien à paraître dans les journaux du groupe de presse régional RND que les propositions d’Emmanuel Macron étaient intéressantes, comme la création d’un poste de ministre européen des Finances mais qu’il lui fallait plus de réponses concrètes avant de se prononcer sur le fond. Elle a aussi rappelé les craintes allemandes : « Je veux qu’à l’avenir aussi l’utilisation de moyens européens soit examinée (selon les principes) du contrôle et de la responsabilité. Avec moi, il n’y aura pas de mutualisation des dettes nationales ».

Merkel pour un plafonnement du nombre de réfugiés

Merkel pour un plafonnement  du nombre de réfugiés

 

« Nous voulons parvenir à ce que le nombre de personnes accueillies pour raison humanitaire ne dépasse pas 200.000 par an », indique le texte de compromis entre la CDU de Merkel et son allié bavarois, la CSU.  Elles espèrent ainsi résoudre un conflit qui les oppose depuis deux ans. Il y est aussi question à l’avenir de regrouper les nouveaux demandeurs d’asile dans quelques centres bien localisés le temps que leurs dossiers soient traités, alors qu’ils sont aujourd’hui répartis dans des foyers dans tout le pays. Un accord sur le cap de la politique migratoire allemande dans les années à venir au sein de la famille conservatrice d’Angela Merkel constituait un préalable indispensable à la formation du futur gouvernement de coalition, suite aux législatives de fin septembre remportées par son parti mais avec le pire score enregistré depuis 1949 (32,9%). Un résultat décevant, combiné à l’entrée en force de l’extrême droite de l’AfD .

Turquie dans l’UE : Merkel dit définitivement non

Turquie dans l’UE : Merkel dit définitivement non

De manière encore beaucoup plus nette que Macron, la chancelière allemande dit définitivement non à l’entrée de la Turquie dans l’union européenne. De toute manière, tous les experts étaient persuadés que cette entrée devenait de plus en plus hypothétique avec la dictature qu’installe Erdogan en Turquie. Un Erdogan qui avait même déclaré être prêt à organiser un référendum dans son propre pays pour légitimer sa rupture avec l’union économique. Il n’aura pas besoin de le faire puisque Merkel vient d’annoncer la couleur. Compte tenu des dérives anti démocratiques en Turquie c’est définitivement non pour l’entrée dans l’union économique. De toute manière les négociations étaient depuis longtemps au point mort elles ont commencé en 2005 et non jamais réellement progressé pour envisager sérieusement une candidature. Juridiquement il faudra cependant que Bruxelles se prononce officiellement mais avec la prise de position sans équivoque de Merkel l’union économique européenne devrait suivre. Les propos de la chancelière marquent donc un net durcissement de la position du gouvernement allemand, alors que les sujets de discorde et de tension entre Berlin et Ankara s’accumulent depuis quelque temps. L’Allemagne accuse le pouvoir turc d’avoir mis en détention plusieurs de ses ressortissants, qui possèdent aussi pour certains la nationalité turque, pour des raisons politiques. Elle a déjà pris des sanctions économiques à la suite de ces arrestations. Mais jusqu’ici Berlin avait évité d’aller jusqu’à demander la fin des négociations d’adhésion. Une issue, qui si elle devait être décidée, constituerait un point de non-retour dans les relations avec la Turquie. La chancelière a dit vouloir adopter une « position tranchée » à l’égard du président Erdogan : « De toute façon, avec lui, j’ai l’habitude. »

 

Election Allemagne : Merkel nettement devant Schulz

Election Allemagne : Merkel nettement devant  Schulz

A un peu plus de six semaines des élections fédérales du 24 septembre en Allemagne, le bloc conservateur CDU-CSU d’Angela Merkel reste crédité d’une confortable avance de 17 points sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz, selon un sondage Forsa publié mercredi par l’hebdomadaire Stern et RTL.  Les partis   conservateurs CDU-CSU d’Angela Merkel restent  crédités  d’une confortable avance de 17 points sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz pour les élections fédérales du 24 septembre Selon cette enquête, les chrétiens-démocrates et leurs alliés bavarois de la CSU sont mesurés à 40% des intentions de vote, un niveau inchangé depuis la mi-juillet. Le SPD, qui stagnait à 22% des intentions de vote depuis quatre semaines, progresse d’un point à 23%. Derrière, les écologistes des Grünen, le parti de la gauche radicale Die Linke et la formation d’Alternative für Deutschland (AfD) sont au coude à coude à 8% chacun des intentions de vote. Les libéraux du FDP cèdent un point à 7%, un score insuffisant dans la perspective d’une éventuelle alliance libérale-conservatrice au Bundestag.

 

Europe : Merkel pour davantage d’intégration

Europe : Merkel pour davantage d’intégration

 

 

Il semble bien que Merkel commence à changer sa vision de la politique européenne. Jusque-là force est de constater que  Merkel rejoignait assez largement la Grande Bretagne pour limiter l’espace européen à une zone de libre-échange. Mais depuis Brexit,  la donne a changé, les rapports de force aussi et l’opinion se montre de plus en plus critique dans certains pays vis-à-vis de cette Europe uniquement préoccupés les échanges commerciaux. D’une certaine manière Merkel a été rassurée par les élections en France et au Danemark et estime désormais qu’il est possible de s’engager dans la voie d’une plus grande intégration au moins pour ce qui concerne la zone euro. Angela Merkel par exemple ne s’oppose plus à un budget commun pour cette zone euro avec le ministre des finances. « Pour beaucoup, y compris pour moi, quelque chose a changé lorsque nous avons vu les Britanniques vouloir partir, lorsque nous étions préoccupés par l’issue des élections en France et aux Pays Bas », a déclaré Angela Merkel à une foule de partisans. L’Europe, a-t-elle admis, est loin d’être parfaite et semble parfois trop bureaucratique, « mais nous avons réalisé ces derniers mois que l’Europe est beaucoup plus grande que la bureaucratie et les réglementations économique, que l’Europe et le vivre-ensemble dans l’Union européenne sont intimement liés à la guerre et à la paix, que les décennies de paix après la Seconde Guerre mondiale auraient été complètement inimaginables sans l’Union européenne. Angela Merkel a déploré que beaucoup trop de personnes aient pris pour acquis l’Union et ses avantages, qu’il s’agisse de la liberté d’expression, de la liberté religieuse, de la liberté de circulation. Angela Merkel s’est également dire ouverte à un renforcement de l’union monétaire par la création d’un ministère de la zone euro chargé de superviser un budget commun destiné aux investissements et à des transferts qui permettraient d’amortir les difficultés momentanément traversées par tel ou tel pays. Pour autant il ne s’agit sans doute que d’une mise en commun partiel des budgets et la France en particulier doit abandonner l’espoir de transférer son déficit vers l’Allemagne. Les mises en commun seront très ciblées, l’évaluation et les moyens de contrôle renforcé. En clair cela ne dispensera pas la France de faire les réformes structurelles nécessaires pour améliorer la situation de ses équilibres financiers.

Macron et Merkel pour un pacte très vague sur l’Europe à Bruxelles

Macron et Merkel pour  un pacte très vague sur  l’Europe à Bruxelles

 

Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont félicités de leur vision commune concernant l’avenir de l’Europe et de leur volonté de construire ensemble  de l’Union européenne dans les prochaines années, ce qui supposera d’intensifier la coopération franco-allemande. Pour autant ces déclarations d’intention n’ont pas été marquées par des décisions très importantes hormis la création d’un fonds pour la défense. Une mesure sans doute voulu par les  pays et surtout par la France mais une orientation également pour répondre aux critiques du président américain sur la faiblesse de la politique européenne dans ce domaine. Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des avancées significatives après le conseil européen car rien de fondamental ne pourra être décidé sans que les élections législatives allemandes prévues en septembre ne se seront pas déroulées. Rien de précis sur l’évolution du fonctionnement de l’Europe, rien de précis sur la relance économique et pour le moins des contradictions sur la politique d’immigration. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont cependant acté plusieurs avancées pour l’Europe de la Défense, dont la création d’un fonds, un cadre permettant aux Etats qui le veulent de coopérer davantage et une généralisation de financements communs pour des opérations conjointes. Le président français et la chancelière allemande ont estimé lors d’une conférence de presse commune que leurs travaux conjoints avaient contribué au succès du Conseil. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont exprimé des positions convergentes sur les réponses à apporter aux migrations vers l’Europe et la nécessité de mieux adapter l’Union européenne à la mondialisation, notamment à travers la politique commerciale, orientations que reflètent les conclusions du Conseil. Les Européens ont également travaillé jeudi sur les mesures visant à lutter contre le terrorisme, notamment le contrôle aux frontières extérieures, le fichier des passagers aériens (PNR) et le combat contre la propagande sur Internet.  « Globalement, le Conseil européen a consolidé les fondations et l’avenir de l’Union européenne », a dit la chancelière.

Trump -Merkel : la guerre économique

Trump -Merkel : la guerre économique

. La rencontre  a tourné à l’affrontement entre Trump et Merkel. Trump n’a cessé de critiquer l’Allemagne et a même mis en cause la qualité de ses produits dans l’automobile. Au-delà de la guerre des mots c’est la guerre économique qui commence entre les deux pays Le président américain Donald Trump a lancé une salve contre l’Allemagne et ses ventes de voitures aux Etats-Unis lors d’une rencontre jeudi avec les dirigeants de l’Union européenne, assure le site de l’hebdomadaire Der Spiegel.  »Les Allemands sont mauvais, très mauvais », a-t-il dit, lors de son entretien avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, celui du Conseil, Donald Tusk et d’autres hauts responsables de l’UE à Bruxelles. « Regardez les millions de voitures qu’ils vendent aux Etats-Unis. Horrible. Nous allons arrêter ça », a-t-il ajouté, selon des « participants à la rencontre » explique le Spiegel. Jean-Claude Juncker est alors intervenu, toujours selon la même source, pour fermement défendre l’Allemagne en assurant que le libre-échange profite à tous.  Le président américain, avant même son élection, s’en était pris à l’Allemagne et à Angela Merkel. Fidèle à son discours anti-libre-échange, il avait notamment adopté un ton très dur vis-à-vis des excédents commerciaux allemands, menaçant d’instaurer des taxes douanières en représailles. Trump accuse aussi l’Allemagne, de devoir « d’énormes sommes d’argent » à l’Otan et aux Etats-Unis.

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