Archive pour le Tag 'Mélenchon'

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avaient  dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système. Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricature  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec Macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisait  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du Front national concernant la position à prendre  à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les divisions internes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

.

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

 

Le paradoxe et l’outrance discréditent  un peu plus un Mélenchon qui ne se remet pas de sa défaire aux présidentielles, défaite au demeurant honorable. Cependant l’audience de Mélenchon ne cesse de s’effriter depuis. En cause la reprise de sa rhétorique  de fureur et de bruit, sa radicalité et son agressivité. Aussi sa lamentable décision de ne pas se déclarer nettement contre le FN. L’égo a pris le pas sur les valeurs républicaines. Du coup, il tente de se rattraper avec des propos qui touchent au ridicule en comparant la France à la Russie. Lui, le communiste, qui a toujours manifesté une bienveillance coupable à l’égard des régimes de dictature comme Cuba ou  le Venezuela.   « Ici c’est la France, pas la Russie », a donc déclaré vendredi Jean-Luc Mélenchon, qui s’inquiète de la probable hégémonie de La République en Marche à l’Assemblée nationale « avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie ». Le chef de file de La France insoumise affronte dimanche au second tour des élections législatives la candidate LREM dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône. Il a recueilli 34,3% des voix au premier tour contre 22,7% à son adversaire. Selon une enquête Opinionway publiée jeudi, le parti d’Emmanuel Macron serait en passe de remporter 440 à 470 à l’Assemblée, qui en compte 577. « Si une Assemblée ça doit être une armée qui a le doigt sur la couture du pantalon, ce n’est la peine de faire une assemblée, on appelle ça une dictature », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1. L’ancien ministre de Lionel Jospin estime que conférer les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron est à la fois malsain et risqué. « Cet homme va finir réellement par croire qu’il marche sur les eaux. La situation, de ce point de vue, n’est pas saine. Ici c’est la France, pas la Russie », a-t-il lancé. L’hebdomadaire britannique The Economist consacre la Une de son nouveau numéro au président français que l’on voit, souriant, main dans la poche, marcher sur l’eau avec ce titre : « Le sauveur de l’Europe? » « On va se retrouver avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon en appelant les abstentionnistes du premier tour – plus d’un électeur sur deux – à se mobiliser dimanche. « Le risque est considérable: l’ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le Code du travail ; l’ordre des libertés publiques va être dévasté par l’introduction de l’état d’urgence dans la loi ordinaire; un homme tout seul qui s’autoproclame jupitérien et un concert de louanges médiatiques qui est absolument ahurissant », détaille-t-il. Jean-Luc Mélenchon espère pouvoir former un groupe à l’Assemblée (quinze députés minimum) qui soit « articulé avec le mouvement social ». « Si vous croyez que les travailleurs de ce pays et les salariés d’une manière générale vont se laisser tondre simplement parce que tous les hebdomadaires du pays publient la photo souriante du jeune prince, vous rêvez », a-t-il dit. « Le dégagisme est à l’oeuvre (…) et vous verrez que ce sera le tour de M. Macron bientôt quand les gens vont s’apercevoir qu’ils ont fichu dehors Les Républicains et le PS. Ce n’est pas pour manger un potage qui contient les deux à la fois », a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Bref du Georges Marchais avec 40 ans de retard, du populisme d’autant plus inadmissible que l’homme ne manque pas de culture.

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avait dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système . Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricatureront  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisaient  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du front national relativement opposition à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les division intrenes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

.

Mélenchon contre le « parti unique » !

Mélenchon contre le « parti unique »

 

Parti unique, coup d’Etat socail, suppression des libertés autant de formules de Mélenchon qui caractérisent  la pauvreté de l’argumentaire et surtout la position complètement défensive. Des formulations bien sûr excessives, caricaturales même qui ne prennent pas dans l’opinion qui certes souhaitent une opposition à Macron mais une opposition crédible et constructive. Le contraire de Mélenchon bateleur de foires qui redevient l’homme de la fureur et du bruit après une première partie de campagne présidentielle très soft et finalement assez réussie. L’homme a de la culture, c’est évidemment un excellent tribun mais quand il vocifère et tombe dans le populisme le plus détestable , il se discrédite et son mouvement avec lui. Comme pour le Front national, le leader devient le principal handicap du mouvement. En mal de propositions crédibles,  Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France Insoumise, a donc appelé ses électeurs à la mobilisation pour faire face à un « risque de parti unique », lors d’un meeting en plein air à Marseille jeudi soir, à trois jours du second tour des législatives. Les sondages créditent La République en marche (LREM), le mouvement du président de la République, d’une large majorité absolue à l’assemblée. « On se retrouve dans cette situation inouïe où on nous annonce qu’il y aurait 400 et même 450 députés pour Monsieur Macron, c’est-à-dire qu’il y aurait moins de députés d’opposition en France qu’il n’y en a dans la Russie de Monsieur Poutine », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, qui en tant que communiste est pourtant mal placé pour critiquer ce genre de régime post communiste « C’est très dangereux pour le pays. Ce n’est pas la France, ce système du parti unique avec un chef tout puissant », a ajouté l’ancien candidat à la présidentielle devant quelques centaines de personnes. Alors que l’exécutif a commencé les discussions avec les partenaires sociaux concernant la réforme du code du travail qu’il compte boucler avant le 21 septembre, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois évoqué le risque d’un « coup d’état social » pour appeler à la mobilisation, notamment des abstentionnistes. « Sortez de chez vous dimanche, ne restez pas les deux pieds dans le même soulier (…). Parce que ce qui se prépare derrière des visages souriants, c’est des choses terribles », a-t-il dit. « C’est un coup d’état social qui se prépare, je pèse mon expression. La vie de 18 millions de salariés est régie par le code du travail, ce n’est pas n’importe quel livre ». Jean-Luc Mélenchon a également dénoncé le projet du gouvernement de faire entrer des dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. « Le Conseil constitutionnel a condamné les interdictions de manifester, et bien 90% des assignations à résidence, c’étaient des syndicalistes et des écologistes. Vous pouvez me dire ce que ça a à voir avec la lutte contre le terrorisme ? ». Candidat dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, qui avait obtenu 34,3% des voix au premier tour, sera opposé dimanche à Corinne Versini (22,7%), référente départementale LREM. Cette dernière a reçu jeudi la visite de soutien de la ministre des sports Laura Flessel.

Venezuela : le modèle de Mélenchon en pleine décomposition

Venezuela : le modèle de Mélenchon en pleine décomposition

 

Nouvelle manifestation cette fois pour protester contre la censure du gouvernement, une  vague de protestation ayant déjà fait 66 morts depuis début avril. « Ils ont arrêté la diffusion de certains médias parce qu’ils ne reproduisent pas l’opinion du gouvernement. Nous venons demander la fin de la persécution contre les journalistes », a déclaré à l’AFP Santiago Acosta, étudiant et membre du conseil universitaire de l’Université catholique Andrés Bello (UCAB). Le président Nicolas Maduro, confronté à une vague de manifestations réclamant son départ depuis plus de deux mois, accuse une partie de la presse de mener campagne contre lui pour le faire chuter. En réalité le pays est confronté à une crise sans précédent, une crise économique, une crise sociale et une crise politique. Le pays dirigé par Chavez puis par Maduro est  en pleine décomposition. Un pays qui  pourtant pour Mélenchon représentait « l’inépuisable idéal de l’espérance humaniste de la révolution ». Aujourd’hui il représente surtout la misère et la dictature. . L’ONG Espacio Publico critique la « politique de censure » du gouvernement contre les médias critiques, tandis que le Syndicat national des journalistes (SNTP) a dénoncé plus de 200 agressions contre des reporters durant les manifestations. Dans le cortège vendredi, beaucoup continuaient de réclamer l’organisation d’élections anticipées, le leitmotiv des adversaires du président Maduro, qui rejettent aussi son projet de réforme de la Constitution, une manoeuvre pour s’accrocher au pouvoir selon eux. « Le pays est ruiné, avec des problèmes comme s’il était en guerre. Nous voulons un changement, des élections maintenant et ce que veut Maduro, c’est une Constitution sur mesure », a déclaré à l’AFP Rosalba Venegas, 40 ans, venue manifester. D’autres manifestations et des blocages de rue ont eu lieu dans la soirée dans différentes parties de l’est de la capitale, dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les forces de sécurité. L’opposition a appelé à sortir une nouvelle fois dans la rue samedi, alors que les manifestations sont quasi-quotidiennes.

« Coup d’Etat social » Mélenchon, le Guevara français

« Coup d’Etat social » Mélenchon,  le Guevara français

Avec son sens de la nuance habituelle, Mélenchon se veut de plus en plus le Guevara français pour s’opposer à la dictature macronnienne. Celui qui avait plutôt réussi la première partie de sa campagne électorale n’en finit pas de retomber dans l’excès, la fureur et le bruit ; après le costume de présidentiable, il reprend  sa tenue de révolutionnaire façon Guevara. Le tribun, qui n’est pas sans culture pourtant,  renoue avec le populisme et la caricature. Bref, il transforme de plus en plus les » insoumis » en front national de gauche. Et  Jean-Luc Mélenchon d’appeler  vendredi les Français à contrer le risque d’un « coup d’Etat social » qui pourrait se produire selon lui si Emmanuel Macron obtient après les législatives une majorité qui lui donnerait les « pleins pouvoirs». Mélenchon porté par ses talents d’orateur, par le succès de ses one man show se voyait déjà au second tour des présidentielles face à Le Pen. Malheureusement le leader de La France insoumise est arrivé en quatrième position au premier tour de la présidentielle, avec près de 20% des voix, pire son mouvement pourrait avoir du mal à constituer un groupe parlementaire de 15 députés minimum, selon les sondages. Du coup il se reconvertit au gauchisme et à se lubies. Comme il avait faiat en septembre 2013 en déclarant Chavez c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste de la révolution ! Depuis Chavez et se successeurs ont tué l’économie de leur pays notamment en se répartissant les richesses du pays, leur légitimité démocratique est même contestée dans la rue, une rue condamnée à la misère. L’enflure du discours reprend et cache mal la rancœur de Mélenchon après se défaite électorale. « L’enjeu de l’élection législative a changé de nature ces dernières heures », écrit-t-il dans une lettre où il cherche à mobiliser ses « insoumis » et estime que « tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause ». Le député européen vise deux projets de loi mis à l’agenda par le gouvernement : la réforme du Code du travail et la transposition dans le droit commun certaines dispositions de l’état d’urgence. « Peut-être n’est-ce pas tout. Raison de plus pour refuser fermement de donner les pleins pouvoirs à Monsieur Macron comme il le réclame », avertit Jean-Luc Mélenchon. Au sujet du volet social, que le chef de l’Etat souhaite réformer dès cet été par ordonnances, Jean-Luc Mélenchon estime qu’il « s’agit d’un coup d’Etat social puisque les parlementaires ne pourraient discuter ni amender une seule des décisions prévues par les ordonnances ». Pour ce qui est de la loi sur la sécurité, « toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause », ajoute le candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Bref il faut un Guevara pour lutter contre la dictature macronienne et ce Che, c’est Mélenchon. Il  serait temps que les « insoumis » s’appliquent  la philosophie du dégagisme et conseillent à Mélenchon de prendre sa retraite !

Mélenchon : adieu l’Elysée, Matignon, et vive l’opposition

Mélenchon : adieu l’Elysée, Matignon, et vive l’opposition  

L’atterrissage risque d’être difficile pour Mélenchon, il a d’abord cru pouvoir ce qualifier pour la finale de l’Élysée mais il n’est arrivé qu’en quatrième position. Ensuite il s’est vu à Matignon avec une majorité de députés insoumis. Malheureusement les sondages ne lui donnent aujourd’hui qu’environ une vingtaine de députés, pas même de quoi faire un groupe. Du coup Mélenchon revoit encore en baisse ses objectifs et reprend son costume d’opposants un costume qui lui va mieux car sa dialectique radicale et ses invectives ne conviennent guère avec un statut de gestionnaire sans parler de ses orientations le plus souvent incohérent et contradictoire. D’où cette sorte de bien culpa un peu confus : « Un député d’opposition c’est un lanceur d’alerte, c’est un écrivain d’amendements, c’est cette fonction là qu’il faudra tenir, explique Jean-Luc Mélenchon. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que dans notre famille politique et intellectuelle on est devenu plus proposant que dénonçant. Il y a eu une telle avalanche de dénonciations qu’à un moment donné, elles ne retiennent plus l’attention. Lorsque l’on propose des choses, les gens essayent de voir quel compte ils pourraient y trouver et c’est plus convaincant. »

Réforme du code du travail: « le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

Réforme du code du travail: «  le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

 

 

Comme d’habitude, Mélenchon ne fait pas dans la dentelle pour dénoncer les réformes sociales envisagées par Macron qu’il considère comme un coup d’État social. Mélenchon de plus en plus radical, de plus en plus simpliste et même de plus en plus agressif qui finalement est en train de transformer les « insoumis » en une sorte de front national de gauche en utilisant la caricature, l’invective et l’outrance. Il faut dire que Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas remis de sa déception aux présidentielles. En outre les sondages ne lui promettent que 10 à 20 députés. Un peu court pour organiser un troisième tour social même s’il peut compter sur quelques organisations syndicales gauchistes. Jean-Luc Mélenchon s’est en effet  inquiété aujourd’hui que « beaucoup de gens » soutiennent « de manière aveugle » Emmanuel Macron « alors qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social » avec la réforme du code du travail.   »Il est incontestable que beaucoup de gens se vouent d’une manière un peu aveuglée au chef de l’Etat alors même qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social », a affirmé sur TF1 le chef de la France insoumise, présentant sa formation comme « la seule dans une opposition humaniste et républicaine » à M. Macron.  « Mon rôle est d’alerter: ne vous laissez pas endormir. Depuis trois semaines, il y a un concert de louanges pour le chef de l’Etat, c’est pas bon! Ne lui donnez pas le pouvoir absolu, ne lui donnez pas les pleins pouvoirs! », a demandé celui qui est candidat aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. « Equilibrez l’Assemblée, faites en sorte qu’on entende la voix du camp du travail, de l’humanisme et de l’écologie (…) et qu’elle soit forte », a-t-il encore plaidé.  Pour lui, avec la réforme proposée par le gouvernement, c’est un « code de la route par rue »: « le salaire, la durée du travail, le délai de prévenance, le CDI qui va disparaître dans l’opération, le droit d’alerte, le droit de retraite, le traitement des jeunes qui ont moins de 16 ans au travail… Tout ça va se discuter entreprise par entreprise… » Alors que les enquêtes d’opinion prédisent une large majorité pour La République en Marche, le mouvement du chef de l’Etat, M. Mélenchon a dit « espérer toujours gagner » les législatives. PS et « Républicains » ont d’après lui « fait leur temps, voilà tout. La partie se joue maintenant entre M. Macron, Mme Le Pen et la France insoumise », a-t-il estimé.

 

 

Législatives 2017 : les invectives et insultes grossières de Mélenchon plombent son mouvement

Législatives 2017 : les invectives et insultes grossières de Mélenchon plombent son mouvement

 

Jean-Luc Mélenchon, par ailleurs très cultivé et sans doute le meilleur de la période, ne peut s’empêcher de retomber dans ses travers et de nourrir sa dialectique d’invectives particulièrement vulgaires. Un populisme- qui ressemble à celui de Marine Le Pen. Des insultes qui plombent  le mouvement des Insoumis selon  l’entourage qui avoue :  »À chaque fois, on risque de prendre du plomb dans l’aile. Il faut qu’il se contrôle« , de nourrir sa dialectique d’invectives particulièrement vulgaires. Un populisme qui ressemble à celui de Marine peine considère un entourage de plus en plus gêné. Par ailleurs l’introspection et l’excuse ne caractérisent  pas Mélenchon qui a plutôt tendance à s’enfoncer quand il tente de s’expliquer. En avançant l’excuse de la fatigue en cette fin de campagne des législatives, pour lesquelles il est en lice à Marseille, l’intéressé a regretté à demi-mot ses propos envers l’ex-premier ministre. « Je n’aurais pas dû tenir compte de ce qu’il disait. À partir du moment où il a dit que je n’avais pas choisi entre Macron et Le Pen, j’ai été tellement indigné par cette façon, mensongère, de présenter ma position. (…) Je me suis senti piqué et ça m’a fait réagir ».  En conférence de presse, mardi 30 mai, l’Insoumis s’est à nouveau expliqué sur cette polémique, tout en montrant qu’il était toujours prêt à répliquer s’il venait à être attaqué. « Si dans un discours, un mot a paru excessif, je suis prêt à en utiliser un autre. (…) Je n’accuse pas M. Cazeneuve d’être venu lui-même assassiner quelqu’un. De grâce, vous ne savez pas ce qu’est un meeting, un discours qui dure trois quart d’heure, une réplique ? Je plaide donc ma bonne foi. Si M. Cazeneuve estime qu’il est juste de me faire un procès en diffamation, je l’invite à le faire. Et enfin, il y aura un procès sur les conditions dans lesquelles Rémi Fraisse est mort ».

Plainte de Cazeneuve contre Mélenchon pour diffamation

 Plainte de Cazeneuve  contre Mélenchon pour diffamation

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau accusé Bernard Cazeneuve d’être responsable de la mort de Rémi Fraisse selon des propos diffusés ce dimanche dans un reportage de l’émission « C politique » sur France 5. Le jeune militant écologiste avait été tué par l’explosion d’une grenade offensive lancée par un gendarme dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014.  « Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petit sainte-nitouche pour dire que c’est moi qui ne sais pas choisir entre le Front national et je sais pas qui », a lancé le leader de LFI. M. Cazeneuve avait dénoncé auparavant « une faute politique et morale » de M. Mélenchon pour « ne pas avoir appelé clairement à voter » pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. « Coutumier de l’outrance et de l’abaissement du débat public, Jean-Luc Mélenchon a franchi la frontière de la diffamation. Par ses propos à mon sujet, il démontre que l’insulte est devenue son mode de pensée et d’expression », a réagi Bernard Cazeneuve dans un communiqué. « Parce que je crois que le débat d’idée implique du respect et doit prévaloir sur l’invective, la manipulation et le mensonge, j’ai décidé de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour diffamation », a ajouté l’ancien Premier ministre, désormais chef de file du PS pour les législatives des 11 et 18 juin.

Sondage Marseille : Mélenchon en tête

Sondage Marseille : Mélenchon en tête

 

Selon une enquête Harris Interactive pour France Télévision diffusé jeudi soir, le leader de La France insoumise recueillerait 33% des intentions de vote au premier tour dans la 4e circonscription, loin devant la candidate de la République en marche (26%), Corinne Versini. Il distancerait encore davantage le député socialiste sortant, Patrick Mennucci, qui n’engrangerait que 13% des voix, tandis que les candidates du Front national (12%) des Républicains/UDI (9%) seraient réduites à un rôle de figuration. Patrick Mennucci a dit « n’accorder que peu d’importance à ce sondage » sur l’antenne de France Bleu Provence. Au second tour, Jean-Luc Mélenchon s’imposerait en duel face à Corinne Versini, seule hypothèse testée, avec 56% des intentions de vote contre 44% à son adversaire. Ce premier sondage semble légitimer le choix du leader de La France Insoumise de se présenter sur une circonscription populaire, un bastion historique de la gauche qui regroupe les 1er, 2e et 3e arrondissements de Marseille et une partie des 5 et 6e arrondissement de la ville. Jean-Luc Mélenchon y était arrivé en tête avec 39,09% des voix au premier tour de la présidentielle.

« PCF, la mort et le néant » : (Mélenchon)

« PCF, la mort et le néant » : (Mélenchon)

La guerre succède à une lune de miel entre le parti communiste et Mélenchon qui ne fait pas dans la dentelle dans un SMS type Poutine ou Trump de gauche. C’est Le Canard enchaîné qui a révélé le message en question, soulignant qu’il avait été envoyé le 4 mai, soit quelques jours avant l’annonce officielle de l’échec des négociations pour les législatives. « Vous créez la confusion dans tout le pays en vous appropriant mon portrait et mon nom sans parler du logo Front de Gauche ! Bravo l’identité communiste ! Tout ça pour après des mois d’injures et manœuvres pour (sic) saboter ma campagne. Et vous recommencez ! Vous êtes la mort et le néant. Dix mois pour me ‘soutenir’, dix minutes pour soutenir Macron. Sans oublier les accords que vous ne respectez pas. J’en ai assez. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi. »

Sondage : Mélenchon s’écroule et perd 17 points

Sondage : Mélenchon s’écroule et perd  17 points

 

Mélenchon paye sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Il avait enregistré un score de 51 % d’opinions favorables, porté par une campagne présidentielle en pleine dynamique mais il est sèchement redescendu de son piédestal, perdant ce mois-ci ; il perd 17 points dans le baromètre mensuel. Le candidat aux législatives à Marseille échoue maintenant à la troisième place du classement, derrière l’ancien ministre de la Défense, et nouveau ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (37 %, +6 points) et le maire de Bordeaux Alain Juppé (50 %, +6 points), qui récupère ainsi sa première place. La réaction amère de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour et sa décision de ne pas donner de consigne de vote claire pour le duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron semble avoir déplu à une partie de l’opinion. « Il paie lourdement son attitude qui donnait l’image d’un mauvais perdant, notamment avec sa difficulté à reconnaître sa défaite », analyse Yves-Marie Cann, directeur des études politiques d’Elabe. Chez les électeurs de gauche, il recueille maintenant 58 % d’opinions positives et perd la première place, récupérée par Martine Aubry (61 %). « Son refus de donner une consigne de vote a incontestablement choqué l’opinion, mais malgré la chute, il reste à un niveau de popularité honorable », tempère le sondeur.  Autre personnalité à avoir payé sa stratégie de l’entre-deux-tours de la présidentielle, Nicolas Dupont Aignan. Le député-maire de Yerres avait décidé de rallier Marine Le Pen en vue du second tour en échange d’une éventuelle nomination au poste de Premier ministre . Un choix stratégique qui lui fait perdre 6 points dans le baromètre, à 22 % d’opinions positives auprès des Français. Il est maintenant plus populaire chez les sympathisants du Front national (50 %) que chez ceux de la droite (37 %). « A part le FN, il s’est mis à dos tout l’échiquier politique, constate Yves-Marie Cann. Il avait gagné en popularité lors de la campagne, notamment avec son départ du plateau de TF1 en plein journal télévisé, mais en s’alliant au FN, il a perdu tout ce capital sympathie ». La baisse est également significative pour tous les perdants de l’élection présidentielle. Benoît Hamon perd 6 points, à 27 % d’opinion favorable auprès de l’ensemble des Français. Net reflux aussi pour François Fillon (20 %,-3 points) et Marine Le Pen (25 %,-7 points). Selon Yves-Marie Cann, la performance de la présidente du Front national lors du débat de l’entre-deux-tours a desservi son image : « Avant, elle imposait son agenda dans la campagne et bousculait Emmanuel Macron, mais cette dynamique s’est cassé pendant le débat. Et par son attitude, elle a rappelé à beaucoup de gens ce qu’est la réalité de l’extrême droite », affirme-t-il.

Sondage réalisé les 16 et 17 mai auprès d’un échantillon de 999 personnes, par Internet, selon la méthode des quotas.

Varoufakis, le Mélenchon grec, contre Macron

Varoufakis, le Mélenchon grec,  contre Macron

 

 

Yanis Varoufakis, ancien ministre des finances grec qui avait été démissionné par Alexis Tsipras, lance un avertissement à Macron dans une tribune du  Journal (grec) des rédacteurs. Yanis Varoufakis, le Mélenchon grec,  estime ainsi que la politique de «dérégulation et d’austérité» souhaitée par l’ex-candidat d’En Marche! va «simplement redistribuer la misère entre les travailleurs français». Selon l’ex-ministre grec, qui argue de conversations personnelles avec Macron, ce dernier a conscience de la casse qu’il va provoquer mais persiste dans cette voie «pour convaincre Berlin d’avancer vers une fédéralisation de la zone euro».» «C’est là que réside la grande erreur d’Emmanuel» car «Berlin ne lui donnera rien», tranche Yanis Varouf Varoufakis.  Ce désaccord profond n’empêche pas l’ancien ministre des finances grec de reconnaître au nouveau président de la République une certaine pugnacité. Dans une tribune parue dans Le Monde le 2 mai dernierlors de l’entre-deux-tours, l’économiste a salué le volontarisme déployé par Emmanuel Macron au moment de la crise grecque pour tenter de sauver son pays de la crise financière. «Alors que la “troïka” des créanciers de la Grèce et le gouvernement de Berlin étranglaient les tentatives de notre gouvernement de gauche nouvellement élu pour libérer la Grèce du carcan de sa dette, Macron a été le seul ministre d’État en Europe à faire tout son possible pour nous aider. Et il l’a fait en prenant un risque politique personnel», a notamment dévoilé l’ancien ministre. Contre l’avis de l’entourage de François Hollande, Emmanuel Macron aurait ainsi tenté jusqu’à la dernière minute de convaincre les dirigeants européens d’épargner à la Grèce «une version moderne du Traité de Versailles». Dans cette même tribune, Yanis Varoufakis avait déjà averti une première fois Emmanuel Macron de son intention de combattre sa politique économique s’il était élu: «Pour ma part, ma promesse à Emmanuel est la suivante: je vais me mobiliser pleinement pour vous aider à battre Le Pen, et je me joindrai avec la même force aux prochaines Nuits debout pour m’opposer à votre gouvernement lorsque – et si – en tant que président, vous tentez de poursuivre la mise en œuvre de votre néolibéralisme qui est déjà un échec».

Mélenchon : un parachutage « légitime » à Marseille ?

Mélenchon : un parachutage « légitime » à Marseille

 

Jean-Luc Mélenchon éprouve quelques difficultés à donner une légitimité à sa candidature pour les législatives. Beaucoup s’étonnent qu’il ait choisi une circonscription facilement gagnable où le front national dépasse rarement 15 %. A ces objections, Mélenchon répond qu’il n’est pas là pour affaiblir la candidature du député socialiste sortant Patrick Mennucci. mais  précisément pour remplacer le parti socialiste partout en France. « Je suis légitime partout d’une façon générale, mais spécialement ici », a dit à des journalistes le leader de La France insoumise, arrivé en tête à Marseille à l’issue du premier tour de la présidentielle le 23 avril dernier. Sa candidature, qui avait été annoncée dès mercredi, a été perçue comme une déclaration de guerre par le député socialiste sortant Patrick Mennucci qui a dénoncé le parachutage d’un « député plateau télé ». « Marseille semble, du fait de son indigente caste politique, repliée sur elle-même à bavarder entre importants comme des moules accrochées sur leur rocher qui, dès qu’ils voient apparaître quoi que ce soit qui change leurs habitudes, poussent des cris d’orfraie », a riposté Jean-Luc Mélenchon La 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, qui regroupe les 1er, 2e et 3e arrondissements de Marseille et une partie des 5 et 6e arrondissement de la ville, est un bastion historique de la gauche. Au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon y a fini en tête (39,09%) devant Emmanuel Macron (21,81%), Marine Le Pen (14,36%), François Fillon (10,84%) et Benoît Hamon (8,68%). Emmanuel Macron l’a emporté au second tour face à Marine Le Pen avec 78,65% des voix. Le mouvement du président élu, La République en Marche, a annoncé jeudi l’investiture de Corinne Versini dans cette circonscription. « Je n’ai pas choisi une circonscription tenue par la gauche, c’est Marseille qui m’intéresse », a  dit Mélenchon. « Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer. Nous allons tourner la page des gens qui nous ont trahi pendant cinq ans ».

Mélenchon victime d’ego- gauchisme

 Mélenchon victime d’ego- gauchisme

Mélenchon s’enfonce dans ses ambigüités et ses contradictions en maintenant son refus d’appeler à voter Macron. En cause, ses positions gauchistes qui lui font mettre dans le même sac Le Pen et Macron. Aussi son ego démesuré qui lui avait fait penser qu’il pourrait devenir président de la république. Mélenchon est doublement victime de son ego-gauchisme. Pour preuve il se voit même Premier Ministre et demande à Macron de retirer la loi travail en échange de son soutien. Un marchandage inadmissible.  Yann Moix dans On n’est pas couché . Intervenant sur l’actualité du second tour de la présidentielle, le chroniqueur de France 2 a bien résumé l’attitude de Mélenchon.  Commentant le refus de Jean-Luc Mélenchon de donner une consigne de vote pour le scrutin de dimanche prochain, Yann Moix a fustigé le leader de Debout la France. « Il a une responsabilité politique énorme », a-t-il expliqué. « Si Marine Le Pen passait, il aurait à rendre des comptes sur cette élection. Ce n’est pas parce qu’on est l’ennemi de la xénophobie et du fascisme, ce qui est son cas, et l’ennemi des antisémites et de l’extrême droite ce qui est son cas, qu’on est un démocrate pour autant. Il nous a prouvé qu’il n’était ni démocrate, ni républicain ». Avant de taper encore plus fort : « On l’a toujours bien reçu ici, il avait fait preuve d’une certaine finesse, d’un certain sens de la République et d’un certain sens de l’Etat. On s’aperçoit que c’était un petit dictateur de carton-pâte ! », a-t-il lancé.

 

CGT : la même position ambiguë que Mélenchon

CGT : la même position ambiguë que Mélenchon

 

Le gauchisme de la ligne syndicale de la CGT depuis plusieurs années est évidemment bien connu. Cette stratégie de d’opposition systématique lui a d’ailleurs valu de perdre la première place d’organisation syndicale dans le privé. Ce gauchisme se confirme aussi dans ses prises de position politiques. Finalement, la CGT rejoint Mélenchon avec une position tout aussi hypocrite et irresponsable. Certes elle appelle à battre Marine Le Pen mais ne soutient pas Emmanuel Macron. En clair elle propose le vote blanc ou nul ce qui mécaniquement fait remonter le score de Marine le Pen par rapport à Emmanuel macro.  Certes on ne pouvait s’attendre à un soutien des orientations économiques  de Macron de la part de la CGT mais on pouvait au moins espérer qu’elle prendrait position pour des motifs républicains et démocratiques. Sa critique des politiques économiques et sociales passées est sans doute légitime mais on attendait uen attitude plus républicaine de cette organisation.  .Si la CGT n’appelle pas explicitement à voter pour le candidat d’En marche!, c’est en raison d’ »une analyse critique des politiques qui ont été menées depuis quinze ans et des alternatives  D’où « une différence d’appréciation de fond sur l’analyse » de la percée du FN avec la CFDT, qui « considère que ces questions-là, on les verra après ».

 

Jean Marie Le Pen félicite Mélenchon

Jean Marie Le Pen félicite Mélenchon

Un hommage dont aurait bien pu se passer Mélenchon et surtout ses électeurs : celui de Jean-Marie Le Pen. L’ancien président du Front National adresse des louanges à Mélenchon. Invité de France-Inter ce mardi 25 avril, il a salué le comportement… d’un des adversaires de sa fille, Jean-Luc Mélenchon ! Jean-Marie Le Pen a en effet particulièrement apprécié l’absence de consigne de vote du leader de La France insoumise pour le second tour de la présidentielle : « Il est très correct. Ça me paraît très digne de la part d’un candidat qui a fait une percée remarquable et qui était, sur le plan oratoire, le meilleur. » Et des louanges le considérant même presque comme son héritier sur le plan oratoire ? Les propos de Jean-Marie Le Pen font écho à de précédentes déclarations, moins remarquées, dans l’hebdomadaire d’extrême droite « Minute », qui avait titré son dernier numéro du 12 avril : « Le tribun Le Pen a trouvé son héritier, il s’appelle Mélenchon. » Interviewé, Jean-Marie Le Pen y tressait déjà des lauriers au candidat de La France insoumise… tout en se jetant des fleurs. Pour lui, il était tout simplement le précurseur du style « Mélenchon » :

Dupont Aignan et Mélenchon dans le même sac (Macron)

Dupont Aignan  et Mélenchon dans le même sac (Macron)

 

D’une certaine manière, Macron  lors  de son meeting de vendredi à Châtellerault met  dans le même sac Dupont Aignant et Mélenchon qui ont refusé le principe du vote républicain. Un amalgame peut-être excessif mais qui peut s’expliquer. En effet Dupont Aignan comme Mélenchon ont clairement choisi leur préférence personnelle, leur intérêt au détriment de l’intérêt national et de la démocratie. Dupont Aignan, lui, en déroute financière tente de sauver son micro parti pour continuer de faire de la politique (comme énarque il n’a pratiquement jamais travaillé et fait à peu près toute sa carrière depuis 30 ans dans la politique et les cabinets ministériels). Il espère obtenir avec le soutien du Front National quelques députés qui pourront boucher le trou financier de sa campagne électorale. En effet n’ayant pas atteint les 5% de voix au premier tour il ne sera pas remboursé par l’État. Mélenchon, lui, ne soutient pas Marine Le Pen mais refuse de choisir. Tout indique qu’il votera blanc ou nul autant dire qu’il favorisera ainsi le Front national. Mélenchon choisit une posture confortable qui lui permettra demain de donner une pseudo crédibilité à sa critique de Macron. Une posture gauchiste qui fait douter de sa réelle adhésion aux valeurs républicaines et démocratiques. Emmanuel Macron a renvoyé dos-à-dos vendredi soir le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé d’appeler à voter pour lui au second tour de l’élection présidentielle, et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a fait alliance avec son adversaire du Front national, Marine Le Pen.  Emmanuel Macron a reproché à Jean-Luc Mélenchon d’oublier qu’ils partageaient, au-delà de leurs divergences sur nombre de sujets, un attachement à débattre de ces désaccords dans un cadre républicain. « C’est notre vraie différence avec le FN et il l’a oublié et c’est une faute grave, lourde », a-t-il dit. La deuxième faute de Jean-Luc Mélenchon est « de trahir les siens », notamment ses électeurs proches du Parti communiste, ouvriers et paysans, la jeunesse étudiante ou les cadres de sensibilité écologiste. « Tous ceux-là, ils ont quelque chose à voir avec le ni-ni qu’il leur sert ? » a lancé Emmanuel Macron. « La plupart se sont battus, ont payé pour lutter contre les extrémismes, pour se rappeler cette vertu morale qu’il est en train d’oublier. »

Mélenchon -second tour : un manque de courage et de clarté

Mélenchon -second tour : un manque de courage et de clarté

Mélenchon ne sortira pas grandi de sa probable sortie politique au soir du premier tour des présidentielles. Jusque-là pourtant il avait réussi sa campagne se montrant notamment sans conteste le meilleur tribun même si ces meetings étaient plus proches de prestations de stand-up que de l’exercice classique de campagne. Avec de leur de 20 % des voix son bilan constitué un relatif succès. Succès qui risque d’être gâché par sa position ambiguë et incompréhensible à l’égard de la candidature de Marine Le Pen au second tour. En refusant de se prononcer Mélenchon mais en fait sur le même pied d’égalité Marine Le Pen et Macron, une attitude bien peu républicaine pour celui qui voulait en incarner les valeurs. D’une certaine manière, Mélenchon porte un très mauvais coup à son propre parti auquel il sera forcément reproché notamment lors  des législatives ce manque de courage et de clarté Jean-Luc Mélenchon ne dira donc pas s’il votera pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen, blanc ou nul pour le seconde tour de l’élection présidentielle. La France insoumise est pourtant appelée à se prononcer sur son choix et la consigne de vote du collectif. Un choix qui sera rendu public, a garanti Jean-Luc Mélenchon au soir de l’annonce des résultats du premier tour. « Je suis triste pour ses électeurs. Je pense qu’ils valent beaucoup mieux que ce qu’il leur a dit dimanche soir », avait déclaré Emmanuel Macron, précisant que Jean-Luc Mélenchon « n’avait pas hésité il y a 15 ans à appeler à faire rempart au FN ». Du côté de la France insoumise, la consigne de vote n’est pas claire et jamais l’appel à voter pour Emmanuel Macron n’est prononcé. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a appelé mercredi 26 avril les électeurs de La France insoumise à ne pas apporter « une voix » au Front national, laissant simplement entendre que lui-même voterait pour Emmanuel Macron le 7 mai. « Je profite de votre émission pour dire : ‘Pas une voix pour le Front national’. Ça n’est même pas dans la proposition de consultation que nous faisons, car il est clair que pour nous le Front national est un danger pour le monde du travail, parce qu’il ment au salarié (…) et que chaque fois qu’il y a eu des mobilisations pour les droits sociaux, l’extrême droite, elle était là contre nous », a déclaré Alexis Corbière sur LCI.  »Dans notre mouvement, il y aura plusieurs opinions« , qui seront publiées le 2 mai, a-t-il ajouté, mais il faut « faire la différence entre un choix intime et un choix politique ». Le choix intime de Mélenchon paraît cependant bien ambigu voire sulfureux.

 

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol