Archive pour le Tag 'Merkel'

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Départ d’Angela Merkel: un exemple à suivre pour Macron !

Départ de Merkel: un exemple à suivre pour Macron !

 

 

Macron admire le courage de Merkel qui a annoncé son départ en 2021. Au-delà de cette admiration, Macron pourrait aussi s’en inspirer. En effet, Merkel décide de partir prochainement alors que son parti représente encore 25 % dans l’opinion publique (il a représenté 40 % avant la crise migratoire). La situation n’est pas meilleure pour Macron dont le parti en marche est crédité de seulement 21,5 % aux prochaines élections européennes. 70 % des Français condamnent clairement sa politique économique et 84 % n’attendent strictement rien de lui en matière de pouvoir d’achat. Macron a échoué en matière de croissance, de chômage, de pouvoir d’achat et d’équilibre financier. Mais il est vraisemblable qu’il n’en tirera pas les mêmes conclusions que Merkel. Comme la conjoncture économique et sociale ne pourra que se dégrader jusqu’en 2022, Macron devrait tirer aussi les leçons de son échec et partir. Mais il va sans doute s’accrocher et finir comme Hollande entraînant dans sa chute celle du pays. Mais il n’est pas certain que le Jupitérien président  de la république fasse preuve de la même lucidité et de la même dignité qu’Angela Merkel.

 

 

Départ de MERKEL: un exemple à suivre pour Macron !

Départ de  MERKEL: un exemple à suivre pour Macron !

 

 

Macron admire le courage de Merkel qui a annoncé son départ en 2021. Au-delà de cette admiration, Macron pourrait aussi s’en inspirer. En effet, Merkel décide de partir prochainement alors que son parti représente encore 25 % dans l’opinion publique (il a représenté 40 % avant la crise migratoire). La situation n’est pas meilleure pour Macron dont le parti en marche est crédité de seulement 21,5 % aux prochaines élections européennes. 70 % des Français condamnent clairement sa politique économique et 84 % n’attendent strictement rien de lui en matière de pouvoir d’achat. Macron a échoué en matière de croissance, de chômage, de pouvoir d’achat et d’équilibre financier. Mais il est vraisemblable qu’il n’en tirera pas les mêmes conclusions que Merkel. Comme la conjoncture économique et sociale ne pourra que se dégrader jusqu’en 2022, Macron devrait tirer aussi les leçons de son échec et partir. Mais il va sans doute s’accrocher et finir comme Hollande entraînant dans sa chute celle du pays. Mais il n’est pas certain que le Jupitérien président  de la république fasse preuve de la même lucidité et de la même dignité qu’Angela Merkel.

Angela Merkel (et l’Europe) encore davantage fragilisée

Angela Merkel (et l’Europe)  encore davantage fragilisée

Un nouveau recul électoral pour Angela  Merkel dans le land de Hesse, la région de Francfort. Un affaiblissement qui fragilise encore un peu plus une alliance déjà instable entre la démocratie chrétienne et les sociaux-démocrates. La chancelière voit ses marges de manœuvre ce restreindre encore en Allemagne. Un affaiblissement dont la France n’a pas à se réjouir car en même temps, c’est toute l’Europe qui risque d’être paralysée. Il est vraisemblable que les propositions de réforme de la zone euro envisagée par Macron trouveront encore moins d’écho outre-Rhin cela d’autant plus que ces évolutions n’avaient déjà pas été accueillies avec un grand enthousiasme compte tenu du risque de solidarité financière que cela supposait. Or les Allemands ne veulent surtout pas payer les insuffisances de gestion des autres pays, Francis compris. Avec de tels résultats le couple franco allemand va devenir encore plus virtuel. De fait, il ne joue pratiquement plus de rôle moteur aujourd’hui au sein de l’union européenne. Pire, ce couple est même parfois producteur de contradictions quand l’Allemagne condamne, de façon d’ailleurs assez hypocrite, la vente d’armes à l’Arabie Saoudite alors qu’elle-même cherche à se faire une place sur le marché des armements de ce pays. Le résultat de ces élections régionales ajoutées à d’autres porte donc un coup à la grande coalition allemande mais aussi à la coopération entre la France et l’Allemagne concernant l’Europe. Selon les sondages effectués à la sortie des bureaux de vote par les chaînes de télévision publique ARD et ZDF, l’Union démocrate-chrétienne (CDU) de la chancelière arrive certes en tête du scrutin de l’Etat-région de Hesse avec entre 27 et 28% des voix, mais ce score représente une baisse d’une dizaine de points par rapport aux précédentes élections de 2013. Elle avait alors obtenu 38,3%.Le parti social-démocrate (SPD) ressort tout aussi éreinté au vu des sondages avec 20%, contre 30,7% il y a cinq ans en Hesse, où se situe la capitale financière de l’Allemagne, Francfort. Le parti Alternative pour l’Allemagne triple son score avec environ 12% et va entrer dans le dernier parlement régional allemand où il n’était pas encore représenté.

Bavière-Allemagne: Merkel de plus en plus coincée

Bavière-Allemagne: Merkel de plus en plus coincée

 

 

Comme dans de nombreux pays la vague  ultra droitière continue de croître en Allemagne. En Bavière,  l’allié traditionnel de la CDU, la CSU a perdu la majorité. Un recul qui va fragiliser encore un peu plus la fragile alliance entre la CDU, la CSU et le SPD.  La CSU a obtenu 35,5% des voix, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes pour le compte de la chaîne ARD. Elle perdrait ainsi sa majorité absolue pour la deuxième fois seulement depuis 1962. . Les verts arriveraient en deuxième position avec 18,5%, suivis d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), parti d’extrême droite qui fait son entrée au parlement régional avec 11% des voix. Les Freie Wähler (électeurs libres) obtiendraient 11,5%, le Parti social démocrate (SPD) 10%, les libéraux du FDP 5% et Die Linke (La gauche) 3,5%.La CSU, qui recueille généralement une bonne moitié des suffrages, n’est jamais descendue au-dessous de 43% en 64 ans. Lors du dernier scrutin régional, en 2013, elle a obtenu 47,7%. En Allemagne, Merkel et déjà relativement paralysée par les oppositions de la majorité qu’elle gouverne en raison notamment de la question migratoire. Mais au plan européen cet affaiblissement ne constitue pas un bon signe pour l’union européenne. Autant dire que Merkel n’est plus en situation politique de venir au secours de Macron pour réformer l’Europe et en particulier la zone ; cela d’autant plus que les orientations du président de la république française sont loin d’avoir l’adhésion des amis de Merkel.

 

 

Wauquiez chez Merkel !

Wauquiez chez  Merkel !

 

Laurent Wauquiez se vante évidemment d’avoir été reçu par Angela Merkel. Il considère en même temps que cela représente un signal envoyé par la chancelière allemande à Macron. De ce point de vue, il n’a sans doute pas complètement tort car le couple franco allemand bat sérieusement de l’aile depuis quelques mois même si des rencontres officielles tentent de donner l’impression du contraire. Macron veut toujours opérer une grande réforme de l’union européenne et de la zone euro.  Pour la zone euro en particulier, il souhaite la mise en place d’un véritable budget, d’un ministère des finances, d’un parlement et d’une plus grande solidarité financière. Autant d’orientations qui suscitent interrogation voire opposition chez Merkel mais aussi chez d’autres leaders allemands. Par dessus tout l’Allemagne craint le décalage traditionnel des discours des chefs d’État français par rapport à leurs pratiques. La réticence la plus important chez les Allemands est ce concept de solidarité financière qui signifierait que l’Allemagne doit payer pour la mauvaise gestion des autres. Merkel par ailleurs est dans une situation politique très délicate qui l’empêcherait sans doute de soutenir Macron dans ses velléités de transformation européenne.  “Ce que je sens, c’est que la chancelière est en attente d’une diversité de coopérations côté français”, a  répondu Vauquiez à un journaliste qui l’interrogeait sur les relations entre la chancelière allemande et le chef d’Etat français, “Le fait que, dans ce moment, elle ait souhaité pouvoir rencontrer le président des Républicains pour pouvoir travailler ensemble sur les enjeux des élections européennes (de 2019-NDLR), c’est évidemment un signal qu’elle envoie”, a ajouté Laurent Wauquiez après sa rencontre avec Angela Merkel à Berlin.

UE: Macron et Merkel, le faux couple

UE: Macron et Merkel, le faux couple

Les grands medias titrent  que Merkel et Macron sont décidés à avancer ensemble pour faire progresser l’Europe. La vérité c’est qu’il n’est rien sorti de la rencontre entre les intéressés à Marseille si l’on se fie aux propos de Macron lui-même : « “Préparer cette rentrée et un agenda des six prochains mois qui s’annonce chargé mais où, je le sais, l’Allemagne et la France continueront d’œuvrer ensemble pour préparer l’avenir”. Certes on a évoqué les problèmes mais aucun accord ne s’est dessiné. Le président français et la chancelière allemande ont notamment évoqué au début de leur rencontre à Marseille l’approfondissement de la zone euro, l’union bancaire, la taxation des géants du numérique et les migrations, sans oublier la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Mais aucune position commune n’a conclu la rencontre Macron Merkel. Pas étonnant depuis déjà des mois l’Allemagne montrent la plus grande indifférence à l’égard des propositions du président de la république française. Un président de la république française qui voulait un budget de la zone euro, une réforme de l’union économique avec la théorie des cercles et plus particulièrement pour la zone euro, un budget unique, un ministre des finances commun, un plan de relance des investissements et un véritable fonds monétaire européen. De tout cela, il n’en n’est pas question en Allemagne. Une Allemagne qui sent derrière les propositions de la France la tentation permanente d’imposer une solidarité financière qui ferait payer à l’Allemagne les insuffisances de gestion de pays trop laxistes comme la France. Et ce n’est pas la remontée du taux d’endettement français à 100 % du PIB en 2018 ou encore les déséquilibres accrus dans le budget 2019 qui pourraient convaincre Merkel. Même sur la question des migrations Merkel a été contrainte de mettre la pédale douce compte tenu de la montée du nationalisme et du populisme en Allemagne. Macron ne fait d’ailleurs pas même s’il affirme le contraire. Notons enfin que sur la taxation des géants du numérique l’Allemagne est très réticente pour ne pas encourir les sanctions américaines sur ses exportations notamment d’automobiles. Du coup, la discussion s’est conclue par des considérations très générales. Chancelière allemande ont évoqué au début de leur rencontre à Marseille l’approfondissement de la zone euro, l’union bancaire, la taxation des géants du numérique et les migrations, sans oublier la sortie du Royaume-Uni de l’UE, sujet sur lequel Londres et Bruxelles peinent encore à s’accorder, la politique étrangère et la défense. Objectif des discussions, “préparer cette rentrée et un agenda des six prochains mois qui s’annonce chargé mais où, je le sais, l’Allemagne et la France continueront d’œuvrer ensemble pour préparer l’avenir”, a dit Emmanuel Macron. “Notre programme sera bien rempli”, a dit Angela Merkel, en énumérant les sujets comme autant de défis auxquels l’Union est confrontée. “Je pense que nous allons pouvoir progresser en faveur d’une Europe indépendante qui est capable de résoudre elle-même ses problèmes.”Bref la langue de bois !

UE: Macron et Merkel semblent d’accord sur rien !

UE: Macron et Merkel semblent d’accord sur rien !

 

Curieuse cette rencontre entre Macron et Merkel qui n’avait d’autre but que de faire semblant d’affirmer la solidité du couple franco allemand. De fait,  Macon et Merkel ont parlé de tout et surtout de rien en matière d’orientation. Pas étonnant depuis déjà des mois l’Allemagne montrent la plus grande indifférence à l’égard des propositions du président de la république française. Un président de la république française qui voulait un budget de la zone euro, une réforme de l’union économique avec la théorie des cercles et plus particulièrement pour la zone euro, un budget unique, un ministre des finances commun, un plan de relance des investissements et un véritable fonds monétaire européen. De tout cela, il n’en n’est pas question en Allemagne. Une Allemagne qui sent derrière les propositions de la France la tentation permanente d’imposer une solidarité financière qui ferait payer à l’Allemagne les insuffisances de gestion de pays trop laxistes comme la France. Et ce n’est pas la remontée du taux d’endettement français à 100 % du PIB en 2018 ou encore les déséquilibres accrus dans le budget 2019 qui pourraient convaincre Merkel. Même sur la question des migrations Merkel a été contrainte de mettre la pédale douce compte tenu de la montée du nationalisme et du populisme en Allemagne. Macron ne fait d’ailleurs pas même s’il affirme le contraire. Notons enfin que sur la taxation des géants du numérique l’Allemagne est très réticente pour ne pas encourir les sanctions américaines sur ses exportations notamment d’automobiles. Du coup, la discussion s’est conclue par des considérations très générales. Chancelière allemande ont évoqué au début de leur rencontre à Marseille l’approfondissement de la zone euro, l’union bancaire, la taxation des géants du numérique et les migrations, sans oublier la sortie du Royaume-Uni de l’UE, sujet sur lequel Londres et Bruxelles peinent encore à s’accorder, la politique étrangère et la défense. Objectif des discussions, “préparer cette rentrée et un agenda des six prochains mois qui s’annonce chargé mais où, je le sais, l’Allemagne et la France continueront d’œuvrer ensemble pour préparer l’avenir”, a dit Emmanuel Macron. “Notre programme sera bien rempli”, a dit Angela Merkel, en énumérant les sujets comme autant de défis auxquels l’Union est confrontée. “Je pense que nous allons pouvoir progresser en faveur d’une Europe indépendante qui est capable de résoudre elle-même ses problèmes.”Bref la langue de bois !

Environnement : Merkel protège son économie !

Environnement : Merkel protège son économie !

Angela Merkel, clairement à décider de protéger son industrie notamment automobile vis-à-vis des intentions de l’union européenne d’agir plus efficacement contre les émissions de CO2 d’ici 2030. Un article d’Euractiv ‘ repris par la T Tribune) « Je pense que nous devrions garder les objectifs que nous nous sommes déjà fixés. Je ne pense pas qu’il soit logique de changer tout le temps d’objectifs », a déclaré la chancelière allemande lors d’un entretien à la télévision publique ARD le 26 août. L’Allemagne est l’économie la plus puissante de l’UE et son industrie, en particulier le secteur automobile, a été parmi les plus lentes à engager une transition énergétique. Le mois dernier, Miguel Arias Cañete, commissaire au climat, a indiqué qu’il envisageait de faire passer de 40% à 45% l’objectif de réduction des émissions de CO2 d’ici 2030, face à un changement climatique de plus en plus rapide « Je ne suis pas particulièrement heureuse de cette nouvelle proposition », a tranché Angela Merkel, qui a préféré insister sur la décarbonisation du secteur des transports. « Nous avons besoin d’une Verkehrswende [transition des transports), c’est très clair », a-t-elle expliqué, ajoutant que de nouvelles formes de mobilité doivent être graduellement introduites. « L’électromobilité va se généraliser très rapidement », a-t-elle dit, citant les chiffres de vente des voitures électriques, qui peinent jusqu’ici à décoller en Allemagne. La chancelière a souligné la responsabilité de l’Allemagne dans la protection du climat. L’accumulation d’événements météorologiques extrêmes et l’augmentation des températures au cours des étés passés a montré que le changement climatique a lieu « également chez nous, et pas seulement dans les pays éloignés d’Afrique ou d’ailleurs ». L’organisation environnementale Greenpeace a vivement critiqué la position de la chancelière sur la politique climatique. Au lieu de prendre la tête de la protection du climat en Europe et de soutenir l’élimination progressive du charbon en Allemagne, elle a maintenant l’intention de bloquer les objectifs climatiques au niveau de l’UE, a critiqué l’ONG.

Angela Merkel admet maintenant qu’« elle est elle-même devenue le plus grand obstacle à une politique climatique plus ambitieuse de l’UE », a déclaré Greenpeace. « Cela révèle son échec en matière de politique climatique. »

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Par Claire Stam, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

(Article publié le mercredi 29 août 2018)

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent à tempérer leur générosité

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent  à tempérer leur générosité

 

L’Allemagne avait montré le chemin en se montrant particulièrement généreuse pour l’accueil d’immigrés. Plus récemment le nouveau gouvernement espagnol s’est aussi montré très ouvert sur la question en acceptant la venue de bateaux de réfugiés. Mais en Allemagne comme en Espagne l’opinion publique se montre maintenant réticente. L’Espagne constitue désormais Une nouvelle route migratoire, au départ du Maroc, que la chancelière veut absolument fermer. L’Allemagne souhaiterait bien que l’Espagne bloque les flux migratoires comme dans l’accord passé avec la Turquie. L’Espagne propose une orientation originale pour l’immigration illégale en assurant une formation professionnelle des intéressés avant leur retour dans leur pays d’origine. Mais ce n’est pas ce que souhaitent forcément les immigrés illégaux qui veulent simplement traverser l’Espagne pour se rendre dans des pays où ils ont de la famille ou des connaissances. Cela renvoie à la question de la gestion des déboutés du droit d’asile, en clair des migrants économiques. Or l’accord global trouvé par l’union européenne est complètement insuffisant pour régler cette question soumise à la bonne volonté de chaque État. Ce qui est évident c’est que les gouvernements actuels doivent bouger sinon leur immobilisme va nourrir la montée des nationalismes et de l’extrême droite.

 

 

Europe : Macron et Merkel dans la mouise !

Europe : Macron et Merkel dans la mouise !

On apprend que Macon et Merkel ont fait le point par téléphone des principaux dossiers européens. Il serait temps car il est clair que le couple franco allemand marche de moins en moins et que l’union européenne s’enfonce dans l’immobilisme nage dans les contradictions. Il y a en premier l’affaire des droits de douane américains supposés être réglés par un hypothétique traité négocié par le sulfureux Juncker  avec Trump. Autant dire qu’on peut s’attendre à tout, à rien aussi car ces deux interlocuteurs se sont faits une spécialité du flou diplomatique, du retournement de veste et du marchandage de marchands de bestiaux. Un seul exemple on ne sait toujours pas si l’agriculture serait concernée par cet hypothétique accord dont la France ne veut pas. Mais l’Allemagne qui veut sauver son industrie notamment son industrie automobile ne serait pas opposée à une sorte de traité. Sur ce dossier les points de vue sont très éloignés. Du coup les acteurs économiques importants ont tendance à se coucher devant les exigences américaines. Même chose sur le dossier iranien et pour des raisons assez identiques. Le problème c’est que les sanctions américaines visent tout autant l’union européenne que l’Iran. Autre dossier plein de contradictions celui de la réforme de l’union européenne.  Pour résumer,  Macron veut une grande réforme notamment de la gouvernance économique européenne. L’Allemagne elle craint surtout d’être contrainte avec cette opération à une solidarité financière dont elle a horreur. Un nouvel obstacle se dresse aussi face à l’évolution européenne à savoir l’affaiblissement respectif de Merkel et de Macron. Merkel se trouve aujourd’hui coincée par une majorité très fragile. Macron de son côté a vu son aura internationale très fortement affectée par l’histoire Benalla.  La presse étrangère s’est montrée très sévère vis-à-vis des atermoiements, des contradictions et des mensonges de l’Élysée. Reste aussi la question du Brexit  où rien ne peut être négocié de sérieux en l’état des positions respectives d’une part de l’union européenne qui veut faire payer très cher la fuite  de la Grande-Bretagne et le compromis bâtard du livre blanc de Teresa May qui voudrait bien les avantages de l’union européenne sans les contraintes.

Popularité Merkel : 29 % seulement pour la CDU

Popularité Merkel : 29 % seulement pour la CDU

Baisse du pari de Merkel, baisse des sociaux démocrates, montée de extrême droite, ce que révèle un sondage qui va encore compliquer la tache de Merkel qui en plus doit gérer des conflits avec son allé du CSU sur l’immigration. Pas vraiment un bon signe non plus pour l’Europe déjà paralysée sur de nombreux points en particulier sur la réponse la plus efficace à faire à Trump vis-à-vis de ses intentions de taxer les importations européennes. Pour l’instant, les mesures sont suspendues mais l’éventuel accord négocié entre Trump et Juncker est plus qu’ambigu. On voit mal Macron prendre le leadership de l’Europe à la place de Meckel car son crédit international a été nettement entamé par l’affaire Benalla y compris en Allemagne. En outre, les ex pays de l’est refusent de voir Macron devenir animateur de l’Europe. En cause notamment des prises de positions de Macron un peu condescendantes vis-à-vis de ces pays. Globalement peu de pays souscrivent à la réforme de l’Europe voulue par Macron. Et pour l’instant Merkel n’est pas en état de le soutenir sous réserve qu’elle le veuille réellement. Dans un sondage, La CDU ne recueille que 29% des intentions de vote, soit un point de moins qu’en juillet, tandis que cette baisse profite au parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui atteint son plus haut niveau avec 17%. Les sociaux-démocrates du SPD étaient deuxièmes avec 20,5%.

Le sondage de Infratest Dimap, mené cette semaine auprès de 1.508 personnes pour la chaîne de télévision ARD, accorde 18% au SPD.

 

Merkel et l’Europe paralysées par les migrants

Merkel et l’Europe  paralysées par les migrants

  La conséquence du conflit qui vient d’opposer le ministre de l’intérieur allemand à Merkel  propos des migrants aura des conséquences importantes pour l’Allemagne  mais aussi pour l’Europe. Une Europe qui ne pourra qu’entériner la ligne politique de l’Allemagne sauf à faire éclater l’union déjà travaillée par les tentations nationalistes. Autant dire que Merkel sera en grande partie paralysée non seulement concernant la problématique migratoire mais  tout autant sur la question de la réforme de l’UE et de la zone euro que soutient Macron. L’orthodoxie allemande sort renforcée dans tous les domaines. Et la solidarité européenne que prône Macron réduite à sa plus simple expression.   »Nous avons un accord clair sur la façon d’empêcher à l’avenir l’immigration illégale aux frontières entre l’Allemagne et l’Autriche », s’est félicités Horst Seehofer, (ministre de l’intérieur)  mettant fin au bras de fer qui l’oppose depuis plusieurs semaines à la chancelière sur la politique migratoire. « Cet accord très solide, qui correspond à mes idées, me permet de continuer à diriger le ministère fédéral de l’Intérieur », a-t-il ajouté. La veille il avait offert sa démission, faute de pouvoir à ses yeux trouver un compromis avec la chancelière. L’accord prévoit désormais de renvoyer les migrants dans les pays d’où ils viennent.  Cet accord met fin à un bras de fer de plusieurs semaines entre Angela Merkel et son allié conservateur bavarois, qui menaçait la survie de la fragile coalition gouvernementale allemande. Horst Seehofer avait même menacé de passer outre le veto de la chancelière et envisagé un temps de décréter unilatéralement des contrôles renforcés aux frontières. Ceci aurait entraîné son limogeage par la chancelière et l’éclatement de la coalition gouvernementale.

Migrants: accords avec 14 Etats (Merkel)

Migrants: accords avec 14 Etats (Merkel)

 

Merkel qui a une épée dans le dos tenue par ses alliés au gouvernement s’est empressés de déclarer que 14 pays étaient prêts à accueillir des réfugiés actuellement en Allemagne. D’une  certaine manière, c’est une  application de l’accord très flou conclu entre les européennes ; accord  qui ne repose que sur le principe du volontariat quant à accueil des migrants et leur gestion. Merkel très pressée d’en finir avec la déstabilisation de son gouvernement a déclaré que Quatorze Etats membres de l’Union européenne, dont la France, se sont dits prêts à signer des accords avec Berlin pour prendre en charge des réfugiés arrivés en Allemagne après avoir été enregistrés dans des pays tiers, a-t-on appris samedi dans un document transmis par Angela Merkel à ses partenaires de coalition. Des accords distincts ont par ailleurs été trouvés avec la Grèce et l’Espagne, qui forment avec l’Italie le trio des pays européens en première ligne face aux arrivées de migrants. Ce document est une réponse de la chancelière fédérale aux exigences de ses alliés de la CSU, l’Union chrétienne sociale de Bavière, qui l’avaient mise en demeure de trouver d’ici la fin du mois une solution européenne à ce qu’ils considèrent comme une crise migratoire. Reste à savoir qu’el sera l’engagement réel des pays cités quant il s’agira de préciser le nombre de migrants susceptibles d’^ter accueillis. Certains pays contestent même cet accord avec Merkel.  A Budapest, un porte-parole du gouvernement hongrois de Viktor Orban a cependant démenti qu’un accord de ce genre ait été négocié avec l’Allemagne. Le quotidien Handelsblatt fait également état d’un démenti tchèque Figurent aussi sur la liste, outre la France, la Belgique, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède. L’Autriche en revanche, où le conservateur Sebastian Kurz gouverne dans le cadre d’une coalition avec l’extrême droite, est absente de cette liste.

Zone euro: non à Macron (Merkel)

Zone euro: non à Macron (Merkel)

 

Macron a déclaré samedi qu’il serait tenace tout simplement parce que Merkel refuse l’essentiel de ses propositions pour faire évoluer l‘Europe et en particulier la zone euro. Macron promet d’être tenace sur la négociation avec Merkel. Un Parlement pour la zone euro, un budget et un ministre : il n’aura rien de tout cela. M^me chose pour la relance économique par l’investissement : Merkel consentira à dégager quelques milliards seulement. L’union bancaire va avancer à petits pas comme l’union monétaire mais il n’y aura pas cette de solidarité financière l’Allemagne se refusant à payer pour les banques et les Etats mal gérés. Du coup,  Macon convient que le travail à faire pour faire évoluer l’Europe est énorme.

“Nous avons un gros travail à faire d’ici au Conseil de juin”, a dit le président français lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G7, à La Malbaie (Canada). “La chancelière Merkel a commencé à apporter des premières réponses ou des premiers éléments de réponse aux propositions que j’avais pu faire”, a-t-il ajouté. “Nous aurons des échanges dans les prochaines semaines mais moi je veux un accord ambitieux pour juin et surtout je veux une projection à cinq-dix ans”, a-t-il précisé. “Et vous me connaissez, je serai tenace sur ce sujet.”Il le faudra car Angela Merkel a déclaré être opposée à l’une des idées phares de réforme de la zone euro d’Emmanuel Macron, qui veut la doter d’un important budget d’investissements. « Je ne dis pas que qu’il n’aura rien de ce qu’il veut », a-t-elle dit dimanche 10 juin à la télévision allemande, mais le président français a fait des propositions « dont il sait depuis longtemps qu’elles ne sont pas les bonnes selon moi ». 

Réforme union européenne : réponse minimaliste de Merkel à Macron

Réforme union européenne : réponse minimaliste de Merkel à Macron

Macron avait fait de la réforme de l’union européenne et de la zone euro l’une de ses priorités stratégique. Il a fait de nombreux discours sur le sujet et  a rencontré Merkel a plusieurs reprises. Cette dernière a mis du temps pour répondre et de manière assez minimaliste. Pour résumer Macron voulait davantage d’intégration là où il y aura quelques coopérations supplémentaires. Sur la zone euro, pas question de budget commun, d’un parlement ou d’un ministre. Dur l’union, il y aura un mini fonds monétaire européenne  en fait le MES qui sera transformé mais pas de  raie solidarité financière. L’Allemagne se refuse à payer pour les pays et les banques mal gérées.   Dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, la chancelière clarifie la position de l’Allemagne sur un certain nombre de points essentiels.

* Elle soutient l’idée de transformer le mécanisme européen de stabilité (MES), dispositif de gestion des crises financières, en un Fonds monétaire européen (FME) qui pourrait proposer des prêts à court terme aux pays en difficulté économique.

Elle précise que le FME serait en mesure d’évaluer la viabilité de la dette des Etats membres et “des instruments nécessaires pour la rétablir si nécessaire”, un assentiment à la restructuration de la dette à laquelle la France est opposée.

* Elle soutient l’introduction par étapes d’un budget d’investissement de la zone euro à un niveau à deux chiffres bas en milliards qui pourrait faire partie du budget de l’Union européenne ou lui être extérieur.

* Elle plaide pour des critères communs en matière de droit d’asile, pour une police européenne des frontières et pour une agence pan-européenne des migrations qui évaluerait les demandes d’asile. Plus important, elle soutient un “système flexible” dans lequel les pays qui refusent l’accueil de migrants sur leur territoire pourraient être exemptés en échange de contributions dans d’autres domaines.

* Elle soutient l’idée d’Emmanuel Macron d’une force d’intervention européenne avec une “culture militaire stratégique commune”, ouvrant la porte à une participation plus active de l’Allemagne dans le secteur de la défense. Pour résumer Merkel fait minimum syndical pour répondre à Macron, un minimum qui lui est aussi imposé par l’environnement qui exiger une communauté de pensée sur certains sujets actuels  (taxes des Etats Unis et situation en Italie notamment)

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Pas sûr que Merkel ait beaucoup apprécié le discours très volontariste de Macron concernant la réforme de la zone euro et encore mois les critiques non voilées vis-à-vis de l’Allemagne. Merkel ne goûte guère les effets de manche, les effusions comme la polémique. Et ce n’est pas un discours public qui fera changer d’avis Merkel et son gouvernement. Un gouvernemenet qu’on dit divisé mais qui partage l’idée essentielle à savoir ne pas mettre le doigt dans une forme de solidarité financière européenne car c’est surtout l’Allemagne qui en paierait la facture.   De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s’opposent à l’un de ses principaux projets : une capacité budgétaire pour la zone euro, qu’il veut voir mentionnée dans cette feuille de route attendue pour le Conseil européen de la fin juin. « Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est le seul moyen de permettre à tous les Etats qui souhaitent aller de l’avant d’aller dans cette direction ». Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

Zone euro : Merkel salue Macron mais le soutient mollement

Zone euro : Merkel salue Macron mais le soutient mollement  

 

Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. L’Allemagne souhaiterait bien négocier avec les Etats-Unis, bref composer pour ménager ses exportations quand la France refuse tout simplement et veut des mesures de rétorsion à l’augmentation des droits de douane sur l’alu et l’acier.   Pourtant la chancelière estime que la coopération franco-allemande fonctionne “très bien” et que le président français mérite amplement le prix Charlemagne – décerné pour services rendus à l’unification européenne –. “Depuis sa prise de fonctions, il a donné à l’Europe une dynamique considérable, avec plein d’élan et d’espoir”, a-t-elle dit. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

Droits de douane US : les patrons allemand déçus de la rencontre de Merkel et de Macron avec Trump

Droits de douane US : les patrons allemand déçus de la rencontre de Merkel et de Macron avec Trump

Les patrons allemands n‘ont guère été sensibles l’opération de charme de Macron vis-à-vis de Trump, pas plus qu’à leurs « zamours » ou à la rencontre plus soft entre Merkel et le président américain. Ce qu’ils retiennent c’est que ni Macron, ni Merkel n’ont obtenu la moindre concession sur les futurs droits de douane américains. – Les milieux d’affaires allemands ont exprimé samedi leur déception après ces rencontres  faisant part de leurs craintes de voir l’administration américaine appliquer les tarifs douaniers annoncés sur les importations d’acier et d’aluminium. Washington avait décrété en mars l’adoption de droits de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium mais avait octroyé un moratoire à l’Union européenne jusqu’au 1er mai. “Je regrette que la visite de la chancelière à Washington n’ait produit aucun progrès tangible sur les questions contentieuses entre l’Allemagne et les Etats-Unis”, a déclaré Dierter Kempf, président de la fédération des industries allemandes (BDI). Lors de la conférence de presse commune avec la dirigeante allemande, Donald Trump s’est plaint du déficit commercial des Etats-Unis à l’égard de l’Union européenne. Lors de sa visite d’Etat de trois jours à Washington, le président français Emmanuel Macron a, lui aussi, plaidé en faveur d’un assouplissement de la position américaine. Aucun des deux dirigeants ne semble avoir convaincu Donald Trump. “Malheureusement, il semble que l’UE ne sera pas exemptée des droits de douane américains injustes”, a déploré Volker Treier de la chambre allemande de l’industrie et du commerce.

Face à Trump, comme Macron , Merkel, n’obtient rien

Face à Trump, comme Macron , Merkel, n’obtient rien

Finalement la rencontre de Merkel a donné le même résultat que celle avec Macron : rien. Trump n’a fait aucune concession en particulier concernant  l’économie, l’Iran,  la défense et bien sûr le climat qui a été à peine été abordé. La seule différence entre les deux rencontres, c’est le cirque des « zamours »  Macron-Trump en moins. Un cirque destiné à usage interne pour les deux protagonistes qui se font la courte échelle pour conforter leur image dans leurs opinions publiques.  Les grands médias auront surtout retenu le décorum et les bisous de la rencontre Macron-Trump mais en fait il n’a rien obtenu de différent par rapport à Merkel ; encore une fois à peu près rien. Trump avait de raisons supplémentaires pour ne pas faire de concessions, il n’apprécie pas le très fort déséquilibre des échanges extérieurs au profit de l’Allemagne ; Merkel avait aussi des divergences supplémentaires, elle veut absolument conserver l’accord avec l’Iran. S’y ajoutent le critiques récurrente de Trump vis-à-vis du manque d’engagement de l’Europe et en particulier de l’Allemagne vis-à-vis des dépenses de l’ »OTAN.  Donald Trump estime que ses partenaires de l’Otan n’en font décidemment pas assez : « Nous portons un fardeau beaucoup plus lourd que nous le devrions. Les autres pays devraient payer plus. Je ne dis pas seulement l’Allemagne, d’autres pays aussi doivent payer plus. Nous protégeons l’Europe et nous dépensons plus que n’importe qui d’autre. L’Otan est formidable mais aide l’Europe plus qu’elle ne nous aide. Pourquoi payons-nous la vaste majorité des coûts ? ». Angela Merkel a tenté de rassurer le président américain : « Nous avons beaucoup fait au cours des dernières années, sans doute pas assez rapidement du point de vue du président américain. Mais en tant que chancelière allemande, je dirais que nous avons fait des pas importants dans la bonne direction et nous allons poursuivre cet effort. Si un conflit survient à nos portes nous ne pouvons pas nous reposer sur les autres sans apporter notre contribution. Et cette contribution va augmenter au cours des années à venir ». Le part du produit intérieur brut consacré par l’Allemagne à ses dépenses militaires devrait atteindre 1,3% en 2019. Un chiffre en augmentation, mais nettement inférieur à l’objectif de 2% fixé par l’Otan.

Solidarité financière européenne : non (Merkel)

Solidarité financière européenne : non (Merkel)

L’Allemagne est pour l’union bancaire mais sans solidarité financière concernant les dépôts. En clair l’Allemagne ne veut pas payer pour la crise financière des autres pays.   L’un des experts du dossier au sein de son parti, la CDU, Eckhardt Rehberg, a prévenu cette semaine qu’ »il ne faut pas que l’épargnant allemand se retrouve garant des banques grecques et italiennes« . L’Allemagne demande que la situation des banques les plus fragilisées par un stock de créances douteuses soit assainies au préalable avant d’envisager toute garantie européenne commune sur les dépôts. Macron tente de masquer ses échecs en se réconfortant à bon compte.  « Le plus important n’est pas tant de réagir sur tel ou tel instrument à ce stade mais d’être sûr que nous partageons les mêmes finalités et d’avoir un objectif politique », a fait valoir Emmanuel Macron. En France, le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, créé en 1999, est chargé de l’indemnisation des déposants en cas de faillite bancaire. Les comptes courants et d’épargne sont couverts jusqu’à 100.000 euros par client et par établissement, mais pas l’assurance-vie ou les espèces et objets au coffre. Le projet de la Commission européenne prévoit une première phase où des prêts pourraient être faits à un fonds de garantie national si une banque est en crise, puis une seconde, dite de « co-assurance », à partir de 2020, où le système européen unique comblerait les pertes d’un fonds de garantie national incapable de rembourser tous les déposants. L’accès à ce fonds commun serait conditionné au passage d’un test de qualité des actifs des banques.

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