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Endettement : les solutions de Mélenchon

Endettement : les solutions de Mélenchon

 

Dans une longue tribune, Mélenchon explique ses solutions pour la dette. On notera toutefois qu’au-delà des arguments politiques, la solution proposée paraît un peu simpliste.

 

« La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. » Déclare Mélenchon. Les  hypothèses évoquées par Mélenchon sont très larges autant que vagues et font  l’impasse sur le faite que la crédibilité de la banque pourrait être très affectée. En clair le système financier autour de l’euro pourrait s’écrouler et l’union économique européenne avec.

 

La tribune de Mélenchon

 

Madame Lagarde devrait aller au Louvre. Elle ferait un saut jusqu’à la stèle où est gravée le Code d’Hammurabi. D’accord, ce n’est pas un un texte tendre. « oeil pour oeil dent pour dent » c’est sévère ! Mais le même réalisme cruel s’exprime d’une autre façon à propos des dettes. Le cas traité est celui du débiteur confronté à une inondation ou à une catastrophe. Le souverain de l’an 1750 avant notre ère dit que ce débiteur « ne rendra pas de blé au créancier, trempera dans l’eau sa tablette, et ne donnera pas l’intérêt de cette année ». Tremper dans l’eau votre tablette, madame Lagarde ! Effacez les dettes publiques détenues par la BCE. Car sinon comme le débiteur inondé, le moment sera vite venu ou faute de pouvoir payer, le débiteur vous infligera sa banqueroute totale. Effacez ! Nous en avons besoin aujourd’hui pour sortir de la crise créée par la pandémie et restaurer la capacité d’action de l’État.

 

Destruction du système social ?

Car cette crise a ajouté de la dette à la dette, non pour financer l’avenir mais pour tenter de sauver le présent. En vain. Les dettes publiques atteindront bientôt le niveau qu’elles avaient à la fin de la seconde guerre mondiale. Et les dettes privées ont d’ores et déjà atteint des niveaux inconnus jusque-là dans l’histoire. D’abord sidérés, les amis de l’austérité sans fin se ressaisissent. Pour les uns, il faudra payer, quoi qu’il en coûte, car ne pas payer ses dettes, c’est pécher. Dette est un mot sacré pour eux. Et payer quoi qu’il en coute un acte de foi.

Pour les autres, c’est autre chose. Voilà l’occasion rêvée de continuer leur destruction du système social sous prétexte du manque d’argent. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne ont déjà commencé leur danse du scalp. Ici, les retraites, là les services publics, la grande braderie pourra bientôt recommencer sous prétexte de dette. Tous ces sacrifices seraient complètement inutiles. Même avec 10 milliards par an d’excédent budgétaire on arriverait à rien. Il faudrait 270 ans pour solder la dette ! Compter sur le retour magique de la « croissance » est tout aussi illusoire. Avec 1,5 points de croissance par an entièrement affectés à rembourser, nous viendrons à bout de notre dette en 248 ans. Bref, payer cette dette, c’est obliger plusieurs générations de français à se sacrifier pour un fétiche.

 

« Nous libérer du boulet de la dette »

Nous répétons pourtant depuis plus de dix ans que de telles dettes ne se remboursent pas. Ou alors seulement par la dévaluation, l’hyper-inflation ou la guerre. Qui en veut ? Mais les gouvernements libéraux ont-ils encore une capacité à penser librement les leçons de l’histoire ? Sont-ils capables de s’arracher à leur dogme pour penser la réalité ? Que faire donc ? J’ai présenté à l’assemblée nationale un projet de résolution sur ce thème. En vain. Le 6 mai 2020, nous avons déjà été nombreux – responsables des principaux partis d’opposition d’Europe – à affirmer qu’il fallait nous « libérer du boulet de la dette » [1].

Oui on peut se libérer de ce fardeau ! Pour cela, il existe un moyen simple, radical et puissant : nous servir de la Banque centrale européenne et de son pouvoir absolu sur la monnaie qu’elle édite. Une banque centrale est un créancier particulier, insensible aux pertes, jamais à court d’argent. Depuis plus de trente ans désormais, les monétaristes ont pourtant tout fait pour soustraire ce pouvoir à la délibération collective et démocratique. Et pourtant elle peut tout. Il faut qu’elle agisse avant qu’il soit trop tard !

Car la crise de 2008 et la pandémie ont eu un effet inattendu pour les monétaristes et les néolibéraux : la BCE a dû intervenir sans cesse pour contenir les taux d’intérêts, sauver les banques et permettre aux États d’emprunter à des taux raisonnables. Du coup elle a fini par accumuler près de 25 % de la dette publique des États de la zone euro. Et cela alors même qu’elle n’a pas le droit de fournir directement les États ! C’est le comble : elle a fait des achats massifs de titres de dette publique à des acteurs financiers privés. Quelle usine à gaz coûteuse pour tous ! Ces titres, conservés dans son bilan ne lui servent à rien. Mais les États doivent quand même les rembourser à leur échéance, soit en s’endettant davantage soit en prélevant des impôts.

 

Annulation des dettes publiques

 

Notre solution est simple : annuler ces titres de dettes publiques. Il n’en coûtera pas un euro a qui que ce soit. Personne ne serait spolié par cette solution. Rien ne s’y oppose. Ni en droit, ni dans les faits. Car une annulation n’est pas un financement monétaire et ne tombe pas sous le coup de l’article 123 du Traité de fonctionnement de l’Union qui le proscrit. L’article 32.4 du protocole annexé au traité européen permet même explicitement à la BCE de compenser les pertes des banques centrales nationales – qui porteront l’annulation – en recourant à la création monétaire.

La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. La formule importe peu. Ce qui compte c’est l’effort dont tout le monde sera soulagé. Les sommes dégagées par l’annulation permettraient aux États d’investir pour la bifurcation écologique et le progrès humain.

 

Car ils ne le font pas, même lorsqu’ils peuvent emprunter à taux négatifs, comme depuis 2015. Dans les cinq années qui ont précédé la pandémie, la dette publique moyenne des pays de la zone euro a même été réduite de 91 à 84 % du PIB, entraînant dans sa chute l’investissement public qui n’a même pas retrouvé son niveau de 2008 ! Et ce ne sont pas les squelettiques plans de relance établis au niveau européen – moins de 3 % du PIB européen étalés sur plusieurs années – qui changeront la donne.

 

 

Une solution à portée de main

 

Je n’aborde pas ici les autres aspects que pour ma part je juge indispensable au redéploiement d’une finance productive et innovante en Europe. Je n’évoque donc pas la nécessité d’un pôle public financier ni le changement de statut de la banque centrale que je crois indispensable. Ni la politique fiscale qui s’imposerait. Ils sont nécessaires pour sortir durablement les États de la main des marchés financiers. Je m’efforce de montrer qu’une solution raisonnable est à portée de main pour éviter le naufrage humain et social que représente le maintien de la politique actuelle.

Ce circuit pourrait aussi être une solution pour solder les dettes privées insolvables accumulées par de nombreuses petites entreprises pendant la crise. Face à une vision sacrificielle de la monnaie gérée par des idéologues, je crois au contraire à un bien-être collectif maîtrisé. Pour cela il nous faut des investissements utiles pour réaliser la bifurcation écologique et sociale de l’appareil productif et des normes de la consommation. C’est ce dont ont besoin avant tout nos peuples après quatre décennies de politique restrictive. L’annulation indolore des dettes que nous nous devons à nous-mêmes via notre banque centrale ouvrirait un nouveau cycle d’investissement urgent en nous libérant du poids du passé et d’un futur enchainé au remboursement sans fin.

Dette : les solutions de Mélenchon

Dette : les solutions de Mélenchon

 

Dans une longue tribune Mélenchon explique ses solutions pour la dette. On notera toutefois qu’au-delà des arguments politiques, la solution proposée paraît un peu simpliste.

 

« La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. » Déclare Mélenchon. D’abord les hypothèses sont très larges autant que vagues et font  l’impasse sur le faite que la crédibilité de la banque pourrait être très affectée. En clair le système financier autour de l’euro pourrait s’écrouler.

 

La tribune de Mélenchon

 

M. Adame Lagarde devrait aller au Louvre. Elle ferait un saut jusqu’à la stèle où est gravée le Code d’Hammurabi. D’accord, ce n’est pas un un texte tendre. « oeil pour oeil dent pour dent » c’est sévère ! Mais le même réalisme cruel s’exprime d’une autre façon à propos des dettes. Le cas traité est celui du débiteur confronté à une inondation ou à une catastrophe. Le souverain de l’an 1750 avant notre ère dit que ce débiteur « ne rendra pas de blé au créancier, trempera dans l’eau sa tablette, et ne donnera pas l’intérêt de cette année ». Tremper dans l’eau votre tablette, madame Lagarde ! Effacez les dettes publiques détenues par la BCE. Car sinon comme le débiteur inondé, le moment sera vite venu ou faute de pouvoir payer, le débiteur vous infligera sa banqueroute totale. Effacez ! Nous en avons besoin aujourd’hui pour sortir de la crise créée par la pandémie et restaurer la capacité d’action de l’État.

Destruction du système social ?

Car cette crise a ajouté de la dette à la dette, non pour financer l’avenir mais pour tenter de sauver le présent. En vain. Les dettes publiques atteindront bientôt le niveau qu’elles avaient à la fin de la seconde guerre mondiale. Et les dettes privées ont d’ores et déjà atteint des niveaux inconnus jusque-là dans l’histoire. D’abord sidérés, les amis de l’austérité sans fin se ressaisissent. Pour les uns, il faudra payer, quoi qu’il en coûte, car ne pas payer ses dettes, c’est pécher. Dette est un mot sacré pour eux. Et payer quoi qu’il en coute un acte de foi.

Pour les autres, c’est autre chose. Voilà l’occasion rêvée de continuer leur destruction du système social sous prétexte du manque d’argent. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne ont déjà commencé leur danse du scalp. Ici, les retraites, là les services publics, la grande braderie pourra bientôt recommencer sous prétexte de dette. Tous ces sacrifices seraient complètement inutiles. Même avec 10 milliards par an d’excédent budgétaire on arriverait à rien. Il faudrait 270 ans pour solder la dette ! Compter sur le retour magique de la « croissance » est tout aussi illusoire. Avec 1,5 points de croissance par an entièrement affectés à rembourser, nous viendrons à bout de notre dette en 248 ans. Bref, payer cette dette, c’est obliger plusieurs générations de français à se sacrifier pour un fétiche.

« Nous libérer du boulet de la dette »

Nous répétons pourtant depuis plus de dix ans que de telles dettes ne se remboursent pas. Ou alors seulement par la dévaluation, l’hyper-inflation ou la guerre. Qui en veut ? Mais les gouvernements libéraux ont-ils encore une capacité à penser librement les leçons de l’histoire ? Sont-ils capables de s’arracher à leur dogme pour penser la réalité ? Que faire donc ? J’ai présenté à l’assemblée nationale un projet de résolution sur ce thème. En vain. Le 6 mai 2020, nous avons déjà été nombreux – responsables des principaux partis d’opposition d’Europe – à affirmer qu’il fallait nous « libérer du boulet de la dette » [1].

Oui on peut se libérer de ce fardeau ! Pour cela, il existe un moyen simple, radical et puissant : nous servir de la Banque centrale européenne et de son pouvoir absolu sur la monnaie qu’elle édite. Une banque centrale est un créancier particulier, insensible aux pertes, jamais à court d’argent. Depuis plus de trente ans désormais, les monétaristes ont pourtant tout fait pour soustraire ce pouvoir à la délibération collective et démocratique. Et pourtant elle peut tout. Il faut qu’elle agisse avant qu’il soit trop tard !

Car la crise de 2008 et la pandémie ont eu un effet inattendu pour les monétaristes et les néolibéraux : la BCE a dû intervenir sans cesse pour contenir les taux d’intérêts, sauver les banques et permettre aux États d’emprunter à des taux raisonnables. Du coup elle a fini par accumuler près de 25 % de la dette publique des États de la zone euro. Et cela alors même qu’elle n’a pas le droit de fournir directement les États ! C’est le comble : elle a fait des achats massifs de titres de dette publique à des acteurs financiers privés. Quelle usine à gaz coûteuse pour tous ! Ces titres, conservés dans son bilan ne lui servent à rien. Mais les États doivent quand même les rembourser à leur échéance, soit en s’endettant davantage soit en prélevant des impôts.

Annulation des dettes publiques

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Notre solution est simple : annuler ces titres de dettes publiques. Il n’en coûtera pas un euro a qui que ce soit. Personne ne serait spolié par cette solution. Rien ne s’y oppose. Ni en droit, ni dans les faits. Car une annulation n’est pas un financement monétaire et ne tombe pas sous le coup de l’article 123 du Traité de fonctionnement de l’Union qui le proscrit. L’article 32.4 du protocole annexé au traité européen permet même explicitement à la BCE de compenser les pertes des banques centrales nationales – qui porteront l’annulation – en recourant à la création monétaire.

La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. La formule importe peu. Ce qui compte c’est l’effort dont tout le monde sera soulagé. Les sommes dégagées par l’annulation permettraient aux États d’investir pour la bifurcation écologique et le progrès humain.

Car ils ne le font pas, même lorsqu’ils peuvent emprunter à taux négatifs, comme depuis 2015. Dans les cinq années qui ont précédé la pandémie, la dette publique moyenne des pays de la zone euro a même été réduite de 91 à 84 % du PIB, entraînant dans sa chute l’investissement public qui n’a même pas retrouvé son niveau de 2008 ! Et ce ne sont pas les squelettiques plans de relance établis au niveau européen – moins de 3 % du PIB européen étalés sur plusieurs années – qui changeront la donne.

Une solution à portée de main

Je n’aborde pas ici les autres aspects que pour ma part je juge indispensable au redéploiement d’une finance productive et innovante en Europe. Je n’évoque donc pas la nécessité d’un pôle public financier ni le changement de statut de la banque centrale que je crois indispensable. Ni la politique fiscale qui s’imposerait. Ils sont nécessaires pour sortir durablement les États de la main des marchés financiers. Je m’efforce de montrer qu’une solution raisonnable est à portée de main pour éviter le naufrage humain et social que représente le maintien de la politique actuelle.

Ce circuit pourrait aussi être une solution pour solder les dettes privées insolvables accumulées par de nombreuses petites entreprises pendant la crise. Face à une vision sacrificielle de la monnaie gérée par des idéologues, je crois au contraire à un bien-être collectif maîtrisé. Pour cela il nous faut des investissements utiles pour réaliser la bifurcation écologique et sociale de l’appareil productif et des normes de la consommation. C’est ce dont ont besoin avant tout nos peuples après quatre décennies de politique restrictive. L’annulation indolore des dettes que nous nous devons à nous-mêmes via notre banque centrale ouvrirait un nouveau cycle d’investissement urgent en nous libérant du poids du passé et d’un futur enchainé au remboursement sans fin.

Présidentielle 2022: après Mélenchon, Montebourg maintenant Taubira !

Présidentielle 2022: après Mélenchon, Montebourg maintenant Taubira !

D’une certaine façon, la gauche voudrait bien refaire le coup de Mitterrand en 81 à savoir présenter un programme très à gauche pour rassembler avant les élections. Ensuite l’élection passée, on passe aux choses sérieuses et aux alliances pour finalement mettre en place une politique tout aussi libérale sinon davantage qu’actuellement.

 

Après Mélenchon, après Montebourg,  c’est maintenant Taubira, la prêtresse de la gauche radicale déjà responsable de la défaite de Jospin et qui pourrait en rajouter une couche en 2022.

L’ancienne ministre, que l’on sait sceptique sur une aventure présidentielle, a donné son feu vert. Avec une question en tête: la mèche prendra-t-elle? Sur France Inter, fin septembre, elle avait déclaré«S’il se dégage que c’est à moi qu’il reviendra de tenir le gouvernail (…) oui, je serai là.» L’heure est enfin venue d’en avoir le cœur net, alors que les sondages la placent toujours haute dans l’électorat de gauche.

 

Le problème c’est que cet électorat de gauche est de plus en plus exsangue et qu’il s’appuie surtout sur les purs, les durs ; comme par exemple Chevènement en 81 qui avait préparé le programme socialiste, vite rangé dans un tiroir par Mitterrand pour être remplacé par les 101 propositions de l’intéressé.

 

Une candidature de plus de division à gauche même pas certaine de faire les 6 % qu’avait récupéré Hamon  au dernier scrutin présidentiel. En plus des candidatures de leaders de gauche très embourgeoisés !

Défense nationale : le programme de Jean-Luc Mélenchon

Défense nationale : le programme de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI) a annoncé le 8 novembre sa candidature à l’élection présidentielle de 2022. Il développe dans l’Opinion ses orientations en matière de défense nationale réclamant notamment le retour du service national .

 

 

Imaginons que vous soyez élu président de la République en 2022. Que feriez-vous de la dissuasion nucléaire ?

La dissuasion reste pour la France un outil irremplaçable aussi longtemps qu’il n’y a pas d’alternatives militaires. Pour autant, je suis favorable au Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) approuvé par l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais il ne peut pas être question de demander aux Français de désarmer les premiers. Il faut que ce soient ceux qui ont le plus d’armes nucléaires qui commencent, c’est-à-dire les Etats-Unis et la Russie.

Hélas, il n’y a plus d’initiatives diplomatiques pour le désarmement venant des puissances nucléaires. Les seuls qui ont essayé, ce sont les Chinois. Ils ont proposé aux Nations Unies une conférence sur la sécurité nucléaire. En vain. La situation est paradoxale : on est dans un contexte plus dangereux qu’à l’époque de la guerre froide, lorsqu’il y avait des discussions et des accords sur le contrôle des armements. Du fait de la rupture par les Etats-Unis de l’accord FNI sur les armes à portée intermédiaire, le réarmement a, hélas, recommencé dans toute une série de pays.

Si l’arme nucléaire implique la souveraineté des pays qui s’en dotent, son usage éventuel concernerait la terre entière. Il y a donc un droit universel à intervenir sur ce sujet. Avec nous, la diplomatie s’adosserait sur tous ceux qui, dans le monde, sont d’accord pour exiger le désarmement nucléaire.

Les Russes sont des partenaires fiables alors que les Etats-Unis ne le sont pas. Ils ne signent pratiquement aucun des accords qui nous intéressent et pas seulement dans le domaine militaire. Cessons de nous rabâcher que nous avons des valeurs en commun avec les Nord-Américains ! Ce n’est pas vrai que nous défendons les mêmes principes. Les Etats-Unis défendent par-dessus tout le droit de faire ce qu’ils veulent. C’est un pays qui en 244 ans d’histoire a eu 222 ans de guerre. C’est l’un des rares pays qui ait pris à son voisin, le Mexique, la moitié de son territoire.

Vous avez évoqué des alternatives militaires à la dissuasion nucléaire. A quoi pensez-vous?

La question qui se pose est de savoir si ces armes peuvent être utiles en cas de conflit. Pour l’instant, les SNLE [sous-marin nucléaire lanceur d’engins] sont indétectables, mais pas les missiles ou les communications. Est-ce que la guerre depuis l’espace ne va pas réduire à néant la possibilité d’utiliser ces armes ? Dès lors la dissuasion n’existerait plus. Cette question de la militarisation de l’espace est donc essentielle. Les armes conventionnelles ou nucléaires, pourraient-elles être utilisées dès lors qu’une puissance spatiale s’y opposerait ? Il y a nécessité de procéder à une évaluation sereine de la situation. Nous, Français, sommes capables de mettre en orbite autant de satellites que nous voulons et dès lors de nous doter d’un système qui protégerait le territoire national. Dans ce cas, la dissuasion nucléaire ne serait plus indispensable, mais je maintiens un point d’interrogation.

Jusqu’à présent, la militarisation de l’espace était interdite, tout comme l’appropriation des corps célestes par les Etats ou des sociétés minières. Les Etats-Unis ont modifié cela. Armement et appropriation sont désormais légaux pour eux. Nous, Français, avons décidé de créer un Commandement militaire de l’Espace sans une minute de discussion à l’Assemblée nationale. Le président de la République a décidé tout seul. C’est une autre discussion de savoir s’il a raison ou non.

Une autre question est celle de la capacité de détruire les satellites en orbite. Les Chinois, les Nord-Américains, les Indiens peuvent le faire. Même si la France refusait la militarisation de l’espace, nous pourrions déclarer être capable – et nous le sommes techniquement – de « démilitariser l’espace de force » pour ceux qui voudraient nous agresser.

Dès lors qu’il s’agit de la protection nationale, à mes yeux, il n’y a pas de limites. La souveraineté française est totale, pleine, entière, non négociable. Si nous n’avons pas ces capacités, nous ne sommes plus indépendants et alors le peuple n’est plus souverain. Telle est la doctrine républicaine.

La France doit-elle rester dans l’Otan ?

Nous n’avons rien à y faire ! D’abord parce que c’est une alliance incertaine. Vous ne savez pas précisément ce à quoi cela engage vos alliés, parce que l’article 5 laisse à chacun la liberté de ses choix d’engagement. Deuxième point : il s’y trouve des gens qui peuvent être des adversaires ou des ennemis. Jusqu’à présent, on considérait cette hypothèse comme farfelue, mais on a vu avec la Turquie qu’il n’en était rien. La Turquie a commis deux actes extrêmement agressifs contre l’armée française : le premier, en Syrie, en bombardant une base où il y avait nos forces spéciales et le second, contre un navire français au large de la Libye. Troisième point : le commandement militaire en Méditerranée est assuré par les Américains et il n’a jamais été question pour eux de partager cela. Nous avons bien un général français qui est responsable des « études stratégiques », dont les Etats-Unis n’ont rien à faire. Mais pour tout ce qui est concret et matériel, nous ne sommes rien à l’Otan !

Voilà au moins un point sur lequel vous êtes d’accord avec le Président Macron : une hostilité commune à la Turquie !

Je conteste tout à fait que le Président Macron ait quelque attitude forte à l’égard de la Turquie ! Il s’est fait provoquer deux fois et il n’y a eu aucune réplique…

Vous voulez faire la guerre à la Turquie ?

Quelle question ! Comme s’il n’y avait pas d’alternatives entre faire la guerre et ne rien faire. Je ne suis pas pour la gesticulation, comme on l’a fait en envoyant simplement deux Rafale en Grèce et en faisant des déclarations non-maîtrisées pour s’attirer en retour des déclarations et des attitudes encore plus violentes. Quel est l’intérêt des coups de menton sans portée ?

«Est-il normal de se fournir en fusils et en munitions en Allemagne et en Israël? On a eu cette industrie, pourquoi ne l’aurions-nous plus? A quoi bon ces programmes communs avec les Allemands pour fabriquer les avions (Scaf) ou les chars du futur?»

Ne faudrait-il pas plutôt faire baisser les tensions ?

Je pense d’abord qu’on ne doit jamais se laisser provoquer. Jamais ! C’est au moment où les Turcs ont attaqué en Syrie, dans une zone tenue par les Kurdes qui sont nos alliés, qu’il aurait fallu prendre la décision de convoquer une assemblée de l’Otan pour faire valoir les droits des Français à se trouver en Syrie, là où ils estimaient nécessaire d’être. Je maintiens que la Turquie doit rendre des comptes et les moyens de représailles sur les Turcs sont plus nombreux qu’il n’y paraît, y compris sur le plan des démonstrations militaires.

Poursuivriez-vous l’augmentation du budget de la défense ?

Il doit correspondre à ce qui est raisonnablement nécessaire. Dans l’Otan, l’idée des 2 % du PIB n’a pas de sens, c’est une ligne de crédit qu’on ouvre pour les Américains. L’économie d’armement est le volant d’entraînement de l’économie américaine. Les présidents les plus libéraux en apparence ont poussé le plus loin les programmes d’armement, je pense à Reagan. Avec la victoire de Joe Biden, voyez les romans langoureux que se raconte une partie de la gauche européenne ! Je rappelle que le slogan du nouveau président est « Why America Lead Again ». Et Madame Clinton vient de proposer le réarmement général des Etats-Unis contre la Chine. Les démocrates sont aussi belliqueux que les républicains. Les Français n’ont rien à faire dans cette mauvaise action.

En France aussi, l’industrie de défense est importante…

Oui. Je répète d’une manière réaliste, pacifique et bienveillante notre but : la France doit être indépendante ! Pour cela, il faut que nous puissions être souverains, capables de nous défendre par nous-mêmes et par conséquent de produire nous-mêmes les armements nécessaires. Il faut retirer les logiciels américains des systèmes de défense français, de même que nous devons récupérer le contrôle des turbines pour les sous-marins nucléaires. Est-il normal de se fournir en fusils et en munitions en Allemagne et en Israël ? On a eu cette industrie, pourquoi ne l’aurions-nous plus ? A quoi bon ces programmes communs avec les Allemands pour fabriquer les avions (Scaf) ou les chars du futur ? Cela permet aux Allemands de se réarmer et de s’approprier des savoir-faire qu’ils n’ont pas. Pour quoi faire ? Quant aux ventes d’armes, elles devraient être soumises à l’autorisation du Parlement.

«Il faut aller à l’essence de ce qu’est la conscription : l’impôt du temps au service de la patrie»

Rétabliriez-vous une forme de service militaire obligatoire ?

Oui, même si je ne suis pas certain que tous les Insoumis soient d’accord avec moi. Je suis partisan de la conscription et je me suis opposé au fait qu’elle soit suspendue [par Jacques Chirac en 1996]. Il faut aller à l’essence de ce qu’elle est : l’impôt du temps au service de la patrie. Il n’y a pas aujourd’hui de besoin militaire qui nécessite la mobilisation permanente de 700 000 jeunes. On peut comprendre que le président Chirac ait pris cette décision. Elle avait sa rationalité, même si j’étais contre. Pour autant la défense populaire passive et armée reste une nécessité à mes yeux. Et nous faisons face désormais à d’autres menaces et dangers. Notamment venant du dérèglement climatique, comme nous le montrent les événements dramatiques de la vallée de la Roya. Jusqu’à présent on a réussi à faire face, mais avec une extrême difficulté. Si nous avions plusieurs événements de ce type en même temps, il y aurait besoin d’un effort collectif. On ne peut pas se payer la réparation de la France au prix du marché. Donc, on sera obligé de demander la contribution des jeunes Français.

On peut également imaginer que, dans les fonctions de police, c’est-à-dire de protection de la paix civile, les conscrits pourraient jouer un très beau rôle. Cela changerait le regard de la population sur sa police et changerait les pratiques internes de celle-ci. Le racisme et la violence y reculeraient. Quand les enfants du peuple sont quelque part tout change.

Politique: Mélenchon officiellement candidat avec 150 000 soutiens bidons

Politique:   Mélenchon officiellement candidat avec 150 000 soutiens bidons

 

La déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon n’aura guère occupé l’espace médiatique dans la mesure où elle est assez anecdotique. Tout le monde sait depuis longtemps que Mélenchon veut se présenter. D’une certaine manière, il se veut rassembleur mais uniquement sur sa candidature. Une posture hégémonique évidemment mal appréciée par les écolos et autres candidats de gauche. L’intéressé avait mis une fausse condition à la confirmation de sa candidature en exigeant 150 000 soutiens. En fait des soutiens bidons puisque l’intéressé a déjà 2 millions de followers et qu’il suffisait pour être considéré comme soutien d’adresser son adresse mail sans dévoiler son identité !

Une véritable mascarade qui ne grandit pas l’intéressé qui aurait dû exiger au moins 1,5 millions de soutiens et non 150 000 .  En outre une candidature bien mal placée dans le calendrier des préoccupations des Français. Ces derniers s’intéressent en effet très peu à cette perspective électorale pour l’instant. Les principaux sujets d’interrogation concernent en effet la situation sanitaire, la situation de l’emploi et le terrorisme. Autant de sujets qui n’ont pas été traités par Mélenchon qui s’est surtout appesanti sur son nombril.

 

2022: Après Macron, Le Pen , Mélenchon, le retour aussi de Sarkozy, Hollande….. et pourquoi pas Giscard !

2022: Après Macron, Le Pen , Mélenchon, le retour aussi de Sarkozy, Hollande….. et pourquoi pas Giscard  !

Il ne s’agit sans doute pas de glorifier la jeunesse comme facteur essentiel de crédibilité et de pertinence politique mais force est de constater que la classe politique française est toujours composée de vieilles barbes qu’on retrouve régulièrement lors des grandes rencontres électorales.

 

Ainsi il est probable 2022 on aura encore Macron, Marine Le Pen , Mélenchon mais peut-être aussi Hollande qui se réveille comme futur sauveur de la gauche socialiste, Sarkozy peut-être quand il sera débarrassé de ses casseroles juridiques et pourquoi pas pendant qu’on y est Giscard d’Estaing ?

 

Encore une fois le propos n’est pas de militer pour un personnage ou un courant politique sorti  de nulle part type Macron ou gilets jaunes mais simplement de constater qu’il y a les pires difficultés à renouveler le tissu politique. Pas étonnant en France en particulier, la fonction d’élu a été appropriée par certaines couches sociologiques, la plupart qui sorte des inutiles instituts de politique, qui s’approprient  le pouvoir dans toutes les organisations de la droite comme de la gauche.

 

La politique est devenue un métier qu’on commence à la sortie des les études universitaires et qu’on continue bien au-delà de la normale de la retraite le plus souvent par une confortable fauteuil  au Sénat avec les avantages matériels y afférant.

 

Cette fois encore en France risque d’être particulièrement ambiguë aux élections présidentielles. Une fois encore la question ne sera pas de voter pour quelqu’un mais contre l’autre, celui qu’on ne veut pas. Du coup, l’élu va croire qu’il est mandaté pour appliquer les orientations qu’il a proposées alors qu’il est vainqueur uniquement sur un refus des propositions adverses.

 

L’exemple typique est évidemment celui de Macon élu avec nombre de voix socialistes et qui pratique une politique opportuniste au service d’un libéralisme mal maîtrisé. Rarement dans la vie politique un président de la république aura été aussi impopulaire. Le résultat d’un bais démocratique qui nourrit une ambiguïté fondamentale quant à la légitimité des orientations.

MÉLENCHON instrumentalise l’islamhomophobie et déclare qu’il IL Y A EN FRANCE « UNE HAINE DES MUSULMANS DÉGUISÉE EN LAÏCITÉ »

MÉLENCHON instrumentalise l’islamhomophobie et déclare qu’il IL Y A EN FRANCE « UNE HAINE DES MUSULMANS DÉGUISÉE EN LAÏCITÉ »

 

Il est évident que la dernière déclaration de Mélenchon considérant que la laïcité cache en faite une haine des musulmans n’est pas de nature à renforcer la crédibilité de l’intéressé auprès de l’opinion publique. Disons le clairement Mélenchon est toujours animé de cet islamo- gauchiste qui justifiet tout même l’impensable au nom de l’égalité des droits.

 

D’une certaine manière, Mélenchon remet même en cause le concept de laïcité française en tout cas la manière dont il est mis en œuvre. De quoi évidemment déstabiliser une population déjà sous pression de l’islamisme. De quoi justifier les actes délictuels de toutes natures voire même criminels de certains candidats djihadistes .

 

Il faut noter que sur ce terrain Jean-Luc Mélenchon n’a cessé d’alterner les positions contradictoires. Souvenons-nous que récemment il avait déclaré que la population tchétchéne était un problème.

 

Cette dernière déclaration de Mélenchon est particulièrement irresponsable dans un climat aussi tendu qui incite les plus endoctrinés et les plus abrutis à commettre l’irréparable: « Je parle de haine des musulmans, parce que c’est bien de cela dont il est question. Il y a dans ce pays, fabriquée, alimentée par tout un courant d’idées, une haine des musulmans déguisée en laïcité. La laïcité, ce n’est pas la haine d’une religion. L’État laïc, ce n’est pas un athéisme d’État », a développé le député des Bouches-du-Rhône.

 

Rappelant que la France avait derrière elle « une longue histoire des guerres de religions », Jean-Luc Mélenchon dit vouloir conjurer cet avenir que préparent, selon lui, ceux qui stigmatiseraient les Français de confession musulmane. « Il faut faire France de tout bois

 

Présidentielle 2022: Mélenchon candidat…dans l’indifférence

Présidentielle 2022: Mélenchon candidat…dans l’indifférence

 

 

Sans doute une erreur de timing Mélenchon qui vient d’annoncer plus exactement de proposer sa candidature aux élections présidentielles de 2022. Une annonce qui a même été ignorée par nombre de médias tellement elle semble un peu décalée par rapport aux préoccupations actuelles.

 

Notons également que même dans les organisations politiques les réactions sont trop nombreux car cette annonce  ne change rien à la donne. On sait depuis longtemps que les écologistes à gauche ont l’intention de présenter leurs propres candidats. Ils veulent eux aussi exactement comme Mélenchon rassembler mais sur leur nom. Cela avec une difficulté supplémentaire puisque les écolos se déchirent comme d’habitude. Entre Jadot et le maire de Grenoble, c’est la guerre.

 

Du coup, le duel pourrait être arbitré par une candidate lui peu connue du grand public. Un atout sans doute pour éviter les déchirements mais un désavantage en termes de notoriété. De ce côté, Mélenchon lui aussi se veut le grand rassembleur. Pourtant personne n’empêchera la multitude des candidatures à gauche. Notons qu’elles seront aussi nombreuses à droite.

 

Il n’y a aujourd’hui que l’extrême droite qui est à peu près assurée d’éviter l’éclatement des candidatures. Pour Mélenchon la plupart des instituts de sondage lui donne autour de 15 % mais à condition d’être le seul candidat de gauche;  Soit assez loin des 20 % obtenus en 2017. Mélenchon avait failli obtenir la qualification pour le second tour. En 2022, il pourrait se retrouver en quatrième position avec un score autour de 10 % à peine.

 

Présidentielle 2022: Mélenchon lance sa campagne au pire moment

Présidentielle 2022: Mélenchon lance sa campagne au pire moment

Normalement c’est au cours d’une rencontre parlementaire prévue ce week-end que Mélenchon devrait annoncer sa candidature pour 2022. Une candidature lancée sans doute au pire moment. La première raison, c’est que les Français pensent à tout sauf à l’échéance présidentielle de 2022 en tout cas dans la période présente. En effet, les préoccupations premières -et de loin -concernent la crise sanitaire, la crise économique et la crise islamique.

D’une certaine façon, c’est d’ailleurs un peu indécent de déclarer une candidature quand en fait la priorité devrait être de présenter des programmes ou perspectives d’action sur chacun des champs prioritaires évoqués. En outre, sur la question de l’islamisme, en dépit de quelques pas en arrière très récemment, les insoumis sont loin d’être au clair sur la question. Certains comme Autain Clémentine entretiennent des liens plus que douteux avec certaine organisation qui lutteraient contre l’islamophobie , une lutte  qui en fait est au service de l’islamisme radical. Et que dire de ce mot d’humour plus que douteux-en tout cas scandaleux– de Clémentine Autain critiquant l’islamophobie au moment de l’assassinat de Samuel Patty :

« Qu’est-ce que ce pays qui a perdu la tête ? » Clémentine Autain qui fait   mine d’oublier que c’est Samuel Paty qui avait perdu la sienne

Il est vrai que Mélenchon a pris quelques distances et a même déclaré que la communauté tchétchène pouvait poser des problèmes, ce qui lui a été beaucoup reproché. Cette déclaration de candidature de Mélenchon paraît un peu hors sujet et hors du temps. En outre, elle fait de toute recherche d’union avec les autres forces de gauche condamnées à se rallier à Mélenchon ou à ne pas se présenter. Ce qui évidemment vont refuser les écolos et autres. Pour la gauche la candidature de Mélenchon signifie l’éclatement de la représentation et un échec assuré, peut-être même une humiliation pour Mélenchon lui-même qui avait réalisé un très bon score en 2017. Bref la perspective d’une sortie par la petite porte.

Plainte des Tchétchènes contre Mélenchon !

Plainte des Tchétchènes contre Mélenchon !

 

C’est le paradoxe, une plainte  de l’association des Tchétchènes d’Europe  va être déposée contre Mélenchon. Un paradoxe parce que Mélenchon jusque-là n’a pas été le plus dynamique, c’est le moins qu’on puisse dire, pour lutter contre l’islamo- gauchiste qui de fait soutient et est complice du séparatisme islamique.

 

Un paradoxe encore car l’association se sert des outils d’un État démocratique pour développer des arguments au service d’une propagande séparatiste. On observera que ces associations sont beaucoup plus présentes et agressives médiatiquement en France qu’elles ne le sont dans leur propre pays d’origine.

 

On objectera qu’il s’agit là de la liberté d’expression et d’action propre au sociétés démocratiques. Mais d’une certaine manière, c’est aussi leurs faiblesses quand elles se montre incapables de réguler cette liberté qui prend des formes d’anarchie.

 

Jean-Luc Mélenchon serait coupable d’incitation à la haine pour avoir déclaré qu’il y a un problème avec la communauté tchétchène en France. Pourtant une évidence quand on examine la montée de la violence dans les statistiques. Il y a plus généralement un vrai problème avec les communautés étrangères qui revendiquent une hégémonie de la loi religieuse sur celle de la loi républicaine.

 

Le pire c’est que les adeptes de la dictature religieuse ne tolèrent même plus qu’on identifie les auteurs et responsables de la destruction des principes républicains au nom d’un droit qu’ils étoufferaient évidemment s’ils étaient pouvoir en France comme ils le font dans les pays à dictature religieuse.

Politique-Insoumis: le naufrage de Mélenchon

Politique-Insoumis:  le naufrage de Mélenchon

 

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écroulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncé dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon.  

Politique: le naufrage de Mélenchon

Politique:  le naufrage de Mélenchon

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écoulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncée dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon, dont François Ruffin semble 

Procès Mélenchon : du cirque médiatique

Procès  Mélenchon : du cirque médiatique

 

 

 

Le procès Mélenchon relève le procès Mélenchon relève du cirque médiatique voire du grand guignol. Une opération largement soutenue par l’intéressé lui-même mais aussi par les pouvoirs publics (via le parquet). On ne peut parler en effet parler de rébellion dont est accusé Mélenchon. Certes la réaction de Mélenchon a été verbalement violente mais n’a jamais constitué une voie de fait. En outre,  la perquisition n’a pas respecté les règles, on ne pouvait notamment empêcher Mélenchon d’assister à l’opération. Cette affaire relève du théâtre politique mais la pièce est sans intérêt et les acteurs particulièrement mauvais quand ils sur jouent  des postures tragiques qui relèvent en fait de la comédie. La  faute en revient  tout autant à Mélenchon qu’à l’avocat Dupont Moretti qui défendait les gens intérêt des pouvoirs publics.  Le duel que se livrent l’avocat Dupont Moretti et Mélenchon relèvent davantage du théâtre que de la justice.  C’est même une spécialité des intéressés que de surjouer leur rôle. Mais la prestation sonne assez faux. On peut évidemment discuter de l’accusation de rébellion concernant Mélenchon mais ce dernier  en rajoute en  permanence des couches pour finalement se faire un peu plus détesté par l’opinion publique. Même chose côté Dupont  Moretti qui théâtralise en permanence ses déclarations tant pendant les procès que devant les médias. Il fallait l’entendre quand il considérait que Balkany était une victime expiatoire. Évidemment, il n’y croyait pas une seconde sans doute et cela ce ressentait dans l’excès de ses propos. Mélenchon procède aussi ainsi. Récemment interviewé sur BFM il n’a cessé de mêler les propos politiques, les déclarations grandiloquentes, les coups  d’œil appuyés et l’humour douteux pour  obtenir la complicité des journalistes. Les deux personnages ne se rendent sûrement pas compte à quel point l’outrance qui les caractérise discrédite en même temps la pertinence de propos juste qu’ils peuvent parfois  tenir. Les deux ne sont pas sans qualités, bien au contraire, mais leur duel relève de la comédie ordinaire comme la plupart de leurs autres déclarations. Le cocktail politique, justice et théâtre aboutit à un breuvage imbuvable. La peine proposée de 3 mois de prison avec sursis parait particulièrement démesurée. Compte tenu des faits, la sanction aurait dû être symbolique mais l’enflure du parquet tout autant que celle de Dupont Moretti et de Mélenchon ont fait monter en mayonnaise de la tragi-comédie médiatique.

Sondage : Mélenchon s’écroule dans l’opinion

Sondage : Mélenchon s’écroule dans l’opinion

 

Selon une étude Odoxa réalisée pour Le Figaro et Franceinfo, 72 % des Français interrogés ont une mauvaise ou très mauvaise opinion de Jean-Luc Mélenchon. En septembre 2017, 42 % avaient une bonne opinion du leader des Insoumis qui avait réuni près de 20 % des voix à la présidentielle, quelques mois plus tôt.

 

Le député de Marseille est ainsi jugé «agressif» par 73 % des sondés, mais aussi «pas sympathique» (72 %) et «pas honnête» (71 %). Deux tiers d’entre eux voient en lui quelqu’un qui «joue trop perso» et qui n’est ni «proche des gens» (62 %) ni «compétent» (68 %). Son image est toute aussi largement dégradée au sein de la gauche. Même chez les Insoumis – sachant que l’échantillon du sondage concerne 1005 Français -, 47 % le jugent «agressif» et 41 % «trop perso».

Sa stratégie, en outre, n’est pas suivie. Les Français sondés sont 62 % à refuser de considérer avec lui qu’il s’agit d’un procès politique et que la justice ne serait pas indépendante. Ils sont encore 56 % chez les socialistes et les écologistes.

. Les sondés sont ainsi 65 % à considérer que l’ex-candidat à la présidentielle est «plutôt un handicap» pour les Insoumis – il a perdu 17 points en trois ans – et 74 % «pour la gauche dans son ensemble». «Comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon avant lui, lorsqu’ils ont eux aussi plongé dans l’opinion, Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus soutenu par un noyau dur militant de plus en plus restreint», indique Gaël Sliman, le président d’Odoxa. «La part de Français se déclarant “Insoumis” a fondu d’un tiers en deux ans passant de 9 % de la population en septembre 2017 à 6 % aujourd’hui.»

 

Dupont Moretti-Mélenchon : du mauvais théâtre

Dupont Moretti-Mélenchon : du mauvais théâtre

 

Le duel que se livrent l’avocat Dupont Moretti et Mélenchon relèvent davantage du théâtre que de la justice.  C’est même une spécialité des intéressés que de sur jouer leur rôle. Mais la prestation sonne assez faux. On peut évidemment discuter de l’accusation de rébellion concernant Mélenchon mais ce dernier  en rajoute en  permanence des couches pour finalement se faire un peu plus détesté par l’opinion publique. Même chose côté Dupont  Moretti qui théâtralise en permanence ses déclarations tant pendant les procès que devant les médias. Il fallait l’entendre quand il considérait que Balkany était une victime expiatoire. Évidemment, il n’y croyait pas une seconde sans doute et cela ce ressentait dans l’excès de ses propos. Mélenchon procède aussi ainsi. Récemment interviewé sur BFM il n’a cessé de mêler les propos politiques, les déclarations grandiloquentes, les coups  d’œil appuyés et l’humour douteux pour  obtenir la complicité des journalistes. Les deux personnages ne se rendent sûrement pas compte à quel point l’outrance qui les caractérise discrédite en même temps la pertinence de propos juste qu’ils peuvent parfois  tenir. Les deux ne sont pas sans qualités, bien au contraire, mais leur duel relève de la comédie ordinaire comme la plupart de leurs autres déclarations. Le cocktail politique, justice et théâtre aboutit à un breuvage imbuvable.

 

Sondage BFMTV – Mélenchon trop théâtral

Sondage BFMTV – Mélenchon trop théâtral

 

 

La théâtralisation excessive du procès considéré comme politique de Mélenchon ne passe pas réellement dans l’opinion. Il est vrai que les insoumis -et Mélenchon en particulier dont le domicile a été perquisitionné- ont subi un sort particulier de la part du parquet et de la police. Des actions sans doute pas sans arrière-pensée politique. Pour autant, Mélenchon a sans doute sur-réagi et est tombé dans le piège d’une théâtralisation qui a du mal à convaincre. Certes l’opinion publique reconnaît à Mélenchon des qualités mais lui reproche son autoritarisme et son sectarisme. Ainsi 61% des sondés ont dit leur désaccord quant à la nature politique de la procédure tandis qu’ils étaient 39% à l’approuver. Parmi ses partisans au premier tour de la présidentielle 2017, ils sont 78% à parler d’un procès politique.

L’institut Elabe a aussi voulu tracer les contours du portrait de Jean-Luc Mélenchon dressé par les Français. Son image semble s’améliorer légèrement, elle qui avait durement souffert de sa véhémence face aux policiers. Elle reste cependant problématique sous plusieurs coutures. Ainsi, il est décrit comme « autoritaire » par 76% des sondés, en baisse de deux points par rapport à la mesure prélevée par le même organisme d’enquête le 24 octobre 2018, une semaine après la perquisition. 72% des Français lui attribuent l’adjectif « arrogant ». S’il suscite encore « l’inquiétude » de 57% des Français, cette statistique décroche tout de même de cinq points. Dans le même temps, 58% des personnes sollicitées reconnaissent son « dynamisme », en progression d’un point. Une majorité de Français évoquent aussi son « courage », un mieux de cinq points. 46% de nos compatriotes estiment qu’il « veut changer les choses », un bénéfice de trois points.

37% des Français posent qu’il a « de bonnes idées pour la France ». 36% notent sa « sincérité », 33% sa « proximité » et sa « sympathie » (un gain de six points sur ce trait). L’étoffe du parlementaire paraît abîmée sur trois chapitres très politiques. En effet, ils ne sont que 26%, en baisse d’un point, à le juger capable de « rassembler les Français », et 23% valident sa « présidentialité », après un bond de trois points. Enfin, ils sont parmi les sympathisants de gauche Mélenchon a 16%, est devancé par Bernard Cazeneuve, nanti d’un taux de 19%, et Ségolène Royal, avec 17%. Il fait en revanche jeu égal avec Benoît Hamon, et supplante Martine Aubry (15%), Yannick Jadot, avec seulement 13%, ou encore François Ruffin, pointé à 12%.

Elabe. -

Échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 17 et 18 septembre.

Mélenchon : un procès politique ou une comédie ?

Mélenchon : un procès politique ou une comédie ? 

 

 

Sans doute un peu les deux car aussi bien du côté de Mélenchon que du pouvoir politique, on a forcé sur la mise en scène. Le pouvoir aurait pu être plus discret pour procéder aux perquisitions chez les insoumis. Il n’était pas non plus obligé de perquisitionner jusqu’au domicile de Mélenchon. On aurait pu se limiter aux seules perquisition relativement discrètes qui ont été faites d’une part au MoDem, d’ autre part au Front National pour le même motif. Il faut dire aussi que Mélenchon a profité de l’événement pour médiatiser sa posture de victime politique. Mais quand on y regarde de près même si l’attitude de Mélenchon n’a pas été très digne tout cela ne méritait pas un tel cirque juridique. Accuser Mélenchon de rébellion relève du ridicule. Mélenchon a déjà été puni pour son attitude un peu provocatrice.

On peut aussi s’étonner que la justice consacre du temps et les moyens à cette affaire alors que dans le même temps des dossiers politico-financiers particulièrement délicats  pour le pouvoir sont enterrés ou attendent  au fond des tiroirs. Toutes ces affaires de fonds européen finiront en eau de boudin car il est clair que pour le financement  (européen ou français), la a frontière entre fonctions d’élu et fonction politique est impossible à définir. Accordé à des groupes politiques.

“Il y a la volonté d’organiser un spectacle contre nous pour nous dénigrer, pour nous salir et nous rabaisser, de manière à ce qu’on puisse nous condamner tranquillement”, a lancé le député, qui vient d’écrire un livre à ce sujet.

“Je n’ai pas peur. Ni des campagnes de presse, ni des policiers, ni des magistrats. Vous pouvez me mettre en prison, vous pouvez me rendre inéligible, je n’ai pas peur”, a ajouté Jean-Luc Mélenchon dans un long plaidoyer où il s’en est aussi pris à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, accusée “d’organiser le spectacle.”

La garde des Sceaux a démenti lundi dernier tout “procès politique” contre l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017, qui se présente régulièrement comme l’opposant numéro un à Emmanuel Macron.

“Nous sommes poursuivis pour des raisons politiques, il s’agit de nous détruire. C’est de la politique de A jusqu’à Z, c’est un procès politique donc nous allons y répondre politiquement”, a répété Jean-Luc Mélenchon jeudi.

“Ce dont je suis accusé avec mes camarades relève de dix ans de prison, ce n’est pas un jeu, on ne rigole pas !”, a aussi lancé le leader des Insoumis. “Je demande qu’on se réveille, qu’on se rende compte de la gravité.”

Les perquisitions à l’origine de cette affaire s’inscrivaient dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris, liées à l’emploi d’assistants parlementaires européens et aux comptes de la campagne présidentielle du candidat.

Une vidéo diffusée par la presse à l’époque montrait le dirigeant de la gauche radicale et ses proches apostropher vivement des policiers et le procureur, tandis que ses soutiens défonçaient la porte du local perquisitionné.

“La République, c’est moi !”, avait notamment crié Jean-Luc Mélenchon à un policier.

LFI: Mélenchon en correctionnelle ?

LFI: Mélenchon en correctionnelle ?

 

D’après l’AFP, Mélenchon  devrait être convoqué en correctionnelle en raison des incidents qui ont eu lieu lors de perquisitions. Le problème c’est que l’intéressé et d’autres personnes visées ne semblent pas avoir été encore informés. Cela signifierait que la justice utilise la voie des médias  sans doute pas sans arrière pensée. Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et d’autres responsables seront jugés en correctionnelle à la suite des accrochages qui avaient émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège du mouvement en octobre, a-t-on appris jeudi d’une source proche du dossier. L’ancien candidat à la présidentielle et les députés Alexis Corbière et Bastian Lachaud font partie des personnalités convoquées en citation directe par le parquet de Bobigny, pour actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation, a appris l’AFP de même source, confirmant une information de L’Express.

 

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

 

L’inénarrable porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a évidemment tendu un piège grossier à Mélenchon en déclarant dimanche qu’elle voterait « sans ambiguïté » Jean-Luc Mélenchon au cas aujourd’hui peu probable où un second tour de l’élection présidentielle opposerait le dirigeant de La France insoumise (LFI) à la présidente du Rassemblement national,  Le piège grossier d’abord parce que l’hypothèse probable, ensuite parce que c’est une manière de discréditer Mélenchon qui n’a pas voulu se prononcer entre Le Pen et Macron lors des élections présidentielles de 2017. Bref comme d’habitude la porte-parole du gouvernement a parlé pour ne pas dire grand-chose sinon des banalités dont elle a le secret. Ce véritable moulin à paroles est inarrêtable. Sibeth Ndiaye peut parler pendant des heures et des heures pour finalement endormir par lassitude son interlocuteur. Inévitablement même l’auditeur le plus attentionné est pris de sommeil au bout du discours de Sibeth Ndiaye. Elle peut parler de tout et de n’importe quoi, longuement et sans respirer mais sans jamais le moindre contenu informationnel. Elle répète, elle dilue, elle contourne et surtout elle parle, elle parle. Une sorte de morphine politique qui fait oublier à l’auditeur la question traitée pour le plonger progressivement dans sorte de sommeil paradoxal où le rêve tutoie la réalité. Sibeth Ndiaye mérité d’être écouté au moins une fois juste avant de s’endormir comme substitut au somnifère.

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

 

On le sait, la contrition n’est pas l’exercice préféré de Mélenchon qui a toujours tendance à reporter sur les autres des responsabilités dont certaines lui incombent. Le seul mea culpa de Mélenchon se résume  dans cette petite phrase » nous n’avons pas réussi à fédérer ». Pour le reste, Mélenchon a évidemment montré encore une fois toutes ses qualités de tribun mais aussi son entêtement à mépriser les autres forces de la gauche. Le problème c’est que la France insoumise n’est pas en meilleure forme que ses éventuels partenaires. Pourtant Mélenchon se refuse pour l’instant à tout concept d’union avec ces forces de gauche. S’il persiste dans cette ligne, il est évident que Mélenchon prendra une nouvelle fessée aux municipales qui ne sont pas des sélections forcément calibrées pour lui et sa formation. Jean-Luc Mélenchon a tout juste admis qu’il allait s’entourer de plus jeunes et même de très jeunes mais il restera le patron. La question se suppose d’ailleurs légitimement de savoir si LFI a ou non un  avenir sans Mélenchon.“Nous sommes en train d’adopter un organigramme (…) Il y a toute une équipe qui arrive. Ils sont jeunes et même très jeunes”, a-t-il ajouté. “Ce n’est plus moi qui ouvrirai toutes les réunions, ni moi qui les terminerai toutes. J’en ferai un certain nombre mais pas toutes.”

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