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Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus 

 

 

C ‘est sans doute la principale contradiction à savoir la montée en puissance des créations d’emplois au mois de juin ( près de 5 millions au lieu de 3 millions attendus) alors que parallèlement le Coronavirus affecte de plus en plus de personnes au rythme actuel de 50 000 par jour. Sans doute d’ailleurs un effet mécanique. L’ l’insuffisance des mesures sanitaires favorise le développement du virus avec la progression des activités économiques.

Le département du Travail a fait état de 4,8 millions de créations d’emplois non-agricoles le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,0 millions.

Ce chiffre est le plus élevé jamais enregistré sur un mois depuis le début du suivi des chiffres de l’emploi par Washington en 1939.

Les créations de postes de mai ont en outre été revues en hausse à 2,699 millions contre 2,509 millions annoncé initialement.

Le rebond des deux derniers mois est toutefois loin de compenser l’explosion du chômage subie en avril avec 20,787 millions d’emplois détruits.

Les bons chiffres de juin s’ajoutent à une série d’indicateurs, sur la consommation des ménages entre autres, qui reflètent un rebond net de l’activité économique. Cette embellie qui pourrait toutefois être remise en question par la remontée des chiffres de l’épidémie ces derniers jours dans de nombreux Etats, dont la Californie, le Texas et la Floride, les plus peuplés du pays.

Les économistes expliquent aussi la vitesse et l’ampleur du rebond de l’emploi par l’impact du “Paychek Protection Program”, un dispositif mis en place par l’Etat fédéral pour prêter aux entreprises des sommes qu’elles ne remboursent que partiellement si elles les utilisent pour continuer de payer leurs salariés.

Mais les crédits alloués à ce “PPP” sont pratiquement épuisés, ce qui pourrait se traduire par une nouvelle vague de licenciements.

Les inscriptions au chômage tendent pour l’instant à se stabiliser: elles sont revenues à 1,427 million la semaine dernière après 1,482 million la semaine précédente.

En même temps que ce rebond de l’emploi, la croissance du nombre d’infections du Corona =virus ne ralentit pas. En effet, au moins 53.069 nouvelles infections au coronavirus ont été recensées aux Etats-Unis en 24 heures, selon le comptage jeudi à 20 heures 30 locales de l’université Johns Hopkins, un niveau record depuis le début de la pandémie, à la veille du long week-end de la fête nationale. Cela porte à plus de 2,7 millions le nombre total de cas détectés dans le pays. 649 personnes sont décédées du Covid-19 sur le sol américain lors dès dernières 24 heures, 128.677 depuis le début de la crise sanitaire mondiale.

Le niveau des cas nouvellement détectés aux Etats-Unis est plus élevé qu’à aucun moment depuis l’apparition du Sars-Cov-2, et les hospitalisations augmentent dans plusieurs foyers comme Houston (Texas) et Phoenix (Arizona).

Au Texas, près de 8.000 nouveaux cas ont été recensés depuis mercredi, forçant le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, un allié du président Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics de son grand Etat du Sud américain, à la veille des festivités du 4 juillet. Celles-ci sont traditionnellement marquées par des réunions familiales ou de grands rassemblements pour assister aux feux d’artifices. Les autorités craignent alors une propagation du virus, qu’elles admettent ne pas contrôler totalement.

Pour fêter l’indépendance des Etats-Unis, le président Donald Trump prévoit d’assister vendredi avec sa femme Melania Trump à des feux d’artifice au Mont Rushmore, haut lieu touristique du Dakota du Sud, où les têtes d’anciens présidents ont été taillées dans le granite.

Livrets A et LDDS nouveau record en mai et même prudence des ménages

Livrets A et LDDS nouveau record en mai et même prudence des ménages

Preuve que les inquiétudes sont encore fortes chez les ménages , l’épargne continue d’augmenter mais si elle est un peu moins forte. Il y a sans doute d’abord l’inquiétude sanitaire qui elle-même n’est pas complètement surmontée, pour preuve des l hypothèses de deuxième vague à l’automne et globalement un virus dont le nombre d’infectés ne cesse d’augmenter dans le monde. Il y a peut-être aussi et surtout les conséquences économiques et sociales de cette crise sanitaire qui a paralysé parfois pendant deux mois une partie de l’appareil productif et déstabilisé la rentabilité des activités. Maintenant chaque jour se succèdent l’annonces de plan d’ajustement des effectifs, des vagues très importantes dans les secteurs aussi stratégiques que la construction aéronautique, le transport aérien, les services, le commerce et demain sans doute dans de nombreuses PME.

Les particuliers encore davantage que les entreprises sont très prudents quant à leurs investissements et même à la dépenses courantes. Comme on le sait, c’est surtout la consommation qui en France soutient la croissance ( environ 55 % du PIB)  Or comme les investissements des entreprises sont également en recul de l’ordre de 15 % et que le commerce international lui pèse toujours de façon structurellement négative sur l’économie française., l’attitude prudentielle des entreprises comme  des ménages caractérise la gestion des revenus par .

Pour les particuliers, les sommes déposées sur ces différents produits ont continué d’exploser en mai, avec 5,14 milliards d’euros collectés au total. La hausse par rapport à une année plus classique est notable : l’an dernier, sur le même mois, seul 1,61 milliard d’euros avait été déposé sur ces deux produits.

À titre de comparaison, les mois de mars et avril derniers avaient été particulièrement fructueux pour les dépôts, avec une collecte nette respective de 3,82 et 7,39 milliards d’euros. Des montants déjà en forte hausse par rapport aux mêmes périodes un an plus tôt, lorsque les ménages avaient déposé 2,52 puis 2,48 milliards d’euros seulement.

Sur les cinq premiers mois de l’année 2020 cumulés, les dépôts ont été particulièrement massifs, dépassant les 22,4 milliards d’euros sur ces deux livrets. Le livret A, notamment, a été particulièrement prisé, avec 17,4 milliards d’euros déposés en cinq mois, contre 11,06 milliards d’euros sur la même période un an plus tôt. Même chose pour le LDDS, qui a récolté près de 5 milliards d’euros depuis janvier contre 2,67 milliards d’euros sur la même période en 2019.

Convention climat : un référendum même bidon pour obtenir 80 % de réponses positives ?

Convention climat : un référendum même bidon pour obtenir 80 % de réponses positives ?

En mal dans les sondages de popularité macro, pourrait se résoudre à proposer un sondage bidon pour obtenir 60 à 80 % de réponses favorables à une question forcément évidente du type pour ou contre l’écologie. Avec des propositions nunuches des 150 citoyens tirés au hasard et qui découvrent la lune. La puissance de la crise sanitaire relance cette hypothèse, à la veille de la présentation d’un «nouveau chemin». La fin de la Convention climat pourrait être l’occasion, pour le chef de l’État, d’expérimenter ce type de consultation, dont la dernière en date remonte à 2005 avec la Constitution européenne. Le référendum est l’un des outils institutionnels dont dispose le président de la République, avec la démission, la dissolution de l’Assemblée, le remaniement. Pourquoi pas aussi un referendum pour ou contre la fiscalité ?

Castaner: comme Macron,  » en même temps  » !

Castaner: comme Macron,  » en même temps  » !

 

De toute évidence, Castaner pratique aussi comme Macron avec une certaine habilité le en même temps. D’un côté, il tente de désamorcer la colère des policiers en réaffirmant leur fonction républicaine  de protection des libertés mais de l’autre il revient sur le principe de la technique de l’étranglement donnant ainsi raison à ceux qui considèrent que certaines techniques mettent en cause la vie de personnes interpellées sans forcément de motifs avérés. On verra évidemment samedi à l’issue de la manifestation  » contre les violences policières  » et après le discours de Macron dimanche  si l’hystérisation médiatique s’est apaisée ou pas. Tout pourrait dépendra aussi  des thèmes abordés par le président de la république qui aura fort à faire pour expliquer les conséquences sociales de la crise sanitaire, la manière de soutenir l’économie pour éviter une vague de licenciements, les modalités de financement de cette pluie de milliards qui inondent la France depuis quelques jours et les manières de satisfaire les revendications souvent justifiées de  secteurs qui ont eu beaucoup souffrir de l’interdiction d’exercer la profession.

Évidemment Macron ne pourra éviter la question des rapports de la police avec la population mais tout dépendra de la part que prendra cet aspect dans une problématique par ailleurs, globale,  complexe et durable. Comme on le sait en rance,  un sujet chasse l’autre, parfois même sans qu’on l’ait prévu et la dimension politique peut parfois tout balayer quand le pouvoir s’aperçoit qu’il a usé toutes les cordes susceptibles de favoriser l’union nationale. Une annonce ou une pré annonce politique n’est donc pas non plus à exclure ; elle  dépendra largement du score obtenu par Édouard Philippe aux municipales du Havre. Un Édouard Philippe protecteur mais dont la cote de popularité commence à gêner le président , une concurrence officieuse mais  qui pourrait devenir officielle en 2022.

Jours d’après à Paris: même bruit, même pollution ?

Jours d’après à Paris:  même bruit, même pollution ?

Sur franceinfo Julien Bayou  , leader écolo, dénonce la stratégie de LREM qui selon lui « choisit de s’allier à la droite et de faire une sorte de barrage à l’écologie » à Lyon ou à Bordeaux.

 

franceinfo : Est-ce que vous abordez ce deuxième tour dans d’aussi bonnes conditions que le premier ?

Julien Bayou : Au mois de mars, c’est vrai que nos thèmes ont peut-être dominé la campagne. Mais au mois de mars, les Françaises et les Français avaient « la tête à la crise sanitaire », c’est normal. L’enjeu, c’était d’enrayer la propagation du virus. Si nous proposons toutes les conditions sanitaires pour permettre aux gens d’aller voter en toute sérénité, j’ai bon espoir qu’au mois de juin la question qui se pose soit : doit-on redémarrer comme avant ? Est-ce que c’est faire pleuvoir à nouveau des milliards pour soutenir des actionnaires alors même qu’ils vont licencier comme à Renault et Air France ? Ou est ce que c’est prendre le virage de la transition écolo dans la justice sociale ? Ou est ce qu’on choisit une ville où il fait bon vivre, où on lutte contre la canicule, où on préserve des îlots de fraîcheur. On a accès à la nature en ville. On lutte contre la cherté des loyers et on soutient l’économie locale. C’est ça le projet. Ce qui est assez fascinant, ce n’est pas les bisbilles avec le parti socialiste, parce qu’on construit ensemble. En vérité ce qui est fascinant c’est que LREM, qui dit pourtant soutenir l’écologie, choisit de s’allier à la droite et de faire une sorte de barrage quand l’écologie progresse à Lyon ou à Bordeaux. Il faut faire barrage à l’écologie comme si c’était une menace.

Julien Bayou

À Strasbourg, votre candidate était arrivée en tête. Les socialistes accepteraient de se désister à condition de prendre la métropole, où en est-on ce soir ?

Des discussions sont toujours en cours. Nous proposons d’amplifier les résultats du premier tour. Et ça passe également par des politiques au niveau de la métropole pour tenir les promesses, si vous êtes élu maire, il faut que dans la métropole vous ayez un projet cohérent. C’est tout l’enjeu des discussions et pas forcément des questions de personnes. Est-ce qu’on partage le même projet pour la ville de Strasbourg et pour la métropole ? Ce sont des questions de fond, je pense notamment à la question du grand contournement ouest. Il s’agit encore de bétonner dans des zones. Pour nous, il s’agit de protéger des espèces menacées, de réduire la pollution qui frappe Strasbourg. C’est un enjeu aussi de santé publique. C’est un sujet important et peut être que ça prend du temps. Mais l’enjeu, c’est de pouvoir construire un « contrat de gouvernement », j’ai envie de dire pour la Ville et pour l’agglomération.

Il y a le cas de Paris également. Est-ce que David Belliard est parvenu à un accord avec Anne Hidalgo à l’heure où nous parlons ?

Là encore, l’enjeu, c’est de tenir compte des résultats du premier tour. À Paris, c’est Anne Hidalgo qui est arrivée en tête. Et donc c’est dans ce rapport de force, entre guillemets, dans cet équilibre que les discussions se font. Mais là encore, il y a des questions d’urbanisme très importantes. On sort d’un confinement où les Parisiens et les Parisiennes, et plus généralement toute la population en France, a souffert d’avoir accès aux parcs et jardins. Et donc, l’enjeu, c’est de pas densifier à nouveau certains quartiers qui sont pollués et très denses. Et donc, c’est le cas du nord du 18ème. Il y a des friches que les socialistes, jusqu’ici, voulaient bétonner. Il y a des grands projets d’urbanisme qui vont à nouveau densifier, saturer les transports en commun. Ce sont des discussions structurantes parce que pour la qualité de la vie en ville.

Julien Bayou on sent bien quand même que ça frotte entre le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts. Vous avez excédé certains de vos partenaires historiques à Dijon, par exemple, ou à Lille, où Martine Aubry préfère se passer de vous et ne pas fusionner. Comment vous expliquez ces réactions ?

Vous parlez forcément des trains qui n’arrivent pas à l’heure, à Rennes, par exemple, moi je constate que les socialistes et les écologistes sont contents, enthousiastes même de l’accord qui a pu être trouvé et des discussions qui ont permis d’enrichir les projets des premiers tours. En fait, je pense qu’il y a aussi un enjeu de génération. C’est sûr que pour Martine Aubry, qui a débuté dans les années 2000 où l’écologie n’était qu’ « un à-côté », constater que 25% de ses électeurs ont choisi Stéphane Baly et qu’il y a des sujets d’urbanisme dont on ne veut plus, que la ville est polluée et minérale et qu’il s’agit de choisir la transition écolo dans la justice sociale. Il me semble que ça, pour elle, c’était trop. Et donc elle a rompu, elle n’a même pas participé à la moindre discussion. Donc, effectivement, il y aura une liste conduite par Stéphane Baly et j’espère qu’elle l’emportera.

Des dividendes quand même pour Fiat Chrysler ?

Des dividendes quand même pour  Fiat Chrysler ?

 

 

Comme pour d’autres entreprises en Europe voire , la question des dividendes est posée pour les entreprises qui vont bénéficier de soutiens publics massifs. C’est particulièrement vrai pour la future entreprise Fiat Chrysler qui va solliciter un prêt de 5 à 6 milliards garantis par le gouvernement italien. Ce qui  pose par ailleurs de redoutables problèmes juridiques car le siège de FCA est situé aux Pays-Bas. Juridiquement rien ne se pose au versement de dividendes, il s’agit surtout d’une question d’éthique et de justice sociale.( FCA a annoncé qu’il ne verserait pas de dividendes en 2019 mais ce n’est encore pas clair pour Fiat ( Notons que bien d’autres constructeurs vont bénéficier aussi de près de leurs gouvernements.

Ce sera en France par exemple le cas de Renault qui pourra compter sur un prêt de leurs de 5 milliards de la part de l’État. Pour  Renault,, le versement de dividendes est plus qu’hypothétique d’autant que sont annoncés des restructurations aboutissant à des fermetures ou des réductions de production de sites, bref à des licenciements.(De son côté PSA a aussi annoncé l’annulation de dividendes pour l’exercice 2019). Fiat va faire faire l’objet d’un examen minutieux des autorités italiennes auprès desquelles le constructeur a sollicité une garantie sur un prêt de 6,3 milliards d’euros, a-t-on appris mardi d’une source gouvernementale.

L’hypothèse du versement d’un dividende d’une telle ampleur au moment où la crise sanitaire liée au coronavirus a contraint de nombreuses industries à réclamer un soutien de l’Etat suscite à Rome une vive controverse et alimente les tensions au sein du gouvernement emmené par Giuseppe Conte.

“Dans les discussions avec le groupe, le dividende exceptionnel n’a pas encore été abordé. Mais si vous me demandez si le gouvernement ne posera aucune condition dans un avenir proche, je vous dirais qu’il est trop tôt pour le dire”, a dit la source de Reuters.

Fiat Chrysler (FCA) a annoncé la semaine dernière que son versant italien travaillait avec le gouvernement italien afin que ce dernier garantisse à hauteur de 80% un prêt de 6,3 milliards d’euros qui doit lui permettre de surmonter les retombées économiques de la crise sanitaire.

Le recours à l’emprunt ne constitue pas en soi un obstacle au versement du dividende exceptionnel prévu dans l’accord de fusion, d’une part parce qu’il ne doit pas être effectué avant 2021, d’autre part parce qu’il doit l’être par Fiat Chrysler Automobiles NV, une entité néerlandaise.

“La plupart d’entre nous s’opposent au versement du super-dividende de FCA”, a toutefois déclaré à Reuters une source haut placée au sein du Mouvement 5 Etoiles (M5S), majoritaire au sein de la coalition gouvernementale.

Mais le ministre de l’Economie Roberto Gualtieri a souligné lundi que la perspective de la fusion de FCA et PSA, potentiel numéro 4 mondial de l’automobile, justifiait un coup de pouce de Rome.

“Ce que le gouvernement a fait et ce qu’il continuera de faire, c’est d’apporter des liquidités afin d’ancrer FCA en Italie”, a déclaré le ministre issu du Parti démocrate, membre de la coalition gouvernementale.

FCA et PSA ont annoncé la semaine dernière avoir renoncé à verser des dividendes au titre de l’exercice 2019 “en raison de la pandémie de coronavirus”.

Même battu, Édouard Philippe pourra rester au gouvernement !

Même battu, Édouard Philippe pourra rester au gouvernement !

C’est un peu le paradoxe, Édouard Philippe ,s’il est élu au Havre, pourrait quitter le gouvernement, ce qui permettrait à Macron de gérer un peu plus en douceur la réforme des retraites empoisonnée par l’âge pivot  d’Édouard Philippe. Inversement s’il est battu, donc si sa légitimité politique est contestée, il pourrait demeurer chef du gouvernement.

Évidemment on ne peut exclure une troisième hypothèse à savoir l’élection du premier ministre à l’élection municipale du Havre puis aussitôt sa démission pour une période transitoire au gouvernement. La période sera forcément transitoire car Macron a besoin de changer une équipe fatiguée et finalement assez discréditée.

 Pour justifier ces contradictions on peut compter sur le délire verbal de la porte-parole du gouvernement  Sibeth Ndiaye capable de tout dire, une chose et son contraire et surtout de noyer ses interlocuteurs dans une véritable diarrhée verbale.

 «  Les ministres qui seront candidats aux élections municipales le mois prochain en France pourront rester au gouvernement en cas de défaite, a déclaré jeudi sur Public Sénat la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. »

“Le principe (…), c’est que la Ve république ce n’est pas une république à l’anglo-saxonne, comme au Royaume-Uni où les ministres de la majorité sont issus du Parlement”, a-t-elle fait valoir.  La légitimité du ministre ne procède pas du fait qu’il soit élu parlementaire ou élu local”, a-t-elle ajouté. “Le fait d’avoir été battu dans une élection locale ne présage pas de son avenir ministériel.”

Finalement une déontologie qui ne repose sur aucun principe et qui laisse la porte ouverte à toutes les hypothèses. Une vraie illustration du en même temps !

15% de terres agricoles en bio d’ici 2022 : même pas la moitié

15% de terres agricoles en bio d’ici 2022 : même pas la moitié

E n dépit d’une demande constante, des problèmes se posent particulièrement à la France d’une part quant à  la capacité de l’offre mais aussi la réalité bio. Sur le plan quantitatif de toute manière, les objectifs ne seront pas atteints. Et quand on va continuer d’apporter une grande partie de produits bio de l’étranger. Dans son plan Ambition Bio 2022, le gouvernement vise 15% de surfaces agricoles utiles cultivées en bio. Deux ans avant l’échéance, la France agricole n’en est qu’à la moitié. Par exemple Au total, 57% des fruits et 25% des légumes bio sont des importations,.

 

Les produits labellisés bios sont absolument partout. Plébiscités par des consommateurs en quête d’une alimentation plus saine et respectueuse de l’environnement, ils connaissent un véritable boom avec une hausse à deux chiffres des ventes depuis plusieurs années, frôlant en 2018 les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+15,7%). Un bond incontestable, mais qui ne se fait pas sans heurts, notamment en amont de la filière.

Car si 20 fermes se convertissent tous les jours à ce mode de production sans pesticides selon l’Agence Bio, la production a du mal à suivre. Et les objectifs du gouvernement pour développer les terres bios tricolores et accompagner la demande en produits AB sont loin d’être tenus. C’est en tout cas le constat fait par plusieurs sénateurs, dans un rapport rendu public mercredi sur les financements publics consacrés à l’agriculture

Police : Les pompiers au même régime que les casseurs !

Police : Les pompiers au même régime que les casseurs !

 

On peut se demander si les ministères de l’intérieur et la préfecture de police de Paris ne sont pas tombés sur la tête en infligeant le même régime de répression aux pompiers que celui des casseurs en fin de manifestation. Comme d’habitude les policiers n’ont rien trouvé de mieux que d’aller au contact (une stratégie particulièrement dangereuse et irresponsable). Une situation assez incroyable quand on sait qu’après la police, les pompier sont le dernier maillon de la protection publique et qu’ils vont même là où la police ne va plus dans les quartiers sensibles. Là où ils se font insulté et même agressés.

 

Aspergés par les canons à eau. Visés par des gaz lacrymogènes, les pompiers ont été traités comme de vulgaires casseurs. Ce qui forcément a coqué l’opinion publique.  Du côté des pompiers comme de certains policiers, les réactions étaient encore vives mercredi.

« Cette intervention policière est honteuse et elle a été faite délibérément ! », déclare André Goretti, le président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels (FA/SPP, premier syndicats de pompiers professionnels). « Nous étions en fin de parcours et nous informions les manifestants des suites de la rencontre au ministère de l’Intérieur [qui s'était déroulée le jour même] lorsque nous avons reçu des gaz lacrymogènes alors qu’il ne se passait rien ! », s’exclame-t-il.

Pour lui, sans l’ombre d’un doute, « l’intention de provocation venait de la police ». Il en veut pour preuve la « ligne d’arrêt empêchant les pompiers d’accéder aux bus qui devaient les ramener dans leur département. Quand les pompiers demandaient à rejoindre leur bus, on leur interdisait l’accès et on les gazait [avec des gaz lacrymogènes]« , affirme le syndicaliste à franceinfo. 

« A la suite de cette intervention policière, il y a même un pompier qui risque de perdre un œil et qui a été opéré ce matin », poursuit-il. Sollicitée par franceinfo sur ce point, la préfecture de police n’avait pas encore répondu mercredi soir. André Goretti pense que les actions policières laisseront des traces : « Ça risque de refroidir les relations entre pompiers et policiers dans les départements pendant les interventions. »

 

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même la spéculation !

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même  la spéculation !

Andy Warwick, gérant chez Newton (BNY Mellon Investment Management) met en cause l’influence des banques centrales sur l’économie et les marchés. Si effectivement ces banques centrales  ont pour la plupart épuisé leurs munitions destinées au soutien de l’économie par contre les marchés eux se sont gavés de ces liquidités à bon marché pour soutenir des cotes complètement déconnectées des réalités économiques.  Les largesses des instituts d’émission ont contribué à faire prospérer les actifs financiers mais pas à relancer l’économie réelle et elles ont nourri un mécontentement qui s’exprime notamment dans la montée des populismes, a dit Andy Warwick  mercredi à des investisseurs lors d’une conférence à Paris.

“La Banque centrale européenne est plus accommodante que jamais, la Réserve fédérale l’est encore et la Banque du Japon ne cessera jamais de l’être mais leurs politiques monétaires ont échoué”, a-t-il dit. Si les actions restent soutenues par les injections massives de liquidité par les banques centrales, le marché obligataire et les indicateurs économiques avancés adressent des signaux inquiétants, selon le gérant.

“De nombreux voyants d’alerte sont au rouge”, a-t-il dit.

Une forme d’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, auquel Donald Trump pourrait avoir intérêt s’il veut être réélu l’an prochain pourrait offrir aux actifs risqués un rebond de quelques mois, estime Andy Warwick. Un redécollage durable ne serait cependant possible, selon cet ancien de BlackRock, que si la Chine relançait la machine avec une stimulation monétaire massive. “C’est peu probable parce qu’elle pense d’abord et surtout à protéger son économie”, a-t-il dit.

Les banques centrales occidentales ont pour leur part épuisé leur arsenal, ce qui explique pourquoi elles ne cessent d’appeler la politique budgétaire à prendre le relais, a-t-il ajouté.

“Il faut quelque chose de structurel, comme une politique de relance budgétaire massive dans les économies occidentales qui ferait repartir l’inflation”, a dit le gérant de Newton. Dans ce contexte, la société de gestion privilégie la préservation du capital de ses clients et se tourne vers des actifs comme la dette émergente et le crédit à duration courte, sans oublier des actifs refuges comme l’or, a-t-il dit.

Colombie: comme en Amazonie la même logique pour la destruction de la forêt

Colombie: comme en Amazonie la même logique pour la destruction de la forêt

Comme au Brésil, c’est la même folie destructrice qui encourage la multiplication des feux de forêt. C’est le même objectif : défricher par le feu pour consacrer les terres à l’industrie agricole. Ainsi plus de 2.200 feux de forêts ont été enregistrés cette année en Colombie, soit le nombre d’incendies le plus élevé depuis vingt ans, une hausse attribuée au réchauffement climatique et aux brûlis effectués pour les cultures agricoles, ont indiqué lundi les autorités.

«Les incendies (…) ont énormément augmenté comparativement aux autres années», a déploré Eduardo Gonzalez, directeur de l’Unité pour la gestion du risque de catastrophes (UNGRD), lors d’une conférence de presse à Bogota.

 

Depuis le mois de janvier, 2.217 feux ont été répertoriés dans le pays, affectant environ 128.777 hectares, notamment dans les départements du Tolima, du Cundinamarca, de Huila (centre), du Cauca et du Nariño (sud-ouest). La majorité de ces incendies «ont été provoqués de la main de l’homme afin de préparer des terrains à la plantation de produits» agricoles, a dénoncé M. Gonzalez. De son côté, le capitaine German Miranda, directeur national des pompiers, a ajouté que le réchauffement climatique était un facteur aggravant et compliquait en outre la lutte contre les incendies.

 

«Avant, les niveaux de température de l’environnement nous permettaient de contrôler les incendies plus rapidement. Aujourd’hui, nous affrontons jusqu’à 42-43 degrés. Cela fait qu’ils se propagent avec beaucoup plus de force, affectent de plus importantes superficies et sont plus fréquents», a-t-il déclaré à l’AFP. Le chiffre enregistré à ce jour est «le pic le plus élevé» depuis le début du registre des incendies en 1999, a-t-il ajouté.

 

En Bolivie, les feux ont dévasté plus de 1,7 million d’hectares de forêts et de prairies depuis mai, dont des aires protégées, selon des chiffres officiels.

Macron –Ferrand même combat….. Pour enterrer les affaires

Macron –Ferrand même combat….. Pour enterrer les affaires

Finalement Macron et Ferrand manifestent la même solidarité pour enterrer les affaires. En défendant Ferrand, Macron défend la macronie, ses dérives et son propre dossier. Ferrand depuis 2017 s’est fait l’avocat des personnes impliquées dans les affaires politico-financières. En défendant,  les autres il assurait aussi sa propre défense. Dès lors, on comprend mieux la solidarité entre les deux hommes. Pour Macron,  la nouvelle affaire de Ferrand s’ajoute à bien d’autres, certaines ont été enterrées, d’autres dorment au fond des tiroirs. Sur le plan personnel, la transparence ne caractérise pas la position de Macron. Première interrogation. Personne ne sait comment il a pu gagner autant de millions en si peu de temps chez Rothschild et pour quel dossier. On ne sait pas plus ce qu’il a pu faire de ces millions qui semblent s’être évaporés. Même interrogation concernant le financement de la campagne électorale par certains financiers. Une information a été ouverte mais elle finira  sans doute par être  étouffée. Pourtant chacun sait bien que sans l’aide financière du monde des affaires, Macron n’aurait jamais pu financer sa campagne même s’il a pu bénéficier de très grandes largesses lors de  l’organisation de ses meetings (là aussi une affaire quasiment enterrée). Pour Ferrand, l’histoire est pourtant évidente. Pour résumer,  il a permis à sa compagne de réaliser un petit profit de 800 000 € grâce à la location par les mutuelles de Bretagne dont il était le directeur d’un local qu’elle ne possédait même pas et pour lequel elle n’avait pas le premier sou. Ferrand considère qu’il s’agit d’une affaire privée alors que des financements publics des mutuelles de Bretagne sont en cause. Il a utilisé  son statut de directeur et d’élu pour favoriser sa compagne et même toute sa famille (son ancienne femme aussi par exemple). On comprend mieux que ces derniers temps Macron ait  accéléré l’enterrement de nombreuses affaires, dernier exemple en date celui de l’affaire du secrétaire général de l’Élysée soupçonné de prise illégale d’intérêts. Macron,  c’est le symbole de la finance qui s’autorise toutes les dérive et qui sait utiliser les arcanes des procédures judiciaires pour échapper aux règles applicables citoyen lambda. On observera que pour les mêmes raisons les affaires politico- financières de Tapie et de Sarkozy-désormais très proches de Macon !-, avancent  au rythme d’escargot.  Objectivement, Macron et Ferrant mène le même combat des dérives du système politique

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

 

Globalement un sondage de l’IFOP montrerait que 83% des Français ont une bonne opinion des maires.  Une opinion nettement plus favorable que celle vis-à-vis d’autres élus notamment nationaux. Un sondage réalisé à l’occasion de violences ou d’insultes dont sont victimes environ 300 maires sur 35 000. Des violences évidemment à condamner sans réserve mais à mettre en parallèle avec le nombre global d’élus locaux. La conviction générale consiste à considérer que les maires font un travail particulièrement apprécié par les citoyens. Une vue un peu idyllique d’abord parce que dans les grandes agglomérations la plupart de ces maires sont à peu près inconnus sauf précisément si parallèlement ils occupent des fonctions nationales en vue. La plupart des urbains seraient bien incapables de dire qu’il est exactement l’action de leur maire. Il en est différemment dans les petits villages dans la mesure où ces mères ne disposent pas d’infrastructures technocratiques pour gérer les affaires municipales hormis un secrétaire de mairie. Ceci étant,  la gestion de la plupart de ces maires n’est guère plus démocratique que celle des élus nationaux, guère plus efficaces non plus. Régulièrement ces élus se plaignent de l’insuffisance de moyens financiers. En vérité, les moyens financiers ne manquent pas mais ils sont dépensés dans la plupart des cas sans évaluation cohérente de leurs conséquences économiques et sociales. Pire chaque maire s’efforce de marquer son passage avec la création d’un bâtiment ou d’une autre infrastructure sollicitant béton et bitume pour l’investissement sans parler ensuite des frais de fonctionnement. La vérité, c’est que bien peu de maires agissent  en faveur d’une politique de développement économique et de l’emploi. Sur le plan démocratique c’est aussi catastrophique qu’  au plan national. Certes des commissions, des comités sur des  questions un peu sensibles sont composés souvent avec des  copains favorables au projet étudié. D’une certaine manière, on peut dire au moins qu’il y a une cohérence entre les insuffisances démocratiques du plan national au plan local. Certains jouent  dans la cour royale à Paris,  d’autres se comportent comme des barons locaux. On objectera qu’il y a des exceptions mais elles ne sont pas représentatives de l’État démocratique réel du pays.

Brexit: élections européennes quand même le 23 mai au Royaume -Uni !

Brexit: élections européennes quand même le 23 mai au Royaume -Uni !

 

Comme la première ministre Theresa May a demandé un nouveau délai pour quitter l’union européenne, il se pourrait bien que des élections européennes aient  quand même lieu le 23 mai au Royaume-Uni. En effet, Theresa May a demandé que le nouveau délai soit fixé en juin pour l’application du Brexit. Jusqu’à cette date le Royaume-Uni fera donc encore parti de l’union européenne. Peut-être même après si la date d’application du Brexit était encore notoirement prolongée. Peut-être même si de nouvelles élections législatives voire un référendum était nécessaire pour mettre un terme à la crise politique actuelle. En attendant Le Royaume-Uni assure être prêt à organiser des élections européennes. La Première ministre, Theresa May, qui tente de trouver un accord pour sortir de l’Union Européenne,  a demandé un nouveau délai vendredi dernier.  Le gouvernement britannique serait ainsi obligé d’organiser des élections européennes comme dans les autres pays de l’UE. Elles auraient lieu, outre-manche, le jeudi 23 mai vient d’annoncer officiellement Londres. « Cela reste l’intention du gouvernement de quitter l’Union européenne avec un accord et de passer la législation nécessaire avant le 22 mai, pour que nous n’ayons pas besoin de participer » à ces élections, qui seraient alors annulées, a précisé le porte-parole. Il faut évidemment s’attendre à des cris d’orfraie de la part des partisans d’un pas excite dur et immédiat.

« Les loyers sont trop chers, même pour les HLM » (Louis Gallois)

« Les loyers sont trop chers, même pour les HLM » (Louis Gallois)

Europe 1 rend compte d’uen interview de Louis Gallois, le président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité qui dénonce des loyers toujours trop chers, même dans le secteur du logement social. Et qui met le doigt sans doute sur la bulle financière et sociale qui risque d’éclater.

« Pourquoi y a-t-il autant d’expulsions ? Parce que les loyers sont trop chers et que les habitants ne peuvent plus les payer, même pour les HLM », explique l’ancien PDG de la SNCF et d’Airbus. En 2017, 126.000 décisions d’expulsion ont été prononcées, dont plus de 120.000 pour impayés locatifs (+49% depuis 2001), selon le dernier bilan annuel de la Fondation Abbé Pierre (FAP). La même année, 15.547 ménages ont été expulsés avec le concours de la force publique, dernière étape si aucune solution n’est trouvée. 

Pour le président de la FAS, le problème vient avant tout du parc locatif de logements sociaux. « Le gouvernement s’était engagé à construire 40.000 logements très sociaux en 2018. Or on est à 32.000. Et nous sommes inquiets parce que les lancements de programmes [de construction] ne sont pas très bons. Nous pensons donc que cette cible de 40.000 logements est difficile à atteindre et pourtant, c’est un minimum. Nous en demandons 60.000 pour faire face à cette crise d’hébergement. »

Cette crise du logement concerne en outre toute la France bien qu’elle soit encore plus marquée dans les « zones tendues comme Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nantes… ». 

Louis Gallois dénonce également un certain désengagement de l’État dans le secteur des logements sociaux. Et cela s’illustre en particulier dans la décision de 2017 de baisser le montant de l’Aide personnalisée au Logement (APL) de 5 euros.  »Nous sommes opposés à cette baisse qui s’est traduite par une baisse des loyers des HLM. Cela les a privé de 800 millions d’euros en 2018 et 900 millions en 2019. C’est autant d’argent en moins pour la rénovation des HLM et la construction de logements très sociaux. » S’agit-il d’un désintérêt de l’État pour la question du logement ?  »Le logement très social n’est peut-être pas au niveau de priorité où il devrait être », répond Louis Gallois.

Autre revendication de la FAS : une meilleure dotation du fonds d’indemnisation des bailleurs, qui a diminué de près de deux tiers depuis 2005, passant de 78 millions à 24 millions en 2018. Ces sommes servent à indemniser les bailleurs lorsque les locataires ne peuvent plus payer leur loyer. « L’une des solutions pour lutter contre les expulsions locatives, c’est que pendant que les personnes recherchent un logement moins coûteux, ils puissent rester dans leur logement actuel. L’idéal étant qu’il n’y ait pas d’expulsion sans relogement. »

Macron ignore même la CFDT

Macron ignore même la CFDT

Le problème central de Macron c’est qu’il ne peut s’appuyer sur aucune structure intermédiaire cela d’autant plus que le parti en marche est une organisation complètement virtuelle. Bref le macronisme n’est pas implanté sur le terrain. Or dès le départ Macron a voulu tuer tout inter $médiation aussi bien politique que syndicale ou associative. Le monarque républicain entendait conduire un dialogue direct avec les Français. De ce point de vue on peut dire qu’il a réussi son coup mais cette démocratie directe lui revient comme un boomerang et aujourd’hui il ne sait plus comment s’y prendre essayer de sortir de cette crise sociale devenue aussi politique. Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT au début du mouvement avait proposé une démarche de médiation qui n’a reçu que mépris de la part pouvoir. Preuve encore, Laurent Berger déclare qu’il n’a eu aucun contact avec l’Élysée depuis un mois. “On est dans une impasse. On a un mouvement violent (…) et on a face à cela un gouvernement qui considère qu’il va pouvoir trouver les solutions tout seul, et ça ne marche pas”, a-t-il poursuivi, regrettant de ne pas avoir eu de contact avec le président de la République depuis le 10 décembre dernier, jour de présentation des mesures d’urgence sur le pouvoir d’achat. Pour le syndicaliste, le “grand débat” qui doit débuter le 15 janvier doit s’accompagner “d’une discussion avec les organisations syndicales, patronales, avec les élus locaux”.

Ecolos, Bercy et économistes : même combat pour la fiscalité qui tue

Ecolos, Bercy et économistes : même combat pour la fiscalité qui tue

 

Avant la fin de l’année, on va s’apercevoir que la fiscalité sur le carburant ajoutée aux autres taxes a tué la croissance en France. Malheureusement, Il faut bien convenir qu’on assiste depuis quelques temps à une sulfureuse alliance entre écolos, Bercy et les économistes pour promouvoir la fiscalité comme outil de gestion de l’environnement. Pour Bercy, ce n’est pas une découverte,  la créativité de l’ingénierie fiscale est sans limite. Pour les écolos, en général culturellement  marqués à gauche, la fiscalité  constitue une religion  républicaine ; enfin ; la plus grande partie des économistes, eux nourris au catéchisme du libéralisme,  souscrivent à la gestion des émissions polluantes de manière privilégiée par la fiscalité. Ainsi par exemple, la fameuse taxe de carbone qui doit tout résoudre. Comme si la fiscalité intégrée dans les prix de marché constituait le seul moyen de régulation. En fait, c’est la monétarisation des nuisances que professent les économistes qui estiment efficace d’imposer la rareté par le niveau des prix. Une approche qui par ailleurs évacue les questions d’offre alternative réelle et d’inégalités sociales et territoriales. Sur certains sujets sociétaux, le marché et la fiscalité ne sauraient être les seuls moyens de réguler. La pollution par le transport est un sujet sociétal La régulation pour certains sujets sociétaux doit passer aussi et surtout par une politique de normes et une politique industrielle d’offre. Or on continue d’autoriser notamment dans les zones sensibles l’utilisation de véhicules complètement surdimensionnés concernant aussi bien la motorisation que le poids ou la dimension. Évidemment pour ne pas contrarier les intérêts des pétroliers, des constructeurs automobiles aussi des Etats qui prennent leur manne fiscale. Il faut aussi reconnaitre que la France  est caractérisée par une pathologie fiscale récurrente qui repose sur le fait que chaque problème peut être réglé par une  taxe. Et grâce à cette fiscalité, on tue la compétitivité, la croissance et l’emploi. Energétique ou pas, la fiscalité reste la fiscalité et le pouvoir d’achat est fortement amputé par tout nouvel impôt. D’où le tassement de la consommation des ménages qui représente 60% du PIB.

 

Réorganisation EDF: on étudie tout et même rien ! (de Rugy)

Réorganisation EDF: on étudie tout et même rien ! (de Rugy)

 

 

Merveilleux de Rugy, l’archétype de l’oligarque,  qui n’a jamais travaillé sauf dans la politique et qui veut ’révolutionner à l’organisation d’EDF ou ne rien faire du tout ! De Rugy, c’est l’écolo de service qui a remplacé Hulot. Un écolo davantage convaincu de sa carrière politique que de ses convictions politiques. Mais il faut bien faire semblant. Alors, il fait semblant de réitérer ses positions anti nucléaires tout en sachant qu’il sera bien obligé d’avaler encore davantage qu’Hulot la couleuvre développement nucléaire. Certes l’entreprise EDF n’est sans doute pas un modèle d’efficacité économique, comme d’autres entreprises de l’État, cependant on peut au moins compter sur le sérieux de ses techniciens , être assuré d’une certaine sécurité et de la continuité du service. Derrière cette réorganisation il faut surtout voir les intentions de cantonner EDF à la production et de libéraliser la distribution. Bref de privatiser une partie des activités d’EDF. Mais l’oligarque  François de Rugy se montre très prudent, il dit d’ailleurs tout et le contraire. Pas étonnant il n’a qu’une connaissance très approximative de la problématique énergétique. Vaguement diplômé d’un institut d’études politiques, il n’a d’ailleurs jamais travaillé sauf dans les milieux politiques.  “Nous étudions toutes les solutions, y compris le statu quo, ce n’est pas le changement pour le changement, c’est une question d’organisation, de structure”, a dit François de Rugy à des journalistes en marge d’un événement sur l’innovation organisé par EDF. “Nous pensons peut-être les questions économiques, technologiques lui sont assez étrangères entre parenthèses voir ce qu’il déclare à propos de la consommation d’électricité qu’il faudrait faire évoluer (l’organisation) mais nous allons faire en quelque sorte un comparatif des avantages et des inconvénients des différentes solutions, y compris du statu quo”, a ajouté le ministre. Prié de dire à quelle échéance cette réflexion pourrait aboutir, François de Rugy a évoqué la possibilité qu’un projet soit prêt au moment de la présentation de la PPE, prévue fin octobre, ou ultérieurement. “Ce que nous pensons dans les travaux préparatoires (de la PPE), c’est que nous allons plutôt avoir dans les années qui viennent, sur l’électricité, une forme de stagnation sur la consommation”, a également dit le ministre. Alors que les efforts d’efficacité énergétique feront dans un premier temps baisser la consommation, les nouveaux usages se traduiront ensuite par une augmentation, a ajouté François de Rugy, en se disant “très soucieux” de la sécurité d’approvisionnement des Français.

“Dans un deuxième temps, nous pensons que (…) à l’horizon de 2030-2035, on va avoir une augmentation globale de la consommation électrique !!!! Et pour résoudre l’équation du climat, nous considérons que cette consommation doit être satisfaite par des moyens non émetteurs de CO2, soit l’hydroélectrique, le nucléaire et le renouvelable.” Voilà tout est dit, le contraire aussi. De quoi s’assurer encore uen belle carrière politique.

Macron : les limites du « en même temps » (Jean-Christophe Gallien)

Macron : les limites du « en même temps » (Jean-Christophe Gallien)

 

 Jean-Christophe Gallien, professeure à Paris 1-Panthéon Sorbonne, président de j c g a.
, pointe les limites du « en même temps de Macron », désormais à droite et ….à droite. (Interview de La Tribune) 

 

 

« L’Olympe présidentiel est à l’épreuve du réel politique. Les fragilités d’une Macronie composite se font visibles sous la lumière crue des afters de l’été sans fin de la présidentielle. La start-up Macron, agrégation électorale devenue majorité présidentielle puis parlementaire, a du mal à passer le cap du deuxième exercice. Autour d’un cœur de cible lassé par l’Ancien monde - celui du premier tour de la présidentielle 2017 -, le second tour lui a offert des troupes venues des droites et des gauches poussées à se rassembler autour du jeune candidat par la pression électorale du Front National et de La France Insoumise. Il y avait comme une évidence prometteuse dans cet alliage entre libéraux de droite « giscardiens » et libéraux de gauche « strauss-kahniens ».Puis vint l’été 2018. Affaire Benalla non soldée, démissions fracassantes de la star Nicolas Hulot, puis du baron lyonnais, figure centrale de l’épopée macronienne, Gérard Collomb… le feuilleton Macron tourne, dès sa deuxième saison, au vaudeville politique. Loin des promesses de renouvellement des pratiques, de contrôle et d’efficacité. Entre incapacité à se faire entendre - peut-être aimer -, entre défiance personnelle et opportunisme pré-électoral, ces départs fonctionnent comme un baromètre du climat politique ambiant de la Macronie. Chaque clash s’est accompagné de critiques directement ciblées sur le Président et sa capacité à être à la hauteur des enjeux. C’est comme si Emmanuel Macron avait perdu le contrôle sur son équipe et les événements et, pire encore, c’est un peu l’accusation de Gérard Collomb, qu’il n’a pas l’expérience, voire pire : le niveau. Brutalités verbales, selfies provocateurs, retour à la rue pour des échanges directs, … avec les zigzags de sa pratique, Emmanuel Macron trouble autant qu’il semble troublé par des événements qui instaurent une sorte de tempête permanente au sommet de l’Etat. C’est pourtant le lot d’un gouvernement aujourd’hui. La crise est partout et tout le temps. Si on voit apparaître les limites de la recomposition politique, se révèlent aussi celles du « en même temps ». Faute de véritable consistance doctrinale, le macronisme a peut-être vieilli plus rapidement que prévu. La seule stabilité, le Président la trouve côté droit, chez les transfuges des Républicains, bien en place, presque à la manœuvre, au point de lorgner le ministère de l’Intérieur. Délatéralisée, la Macronie penche de plus en plus à droite.  La situation propose un vrai défi. Emmanuel Macron manque d’alliés pour faire réussir ses choix politiques en France comme géopolitiques à l’étranger. Car, en Europe comme sur la scène mondiale, il se retrouve aussi isolé. L’Allemagne et la France ne vivent plus dans la même histoire européenne depuis déjà longtemps. Et pire, les deux pays n’ont plus vraiment les clés de la Maison Europe. Depuis les bords est de l’Union jusqu’au cœur de la Méditerranée, souffle un vent puissant qui bouscule la scène européenne en visant largement notre Président. Au-delà, la déferlante néo-diplomatique et économique de son « ami » Donald Trump met à mal l’ensemble des équilibres globaux et les approches libre-échangistes et concurrentielles macroniennes qui exigeaient l’adaptation de la France aux exigences et opportunités du capitalisme mondialisé. Plus grave, ce rétrécissement, presque un isolement, l’éloigne aussi de pans entiers de la société française. Voilà le vrai danger, celui d’une opinion publique qui lâche le Président. Le charme initial est rompu. L’incompréhension s’ajoute à l’impatience. Demain la défiance ? Sondage après sondage, son action est jugée injuste et inefficace. Le doute grandit. Trop d’annonces, de signatures, de votes, de voyages, de cérémonies… pour trop peu de résultats. Nous voulions espérer. Nous voulions même croire. Maintenant, nous voulons voir, toucher, trouver du sonnant, du trébuchant. En quoi ma vie a-t-elle changé en mieux ? Emmanuel Macron doit faire la démonstration concrète que la politique sert à quelque chose. Pas à faire payer plus de CSG, pas à payer plus cher son plein de carburant, pas à m’obliger à freiner sur les départementales, pas à faire une avance à l’Etat sur mes impôts… Emmanuel Macron a été élu sur une promesse de rupture, de modernisation du pays… sur une vague populaire le dépassant aussi, une défiance généralisée envers la classe politique. Il n’a pas été élu pour faire de la vieille technocratie. Sa seule chance, la faiblesse collective des oppositions. Mais, là aussi, la météo évolue, les zombies du dégagisme ont repris vie, l’enchaînement des élections européennes, municipales… va définitivement les ressusciter. Il lui faut scorer, marquer un vrai but politique, et surtout économique, d’ici les européennes. Pour l’instant, il ne cadre pas quand il frappe. Même sur les terrains politiques, n’est pas Messi qui veut ! »

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Par Jean-Christophe Gallien
Politologue et communicant
Président de j c g a
Enseignant à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

Google suit les déplacements même géolocalisation désactivée

Google suit les déplacements meême géolocalisation désactivée

Une preuve supplémentaire que la pieuvre des plateformes est en train de tisser une énorme toile d’araignée qui rendra un jour dépendant les internautes tant pour leurs comportements de consommateurs que pour celui de citoyen. En gros ils seront conditionnés pour savoir quoi acheter et/ù ainsi que pour formater leur conviction citoyenne Selon une étude d’Associated Press (en anglais) publiée lundi 13 août, Google enregistre les déplacements de ses usagers même lorsque ceux ci ont désactivé l’option géolocalisation. Ce constat a été démontré sur les appareils Android et Apple et confirmé par des chercheurs de l’université de Princeton aux Etats-Unis. Pendant trois jours, un des chercheurs a désactivé l’option géolocalisation de son téléphone et s’est rendu compte qu’une quarantaine de lieux dans lesquels il s’était rendu avaient été enregistrés. Selon cette étude, même si l’ »historique des positions » –que l’on peut retrouver sur myactivity.google.com–  est désactivé, les applications du service continuent de géolocaliser les usagers sans leur demander leur permission.

 

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