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Eric Zemmour et Sandrine Rousseau: Dans le même sac ! ( Nelly Garnier)

Eric Zemmour et Sandrine Rousseau: Dans le même sac ! ( Nelly Garnier)

 

Selon l’élue LR parisienne, l’engouement pour le polémiste et la candidate à la primaire écolo «traduit une évolution des fondements de l’engagement politique»

 

Ils sont considérés comme des franges minoritaires de la gauche et de la droite et, pourtant, leurs propos sont commentés quasi quotidiennement. Ils choquent, ils hystérisent, font réagir. Dans le langage propre aux réseaux sociaux, on dirait qu’ils engagent, en bien comme en mal, ce qui est déjà beaucoup si l’on pense que la première réponse que donnent les Français quand on les interroge sur une personnalité politique est « aucune émotion » comme l’a révélé le baromètre « France-émotions » de la Fondation Jean-Jaurès.

Les polémiques autour des candidatures d’Eric Zemmour et de Sandrine Rousseau révèlent incontestablement quelque chose. Tout d’abord, elles témoignent d’une recomposition politique plus complexe qu’elle n’en a l’air. A la suite de l’élection d’Emmanuel Macron, nombre de commentateurs avaient prédit la substitution du clivage gauche-droite par un nouveau clivage opposant gagnants et perdants de la mondialisation. Les élections intermédiaires ont montré une réalité politique plus complexe. L’engouement pour Eric Zemmour et Sandrine Rousseau, fut-il minoritaire, traduit lui aussi une évolution des fondements de l’engagement politique.

Les rapports à l’intime, à l’expérience personnelle, aux sentiments ressentis d’oppression comme de manque de reconnaissance, deviennent des caractères majeurs du positionnement politique. Désormais, les « épreuves de la vie » constituent le cœur de préoccupation des citoyens, bien davantage que la perspective d’instaurer un ordre social ou économique radicalement nouveau, comme l’a constaté Pierre Rosanvallon dans son dernier ouvrage. Cela explique que, pour les plus jeunes générations, l’engagement politique s’exprime souvent principalement par des modes de consommation ou de nouvelles habitudes alimentaires.

Chez Sandrine Rousseau, le rapport à l’intime est évident. Figure du mouvement #Metoo, elle appelle à se libérer des trois prédations majeures instituées par l’homme dominant, à savoir la prédation du corps des personnes noires, celle des femmes et celle de la nature, comme elle l’a exposé lors d’un récent débat. Pour Eric Zemmour, qui se réclame d’un projet civilisationnel, cela est moins évident. Pourtant, c’est bien sa manière d’exprimer un malaise d’une partie du peuple français quant à son identité intime qui a fait son succès littéraire et médiatique. En mettant l’accent sur la question démographique, le journaliste politique a su faire résonner une peur profonde et collective des peuples européens de perdre leur identité face à des flux migratoires continus, dans un contexte de baisse de la natalité. Force est de constater qu’aucune des dernières lois sur l’immigration n’a su répondre à ce besoin fondamental de permanence culturelle et identitaire sur lequel la prochaine élection présidentielle ne pourra pas faire l’impasse.

Les forces politiques majoritaires auraient tort de balayer d’un revers de main les dynamiques qui s’expriment autour de ces deux personnalités. Tout comme elles auraient tort d’embrasser des mouvements qui aboutissent toujours à prôner l’affrontement d’une partie de la population avec une autre. Eric Zemmour et Sandrine Rousseau sont les deux faces d’une même pièce : une revendication à faire valoir son identité, individuelle ou collective, mais une revendication qui finit toujours en tentative d’effacement ou de destruction de l’autre. La France ne se relèvera ni d’une guerre des civilisations, ni d’une guerre des sexes. Mais, si l’on ne répond pas aux blessures intimes des Français qui s’expriment à travers ces mouvements, c’est bien à cela que l’on pourrait aboutir, tant ces dynamiques d’opinion sont puissantes et vivaces.

Si ma famille politique, la droite républicaine, est solide dans ses fondamentaux, il est de son devoir de comprendre cette irruption de l’intime dans les attentes des Français à l’égard de la chose publique. Et j’ose même affirmer qu’il est de son devoir de répondre aux deux blessures exprimées par les candidatures d’Eric Zemmour et de Sandrine Rousseau : celle d’une identité collective blessée par le choc lié à l’immigration ; celle d’une identité individuelle blessée par les inégalités de genre, mais aussi de classe et d’origine.

Nelly Garnier est conseillère LR de Paris, conseillère régionale d’Ile-de-France et déléguée spéciale à la Smart Région.

En Île-de-France, LREM même pas 10 % des inscrits

En Île-de-France, LREM même pas 10 % des inscrits

 Le score de la république en marche est assez lamentable pour un parti au pouvoir et c’est même un résultat assez historique. Aujourd’hui le parti de la république en marche ne réunit guère plus de leur de 7 % des inscrits au plan nationalsSi on se réfère aux résultats des régionales. Exemple de cet échec , avec 9,62% des suffrages, Laurent Saint-Martin termine à la dernière place. Entre le premier et le deuxième tour, sa liste a perdu un peu plus de 31.000 voix. La faute a un second tour très clivé entre Valérie Pécresse et l’écologiste Julien Bayou. « C’est une baisse que l’on attendait car le chantage à l’extrême gauche de Valérie Pécresse a fonctionné. Malgré tout, on résiste», commente le député du Val-de-Marne, interrogé par Le Figaro au lendemain du scrutin. Lot de consolation, Jordan Bardella a lui aussi été victime du duel Pécresse-Pulvar, perdant près de 33.000 voix en une semaine.

Énergie–Hydrogène 100 % vert : la même escroquerie que pour l’électricité

Énergie–Hydrogène 100 % vert : la même escroquerie que pour l’électricité

 

Le journal la Tribune consacre une longue série d’articles sur les perspectives de l’hydrogène. Dans ce journal, comme dans d’autres, on souligne l’intérêt de l’hydrogène vert qui pourrait prendre une place significative  dans le mix énergétique. Pas seulement à destination de la mobilité automobile ou maritime voire aérienne mais aussi pour d’autres utilisations par exemple comme le chauffage.

La hantise écolo contraint les observateurs et les acteurs économiques à souligner le caractère vert de l’hydrogènet. Ou en tout cas , on choisit des formules sémantiques confuses qui indiquent qu’il faut privilégier l’hydrogène renouvelable et à bas carbone. Une manière d’ouvrir la production d’hydrogène à la filière électrique nucléaire qui dispose évidemment des potentialités les plus importantes .

 

Si l’hydrogène vert – produit avec de l’électricité décarbonée – devient le carburant de la transition énergétique, les pays ont tout intérêt à se lancer vite et fort sur ce marché. L’Europe a certes bien compris l’enjeu, mais elle risque de se faire rapidement doubler par l’Asie et notamment la Chine, le Japon et la Corée qui parient également sur l’hydrogène. Le Japon et la Chine auraient par exemple respectivement investi 3 et 16 milliards de dollars pour verdir leur production, selon le cabinet Accenture. On observera qu’on passe du concept hydrogène Renouvelable à celui d’hydrogène bas carbone. Autant dire produite également par le nucléaire.

Pour faire chuter drastiquement le coût de l’hydrogène bas carbone, la filière doit faire baisser le coût des électrolyseurs.L’objectif serait de diminuer les coûts d’au moins la moitié en 10 ans.  . Il faut donc réduire de moitié le coût de nos équipements en dix ans. C’est un défi très important, mais la filière n’est pas encore industrialisée et nous pouvons donc le relever », estime Laurent Carme, le directeur général de McPhy, pionnier français spécialisé dans la fabrication d’électrolyseurs.

 

La baisse des coûts doit être alimentée par les économies d’échelle, sur la taille des équipements et leur nombre. La France vise ainsi 6,5 GW d’électrolyses déployés dans dix ans, contre seulement 5 MW actuellement. Dans cette optique, quatre projets d’usines de fabrication d’électrolyseurs sont à l’étude en France.

La baisse des coûts passera aussi par les innovations technologiques. En la matière, la France peut s’appuyer sur son excellence scientifique. Le CEA fournit de nombreuses pépites pionnières dans l’hydrogène décarbonée et son centre grenoblois est à l’origine d’une nouvelle technologie disruptive d’électrolyse à haute performance. Celle-ci va être développée par la co-entreprise Genvia, basée à Béziers (34) et pilotée par Florence Lambert (Lire son interview ici). Début mars, le CNRS a, de son côté, lancé une fédération dédiée au premier élément du tableau périodique regroupant quelque 270 scientifiques.

Dans un rapport publié en janvier 2020, RTE, le gestionnaire du réseau de transport électrique estime que 30 Twh seront nécessaires pour couvrir les besoins de production d’hydrogène à l’horizon 2035, soit à peu près 6% de la production électrique nationale actuelle.

« C’est un volume qui n’est pas négligeable, reconnaît-on chez RTE. Mais dans le même temps les efforts d’efficacité énergétique, permettant de modérer largement l’augmentation des consommations d’électricité, vont s’intensifier tandis que la production de l’électricité bas carbone va augmenter avec le développement prévu des énergies renouvelables », explique-t-il.

« D’un point de vue de la couverture des besoins d’électricité, la production par électrolyse ne posera pas de difficulté », conclut-il. Mais RTE devrait clairement préciser que cette couverture pourra être d’autant mieux assurée avec le nucléaire.

Hydrogène 100 % vert : la même escroquerie que pour l’électricité

Hydrogène 100 % vert : la même escroquerie que pour l’électricité

 

Le journal la Tribune consacre une longue série d’articles sur les perspectives de l’hydrogène. Dans ce journal, comme dans d’autres, on souligne l’intérêt de l’hydrogène vert qui pourrait prendre une place significative  dans le mix énergétique. Pas seulement à destination de la mobilité automobile ou maritime voire aérienne mais aussi pour d’autres utilisations par exemple comme le chauffage.

La hantise écolo contraint les observateurs et les acteurs économiques à souligner le caractère vert de l’hydrogènet. Ou en tout cas , on choisit des formules sémantiques confuses qui indiquent qu’il faut privilégier l’hydrogène renouvelable et à bas carbone. Une manière d’ouvrir la production d’hydrogène à la filière électrique nucléaire qui dispose évidemment des potentialités les plus importantes .

 

Si l’hydrogène vert – produit avec de l’électricité décarbonée – devient le carburant de la transition énergétique, les pays ont tout intérêt à se lancer vite et fort sur ce marché. L’Europe a certes bien compris l’enjeu, mais elle risque de se faire rapidement doubler par l’Asie et notamment la Chine, le Japon et la Corée qui parient également sur l’hydrogène. Le Japon et la Chine auraient par exemple respectivement investi 3 et 16 milliards de dollars pour verdir leur production, selon le cabinet Accenture. On observera qu’on passe du concept hydrogène Renouvelable à celui d’hydrogène bas carbone. Autant dire produite également par le nucléaire.

Pour faire chuter drastiquement le coût de l’hydrogène bas carbone, la filière doit faire baisser le coût des électrolyseurs.L’objectif serait de diminuer les coûts d’au moins la moitié en 10 ans.  . Il faut donc réduire de moitié le coût de nos équipements en dix ans. C’est un défi très important, mais la filière n’est pas encore industrialisée et nous pouvons donc le relever », estime Laurent Carme, le directeur général de McPhy, pionnier français spécialisé dans la fabrication d’électrolyseurs.

 

La baisse des coûts doit être alimentée par les économies d’échelle, sur la taille des équipements et leur nombre. La France vise ainsi 6,5 GW d’électrolyses déployés dans dix ans, contre seulement 5 MW actuellement. Dans cette optique, quatre projets d’usines de fabrication d’électrolyseurs sont à l’étude en France.

La baisse des coûts passera aussi par les innovations technologiques. En la matière, la France peut s’appuyer sur son excellence scientifique. Le CEA fournit de nombreuses pépites pionnières dans l’hydrogène décarbonée et son centre grenoblois est à l’origine d’une nouvelle technologie disruptive d’électrolyse à haute performance. Celle-ci va être développée par la co-entreprise Genvia, basée à Béziers (34) et pilotée par Florence Lambert (Lire son interview ici). Début mars, le CNRS a, de son côté, lancé une fédération dédiée au premier élément du tableau périodique regroupant quelque 270 scientifiques.

Dans un rapport publié en janvier 2020, RTE, le gestionnaire du réseau de transport électrique estime que 30 Twh seront nécessaires pour couvrir les besoins de production d’hydrogène à l’horizon 2035, soit à peu près 6% de la production électrique nationale actuelle.

« C’est un volume qui n’est pas négligeable, reconnaît-on chez RTE. Mais dans le même temps les efforts d’efficacité énergétique, permettant de modérer largement l’augmentation des consommations d’électricité, vont s’intensifier tandis que la production de l’électricité bas carbone va augmenter avec le développement prévu des énergies renouvelables », explique-t-il.

« D’un point de vue de la couverture des besoins d’électricité, la production par électrolyse ne posera pas de difficulté », conclut-il. Mais RTE devrait clairement préciser que cette couverture pourra être d’autant mieux assurée avec le nucléaire.

Attaque d’une policière à La Chapelle-sur-Erdre : toujours le même profil pour l’auteur

Attaque d’une policière à La Chapelle-sur-Erdre : toujours le même profil pour l’auteur

Encore un délinquant bien connu d’origine étrangère, psychologiquement dérangée tissée  notamment radicalisé en prison.. D’origine sénégalaise, l’homme de 39 ans est né à Saint-Nazaire, deuxième d’une frarie de huit enfants. Ses antécédents judiciaires sont nombreux : 72 mentions au total, pour des faits allant de l’usage de stupéfiants et du vol avec arme, à des violences volontaires. Sorti de prison en mars dernier, il avait été condamné par la cour d’assises du Nord à huit ans de détention après avoir séquestré, armé d’un fusil, un couple de personnes âgées à qui il espérait dérober de l’argent.

L’intéressé était inscrit dans le Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), un fichier créé en mars 2015 et qui recense, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, un peu plus de 8.000 individus connus pour des positions extrêmes et susceptibles de menacer la sûreté de l’État.

 Ndiaga Dieye semble avoir, d’après le procureur, respecté scrupuleusement ses obligations de réinsertion et de soin en prenant son traitement et en rencontrant le service pénitentiaire d’insertion et de probation. En réalité, un parcours d’insertion relativement virtuel comme pour la plupart des détenus.

Sondage : les Français METTENT DANS LE MÊME SAC LR et LREM

Sondage : les Français METTENT DANS LE MÊME SAC LR et LREM

Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria pour France InfoLe Parisien/Aujourd’hui en France  pour 64% des personnes interrogées, Les Républicains est un parti dont la plupart des dirigeants « ont des idées proches soit de La République en Marche, soit du Rassemblement national et pourraient rallier ces partis ».

52% des sondés se disent « favorables » à une alliance entre les listes LaREM et LR au second tour dans les régions où le RN est en position de l’emporter, et ce afin d’empêcher une victoire de ce parti. La proportion d’opinions « favorables » monte à 86% chez les sympathisants LaREM et à 58% chez les sympathisants LR.

Dans le cas où le but est d’empêcher une victoire de la gauche, ils sont 31% à être pour une alliance entre LR et RN, 69% se déclarant défavorables à cette solution. La proportion de « favorables » monte à 48% chez les sympathisants LR, à 57% chez les sympathisants RN.

Globalement, une personne interrogée sur deux (51%) trouvent que LR est un parti proche de LaREM.

 » Nord Stream 2 devrait se faire quand même « 

 » Nord Stream 2 devrait se faire quand même « 

 

D’après , Thierry Bros  professeur à Sciences Po, spécialiste de la géopolitique de l’énergie (interview)

 

 

 

La Russie a imposé l’interdiction d’entrée sur son territoire à huit responsables européens, dont le président du Parlement européen, David Sassoli, et la vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourová, vendredi 30 avril. Ces mesures font suite aux sanctions européennes mises en place en mars contre la Russie dans le cadre de l’affaire Navalny et face aux persécutions russes en Tchétchénie. Les ministres des Affaires étrangères européens doivent se pencher ce lundi sur la réponse à apporter aux sanctions russes.

Pourquoi le gazoduc Nord Stream 2, qui doit relier la Russie et l’Allemagne, provoque-t-il autant de controverse ?

Pour bien le comprendre, il faut remonter un peu dans le temps. L’Europe est dépendante de longue date du gaz russe, qui représente aujourd’hui 40% de son approvisionnement. Après la chute de l’URSS, la Russie envoie son gaz par des pipes terrestres qui traversent des pays devenus tiers. Pour chaque pays traversé par ses gazoducs, la Russie doit payer annuellement une somme importante. Au début des années 2000, des conflits en Ukraine provoquent plusieurs ruptures d’approvisionnement, ce qui finit de convaincre les Russes de changer leur fusil d’épaule. Ils se lancent ainsi dans la construction de Nord Stream 1, un gazoduc sous-marin de 1200 km ralliant directement l’Allemagne, ce qui représente une prouesse technologique pour l’époque. Ce projet, fonctionnel à partir de 2011, est soutenu par les Européens, qui y voient un moyen de diversifier les routes d’approvisionnement.

L’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 est toutefois venue rebattre les cartes…

Oui, l’Union européenne prend alors fait et cause pour l’Ukraine et s’oppose au second projet de gazoduc sous-marin visant à contourner celle-ci : South Stream, qui devait relier la Russie et la Bulgarie, et est rerouté vers la Turquie. Pour contester le projet, la Commission européenne utilise un raisonnement juridique innovant : la nécessité d’une séparation patrimoniale entre le producteur et le propriétaire du gazoduc. Cet argument peut aussi s’appliquer à Nord Stream 2, qui doit appartenir et être alimenté exclusivement par [le géant des hydrocarbures russe parapublic] Gazprom. Mais cette fois-ci, le leader de l’UE qu’est l’Allemagne est partie intégrante du projet et s’oppose à la Commission. Voilà tout le problème.

Pourquoi l’Allemagne s’accroche-t-elle à ce projet, contre vents et marées ?

Nord Stream 2 doit renforcer la sécurité d’approvisionnement gazier de l’Allemagne, ce qui est pour elle d’une importance capitale dans la mesure où elle a décidé d’abandonner le nucléaire et doit aussi sortir du charbon. Si les Russes venaient à réduire leurs volumes de gaz, l’Allemagne resterait servie en premier. Ce gazoduc représente aussi pour le pays la promesse d’une manne financière très importante, dans la mesure où il permettra une augmentation du transport de gaz depuis l’Allemagne vers le reste de l’Europe, au détriment de la Pologne et de l’Ukraine.

Au-delà de Bruxelles, l’opposition la plus saillante au projet vient de Washington, qui met en place des sanctions extraterritoriales. Quel est leur impact ?

Les Etats-Unis, qui veulent à tout prix empêcher l’accroissement de la dépendance énergétique de l’UE envers la Russie, et accessoirement vendre leur propre gaz aux Européens, font en effet peser la menace très dissuasive d’une interdiction des transactions en dollar. Ce sont des mesures très fermes, qui ont déjà conduit au retrait de plusieurs entreprises européennes participant à la construction de Nord Stream 2. Cela met en péril l’achèvement du gazoduc, qui est pourtant construit à 94%. Mais si les Etats-Unis peuvent se permettre une telle ingérence, c’est avant tout parce que les Européens sont désunis sur ce projet.

Vu ces pressions, le projet pourrait-il avorter ?

Je ne crois pas : le coût de Nord Stream 2 s’élève à presque 10 milliards d’euros, dont la moitié est payée par Gazprom et le reste par cinq compagnies gazières européennes. Une fois une telle somme investie, vous ne pouvez pas vous permettre de ne rien faire. Pour faire face aux pressions, une solution de temporisation s’offre aux Russes, car ce pipe-là n’est pas nécessaire à court terme. En effet, en 2019, face au retard pris par la construction du gazoduc, la Russie a signé un contrat de transit terrestre en Ukraine pour cinq ans. Même si Nord Stream 2 devenait opérationnel, les Russes devraient quand même payer 1,3 milliard de dollars à l’Ukraine tous les ans jusqu’en 2024. Je pense donc que Nord Stream 2 ne sera pas mis en service d’ici là. A l’horizon 2024, suivant l’agenda extrêmement ambitieux de la Commission européenne sur la transition énergétique, ce pipe gazier pourrait se transformer en pipe d’approvisionnement d’hydrogène produit en Russie. Le projet deviendrait alors plus consensuel pour les Européens, ce qui limiterait le pouvoir de nuisance des Etats-Unis.

Écolos allemands et français : pas le même vert !

Écolos allemands et français : pas le même vert !

Un papier du Monde met en évidence la grande différence entre des écolos allemands prêts à gouverner et des écolos français prêts surtout à contester

 

Edito du « Monde ». Une chancelière Verte à Berlin ? A cinq mois des élections législatives du 26 septembre, l’hypothèse n’est pas exclue. Certes sans expérience gouvernementale mais réputée pour sa pugnacité et sa connaissance précise des dossiers, Annalena Baerbock, que les écologistes ont désignée candidate en faisant montre d’une unité peu commune, lundi 19 avril, pourrait, à seulement 40 ans, succéder à Angela Merkel à la tête de l’Allemagne.

Deux facteurs pourraient conduire à un tel scénario. Le premier est lié aux difficultés des deux grands partis allemands, les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD), usés par de longues années d’exercice du pouvoir et portés par des candidats qui peinent à susciter l’enthousiasme. A l’issue d’un processus laborieux et fratricide, la CDU-CSU a désigné mardi Armin Laschet comme candidat à la succession de la chancelière.

Face à ces représentants du monde politique d’avant, les Verts allemands – et c’est le deuxième point – incarnent aujourd’hui le changement, sans pour autant représenter l’aventure. Présents au gouvernement dans onze des seize Länder, tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite, ils ont fait la preuve de leur capacité à gouverner, comme l’a montré la récente réélection triomphale de Winfried Kretschmann pour un troisième mandat à la tête du Bade-Wurtemberg ; ils savent aussi pratiquer le compromis dans un pays où, mode de scrutin oblige, l’exercice du pouvoir suppose de bâtir des coalitions.

Contradictions surmontées

Le contraste avec les écologistes français est saisissant. A un an de la prochaine élection présidentielle, ces derniers n’ont toujours pas de réponse précise à trois questions pourtant essentielles. Celle du rapport aux institutions, d’abord, dans une Ve République qui, par sa verticalité, entre en contradiction avec leur sensibilité politique, allergique à la culture du chef. Celle du projet politique, ensuite, dans un mouvement divisé entre partisans d’une écologie pragmatique, conduits par le député européen Yannick Jadot, et adeptes d’une rupture avec le libéralisme, à l’instar du maire de Grenoble, Eric Piolle. Celle de la stratégie de conquête du pouvoir, enfin, alors que ni l’hypothèse d’une primaire du pôle écologiste ni celle d’une candidature commune avec les socialistes ne font l’unanimité.

 

Dans un pays comme l’Allemagne, où il n’est pas nécessaire d’avoir la majorité absolue pour accéder au pouvoir, il est vrai que la situation est plus facile pour un parti comme les Verts qui, avec un peu plus de 20 % des voix, leur niveau actuel dans les divers sondages, peut prétendre entrer au gouvernement, voire le diriger si les conservateurs, qui les devancent aujourd’hui de quelques points, continuent de baisser.

Si les Verts allemands ont également leurs contradictions, entre « Realos » (pragmatiques), dont fait partie leur candidate, Annalena Baerbock, et « Fundis » (radicaux), dont l’influence a reculé mais qui continuent de peser, ils ont toutefois réussi à les surmonter. En témoigne leur « programme fondamental », adopté en novembre 2020 et qui, en 84 pages, s’efforce sur les grands débats du moment – réchauffement climatique, politique d’investissements, défense européenne, OTAN, sécurité – de concilier ambition et crédibilité. Un équilibre fragile, certes, mais sur lequel les Verts allemands ont compris qu’ils devaient s’accorder pour partir unis à la conquête d’un pouvoir qu’ils assument pleinement de vouloir exercer.

Coronavirus Allemagne : moins qu’en France -60 000 cas- mais quand même 24.000 nouveaux cas en 24 heures

Coronavirus Allemagne : moins qu’en France -60 000 cas- mais quand même 24.000 nouveaux cas en 24 heures

 

Alors que la France flirte avec les 60 000 cas en 24 heures, l’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses a enregistré 24.300 nouvelles infections au cours des dernières 24 heures, contre 17.051 la veille. Depuis le début de la pandémie, l’Allemagne a enregistré 2.833.173 infections. L’institut fait aussi état de 201 décès supplémentaires, contre 249 la veille. Depuis le début de la pandémie, 76.543 personnes sont mortes en Allemagne.

Santé et pauvreté: la même pathologie

 Santé et pauvreté: la même pathologie

 

Frédéric Gonand , professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine-PSL évoque l’interaction grandissante entre santé et pauvreté.

 

Chronique dans l’opinion

 

 

 

Un des effets inattendus de la crise de la Covid-19 est son influence probablement sensible sur le taux de pauvreté partout en Europe. Publiée dans la très fiable European Economic Review à l’automne dernier, une étude méticuleuse devrait être regardée de plus près par ceux qui se penchent sur les effets à long terme de la crise sanitaire actuelle (Wage inequality and poverty effects of lockdown and social distancing in Europe, de Palomino, Rodriguez et Sebastian).

Le constat qui émerge des données correctement traitées est que le cumul des mesures de confinement et du partage entre activités « essentielles » et activités fermées pèse relativement plus sur les bas revenus. L’équipe de chercheurs d’Oxford et de Madrid a construit un index de « capacité à continuer à travailler » (Lockdown Working Ability Index).

Cet indicateur mesure, selon les pays et les politiques sanitaires mises en œuvre, la part de la population active qui a continué son activité en télétravail et/ou dans des activités essentielles. En moyenne par pays, l’hétérogénéité est grande en Europe, de 35 % seulement pour la Bulgarie à plus de 60 % pour les Pays-Bas. A l’aune de ce critère, la France n’est pas trop mal classée (près de 55 %).

Les conséquences économiques et sociales du choc de pauvreté risquent d’être durables car l’entrée en pauvreté peut avoir des effets non réversibles pour les personnes

Compensations. Toutefois, pour les bas salaires, cet index de capacité à continuer à travailler est plus faible que la moyenne. Les tâches des personnes peu qualifiées sont relativement moins réalisables en télétravail et/ou relativement plus souvent effectuées dans des services considérés comme « non essentiels » par les pouvoirs publics. La perte de revenu occasionnée est significative pour les bas revenus (i.e. les 25 % des rémunérations les plus basses). Elle est comprise, avant mesures plus ou moins partielles de compensation des pouvoirs publics, entre 10 % à 16 % en Europe (et entre 9 % et 14 % en France) selon l’équipe de chercheurs.

La conséquence est une influence à la hausse assez forte sur le taux de pauvreté, comprise entre 5 et 9 points de pourcentage en Europe, et entre 4 et 8 en France où le taux de pauvreté monétaire est d’environ 16 %. C’est dire la pression qui s’exerce et va continuer à s’exercer sur les dépenses sociales en Europe, et le risque élevé que l’intégralité du choc ne soit pas compensée par les dispositifs mis en place (chômage partiel notamment).

Ce choc de pauvreté n’était guère anticipé, qui reflète l’effet conjoint de la pandémie et des mesures prises pour la contrer. Ses conséquences économiques et sociales risquent d’être durables car l’entrée en pauvreté peut avoir des effets non réversibles pour les personnes. Il matérialise le lent déclassement économique qui ronge aujourd’hui les pays européens. Les pays d’Asie du sud-est semblent à ce stade beaucoup plus résilients, dont les économies sont déjà en phase de redémarrage.

Le chemin vers la solution en France est connu depuis longtemps. Elle implique une baisse importante de celles des dépenses publiques qui n’ont pas d’effet favorable significatif sur la croissance, pour réduire les impôts, et une augmentation de l’âge minimum de départ à la retraite.

Frédéric Gonand est professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine-PSL.

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

« On a, dans cette crise, parfois considéré que ce qui arrivait à nos voisins ne nous arriverait pas », rappelle Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l’Académie de médecine. « Aujourd’hui il faut se rendre à la raison : ce qui arrive à l’Angleterre va nous arriver », alerte-t-elle ce mardi 12 janvier sur RTL.

L’infectiologue souligne que le problème n’est pas de savoir si cela va nous arriver, mais quand : « peut-être a-t-on un peu plus de temps qu’eux, et là il faut utiliser ce temps pour s’organiser, pour vacciner ». Pour savoir réellement combien de temps la France a devant elle pour faire face au variant britannique, il faut attendre qu’un « état des lieux précis » soit dévoilé dans les prochains jours.

En effet, la question fondamentale est de savoir « quel est le taux de pénétration du virus sur le territoire français », assure Anne-Claude Crémieux. « Soit nous sommes encore avec 1 à 2% de virus variant sur le territoire, on a un peu plus de temps, ça se compte en semaines. Soit on est déjà à 10 à 20% et il faut se préparer à vivre la situation anglaise dans les jours qui viennent« , prévient la professeure.

 

L’infectiologue rappelle que « ce variant se diffuse extrêmement rapidement, il est capable de mettre en tension extrême le système de santé, il faut donc à la fois imaginer que s’il est présent de façon importante sur le territoire on doit utiliser toutes les mesures de freinages qui sont à notre disposition et il faut accélérer la campagne vaccinale« .

Un variant « dangereux » de par sa propagation très rapide. « On sait qu’il est plus transmissible, aux environs de 50% plus transmissible que les souches antérieures. On sait qu’il n’est pas plus virulent, c’est-à-dire qu’il ne donne pas de formes plus sévères et ce qu’on attend de savoir de manière certaine, c’est qu’il n’a pas d’impact sur le vaccin », dit Anne-Claude Crémieux.

« Ce mutant va remplacer les souches qui sont actuellement circulantes », indique la professeure en maladies infectieuses, qui prévient que la Covid-19 peut encore varier : « au début on disait que ce virus mutait peu, finalement on vient d’apprendre qu’il était capable de muter et d’intégrer un grand nombre de mutations dans son génome. À terme, cela veut dire qu’il va continuer à muter et il faut se préparer à l’idée que les vaccins vont être obligés au fur et à mesure d’intégrer ces modifications ».

Identité nationale : un « en même temps douteux » de Macron

Identité nationale : un « en même temps douteux » de Macron

Un inquiétant patchwork où le chef de l’Etat multiplie les références à des personnages historiques ennemis de la République : c’est ainsi que le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, commente, dans une tribune, l’interview d’Emmanuel Macron à « L’Express ».

Tribune Dans une interview fleuve publiée le 22 décembre par l’hebdomadaire L’Express, Emmanuel Macron a remis en selle l’idée naguère portée par MM. Sarkozy et Fillon d’organiser des débats sur l’« identité nationale ». Certes, l’expression semble, dans son propos, critiquée. Toutefois, elle ne l’est pas sur le fond mais uniquement en ce qu’elle était porteuse de trop de « polémiques ». En outre, la filiation sur ce point avec Nicolas Sarkozy est revendiquée par l’actuel chef de l’Etat.

Alors, dans un étonnant patchwork, on verra émerger la question de la place des personnes issues de l’immigration et la nécessité réaffirmée de se projeter dans la construction européenne. Mais, plus fondamentalement, que de clins d’œil douteux faisant écho à des propos déjà tenus ou à des actes déjà posés sous ce quinquennat !

L’on apprend ainsi qu’il faut pouvoir dire que Pétain fut un grand soldat en 1917. On se demande bien qui le nie. Et cela est d’autant moins nié que le crime de Pétain – la Collaboration et son lot de morts, de trahisons, de déportations et d’exactions – fut précisément facilité par le prestige qu’il avait acquis durant la Grande Guerre.

Pétain n’a plus à être honoré

Sans le Pétain de 1917, il n’y a pas de Pétain de 1940. Alors, si le Pétain de 1917 fut un grand soldat (même si sa stature d’alors relève aussi d’une construction politique et historiographique), du fait qu’il a usé de cette grandeur pour mieux trahir son pays et la République, cette grandeur n’a plus à être honorée. Il y a bien longtemps qu’elle a été souillée par les balles, allemandes ou françaises, qui abattirent Jean Zay, Georges Mandel, Victor Basch, Missak Manouchian et tant d’autres. Bien longtemps que les flammes des fours de Birkenau ont rendu indécente sa célébration.

L’on apprend également dans cette interview qu’il ne faut pas faire comme si Charles Maurras n’avait pas existé. Là encore, qui fait comme si ce détestable concepteur de la notion d’« antisémitisme d’Etat » n’avait pas existé ? Que signifie cette expression? Faut-il y voir un lien avec l’inscription de Charles Maurras au calendrier officiel des commémorations de l’année 2018 pour les 150 ans de sa naissance ?

On lit également l’emploi de la notion d’« Etat légal ». Etrange expression qui, en écho au « pays légal » honni par Maurras qui célébrait le « pays réel », montre que, décidément, Maurras n’est pas oublié. Pour notre part, comment pourrions-nous oublier celui qui considérait que la disparition de la République en 1940 était une « divine surprise » ? Ou qui, durant des années, dénonça les « quatre Etats confédérés » dont il fallait détruire l’influence néfaste sur la France : les juifs, les métèques, les protestants et les francs-maçons ?

 

 

« Giscard d’Estaing ,moderne et rétro en même temps « 

« Giscard d’Estaing, moderne et rétro en même temps « 

Au-delà de plusieurs réformes sociétales significatives, le septennat de ce grand bourgeois a préparé la révolution conservatrice des années 1980 avec le début des politiques de rigueur et l’adoption des référentiels de la dérégulation de l’économie, analyse dans une tribune au « Monde » la sociologue Cégolène Frisque

Par Cégolène Frisque(Maîtresse de conférences en sociologie à IUT de la Roche sur Yon, laboratoire Arènes et docteure en science politique)

Tribune. L’annonce de la mort de Valéry Giscard d’Estaing a été l’occasion, pour de nombreux médias, de mettre en scène la modernité de son style de pouvoir et de sa gestion médiatique, et le caractère réformateur de sa politique. Cette perception repose sur un décalage de perspective et des effets d’inertie historique. En effet, la « modernisation » apparente du style présidentiel repose paradoxalement sur une appartenance confiante aux élites et l’instauration d’un nouveau rapport aux médias, bien davantage que sur des transformations profondes.

L’emploi de nouveaux codes politiques est inspiré de John F. Kennedy et d’un voyage aux Etats-Unis en 1962, comme la mise en scène de la jeunesse, d’une certaine décontraction, le fait de s’afficher dans sa vie quotidienne et en famille, faisant du sport, rencontrant des familles rurales ou des ouvriers…

 

Si ces éléments témoignent d’une « modernité » apparente, c’est d’abord en comparaison avec le style souvent très officiel, voire guindé ou déclamatoire qui l’ont précédé, et surtout, cela repose sur une attitude de supériorité sociale maîtrisée. Car c’est paradoxalement l’appartenance aux plus hautes couches de la bourgeoisie, et le cursus honorum d’un énarque polytechnicien passé par les plus prestigieuses écoles du pouvoir politique, technique, économique et administratif, qui le placent en position d’adopter ces innovations. 

Le décalage avec l’opinion publique

L’aisance conférée par cette supériorité sociale lui permet de se montrer dans des situations plus triviales. Néanmoins, derrière cet assouplissement apparent des conventions s’exprime l’habitus – le comportement – d’un grand bourgeois, dans sa manière de se tenir, son langage corporel, toujours un peu rigide, sa diction, légèrement chuintante, qui marque cette appartenance, le rapport aux autres, distant malgré la volonté de proximité…

C’est d’ailleurs cette contradiction entre une stratégie de présentation de soi moderniste et des codes sociaux intériorisés et extériorisés beaucoup plus classiques voire traditionnels, qui creusera ensuite le décalage avec l’opinion publique.

 

Mais avant, cette posture modernisatrice rencontre les attentes des médias, notamment de la radio et de la télévision, qui se sont déjà largement autonomisés avec la fin de l’ORTF en 1974 et cherchent à instaurer de nouvelles relations avec le pouvoir (proximité, rôle de l’image, codes de l’interview et du libre-échange…). Ils contribueront donc, pendant un temps, avant que d’autres « affaires » ne prennent le dessus, à la mise en scène présidentielle. 

Climat– La convention citoyenne n’a aucune légitimité ni même la moindre représentativité

Climat– La convention citoyenne n’a aucune légitimité ni même la moindre représentativité

 

Il est pour le moins curieux que la convention citoyenne qui n’a aucune légitimité s’arroge le droit de protester auprès du président de la république parce que ses propositions ne sont pas mises en application. Pourtant,  c’est le rôle classique de toutes les commissions y compris légitimes de se cantonner dans un rôle consultatif. Les commissions et autres conseils se limitent à des propositions et le pouvoir législatif décide.

 

La convention  d’une part veut s’ériger en comité de suivi d’autre part se transforme  en organisation politique pour protester contre le gouvernement et le président de la république. Un président de la république par ailleurs piégé par son opération de contournement des organismes officiels. Pour cela, il a créé une convention  dite de citoyens choisis au hasard. La même méthode que pour choisir les députés et qui conduit à la même catastrophe avec une incompétence générale.

 Cette commission, en fait composée surtout d’écolos bobos tendance gauchisants, a sorti  un catalogue de type auberge espagnol complètement irréaliste qui témoigne non seulement de la méconnaissance environnementale mais aussi des réalités socio- économiques.

 

 Ses membres veulent imposer des mesures étatiques quand il faut procéder à une gestion participative avec les acteurs économiques et sociaux. Bref du gauchisme et de l’utopie à l’état pur. Évidemment le président pour éteindre ce petit incendie sans lendemain a confirmé son approbation de la quasi-totalité des mesures de la convention citoyenne alors que pour l’instant il n’en n’appliquera deux ou trois sur les 150!

 

Une bonne leçon pour Macron dans le contournement de la démocratie lui revient comme un boomerang et pour les membres de la Convention qui doivent aussi apprendre la démocratie.

La convention citoyenne n’a aucune légitimité ni même la moindre représentativité

La convention citoyenne n’a aucune légitimité ni même la moindre représentativité

 

Il est pour le moins curieux que la convention citoyenne qui n’a aucune légitimité s’arroge le droit de protester auprès du président de la république parce que ses propositions ne sont pas mises en application. Pourtant,  c’est le rôle classique de toutes les commissions y compris légitimes de se cantonner dans un rôle consultatif. Les commissions et autres conseils se limitent à des propositions et le pouvoir législatif décide.

la commission d’une part veut s’ériger en comité de suivi d’autre part s’érige en organisation politique pour protester contre le gouvernement et le président de la république. Un président de la république par ailleurs piégé par son opération de contournement des organismes officiels. Pour cela il a créé une commission dite de citoyens choisis au hasard. La même méthode que pour choisir les députés et qui conduit à la même catastrophe avec une incompétence générale.

 Cette commission en fait composée surtout d’écolos bobos tendance gauchisants a sorti  un catalogue de type auberge espagnol complètement irréaliste qui témoigne non seulement de la méconnaissance environnementale mais aussi des réalités socio- économiques.

 Ses membres veulent imposer des mesures étatiques quand il faut procéder à une gestion participative avec les acteurs économiques et sociaux. Bref du gauchisme et de l’utopie à l’état pur. Évidemment le président pour éteindre ce petit incendie sans lendemain a confirmé son approbation de la quasi-totalité des mesures de la convention citoyenne alors que pour l’instant il n’en n’appliquera deux ou trois sur les 150!

Une bonne leçon pour Macron dans le contournement de la démocratie lui revient comme un boomerang et pour les membres de la Convention qui doivent aussi apprendre la démocratie.

Les contradictions du « en même temps »

Les contradictions du « en même temps »

Maxime Sbaihi, Maxime Sbaihi est directeur général du think tank GénérationLibre, prend l’exemple de l’écologie et de la décentralisation pour démontrer les contradictions du en même temps dans l’opinion.

 

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Le « en même » temps présidentiel suscite certaines moqueries mais est une touche de nuance bienvenue dans un pays trop habitué à penser noir ou blanc alors que la réalité est d’une grise complexité. Encore faut-il que la parole et les actes soient cohérents. Sur l’écologie et la décentralisation, la communication et l’action du gouvernement divergent au point de se fourvoyer dans d’aberrantes contradictions. Cela nuit à la compréhension et surtout à l’efficacité de l’action publique.

Prenons l’écologie. Le gouvernement proclame partout qu’il prend très au sérieux le défi du réchauffement climatique mais s’obstine par ailleurs à fermer des centrales nucléaires. Ce choix, ou plutôt ce non-choix puisqu’il perpétue une décision très politique et peu scientifique du précédent quinquennat, prive notre pays de la source d’énergie la moins émettrice de carbone, en plus de mettre à mal son indépendance énergétique.

Dans le dos des discours verdoyants, l’exécutif a également décidé d’inclure des véhicules à moteur thermique dans les nouvelles primes à la conversion mises en place dans le plan d’urgence pour aider le secteur automobile. De l’autre côté du Rhin, le gouvernement a esquivé l’incohérence écologique en décidant, envers et contre le puissant lobby automobile, de cibler ces mêmes aides uniquement sur les véhicules électriques. Vouloir réduire nos émissions de carbone et, en même temps, tourner le dos au nucléaire et subventionner l’achat de véhicules polluants ? Un grand écart avec claquage assuré.

Mendicité. Autre exemple : la décentralisation, sur toutes les lèvres mais nulle part ailleurs. « Tout ne peut pas être décidé si souvent à Paris », déclarait solennellement le président de la République dans son allocution du 14 juin. Le terrain assiste pourtant à une recentralisation rampante. La suppression, partielle, du boulet économique que sont les impôts de production est salutaire mais prive les collectivités locales d’un des rares leviers budgétaires qui leur reste. La promesse faite par le Premier ministre de compenser les recettes en dotations va réduire d’autant plus la peau de chagrin qu’est leur autonomie fiscale. Le rapport malsain de mendicité permanente entre les collectivités et Paris sera renforcé.

Le virus semble aussi être une bonne excuse pour que la capitale court-circuite les pouvoirs locaux. A Marseille, Toulouse ou encore Strasbourg, le port du masque obligatoire a été décrété unilatéralement par les préfets. Les représentants de l’Etat central ont imposé une restriction ciblée sans se concerter avec les représentants locaux du peuple. Ces derniers s’en sont bruyamment émus, tous bords confondus. Proclamer que le pouvoir doit être mieux réparti sur le territoire et, en même temps, snober les élus locaux et rapatrier davantage de fiscalité à Paris ? La décentralisation peut se retourner dans sa tombe.

Le « en même temps » tourne ici en rond et finit par se mordre la queue. L’écologie et la décentralisation sont des enjeux d’avenir trop importants pour être piégés dans une telle contradiction débouchant sur des décisions erratiques. C’est dans cet écart entre les paroles et les actes que s’engouffrent les populismes et que se cultive la méfiance croissante de nos concitoyens, et de nos élus locaux, envers Paris. En même temps, face à une telle incohérence, comment leur en vouloir ?

Maxime Sbaihi est directeur général du think tank GénérationLibre.

Plantes et vie: la même substance

Plantes et vie: la même substance

 

 

Les êtres sont composés d’une seule et même substance qui ne cesse de se métamorphoser, explique le philosophe Emanuele Coccia dans un entretien au « Monde ». Et cette reconnaissance permet de fonder une politique planétaire affranchie de toutes les frontières.

Philosophe et maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Emanuele Coccia a récemment publié Métamorphoses (Rivages, 240 p., 18 €). Il explique pourquoi les plantes sont les jardiniers et les paysagistes de notre monde.

Pourquoi les plantes ont-elles, selon vous, modifié à jamais la structure métaphysique du monde ?

Les plantes jouent un rôle majeur car ce sont elles qui font de la matière et de l’espace qui nous entourent un monde : elles sont responsables (avec les océans et les bactéries) de l’oxygénation de l’atmosphère, mais surtout de la capture et de la mise à disposition pour tous les vivants de la lumière solaire, qui est la source principale d’énergie sur cette planète. Et de ce point de vue, elles transfigurent littéralement la planète dans quelque chose dont la chair contient une force extraterrestre. Une pomme, une poire, une pomme de terre : ce sont de petites lumières extraterrestres encapsulées dans la matière minérale de notre planète. C’est cette même lumière que chaque animal recherche dans le corps de l’autre lorsqu’il mange (peu importe qu’il mange d’autres animaux ou des plantes) : tout acte de nutrition n’est rien d’autre qu’un commerce secret et invisible de lumière extraterrestre, qui par ces mouvements circule de corps en corps, d’espèce en espèce, de royaume en royaume.

Le monde est tout d’abord une réalité végétale : c’est seulement parce qu’il est un jardin que nous pouvons y vivre. Au fond, nous ne sommes jamais sortis du paradis, nous n’avons jamais abandonné le jardin originel. Nous ne pourrons jamais le quitter. Etre au monde signifie pour nous, les humains, être condamnés à nous nourrir de ce que la vie végétale a su faire du soleil et du sol, de l’eau et de l’air. Mais si le monde est jardin, ce n’est pas parce que les plantes en constituent le contenu privilégié : c’est au contraire parce que ce monde est fait, fabriqué par les plantes. Elles en sont donc les jardiniers : ce sont elles qui font ce monde, ce sont elles qui maintiennent ce monde en vie. Nous, les hommes, ainsi que tous les autres animaux, nous sommes l’objet de l’action du jardinage cosmique des plantes. Nous sommes seulement l’un des leurs nombreux produits culturels ; nous sommes l’un des innombrables objets de leurs agricultures. Les plantes ne sont pas le paysage, elles sont les premiers paysagistes.

Management entreprise : plus écologique et plus social en même temps ?

Management entreprise : plus écologique et plus social en même temps ?

 

Une  interrogation Anne Salmon: «L’éthique managériale est moralisatrice, liberticide et coercitive»

Philosophe et sociologue, Anne Salmon est Professeure des universités au Cnam,  s’interroge sur la compatibilité d’aménagement à la fois plus écologique et plus sociale dans une interview au journal l’Opinion

Comment les entreprises en sont venues à construire des discours autour de l’éthique ?

Dans les années 1980-1990, les charrettes de licenciements et de démantèlements d’entreprises ont provoqué la perte d’identité de beaucoup d’organisations. Les structures disparaissaient. Tout comme le sens qu’elles véhiculaient. Cela a favorisé le détachement des salariés, et le délitement de leur loyauté. Quand les réorganisations du travail sont perpétuelles, elles provoquent un déficit de coopération : les travailleurs ne se connaissent plus, les liens qui les unissent sont moins puissants. Non contents d’avoir fragilisé la puissance sociale et politique du travail par des méthodes managériales visant à isoler, à mettre en concurrence, et à diviser les salariés, les grands groupes ont perfectionné des dispositifs pour contraindre et orienter les conduites. Leurs armes ? L’éthique d’entreprise avec son arsenal de chartes, de codes, de systèmes d’alerte et d’incitation à la dénonciation. Elle a d’abord pris la forme anodine d’un discours séducteur, quasi publicitaire, sur les valeurs du groupe. Celui-ci n’a pas remporté l’adhésion des salariés qui y ont vu de purs artifices. L’éthique managériale a plus récemment dévoilé son vrai visage : moralisateur, hygiéniste, liberticide, coercitif.

Aujourd’hui, on ne demande plus seulement aux salariés de faire leur travail, mais d’être « vertueux » y compris hors travail. Et c’est inquiétant. Les finalités de l’éthique occidentale peuvent-elles se trouver réduites à l’efficacité économique ? »

De quelle manière l’éthique peut-elle devenir coercitive ?

D’incitatives et peu formalisées, les chartes éthiques sont devenues contraignantes au point que certains impératifs ressemblent forts aux articles des règlements intérieurs. Le législateur s’en est préoccupé et aujourd’hui, il existe un encadrement juridique dont les salariés et les syndicats peuvent se saisir. Malgré tout, une nébuleuse d’autres documents forme, autour des chartes, un halo de règles dignes de l’hygiénisme du XIXe siècle. Chez EDF, dès 2013, on expliquait aux salariés comment se comporter pour bien dormir la nuit. La « ​charte d’engagement de risques plain-pied ​» incitait les collaborateurs à respecter des consignes de sécurité aussi infantilisantes que « ​je ne téléphone pas en marchant », ou « j’analyse les conditions au sol quand je me déplace ». La même entreprise envoyait des mails où étaient détaillés les risques liés aux sports de glisse… L’entreprise pénètre la vie privée qu’elle risque d’annexer à son profit. Ce sont des limites qu’il est inacceptable de franchir. Mais cela peut aller encore plus loin, si, par le biais de l’éthique d’entreprise, les directions entendent régir l’existence et les valeurs de leurs salariés. Aujourd’hui, on ne demande plus seulement aux salariés de faire leur travail, mais d’être « vertueux », y compris hors de leur travail. Et c’est inquiétant. Les finalités de l’éthique occidentale peuvent-elles se trouver réduites à l’efficacité économique ?

Quel regard portez-vous sur les évolutions de management et de discours observés pendant le Covid ?

Dans de nombreuses situations, le management a été totalement dépassé. L’entreprise agile ? Sur ce plan, le Covid semble avoir fait tomber les masques. Pour faire face aux urgences et à l’inédit, les salariés ont fait sauter les verrous des règles et des contrôles qui alourdissaient dangereusement le travail. Le management a laissé faire. Des marges d’autonomie ont été retrouvées. Dans certains cas, le télétravail a été l’occasion de nouvelles formes d’emprise. Avec certaines interfaces de travail à distance, les managers peuvent à tout moment vérifier si leurs collaborateurs sont connectés ou pas. Il faudra être vigilant. Le management est tenté de revenir à ses vieilles méthodes. On le voit dans les hôpitaux, dans les services publics, dans les entreprises : toutes sortes de fiches d’évaluation comptable circulent pour contrôler ce qui a été fait. Le but ? Chercher coûte que coûte à faire rentrer l’engagement spontané dans les vieux cadres et les colonnes figées des tableaux de bord. Si face à la mobilisation de tout un chacun, le dernier mot du management, c’est « combien ? » en présentant de nouveau l’armada d’indicateurs, il n’est pas certain que les salariés courbent l’échine. Avec la liberté, c’est aussi de la fierté que le travail a retrouvée dans la coopération, la solidarité mais aussi l’efficacité. Au fond, au plus près du travail, une éthique s’est esquissée.

L’éthique instrumentale est incapable de mobiliser. Voilà pourquoi elle devient coercitive

L’éthique, éternel instrument du capitalisme ?

Le capitalisme a mobilisé des ressources éthiques à certaines périodes de l’histoire. L’éthique protestante puis l’éthique progressiste au XIXe siècle ont l’une et l’autre fini par jouer un rôle important. Elles ont contribué à légitimer l’orientation de l’activité économique d’abord à la naissance du capitalisme rationnel moderne, puis pendant la révolution industrielle. Mais l’éthique restait extra-économique et pouvait se retourner contre les entreprises si celles-ci outrepassaient son cadre. De nos jours, la situation est différente. Ce sont les entreprises elles-mêmes qui créent de toutes pièces leur éthique. Elles font pour cela appel à des agences de conseil, qui, en dégageant toujours les mêmes valeurs d’une entreprise à une autre, donne un vernis légitimant au discours institutionnel. Cette éthique instrumentale est incapable de mobiliser. Voilà pourquoi elle devient coercitive. Ses dispositifs contraignants font perdre en « agilité » : une contradiction qui, tout particulièrement dans les moments de crise, s’exacerbe dangereusement.

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus 

 

 

C ‘est sans doute la principale contradiction à savoir la montée en puissance des créations d’emplois au mois de juin ( près de 5 millions au lieu de 3 millions attendus) alors que parallèlement le Coronavirus affecte de plus en plus de personnes au rythme actuel de 50 000 par jour. Sans doute d’ailleurs un effet mécanique. L’ l’insuffisance des mesures sanitaires favorise le développement du virus avec la progression des activités économiques.

Le département du Travail a fait état de 4,8 millions de créations d’emplois non-agricoles le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,0 millions.

Ce chiffre est le plus élevé jamais enregistré sur un mois depuis le début du suivi des chiffres de l’emploi par Washington en 1939.

Les créations de postes de mai ont en outre été revues en hausse à 2,699 millions contre 2,509 millions annoncé initialement.

Le rebond des deux derniers mois est toutefois loin de compenser l’explosion du chômage subie en avril avec 20,787 millions d’emplois détruits.

Les bons chiffres de juin s’ajoutent à une série d’indicateurs, sur la consommation des ménages entre autres, qui reflètent un rebond net de l’activité économique. Cette embellie qui pourrait toutefois être remise en question par la remontée des chiffres de l’épidémie ces derniers jours dans de nombreux Etats, dont la Californie, le Texas et la Floride, les plus peuplés du pays.

Les économistes expliquent aussi la vitesse et l’ampleur du rebond de l’emploi par l’impact du “Paychek Protection Program”, un dispositif mis en place par l’Etat fédéral pour prêter aux entreprises des sommes qu’elles ne remboursent que partiellement si elles les utilisent pour continuer de payer leurs salariés.

Mais les crédits alloués à ce “PPP” sont pratiquement épuisés, ce qui pourrait se traduire par une nouvelle vague de licenciements.

Les inscriptions au chômage tendent pour l’instant à se stabiliser: elles sont revenues à 1,427 million la semaine dernière après 1,482 million la semaine précédente.

En même temps que ce rebond de l’emploi, la croissance du nombre d’infections du Corona =virus ne ralentit pas. En effet, au moins 53.069 nouvelles infections au coronavirus ont été recensées aux Etats-Unis en 24 heures, selon le comptage jeudi à 20 heures 30 locales de l’université Johns Hopkins, un niveau record depuis le début de la pandémie, à la veille du long week-end de la fête nationale. Cela porte à plus de 2,7 millions le nombre total de cas détectés dans le pays. 649 personnes sont décédées du Covid-19 sur le sol américain lors dès dernières 24 heures, 128.677 depuis le début de la crise sanitaire mondiale.

Le niveau des cas nouvellement détectés aux Etats-Unis est plus élevé qu’à aucun moment depuis l’apparition du Sars-Cov-2, et les hospitalisations augmentent dans plusieurs foyers comme Houston (Texas) et Phoenix (Arizona).

Au Texas, près de 8.000 nouveaux cas ont été recensés depuis mercredi, forçant le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, un allié du président Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics de son grand Etat du Sud américain, à la veille des festivités du 4 juillet. Celles-ci sont traditionnellement marquées par des réunions familiales ou de grands rassemblements pour assister aux feux d’artifices. Les autorités craignent alors une propagation du virus, qu’elles admettent ne pas contrôler totalement.

Pour fêter l’indépendance des Etats-Unis, le président Donald Trump prévoit d’assister vendredi avec sa femme Melania Trump à des feux d’artifice au Mont Rushmore, haut lieu touristique du Dakota du Sud, où les têtes d’anciens présidents ont été taillées dans le granite.

Livrets A et LDDS nouveau record en mai et même prudence des ménages

Livrets A et LDDS nouveau record en mai et même prudence des ménages

Preuve que les inquiétudes sont encore fortes chez les ménages , l’épargne continue d’augmenter mais si elle est un peu moins forte. Il y a sans doute d’abord l’inquiétude sanitaire qui elle-même n’est pas complètement surmontée, pour preuve des l hypothèses de deuxième vague à l’automne et globalement un virus dont le nombre d’infectés ne cesse d’augmenter dans le monde. Il y a peut-être aussi et surtout les conséquences économiques et sociales de cette crise sanitaire qui a paralysé parfois pendant deux mois une partie de l’appareil productif et déstabilisé la rentabilité des activités. Maintenant chaque jour se succèdent l’annonces de plan d’ajustement des effectifs, des vagues très importantes dans les secteurs aussi stratégiques que la construction aéronautique, le transport aérien, les services, le commerce et demain sans doute dans de nombreuses PME.

Les particuliers encore davantage que les entreprises sont très prudents quant à leurs investissements et même à la dépenses courantes. Comme on le sait, c’est surtout la consommation qui en France soutient la croissance ( environ 55 % du PIB)  Or comme les investissements des entreprises sont également en recul de l’ordre de 15 % et que le commerce international lui pèse toujours de façon structurellement négative sur l’économie française., l’attitude prudentielle des entreprises comme  des ménages caractérise la gestion des revenus par .

Pour les particuliers, les sommes déposées sur ces différents produits ont continué d’exploser en mai, avec 5,14 milliards d’euros collectés au total. La hausse par rapport à une année plus classique est notable : l’an dernier, sur le même mois, seul 1,61 milliard d’euros avait été déposé sur ces deux produits.

À titre de comparaison, les mois de mars et avril derniers avaient été particulièrement fructueux pour les dépôts, avec une collecte nette respective de 3,82 et 7,39 milliards d’euros. Des montants déjà en forte hausse par rapport aux mêmes périodes un an plus tôt, lorsque les ménages avaient déposé 2,52 puis 2,48 milliards d’euros seulement.

Sur les cinq premiers mois de l’année 2020 cumulés, les dépôts ont été particulièrement massifs, dépassant les 22,4 milliards d’euros sur ces deux livrets. Le livret A, notamment, a été particulièrement prisé, avec 17,4 milliards d’euros déposés en cinq mois, contre 11,06 milliards d’euros sur la même période un an plus tôt. Même chose pour le LDDS, qui a récolté près de 5 milliards d’euros depuis janvier contre 2,67 milliards d’euros sur la même période en 2019.

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