Archive pour le Tag 'Mélenchon'

Venezuela : le modèle bolivarien de Mélenchon s’écroule

Venezuela : le modèle bolivarien de Mélenchon s’écroule

 

Qui se souvient que début 2017 Mélenchon proposait que la France abandonne ses alliances internationales et rejoignent l’alliance bolivarienne. L’ALBA (qui signifie « aube » en espagnol) est née le 14 décembre 20041 à La Havane, par la Déclaration conjointe signée par Hugo Chávez et Fidel Castro en opposition à la proposition de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), promue par les États-Unis. Elle rentre officiellement en vigueur le 28 avril 2005. L’Alliance compte actuellement onze membres : Cuba, le Venezuela, la Bolivie ( aujourdhui qui dénonce la situation au Venezuela), le Nicaragua, la DominiqueAntigua-et-Barbuda, l’ÉquateurSaint-Vincent-et-les-GrenadinesSainte-LucieSaint-Christophe-et-Niévès et la Grenade.  Ne cachant pas son admiration pour Hugo Chavez et Fidel Castro, Jean-Luc Mélenchon prônait  la sortie de l’Otan et se défie ouvertement de l’atlantisme. Depuis évidemment Mélenchon a pris un peu de distance avec son projet bolivarien. Les deux pays moteurs, le Venezuela et Cuba, cumulent en effet misère sociales, dictature et corruption. Les derniers événements qui ont fait plus de 100 morts au Venezuela sont par ailleurs condamnés par nombre de pays de l’Amérique latine.  Le Pérou n’exclut pas de rompre ses relations diplomatiques avec le Venezuela, a dit jeudi son ministre des Affaires étrangères, illustrant la pression croissante que ses voisins exercent sur Caracas en raison de ce qui est perçu comme une dérive autoritaire. Le Pérou a invité plusieurs pays de la région à une réunion mardi prochain à Lima pour discuter d’une approche régionale commune après l’élection au Venezuela d’une Assemblée constituante qui pourrait octroyer au président Nicolas Maduro les pleins pouvoirs. Le ministre péruvien des Affaires étrangères, Ricardo Luna, a dit jeudi à la presse que « toutes les options étaient sur la table ». A la question de savoir si Lima excluait une rupture des relations diplomatiques, il a répondu : « Non, pas du tout ». Mais, a-t-il souligné, le Pérou préfère attendre le résultat de la réunion de mardi à laquelle devraient assister ses homologues d’au moins neuf pays d’Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Panama et Paraguay) en  plus du Canada.

FN : vers un rapprochement avec Mélenchon et Wauquiez ?

FN : vers  un rapprochement avec Mélenchon et Wauquiez ?

C’est en tout cas ce que souhaite le  vice-président contesté du Front national Florian Philippot pour que  la formation d’extrême droite s’élargisse aux « patriotes de droite » et aux « patriotes de gauche». Il faut dire que nombre de points les positions nationalistes ne sont guère éloignées même si sur le terrain sociétal des divergences importantes demeurent entre FN et insoumis. .    »J’aimerais bien prendre un café » avec Laurent Wauquiez, a-t-il déclaré sur franceinfo. « Pourquoi pas avec Mélenchon, pourquoi pas avec d’autres ? Mais qu’on discute, que l’on voie ce qui nous oppose». La position du vice-président est contestée au sein du parti qui tient un séminaire de deux jours se terminant samedi soir. Un clivage oppose ses partisans, hostiles à l’euro avant tout, à ses adversaires en interne, pour qui le FN ne gagnera qu’à la condition de revenir au triptyque sécurité-immigration-identité et de réaliser l’union des droites. Dans ce contexte, Florian Philippot souhaite tendre la main au président du groupe La France insoumise (LFR) à l’Assemblée nationale et ancien député européen, Jean-Luc Mélenchon, très eurosceptique lui aussi. « On n’est pas en guerre civile. Il faut qu’on soit constructif, tout en ne niant pas nos divergences qui sont parfois très importantes », a ajouté Florian Philippot. Il a aussi une nouvelle fois ouvert la porte à Laurent Wauquiez, qui pourrait prendre la tête des Républicains en décembre en défendant une ligne identitaire et anti-immigration. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été considéré à plusieurs reprises ces derniers mois comme un possible allié du FN en cas de recomposition de l’échiquier politique, notamment par Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen.

Mélenchon : pris la main dans le pot de confiture européen

Mélenchon : pris la main dans le pot de confiture européen

 

Mélenchon le donneur de leçons républicaines fait l’objet  dune enquête préliminaire pour « abus de confiance » pour l’utilisation présumée illégale qu’il faisait de ses assistants parlementaires européens. Finalement il a faiat comme les autres, cet à dire dévoyer des financements européens. La même accusation qui vise d’autres députés européens et leurs partis : le FN notamment mais aussi le Modem et Mélenchon maintenant. Evidemment  Jean-Luc Mélenchon a déclaré mardi, lors de son point de presse hebdomadaire à l’Assemblée nationale où il a été élu en juin dernier, n’avoir rien à se reprocher. « Aucun de mes assistants n’a jamais exercé aucune responsabilité politique ni à l’intérieur du Parti de gauche, ni pour La France insoumise. Jamais aucun de toute la période du Parlement européen. Donc je ne sais pas pourquoi on me cherche noise », a déclaré le dirigeant de La France insoumise. L’accusation qui vise notamment des parlementaires du MoDem à Strasbourg, ce qui a entraîné le départ du ministre de la Justice François Bayrou, est d’avoir fait financer par l’UE le salaire de personnes travaillant en fait au niveau national. Jean-Luc Mélenchon, ainsi que trois de ses ex-assistants, sont visés par cet élargissement de l’enquête initialement ouverte le 22 mars. « Nous poursuivons notre logique de rupture avec le deux poids, deux mesures dont était victime le FN avec cette affaire de soupçons d’emplois fictifs sur les attachés parlementaires des députés européens du parti, a déclaré Sophie Montel du FN au Parisien.   »Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Aujourd’hui il est président d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, et un adversaire politique. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen comme elle le fait pour nous ? », demande-t-elle. Marine Le Pen a été mise en examen le 30 juin dernier pour abus de confiance dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national. Le Parlement européen estime à près de cinq millions d’euros le préjudice qu’il a subi du fait de ce système.

Rafle Vel d’Hiv : Mélenchon en pleine contradiction

Rafle Vel d’Hiv : Mélenchon en pleine contradiction

  • Tout est bon dans le cochon , c’est comme en politique tout est bon pour discréditer même en se contredisant complètement En avril Mélenchon condamner le révisionnisme du FN qui ne voulait pas reconnaître la responsabilité de la France dans la rafle du Vel’ d’Hiv’.  Réagissant aux propos de Marine Le Pen, il avait estimé que ce qu’elle avait dit « déclench[ait] des polémiques absolument inutiles. L’Histoire de France a fait que les présidents successifs ont fait évolué la question et le regard que l’on portait dessus. »  »Pourquoi rallume-t-elle cette querelle? Pour blesser? », se demandait alors Jean-Luc Mélenchon. « Le président Chirac a dit une fois une chose. Tâchons de nous tenir à une continuité dans notre regard sur l’histoire. »"La République française n’est pas coupable mais la France l’est », notait-il. Changement de ton juillet après les propos du président de la république reconnaissant la responsabilité de l’État français.  Jean-Luc Mélenchon a condamné les propos de macro «  qui constitue un franchissement de seuil d’une intensité maximale », estime le leader de la France insoumise. « La France n’est rien d’autre que sa République. À cette époque, la République avait été abolie par la révolution nationale du maréchal Pétain.[...] Par sa résistance, ses combats contre l’envahisseur et par le rétablissement de la République dès que celui-ci a été chassé du territoire, le peuple français a prouvé de quel côté il était réellement. Il n’est pas au pouvoir de Monsieur Macron d’assigner tous les Français à une identité de bourreau qui n’est pas la leur! ». À peu près la même position que le front national dont il ce rapproche de plus en plus dans sa posture de numéro un de l’opposition.

Mélenchon à l’assemblée: la place de Jaurès ou de Marchais ?

Mélenchon à l’assemblée: la place de Jaurès ou de Marchais ?

 

Visiblement , il souhaitait occuper l’endroit où siégeait  Jaurès. Un endroit introuvable. Par contre on se souvient du siège qu’occupait Georges Marchais dont le populisme était proche de celui de Mélenchon qui en dépit de sa culture met son énergie au service de la caricature et de l’outrance permanente. Donc un siège qui lui conviendrait bien.    Jean-Luc Mélenchon n’a pas fini de faire parler de lui. Le Canard enchaîné révèle ce matin que le député des Bouches-du-Rhône s’était fait remarquer le 28 juin pendant la réunion des présidents de groupe. À peine arrivé à l’hôtel de Lassay, le président du groupe France insoumise a voulu imposer ses choix. «Ce que je souhaite, c’est m’asseoir à la place de Jean Jaurès», aurait-il exigé selon le Canard Enchaîné. «Sourire en coin dans l’assistance», écrit le journal, mais la requête n’amuse pas du tout François de Rugy. Le président de l’Assemblée est au courant que Jean-Luc Mélenchon importune l’administration du Palais Bourbon pour savoir où était assis la figure tutélaire de la gauche. «Les archives ne permettent pas de définir les places précise où Jaurès a siégé», lui répond François de Rugy, avant d’ironiser «on a aussi cherché, sans la trouver, la place de Robespierre», révolutionnaire qui a inspiré Mélenchon et siégé à l’Assemblée. Une anecdote confirmée ce matin par Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche (ex-PS), au micro de France Info. «Il a dit qu’il avait cherché son siège, mais personne ne sait où il était puisque Jean-Jaurès changeait plusieurs fois de places», raconte-t-il. Avant d’ironiser: «Je ne vois pas très bien, à l’endroit où il est placé, où il aurait pu trouver Jean Jaurès. Quand on regarde les tableaux, Jean Jaurès n’était pas à l’extrême gauche de l’hémicycle, il était plus central».

 

Mélenchon contre le pharaon Akenmacron

Mélenchon contre le pharaon Akenmacron

 

 

Comme Akhenaton, Macron bouleverse le codes de la religion politique ; et cela déplait évidemment aux caciques qui vivent de la politique depuis des dizaines d’années et défendent le rituel traditionnel. Mélenchon refuse cette révolution idéologique et religieuse et déclare qu’il ne rendra pas dans la grande pyramide de Versailles pour honorer lors du congrès un monarque qui se transforme en pharaon.  Un acte révolutionnaire de la part  du Che Guevara français après celui du refus de porter la cravate à l’assemblée. En même temps Mélenchon la cravate (il en portait une lors de sa déclaration révolutionnaire à la presse pour dénoncer le pharaon) fait un coup de com. En faiat il continue de faire du théâtre faute de pouvoir attirer l’attention sur ses propositions communistes du 19ème siècle. Comme d’habitude, la démesure, la radicalité verbale, le grand guignol caractérisent  les postures de Mélenchon. Ses outrances ridiculisent  aussi son mouvemente dont il est devenu davantage un handicap qu’un  atout, finalement comme Marine Le Pen pour le Front national et avec une dialectique populiste assez comparable. Il y avait donc eu des défections individuelles. Mais pas encore de boycott de groupe. C’est la position que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise viennent de prendre vis-à-vis du Congrès convoqué par Emmanuel Macron lundi 3 juillet à Versailles. A la veille de la déclaration de politique générale du premier ministre Édouard Philippe, le président de la République dévoilera le cap de son quinquennat devant députés et sénateurs. Jean-Luc Mélenchon ne sera donc pas présent. Au cours d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, il a dénoncé le « franchissement d’un seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle ». « C’est une réunion qui n’a d’autre objectif que d’entendre le président de la République. C’est un bavardage convoqué à grand frais pour peu de résultats », déplore le leader de la gauche radicale selon qui, Emmanuel Macron est « un monarque qui se transforme en pharaon ». « Nous sommes profondément respectueux de notre République mais quels moyens s’opposer », se demande-t-il. « Puisque nous sommes convoqués pour entendre le monarque présidentiel, nous nous rebellons, nous ne nous soumettons pas et nous n’irons pas à Versailles », a-t-il affirmé. A la place, Jean-Luc Mélenchon et ses collègues devraient se réunir place de la République pour une déclaration. Les Insoumis ne seront pas les seuls absents. En fin d’après-midi, un communiqué des parlementaires communistes a été publié indiquant qu’ils n’iraient pas « à Versailles adouber le monarque présidentiel ». Le PCF appelle « le Tiers Etat » à manifester devant la mairie de Versailles à 14 heures. Avec des fourches ?

 

La révolution de la cravate de Mélenchon

La révolution de la cravate de Mélenchon

 

On a les révolutions qu’on peut ! Celle de Mélenchon consiste à interdire le port de la cravate aux membres de son groupe parlementaire. Un véritable acte de rébellion contre l’ordre établi, le capitalisme, le libéralisme, les multinationales et l’impérialisme. Du coup, la chemise classique est aussi abandonnée au profit du col Mao. Une sorte d’adaptation des critères vestimentaires sur l’idéologie communiste des insoumis. Avec une particularité toutefois, ces néo-communistes ne recrutent guère dans la classe ouvrière mais  plutôt chez les cols blancs (Mao ou classiques). Témoin la sociologie des membres du groupe des insoumis qui ne comprend aucun ouvrier mais surtout des fonctionnaires. Le Che Guevara français qui rêve de refaire 1789 pédale dans le passé en suivant parfois des chemins de traverse qui ont conduit plusieurs pays récemment à la misère et la dictature comme à Cuba ou au Venezuela. Mélenchon  disait de Chavez -qui a tué l’économie et la démocratie de son pays- : « c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste de la révolution ». Dommage car l’homme ne manque pas de culture mais il la sacrifie sur l’autel du populisme au point de faire de son parti une sorte de front national de gauche. Sa radicalité toute virtuelle, l’invective permanente toute réelle et ses caricatures discréditent évidemment son image mais aussi sa vision passéiste et son projet illusoire.  La suppression de la cravate pour les nouveaux parlementaires des insoumis constitue un acte un peu court de rupture avec le capitalisme. Mélenchon c’est un peu « coco,  la cravate » !

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avaient  dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système. Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricature  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec Macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisait  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du Front national concernant la position à prendre  à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les divisions internes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

 

Le paradoxe et l’outrance discréditent  un peu plus un Mélenchon qui ne se remet pas de sa défaire aux présidentielles, défaite au demeurant honorable. Cependant l’audience de Mélenchon ne cesse de s’effriter depuis. En cause la reprise de sa rhétorique  de fureur et de bruit, sa radicalité et son agressivité. Aussi sa lamentable décision de ne pas se déclarer nettement contre le FN. L’égo a pris le pas sur les valeurs républicaines. Du coup, il tente de se rattraper avec des propos qui touchent au ridicule en comparant la France à la Russie. Lui, le communiste, qui a toujours manifesté une bienveillance coupable à l’égard des régimes de dictature comme Cuba ou  le Venezuela.   « Ici c’est la France, pas la Russie », a donc déclaré vendredi Jean-Luc Mélenchon, qui s’inquiète de la probable hégémonie de La République en Marche à l’Assemblée nationale « avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie ». Le chef de file de La France insoumise affronte dimanche au second tour des élections législatives la candidate LREM dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône. Il a recueilli 34,3% des voix au premier tour contre 22,7% à son adversaire. Selon une enquête Opinionway publiée jeudi, le parti d’Emmanuel Macron serait en passe de remporter 440 à 470 à l’Assemblée, qui en compte 577. « Si une Assemblée ça doit être une armée qui a le doigt sur la couture du pantalon, ce n’est la peine de faire une assemblée, on appelle ça une dictature », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1. L’ancien ministre de Lionel Jospin estime que conférer les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron est à la fois malsain et risqué. « Cet homme va finir réellement par croire qu’il marche sur les eaux. La situation, de ce point de vue, n’est pas saine. Ici c’est la France, pas la Russie », a-t-il lancé. L’hebdomadaire britannique The Economist consacre la Une de son nouveau numéro au président français que l’on voit, souriant, main dans la poche, marcher sur l’eau avec ce titre : « Le sauveur de l’Europe? » « On va se retrouver avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon en appelant les abstentionnistes du premier tour – plus d’un électeur sur deux – à se mobiliser dimanche. « Le risque est considérable: l’ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le Code du travail ; l’ordre des libertés publiques va être dévasté par l’introduction de l’état d’urgence dans la loi ordinaire; un homme tout seul qui s’autoproclame jupitérien et un concert de louanges médiatiques qui est absolument ahurissant », détaille-t-il. Jean-Luc Mélenchon espère pouvoir former un groupe à l’Assemblée (quinze députés minimum) qui soit « articulé avec le mouvement social ». « Si vous croyez que les travailleurs de ce pays et les salariés d’une manière générale vont se laisser tondre simplement parce que tous les hebdomadaires du pays publient la photo souriante du jeune prince, vous rêvez », a-t-il dit. « Le dégagisme est à l’oeuvre (…) et vous verrez que ce sera le tour de M. Macron bientôt quand les gens vont s’apercevoir qu’ils ont fichu dehors Les Républicains et le PS. Ce n’est pas pour manger un potage qui contient les deux à la fois », a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Bref du Georges Marchais avec 40 ans de retard, du populisme d’autant plus inadmissible que l’homme ne manque pas de culture.

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avait dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système . Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricatureront  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisaient  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du front national relativement opposition à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les division intrenes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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Mélenchon contre le « parti unique » !

Mélenchon contre le « parti unique »

 

Parti unique, coup d’Etat socail, suppression des libertés autant de formules de Mélenchon qui caractérisent  la pauvreté de l’argumentaire et surtout la position complètement défensive. Des formulations bien sûr excessives, caricaturales même qui ne prennent pas dans l’opinion qui certes souhaitent une opposition à Macron mais une opposition crédible et constructive. Le contraire de Mélenchon bateleur de foires qui redevient l’homme de la fureur et du bruit après une première partie de campagne présidentielle très soft et finalement assez réussie. L’homme a de la culture, c’est évidemment un excellent tribun mais quand il vocifère et tombe dans le populisme le plus détestable , il se discrédite et son mouvement avec lui. Comme pour le Front national, le leader devient le principal handicap du mouvement. En mal de propositions crédibles,  Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France Insoumise, a donc appelé ses électeurs à la mobilisation pour faire face à un « risque de parti unique », lors d’un meeting en plein air à Marseille jeudi soir, à trois jours du second tour des législatives. Les sondages créditent La République en marche (LREM), le mouvement du président de la République, d’une large majorité absolue à l’assemblée. « On se retrouve dans cette situation inouïe où on nous annonce qu’il y aurait 400 et même 450 députés pour Monsieur Macron, c’est-à-dire qu’il y aurait moins de députés d’opposition en France qu’il n’y en a dans la Russie de Monsieur Poutine », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, qui en tant que communiste est pourtant mal placé pour critiquer ce genre de régime post communiste « C’est très dangereux pour le pays. Ce n’est pas la France, ce système du parti unique avec un chef tout puissant », a ajouté l’ancien candidat à la présidentielle devant quelques centaines de personnes. Alors que l’exécutif a commencé les discussions avec les partenaires sociaux concernant la réforme du code du travail qu’il compte boucler avant le 21 septembre, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois évoqué le risque d’un « coup d’état social » pour appeler à la mobilisation, notamment des abstentionnistes. « Sortez de chez vous dimanche, ne restez pas les deux pieds dans le même soulier (…). Parce que ce qui se prépare derrière des visages souriants, c’est des choses terribles », a-t-il dit. « C’est un coup d’état social qui se prépare, je pèse mon expression. La vie de 18 millions de salariés est régie par le code du travail, ce n’est pas n’importe quel livre ». Jean-Luc Mélenchon a également dénoncé le projet du gouvernement de faire entrer des dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. « Le Conseil constitutionnel a condamné les interdictions de manifester, et bien 90% des assignations à résidence, c’étaient des syndicalistes et des écologistes. Vous pouvez me dire ce que ça a à voir avec la lutte contre le terrorisme ? ». Candidat dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, qui avait obtenu 34,3% des voix au premier tour, sera opposé dimanche à Corinne Versini (22,7%), référente départementale LREM. Cette dernière a reçu jeudi la visite de soutien de la ministre des sports Laura Flessel.

Venezuela : le modèle de Mélenchon en pleine décomposition

Venezuela : le modèle de Mélenchon en pleine décomposition

 

Nouvelle manifestation cette fois pour protester contre la censure du gouvernement, une  vague de protestation ayant déjà fait 66 morts depuis début avril. « Ils ont arrêté la diffusion de certains médias parce qu’ils ne reproduisent pas l’opinion du gouvernement. Nous venons demander la fin de la persécution contre les journalistes », a déclaré à l’AFP Santiago Acosta, étudiant et membre du conseil universitaire de l’Université catholique Andrés Bello (UCAB). Le président Nicolas Maduro, confronté à une vague de manifestations réclamant son départ depuis plus de deux mois, accuse une partie de la presse de mener campagne contre lui pour le faire chuter. En réalité le pays est confronté à une crise sans précédent, une crise économique, une crise sociale et une crise politique. Le pays dirigé par Chavez puis par Maduro est  en pleine décomposition. Un pays qui  pourtant pour Mélenchon représentait « l’inépuisable idéal de l’espérance humaniste de la révolution ». Aujourd’hui il représente surtout la misère et la dictature. . L’ONG Espacio Publico critique la « politique de censure » du gouvernement contre les médias critiques, tandis que le Syndicat national des journalistes (SNTP) a dénoncé plus de 200 agressions contre des reporters durant les manifestations. Dans le cortège vendredi, beaucoup continuaient de réclamer l’organisation d’élections anticipées, le leitmotiv des adversaires du président Maduro, qui rejettent aussi son projet de réforme de la Constitution, une manoeuvre pour s’accrocher au pouvoir selon eux. « Le pays est ruiné, avec des problèmes comme s’il était en guerre. Nous voulons un changement, des élections maintenant et ce que veut Maduro, c’est une Constitution sur mesure », a déclaré à l’AFP Rosalba Venegas, 40 ans, venue manifester. D’autres manifestations et des blocages de rue ont eu lieu dans la soirée dans différentes parties de l’est de la capitale, dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les forces de sécurité. L’opposition a appelé à sortir une nouvelle fois dans la rue samedi, alors que les manifestations sont quasi-quotidiennes.

« Coup d’Etat social » Mélenchon, le Guevara français

« Coup d’Etat social » Mélenchon,  le Guevara français

Avec son sens de la nuance habituelle, Mélenchon se veut de plus en plus le Guevara français pour s’opposer à la dictature macronnienne. Celui qui avait plutôt réussi la première partie de sa campagne électorale n’en finit pas de retomber dans l’excès, la fureur et le bruit ; après le costume de présidentiable, il reprend  sa tenue de révolutionnaire façon Guevara. Le tribun, qui n’est pas sans culture pourtant,  renoue avec le populisme et la caricature. Bref, il transforme de plus en plus les » insoumis » en front national de gauche. Et  Jean-Luc Mélenchon d’appeler  vendredi les Français à contrer le risque d’un « coup d’Etat social » qui pourrait se produire selon lui si Emmanuel Macron obtient après les législatives une majorité qui lui donnerait les « pleins pouvoirs». Mélenchon porté par ses talents d’orateur, par le succès de ses one man show se voyait déjà au second tour des présidentielles face à Le Pen. Malheureusement le leader de La France insoumise est arrivé en quatrième position au premier tour de la présidentielle, avec près de 20% des voix, pire son mouvement pourrait avoir du mal à constituer un groupe parlementaire de 15 députés minimum, selon les sondages. Du coup il se reconvertit au gauchisme et à se lubies. Comme il avait faiat en septembre 2013 en déclarant Chavez c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste de la révolution ! Depuis Chavez et se successeurs ont tué l’économie de leur pays notamment en se répartissant les richesses du pays, leur légitimité démocratique est même contestée dans la rue, une rue condamnée à la misère. L’enflure du discours reprend et cache mal la rancœur de Mélenchon après se défaite électorale. « L’enjeu de l’élection législative a changé de nature ces dernières heures », écrit-t-il dans une lettre où il cherche à mobiliser ses « insoumis » et estime que « tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause ». Le député européen vise deux projets de loi mis à l’agenda par le gouvernement : la réforme du Code du travail et la transposition dans le droit commun certaines dispositions de l’état d’urgence. « Peut-être n’est-ce pas tout. Raison de plus pour refuser fermement de donner les pleins pouvoirs à Monsieur Macron comme il le réclame », avertit Jean-Luc Mélenchon. Au sujet du volet social, que le chef de l’Etat souhaite réformer dès cet été par ordonnances, Jean-Luc Mélenchon estime qu’il « s’agit d’un coup d’Etat social puisque les parlementaires ne pourraient discuter ni amender une seule des décisions prévues par les ordonnances ». Pour ce qui est de la loi sur la sécurité, « toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause », ajoute le candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Bref il faut un Guevara pour lutter contre la dictature macronienne et ce Che, c’est Mélenchon. Il  serait temps que les « insoumis » s’appliquent  la philosophie du dégagisme et conseillent à Mélenchon de prendre sa retraite !

Mélenchon : adieu l’Elysée, Matignon, et vive l’opposition

Mélenchon : adieu l’Elysée, Matignon, et vive l’opposition  

L’atterrissage risque d’être difficile pour Mélenchon, il a d’abord cru pouvoir ce qualifier pour la finale de l’Élysée mais il n’est arrivé qu’en quatrième position. Ensuite il s’est vu à Matignon avec une majorité de députés insoumis. Malheureusement les sondages ne lui donnent aujourd’hui qu’environ une vingtaine de députés, pas même de quoi faire un groupe. Du coup Mélenchon revoit encore en baisse ses objectifs et reprend son costume d’opposants un costume qui lui va mieux car sa dialectique radicale et ses invectives ne conviennent guère avec un statut de gestionnaire sans parler de ses orientations le plus souvent incohérent et contradictoire. D’où cette sorte de bien culpa un peu confus : « Un député d’opposition c’est un lanceur d’alerte, c’est un écrivain d’amendements, c’est cette fonction là qu’il faudra tenir, explique Jean-Luc Mélenchon. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que dans notre famille politique et intellectuelle on est devenu plus proposant que dénonçant. Il y a eu une telle avalanche de dénonciations qu’à un moment donné, elles ne retiennent plus l’attention. Lorsque l’on propose des choses, les gens essayent de voir quel compte ils pourraient y trouver et c’est plus convaincant. »

Réforme du code du travail: « le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

Réforme du code du travail: «  le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

 

 

Comme d’habitude, Mélenchon ne fait pas dans la dentelle pour dénoncer les réformes sociales envisagées par Macron qu’il considère comme un coup d’État social. Mélenchon de plus en plus radical, de plus en plus simpliste et même de plus en plus agressif qui finalement est en train de transformer les « insoumis » en une sorte de front national de gauche en utilisant la caricature, l’invective et l’outrance. Il faut dire que Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas remis de sa déception aux présidentielles. En outre les sondages ne lui promettent que 10 à 20 députés. Un peu court pour organiser un troisième tour social même s’il peut compter sur quelques organisations syndicales gauchistes. Jean-Luc Mélenchon s’est en effet  inquiété aujourd’hui que « beaucoup de gens » soutiennent « de manière aveugle » Emmanuel Macron « alors qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social » avec la réforme du code du travail.   »Il est incontestable que beaucoup de gens se vouent d’une manière un peu aveuglée au chef de l’Etat alors même qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social », a affirmé sur TF1 le chef de la France insoumise, présentant sa formation comme « la seule dans une opposition humaniste et républicaine » à M. Macron.  « Mon rôle est d’alerter: ne vous laissez pas endormir. Depuis trois semaines, il y a un concert de louanges pour le chef de l’Etat, c’est pas bon! Ne lui donnez pas le pouvoir absolu, ne lui donnez pas les pleins pouvoirs! », a demandé celui qui est candidat aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. « Equilibrez l’Assemblée, faites en sorte qu’on entende la voix du camp du travail, de l’humanisme et de l’écologie (…) et qu’elle soit forte », a-t-il encore plaidé.  Pour lui, avec la réforme proposée par le gouvernement, c’est un « code de la route par rue »: « le salaire, la durée du travail, le délai de prévenance, le CDI qui va disparaître dans l’opération, le droit d’alerte, le droit de retraite, le traitement des jeunes qui ont moins de 16 ans au travail… Tout ça va se discuter entreprise par entreprise… » Alors que les enquêtes d’opinion prédisent une large majorité pour La République en Marche, le mouvement du chef de l’Etat, M. Mélenchon a dit « espérer toujours gagner » les législatives. PS et « Républicains » ont d’après lui « fait leur temps, voilà tout. La partie se joue maintenant entre M. Macron, Mme Le Pen et la France insoumise », a-t-il estimé.

 

 

Législatives 2017 : les invectives et insultes grossières de Mélenchon plombent son mouvement

Législatives 2017 : les invectives et insultes grossières de Mélenchon plombent son mouvement

 

Jean-Luc Mélenchon, par ailleurs très cultivé et sans doute le meilleur de la période, ne peut s’empêcher de retomber dans ses travers et de nourrir sa dialectique d’invectives particulièrement vulgaires. Un populisme- qui ressemble à celui de Marine Le Pen. Des insultes qui plombent  le mouvement des Insoumis selon  l’entourage qui avoue :  »À chaque fois, on risque de prendre du plomb dans l’aile. Il faut qu’il se contrôle« , de nourrir sa dialectique d’invectives particulièrement vulgaires. Un populisme qui ressemble à celui de Marine peine considère un entourage de plus en plus gêné. Par ailleurs l’introspection et l’excuse ne caractérisent  pas Mélenchon qui a plutôt tendance à s’enfoncer quand il tente de s’expliquer. En avançant l’excuse de la fatigue en cette fin de campagne des législatives, pour lesquelles il est en lice à Marseille, l’intéressé a regretté à demi-mot ses propos envers l’ex-premier ministre. « Je n’aurais pas dû tenir compte de ce qu’il disait. À partir du moment où il a dit que je n’avais pas choisi entre Macron et Le Pen, j’ai été tellement indigné par cette façon, mensongère, de présenter ma position. (…) Je me suis senti piqué et ça m’a fait réagir ».  En conférence de presse, mardi 30 mai, l’Insoumis s’est à nouveau expliqué sur cette polémique, tout en montrant qu’il était toujours prêt à répliquer s’il venait à être attaqué. « Si dans un discours, un mot a paru excessif, je suis prêt à en utiliser un autre. (…) Je n’accuse pas M. Cazeneuve d’être venu lui-même assassiner quelqu’un. De grâce, vous ne savez pas ce qu’est un meeting, un discours qui dure trois quart d’heure, une réplique ? Je plaide donc ma bonne foi. Si M. Cazeneuve estime qu’il est juste de me faire un procès en diffamation, je l’invite à le faire. Et enfin, il y aura un procès sur les conditions dans lesquelles Rémi Fraisse est mort ».

Plainte de Cazeneuve contre Mélenchon pour diffamation

 Plainte de Cazeneuve  contre Mélenchon pour diffamation

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau accusé Bernard Cazeneuve d’être responsable de la mort de Rémi Fraisse selon des propos diffusés ce dimanche dans un reportage de l’émission « C politique » sur France 5. Le jeune militant écologiste avait été tué par l’explosion d’une grenade offensive lancée par un gendarme dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014.  « Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petit sainte-nitouche pour dire que c’est moi qui ne sais pas choisir entre le Front national et je sais pas qui », a lancé le leader de LFI. M. Cazeneuve avait dénoncé auparavant « une faute politique et morale » de M. Mélenchon pour « ne pas avoir appelé clairement à voter » pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. « Coutumier de l’outrance et de l’abaissement du débat public, Jean-Luc Mélenchon a franchi la frontière de la diffamation. Par ses propos à mon sujet, il démontre que l’insulte est devenue son mode de pensée et d’expression », a réagi Bernard Cazeneuve dans un communiqué. « Parce que je crois que le débat d’idée implique du respect et doit prévaloir sur l’invective, la manipulation et le mensonge, j’ai décidé de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour diffamation », a ajouté l’ancien Premier ministre, désormais chef de file du PS pour les législatives des 11 et 18 juin.

Sondage Marseille : Mélenchon en tête

Sondage Marseille : Mélenchon en tête

 

Selon une enquête Harris Interactive pour France Télévision diffusé jeudi soir, le leader de La France insoumise recueillerait 33% des intentions de vote au premier tour dans la 4e circonscription, loin devant la candidate de la République en marche (26%), Corinne Versini. Il distancerait encore davantage le député socialiste sortant, Patrick Mennucci, qui n’engrangerait que 13% des voix, tandis que les candidates du Front national (12%) des Républicains/UDI (9%) seraient réduites à un rôle de figuration. Patrick Mennucci a dit « n’accorder que peu d’importance à ce sondage » sur l’antenne de France Bleu Provence. Au second tour, Jean-Luc Mélenchon s’imposerait en duel face à Corinne Versini, seule hypothèse testée, avec 56% des intentions de vote contre 44% à son adversaire. Ce premier sondage semble légitimer le choix du leader de La France Insoumise de se présenter sur une circonscription populaire, un bastion historique de la gauche qui regroupe les 1er, 2e et 3e arrondissements de Marseille et une partie des 5 et 6e arrondissement de la ville. Jean-Luc Mélenchon y était arrivé en tête avec 39,09% des voix au premier tour de la présidentielle.

« PCF, la mort et le néant » : (Mélenchon)

« PCF, la mort et le néant » : (Mélenchon)

La guerre succède à une lune de miel entre le parti communiste et Mélenchon qui ne fait pas dans la dentelle dans un SMS type Poutine ou Trump de gauche. C’est Le Canard enchaîné qui a révélé le message en question, soulignant qu’il avait été envoyé le 4 mai, soit quelques jours avant l’annonce officielle de l’échec des négociations pour les législatives. « Vous créez la confusion dans tout le pays en vous appropriant mon portrait et mon nom sans parler du logo Front de Gauche ! Bravo l’identité communiste ! Tout ça pour après des mois d’injures et manœuvres pour (sic) saboter ma campagne. Et vous recommencez ! Vous êtes la mort et le néant. Dix mois pour me ‘soutenir’, dix minutes pour soutenir Macron. Sans oublier les accords que vous ne respectez pas. J’en ai assez. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi. »

Sondage : Mélenchon s’écroule et perd 17 points

Sondage : Mélenchon s’écroule et perd  17 points

 

Mélenchon paye sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Il avait enregistré un score de 51 % d’opinions favorables, porté par une campagne présidentielle en pleine dynamique mais il est sèchement redescendu de son piédestal, perdant ce mois-ci ; il perd 17 points dans le baromètre mensuel. Le candidat aux législatives à Marseille échoue maintenant à la troisième place du classement, derrière l’ancien ministre de la Défense, et nouveau ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (37 %, +6 points) et le maire de Bordeaux Alain Juppé (50 %, +6 points), qui récupère ainsi sa première place. La réaction amère de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour et sa décision de ne pas donner de consigne de vote claire pour le duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron semble avoir déplu à une partie de l’opinion. « Il paie lourdement son attitude qui donnait l’image d’un mauvais perdant, notamment avec sa difficulté à reconnaître sa défaite », analyse Yves-Marie Cann, directeur des études politiques d’Elabe. Chez les électeurs de gauche, il recueille maintenant 58 % d’opinions positives et perd la première place, récupérée par Martine Aubry (61 %). « Son refus de donner une consigne de vote a incontestablement choqué l’opinion, mais malgré la chute, il reste à un niveau de popularité honorable », tempère le sondeur.  Autre personnalité à avoir payé sa stratégie de l’entre-deux-tours de la présidentielle, Nicolas Dupont Aignan. Le député-maire de Yerres avait décidé de rallier Marine Le Pen en vue du second tour en échange d’une éventuelle nomination au poste de Premier ministre . Un choix stratégique qui lui fait perdre 6 points dans le baromètre, à 22 % d’opinions positives auprès des Français. Il est maintenant plus populaire chez les sympathisants du Front national (50 %) que chez ceux de la droite (37 %). « A part le FN, il s’est mis à dos tout l’échiquier politique, constate Yves-Marie Cann. Il avait gagné en popularité lors de la campagne, notamment avec son départ du plateau de TF1 en plein journal télévisé, mais en s’alliant au FN, il a perdu tout ce capital sympathie ». La baisse est également significative pour tous les perdants de l’élection présidentielle. Benoît Hamon perd 6 points, à 27 % d’opinion favorable auprès de l’ensemble des Français. Net reflux aussi pour François Fillon (20 %,-3 points) et Marine Le Pen (25 %,-7 points). Selon Yves-Marie Cann, la performance de la présidente du Front national lors du débat de l’entre-deux-tours a desservi son image : « Avant, elle imposait son agenda dans la campagne et bousculait Emmanuel Macron, mais cette dynamique s’est cassé pendant le débat. Et par son attitude, elle a rappelé à beaucoup de gens ce qu’est la réalité de l’extrême droite », affirme-t-il.

Sondage réalisé les 16 et 17 mai auprès d’un échantillon de 999 personnes, par Internet, selon la méthode des quotas.

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