Archive pour le Tag 'Mélenchon'

LFI: Mélenchon en correctionnelle ?

LFI: Mélenchon en correctionnelle ?

 

D’après l’AFP, Mélenchon  devrait être convoqué en correctionnelle en raison des incidents qui ont eu lieu lors de perquisitions. Le problème c’est que l’intéressé et d’autres personnes visées ne semblent pas avoir été encore informés. Cela signifierait que la justice utilise la voie des médias  sans doute pas sans arrière pensée. Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et d’autres responsables seront jugés en correctionnelle à la suite des accrochages qui avaient émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège du mouvement en octobre, a-t-on appris jeudi d’une source proche du dossier. L’ancien candidat à la présidentielle et les députés Alexis Corbière et Bastian Lachaud font partie des personnalités convoquées en citation directe par le parquet de Bobigny, pour actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation, a appris l’AFP de même source, confirmant une information de L’Express.

 

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

 

L’inénarrable porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a évidemment tendu un piège grossier à Mélenchon en déclarant dimanche qu’elle voterait « sans ambiguïté » Jean-Luc Mélenchon au cas aujourd’hui peu probable où un second tour de l’élection présidentielle opposerait le dirigeant de La France insoumise (LFI) à la présidente du Rassemblement national,  Le piège grossier d’abord parce que l’hypothèse probable, ensuite parce que c’est une manière de discréditer Mélenchon qui n’a pas voulu se prononcer entre Le Pen et Macron lors des élections présidentielles de 2017. Bref comme d’habitude la porte-parole du gouvernement a parlé pour ne pas dire grand-chose sinon des banalités dont elle a le secret. Ce véritable moulin à paroles est inarrêtable. Sibeth Ndiaye peut parler pendant des heures et des heures pour finalement endormir par lassitude son interlocuteur. Inévitablement même l’auditeur le plus attentionné est pris de sommeil au bout du discours de Sibeth Ndiaye. Elle peut parler de tout et de n’importe quoi, longuement et sans respirer mais sans jamais le moindre contenu informationnel. Elle répète, elle dilue, elle contourne et surtout elle parle, elle parle. Une sorte de morphine politique qui fait oublier à l’auditeur la question traitée pour le plonger progressivement dans sorte de sommeil paradoxal où le rêve tutoie la réalité. Sibeth Ndiaye mérité d’être écouté au moins une fois juste avant de s’endormir comme substitut au somnifère.

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

 

On le sait, la contrition n’est pas l’exercice préféré de Mélenchon qui a toujours tendance à reporter sur les autres des responsabilités dont certaines lui incombent. Le seul mea culpa de Mélenchon se résume  dans cette petite phrase » nous n’avons pas réussi à fédérer ». Pour le reste, Mélenchon a évidemment montré encore une fois toutes ses qualités de tribun mais aussi son entêtement à mépriser les autres forces de la gauche. Le problème c’est que la France insoumise n’est pas en meilleure forme que ses éventuels partenaires. Pourtant Mélenchon se refuse pour l’instant à tout concept d’union avec ces forces de gauche. S’il persiste dans cette ligne, il est évident que Mélenchon prendra une nouvelle fessée aux municipales qui ne sont pas des sélections forcément calibrées pour lui et sa formation. Jean-Luc Mélenchon a tout juste admis qu’il allait s’entourer de plus jeunes et même de très jeunes mais il restera le patron. La question se suppose d’ailleurs légitimement de savoir si LFI a ou non un  avenir sans Mélenchon.“Nous sommes en train d’adopter un organigramme (…) Il y a toute une équipe qui arrive. Ils sont jeunes et même très jeunes”, a-t-il ajouté. “Ce n’est plus moi qui ouvrirai toutes les réunions, ni moi qui les terminerai toutes. J’en ferai un certain nombre mais pas toutes.”

LFI-Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

LFI-Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

 

Il est clair que Mélenchon a attrapé la grosse tête lors des élections présidentielles de 2017. Il ne s’est d’ailleurs jamais remis de son espérance déçue d’être qualifié pour le second tour. Reconnaissons que son score était assez remarquable avec environ  20 %. Du coup Mélenchon en a tiré la conclusion qu’il pouvait étouffer toute la gauche et la traiter par le mépris. Il est vrai que cette gauche est plus que jamais éclatée et affaiblie mais on ne saurait résumer son existence à celle des marxistes classiques que représentent les insoumis. En retombant à 6,3 % des voix aux européennes, Mélenchon s’est réveillé avec la gueule de bois. Responsable en grande partie du succès aux élections présidentielles, il est tout autant responsable de la descente aux enfers. Indiscutablement, Mélenchon ne manque pas de culture et c’est sans doute le meilleur  tribun l’époque mais il se comporte davantage en syndicaliste qu’en responsables politique. La contestation systématique et le radicalisme caractérisent sa ligne politique, une ligne révolutionnaire mais qui ne prend pas qui peut dans les milieux populaires même chez les gilets jaunes où finalement c’est surtout le rassemblement national qui a ramassé la mise. L’autre contradiction de Mélenchon c’est de vouloir incarner le changement démocratique alors qu’il est dans la politique depuis quarantaine d’années. Dernière faiblesse et non la moindre sa propension à étouffer toute contestation au sein de son mouvement. Mélenchon est à la fois la force et la faiblesse des insoumis. Son talent oratoire lui a permis de faire émerger une sorte de nouveau parti communiste mais sa faiblesse c’est d’incarner  à lui seul un mouvement entièrement 

Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

 

Il est clair que Mélenchon a attrapé la grosse tête lors des élections présidentielles de 2017. il ne sait d’ailleurs jamais remis de son espérance déçue d’être qualifié pour le second tour. Reconnaissons que son score était assez remarquable avec environ  20 %. Du cou,p Mélenchon en a tiré la conclusion qu’il pouvait étouffer toute la gauche et la traiter par le mépris. Il est vrai que cette gauche est plus que jamais éclatée et affaiblie mais on ne saurait résumer son existence à celle des marxistes classiques que représentent les insoumis. En retombant à 6,3 % des voix Mélenchon s’est réveillé avec la gueule de bois. Responsable en grande partie du succès aux élections présidentielles, il est tout autant responsable de la descente aux enfers lors des européennes il n’a obtenu qu’environ 6 %. Indiscutablement, Mélenchon ne manque pas de culture et c’est sans doute le meilleur  tribun l’époque mais il se comporte davantage en syndicaliste qu’en responsables politique. La contestation systématique et le radicalisme caractérisent sa ligne politique, une ligne révolutionnaire mais qui ne prend pas qui peut dans les milieux populaires même chez les gilets jaunes ou finalement c’est surtout le rassemblement national qui a ramassé la mise. L’autre contradiction de Mélenchon c’est de vouloir incarner le changement démocratique alors qu’il est dans la politique depuis quarantaine d’années. Dernière faiblesse et non la moindre sa propension à étouffer toute contestation au sein de son mouvement. Mélenchon est à la fois la force et la faiblesse des insoumis. Son talent oratoire lui a permis de faire émerger une sorte de nouveau parti communiste mais sa faiblesse cest d’ incarner  à lui seul un mouvement entièrement cadenassé par le leader

France insoumise : Mélenchon encore contesté

France insoumise : Mélenchon encore contesté

Plusieurs membres influents de la France insoumise ont commencé à sérieusement mettre en question la manière dont Mélenchon dirige le parti des insoumis. Cette fois, c’est une personnalité marquante qui met en cause la direction du parti Charlotte Girard, auteur du du programme de Mélenchon aux présidentielles quitte avec fracas un parti dont elle dénonce aussi bien les orientations que l’absence de démocratie. Un reproche récurrent fait de plus en plus par certains qui considère que Mélenchon se comporte davantage comme Chavez que comme un leader d’un parti démocratique dans un pays moderne. Dans un message posté sur les réseaux sociaux, celle qui avait contribué à rédiger le programme de LFI pour la dernière élection présidentielle déplore la désorganisation du parti et le manque de débats en son sein. “Pour ma part, le chemin fléché par la France insoumise s’arrête”, écrit-elle. “J’ai donné tout ce que je pouvais tant que je pensais que l’outil – le mouvement – était conforme au but – la révolution citoyenne. Mais je n’en ai plus la certitude et je n’ai pas la certitude non plus que les efforts qu’il faudrait fournir pour obtenir la refondation interne de l’outil seront au rendez-vous”. Revenant sur les élections européennes lors desquelles LFI a obtenu 6,3% des voix, trois fois moins qu’à la présidentielle, Charlotte Girard déplore que les “doutes exprimés lors de la constitution de la liste et de la rédaction chaotique du programme n’ont pas trouvé de cadre où être travaillés et élaborés suffisamment pour qu’il en sorte une perspective claire et partagée”.“La désorganisation que je ne suis pas seule à déplorer produit une telle perte d’énergie que c’en est désespérant”, déplore-t-elle aussi, avant de pointer le manque de démocratie au sein de LFI.“Tant qu’on est d’accord tout va bien. Mais il n’y a pas de moyen de ne pas être d’accord. Or une dynamique politique – surtout révolutionnaire – dépend de la capacité des militants à s’approprier des raisonnements, c’est-à-dire potentiellement à les contester”, dit-elle. Charlotte Girard et une autre figure critique avec le mouvement, Clémentine Autain, ont cosigné avec une quarantaine de cadres de LFI un message dénonçant en interne les dysfonctionnements du mouvement, dévoilé cette semaine par Le Monde.

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg)

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg) 

 

Mélenchon appelle à une curieuse fédération populaire qui permettrait de réunir les forces et les citoyens de gauche mais il commence en discréditant ses éventuels alliés. Mélenchon voudrait bien finalement refaire le coup de Mitterrand. Le problème c’est que Mélenchon est beaucoup trop clivant et beaucoup trop insuffisant sur les questions économiques. L’Union de la gauche de Mélenchon ?  : De la rigolade » répond Gérard Grunberg, Politologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Gérard Grunberg, qui fut également membre du cabinet de Michel Rocard et adhérent au Parti socialiste jusqu’en 1995 et  revient sur la proposition de Mélenchon de reconstituer l’union de la gauche (interview Europe 1)

 

Avec cinq grandes listes, la gauche n’a jamais été divisée avant d’aborder les élections européennes. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon espère l’unir ensuite dans une fédération populaire… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

« Je pense d’abord qu’il veut commencer à se couvrir car ces européennes vont probablement être un gros échec pour lui : il pourrait tomber de 20% (19,58%) ce qui a été son score au premier tour de la présidentielle en 2017, à 7 ou 9%, ce que sont les intentions de vote pour la liste La France insoumise (LFI). Et je pense même que cette liste peut être dépassée par les écologistes (dont la tête de liste est Yannick Jadot, ndlr). Jean-Luc Mélenchon a raté son coup, qui était d’écraser, comme il l’avait dit, le Parti socialiste. Il veut se donner l’image de quelqu’un qui est pour le rassemblement de la gauche, ce qui est absolument faux, et avoir un langage qui lui permet de dire ‘ce n’est pas moi qui suis le diviseur de la gauche’. Mais je ne vois aucun des leaders de gauche accepter quoi que ce soit de ce genre-là. S’il avait dit ‘on s’est trompé, ce qu’il faut, c’est que toutes les formations de gauche s’allient’, mais il ne dit pas ça… Et une fédération, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est une chose que faisait le Parti communiste il y a 30 ou 40 ans. Quand il avait des difficultés avec les socialistes, entre 1974 et 1978 – à l’époque, c’était pour la renégociation du programme commun -, le PC disait ‘on va faire l’union du peuple de France pour le changement démocratique’. Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, c’est exactement le langage communiste de l’époque, c’est-à-dire que, selon sa logique, on ne peut pas s’entendre avec les partis et on doit reconstruire une union populaire avec, bien sûr, lui à sa tête. À l’époque, les socialistes avaient refusé, en disant : ‘On discute entre les partis ou on ne discute pas.’ Ce pauvre Mélenchon n’a rien inventé. »

Est-ce que c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui poserait problème à cette union de la gauche ?

« L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup dégradée depuis deux-trois ans en jouant tout seul contre tous. Sa personnalité est aujourd’hui rejetée par les partis qui, il faut bien le reconnaître, ont fait beaucoup d’efforts. Mais aujourd’hui, cela semble terminé. Il y a sa personnalité mais il y aussi tout simplement le fait que les gens ne vont pas abandonner leurs partis ou leurs idées pour le rejoindre. La ligne principale n’est pas la même pour tous, que ce soit sur l’Europe, l’euro, le Venezuela, Poutine…

C’est ici une vieille figure de la gauche française, celui qui est le plus à gauche qui dit : ‘on ne va pas discuter entre partis, on va faire une union populaire.’ Et il appelle tout le monde à se regrouper autour de lui, mais comment voulez-vous que les autres acceptent ça ? C’est de la rigolade, de l’habillage, pour donner l’illusion que ce n’est pas lui qui casse l’union de la gauche, et à mon avis, il fait ça en partie parce qu’il sait que c’est très mal parti pour lui. Les européennes vont montrer que sa stratégie d’écrasement va échouer. »

En aucun cas, ce scrutin ne peut être porteur pour la gauche ?

« Sur les cinq grandes listes de gauche, aucune ne fera un gros score. Elles vont toutes se tenir à 7-8%, donc rien ne peut se passer après, rien ! Les deux tronçons du Parti socialiste ne veulent pas se parler, les écologistes ne veulent pas parler aux socialistes… La gauche n’a jamais été aussi divisée, ni aussi faible. Il ne se passera absolument rien après les européennes. Ça fait des années qu’il y a des gens qui disent ‘je vais rassembler’, il y a eu des tas de tentatives de rassemblement de la gauche, ça ne s’est jamais fait, car il y a ceux qui ne voulaient pas le faire il y a des désaccords de fond. Même les communistes et Hamon ne peuvent pas se mettre d’accord. Chacun veut conserver son parti, sa position, etc. Il ne faut pas croire que le nouveau parti créé par le PS (Place publique, dont Raphaël Glucksmann est la tête de liste, ndlr) va faire des merveilles. Tous ces gens prennent la chose par le mauvais bout. Le bon bout, ce serait de voir vraiment ce sur quoi ils sont d’accord et pas d’accord… Parce qu’ils restent quand même en désaccord sur beaucoup de points…

Et puis, il y a toujours le problème de l’identité du leader. (François) Mitterrand avait réussi à l’être après avoir ferraillé avec les communistes (au début des années 1980), mais aujourd’hui, il n’y a aucun de ces hommes politiques de gauche qui a la carrure ou l’opportunité de pouvoir s’imposer, pour l’instant. Il n’y a aucun homme qui peut regrouper la gauche autour de lui ni aucun parti, aucune idée, aucune stratégie, donc cela va rester comme c’est depuis trois, quatre ans… »

 

 

 

Le leader de LFI appelle les autres forces de gauche, qui représentent en tout «un tiers de la société», à discuter ensemble de leurs lignes d’accord et de désaccord.

«Mais il faut un engagement commun dans les mobilisations écologiques et sociales», revendique le tribun. «Il faut se préparer sérieusement à gouverner autrement. Avec un programme concret de partage et de planification écologique. Notre programme est une bonne base de départ pour discuter partout». Il y a un an, l’appel de Jean-Luc Mélenchon avait convaincu bien peu de monde à gauche. Sa personnalité était encore jugée trop clivante. Nombreux ne partageaient pas non plus l’idée de LFI d’entamer un rapport de force avec l’Union européenne pour réviser les traités. Il espère aujourd’hui faire changer d’avis les forces de gauche en recevant l’aval populaire grâce aux élections européennes. Qui ne tente rien…

L’Union de la gauche de Mélenchon ? : De la rigolade » (Gérard Grunberg, politologue)

L’Union de la gauche de Mélenchon ?  : De la rigolade » (Gérard Grunberg, politologue)

Politologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Gérard Grunberg, qui fut également membre du cabinet de Michel Rocard et adhérent au Parti socialiste jusqu’en 1995, revient sur la proposition de Mélenchon de reconstituer l’union de la gauche (interview Europe 1)

 

Avec cinq grandes listes, la gauche n’a jamais été divisée avant d’aborder les élections européennes. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon espère l’unir ensuite dans une fédération populaire… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

« Je pense d’abord qu’il veut commencer à se couvrir car ces européennes vont probablement être un gros échec pour lui : il pourrait tomber de 20% (19,58%) ce qui a été son score au premier tour de la présidentielle en 2017, à 7 ou 9%, ce que sont les intentions de vote pour la liste La France insoumise (LFI). Et je pense même que cette liste peut être dépassée par les écologistes (dont la tête de liste est Yannick Jadot, ndlr). Jean-Luc Mélenchon a raté son coup, qui était d’écraser, comme il l’avait dit, le Parti socialiste. Il veut se donner l’image de quelqu’un qui est pour le rassemblement de la gauche, ce qui est absolument faux, et avoir un langage qui lui permet de dire ‘ce n’est pas moi qui suis le diviseur de la gauche’. Mais je ne vois aucun des leaders de gauche accepter quoi que ce soit de ce genre-là. S’il avait dit ‘on s’est trompé, ce qu’il faut, c’est que toutes les formations de gauche s’allient’, mais il ne dit pas ça… Et une fédération, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est une chose que faisait le Parti communiste il y a 30 ou 40 ans. Quand il avait des difficultés avec les socialistes, entre 1974 et 1978 – à l’époque, c’était pour la rénégociation du programme commun -, le PC disait ‘on va faire l’union du peuple de France pour le changement démocratique’. Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, c’est exactement le langage communiste de l’époque, c’est-à-dire que, selon sa logique, on ne peut pas s’entendre avec les partis et on doit reconstruire une union populaire avec, bien sûr, lui à sa tête. À l’époque, les socialistes avaient refusé, en disant : ‘On discute entre les partis ou on ne discute pas.’ Ce pauvre Mélenchon n’a rien inventé. »

Est-ce que c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui poserait problème à cette union de la gauche ?

« L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup dégradée depuis deux-trois ans en jouant tout seul contre tous. Sa personnalité est aujourd’hui rejetée par les partis qui, il faut bien le reconnaître, ont fait beaucoup d’efforts. Mais aujourd’hui, cela semble terminé. Il y a sa personnalité mais il y aussi tout simplement le fait que les gens ne vont pas abandonner leurs partis ou leurs idées pour le rejoindre. La ligne principale n’est pas la même pour tous, que ce soit sur l’Europe, l’euro, le Venezuela, Poutine…

C’est ici une vieille figure de la gauche française, celui qui est le plus à gauche qui dit : ‘on ne va pas discuter entre partis, on va faire une union populaire.’ Et il appelle tout le monde à se regrouper autour de lui, mais comment voulez-vous que les autres acceptent ça ? C’est de la rigolade, de l’habillage, pour donner l’illusion que ce n’est pas lui qui casse l’union de la gauche, et à mon avis, il fait ça en partie parce qu’il sait que c’est très mal parti pour lui. Les européennes vont montrer que sa stratégie d’écrasement va échouer. »

En aucun cas, ce scrutin ne peut être porteur pour la gauche ?

« Sur les cinq grandes listes de gauche, aucune ne fera un gros score. Elles vont toutes se tenir à 7-8%, donc rien ne peut se passer après, rien ! Les deux tronçons du Parti socialiste ne veulent pas se parler, les écologistes ne veulent pas parler aux socialistes… La gauche n’a jamais été aussi divisée, ni aussi faible. Il ne se passera absolument rien après les européennes. Ça fait des années qu’il y a des gens qui disent ‘je vais rassembler’, il y a eu des tas de tentatives de rassemblement de la gauche, ça ne s’est jamais fait, car il y a ceux qui ne voulaient pas le faire il y a des désaccords de fond. Même les communistes et Hamon ne peuvent pas se mettre d’accord. Chacun veut conserver son parti, sa position, etc. Il ne faut pas croire que le nouveau parti créé par le PS (Place publique, dont Raphaël Glucksmann est la tête de liste, ndlr) va faire des merveilles. Tous ces gens prennent la chose par le mauvais bout. Le bon bout, ce serait de voir vraiment ce sur quoi ils sont d’accord et pas d’accord… Parce qu’ils restent quand même en désaccord sur beaucoup de points…

Et puis, il y a toujours le problème de l’identité du leader. (François) Mitterrand avait réussi à l’être après avoir ferraillé avec les communistes (au début des années 1980), mais aujourd’hui, il n’y a aucun de ces hommes politiques de gauche qui a la carrure ou l’opportunité de pouvoir s’imposer, pour l’instant. Il n’y a aucun homme qui peut regrouper la gauche autour de lui ni aucun parti, aucune idée, aucune stratégie, donc cela va rester comme c’est depuis trois, quatre ans… »

Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

 

François Ruffin vient de créer un micro parti : Picardie debout. On peut se demander quelle est la stratégie de point son intérêt électoral puisque Ruffin peut  bénéficier de l’audience nationale des insoumis. Ou alors François Ruffin, l’anarcho gauchiste qui n’apprécie guère la tutelle du « Che » Mélenchon veut conquérir son indépendance voire le moment venu peut-être concurrencer le mouvement des insoumis. Si l’on en juge par l’objet même du niveau micro parti l’ambition est grande. Il s’agit de «favoriser les réflexions philosophiques, économiques, sociales et politiques localement, nationalement et internationalement ; contribuer à l’élaboration, la communication et la mise en discussion publique des idées de ses membres et celles que ses membres souhaitent faire connaître ; faire prospérer le vivre-ensemble politique, la convivialité citoyenne et la solidarité militante ; faire vivre la démocratie par tous moyens: organisation de soirées, débats, conférences» mais aussi – surtout – la «présentation de candidats à toutes élections « . En clair il s’agit bien d’un parti à vocation nationale le moment venu. La rivalité entre François Ruffin et Mélenchon n’est pas nouvelle. Il se retrouve dans la contestation anti capitaliste et anti impérialiste mais divergent sur d’autres aspects idéologiques. Ruffin est plus proche des anarcho gauchiste et Mélenchon plus proche finalement des communistes classiques. François Ruffin se revendique lui-même comme un «électron libre» au sein des troupes LFI. «Cette épithète me paraît juste. J’appartiens à un groupe parlementaire, mais, il faut l’avouer, je suis à la fois ici et ailleurs, je fais un peu bande à part», écrit-il. Autre démarche solitaire: la sortie de son film «Je veux du soleil» sur le mouvement des «gilets jaunes», en salle le 3 avril. Des initiatives qui tendent, à force, à faire de l’ombre au chef des troupes, Jean-Luc Mélenchon. Au risque d’irriter au sein de la maison Insoumise.

Popularité Mélenchon: derrière Ruffin

Popularité Mélenchon: derrière Ruffin

Chute de Mélenchon dans les sondages. Mélenchon ne manque évidemment pas de qualité, ni de culture mais ses outrances disqualifient parfois son propos. À ses qualités de tribun, à ses références culturelles, Mélenchon ajoute un certain talent de comédien. On a cependant parfois des difficultés à saisir la réelle personnalité de l’intéressé qui se comporte selon les cas comme Jean Jaurès, Jules César ou encore Georges Marchais. Il est Jaurès quand il veut théoriser le socialisme et ambitionne de réunir toutes la famille de gauche. Malheureusement il devient souvent Jules César quand il négocie avec ses partenaires, d’autres formations, n’hésitant pas à les négliger voire à les maltraiter comme le parti communiste, le parti socialiste où les organisations d’extrême-gauche. Mélenchon conçoit l’union non pas comme un combat mais comme un ralliement à ses seuls positions. Le paradoxe chez Mélenchon c’est qu’il peut tout autant développer une analyse intellectuelle de haut niveau et peu après tomber dans le populisme le plus vulgaire voire insultant. Bref aussi faire du Georges Marchais en utilisant la caricature et la grossièreté il y a un côté sanguin chez Mélenchon qu’il a du mal à contrôler. Force est de reconnaître que Mélenchon a peu de concurrents quant à ses compétences oratoires, son seul ennemi : sans doute lui-même. Selon le dernier sondage BVA, Jean-Luc Mélenchon a perdu sept points et atteint péniblement le 29e rang des hommes politiques les plus populaires auprès des Français.  Une dégringolade qui s’accompagne d’une progression inversement proportionnelle: celle du député de la Somme, François Ruffin, qui lui gagne deux points et devance Jean-Luc Mélenchon à la quinzième place.

 

France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 

Il est clair que France Info (et toute les grands medias) en fait des tonnes pour enfoncer les comptes de campagne présidentielle de Mélenchon. Certes certaines observations ne sont pas sans fondement mais les mêmes critiques pourraient être adressés à à peu près tous les candidats soit  du fait de surfacturation au contraire du fait de sous facturation pour ne pas déplacer dépasser l’enveloppe autorisée. France Info descend dans un niveau de précision qui relève de l’anecdotique voir du ridicule par exemple lorsque la chaîne publique indique que  « Chaque discours de Mélenchon mis en ligne était facturé 250 euros hors taxe. La cellule investigation de franceinfo affirme que cette manipulation prend environ 10 minutes à être effectuée. » Alors que France Info pense que la prestation peut être assurée pour beaucoup moins cher. Il serait peut-être bon de demander à France Info quel est le coût de ses propres prestations attendues qu’en moyenne le personnel touche  des salaires démentiels (autour de 5000 euros) avec des sureffectifs et une productivité très relative. De ce point de vue, si France Info devait effectuer le même travail le prix serait sans doute quatre fois plus cher. Mais quand on est payé par le contribuable on ne compte pas ! Au-delà des chiffres France Info se dédouanent à bon compte de sa ligne électorale traditionnellement à gauche. Pour la rééquilibrer on tape sur une cible facile : Mélenchon qui lui aussi en fait des tonnes et se noie dans son délire verbal contradictoire.

Mélenchon : Jaurès, César ou Georges Marchais ?

Mélenchon : Jaurès, César ou Georges Marchais ?

 

Mélenchon ne manque évidemment pas de qualité, ni de culture mais ses outrances disqualifient parfois son propos. À ses qualités de tribun, à ses références culturelles, Mélenchon ajoute un certain talent de comédien. On a cependant parfois des difficultés à saisir la réelle personnalité de l’intéressé qui se comporte selon les cas comme Jean Jaurès, Jules César ou encore Georges Marchais. Il est Jaurès quand il veut théoriser le socialisme et ambitionne de réunir toutes la famille de gauche. Malheureusement il devient souvent Jules César quand il négocie avec ses partenaires d’autres formations n’hésitant pas à les négliger voire à les maltraiter comme le parti communiste, le parti socialiste où les organisations d’extrême-gauche. Mélenchon conçoit l’union non pas comme un combat mais comme un ralliement à ses seuls positions. Le paradoxe chez Mélenchon c’est qu’il peut tout autant développer une analyse intellectuelle de haut niveau et peu après tombé dans le populisme le plus vulgaire voire insultant. Bref aussi faire du Georges Marchais en utilisant la caricature et la grossièreté il y a un côté sanguin chez Mélenchon qu’il a du mal à contrôler. Force est de reconnaître que Mélenchon a peu de concurrents quant à ses compétences oratoires, son seul ennemi : sans doute lui-même.

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

 

Gérard Larcher, président du Sénat, condamne certaines outrances de Mélenchon notamment vis-à-vis de la presse. Cependant il s’étonne de l’importance des moyens déployés par la justice et la police pour l’enquête (soupçons de surfacturation de frais de campagne électorale). On peut ne pas être d’accord avec les journalistes mais la liberté de la presse est consubstantielle à notre état de droit et à la démocratie », a assuré Gérard Larcher. « Le président du Sénat avec un certain humour s’est  cependant interrogé sur le dispositif juridico-policier mis en œuvre dans cette enquête. Une allusion à caractère politique sur cette perquisition un peu surdimensionnée par rapport à l’objet quand on sait par ailleurs que la plupart des candidats à la présidentielle de 2017 (ou des précédentes) sont pour le moins aussi coupables que Mélenchon(. Gérard Larcher regrette que la présence d’un avocat ne soit pas nécessaire lors d’une perquisition judiciaire comme c’est le cas des perquisitions douanières ou administratives Il a indiqué que le Sénat avait proposé cette présence pour les enquêtes du type de celle concernant Mélenchon.

Mélenchon-France insoumise : du cirque politico juridique

 Mélenchon-France insoumise : du cirque politico juridique

 Mélenchon  est souvent excessif, provocateur, agaçant même mais il a raison sur l’affaire du financement de sa campagne électorale. En effet,  le parti de Mélenchon est celui qui a dépensé le moins et de loin pour la dernière échéance présidentielle de 2017. On vient maintenant lui chercher des poux dans la tête pour des surfacturations d’un montant par exemple de 400 € pour une mise en ligne d’un discours sur Internet. Tout cela relève du  cirque politico juridique dans la mesure où tous les partis pourraient être enquêtés pour les mêmes irrégularités. Ce qui est reproché à Jean-Luc Mélenchon pourrait l’être à tous les autres candidats ou presque. Comme les frais de campagne sont remboursés, il y a deux tentations permanentes d’une part ne pas dépasser le seuil autorisé pour les dépenses en minimisant certaines et au contraire gonfler le coût de certaines prestations pour en obtenir le remboursement. En fait, la différence entre les chiffres fournis officiellement par les candidats et les dépenses réelles peut-être considérables. Le problème est récurrent car la commission nationale des comptes de campagne et des financements publics ne dispose pas des moyens d’investigation pour vérifier la véracité des comptes fournis par les candidats. Cette commission ne peut fonder son avis que sur les documents transmis par les 10 candidats ; on se souvient par exemple que Macron avait bénéficié de ristournes tout à fait exceptionnelles sur la fourniture de prestations de campagne notamment de location de locaux. Mais des remarques du même type concernent aussi bien cette campagne de 2017 que les campagnes antérieures. Les critiques viennent même de l’intérieur de la commission chargée de vérifier les comptes. L’ancien rapporteur pour la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) était en charge du suivi du candidat de la France insoumise. Le haut-fonctionnaire regrette que la commission n’ait pas tenu compte de ses remarques dès le mois de novembre 2017. Jean-Guy de Chalvron s’interroge: « Pourquoi n’a-t-elle pas relevé les anomalies que j’ai moi-même relevé? On n’en serait pas là… ».  Le problème pour cette commission c’est que s’attaquer à la véracité des comptes de campagne d’un candidat c’est prendre le risque d’attaquer à peu près les autres comptes et d’aller au-devant de difficultés politiques

Congrès : Macron prend Mélenchon à contrepied

Congrès : Macron prend Mélenchon à contrepied

 

Macon prend Mélenchon à contrepied en proposant lui aussi d’avoir la possibilité de répondre directement aux députés lors des séances en congrès. Jusque là en effet, le président ne pouvait pas répondre. C’était un reproche des Insoumis et d’autres. Les élus de LREM sont eux aussi pris à contrepieds puisqu’ils s’étaient opposés à cette présence du président pendant les débats parlementaires. Il faut bien convenir que toute l’opposition est prise à revers car cette orientation présidentialise encore plus le régime déjà très monarchique de Macron. Un président qui joue le rôle de monarque républicain mais désormais aussi celui de premier ministre et même de ministre quand il traite par exemple des mesures d’application de ses orientations.  L’année prochaine, Emmanuel Macron pourrait bien rester dans la salle pour «écouter» l’opposition et lui «répondre». «J’ai demandé au gouvernement de déposer dès cette semaine un amendement au projet de loi constitutionnel, qui permettra que lors du prochain Congrès je puisse rester, non seulement pour vous écouter, mais aussi pour pouvoir vous répondre», a déclaré le chef de l’État, alors que la révision constitutionnelle est examinée dès ce mardi en première lecture à l’Assemblée. Le président de la République veut ainsi répondre «aux pires reproches» adressés «à cette procédure». Des députés, parmi lesquels des élus de la France Insoumise (LFI), ont en effet choisi de boycotter ce rendez-vous, un exercice jugé «autocratique, monarchique».  «Ce serait remettre en cause le fait que [le président] n’est pas responsable devant le Parlement», avait pourtant  estimé Richard Ferrand, président du groupe LaREM à l’Assemblée, rapporteur général du texte et proche d’Emmanuel Macron qui ne rechignera pas à manger un nouveau chapeau.

Une révision de tous les comptes de campagne (Mélenchon)

Une révision de tous les comptes de campagne (Mélenchon)

À juste titre Mélenchon réclame  une révision de tous les comptes de la dernière campagne électorale. Il réclame aussi une recomposition de la commission de contrôle et une plus grande indépendance. L’usage veut que cette commission se montre très tolérante vis-à-vis des candidats notamment ceux qui accèdent au pouvoir. En général elle approuve les comptes avec quelques réserves. Malheureusement quelques semaines ou mois après,  la presse révèle des infractions qui ont été négligées par ladite commission. En cause comme déjà indiqué son manque d’indépendance mais surtout son manque de moyens qui l a contraint à se fonder essentiellement sur la déclaration des candidats. Selon Radio France, le chef de l’Etat aurait bénéficié d’importantes ristournes pendant sa campagne présidentielle de 2017 lors de réservations de salles notamment, au théâtre Antoine et à la Bellevilloise à Paris ou encore sur une péniche à Lyon. Or l’article L52-8 du Code électoral interdit aux personnes morales de participer au financement de la campagne électorale d’un candidat “en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués”. Invité vendredi de franceinfo, le président de la Commission nationale des comptes de campagne, François Logerot, a défendu le “travail sérieux” des neuf membres de la commission, tous d’anciens magistrats, tout en concédant ne pas connaître “d’organisation absolument infaillible qui remplit à la perfection sa mission dans 100% des cas». Concernant les comptes de campagne de l’équipe Mélenchon, le parquet de Paris a ordonné en avril dernier une enquête pour en vérifier la conformité. Le député insoumis, qui a toujours contesté cette procédure, demande désormais une révision des comptes de tous les candidats et réclame la démission de François Logerot. “Je demande la révision de tous les comptes dont le mien par une équipe rénovée et professionnelle, débarrassée des incapables, des partisans et des aigris qui ont pourri le travail de cette prétendue commission indépendante”, écrit-il sur son blog.

Mélenchon : retour vers 1936 avec le Front populaire !

Mélenchon : retour vers 1936 avec le Front populaire !

 

Mélenchon qui voulait déjà faire un bond en arrière d’environ deux siècles avec sa proposition de constituante, cette fois recule de près de 80 ans avec l’idée de reconstituer un front populaire. Il y a cependant uen différence de taille entre 1936 et maintenant. En 36,  le front populaire regroupait toutes les forces de gauches. Or le front de Mélenchon regrouperait uniquement les gauchistes. Historiquement, le Front populaire est une coalition de partis de gauche, qui a gouverné la France de mai 1936 à avril 1938 et dont les importantes réformes sociales demeurent une des références de l’histoire politique française. Des formations politiques de gauche, dont LFI et le Parti communiste, et des syndicats comme la CGT, la FSU, Solidaires et l’organisation étudiante UNEF, ont appelé à manifester le 26 mai dans toute la France, afin de constituer une “marée populaire” contre la politique du chef de l’Etat, Emmanuel Macron.

“Je milite pour une forme d’unité populaire qui décloisonne le syndicalisme, la politique et le monde associatif”, a  expliqué Mélenchon. “Nous avons besoin de faire une démonstration de la profondeur de l’enracinement du refus de la société libérale.” “Nous pouvons, sur la base d’expériences de cette nature, avoir pour objectif la construction d’un front populaire en France, qu’on appellera sans doute le Front populaire”, a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

« Fête à Mélenchon »

« Fête à Mélenchon »

Finalement la fête à Macron s’est transformée en fête à Mélenchon. La participation était importante (- 160.000 selon les organisateurs, 40.000 selon la préfecture de police) mais  pas suffisamment pour vraiment discréditer Macron mais assez pour souligner le rôle de Mélenchon comme leader de l’opposition. Un succès suffisant pour Mélenchon qui propose maintenant des manifestations partout en France le 26 mai. Le chef de l’Etat élu il y a un an était la principale cible des slogans souvent non dénués d’humour “Stop Macron”, “Macron, président des riches”, “Macron = Thatcher en pantalon”, “Non au coup d’Etat social”, “Macron remballe ton arrogance, le peuple mène la danse”, pouvait-on lire et entendre dans le cortège, où beaucoup sont venus en famille. Jean-Luc Mélenchon  a salué les Français en lutte, des cheminots aux salariés d’Air France en passant par les étudiants, les enseignants, les hospitaliers et tous “ceux qui croient au bien commun, au service public”. L’ancien candidat à l’élection présidentielle a émis le souhait que cette mobilisation soit un prélude au 26 mai, date de la journée d’action envisagée par des partis politiques de gauche, des syndicats et des associations pour dénoncer la politique d’Emmanuel Macron. “N’écoutez personne qui vous dise de fermer les yeux. Allez, marchez votre chemin la tête haute et le 26 mai, par millions, déferlez, soyez la marée humaine qui change l’Histoire !”, a-t-il lancé, en référence à la Révolution française de 1789 “qui a ouvert l’ère moderne”.  “Le moment est venu de commencer la suivante”, a conclu Jean-Luc Mélenchon. “Courage, résistance, vive la lutte !” Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a accusé pour sa part LFI d’user de “méthodes de l’extrême droite”, obéissant à une logique de “poujado-castrisme”.

La fête à Macron… ou à Mélenchon ?

La fête à Macron… ou à Mélenchon ?

 

Ce sera la fête à Macron organisée par les Insoumis s’il y a du monde mais à l’inverse si la participation est médiocre ce pourrait être la fête à Mélenchon qui subirait alors un nouveau désaveu dans ses velléités de faire descendre la France dans la rue. Mélenchon s’explique dans le Huffington Post.

 

 

50 ans après mai 68, un bouillonnement social s’est emparé du pays sans que l’on puisse prédire s’il va déboucher sur une convergence des colères ou se disperser pour s’essouffler…

Je n’ai cessé d’enquêter sur les ingrédients qui débouchent sur une implosion sociale majeure. La réponse est que tout dépend de l’événement fortuit.

Vous avez toujours des conditions réunies pour que le très grand nombre n’accepte pas la règle qui profite de lui et qui l’opprime. La question est de savoir pourquoi la bascule s’opère ou pas. Aujourd’hui nous avons déjà eu les signes avant-coureurs: la grève politique, tous ces Français qui n’ont pas voté à la présidentielle et aux législatives ; le déséquilibre au sein même de nos milieux sociaux, entre ceux qui se radicalisent et ceux qui se mettent en mouvement lentement… Et puis il y a surtout la tectonique des plaques, le décalage terrifiant entre deux niveaux de la réalité: d’un côté l’extrême richesse qui s’accumule d’un côté et de l’autre les emmerdements dans la vie quotidienne des gens qui s’amoncellent.

Ce ne sont même pas des problèmes politiques. C’est le système qui ne répond plus à ses fonctions minimales : ici il n’y a plus d’eau courante propre à Air-Bel à Marseille, ailleurs c’est la sécurité qui n’est plus garantie, c’est l’instituteur de mon fils qui n’est pas remplacé. Et quand la société se disloque, vous voyez apparaître des phénomènes de remplacement où les gens agissent eux-mêmes à la place de ce qui ne fonctionne pas. C’est typique des révolutions, et ce pratiquement à toutes les époques.

Manque alors l’étincelle qui met le feu à la plaine…

Oui, mais personne ne peut la prévoir. Je me suis beaucoup intéressé aux phénomènes de cette nature, notamment en Amérique latine. J’ai observé que, rapporté à la portée des événements, le point de départ paraît toujours dérisoire. Par exemple, au Venezuela, c’est l’augmentation de deux centimes du billet d’autobus en pleine crise du plan de rigueur. En France, on ne sait pas quel sera l’événement déclencheur. Notre responsabilité n’est pas de l’attendre de manière métaphysique. Mais de contribuer d’une manière consciente et organisée à mettre en place un plan qui crée de la confiance en soi et qui permette d’organiser la suite.

Qui sont aujourd’hui les révoltés de 68 ? Les étudiants, les zadistes, les black blocs, les grévistes?

Non, c’est le peuple tout entier. On a tendance à présenter mai 68 comme un grand monôme étudiant. Certes c’est un des événements déclencheurs. Mais le vrai déclencheur, celui qui a provoqué la chose qui compte, la grève générale fut ailleurs. C’est un ouvrier, Yvon Rocton, il est délégué du personnel à l’usine de Sud Aviation, à Bouguenais (Loire-Atlantique), qui déclenche une grève reconductible dans son usine. Le reste va suivre comme une réaction en chaîne…

Il faut les comprendre, les révolutions, comme un phénomène social et non pas comme un complot politique comme souvent les policiers et les macronistes veulent le faire croire. Une révolution est davantage comparable à un processus naturel, une éruption volcanique. Cela ne s’est jamais passé comme une action concertée.

Comme en Mai 68, nous assistons à des affrontements violents émanant de groupes d’extrême gauche et d’extrême droite. La violence est-elle un passage obligé dans un processus révolutionnaire?

Il n’y a pas de processus révolutionnaire en cours, disons-le. Mais si je voulais faire de l’humour, je citerais Mao Ze Dong qui disait qu’une révolution ce n’est pas un dîner de gala. Le grand bourgeois rêve de révolution mais sans révolution. Robespierre leur reprochait de vouloir une révolution sans révolutionnaires.

On me reproche de porter un discours de violence comme s’il avait pu inciter un seul jeune à aller casser les vitrines d’un McDo. C’est un grand classique de ceux qui sont incapables de voir le désordre qu’eux-mêmes créent. J’aimerais qu’Emmanuel Macron réfléchisse à l’ordinaire de la violence quotidienne. Il y a 565 morts liés aux accidents du travail. Un paysan se pend tous les deux jours. Vous n’avez jamais entendu le président de la République en parler. Cette violence-là ne lui pose pas de problème ? La violence de la société capitaliste, elle traverse toute la société. Donc, s’agissant des vitrines, il y a des indignations qu’une personne qui pense doit mépriser.

Mais vous ne cautionnez pas les violences du 1er mai…

Non seulement je ne les cautionne pas, mais je les combats. Ces méthodes sont présentées comme des formes de combat révolutionnaires. A mes yeux, c’est exactement le contraire. Cela sert tout chaud, tout frais, des images à nos adversaires dont ils ont besoin. Ce sont des pratiques avant-gardistes avec lesquelles je suis en désaccord total. Une révolution, c’est le fait du grand nombre, pas d’une poignée d’individus. Ces gens sont eux-mêmes incapables de lancer leur propre mouvement politique. Sinon, ils ne viendraient pas pourrir nos manifestations pour y faire de la récupération politique.

Et il y a une logique d’escalade de la violence que je condamne parce qu’elle aboutit à une impasse. C’est quoi la prochaine étape ? La guérilla urbaine ? En réalité, cela va donner lieu à la justification de dispositions sécuritaires de plus en plus violentes. Enfin, ce sont des groupes qui ont des pratiques voisines de celles de l’extrême droite. Bloquer un cortège du 1er mai, même les fachos ne s’y risquent pas.

Du coup vous appelez à l’interdiction des black blocs comme vous appelez à l’interdiction des groupuscules d’extrême droite?

Il y a une différence de nature assez évidente. Les groupuscules que nous avons vu à l’oeuvre le 1er mai s’en prennent aux biens…

Et aux policiers…

Je les désapprouve. Mais pendant que nous parlons d’eux, on ne parle pas des gens qui ont tenté de m’assassiner, et voulaient égorger Castaner, qui font la police à la frontière ou des contrôles d’identité dans deux villes de France. Le danger permanent, ce n’est pas le touriste du black bloc qui s’offre un week-end à Paris, c’est la violence organisée et méthodique de l’extrême droite.

Les 50 ans de Mai 68 coïncident avec la première année de l’élection d’Emmanuel Macron. Comment expliquez-vous le fait qu’il renâcle à commémorer 68?

Je crois qu’il y a un peu de pudeur, non? Célébrer mai 68, pour faire quoi? Dire aux gens: « allez-y, révoltez-vous, mettez-vous en grève »? Non, il est candidat à être le chef de la droite en France et la droite, elle n’est pas là pour qu’il y ait des mai 68. Vous vous rendez compte? Augmenter le Smic de 35%, créer des sections syndicales dans les entreprises, alors qu’ils essayent de les rendre impossibles? Voilà, il a dû se dire « Ce n’est pas ma place » et il a raison. Voyez, je suis capable de dire qu’il a raison sur quelque chose.

De De Gaulle à Macron, le président monarque, n’est-ce pas au fond ce que les Français attendent?

Attendez, vous confondez le costume et celui qui est dedans. Quand De Gaulle se comporte comme De Gaulle, il est De Gaulle. Mais qu’est-ce que Monsieur Macron ? Vous voulez dire le fait de se donner le ridicule d’arriver devant la pyramide du Louvre ? C’est ça qui constitue un personnage ? Non, il faut que le contenu soit en adéquation avec quelque chose qui est dans le peuple français.

Avec De Gaulle, les gens se sont dits « c’est ça qu’il faut faire… ça suffit avec la IVe République ». Là, on est dans une situation exactement inverse. C’est-à-dire qu’il a été raconté aux gens qu’il était ni de droite ni de gauche et puis une fois élu, il est très très de droite, comme jamais on a vu ça. Impôt sur la fortune supprimé, rabotage généralisé dans la fonction publique, le plus grand plan social de l’histoire de France… Alors, il faut vite qu’il se précipite sur les symboles pour qu’il ait le sentiment de l’autorité.

Mais je n’ai pas le sentiment que les gens le regardent comme ça. D’ailleurs lui-même ne se regarde pas comme ça. Il a dit dans une interview: « Je suis là par effraction ». Et il n’arrête pas de dire: « Mélenchon veut rejouer la partie ». On dirait que ça l’obsède, qu’il n’est pas sûr de lui. Et je comprends pourquoi. L’élection n’a pas accompli ce qui est son rôle dans une démocratie. Dans une démocratie, une élection, c’est dur, on confronte des idées et à la fin, il y a un résultat et ça purge. Et là, ça n’a rien purgé. On a l’impression d’être au même point et même pire, dans la confusion qui était celle de la fin du mandat de François Hollande.

Au-delà de vos désaccords, vous ne lui reconnaissez même pas une vision ?

Non, pour le pays, je ne crois pas qu’il en ait une. D’abord il ne sait pas ce qu’est le pays. C’est un peu dur de parler comme ça, mais c’est la vérité. Le pays, il ne faut pas le voyager d’un quartier de grands bourgeois à un autre. Il faut avoir pris le temps de faire le tour, les détours, les contours, de tout et de tout le monde. Cette expérience lui manque. Je ne lui en fais pas grief, il est très jeune. Par contre, il a une vision du monde à mon avis complètement dépassée, qui est de dire qu’on va permettre à certains d’accumuler et puis ça va ruisseler sur le grand nombre. Ça, dans à peu près tous les pays du monde, on est en train d’en revenir. Bref, je crois que cet homme a une vision très abstraite et idéologique et que, de ce point de vue, ça devrait mal tourner.

La marche du 5 mai, à laquelle vous participerez ainsi que votre mouvement, veut faire « la fête à Macron ». Ça sert encore à quelque chose les grandes manifestations aujourd’hui ?

Nous sommes éparpillés par la nature même de la vie. Les grandes marches opèrent une démonstration de force et pour nous-mêmes une fonction d’encouragement en réunissant des milliers de gens tranquilles. C’est pour ça que les irruptions de violences brisent ce processus et que je les condamne aussi fermement. Cette fois-ci nous avons choisi une autre tactique, conduite par François Ruffin qui s’en sort magnifiquement, qui est d’essayer de promouvoir une forme citoyenne de rassemblement.

Il y a un débat à gauche sur quelle est la formule efficace. Nous ne croyons pas à l’union de la petite gauche, avec son cartel de petits partis. Le PS, avec sa ligne « ni Macron ni Mélenchon », les autres, qui sont de toutes petites formations qui vivent dans le passé. Ils se mettent à sept, ils convoquent un meeting à la veille d’un jour férié, personne ne vient. Tout cela est dérisoire: l’addition des sigles ne produit rien.

Plutôt que la petite union des gauches, nous proposons la fédération du peuple. Cela passe par la méthode marseillaise: la réunion des syndicats, des associations et toutes les organisations politiques qui le veulent. Le cadre commun qui propose une marée populaire le 26 Mai est exemplaire. Une poignée de partis qui prétendent tout guider ne mène nulle part.

Et pourtant la CGT a refusé de participer à la marche du 5 mai. Finalement, même contre Macron, personne n’est d’accord…

 

 

Le constat est juste. Mais en 1968, la situation était pire qu’aujourd’hui. La gauche était totalement désunie, avec un repoussoir qui s’appelait l’URSS. La grève générale a provoqué une onde de choc. Tout d’un coup, en même pas trois ans, le Parti socialiste a changé de direction, a adopté le programme commun, les communistes ont suivi. Tout s’est réglé. Je fais confiance à cette énergie-là.

Le paradoxe de 68 c’est la victoire du mouvement social immédiatement suivie d’un raz-de-marée gaulliste aux législatives… Quelles leçons en tirez-vous pour votre propre formation ?

Qu’il y a encore beaucoup de boulot. Et qu’après un mouvement social de masse, il faudra aussi une construction politique. Chaque chose en son temps. Pour les européennes puis les municipales, il faudra bien une méthode qui permette de rassembler les populations, pas les appareils. Trouverons-nous la force et l’autorité pour organiser la suite ?

Il faut construire une formule gouvernementale majoritaire pour être une alternative. Il n’est pas interdit de penser qu’il y ait, comme par le passé, une organisation et qu’autour d’elle les choses se mettent en place. Avant, il y avait le PS sur une ligne sociale-libérale avec les communistes et les verts et cela donnait une majorité de compromis. Maintenant il y a la France insoumise avec un programme l’Avenir en commun…

Vous parlez de compromis mais en 2017, c’était « l’Avenir en commun ou rien »…

C’était un impératif de clarification. Ce n’est pas une plaisanterie ce qui nous attend : bloquer la destruction écologique, la machine à accumulation des richesses, cela ne se fait pas avec des motions de congrès ni un claquement de doigt. En 2017, il fallait la clarification. Une fois la clarification acquise chez les socialistes et chez Benoît Hamon, nous pourrons rebâtir une majorité. Il faut pour cela avoir avec nous une discussion sérieuse, respectueuse et préoccupée des masses et pas des organisations. Tant que ce ne sera pas le cas, on continuera d’avancer, malheureusement moins entourés que ce que nous espérons.

A l’issue de la confrontation sur les ordonnances travail, vous aviez « accordé le point » à Emmanuel Macron. C’est ce que vous feriez si les mouvements sociaux actuels devaient échouer ?

Je dis les choses sans trop de précaution pour obliger tout le monde à réfléchir. En politique, cela ne se fait pas de dire qu’on a perdu. Eh bien, moi, je l’ai dit : « On a perdu et c’est grave ce qui s’est passé sur les ordonnances. Pourquoi a-t-on perdu? Vous ne vous donnez même pas cinq minutes pour y réfléchir ». Les raisons, je les dis : c’est la division syndicale et la séparation entre les composantes politico sociales de la lutte. Maintenant, on est en train de mettre en place une stratégie pour briser ce cloisonnement politico-syndical. Si nous construisons des mobilisations de masse, personne ne pourra rester en dehors, quelle que soit son étiquette.

Mais si le mouvement échoue, je m’y prendrai aussi autrement. Être fair-play ne déclenche pas des réactions fair-play. Cela a provoqué dans la sphère médiatique quelque chose auquel je ne m’attendais pas : pour les médiacrates, c’était la marque psychologique de ma déprime. Certains ont même dit que j’étais maniaco-dépressif ! Cette psychologisation n’était pas prévue. Je suis désormais prévenu!

Mais tandis que j’ »accordais le point » à Macron, personne n’a fait le point sur ce que nous nous avions conquis. Et pourtant, nous nous sommes affirmés comme la première force d’opposition en menant une lutte implacable, nous avons renforcé notre autorité dans le peuple. Nous sommes passés de Jean-Luc Mélenchon, personnage étrange et soi-disant solitaire avec 20 % des voix, à un groupe parlementaire de 17 personnes, donc 17 émetteurs qui construisent de la notoriété, de la mobilisation. L’adversaire a gagné la manche sur les ordonnances mais il a perdu sur le reste. Il espérait n’avoir rien en face de lui. Et bien si, il y a nous.

Macron fait la fête à Mélenchon

 Macron fait la fête à Mélenchon

Si Mélenchon vaut faire samedi une fête à Macron, ce dernier lui renvoie la balle en le rendant responsable de la chienlit sociale voire même des violences du premier mai. Mélenchon n’est évidemment pas innocent dans la montée de la grogne sociale et de la radicalité mais il est loi d’en être le seul responsable. Macron avec son inflexibilité et sa condescendance en porte aussi une responsabilité. On ne peut nier l’attitude d’opposant systématique de Mélenchon, ses outrances aussi mais il ne dirige pas le levier du mécontentement social. Cela prouve que Macron commence à être agacé par l’agitation des insoumis et même qu’il a du mal à contrôler ses nerfs.  Aussi qu’il a un peu de mal à accepter le concept d’opposition.  Emmanuel Macron a en effet fustigé jeudi “les élus qui tiennent constamment un discours d’agitation” après les violences qui ont éclipsé la manifestation syndicale du 1er-Mai à Paris, visant implicitement le dirigeant “insoumis” Jean-Luc Mélenchon. “Les élus qui tiennent constamment un discours d’agitation, c’est leur faute”, a déclaré le chef de l’Etat à la presse, au moment de quitter l’Australie pour se rendre à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, selon BFM TV. Prié de dire s’il faisait allusion à La France insoumise qui organise le 5 mai une “Fête à Macron” pour dénoncer sa politique, il a répondu qu’il s’agissait de “ceux qui proposent des manifestations ou des fêtes”. Mélenchon immédiatement réagi sur Twitter en qualifiant les propos du chef de l’Etat d’”attaques” qui sont “indignes et mensongères”. “Un président ne devrait pas parler comme ça”, a-t-il ajouté. Benjamin Griveaux, qui craint de nouvelles violences samedi, a précisé sur France Inter que les dispositifs de sécurité allaient être renforcés. “Dans le langage populaire, ‘faire la fête à quelqu’un’ ça peut avoir une double signification, il y a un côté sympathique et festif et puis il y a un côté plus violent ‘on va lui faire sa fête’”, a-t-il déclaré.

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