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Ralliement à Mélenchon : la fin du parti communiste ?

Ralliement à Mélenchon : la fin du parti communiste ?

En se ralliant à la candidature de Mélenchon, on peut se demander si la fin du parti communiste n’est pas programmée. En effet c’est la démonstration que le parti communiste est incapable de présenter un candidat suffisamment crédible pour recueillir un score pas trop ridicule. Ce ralliement à un homme n’est guère dans la tradition du parti communiste. Certes on peut comprendre que le PC ne souhaite pas cette fois une union avec des socialistes avec lesquels ils sont en désaccord à peu près surtout. Pour autant le soutien à Mélenchon repose sur des bases très fragiles et relativement éphémères. Mélenchon ne dispose pas d’un véritable parti ; le parti de gauche est une sorte de rassemblement qui tient surtout à la personnalité de Mélenchon et à sa qualité indiscutable de tribun. Le parti communiste lui tient encore grâce à son organisation et à ses élus. La démarche un peu bonapartiste et autoritaire risque de faire des vagues au sein de communiste qui pourraient s’engager après cette alliance d’abord dans la voie de la soumission à un homme puis  vers l’extinction progressive. Les militants du Parti communiste français (PCF) ont voté à 53,6% en faveur d’un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle, contre 46,4% qui lui préféraient une candidature indépendante, annonce samedi 26 novembre la direction du PCF. La conférence nationale du PCF – qui réunit les cadres du parti – avait voté au début du mois pour une candidature communiste indépendante à 55,69%, l’option du soutien au co-fondateur du Parti de gauche ne recueillant que 44,31% des voix. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui avait initialement soutenu sans grande conviction un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon, au nom du rassemblement, s’est depuis engagé plus franchement en faveur de cette approche. Le grand gagnant de cette opération de rapprochement sera sans doute Mélenchon qui pourra ainsi tenir les parrainages nécessaires pour 2017. Une victoire de l’ancien trotskiste qui laissera des traces au sein du PCF.

Communistes : le PC dit non à Mélenchon

Communistes : le PC dit non à Mélenchon

 

 

Contre toute attente, les responsables communistes se sont prononcés contre l’alliance avec Mélenchon. Pourtant le secrétaire national Pierre Laurent était en faveur de cette alliance. En cause sans doute la peur des communistes de disparaître complètement dans le mouvement de Mélenchon ; lequel veut imposer une charte draconienne lors des prochaines parlementaires pour imposer une soumission totale à ses représentants. En clair le risque était de voir les communistes disparaître complètement en tant qu’organisation politique indépendante. Du coup,  il se pourrait que le parti communiste passe à nouveau des accords avec le parti socialiste dans certaines circonscriptions ce qui lui permettra à la fois de sauver les meubles et de demeurer encore pour un temps une force politique indépendante. D’une certaine manière Mélenchon par sa posture quasi stalinienne vis-à-vis de ses soutiens risque de se priver d’un apport qui lui aurait permis vraisemblablement d’être le candidat de gauche le mieux placé au premier tour des présidentielles. Les délégués nationaux du Parti communiste français se sont donc prononcés samedi contre un ralliement à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017, rapporte le PCF sur son compte Twitter. La conférence nationale du PCF, qui se réunissait samedi à Paris, devait choisir entre deux options: soutenir le cofondateur du Parti de gauche ou présenter un candidat communiste. L’option du soutien à Jean-Luc Mélenchon a recueilli 44,31% des voix des délégués, contre 53,69% des voix pour l’option d’une candidature indépendante. Cet avis devra désormais être entériné dans les fédérations par les militants du parti. Vendredi, le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, avait laissé entendre qu’il privilégiait l’option Mélenchon, jugeant celle d’une candidature autonome « peu crédible ». Au-delà des présidentielles se posent surtout la question des alliances du parti communiste dans un premier temps au Parlement et tard dans les sélections locales. Or il est clair que Mélenchon ne dispose pas sur le terrain d’une implantation suffisamment ancrée et dense.

Les communistes vont soutenir Mélenchon et disparaître

Les communistes vont soutenir Mélenchon et disparaître

Avec le ralliement possible des communistes à Mélenchon ce pourrait bien être la fin du parti communiste en tant qu’organisation autonome. On sait en effet que Mélenchon  veut faire appliquer une charte aux candidats qui se présenteront aux législatives qui les contraindra de se plier à la discipline parlementaire. Autant dire qu’ils n’auront plus de marges de manœuvres. D’une certaine manière, c’est une question existentielle qui se pose pour les communiste ou disparaitre dans le cadre d’une alliance avec le PS ou pratiquement ne plus exister mais sauver les meubles avec Mélenchon. En tout cas pour la gauche une page va se tourner  avec le quasi mise en sommeil du PC d’une part et la marginalisation pour longtemps du parti socialiste dépassé d’une part par Mélenchon, d’autre part par Macron. . Bref un séisme total à gauche.  Deux options seront soumises samedi au vote de la conférence, celle d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon et celle d’une candidature PCF. Cette dernière option, « ce n’est pas l’option que je privilégie », a déclaré Pierre Laurent au cours d’une conférence de presse. La décision finale appartiendra toutefois aux adhérents du PCF, appelés à se prononcer a priori fin novembre. Mercredi, le Parti communiste avait annoncé qu’il réfléchissait à soutenir une candidature de Jean-Luc Mélenchon mais pas dans le cadre de « La France insoumise ». « Si on veut pousser l’hypothèse Jean-Luc Mélenchon, il faudra trouver un cadre qui n’est pas celui de La France insoumise », a déclaré à l’AFP Marie-Pierre Vieu, chargée des relations extérieures du PCF.  »Si l’hypothèse Mélenchon est retenue le 5 (samedi, ndlr), on la travaillera, a-t-elle conclu. Mais le PCF continuera de développer ses propres arguments. » En fait il s’agit surtout de sauver une boutique en voie d’obsolescence politique.

Législatives 2017 : la charte de Mélenchon cadenasse les communistes

Législatives 2017 : la charte de Mélenchon cadenasse les communistes

Finie la liberté de vote pour les futurs députés étiquetés Mélenchon notamment les communistes. Les aspirants députés devront affirmer, par la ratification de ce texte, leur soutien sans appel au candidat de la présidentielle, une adhésion à son programme l’Avenir en commun, le versement d’une cotisation à l’association de financement de la France insoumise et l’engagement de reconnaître les assemblées citoyennes locales. Visée par cette charte: la liberté de vote dont les députés du PCF jouissent depuis 1992. Pour certains élus communistes, la charte relève du casus belli. «Mélenchon déteste la liberté de vote. Il veut un retour au fonctionnement de la IIIe Internationale, avec un chef qui dicte la décision», ironise le député André Chassaigne, en référence aux usages du stalinisme. «Il souhaite revenir à l’époque ou nous étions inféodés à la discipline de parti. Mais, en démocratie, les élus ne sont mandatés que par leurs électeurs», renchérit Alain Bocquet, député PCF du Nord. Ce vétéran du Palais Bourbon en est persuadé: «Cette charte vise à écarter les députés PCF de l’Assemblée», à l’occasion des prochaines législatives. L’état-major de Mélenchon a en effet prévenu: la «France insoumise» sera bien présente dans chaque circonscription, quitte à s’inviter sur les terres des communistes récalcitrants. Au sein du groupe parlementaire, «on ne craint rien ni personne». On espère même, à la faveur de l’effritement du vote socialiste depuis 2012, regagner un peu du terrain perdu, notamment à Saint-Denis, Montreuil ou Gennevilliers, en région parisienne. Une chose est sûre, l’un des principaux verrous qui restent pour obtenir un rapprochement de Mélenchon et des communistes est à débloquer du côté de l’Assemblée.

Un gouvernement de millionnaires. (Mélenchon)

Un gouvernement de millionnaires. (Mélenchon)

 

 

On peut ne pas être d’accord avec eux Mélenchon mais force est de constater que certaines de ses critiques sont pertinentes. Exemple lorsqu’il constate que la France est gouvernée par des millionnaires (14 membres du gouvernement le sont et on ne compte pas Cahuzac). Pas vraiment une sociologie à l’image de ceux  que les socialistes sont supposés représenter. Samedi 10 septembre, sur le plateau en direct de l’émission On n’est pas couchéJean-Luc Mélenchon répond aux questions de Laurent Ruquier et ses deux chroniqueurs Vanessa Burggraf et Yann Moix. L’entretien en vient à discuter du budget de l’État, de  l’argent dont dispose l’Élysée pour redresser la France, et de la façon dont les richesses du pays sont partagées entre les différentes forces de la société. Et en la matière, le leader du mouvement la France insoumise estime que les membres du gouvernement sont à blâmer… Un gouvernement composé de fortunes bien trop importantes selon l’homme politique. En pleine diatribe sur la question, le candidat à l’élection présidentielle de 2017 en profite pour tacler sèchement l’entourage ministériel de François Hollande, et un individu en particulier : « Il y a quatorze millionnaires au gouvernement. Ah non, il n’y en a plus que treize, parce que Macron est parti« .  Jean-Luc Mélenchon critiquait-il l’opulence généralisée des membres du gouvernement ou visait-il plus particulièrement Emmanuel Macron ? S’il ne s’est pas étendu sur le sujet, il n’a pour autant jamais caché son opinion sur l’ancien ministre de l’Économie. Lorsque ce dernier avait annoncé son départ du gouvernement, le candidat du mouvement La France insoumise l’avait qualifié de « monstre » politique sur son compte Twitter.

« Rocard, un anti communiste primaire » (Mélenchon)

« Rocard, un anti communiste primaire » (Mélenchon)

Si Michel Rocard était un anticommuniste absolument primaire comme le déclare Mélenchon que dire de ce dernier. Un anti capitaliste néandertalien ? S’il y a bien un reproche qu’on ne peut faire à Michel Rocard c’est d’avoir été primaire dans ses analyses y compris celles concernant le communisme. On ne pourra en dire autant de Mélenchon, homme de culture certes mais à peu près ignare en matière économique et dont les  modèles comme celui de Cuba ou du Venezuela laissent  perplexe sur sa lucidité économique mais aussi idéologique. Contrairement à beaucoup d’autres politiques Mélenchon est loin d’être idiot mais il a choisi la voie du populisme et renonçant ainsi à toute forme d’intelligence ;  l’inverse évidemment de Michel Rocard qui a toujours mit ses compétences  intellectuelles au service de sa rigueur d’analyse et de son éthique. Plus que primaire l’analyse de Mélenchon quand il propose de ne plus rembourser l’argent emprunté ! Mélenchon qui  réfute toute filiation spirituelle entre Michel Rocard et Manuel Valls. «Non, non, Rocard n’aurait pas affronté comme cela une majorité syndicale à coups de triques, n’aurait pas fait matraquer des manifestants, n’aurait pas permis tout ça, comme Premier ministre», a réagi le député européen sur BFMTV. . Rocard fait figure quasiment de gauchisme à côté des Valls, des Macron», a poursuivi le candidat à l’élection présidentielle. «Le projet social-démocrate à la suédoise de Michel Rocard, ce n’est pas Clémenceau, plus des CRS et ainsi de suite. Ce n’est pas ça», a-t-il insisté. «Michel Rocard était un personnage extrêmement intéressant, toujours très fécond intellectuellement. J’ai rarement été d’accord avec lui (…) Il était un anti-communiste absolument primaire… Mais c’était un esprit engagé dans la gauche», a développé encore l’ancien membre du PS.

(20 minutes)

 

Mélenchon refuse la primaire de gauche où il est en tête !

Mélenchon refuse la primaire de gauche où il est en tête !

Difficile de comprendre les subtilités de la politique en particulier à gauche : jusque-là Mélenchon refusait  la primaire alors qu’un sondage le met assez nettement en tête. Pour les sympathisants de gauche Mélenchon serait le meilleur candidat (autour de 35 %) alors que tous les autres Valls, Macron, Hulot,  Hollande et  Montebourg sont loin derrière (autour de 20 %). De toute évidence, Mélenchon à commis une grave erreur stratégique en refusant d’entrer dans une primaire de toute la gauche car il supposait  que le candidat du PS serait en tête et qu’il devrait donc se rallier à ce dernier. Devant ce refus, le parti socialiste a donc décidé de réduire la primaire au cercle très restreint des partis de gouvernement, plus exactement de la majorité gouvernementale. En clair essentiellement le parti socialiste ; du coup,  Mélenchon pourrait changer sa posture compte tenu des résultats de ce sondage. Pas sûr cependant que le parti socialiste accède  de maintenant l’exercice d’une primaire unitaire de la gauche compte tenu des possibles résultats qui élimineraient son candidat. À noter cependant que la consultation de l’ensemble des Français donne des résultats différents, Mélenchon leader chez les sympathisants de gauche ne l’est plus dans l’ensemble de la population. Un bel imbroglio qui pourrait conduire la gauche à s’enfoncer encore plus dans ses contradictions. Suite au brexit, la question européenne risque cependant de rebattre les cartes et de redistribuer en même temps les préférences des sympathisants de gauche comme celle des Français.  Un nouveau sondage montre donc  que la candidature de Jean-Luc Mélenchon séduit de nombreux sympathisants de gauche, qui sont 86% à être favorables à une primaire à gauche. Une enquête TNS Sofres-One Point réalisée pour RTL-Le Figaro-LCI montre que le leader du mouvement politique « La France Insoumise » est le candidat préféré des sympathisants de gauche dans l’hypothèse d’une primaire à gauche, devant l’écologiste Nicolas Hulot. La gauche non-gouvernementale est donc plébiscitée, contrairement aux deux têtes de l’exécutif, le Premier ministre Manuel Valls, qui arrive en troisième position, et François Hollande en 5e position. 35% des personnes Jean-Luc Mélenchon, Il devance Nicolas Hulot (23), Manuel Valls (21%,). Emmanuel Macron est en quatrième position de ce sondage (20%) juste devant le président de la République, François Hollande (19%,).

Brexit : un modèle pour Le Pen et Mélenchon !

Brexit : un modèle pour Le Pen et Mélenchon !

  • Curieux cette convergence entre Le Pen  et Mélenchon qui considèrent  le brexit comme un modèle pour sortir la France de la situation certes difficile dans laquelle elle se trouve. Avec des philosophies théoriquement opposées le Pen  et Mélenchon se retrouvent dans de nombreux domaines pour rivaliser en matière de populisme de démagogie et de dogmatisme. Ces  deux partis se caractérisent par une incompétence totale en matière économique et du coup jouent  sur toutes les peurs et sur la corde du nationalisme. Une attitude de partis irresponsables soucieux essentiellement de ratisser très large même en additionnant toutes les contrevérités et toutes les contradictions. Et ça marche  puisque les deux parties recueillent à deux 40 % des suffrages en l’état actuel des sondages. Pour peu que Sarkozy joigne sa voix à ces deux formes de populisme–ce qu’il est en train de faire dans un combat désespéré pour se qualifier au primaire face à Juppé–le populisme en France pourrait devenir majoritaire. Pour preuve Sarkozy a annoncé lui aussi qu’il n’excluait pas un référendum à propos de l’Europe. Or on sait que le recours à un référendum et le plus souvent instrumentalisé pour permettre d’exprimer toutes les oppositions, toutes les insatisfactions, et toutes les rancœurs mêmes lorsqu’elles n’ont que très peu à voir  avec la question posée. C’est d’ailleurs de cette manière que De Gaulle a été viré.  La Grande-Bretagne va connaître une crise grave caractérisée en particulier une récession certaine avec ses conséquences en termes de chômage. Certes l’union européenne n’est pas sans  défaut, c’est même un euphémisme, sa bureaucratie, son immobilisme alimentent  le rejet. Mais un référendum pour quitter l’Europe pour aller où ? Pour faire quoi ? Les conséquences seraient immédiates dévaluation, inflation, récession, et chômage. Il suffit d’analyser la structure de notre production et de nos échanges extérieurs pour constater que la France ne résisterait pas à une forme de sécession avec l’Europe. En cause notamment un manque de compétitivité qui serait encore aggravée avec les promesses sociales irresponsables des deux partis en cause. Avec ce type de référendum détourné de son objet la démocratie trouve ses limites car pour ratisser large pas d’autres solutions que de faire dans le populisme et  la démagogie. Cela d’autant plus facilement que les Français souffrent depuis toujours d’une insuffisance congénitale en matière de connaissances économiques (dixit Jean Tyrol prix Nobel d’économie).

 

Mélenchon : « une poule mouillée » (Cohn Bendit)

Mélenchon : « une poule mouillée » (Cohn Bendit)

 

Comme d’habitude Cohn-Bendit ne fait pas dans la langue de bois et met Mélenchon devant ses responsabilités en ce qui concerne l’éventualité d’une primaire de la gauche. En clair en traitant Mélenchon de « poule mouillée », Cohn-Bendit met le doigt sur la faiblesse de la posture de l’intéressé. En effet si Mélenchon refuse le principe d’une primaire de toute la gauche c’est simplement parce qu’il refuse en même temps l’obligation qui lui serait alors faite de se rallier au vainqueur. Or il ne s’estime sans doute pas en situation d’être le vainqueur même si actuellement il remonte nettement dans les sondages notamment par rapport à Hollande. Sur le plan stratégique Cohn-Bendit a sans doute raison en l’état d’éclatement prévisible de la gauche aucun candidat de cette sensibilité n’a de chance de se qualifier pour le deuxième tour des présidentielles de 2017 ; du coup la candidature de Mélenchon constitue uniquement une posture de contestation de Hollande mais sans espoir de gagner les élections. De toute manière même unie la gauche aurait très peu de chances de sortir vainqueur mais désunie la défaite sera encore plus cinglante notamment lors  des législatives qui suivront les présidentielles. Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé écologiste et l’un des initiateurs en début d’année d’un appel à des primaires à gauche, s’en est donc pris dimanche au refus de Jean-Luc Mélenchon d’y participer. «Moi, je dis à Mélenchon : Toi qui es persuadé que tu peux devenir président de la République, ben vas-y mon pote ! Va à la primaire ! Tu vas écraser Hollande, tu vas écraser Montebourg ! T’es tellement grand, t’es tellement fort ! Et donc tu seras le candidat unique de la gauche. Tu auras une chance de devenir président. (Mais) il sait qu’il n’est pas aussi grand, pas aussi fort, que c’est une poule mouillée ! Mélenchon aujourd’hui, le seul rêve qu’il a, c’est de faire mieux que Hollande. La droite est à 65% en France ? Ca fait rien. J’ai fait 1% de plus que Hollande ! C’est ça, le niveau politique du débat en France ? Eh bien, dans ce cas-là, la droite va passer et vous allez voir ce que vous allez voir.»

 

Sondage Mélenchon 2017 : sectaire pour 59 %

Sondage Mélenchon 2017 : sectaire pour 59 %

 

Deux handicaps pour Mélenchon selon l’IFOP : son attitude trop sectaire pour 59 % et peut-être surtout le manque de crédibilité de son programme pour 75 %. Pour autant Mélenchon recueille 27 % d’opinions favorables concernant ses solutions pour sortir le pays de la crise ». À noter la progression de Mélenchon dans les sondages pour 2017 où il recueille désormais de l’ordre de 12% soit seulement 2 de moins que François Hollande. Vingt-sept pour cent des Français considèrent que Jean-Luc Mélenchon  »a des solutions pour sortir le pays de la crise », mais 59% le perçoivent comme « sectaire » et 58% estiment qu’il « s’oppose trop au gouvernement », selon un sondage Ifop réalisé pour Atlantico et rendu public samedi. 52% considèrent d’autre part qu’il « veut vraiment changer les choses ». Les sondés avaient à répondre à la question suivante: « pour chacun des qualificatifs suivants, diriez-vous qu’il s’applique plutôt bien ou plutôt mal à Jean-Luc Mélenchon? ». Les chiffres portent sur les réponses « s’applique plutôt bien ». Par sensibilités politiques, ils sont 87% du Front de gauche à estimer que le député européen « a des solutions pour sortir le pays de la crise », mais ils ne sont plus que 28% du PS et 11% des Républicains à penser de même. Quant au fait que le député européen serait « sectaire », ils sont 73% du PS et 75% des Républicains à estimer que ce qualificatif « s’applique plutôt bien » à Jean-Luc Mélenchon, contre seulement 22% au Front de gauche. De même, 77% du PS et 74% des Républicains considèrent qu’il « s’oppose trop au gouvernement », contre 33% du Front du gauche. Jean-Luc Mélenchon reste « une personnalité extrêmement clivante », analyse Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion publique à l’Ifop. »Six Français sur dix, ajoute-t-il, estiment qu’il est sectaire et qu’il s’oppose trop au gouvernement. C’est même paradoxal avec le contexte social et l’impopularité du gouvernement ».  »A cette image clivante s’ajoute l’idée que les scénarios proposés pour sortir de la crise apparaissent hypothétiques pour quasiment trois quarts des Français », ajoute Jérôme Fourquet. L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 30 mai au 1er juin. Jean-Luc Mélenchon prendra la parole dimanche au « défilé des Insoumis », place Stalingrad à Paris. Il s’agira de son premier rassemblement de campagne dans la perspective de la présidentielle de 2017.

(Avec RTL et  AFP)

« Dans deux mois, Valls sera renversé » (Mélenchon)

 

« Dans deux mois, Valls sera renversé » (Mélenchon)

 

Mélenchon prend sans doute ses désirs pour des réalités en considérant dans une interview au JDD que Valls sera renversé d’ici deux mois. Une vision sans doute un peu optimiste, dangereuse  aussi car Mélenchon sous-tend que la France sera en prise à deux mois de violences jusqu’en juillet. Un discours de Mélenchon ambigu qui condamne la violence tout en prévoyant son prolongement voir son amplification. Une attitude pas très responsable à un moment où certains recherchent l’incident dramatique pour relancer une mobilisation qui s’épuise.

 

 Avec le JDD Les frondeurs ont voulu déposer une motion de censure contre le gouvernement, est-ce un tournant?
Le gouvernement a amené l’autorité de l’État au bord de l’effondrement. La France est contaminée par la décomposition chaotique du Parti socialiste. ­Aujourd’hui, Manuel Valls n’a plus de majorité et plus d’autorité dans sa propre famille politique. Sa façon de faire durcit tous les rapports. Sa politique conduit à l’accélération inouïe des violences sociales et des tensions dans le pays. Il faut que la loi travail soit retirée et que Valls s’en aille. À quoi bon deux mois de violences jusqu’à la prochaine motion de censure en juillet? Dans deux mois, Valls sera renversé.

 

 Que dites-vous aux frondeurs? Bienvenue au club?
Je leur dis : soyez conséquents. Le texte revient en juillet devant l’Assemblée. En quarante-huit heures, 56 signatures ont été trouvées à gauche. Ils doivent être capables, en deux mois, de trouver les deux signatures qui manquent… Sinon, le bloc d’opposition de gauche – qui comprend 26 frondeurs PS – doit voter la prochaine motion de censure quel qu’en soit l’auteur.

 

 Pensez-vous être en situation d’être en tête à gauche en 2017?
Bien sûr, nous sommes toujours à la merci d’une nouvelle crise xénophobe qui pourrait tout brouiller. Mais la lutte contre la loi El Khomri montre le rapport entre la question sociale et la question institutionnelle. Cela crée un environnement qui correspond à ma ligne politique? le partage des richesses et une VIe République avec la refondation des institutions. Les choses vont beaucoup plus vite que ce que je croyais. Je peux être en situation d’être présent au second tour.

(Avec JDD)

Vêtements islamiques : « Les marchands ont envahi le temple »(Mélenchon)

Vêtements islamiques : « Les marchands ont envahi le temple »(Mélenchon)

Jean-Luc Mélenchon s’est dit  »choqué » par les marques qui investissent le marché des vêtements islamiques.  »Je trouve que c’est renoncer à certaines formes de responsabilités », explique-t-il avant de filer une métaphore biblique. « Dans la religion catholique, il y a une image que tout le monde connaît, c’est celle de Jésus qui chasse du temple les marchands. Et dans cette histoire, les marchands ont envahi le temple. C’est à dire que des marchands se sont appropriés la religion musulmane pour se faire du fric. » « Ensuite ils précédent à une deuxième agression en disant que c’est une mode décente, poursuit-il. C’est insupportable, c’est très grave, ça revient à valider le point de vue religieux le plus obscurantiste. Les gens s’habillent comme ils veulent, mais on a le droit de dire que l’on est pas d’accord. » Concernant la demande de la direction d’Air France à ses hôtesses de l’air de porter le voile lors de l’arrivée des avions à Téhéran, capitale de l’Iran, Jean-Luc Mélenchon estime qu’elles n’ont « pas à le faire ». « Elles sont citoyennes françaises. Les Français sont libres et appartiennent à un État laïc. Les Français ne s’abaissent pas. Ils respectent la loi internationale mais ne sont pas à la disposition des mœurs étranges de tel ou tel endroit. »  Le député européen donne ensuite un exemple pour appuyer son raisonnement : « Si par exemple quand vous avez dans tel pays indien, vous devez vous mettre une plume sur la tête. Et bien je ne me mettrais par de plume sur la tête. »

(RTL)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

« Si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » !!! (Mélenchon)

 

 

Une curieuse déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui pense que si la France arrête la guerre en Syrie les attentats cesseront en France. On voit mal pourquoi l’État islamique mettrait brusquement fin à sa conquête guerrière et à son objectif de dictature en Syrie, en Irak et maintenant en Libye. D’autre part nombre de pays qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre contre l’État islamique sont aussi victimes des mêmes attentats. Une vision donc assez simpliste de Jean-Luc Mélenchon doublement aveuglé par son antimilitarisme naïf et son soutien de fait à Poutine. Une déclaration irresponsable véritable cocktail de contradictions. Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche et candidat à la présidentielle de 2017, juge « vraisemblable » que « si on arrête la guerre » en Syrie, « les attentats cesseront » en Europe, a-t-il déclaré dimanche sur Canal+.  »Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront », a estimé Jean-Luc Mélenchon. Relancé sur le fait de savoir si c’était « aussi simple que ça », le député européen a répondu: « Il y a d’autres paramètres, mais commençons donc par admettre ce point. La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà. Ça, c’est un fait acquis, tout le monde le sait. » « Nous avons donc un ennemi que nous bombardons là-bas et qui, ici, trouve des gens pour mener des opérations de commando. Nous sommes dans un état de guerre dont le principe de base est l’action imprévue et on ne peut pas savoir où on va être frappé », a-t-il ajouté. La réponse au terrorisme, selon lui, ce n’est pas « d’espionner tout le monde par quartiers entiers ». « Moi, je crois aux moyens humains, on infiltre, on met des gens » pour le renseignement. Or, a-t-il regretté, « l’État est anémié » et il manque des moyens humains pour mener cette action. Toutefois, veut croire Jean-Luc Mélenchon, les djihadistes « ont perdu d’avance, ils vont nous tuer beaucoup, mais nous finirons par l’emporter ».

(Avec AFP)

Mélenchon pour un défilé des « insoumis » le 5 juin

Mélenchon pour un défilé des « insoumis » le 5 juin

Pour dénoncer la politique européenne, les positions gouvernementales et défendre l’emploi, La France insoumise, par la voix de Jean-Luc Melenchon, souhaite une mobilisation massive des Français le 5 juin prochain dans un « rassemblement populaire, sans doute à la place Stalingrad » à Paris, a indiqué le député européen dans l’émission C Politique dont il était l’invité sur France 5 dimanche 13 mars. Ce mouvement lancé sur internet le mois dernier appuie la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et aurait déjà recueilli 75.000 signatures sur son site. « Nous verrons à ce moment-là le défilé des insoumis », a averti Jean-Luc Mélenchon. Après avoir noté qu’en 2012, il avait dit « place au peuple, parce qu’à l’époque, le peuple était sur les places dans le monde », le cofondateur du Parti de gauche a affirmé que « cette fois-ci, le rebond de la France repose sur ceux qui n’acceptent pas de se soumettre, que ce soit aux traités européens, à la modestie de leurs conditions de vie quotidienne, en étant lanceur/lanceuse d’alerte ou ouvrier syndicaliste qui défend son emploi ». « Il faut proposer aux gens des choses sérieuses. Ils n’en peuvent plus. Il faut leur montrer comment on peut changer la vie », a lancé le candidat à l’élection présidentielle.

Crise agricole : Xavier Beulin est responsable (Mélenchon)

Crise agricole : Xavier Beulin  est responsable (Mélenchon)

Mélenchon a clairement désigné Mélenchon a désigné le président de la FNSEA  comme en grande partie responsable de la crise agricole considérant que Xavier Belin représente surtout la filière industrielle et financière. Ce que confirme d’ailleurs Perico Lagasse journaliste à Marianne dans un autre article sur ce site «  Xavier Beulin est à la tête d’un empire industriel qui, non seulement n’a plus rien d’agricole au sens originel du terme, mais favorise un système économique qui, de surcroît, éradique la vraie agriculture. Contesté par sa base, discrédité auprès de ses adhérents pour avoir longtemps possédé des usines où l’on transforme du poulet industriel brésilien (tout en envoyant des commandos de la FNSEA pour protester contre les importations de volailles mettant à mal la filière française), le président Beulin faisait penser à un incendiaire traitant le marchand d’allumettes de pyromane. Après quoi ils sont allés se promener sous les huées, adressées à l’un comme à l’autre ».  Pour Jean-Mélenchon, ce aussi sont « les traités européens qui ont conduit à cette situation » de crise (la suppression des quotas laitiers par exemple NDLR). Des traités que le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, respecte, a-t-il souligné.  »Il est flanqué de M. Xavier Beulin, qui est le problème numéro 1 de l’agriculture française, à la tête de son syndicat, parce qu’il représente ce qui n’est plus vraiment de la paysannerie, une espèce de haute industrie liée à la finance et aux grandes transactions internationales », a enchaîné le co-fondateur du Parti de gauche. . Parmi les autres responsables, Jean-luc Mélenchon a chargé de front le modèle agricole actuel, cadré par la politique agricole commune de l’Europe. Pour lui, celui-ci est « mort » :  »il empoisonne la terre, il empoisonne l’air, il empoisonne les paysans, il empoisonne notre nourriture quotidienne », a-t-il énuméré, prônant une « agriculture paysanne relocalisée ». Avant de prévenir :  »plus vous tardez à prendre la décision de changer ce système dingue, plus ça vous coûtera cher après ».

Pour le retour de la conscription (Mélenchon)

Pour le retour de la conscription (Mélenchon)

 

 

 

Jean-Luc Mélenchon propose le retour de la construction considérant que la mobilisation des militaires pour assurer la protection intérieure est à la fois casse et épuisante pour les forces armées. Jean-Luc Mélenchon a sans doute raison de ce point de vue mais il conviendrait sans doute d’aller plus loin et de demander clairement le retour du service militaire. Un service réduit dans le temps mais un service obligatoire non seulement pour assurer la sécurité intérieure mais y compris pour intervenir sur le théâtre des opérations extérieures si nécessaire. On mesure bien en effet toutes les limites de la guerre dite technologique. La principale menace aujourd’hui, c’est le terrorisme qui sévit dans le monde entier ; de ce point de vue les armes sophistiquées notamment aériennes sont insuffisantes pour lutter avec efficacité contre ce périple. Au plan intérieur, ces armes sophistiquées sont à peu près inopérante et la stratégie doit reposer sur la présence physique de force de surveillance et de leur on peut être en désaccord avec nombre de positions de Jean-Luc Mélenchon mais sur ce point il a au moins le mérite de faire preuve de courage par rapport aux principaux autres candidats de 2017 qui par peur de perdre des voix n’osent pas aborder cette question voient leur à travers un ersatz de service national pour aider les petits vieux à traverser la rue. La problématique n’est pas seulement sécuritaire elle est aussi sociétale pour permettre le brassage des populations et une meilleure appropriation des valeurs citoyennes. «La menace terroriste il faut la traiter avec sérieux, sans gesticuler et en étant efficace», estime Jean-Luc Mélenchon invité sur iTélé ce dimanche soir. Et s’il est des «gesticulations» qui ne trouvent pas grâce à ses yeux, ce sont les patrouilles de militaires dans les rues des grandes villes françaises, instaurées dans le cadre du plan Vigipirate et renforcées depuis les attentats du 13 novembre. Selon le candidat à la prochaine élection présidentielle, les forces de l’ordre et de sécurité ont besoin de «plus de présence humaine», un apport qui serait dévolu à faire de l’infiltration, de la filature ou de la surveillance. Et pour libérer des forces à cet effet, le fondateur du Parti de gauche propose de rétablir une forme de conscription des jeunes Français dans le cadre d’une garde citoyenne dont les contours restent à préciser. «Les militaires dans les rues, j’ai l’honneur de vous dire que tout ceci ne sert à rien à part épuiser nos hommes et le matériel pour rien, car l’armée dans la rue ça ne change rien au problème de la menace terroriste», estime l’eurodéputé. «Sans vouloir inquiéter ceux qui nous écoutent, les points de faiblesse de la France ne sont pas dans les marchés de Noël, les points décisifs sont à d’autres endroits que l’on connaît et pour lesquels il faut un personnel nombreux pour assurer la surveillance et la protection», ajoute-t-il. «Tous les spécialistes de la sécurité savent que ça remplit la fonction de rassurer les populations, mais l’efficacité militaire et antiterroriste est égale à zéro. Par contre, l’épuisement des hommes, le nombre d’heures gaspillées pour rien… Ces gens-là sont des professionnels de la chose militaire, c’est un gâchis de les utiliser à cette tâche qui n’est pas la leur.  Ce constat posé, Jean-Luc Mélenchon avance une proposition: «Je suis pour que tout les jeunes Français et toutes les jeunes françaises soient appelés à participer à ce que l’on appellera ou une garde nationale ou une garde républicaine, et fassent le don du temps». Dans la bouche d’un responsable de la gauche radicale, où l’antimilitarisme reste une valeur de consensus, la proposition peut au premier abord surprendre. Elle n’est pourtant pas totalement neuve pour Mélenchon qui s’inspire d’une idée de son ancien bras droit, François Delapierre, décédé en juin 2015. Comme évoqué sur France 3 le 1er février dernier, il souhaite voir cette garde de conscrits consacrée aux «tâches de sécurité et de sûreté intérieures». «Hier, on mobilisait pour aller à l’armée. Je ne serais pas hostile au fait que l’on mobilise pour aller dans une garde nationale qui aurait des tâches de cette nature», avait déclaré Jean-Luc Mélenchon. Face à l’explosion de la menace terroriste en 2015, l’idée de rétablir un service militaire ou un dispositif similaire trotte dans l’esprit de nombreux responsables politiques. Dans Le Figaro du 23 novembre dernier, Xavier Bertrand, alors candidat Républicain à la présidence de la région Nord-Picardie, réclamait un service obligatoire de 6 mois. Dans une enquête publiée le 1er décembre 2015, un collectif de 80 parlementaires étiquetés souverainistes de droite et de gauche s’était aussi prononcé pour le rétablissement de la conscription, selon LCP.

2017- Mélenchon candidat….. Pour faire perdre la gauche

2017:  Mélenchon candidat….. Pour faire perdre la gauche

 

Jean-Luc Mélenchon a officiellement déclaré sa candidature. En fait une candidature qui vise surtout à faire perdre la gauche puisqu’en tout état de cause Mélenchon n’obtiendra que de l’ordre de 10 % en 2017 si l’on s’en tient aux sondages. Une sorte de candidature de témoignage mais qui mathématiquement enlève toute chance au principal candidat de la gauche de l’emporter. Jean-Luc Mélenchon s’oppose en effet aux primaires de la gauche pour ne pas se rallier à celui qui viendrait en tête. En fait une candidature qui n’a guère de sens et qui va sans doute participer à la fois de l’éclatement de la gauche mais aussi de sa marginalisation « Je vous propose ma candidature pour l’élection présidentielle de 2017″, déclare-t-il sur un site internet dédié aux soutiens à sa candidature. Comme d’habitude Mélenchon a choisi la grandiloquence ésotérique pour justifier son annonce de candidature « Cette élection peut être une chance pour notre peuple. C’est l’occasion de tourner pacifiquement et démocratiquement la page de l’ordre injuste et cruel dans lequel s’enfonce notre pays et notre continent », ajoute-t-il.   »Au début, vous verrez, on nous regardera un peu de haut. Et puis après, je sais que c’est la force du nombre, de l’élan, de l’enthousiasme des citoyens, qui fait la différence », dit-il. « Après MM. Juppé, Fillon, Sarkozy, Mme Le Pen (…) a annoncé sa candidature. Dans ces conditions, il faut passer à l’action, on ne peut pas rester sans voix », a-t-il expliqué. Il a de nouveau rejeté toute idée de participer à une primaire à gauche : « Moi, pour l’instant, la seule primaire dont je suis sûr c’est le premier tour de l’élection présidentielle. » « Je veux incarner la France insoumise et fière de l’être, celle qui n’a pas de muselière ni de laisse », a ajouté Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà été candidat à l’élection présidentielle de 2012, remportée par François Hollande.

« Hollande : pire que Sarkozy » (Mélenchon)

« Hollande : pire que Sarkozy »  (Mélenchon)

 

Comme d’habitude Mélenchon ne fait pas dans la dentelle en considérant que la situation avec Hollande est pire  que celle qu’avait connue la France avec Sarkozy comme président de la république. Dans un certain nombre de domaines, ce n’est d’ailleurs pas complètement faux. Surtout sur l’aspect essentiel du chômage. En cinq ans en effet le nombre de chômeurs aura augmenté d’environ 800 000. Une petite inversion ni changera rien. Sauf  bricolage méthodologique concernant les statistiques, l’inversion  ne se produira d’ailleurs pas en 2016 compte tenu du niveau de croissance prévue (1.3% probables). Comme tous les Français, Mélenchon a donc des raisons d’être mécontent mais il y rajoute des motifs économiques ou de nature sociétale que ne partagent pas nécessairement les Français (dernier exemple ;l’ état d’urgence ou de déchéance de nationalité). Mélenchon considère que François Hollande est non seulement inefficace mais qu’en plus il divise. . « Il divise tout et tout le monde : le mouvement social, la gauche, sa propre majorité, son gouvernement. Maintenant, il nomme comme nouveau garde des Sceaux quelqu’un qui a proposé de fusionner le ministère de la Justice et le ministère de l’Intérieur, et qui traitait les frondeurs de « djihadistes ». Taubira est partie dégoûtée. Maintenant que tous les dégoûtés sont partis, il ne reste que les dégoûtants. » Déclare-t-il au JDD ». » Nous avons élu François Hollande pour nous débarrasser de la politique de Sarkozy. Un an avant la fin du quinquennat, sur tous les marqueurs de l’époque – et au premier rang le chômage – la situation est pire que sous Sarkozy. Quant aux dommages moraux, ils sont vertigineux. François Hollande est le nom de toutes nos misères et de toutes nos désillusions. »

Mélenchon : en 2017 pour faire perdre Hollande

Mélenchon : en 2017 pour faire perdre Hollande

 

Mélenchon se prépare pour 2017 d’autant qu’à la gauche de la gauche aucune autre personnalité ne semble vraiment émerger. Cécile Duflot voudrait bien aussi se présenter pour les écolos mais pour l’instant les sondages ne lui donnent que 3 % d’intentions de vote. Du côté des communistes,  on voudrait bien éviter de s’isoler mais le choix n’a pas encore été fait soit rejoindre le candidat du PS,  soit une alliance avec la gauche de la gauche. Dans les sondages Mélenchon est crédité d’environ 10 % de voix qui pourraient peut-être monter jusqu’à 15 % s’il réussit à rallier des socialistes opposés à Hollande. Reste que ce score sera incapable de le qualifier pour le second tour. Par ailleurs Mélenchon refuse toute idée de primaires à gauche qui pourrait le marginaliser et surtout le contraindre à faire voter pour le socialiste vainqueur de cette épreuve. Du coup sa candidature pour 2017 sera surtout destinée à faire battre Hollande au premier tour. Pas vraiment une candidature de construction mais de déconstruction ;  de toute manière l’échéance de 2017 risque de provoquer un immense éclatement de la gauche avec en même temps un affaiblissement historique. Ce qui n’empêche pas Mélenchon de s’entêter   »J’ai toujours dit que je me préparais. Je suis fin prêt », confie-t-il, selon RFI. Le week-end dernier, l’homme aux 11% en 2012 a organisé, à Paris, le premier sommet internationaliste pour un plan B en Europe afin de proposer une alternative à la politique économique menée par Bruxelles. « Un acte historique » face à une Europe qui est « dans une impasse humaine, économique, écologique », a lancé Jean-Luc Mélenchon lors de son discours de clôture. Désignant les socialistes au pouvoir et Europe Ecologie – Les Verts, il a affirmé « n’avoir rien en commun » avec ceux qui « sont d’accord pour les traités budgétaires européens ». « Nous sommes supposés appartenir au même code génétique historique […], la gauche. Celle des beaux-quartiers. […] Non, ceci n’est plus notre camp », a conclu le député européen.

« Non aux jeux olympiques »( Mélenchon)

« Non aux jeux olympiques »( Mélenchon)

 

Mélenchon dit non aux jeux olympiques compte tenu de l’ampleur des dépenses à prévoir. Il n’a sans doute pas complètement tort car rares ont été les jeux qui prévoyaient des retombées économiques positives qui ont atteint leur but. Pire pour la Grèce, cela a sans doute été le début de la crise. En tout cas un facteur aggravant. On comprend évidemment que face à une  situation économique catastrophique les politiques tentent de déplacer le centre des préoccupations. La méthode n’est pas nouvelle. De ce point de vue si une manifestation mondiale devait se dérouler en France il est clair que l’exposition universelle serait certainement plus utile à la croissance mais sans doute moins sexy que les  jeux.  Paris officialisera cependant sa candidature à l’organisation des Jeux Olympiques 2024, ce mardi 23 juin à midi. « Je suis contre », déclare Jean-Luc Mélenchon. Déplorant les « dépenses considérables » engendrées par cet événement, le député européen considère que « l’urgence pour la France » serait plutôt de réaliser des « dépenses d’investissement dans le développement puissant de l’économie de la mer ». Le candidat à la présidentielle 2012 considère qu’il ne « sert à rien d’engorger la région parisienne ». Et de rappeler l’exemple grec : « La Grèce, sous un gouvernement de droite, a eu la sottise d’accueillir les JO. Aujourd’hui, on peut visiter les ruines remplies d’herbes des stades et des hôtels qui avaient été prévus pour cette occasion qui n’a pas peu contribué à l’endettement stupide de la Grèce ».

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