Archive pour le Tag 'Mélenchon'

Politique-Insoumis: le naufrage de Mélenchon

Politique-Insoumis:  le naufrage de Mélenchon

 

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écroulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncé dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon.  

Politique: le naufrage de Mélenchon

Politique:  le naufrage de Mélenchon

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écoulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncée dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon, dont François Ruffin semble 

Procès Mélenchon : du cirque médiatique

Procès  Mélenchon : du cirque médiatique

 

 

 

Le procès Mélenchon relève le procès Mélenchon relève du cirque médiatique voire du grand guignol. Une opération largement soutenue par l’intéressé lui-même mais aussi par les pouvoirs publics (via le parquet). On ne peut parler en effet parler de rébellion dont est accusé Mélenchon. Certes la réaction de Mélenchon a été verbalement violente mais n’a jamais constitué une voie de fait. En outre,  la perquisition n’a pas respecté les règles, on ne pouvait notamment empêcher Mélenchon d’assister à l’opération. Cette affaire relève du théâtre politique mais la pièce est sans intérêt et les acteurs particulièrement mauvais quand ils sur jouent  des postures tragiques qui relèvent en fait de la comédie. La  faute en revient  tout autant à Mélenchon qu’à l’avocat Dupont Moretti qui défendait les gens intérêt des pouvoirs publics.  Le duel que se livrent l’avocat Dupont Moretti et Mélenchon relèvent davantage du théâtre que de la justice.  C’est même une spécialité des intéressés que de surjouer leur rôle. Mais la prestation sonne assez faux. On peut évidemment discuter de l’accusation de rébellion concernant Mélenchon mais ce dernier  en rajoute en  permanence des couches pour finalement se faire un peu plus détesté par l’opinion publique. Même chose côté Dupont  Moretti qui théâtralise en permanence ses déclarations tant pendant les procès que devant les médias. Il fallait l’entendre quand il considérait que Balkany était une victime expiatoire. Évidemment, il n’y croyait pas une seconde sans doute et cela ce ressentait dans l’excès de ses propos. Mélenchon procède aussi ainsi. Récemment interviewé sur BFM il n’a cessé de mêler les propos politiques, les déclarations grandiloquentes, les coups  d’œil appuyés et l’humour douteux pour  obtenir la complicité des journalistes. Les deux personnages ne se rendent sûrement pas compte à quel point l’outrance qui les caractérise discrédite en même temps la pertinence de propos juste qu’ils peuvent parfois  tenir. Les deux ne sont pas sans qualités, bien au contraire, mais leur duel relève de la comédie ordinaire comme la plupart de leurs autres déclarations. Le cocktail politique, justice et théâtre aboutit à un breuvage imbuvable. La peine proposée de 3 mois de prison avec sursis parait particulièrement démesurée. Compte tenu des faits, la sanction aurait dû être symbolique mais l’enflure du parquet tout autant que celle de Dupont Moretti et de Mélenchon ont fait monter en mayonnaise de la tragi-comédie médiatique.

Sondage : Mélenchon s’écroule dans l’opinion

Sondage : Mélenchon s’écroule dans l’opinion

 

Selon une étude Odoxa réalisée pour Le Figaro et Franceinfo, 72 % des Français interrogés ont une mauvaise ou très mauvaise opinion de Jean-Luc Mélenchon. En septembre 2017, 42 % avaient une bonne opinion du leader des Insoumis qui avait réuni près de 20 % des voix à la présidentielle, quelques mois plus tôt.

 

Le député de Marseille est ainsi jugé «agressif» par 73 % des sondés, mais aussi «pas sympathique» (72 %) et «pas honnête» (71 %). Deux tiers d’entre eux voient en lui quelqu’un qui «joue trop perso» et qui n’est ni «proche des gens» (62 %) ni «compétent» (68 %). Son image est toute aussi largement dégradée au sein de la gauche. Même chez les Insoumis – sachant que l’échantillon du sondage concerne 1005 Français -, 47 % le jugent «agressif» et 41 % «trop perso».

Sa stratégie, en outre, n’est pas suivie. Les Français sondés sont 62 % à refuser de considérer avec lui qu’il s’agit d’un procès politique et que la justice ne serait pas indépendante. Ils sont encore 56 % chez les socialistes et les écologistes.

. Les sondés sont ainsi 65 % à considérer que l’ex-candidat à la présidentielle est «plutôt un handicap» pour les Insoumis – il a perdu 17 points en trois ans – et 74 % «pour la gauche dans son ensemble». «Comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon avant lui, lorsqu’ils ont eux aussi plongé dans l’opinion, Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus soutenu par un noyau dur militant de plus en plus restreint», indique Gaël Sliman, le président d’Odoxa. «La part de Français se déclarant “Insoumis” a fondu d’un tiers en deux ans passant de 9 % de la population en septembre 2017 à 6 % aujourd’hui.»

 

Dupont Moretti-Mélenchon : du mauvais théâtre

Dupont Moretti-Mélenchon : du mauvais théâtre

 

Le duel que se livrent l’avocat Dupont Moretti et Mélenchon relèvent davantage du théâtre que de la justice.  C’est même une spécialité des intéressés que de sur jouer leur rôle. Mais la prestation sonne assez faux. On peut évidemment discuter de l’accusation de rébellion concernant Mélenchon mais ce dernier  en rajoute en  permanence des couches pour finalement se faire un peu plus détesté par l’opinion publique. Même chose côté Dupont  Moretti qui théâtralise en permanence ses déclarations tant pendant les procès que devant les médias. Il fallait l’entendre quand il considérait que Balkany était une victime expiatoire. Évidemment, il n’y croyait pas une seconde sans doute et cela ce ressentait dans l’excès de ses propos. Mélenchon procède aussi ainsi. Récemment interviewé sur BFM il n’a cessé de mêler les propos politiques, les déclarations grandiloquentes, les coups  d’œil appuyés et l’humour douteux pour  obtenir la complicité des journalistes. Les deux personnages ne se rendent sûrement pas compte à quel point l’outrance qui les caractérise discrédite en même temps la pertinence de propos juste qu’ils peuvent parfois  tenir. Les deux ne sont pas sans qualités, bien au contraire, mais leur duel relève de la comédie ordinaire comme la plupart de leurs autres déclarations. Le cocktail politique, justice et théâtre aboutit à un breuvage imbuvable.

 

Sondage BFMTV – Mélenchon trop théâtral

Sondage BFMTV – Mélenchon trop théâtral

 

 

La théâtralisation excessive du procès considéré comme politique de Mélenchon ne passe pas réellement dans l’opinion. Il est vrai que les insoumis -et Mélenchon en particulier dont le domicile a été perquisitionné- ont subi un sort particulier de la part du parquet et de la police. Des actions sans doute pas sans arrière-pensée politique. Pour autant, Mélenchon a sans doute sur-réagi et est tombé dans le piège d’une théâtralisation qui a du mal à convaincre. Certes l’opinion publique reconnaît à Mélenchon des qualités mais lui reproche son autoritarisme et son sectarisme. Ainsi 61% des sondés ont dit leur désaccord quant à la nature politique de la procédure tandis qu’ils étaient 39% à l’approuver. Parmi ses partisans au premier tour de la présidentielle 2017, ils sont 78% à parler d’un procès politique.

L’institut Elabe a aussi voulu tracer les contours du portrait de Jean-Luc Mélenchon dressé par les Français. Son image semble s’améliorer légèrement, elle qui avait durement souffert de sa véhémence face aux policiers. Elle reste cependant problématique sous plusieurs coutures. Ainsi, il est décrit comme « autoritaire » par 76% des sondés, en baisse de deux points par rapport à la mesure prélevée par le même organisme d’enquête le 24 octobre 2018, une semaine après la perquisition. 72% des Français lui attribuent l’adjectif « arrogant ». S’il suscite encore « l’inquiétude » de 57% des Français, cette statistique décroche tout de même de cinq points. Dans le même temps, 58% des personnes sollicitées reconnaissent son « dynamisme », en progression d’un point. Une majorité de Français évoquent aussi son « courage », un mieux de cinq points. 46% de nos compatriotes estiment qu’il « veut changer les choses », un bénéfice de trois points.

37% des Français posent qu’il a « de bonnes idées pour la France ». 36% notent sa « sincérité », 33% sa « proximité » et sa « sympathie » (un gain de six points sur ce trait). L’étoffe du parlementaire paraît abîmée sur trois chapitres très politiques. En effet, ils ne sont que 26%, en baisse d’un point, à le juger capable de « rassembler les Français », et 23% valident sa « présidentialité », après un bond de trois points. Enfin, ils sont parmi les sympathisants de gauche Mélenchon a 16%, est devancé par Bernard Cazeneuve, nanti d’un taux de 19%, et Ségolène Royal, avec 17%. Il fait en revanche jeu égal avec Benoît Hamon, et supplante Martine Aubry (15%), Yannick Jadot, avec seulement 13%, ou encore François Ruffin, pointé à 12%.

Elabe. -

Échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 17 et 18 septembre.

Mélenchon : un procès politique ou une comédie ?

Mélenchon : un procès politique ou une comédie ? 

 

 

Sans doute un peu les deux car aussi bien du côté de Mélenchon que du pouvoir politique, on a forcé sur la mise en scène. Le pouvoir aurait pu être plus discret pour procéder aux perquisitions chez les insoumis. Il n’était pas non plus obligé de perquisitionner jusqu’au domicile de Mélenchon. On aurait pu se limiter aux seules perquisition relativement discrètes qui ont été faites d’une part au MoDem, d’ autre part au Front National pour le même motif. Il faut dire aussi que Mélenchon a profité de l’événement pour médiatiser sa posture de victime politique. Mais quand on y regarde de près même si l’attitude de Mélenchon n’a pas été très digne tout cela ne méritait pas un tel cirque juridique. Accuser Mélenchon de rébellion relève du ridicule. Mélenchon a déjà été puni pour son attitude un peu provocatrice.

On peut aussi s’étonner que la justice consacre du temps et les moyens à cette affaire alors que dans le même temps des dossiers politico-financiers particulièrement délicats  pour le pouvoir sont enterrés ou attendent  au fond des tiroirs. Toutes ces affaires de fonds européen finiront en eau de boudin car il est clair que pour le financement  (européen ou français), la a frontière entre fonctions d’élu et fonction politique est impossible à définir. Accordé à des groupes politiques.

“Il y a la volonté d’organiser un spectacle contre nous pour nous dénigrer, pour nous salir et nous rabaisser, de manière à ce qu’on puisse nous condamner tranquillement”, a lancé le député, qui vient d’écrire un livre à ce sujet.

“Je n’ai pas peur. Ni des campagnes de presse, ni des policiers, ni des magistrats. Vous pouvez me mettre en prison, vous pouvez me rendre inéligible, je n’ai pas peur”, a ajouté Jean-Luc Mélenchon dans un long plaidoyer où il s’en est aussi pris à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, accusée “d’organiser le spectacle.”

La garde des Sceaux a démenti lundi dernier tout “procès politique” contre l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017, qui se présente régulièrement comme l’opposant numéro un à Emmanuel Macron.

“Nous sommes poursuivis pour des raisons politiques, il s’agit de nous détruire. C’est de la politique de A jusqu’à Z, c’est un procès politique donc nous allons y répondre politiquement”, a répété Jean-Luc Mélenchon jeudi.

“Ce dont je suis accusé avec mes camarades relève de dix ans de prison, ce n’est pas un jeu, on ne rigole pas !”, a aussi lancé le leader des Insoumis. “Je demande qu’on se réveille, qu’on se rende compte de la gravité.”

Les perquisitions à l’origine de cette affaire s’inscrivaient dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris, liées à l’emploi d’assistants parlementaires européens et aux comptes de la campagne présidentielle du candidat.

Une vidéo diffusée par la presse à l’époque montrait le dirigeant de la gauche radicale et ses proches apostropher vivement des policiers et le procureur, tandis que ses soutiens défonçaient la porte du local perquisitionné.

“La République, c’est moi !”, avait notamment crié Jean-Luc Mélenchon à un policier.

LFI: Mélenchon en correctionnelle ?

LFI: Mélenchon en correctionnelle ?

 

D’après l’AFP, Mélenchon  devrait être convoqué en correctionnelle en raison des incidents qui ont eu lieu lors de perquisitions. Le problème c’est que l’intéressé et d’autres personnes visées ne semblent pas avoir été encore informés. Cela signifierait que la justice utilise la voie des médias  sans doute pas sans arrière pensée. Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et d’autres responsables seront jugés en correctionnelle à la suite des accrochages qui avaient émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège du mouvement en octobre, a-t-on appris jeudi d’une source proche du dossier. L’ancien candidat à la présidentielle et les députés Alexis Corbière et Bastian Lachaud font partie des personnalités convoquées en citation directe par le parquet de Bobigny, pour actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation, a appris l’AFP de même source, confirmant une information de L’Express.

 

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

Mélenchon mais pas Le Pen ! (Sibeth Ndiaye)

 

L’inénarrable porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a évidemment tendu un piège grossier à Mélenchon en déclarant dimanche qu’elle voterait « sans ambiguïté » Jean-Luc Mélenchon au cas aujourd’hui peu probable où un second tour de l’élection présidentielle opposerait le dirigeant de La France insoumise (LFI) à la présidente du Rassemblement national,  Le piège grossier d’abord parce que l’hypothèse probable, ensuite parce que c’est une manière de discréditer Mélenchon qui n’a pas voulu se prononcer entre Le Pen et Macron lors des élections présidentielles de 2017. Bref comme d’habitude la porte-parole du gouvernement a parlé pour ne pas dire grand-chose sinon des banalités dont elle a le secret. Ce véritable moulin à paroles est inarrêtable. Sibeth Ndiaye peut parler pendant des heures et des heures pour finalement endormir par lassitude son interlocuteur. Inévitablement même l’auditeur le plus attentionné est pris de sommeil au bout du discours de Sibeth Ndiaye. Elle peut parler de tout et de n’importe quoi, longuement et sans respirer mais sans jamais le moindre contenu informationnel. Elle répète, elle dilue, elle contourne et surtout elle parle, elle parle. Une sorte de morphine politique qui fait oublier à l’auditeur la question traitée pour le plonger progressivement dans sorte de sommeil paradoxal où le rêve tutoie la réalité. Sibeth Ndiaye mérité d’être écouté au moins une fois juste avant de s’endormir comme substitut au somnifère.

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

LFI : nouvelle organisation mais Mélenchon reste le boss

 

On le sait, la contrition n’est pas l’exercice préféré de Mélenchon qui a toujours tendance à reporter sur les autres des responsabilités dont certaines lui incombent. Le seul mea culpa de Mélenchon se résume  dans cette petite phrase » nous n’avons pas réussi à fédérer ». Pour le reste, Mélenchon a évidemment montré encore une fois toutes ses qualités de tribun mais aussi son entêtement à mépriser les autres forces de la gauche. Le problème c’est que la France insoumise n’est pas en meilleure forme que ses éventuels partenaires. Pourtant Mélenchon se refuse pour l’instant à tout concept d’union avec ces forces de gauche. S’il persiste dans cette ligne, il est évident que Mélenchon prendra une nouvelle fessée aux municipales qui ne sont pas des sélections forcément calibrées pour lui et sa formation. Jean-Luc Mélenchon a tout juste admis qu’il allait s’entourer de plus jeunes et même de très jeunes mais il restera le patron. La question se suppose d’ailleurs légitimement de savoir si LFI a ou non un  avenir sans Mélenchon.“Nous sommes en train d’adopter un organigramme (…) Il y a toute une équipe qui arrive. Ils sont jeunes et même très jeunes”, a-t-il ajouté. “Ce n’est plus moi qui ouvrirai toutes les réunions, ni moi qui les terminerai toutes. J’en ferai un certain nombre mais pas toutes.”

LFI-Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

LFI-Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

 

Il est clair que Mélenchon a attrapé la grosse tête lors des élections présidentielles de 2017. Il ne s’est d’ailleurs jamais remis de son espérance déçue d’être qualifié pour le second tour. Reconnaissons que son score était assez remarquable avec environ  20 %. Du coup Mélenchon en a tiré la conclusion qu’il pouvait étouffer toute la gauche et la traiter par le mépris. Il est vrai que cette gauche est plus que jamais éclatée et affaiblie mais on ne saurait résumer son existence à celle des marxistes classiques que représentent les insoumis. En retombant à 6,3 % des voix aux européennes, Mélenchon s’est réveillé avec la gueule de bois. Responsable en grande partie du succès aux élections présidentielles, il est tout autant responsable de la descente aux enfers. Indiscutablement, Mélenchon ne manque pas de culture et c’est sans doute le meilleur  tribun l’époque mais il se comporte davantage en syndicaliste qu’en responsables politique. La contestation systématique et le radicalisme caractérisent sa ligne politique, une ligne révolutionnaire mais qui ne prend pas qui peut dans les milieux populaires même chez les gilets jaunes où finalement c’est surtout le rassemblement national qui a ramassé la mise. L’autre contradiction de Mélenchon c’est de vouloir incarner le changement démocratique alors qu’il est dans la politique depuis quarantaine d’années. Dernière faiblesse et non la moindre sa propension à étouffer toute contestation au sein de son mouvement. Mélenchon est à la fois la force et la faiblesse des insoumis. Son talent oratoire lui a permis de faire émerger une sorte de nouveau parti communiste mais sa faiblesse c’est d’incarner  à lui seul un mouvement entièrement 

Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

Mélenchon : d’abord victime de ses contradictions

 

Il est clair que Mélenchon a attrapé la grosse tête lors des élections présidentielles de 2017. il ne sait d’ailleurs jamais remis de son espérance déçue d’être qualifié pour le second tour. Reconnaissons que son score était assez remarquable avec environ  20 %. Du cou,p Mélenchon en a tiré la conclusion qu’il pouvait étouffer toute la gauche et la traiter par le mépris. Il est vrai que cette gauche est plus que jamais éclatée et affaiblie mais on ne saurait résumer son existence à celle des marxistes classiques que représentent les insoumis. En retombant à 6,3 % des voix Mélenchon s’est réveillé avec la gueule de bois. Responsable en grande partie du succès aux élections présidentielles, il est tout autant responsable de la descente aux enfers lors des européennes il n’a obtenu qu’environ 6 %. Indiscutablement, Mélenchon ne manque pas de culture et c’est sans doute le meilleur  tribun l’époque mais il se comporte davantage en syndicaliste qu’en responsables politique. La contestation systématique et le radicalisme caractérisent sa ligne politique, une ligne révolutionnaire mais qui ne prend pas qui peut dans les milieux populaires même chez les gilets jaunes ou finalement c’est surtout le rassemblement national qui a ramassé la mise. L’autre contradiction de Mélenchon c’est de vouloir incarner le changement démocratique alors qu’il est dans la politique depuis quarantaine d’années. Dernière faiblesse et non la moindre sa propension à étouffer toute contestation au sein de son mouvement. Mélenchon est à la fois la force et la faiblesse des insoumis. Son talent oratoire lui a permis de faire émerger une sorte de nouveau parti communiste mais sa faiblesse cest d’ incarner  à lui seul un mouvement entièrement cadenassé par le leader

France insoumise : Mélenchon encore contesté

France insoumise : Mélenchon encore contesté

Plusieurs membres influents de la France insoumise ont commencé à sérieusement mettre en question la manière dont Mélenchon dirige le parti des insoumis. Cette fois, c’est une personnalité marquante qui met en cause la direction du parti Charlotte Girard, auteur du du programme de Mélenchon aux présidentielles quitte avec fracas un parti dont elle dénonce aussi bien les orientations que l’absence de démocratie. Un reproche récurrent fait de plus en plus par certains qui considère que Mélenchon se comporte davantage comme Chavez que comme un leader d’un parti démocratique dans un pays moderne. Dans un message posté sur les réseaux sociaux, celle qui avait contribué à rédiger le programme de LFI pour la dernière élection présidentielle déplore la désorganisation du parti et le manque de débats en son sein. “Pour ma part, le chemin fléché par la France insoumise s’arrête”, écrit-elle. “J’ai donné tout ce que je pouvais tant que je pensais que l’outil – le mouvement – était conforme au but – la révolution citoyenne. Mais je n’en ai plus la certitude et je n’ai pas la certitude non plus que les efforts qu’il faudrait fournir pour obtenir la refondation interne de l’outil seront au rendez-vous”. Revenant sur les élections européennes lors desquelles LFI a obtenu 6,3% des voix, trois fois moins qu’à la présidentielle, Charlotte Girard déplore que les “doutes exprimés lors de la constitution de la liste et de la rédaction chaotique du programme n’ont pas trouvé de cadre où être travaillés et élaborés suffisamment pour qu’il en sorte une perspective claire et partagée”.“La désorganisation que je ne suis pas seule à déplorer produit une telle perte d’énergie que c’en est désespérant”, déplore-t-elle aussi, avant de pointer le manque de démocratie au sein de LFI.“Tant qu’on est d’accord tout va bien. Mais il n’y a pas de moyen de ne pas être d’accord. Or une dynamique politique – surtout révolutionnaire – dépend de la capacité des militants à s’approprier des raisonnements, c’est-à-dire potentiellement à les contester”, dit-elle. Charlotte Girard et une autre figure critique avec le mouvement, Clémentine Autain, ont cosigné avec une quarantaine de cadres de LFI un message dénonçant en interne les dysfonctionnements du mouvement, dévoilé cette semaine par Le Monde.

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg)

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg) 

 

Mélenchon appelle à une curieuse fédération populaire qui permettrait de réunir les forces et les citoyens de gauche mais il commence en discréditant ses éventuels alliés. Mélenchon voudrait bien finalement refaire le coup de Mitterrand. Le problème c’est que Mélenchon est beaucoup trop clivant et beaucoup trop insuffisant sur les questions économiques. L’Union de la gauche de Mélenchon ?  : De la rigolade » répond Gérard Grunberg, Politologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Gérard Grunberg, qui fut également membre du cabinet de Michel Rocard et adhérent au Parti socialiste jusqu’en 1995 et  revient sur la proposition de Mélenchon de reconstituer l’union de la gauche (interview Europe 1)

 

Avec cinq grandes listes, la gauche n’a jamais été divisée avant d’aborder les élections européennes. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon espère l’unir ensuite dans une fédération populaire… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

« Je pense d’abord qu’il veut commencer à se couvrir car ces européennes vont probablement être un gros échec pour lui : il pourrait tomber de 20% (19,58%) ce qui a été son score au premier tour de la présidentielle en 2017, à 7 ou 9%, ce que sont les intentions de vote pour la liste La France insoumise (LFI). Et je pense même que cette liste peut être dépassée par les écologistes (dont la tête de liste est Yannick Jadot, ndlr). Jean-Luc Mélenchon a raté son coup, qui était d’écraser, comme il l’avait dit, le Parti socialiste. Il veut se donner l’image de quelqu’un qui est pour le rassemblement de la gauche, ce qui est absolument faux, et avoir un langage qui lui permet de dire ‘ce n’est pas moi qui suis le diviseur de la gauche’. Mais je ne vois aucun des leaders de gauche accepter quoi que ce soit de ce genre-là. S’il avait dit ‘on s’est trompé, ce qu’il faut, c’est que toutes les formations de gauche s’allient’, mais il ne dit pas ça… Et une fédération, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est une chose que faisait le Parti communiste il y a 30 ou 40 ans. Quand il avait des difficultés avec les socialistes, entre 1974 et 1978 – à l’époque, c’était pour la renégociation du programme commun -, le PC disait ‘on va faire l’union du peuple de France pour le changement démocratique’. Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, c’est exactement le langage communiste de l’époque, c’est-à-dire que, selon sa logique, on ne peut pas s’entendre avec les partis et on doit reconstruire une union populaire avec, bien sûr, lui à sa tête. À l’époque, les socialistes avaient refusé, en disant : ‘On discute entre les partis ou on ne discute pas.’ Ce pauvre Mélenchon n’a rien inventé. »

Est-ce que c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui poserait problème à cette union de la gauche ?

« L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup dégradée depuis deux-trois ans en jouant tout seul contre tous. Sa personnalité est aujourd’hui rejetée par les partis qui, il faut bien le reconnaître, ont fait beaucoup d’efforts. Mais aujourd’hui, cela semble terminé. Il y a sa personnalité mais il y aussi tout simplement le fait que les gens ne vont pas abandonner leurs partis ou leurs idées pour le rejoindre. La ligne principale n’est pas la même pour tous, que ce soit sur l’Europe, l’euro, le Venezuela, Poutine…

C’est ici une vieille figure de la gauche française, celui qui est le plus à gauche qui dit : ‘on ne va pas discuter entre partis, on va faire une union populaire.’ Et il appelle tout le monde à se regrouper autour de lui, mais comment voulez-vous que les autres acceptent ça ? C’est de la rigolade, de l’habillage, pour donner l’illusion que ce n’est pas lui qui casse l’union de la gauche, et à mon avis, il fait ça en partie parce qu’il sait que c’est très mal parti pour lui. Les européennes vont montrer que sa stratégie d’écrasement va échouer. »

En aucun cas, ce scrutin ne peut être porteur pour la gauche ?

« Sur les cinq grandes listes de gauche, aucune ne fera un gros score. Elles vont toutes se tenir à 7-8%, donc rien ne peut se passer après, rien ! Les deux tronçons du Parti socialiste ne veulent pas se parler, les écologistes ne veulent pas parler aux socialistes… La gauche n’a jamais été aussi divisée, ni aussi faible. Il ne se passera absolument rien après les européennes. Ça fait des années qu’il y a des gens qui disent ‘je vais rassembler’, il y a eu des tas de tentatives de rassemblement de la gauche, ça ne s’est jamais fait, car il y a ceux qui ne voulaient pas le faire il y a des désaccords de fond. Même les communistes et Hamon ne peuvent pas se mettre d’accord. Chacun veut conserver son parti, sa position, etc. Il ne faut pas croire que le nouveau parti créé par le PS (Place publique, dont Raphaël Glucksmann est la tête de liste, ndlr) va faire des merveilles. Tous ces gens prennent la chose par le mauvais bout. Le bon bout, ce serait de voir vraiment ce sur quoi ils sont d’accord et pas d’accord… Parce qu’ils restent quand même en désaccord sur beaucoup de points…

Et puis, il y a toujours le problème de l’identité du leader. (François) Mitterrand avait réussi à l’être après avoir ferraillé avec les communistes (au début des années 1980), mais aujourd’hui, il n’y a aucun de ces hommes politiques de gauche qui a la carrure ou l’opportunité de pouvoir s’imposer, pour l’instant. Il n’y a aucun homme qui peut regrouper la gauche autour de lui ni aucun parti, aucune idée, aucune stratégie, donc cela va rester comme c’est depuis trois, quatre ans… »

 

 

 

Le leader de LFI appelle les autres forces de gauche, qui représentent en tout «un tiers de la société», à discuter ensemble de leurs lignes d’accord et de désaccord.

«Mais il faut un engagement commun dans les mobilisations écologiques et sociales», revendique le tribun. «Il faut se préparer sérieusement à gouverner autrement. Avec un programme concret de partage et de planification écologique. Notre programme est une bonne base de départ pour discuter partout». Il y a un an, l’appel de Jean-Luc Mélenchon avait convaincu bien peu de monde à gauche. Sa personnalité était encore jugée trop clivante. Nombreux ne partageaient pas non plus l’idée de LFI d’entamer un rapport de force avec l’Union européenne pour réviser les traités. Il espère aujourd’hui faire changer d’avis les forces de gauche en recevant l’aval populaire grâce aux élections européennes. Qui ne tente rien…

L’Union de la gauche de Mélenchon ? : De la rigolade » (Gérard Grunberg, politologue)

L’Union de la gauche de Mélenchon ?  : De la rigolade » (Gérard Grunberg, politologue)

Politologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Gérard Grunberg, qui fut également membre du cabinet de Michel Rocard et adhérent au Parti socialiste jusqu’en 1995, revient sur la proposition de Mélenchon de reconstituer l’union de la gauche (interview Europe 1)

 

Avec cinq grandes listes, la gauche n’a jamais été divisée avant d’aborder les élections européennes. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon espère l’unir ensuite dans une fédération populaire… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

« Je pense d’abord qu’il veut commencer à se couvrir car ces européennes vont probablement être un gros échec pour lui : il pourrait tomber de 20% (19,58%) ce qui a été son score au premier tour de la présidentielle en 2017, à 7 ou 9%, ce que sont les intentions de vote pour la liste La France insoumise (LFI). Et je pense même que cette liste peut être dépassée par les écologistes (dont la tête de liste est Yannick Jadot, ndlr). Jean-Luc Mélenchon a raté son coup, qui était d’écraser, comme il l’avait dit, le Parti socialiste. Il veut se donner l’image de quelqu’un qui est pour le rassemblement de la gauche, ce qui est absolument faux, et avoir un langage qui lui permet de dire ‘ce n’est pas moi qui suis le diviseur de la gauche’. Mais je ne vois aucun des leaders de gauche accepter quoi que ce soit de ce genre-là. S’il avait dit ‘on s’est trompé, ce qu’il faut, c’est que toutes les formations de gauche s’allient’, mais il ne dit pas ça… Et une fédération, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est une chose que faisait le Parti communiste il y a 30 ou 40 ans. Quand il avait des difficultés avec les socialistes, entre 1974 et 1978 – à l’époque, c’était pour la rénégociation du programme commun -, le PC disait ‘on va faire l’union du peuple de France pour le changement démocratique’. Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, c’est exactement le langage communiste de l’époque, c’est-à-dire que, selon sa logique, on ne peut pas s’entendre avec les partis et on doit reconstruire une union populaire avec, bien sûr, lui à sa tête. À l’époque, les socialistes avaient refusé, en disant : ‘On discute entre les partis ou on ne discute pas.’ Ce pauvre Mélenchon n’a rien inventé. »

Est-ce que c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui poserait problème à cette union de la gauche ?

« L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup dégradée depuis deux-trois ans en jouant tout seul contre tous. Sa personnalité est aujourd’hui rejetée par les partis qui, il faut bien le reconnaître, ont fait beaucoup d’efforts. Mais aujourd’hui, cela semble terminé. Il y a sa personnalité mais il y aussi tout simplement le fait que les gens ne vont pas abandonner leurs partis ou leurs idées pour le rejoindre. La ligne principale n’est pas la même pour tous, que ce soit sur l’Europe, l’euro, le Venezuela, Poutine…

C’est ici une vieille figure de la gauche française, celui qui est le plus à gauche qui dit : ‘on ne va pas discuter entre partis, on va faire une union populaire.’ Et il appelle tout le monde à se regrouper autour de lui, mais comment voulez-vous que les autres acceptent ça ? C’est de la rigolade, de l’habillage, pour donner l’illusion que ce n’est pas lui qui casse l’union de la gauche, et à mon avis, il fait ça en partie parce qu’il sait que c’est très mal parti pour lui. Les européennes vont montrer que sa stratégie d’écrasement va échouer. »

En aucun cas, ce scrutin ne peut être porteur pour la gauche ?

« Sur les cinq grandes listes de gauche, aucune ne fera un gros score. Elles vont toutes se tenir à 7-8%, donc rien ne peut se passer après, rien ! Les deux tronçons du Parti socialiste ne veulent pas se parler, les écologistes ne veulent pas parler aux socialistes… La gauche n’a jamais été aussi divisée, ni aussi faible. Il ne se passera absolument rien après les européennes. Ça fait des années qu’il y a des gens qui disent ‘je vais rassembler’, il y a eu des tas de tentatives de rassemblement de la gauche, ça ne s’est jamais fait, car il y a ceux qui ne voulaient pas le faire il y a des désaccords de fond. Même les communistes et Hamon ne peuvent pas se mettre d’accord. Chacun veut conserver son parti, sa position, etc. Il ne faut pas croire que le nouveau parti créé par le PS (Place publique, dont Raphaël Glucksmann est la tête de liste, ndlr) va faire des merveilles. Tous ces gens prennent la chose par le mauvais bout. Le bon bout, ce serait de voir vraiment ce sur quoi ils sont d’accord et pas d’accord… Parce qu’ils restent quand même en désaccord sur beaucoup de points…

Et puis, il y a toujours le problème de l’identité du leader. (François) Mitterrand avait réussi à l’être après avoir ferraillé avec les communistes (au début des années 1980), mais aujourd’hui, il n’y a aucun de ces hommes politiques de gauche qui a la carrure ou l’opportunité de pouvoir s’imposer, pour l’instant. Il n’y a aucun homme qui peut regrouper la gauche autour de lui ni aucun parti, aucune idée, aucune stratégie, donc cela va rester comme c’est depuis trois, quatre ans… »

Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

 

François Ruffin vient de créer un micro parti : Picardie debout. On peut se demander quelle est la stratégie de point son intérêt électoral puisque Ruffin peut  bénéficier de l’audience nationale des insoumis. Ou alors François Ruffin, l’anarcho gauchiste qui n’apprécie guère la tutelle du « Che » Mélenchon veut conquérir son indépendance voire le moment venu peut-être concurrencer le mouvement des insoumis. Si l’on en juge par l’objet même du niveau micro parti l’ambition est grande. Il s’agit de «favoriser les réflexions philosophiques, économiques, sociales et politiques localement, nationalement et internationalement ; contribuer à l’élaboration, la communication et la mise en discussion publique des idées de ses membres et celles que ses membres souhaitent faire connaître ; faire prospérer le vivre-ensemble politique, la convivialité citoyenne et la solidarité militante ; faire vivre la démocratie par tous moyens: organisation de soirées, débats, conférences» mais aussi – surtout – la «présentation de candidats à toutes élections « . En clair il s’agit bien d’un parti à vocation nationale le moment venu. La rivalité entre François Ruffin et Mélenchon n’est pas nouvelle. Il se retrouve dans la contestation anti capitaliste et anti impérialiste mais divergent sur d’autres aspects idéologiques. Ruffin est plus proche des anarcho gauchiste et Mélenchon plus proche finalement des communistes classiques. François Ruffin se revendique lui-même comme un «électron libre» au sein des troupes LFI. «Cette épithète me paraît juste. J’appartiens à un groupe parlementaire, mais, il faut l’avouer, je suis à la fois ici et ailleurs, je fais un peu bande à part», écrit-il. Autre démarche solitaire: la sortie de son film «Je veux du soleil» sur le mouvement des «gilets jaunes», en salle le 3 avril. Des initiatives qui tendent, à force, à faire de l’ombre au chef des troupes, Jean-Luc Mélenchon. Au risque d’irriter au sein de la maison Insoumise.

Popularité Mélenchon: derrière Ruffin

Popularité Mélenchon: derrière Ruffin

Chute de Mélenchon dans les sondages. Mélenchon ne manque évidemment pas de qualité, ni de culture mais ses outrances disqualifient parfois son propos. À ses qualités de tribun, à ses références culturelles, Mélenchon ajoute un certain talent de comédien. On a cependant parfois des difficultés à saisir la réelle personnalité de l’intéressé qui se comporte selon les cas comme Jean Jaurès, Jules César ou encore Georges Marchais. Il est Jaurès quand il veut théoriser le socialisme et ambitionne de réunir toutes la famille de gauche. Malheureusement il devient souvent Jules César quand il négocie avec ses partenaires, d’autres formations, n’hésitant pas à les négliger voire à les maltraiter comme le parti communiste, le parti socialiste où les organisations d’extrême-gauche. Mélenchon conçoit l’union non pas comme un combat mais comme un ralliement à ses seuls positions. Le paradoxe chez Mélenchon c’est qu’il peut tout autant développer une analyse intellectuelle de haut niveau et peu après tomber dans le populisme le plus vulgaire voire insultant. Bref aussi faire du Georges Marchais en utilisant la caricature et la grossièreté il y a un côté sanguin chez Mélenchon qu’il a du mal à contrôler. Force est de reconnaître que Mélenchon a peu de concurrents quant à ses compétences oratoires, son seul ennemi : sans doute lui-même. Selon le dernier sondage BVA, Jean-Luc Mélenchon a perdu sept points et atteint péniblement le 29e rang des hommes politiques les plus populaires auprès des Français.  Une dégringolade qui s’accompagne d’une progression inversement proportionnelle: celle du député de la Somme, François Ruffin, qui lui gagne deux points et devance Jean-Luc Mélenchon à la quinzième place.

 

France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 

Il est clair que France Info (et toute les grands medias) en fait des tonnes pour enfoncer les comptes de campagne présidentielle de Mélenchon. Certes certaines observations ne sont pas sans fondement mais les mêmes critiques pourraient être adressés à à peu près tous les candidats soit  du fait de surfacturation au contraire du fait de sous facturation pour ne pas déplacer dépasser l’enveloppe autorisée. France Info descend dans un niveau de précision qui relève de l’anecdotique voir du ridicule par exemple lorsque la chaîne publique indique que  « Chaque discours de Mélenchon mis en ligne était facturé 250 euros hors taxe. La cellule investigation de franceinfo affirme que cette manipulation prend environ 10 minutes à être effectuée. » Alors que France Info pense que la prestation peut être assurée pour beaucoup moins cher. Il serait peut-être bon de demander à France Info quel est le coût de ses propres prestations attendues qu’en moyenne le personnel touche  des salaires démentiels (autour de 5000 euros) avec des sureffectifs et une productivité très relative. De ce point de vue, si France Info devait effectuer le même travail le prix serait sans doute quatre fois plus cher. Mais quand on est payé par le contribuable on ne compte pas ! Au-delà des chiffres France Info se dédouanent à bon compte de sa ligne électorale traditionnellement à gauche. Pour la rééquilibrer on tape sur une cible facile : Mélenchon qui lui aussi en fait des tonnes et se noie dans son délire verbal contradictoire.

Mélenchon : Jaurès, César ou Georges Marchais ?

Mélenchon : Jaurès, César ou Georges Marchais ?

 

Mélenchon ne manque évidemment pas de qualité, ni de culture mais ses outrances disqualifient parfois son propos. À ses qualités de tribun, à ses références culturelles, Mélenchon ajoute un certain talent de comédien. On a cependant parfois des difficultés à saisir la réelle personnalité de l’intéressé qui se comporte selon les cas comme Jean Jaurès, Jules César ou encore Georges Marchais. Il est Jaurès quand il veut théoriser le socialisme et ambitionne de réunir toutes la famille de gauche. Malheureusement il devient souvent Jules César quand il négocie avec ses partenaires d’autres formations n’hésitant pas à les négliger voire à les maltraiter comme le parti communiste, le parti socialiste où les organisations d’extrême-gauche. Mélenchon conçoit l’union non pas comme un combat mais comme un ralliement à ses seuls positions. Le paradoxe chez Mélenchon c’est qu’il peut tout autant développer une analyse intellectuelle de haut niveau et peu après tombé dans le populisme le plus vulgaire voire insultant. Bref aussi faire du Georges Marchais en utilisant la caricature et la grossièreté il y a un côté sanguin chez Mélenchon qu’il a du mal à contrôler. Force est de reconnaître que Mélenchon a peu de concurrents quant à ses compétences oratoires, son seul ennemi : sans doute lui-même.

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

 

Gérard Larcher, président du Sénat, condamne certaines outrances de Mélenchon notamment vis-à-vis de la presse. Cependant il s’étonne de l’importance des moyens déployés par la justice et la police pour l’enquête (soupçons de surfacturation de frais de campagne électorale). On peut ne pas être d’accord avec les journalistes mais la liberté de la presse est consubstantielle à notre état de droit et à la démocratie », a assuré Gérard Larcher. « Le président du Sénat avec un certain humour s’est  cependant interrogé sur le dispositif juridico-policier mis en œuvre dans cette enquête. Une allusion à caractère politique sur cette perquisition un peu surdimensionnée par rapport à l’objet quand on sait par ailleurs que la plupart des candidats à la présidentielle de 2017 (ou des précédentes) sont pour le moins aussi coupables que Mélenchon(. Gérard Larcher regrette que la présence d’un avocat ne soit pas nécessaire lors d’une perquisition judiciaire comme c’est le cas des perquisitions douanières ou administratives Il a indiqué que le Sénat avait proposé cette présence pour les enquêtes du type de celle concernant Mélenchon.

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